Si vous êtes du genre à ralentir quand vous passez à la hauteur d'une voiture accidentée, alors Fallout 76 est fait pour vous. N'allez pas l'acheter, hein, par contre regardez des gens y jouer sur YouTube, ça vous réjouira. Observez un inconnu se débattre avec les bugs et affirmer que ce n'est pas grave parce qu'ils seront corrigés, puis guettez le moment où il se prendra de plein fouet un mur en forme de monde laid et sans imagination, parsemé de mécaniques mal bricolées. Et puis tâchez de savourer, un peu, parce que tout le monde n'a pas votre chance : certains ont payé soixante euros pour être dans la voiture.
Fallout 76 aurait pu être séduisant. Avec sa carte d'une richesse impressionnante invitant en permanence à une exploration qui sait être récompensée, et ses quelques quêtes parfois surprenantes et captivantes, on se pose la question de savoir : qu'aurait valu le titre de Bethesda sans ses erreurs évidentes de game design et son manque de finition ? Difficile à dire tant le titre peine vraiment à trouver son style. Pas vraiment solo, pas vraiment multi, pas vraiment survie, pas vraiment RPG... ce nouveau Fallout n'excelle dans aucun des domaines qu'il tente d'aborder. Sorte de gros mod multijoueur de Fallout 4, dont il partage les traits et les erreurs d'interface qui n'ont pas changé depuis 2015, Fallout 76 est un recueil de mécaniques incertaines et de règles peu claires, servies dans un écrin daté et techniquement instable. Ne reste plus qu'à Bethesda à mettre les bouchées doubles pour que nous puissions davantage percevoir les forces réelles du jeu, et non plus ses trop nombreuses faiblesses.
Agrégat d'idées mal formulées, d'emprunts rarement compris et d'incroyables soucis de finition transmis de jeu en jeu depuis une décennie, Fallout 76 est une déception de presque tous les instants. Ou plutôt : il ne parvient pas à produire le moindre instant dénué de déception. Bien sûr, l'absence de PNJ est un trou massif dans le flanc du nouveau Bethesda, qui perd du coup ses enjeux, son propos et ce qui faisait une grande partie de l'identité "Fallout". Mais le pauvre Soixante-seize a en vérité le corps plus ajouré qu'une passoire, ici par le squelette omniprésent de Fallout 4, là cette structure de quêtes aussi artificielle que déprimante dans ses tonalités. C'est bien simple : il n'a plus pour lui que cet immense monde ouvert bourré de personnalité, de lieux, d'histoires, et la (très) séduisante perspective de s'y perdre avec quelques copains pour en élucider les mystères. Tout le reste est soit insuffisant pour un jeu de ce calibre, soit implémenté en catastrophe comme on rustine une feature dans la nuit. C'est la fin d'un grand processus de nivellement technique et philosophique, l'avènement du Fallout apéritif. "Si vous n'êtes pas là, d'autres viendront" semble nous dire Bethesda. Eh bien, qu'ils y aillent.
On le sentait venir depuis un bout de temps, et la beta n'avait fait que confirmer cet état de fait : Fallout 76 est loin d'être un grand jeu. On y retrouve les écueils habituels, et de moins en moins acceptables des productions Bethesda, à savoir des bugs par centaines et une interface lourde et peu pratique. Mais ce nouveau Fallout pâtit également de lacunes supplémentaires et bien particulières, à commencer par un monde en ligne insuffisamment peuplé, et une absence totale de personnages non joueurs humains et de dialogues interactifs. Cette fois, l'ambiance à la fois post-apocalyptique et rétro-futuriste de la série, les sympathiques créatures mutantes et la bande-son portée par des radios très agréables ne suffisent pas à contrebalancer les défauts du jeu. Espérons que les prochaines mises à jour viennent rapidement corriger le tir. En attendant et en l’etat, difficile de vous recommander le jeu.
Fallout 76 est tout cassé. Immense ratage technique, pénible, frustrant, rarement intuitif, c’est le brouillon d’un meilleur jeu qu’on capte de temps en temps, et c’est ça la vraie tragédie. Remonté par quelques moments de bravoure et une expérience qui peut valoir le coup si on cligne bien des yeux (mais avez-vous deux amis avec Fallout 76 sur Xbox One ?) le résultat final est médiocre. Et la médiocrité ! Ne sera jamais ! Un concours !
Fallout 76 reprend la jouabilité des RPG solo de la licence, mais y ajoute une grosse surcouche multijoueur. Désormais, la survie est plus difficile, avec la nécessité de se nourrir, de se prémunir des maladies, ou en gérant son budget de façon plus que serré. Mais la narration perd forcément en charme avec l'absence de PNJ, de dialogues et de choix. La chaleur humaine, il faudra aller la chercher avec d'autres joueurs en ligne, et là, le jeu prend tout son sens et montre son visage le plus charmeur, celui d'un bon petit Fallout en coopération. Mais cet aspect n'est pas poussé à son paroxysme, avec un PvP curieux, l'absence de clan, de territoires, et de facto, de guerres de clan. Nos châteaux forts durement construits ne servent pas à grand chose d'autre qu'à frimer devant nos amis. Fallout 76 gagnerait vraiment à faire évoluer ses mécaniques sur ce point. Son aspect évolutif le perpétrait en tous cas, et pourrait même faire changer notre avis sur cet aspect du jeu. On restera attentifs. Bon, par contre, force est d'avouer que fin 2018, Fallout 76 se paye le luxe d'utiliser de façon moins efficace un moteur graphique similaire à celui de Fallout 4. Ce dernier ne rend du coup pas du tout hommage au magnifique level design qu'offre la Virginie Occidentale, un concentré de dépaysement post apocalyptique que l'on prendra, malgré tout, plaisir à explorer de longues nuits durant avec ses amis.
Et pourtant, Fallout 76 n'est pas totalement à jeter, l'ambiance ressemble beaucoup au précédent volet, mais dispose d'un univers post-apocalyptique sympathique, avec même quelques (trop rares) régions vraiment intéressantes. Entre deux crises de nerf à cause des bugs ridicules et de l'interface, le joueur enchaîne donc les quêtes pour débloquer des cartes, c'est répétitif mais terriblement addictif, comme tous les jeux open world de Bethesda. Fallout 76, c'est une expérimentation ratée, qui fera grincer les dents des fans hardcore (pire qu'avec Fallout 3), mais qui arrivera quand même à occuper les nuits blanches de certains joueurs. Un triste constat pour une licence aussi culte, avons-le.
Ce nouvel opus est une horreur sans nom souffrant de graves problèmes techniques indignes d’un jeu vendu à ce prix. Je ne peux le recommander qu’à ceux qui aiment parcourir absolument tous les défouloirs en monde ouvert en coop, si vous n’êtes pas très exigeants sur les sensations de tir. Fallout 76 est une honte pour la série, un épisode sans saveur, sans plaisir, qui manque cruellement d’innovations, et vendu à un prix déraisonnable. C’est incroyable de voir où Bethesda en est arrivé alors que tant d’autres studios nous proposent des open world plus beaux et plus vivants. Un spin-off à vite oublier… en espérant qu’il ne soit pas la marque d’une nouvelle politique chez Bethesda.
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