[RP] Huggy : Le pariah de l'abri [Fallout I Ironman game]
Featured Replies
En ligne récemment 0
- Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.
A better way to browse. Learn more.
A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.
Depuis le manque de matériel pour des tests génétiques complets et la panne irrémediable de l'échographe, nous avons redoublé de vigilance quant aux délivrements d'autorisations de reproduction. Nous avons aussi désormais interdit toute reproduction naturelle. Chaque demande devra passer par une étude complète des données génétiques des deux sujets. Si leurs viabilités sont reconnus, alors une fécondation in-vitro sera permise, après sélection drastique des embryons.
Journal du dirigeant de l'abri - 21 juillet 2129
Malgré toutes nos précautions, des jeunes sujets ont commencé à présenter diverses déficiences. Vue altérée, asthme, épilepsie, QI en baisse, propension à la violence ~~ J'ai convoqué le médecin-chef pour mettre en place avec lui une nouvelle politique pour la natalité. Il est temps que ça soit l'abri lui-même qui décide quels sont les sujets qui doivent s'accoupler ensemble pour assurer la pérennité de notre communauté.
Journal du dirigeant de l'abri - 2 février 2133
L'impensable est arrivé, un jeune sujet de 3 ans a été diagnostiqué la trisomie 21. J'ai ordonné son immédiat isolement des sujets sains, nous ne pouvons permettre qu'il pollue leurs esprits avec ses tares.
Extrait étude sociologique portant sur les effets de la nouvelle politique de natalité
(...) Sa déficience mentale a été décelée très tôt et il fût mis à l'écart des autres enfants. Malgré cet ostracisme, ou grâce à sa limitation intellectuelle, cette mise de côté ne semble pas lui avoir porté préjudice. On lui apprit les règles de vie basiques de l'abri puis on le plaça à travailler auprès des ouvriers dès ses 6 ans. Sa petite taille lui permis d'être une mule et un messager très efficace dans les étroits conduits où ils travaillent à la maintenance. Sa gentillesse naturelle et son dévouement ne tardèrent pas à lui valoir un statut de mascotte auprès d'eux.
Dans un sens il fût chanceux. Là où la fécondation in-vitro et l'éducation précoce et utilitariste de l'abri ont eu comme conséquence un délitement de l'amour paternel et maternel envers les enfants, Huggy fût l'un des rares à bénéficier d'une certaine forme d'affection venant d'adultes depuis la mise en place de la nouvelle politique de natalité. (...)
Journal du dirigeant de l'abri - 4 octobre 2151
Le rapport du médecin-chef assurait pourtant que ce sujet déficient ne pourrait ressentir de besoins de reproduction et serait stérile de toutes les façons! Ha! Si l'on ne peut même plus faire confiance aux hommes de science ici, à qui donc ?
Dans tous les cas, le sujet déficient sera castré chirurgicalement pour éviter tout futur incident. La jeune fille qu'il a aggressé se fera avorter bien entendu.
Bloc opératoire - 6 octobre 2151
Au bout de quelques minutes le médecin-chef se releva et il demanda à Huggy de regarder le plafond. Pendant qu'il levait les yeux, des quatres coins de la table, son bourreau tira des sangles qu'il passa autour des chevilles et des poignets. Lorsqu'il l'eut écartelé, les cuisses grandes ouvertes et les bras tendus en V au dessus de la tête, il attrapa une cordelette et ficela la verge et les testicules du pauvre jeune homme en serrant très fort, de la base à l'extrémité. Puis il tendit la corde au maximum et la fixa à un crochet au plafond. La respiration du futur sacrifié se fît haletante.
- Huggy, calme-toi. Tu n'as pas à avoir peur, ça va aller très vite. Tu ne sentiras rien, fais-moi confiance.
Le chirurgien, toujours impassible, se retourna pour prendre quelque chose sur le chariot d'instruments. Lorsqu'il revînt vers Huggy, celui-ci poussa un hurlement d'horreur.
- Nuh pas ça!
- N'aie pas peur, je vais juste te donner quelque chose qui va t'empêcher de sentir la douleur. Ouvre la bouche et ferme les yeux.
Il s'éxécuta en gémissant et là, le médecin, d'un geste ferme et décidé, fourra un cube alimentaire dans la bouche de sa victime et lui comprima les deux lèvres en demandant :
- Dis-moi, tu regrettes ou pas ? Dépêche-toi de me le dire, tu regrettes ou pas ?
Huggy voulu émettre un son, et comme sa gorge s'ouvrit son persécuteur en profita pour enfoncer le cube au plus profond du gosier. Le paquet fermement entravé ne pouvait plus respirer. Après quelques sursauts convulsifs, il bascula dans l'inconscience.
Journal du médecin-chef - 6 octobre 2151
Une vraie boucherie... J'ai pratiqué la castration comme elle se faisait au moyen-âge. Ses cris étaient insupportables. J'aurais préféré l'endormir dès le début mais je n'allais pas non plus gaspiller de l'anesthesiant pour un sujet déficient. Au moins l'avortement sera moins pénible à effectuer, sa grossesse étant à peine entamé.
Le manque d'équipement me pèse de plus en plus. Et le dirigeant qui s'appuie toujours et encore sur moi pour mener sa politique comme un poivreau s'appuierait sur un unijambiste pour éviter la chute...
Journal du médecin-chef - 15 novembre 2151
Mon assistante a administré de la morphine au sujet déficient depuis un mois! Je lui avait pourtant clairement indiqué que sa synthétisation est très difficile et qu'il faut l'économiser pour les sujets sains. Bah! La compassion fait vraiment faire de belles conneries qui en plus mettent en danger toute la communauté! Au moins un sujet sur lequel je rejoins entièrement le dirigeant.
Pour couronner le tout, il me semble qu'il a développé une accoutumance... Je vais retirer l'accès à la pharmacie à tous les assistants et médecins non titulaires, que sais-je encore si eux aussi ne se laisseront pas submerger par la pitié.
Journal du dirigeant de l'abri - 18 mars 2152
Ca n'est plus tolérable. C'est son deuxième accès de violence depuis moins d'un an et cette fois-ci il a bien failli tuer le médecin-chef. Il voulait de la morphine et l'a attaqué quand il s'est vu offrir un refus.
Je ne peux pas me résoudre à le faire éxécuter, j'ai toujours été partisan des méthodes douces, ça n'est pas un sujet déficient qui va me faire perdre mes principes!
J'ai pensé à l'éxiler, mais qui sait qui il pourrait rencontrer à l'extérieur et révéler l'éxistence de l'abri ? Non, ça serait un bien trop grand risque.
La meilleure solution est de l'enfermer et de le maintenir sous forte dose de tranquilisants. Notre sécurité vaut bien ce sacrifice d'espace et de matériel médical.
Journal du dirigeant de l'abri - 9 novembre 2161
Le mouvement souhaitant quitter l'abri s'est considérablement renforcé depuis l'annonce de la panne de la puce d'eau. Je ne peux me résoudre à perdre un tiers de notre main d'oeuvre, ça serait la fin.
La seule solution viable, c'est d'envoyer quelqu'un à l'abri 15, eux auront une puce de remplacement. Mais je ne peux me permettre d'envoyer un sujet sain. Il pourrait influencer les autres à son retour quant à la vie à l'extérieur, ce n'est pas un risque acceptable.
Non, il faut envoyer un pariah, un sujet déficient. Quelqu'un qui n'aura aucune chance d'être le symbole d'une possibilité de vie meilleure hors de l'abri. Et je sais parfaitement qui fera l'affaire.
Journal du médecin-chef - 10 novembre 2161
Il est fou, complètement fou! Non seulement stopper le traitement en si peu de temps va le rendre sujet à des accès de violence du fait du sevrage brutal, mais en plus il veut que je lui administre des stimulants ?! Il veut en faire un monstre...
Journal du médecin-chef - 5 décembre 2161
J'ai fait ce que j'ai pu en moins d'un mois de temps... Ses accès de colère sont moins fréquents et brutaux que la semaine dernière, mais il est toujours très agité. Je lui ai administré une légère dose de tranquilisant avant qu'il ne rencontre le dirigeant à la porte du sas. Il restera entravé jusqu'à sa sortie, par sécurité.
Porte du sas de sortie de l'abri - 5 décembre 2161
Huggy était entouré de quatre hommes armés de tonfa. Son expression restait livide et sans émotion apparente.
L'arrivée du dirigeant, qui se posta face lui mais à distance, ne le fît pas sourciller. Seul ses yeux le fixèrent, toujours sans signe ni de colère ni de surprise.
Le vieux dirigeant joignit ses mains puis se les frotta légèrement, ses yeux ne pouvant s'empêcher de se détourner du regard froid du prisonnier. Puis il redressa le buste et fixa à son tour Huggy, la tête légèrement en arrière pour avoir les yeux baissés vers lui. Il ne pouvait trouver autre chose pour cacher, non la peur, mais l'embarras qui l'envahissait.
- Ecoute, je comprends ce que tu as vécu depuis quelques années. Ca n'a pas dû être facile pour toi. Mais il faut que tu comprennes que c'était une nécessité pour nous de t'enfermer ainsi, tu étais devenu un danger. Nous ne pouvions nous résoudre à éxécuter ou éxiler un des notres, c'était la solution la plus acceptable et la plus humaine à prendre.
Mais mettons tout ça derrière nous. Aujourd'hui je t'offre de recouvrer ta place parmi la communauté. Prouve-nous à tous que tu es devenu un autre homme et récupère ta dignité de citoyen de l'abri. Saisis cette chance mon garçon!
Huggy restait impassible. Il ne clignait pas d'un seul oeil et fixait toujours d'un regard indescriptible le vieil homme encore souriant qui venait d'achever son discours.
- Est-ce qu'il comprend ce que je dis au moins ? souffla t-il au médecin-chef
- J'en doute. Il avait déjà peu de facultés intellectuelles avant son enfermement et son isolement a certainement accentué ses tares dans ce domaine. Mais il était une très bonne mule et un très bon messager auprès des ouvriers de maintenance, ce qui indique qu'il peut recevoir des ordres simples et précis, comme dans le cadre de la tâche que vous lui confiez. Par contre en ce qui concerne votre discours, à votre place je ne me fatiguerais pas plus.
- Bien! dit le vieux dirigeant d'une voix forte en se tournant à nouveau vers Huggy. Si tu n'as pas de questions, je vais laisser le soin aux hommes ici de t'expliquer en détail ce que l'on attend de toi. Bonne chance mon garçon!
Le dirigeant prit congé et Huggy fût briefé pendant plusieurs heures sur l'abri 15, son emplacement et la puce d'eau. Tout lui fût réexpliqué plusieurs fois. Il hochait la tête mécaniquement, toujours avec une expression fermé, si bien qu'il était difficile de savoir s'il comprenait voire s'il écoutait. Mais il était, de toute façon, dispensable et l'on se souciait peu de savoir s'il réussirait. On finirait bien par envoyer quelqu'un de vraiment compétent, pensait-on parmi la communauté.
Une fois ce long briefing terminé, on indiqua à Huggy que son équipement était déjà dans le sas de sortie et qu'il était temps d'y aller. On lui enleva enfin ses entraves et on l'invita dans le sas. La porte intérieure se referma, le mécanisme de la porte extérieure commençait à vrombir...
Depuis 9 ans il était maintenu dans un quasi coma, aujourd'hui on lui offrait un cadeau empoisonnée. Sa liberté... en dehors des portes de l'abri.