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[Discord] La Dernière Séance


Goupil

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La Dernière Séance

 

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Fallout Génération touchant à tous les médias, nous allons nous consacrer au cinéma ! En plus de notre banque de données sur les films et de notre sous-forum consacré au 7e art, nous allons "projeter" des films que vous pourrez regarder avec nous en nous rejoignant sur le vocal Salle de projection. Ce sera soirée pop-corn et comme au cinéma, vous entendrez celui qui mange des chips et celui qui ne cesse de parler ^^  Mais surtout, nous serons ensemble, une soirée par mois, pour regarder un bon vieux film, soit post-apo, soit d'un genre proche.

 

Au début de chaque séance, une fiche vous sera présentée sur le film avec ce qu'il peut y avoir d'intéressant à en dire.

 

Le calendrier ne sera dévoilé qu'au fur et à mesure. Venez à la séance pour découvrir quel film sera présenté. Parfois, vous aurez le choix entre deux films.

 

Rendez-vous le 3e vendredi de chaque mois à 20h30 sur le vocal Salle de Projection de notre Discord !

 

 

Liste des films présentés :

 

2021

15 janvier : Je suis une légende (1964)

19 février : La Nuit des morts-vivants (1968)

19 mars : Le Monde, la chair et le diable (1959)

16 avril : La Vie future (1936)

21 mai : In the year 2889

16 juillet : Retrouvez-nous sur le vocal à 20h30 !

 

 

 

 

 

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  • 2 weeks later...

La Dernière Séance - 15 janvier 2021

 

Je suis une légende (1964)

 

 

 

Je suis une légende, de 1964, un classique du post-apo, est tiré du livre Je suis une légende de Richard Matheson (I am Legend, en anglais). Ce livre a inspiré 3 films : celui-ci, titré The Last Man on Earth en anglais, Le Survivant en 1971 avec Charlton Heston, titré The Omega Man en anglais, et Je suis une légende en 2007 avec Will Smith, titré I am Legend en anglais. Un autre film fut même envisagé avec Arnold Schwarzenegger et réalisé par James Cameron fin des années 80. Un livre pour le moins inspirant !

 

Le docteur Robert Morgan est le dernier être humain à avoir échappé à une épidémie qui a transformé les autres hommes et femmes en vampires. Depuis trois ans, toutes ses journées se ressemblent : le jour, les vampires, qui craignent la lumière du soleil, se reposent, pendant que Morgan, armé de pieux de bois, parcourt la ville, repère les refuges des morts-vivants affaiblis comme des zombies, les empale pour ensuite aller brûler leurs corps à la décharge.

La nuit, il se réfugie dans sa maison, où sont suspendus miroirs et ail, que les vampires ne supportent pas. De temps en temps, il essaye de communiquer avec un éventuel autre être humain non affecté à l'aide d'une radio, mais toujours sans succès.

 

Vincent Price, l’acteur principal, a joué dans pas moins de 130 films, de l’épouvante à la comédie en passant par le film noir et le thriller. D’ailleurs, on entend sa voix dans la chanson Thriller (1982) de Michael Jackson… Sa dernière apparition fut dans Edward aux Mains d’Argent en 1990. Dans Je suis une légende, on le retrouvera, impeccable dans son personnage à la fois obstiné et rongé de lassitude, pris dans la toile d'une routine absurde aux accents existentialistes, porte l'intrigue avec ce qu'il faut d'humanité amère et de nostalgie poignante. Les scènes de flashback, lumineuses et insouciantes, tranchent intelligemment avec le quotidien sombre et terne, presque monochrome, de ce monde finissant. L'ensemble marque durablement l'imagination.

 

Si le livre de Richard Matheson a tant inspiré le cinéma, cette première version filmée, elle-même sera inspirante. Elle sera souvent mise en relation avec La Nuit des Morts-Vivants de George A. Romero. Elle a en effet jeté les bases sur le plan visuel et thématique du film de 1968. On retrouve plus ou moins la même ambiance et la même atmosphère, imprégnée par la brume, le brouillard et une climat de chaos généralisé. Les êtres humains avec leur corps décharné et déguenillé font immédiatement penser à des zombies sortis tout droit des ténèbres et du monde des enfers.

 

 

Sources :
Wikipédia - Je suis une légende (film, 1964)

Wikipédia - Vincent Price

Je Suis Une Légende - 1964 (Le dernier homme sur Terre), Alice In Oliver

 

 

 

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  • 1 month later...

La Nuit des morts-vivants (1968)

 

 

 

 

La Nuit des morts-vivants (Night of the Living Dead) est un film d’horreur américain réalisé en 1968 par George Romero.

Plus tard, le scénario sera repris maintes et maintes fois ; la version la plus connue est celle de Tom Savini, de même titre que le film de Romero, sortie en 1990.

En plus d’avoir été repris maintes fois, le film s’inscrit dans une trillogie : la Saga des zombies. Cinq suites ont été entreprises par George Romero : Zombie (1978), Le Jour des morts-vivants (1984), Le Territoire des morts (2005), Chronique des morts-vivants (2008) et Le Vestige des morts-vivants (2009).

Un remake du film a été réalisé en 1990 par Tom Savini, célèbre spécialiste des effets spéciaux de maquillage et collaborateur habituel de George A. Romero. Tom Savini avait été engagé par Romero pour réaliser les effets spéciaux du film de 1968, mais il fut enrôlé dans l'armée peu avant le début du tournage. C'est pourquoi il sembla alors évident à Romero de lui confier la réalisation du remake de 1990.

 

Histoire du film

 

Chaque année, Barbara et Johnny vont fleurir la tombe de leur père. La route est longue, les environs du cimetière déserts. Peu enclin à prier, Johnny se souvient du temps où il était enfant et où il s’amusait à effrayer sa sœur en répétant d’une voix grave : "Ils arrivent pour te chercher, Barbara." La nuit tombe. Soudain, un homme étrange apparaît. Il s’approche de Barbara puis attaque Johnny, qui tombe et est laissé pour mort. Terrorisée, Barbara s’enfuit et se réfugie dans une maison de campagne. Elle y trouve Ben, ainsi que d’autres fugitifs. La radio leur apprend alors la terrible nouvelle : des morts s’attaquent aux vivants.

 

Performance

 

"La nuit des morts-vivants" est le premier film de la société de production “Image Ten” créé à la base par Romero et ses amis pour pouvoir se lancer dans le milieu. Les films avec peu de moyens obtiennent rarement une grande audience en Amérique. Ce film d’horreur à petit budget fait exception à la règle. Le sujet est percutant, le réalisme de la photographie aussi. Plusieurs éléments sonores et imagés ont contribué à donner du poids à ce film.

La plupart des figurants sont des amateurs, des amis ou des habitants de la ville. D’ailleurs des producteurs eux-mêmes jouent des rôles dans le film.

Tous ces éléments sont à féliciter quand on sait que le film a rapporté plus de 5 millions de dollars et reste l’un des films indépendants les plus rentables jamais produit.

 

Inspiration

 

Le réalisateur a puisé son inspiration dans la littérature. C’est grâce au célèbre roman « Je suis une légende » de Richard Matheson que l’idée lui est venue.

 

Contexte

 

Le film est marqué par les convictions politiques de l'auteur. L'acteur principal est un jeune afro-américain, Duane Jones : chose rare pour l'époque, la ségrégation étant encore de mise aux États-Unis un an auparavant.

Et si l’on pensait que les cimetières étaient hantés, avec ce film ce sont les cimetières qui nous hantent. Car, bien que le film soit rangé dans la catégorie épouvante, il est considéré comme un film politique. Le tournage a eu lieu fin des années 60 lorsque la guerre du Vietnam prend de l’ampleur. Forcément « La nuit des morts-vivants » s’est imprégné de ce contexte pour, finalement, se placer comme une œuvre sociale plus qu’un film d’horreur à part entière.

 

 

Sources :

Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Nuit_des_morts-vivants

RTBF, Anaïs Pletinckx : 5 raisons de regarder « La nuit des morts vivants » sur la Trois

 

 

 

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  • 4 weeks later...

Le Monde, la chair et le diable (1959)

 

 

 

Le Monde, la Chair et le Diable (The World, The Flesh and the Devil) est un film de science-fiction post-apocalyptique américain réalisé par Ranald MacDougall en 1959.

Plus connu pour son travail de scénariste (il a collaboré notamment avec Alfred Hitchcock et Michael Curtiz), Ranald MacDougall signe ici l'une de ses rares réalisations. Film d'anticipation postapocalyptique, "Le monde, la chair et le diable" préfère aux effets visuels des ambiances particulièrement bien réussies. Au-delà de l'aspect science-fiction, il délivre également une réflexion pertinente sur le racisme alors très vivace au États-Unis. Et ce dernier point explique sans doute le choix de l’acteur principal, Harry Belafonte.

 

Choix de l’acteur principal

 

Harry Belafonte, naît au sein d'une famille originaire de la Jamaïque. Il a fait ses classes au cours d’art dramatique avec entre autres Marlon Brando et Tony Curtis, mais il percera aussi et surtout comme chanteur (Try to remember, Banana boat song, …).

Parallèlement à sa carrière artistique, Harry Bellafonte se consacre à plusieurs causes humanitaires et pacifistes. En 1961, le Président J.F. Kennedy le nomme consultant culturel dans le Corps de la paix. Il entretiendra une profonde amitié avec Martin Luther King. En 1985, influencé par le travail accompli par Bob Geldof, il contribue à lancer la campagne caritative We Are the World. En 1987, il accepte le poste d'Ambassadeur de bonne volonté de l'Unicef. En 1990, il est l'un des organisateurs du meeting que tient Nelson Mandela au Yankee Stadium lors de sa visite aux États-Unis. Dans les années 2000, il poursuit son engagement envers les droits de l'homme, particulièrement pour les États-Unis et l'Afrique du Sud. En 2013, son engagement de militant des droits de l'homme lui vaut de recevoir le Prix Ambassadeur de la conscience par Amnesty International. Pas étonnant donc de le retrouver dans un film dénonçant le racisme.

 

Synopsis

 

Ralph Burton (Harry Belafonte) est technicien des mines. Lors d'une mission, il se retrouve bloqué par un éboulement. Poussé par une incroyable force intérieure, il parvient à se dégager des entrailles de la terre et à regagner la surface. Seulement, une fois dehors, c'est un paysage d'apocalypse qui s'étend sous ses yeux, un monde dépeuplé, immobile et figé. Burton comprend à la lecture d'un journal abandonné qu'un nuage radioactif a décimé la population. Il pénètre dans un New York désert et commence à penser à sa survie et au moyen de trouver d'éventuels survivants…

 

À propos du film

 

Le Monde, la chair et le diable est un film aussi singulier et étonnant que ne l'est son titre mystérieux (Titre d'un roman écrit par John Desmond Bernal en 1929. Ce titre fait allusion aux trois ennemis de l'esprit rationnel. S'affranchir de ces trois choses permet à l'esprit rationnel de s'épanouir et à l'homme de devenir pensée pure.). La fin du monde n'est pas encore un sujet très exploré au cinéma et Ranald MacDougall se place dans un tout autre registre que celui du Choc des mondes de Rudolph Maté (1951) ou de The Day the World Ended de Roger Corman (1955). Loin de faire dans la surenchère et de chercher à provoquer le frisson - à l'image des productions classiques du cinéma fantastique et de science-fiction de l'époque - MacDougall confère au contraire à son film un aspect anti-spectaculaire au possible. Il joue (du moins dans la première partie du film) sur un tempo lent et posé, sur les silences, transformant ce qui aurait pu être une angoissante histoire post-apocalyptique en méditation sur l'avenir de l'Humanité.

Tout cette partie du film est magnifique, envoûtante. On est à la fois sonné en découvrant les ruines, les vestiges d'une société humaine qui a fait son temps, et avide de découvrir cet outre-monde qui s'étend dorénavant à nos pieds. Ce territoire silencieux et paisible est rendu d'autant plus fascinant que le très beau noir et blanc d'Harold J. Marzorati magnifie chaque décor et confère à ce monde post-apocalyptique une forme d'immuabilité, d'atemporalité qui tranche avec l'éphémère société humaine qui vient de disparaître.

C'est la première fois que le cinéma offre de telles images de fin du monde et il faudra attendre encore longtemps pour qu'un film d'anticipation retrouve la même puissance d'évocation.

 

Un film engagé

 

MacDougall raconte la folie générale qui s’est emparée de son pays à l’heure de la guerre froide. Alors que le cinéma de science-fiction américain utilise habituellement le genre pour évoquer la menace communiste (les invasions d'aliens belliqueux faisant office d'armée rouge prête à envahir le territoire américain), MacDougall propose un tout autre discours. S'il pointe très clairement du doigt les dangers de la prolifération nucléaire et la folie de la théorie de « l'équilibre de la terreur », il montre avant tout comment la paranoïa guide la politique américaine et la façon dont la peur s'insinue dans toutes les strates de la société et, ce faisant, met en danger la démocratie et la liberté.
Ce discours progressiste se double d'un discours antiraciste assez courageux pour l'époque, le film dénonçant ce racisme si profondément ancré dans la société américaine. C'est certainement en grande partie cet aspect qui a conduit Harry Belafonte à monter et à produire ce projet via la société HarBel Production qu'il vient de monter. Impliqué dans la lutte pour les droits civiques, militant dès le départ au côté de Martin Luther King, il ne pouvait qu'être sensible à la portée morale de ce récit d'anticipation. Le Monde, la chair et le diable lui offre en outre l'opportunité de porter un discours pacifique et anti-nucléaire qui est aussi au cœur de ses préoccupations de citoyen américain engagé et militant.

Lors de la scène finale, Ralph s'arrête devant un mur portant l'inscription : « They shall beat their swords into plowshares, and their spears into pruninghooks: nation shall not lift up sword against nation, neither shall they learn war any more », citation extraites du Livre d'Isaiah et qui a donné naissance au concept de « Swords to ploughshares » qui voudrait que les technologies militaires se transforment naturellement en applications civiles pacifistes.

Malgré son terrible postulat de départ, le film se veut une fable optimiste comme le montrera la dernière image. Pour Ranald MacDougall, l'avenir de l'humanité ne peut reposer que sur la remise en cause de nos préjugés, le refus de la peur de l'autre, et le dernier plan de son film est à ce titre particulièrement éloquent.
On l'aura compris, Le Monde, la chair et le diable est un film rare et unique qui, à l'écart de la production lambda de science-fiction des années 50, annonce par bien des aspects le cinéma critique des années 60/70. De l'anticipation intelligente, magnifiquement mise en scène, poétique, humaniste... à découvrir impérativement donc !

 

 

Sources :

Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Monde,_la_Chair_et_le_Diable

Dvdclassik : https://www.dvdclassik.com/critique/le-monde-la-chair-et-le-diable-macdougall

 

 

 

 

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  • 1 month later...

 

La Vie future (1936)

 

 

 

Les Mondes futurs, aussi connu sous le titre français La Vie future (Things to Come), est l’adaptation cinématographique du roman de H.G. Wells « The shape of things to come ». C’est Wells lui-même qui a écrit le scénario. Le producteur anglais Alexander Korda confie le projet à William Cameron Menzies, décorateur américain de génie. Les mondes futurs est le film de science-fiction le plus cher et le plus ambitieux des années trente, l’un des tous premiers grands films de ce genre avec Metropolis. Le film se déroule sur trois grandes périodes, anticipant ainsi les cent années à venir : 1940 avec le début d’une guerre qui durera 25 ans, 1972 où le monde exsangue est revenu à une civilisation de type féodal et enfin 2036 où règne le culte du progrès sous un régime de technocrates bienveillants.

 

H. G. Wells

 

Ne pas confondre H. G. Wells avec Orson Welles, même si ce dernier s’est d’abord fait connaître avec l’émission radio « La Guerre des mondes », une adaptation du roman du même nom de l'écrivain H. G. Wells.

H. G. Wells est incontestablement l’un des pères fondateurs de la science-fiction moderne à l’instar de son homologue français Jules Verne. Ses œuvres principales, assises de la SF contemporaine, émergent dès la fin du 19ème siècle jusqu’au début du vingtième pour couvrir une décennie riche en élucubrations futuristes fortement empreintes de discours politiques et idéologiques chers à l’auteur. Ainsi se succèdent les voyages spatio-temporels de La machine à explorer le temps, les luttes pour le pouvoir dans un monde génétiquement modifié dans L’île du docteur Moreau, les frasques d’un scientifique fou dans L’homme invisible ou encore les affrontements apocalyptiques de La Guerre des mondes face à des aliens un brin vénères. Autant d’œuvres qui connurent rapidement les faveurs du septième art. Dès les balbutiements de cette nouvelle forme d’expression artistique, George Méliès s’emploie à transposer librement The first men in the moon avec son Voyage dans la Lune avant que l’histoire ne renaisse sous un intitulé éponyme en 1919. Les années 30, durant lesquelles le genre est en plein essor, voient la résurgence des écrits du romancier futurologue dont deux œuvres majeures sont exhumées pour une transposition filmique : L’île du docteur Moreau et L’homme invisible. Pourtant, insatisfait du remodelage de ses romans, Wells entend surveiller de plus près les émanations de productions qui n’hésitent jamais à satisfaire l’assistance au mépris de l’œuvre originelle.

Il participa donc au film Les Mondes futurs et il y eut en effet des tensions entre lui et l’équipe.

Il décria la mise en scène de Menziès : «Tous les effets grandioses à la Cecil B de Mille de foules et de fourmilières et la machinerie que vous déployez et sur lesquels vous passez le plus clair de votre temps et dépensez le budget de la production sont efficaces à leur façon mais ne sont pas mon film ».

L’acteur principal, Raymond Massey, commente dans son autobiographie : « Le film s’avéra incroyablement difficile à interpréter. H.G.Wells avait outrancièrement formalisé les dialogues pour véhiculer ses idées émancipatrices d’eugénisme. Sa méticulosité vigilante et maniaque frisaient l’obsession. Nous étions tout le temps les pantins de Wells ; totalement sous son emprise possessive. »

 

Synopsis

 

Une guerre globale est déclenchée en 1940. Cette guerre s'éternise sur plusieurs décennies jusqu'au moment où la plupart des survivants, quasiment tous nés après le commencement de la guerre, ne savent même plus qui a commencé le conflit ni pourquoi. La production industrielle a cessé et la société a rétrogradé et s'est divisée en communautés primitives localisées. En 1966, une épidémie de peste vient encore réduire le nombre de Terriens, qui ne sont plus que quelques poignées. Un jour, un curieux aéroplane atterrit près de l'une de ces communautés. Le pilote parle d'une organisation occupée à rebâtir la civilisation et qui parcourt le monde pour re-civiliser les groupes de survivants.

De grands chantiers sont entrepris durant les décennies qui suivent, jusqu'à ce que la société soit de nouveau grande et puissante. La population mondiale vit à présent dans des villes souterraines. En l'an 2035, à la veille du premier voyage de l'homme sur la Lune, une nouvelle insurrection populaire progresse à nouveau — celle-là même qui selon certains aurait causé les guerres du passé —, se trouve des partisans, et devient plus violente …

 

Science-fiction, prédictions et rétro-futurisme

 

Souvent cité comme une des œuvres majeures du cinéma de science-fiction d'avant-guerre, Les Mondes futures est une œuvre parfois inégale, mais néanmoins majeure et un film culte pour les amateurs de rétro-futurisme.

La partie la plus prophétique et la plus visionnaire est le début du film : on y assiste au bombardement des civils dans la ville d'Everytown ("chaque ville", à comprendre comme n'importe quelle ville du monde) qui est un calque très transparent du Londres du milieu du XXe siècle.

C'est le Blitz de Londres par la Luftwaffe décrit avec une étonnante précision, cinq ans avant les faits. H. G. Wells qui, avant la guerre de 14, avait justement prédit l'avènement des chars d'assaut (Les cuirassés de Terre) et le rôle de l'aviation, a pu être influencé par les prophéties des stratèges militaires comme Giulio Douhet et les prédictions pessimistes de l'homme d'État Stanley Baldwin pour qui "les bombardiers passeront quoi qu'il arrive".

Le rebond de la civilisation après l'obscurantisme d'un nouveau Moyen Âge est parfois accompagné de tirades philosophiques et moralisatrices qui alourdissent le dialogue, mais les décors sont somptueux, l'évocation des usines et des mines du futur étonnante, la nouvelle ville enfin rebâtie est loin de l'austérité et des lignes épurées et rationalistes d'un Le Corbusier, et évoque plutôt un style Art déco poussé à l'extrême, une sorte d'"Art-déco flamboyant" comme il a pu exister un style gothique flamboyant.

(Le style Art déco consiste en un retour à la rigueur classique : symétrie, ordres classiques (souvent très stylisés), pierre de taille (sans aucun effet pittoresque). Ordre, couleur et géométrie : l'essentiel du vocabulaire Art déco est posé. L'Art déco est le premier style à avoir eu une diffusion mondiale, créé en Belgique et touchant ensuite la France, le Portugal, l'Espagne, l'Afrique du Nord, et tous les pays anglo-saxons, ainsi que les villes principales du Viêt Nam pour le mouvement initial, plusieurs villes chinoises ou bien encore le Japon.)

Les costumes de la dernière période (combinaisons mono-pièce, tuniques, capes, bottes) sont archétypiques de l'avenir tel qu'on le pressentait à l'époque, avec les illustrations des séries de bandes dessinées comme Guy L'Eclair ou Buck Rogers.

Le voyage spatial, un thème favori des livres et des films d'anticipation de l'avant-guerre, notamment en Allemagne avec les clubs d'enthousiastes des fusées et le film de Fritz Lang Une femme dans la Lune, est ici partiellement remis en question, le peuple de la cité reconstruite s'insurge devant la vanité de l'entreprise et veut détruire le lanceur spatial (ici un canon spatial électro-nucléaire et non une fusée).

Une telle controverse a en effet vu le jour après la conquête de la lune effectuée dans le contexte de la Guerre Froide.

 

 

 

Sources :

https://films.oeil-ecran.com/2009/08/11/mondes-futurs/

https://cinemafantastique.net/Mondes-futurs-Les.html

https://www.iletaitunefoislecinema.com/les-mondes-futurs/

https://archive.org/details/LesMondesFuturs

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Mondes_futurs

 

 

 

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In the year 2889 (1967)

 

 

 

In the year 2889 est un téléfilm de science-fiction post-apocalyptique américain réalisé par Ranald MacDougall en 1967. Ce téléfilm sur les conséquences d'une future guerre nucléaire met en vedette Paul Petersen, Quinn O'Hara, Charla Doherty, Neil Fletcher et Hugh Feagin. Vous ne connaissez aucun nom ? Pas étonnant... Que ce téléfilm mettent ces acteurs en vedette n'en fait pas pour autant des vedettes ! Une Miss Écosse qui grâce à plastique a pu apparaître dans quelques petits films inconnus, une actrice, pourtant diplômée de la Hollywood Professional School, qui est apparu dans quelques feuilletons pour ne plus rien tourner après ce téléfilm , 3 acteurs tellement inconnus qu'il est difficile de trouver leur trace quelque part. Tout au plus, Paul Petersen qui a fait quelques films jusqu'à ses 23 ans (il a commencé sa carrière à 10 ans !), il avait 22 ans quand il a joué dans In the year 2889, il fera encore un film l'année suivante, puis commencera une longue absence à l'écran. Il fit quelques chansons, dont Lollypops and Roses. Ayant connu le statut d'enfant acteur, il créa un groupe de support pour les enfants acteurs. De 1997 à 2010, il joua dans 4 films inconnus par chez nous, même avec des titres comme Soupernatural en 2010. Non, ce n'est une parodie de Supernatural, il s'agit juste d'un drame dont le résumé est "Que se passe-t-il dans une petite ville quand une rumeur dit que Jésus est en train de distribuer la soupe à une fête de l'église locale"...

L'AIP a chargé le réalisateur de films cultes à petit budget Larry Buchanan de produire et de réaliser ce film en tant que remake couleur du film de 1955 de Roger Corman, Day the World Ended. C'est ce qu'il fit à la lettre près, carrément, en reprenant le script presque ligne par ligne, scène par scène.

Quant au titre, hé bien, la société ayant pris les droits sur plusieurs titres d’œuvres de Jules Verne après avoir tourné Master of the World tiré du roman Maître du monde de Jules Verne dont l'histoire n'a aucun rapport avec notre film, elle trouva commode d'utiliser un de ces titres en sa possession pour ce téléfilm.

Non, je ne vous vends pas ce film, je vous l'offre ! Si l'histoire autour de ce téléfilm est si peu attirante, le téléfilm en lui-même a le mérite de se regarder comme une pièce d'histoire, comme un témoin de son époque. Une époque qui se termine, un téléfilm bien loin du progressisme des films que nous vous avons présentés auparavant. Ici, vous n'aurez que des acteurs blancs, des personnages sans nuances, le maintien des traditions avec cette histoire de mariage, alors que l'humanité n'est plus, des effets spéciaux dépassés. Ce téléfilm peine à convaincre en ces années de grands bouleversement sociétaux.

C'est peut-être en cela qu'il est bien post-apo, un téléfilm qui s'accroche au passé dans un monde qui ne veut plus de lui. Car, si, souvent, le post-apo permet de faire table-rase du passé pour commencer quelque chose de nouveau, ici, vous aurez l'illustration d'un petit groupe qui a dû louper l'Apocalypse et qui continue comme avant.

 

Résumé

 

Une guerre nucléaire a anéanti la majeure partie de la population de la Terre. Le film suit un groupe de survivants qui sont enfermés dans une vallée isolée et doivent se protéger de l'augmentation des niveaux de rayonnement, des mutants et, dans certains cas, les uns des autres.

 

 

 

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