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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/7/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Si Les Allemands Avaient Gagne La Guerre...</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/si-les-allemands-avaient-gagne-la-guerre...-r891/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/si-les-allemands.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Les Allemands ont gagné la guerre de 14-<wbr>18. Ils envahissent l’Europe, installent leurs valeurs et leur culture dans tous les pays, surtout en France :<br><i>«Le parti essaya de discuter, il éleva la voix, il en appela aux socialistes allemands, aux membres de la sozial-<wbr>demokratie, à tous ceux-<wbr>là qui faisaient partie de l’ancienne Internationale… O illusionnés ! Qu’attendaient-<wbr>ils ? Qui sait même si ces camarades d’antan : les Wendel, les Noske, les Haase, les Kautsky, les Sudekum, les Fischer, les Barth, les Dittmann n’avaient pas poussé à ce régime, sachant précisément comment on fait marcher l’ouvrier ? – Mais nous sommes tous frères ! clamaient les hommes de la S.F.I.O. – Ja wohl, ja wohl ! Deutschland über alles !  répondaient les autres. »<br></wbr></wbr></wbr></i>Leur main-<wbr>mise  sur toutes les richesses, leurs manières de germaniser le pays pour l’assouplir et l’intégrer au grand Reich allemand sont décrites à travers les yeux de la famille Ferrat. Le père, Mathieu Ferrat, capitaine de vaisseau en retraite, vit avec ses deux filles Gabrielle et Emma en regrettant l’absence de son fils Lionel dont il n’a plus aucune nouvelle. Ecoeuré par la situation sociale, il envisage d’abandonner son lieu de naissance en Touraine pour terminer sa vie à Sainte-<wbr>Maxence, dans le Sud, dans une «réserve» française que les Prussiens ont laissé subsister pour « l’exemple » :<br><i>« Quatre parties seulement du territoire, parce qu’elles se trouvaient en dehors de la ligne des grands fleuves, ne devaient connaître la germanisation qu’en dernier lieu, tout en étant aussi Deutschland que le reste. Ces quatre parties : la Bretagne – tout le pays entre Loire et Garonne – la Gascogne au sud de la Garonne – et la contrée à l’est du Rhône, constituaient les réserves.»<br></i>Sa fille Gabrielle l’y suivra. Emma, elle,  volera de ses propres ailes. Fille intelligente, elle avait fait la connaissance d’Otto Mayer, un professeur d’université bavarois qui, sensible à sa beauté, l’encourage de s’installer à Paris d’où elle pourra continuer à suivre ses cours puisque, lui aussi, y a été nommé (par favoritisme). Car l’une des actions principales des Prussiens aura été d’interdire l’usage et la pratique de la langue française sur tout le territoire national (sauf dans les réserves). Tout manquement au règlement provoquait la mise en détention ou le bannissement du contrevenant dans une forteresse prussienne. Une dictature militaire s’était donc installée en France :<br><i>« C’est nous, les Français, qui inventons et ce sont les autres qui appliquent. Et cette invention ?… -<wbr> Elle consiste à fournir le courant électrique sans qu’il soit besoin de câbles ni de fils. (…) -<wbr>  C’est tout bonnement merveilleux (…) Je sais ce que vous allez dire. Un progrès, n’est ce pas ? La fin de la houille, plus de mineurs, plus de ces pénibles travaux souterrains… Seulement, voilà, les Allemands sont venus. Alors, savez-<wbr>vous ce qu’ils ont imaginé ? De ce servir de cette invention pour ajouter à leurs moyens de répression. Aussitôt l’installation terminée, tout autre mode d’éclairage ou de chauffage sera supprimé : gaz, pétrole, huile, alcool, bougie ; obligation d’utiliser le sans fil.  Et dès lors, quand ils voudront nous courber sous tel arrêté nouveau, nous obliger à payer des contributions supplémentaires, nous contraindre à quoi que ce soit ou supprimer un mouvement d’indépendance, crac ! Ils tourneront un bouton : la ville sera privée de lumière et tous nous devrons manger nos repas froids. C’est beau le progrès… le progrès au service de la force. »<br></wbr></wbr></wbr></i>Comme un nuage de sauterelles qui s’abat et ravage tout un pays, les Allemands, portant leurs préférences sur Paris et l’Ile de France, verrouillent les postes administratifs, contrôlent tout déplacement sans visa, interdisent tout rassemblement en groupe, pratiquent la délation, encouragent la collaboration. Ils écrasent les Français avec un poing de fer, germanisent les monuments et les noms de lieux, rêvent de transformer le plus rapidement possible la France en une succursale de l’Allemagne. Emma, malgré ces difficultés, s’installera chez son amie Rose Déjean, à Paris :<br><i>« Quelque étrange que puisse paraître l’aspect des rues de Paris étiquetés en caractères gothiques, cela ne la surprenait pas trop : Tours lui avait offert le même spectacle. En approchant du centre, toutefois, des enseignes d’hôtels aux dénominations teutonnes, des réclames voyantes de maisons germaines, des affiches aux images coloriées commencèrent à l’intéresser. Mais ce fut à la place de l’Opéra, à l’intersection des grands boulevards, qu’elle ouvrit des yeux étonnés. A cet endroit s’élevait le premier monument dressé dans Paris à la gloire de la Germania. C’était, sur un soubassement en granit rose du Rhin, une colonne de marbre, sans ornements, mais lourde et massive, portant à son sommet, toutes ailes déployées, l’aigle des Hohenzollern. Aux pieds de l’aigle, sur la frise, quatre mots, la nouvelle devise de Wilhelm, I.R., Das habe Ich gewolt (J’ai voulu cela) »<br></i>Lorsqu’elle prit contact avec se nouvelle famille, Mme Déjean lui fit part du malheur qui la frappait. Son fils Victor, francophile convaincu et bon ouvrier linotypiste, venait d’être emprisonné pour des peccadilles et risquait de longues années de détention. Emma se rappelle l’existence d’Otto Mayer, elle court lui demander de l’aide. Troublé par la beauté de la jeune fille, le professeur lui promet d’agir en faveur de Victor à condition toutefois qu’une telle démarche ne soit pas défavorable à sa carrière. Victor libéré, à la grande joie de sa mère, Emma chercha un travail. Rose lui présenta Georges Dorman, imprimeur de son état, qui avait non seulement besoin d’un ouvrier typographe mais aussi d’une bonne secrétaire et correctrice pratiquant parfaitement la langue allemande. C’est ainsi que Victor et Emma furent embauchés. La pression germanique n’empêchait cependant pas la parution de nombreux journaux et feuillets contestataires, dont « la France Libre » qui occupait une place importante dans les cœurs et les esprits. <br>De multiples perquisitions imposant un coup d’arrêt qui aurait pu être fatal au journal, Georges Dorman fut pressenti, de le prendre en charge. En toute discrétion il installa une petite presse non répertoriée dans le grenier des Déjean et, avec Victor, se chargea de « la France Libre ». Emma, bien qu’elle fût au courant de ces actions d’opposition, avait d’autres soucis : elle venait d’avoir des nouvelles de Lionel, emprisonné à vie dans une forteresse en Germanie. Elle pensa donc, grâce à sa connaissance de la langue, se faire passer pour allemande, éviter le visa obligatoire pour voyager, et rendre une visite à Lionel.<br>Elle partit pour Bruxelles au moment où une perquisition s’opérait chez les Dorman et les Déjean. Trahie par Otto Mayer qui s’étonnait des fréquentations d’Emma, la jeune fille fut arrêtée par la police, tout comme ses amis. Son cas, dissocié des autres, fut considéré comme gravissime par les maîtres prussiens qui voulaient voir en elle une espionne :<br><i>« Elle entra dans la salle d’audience et prit place sur le siège réservé aux accusés. En face d’elle vinrent s’asseoir les juges, des officiers revêtus de brillants uniformes, à l’air rogue, rigides, compassés, bombant leur torse sur lequel s’étalaient de multiples décorations à commencer par la croix de Fer – le fer, symbole de la race. Autour d’elle, rien que des militaires et son défenseur d’office, un oberleutnant. Aux quatre angles de la salle, des drapeaux ; sur le mur du milieu, derrière les juges, l’oiseau de proie, l’aigle noir de la Prusse.»<br></i>Après une parodie de procès, Emma fut fusillée dans la cour d’une caserne.<br>Ce roman, apparenté clairement au genre de l’uchronie n’est donc, à priori, pas susceptible de figurer dans notre répertoire. Néanmoins nous avons considéré que la description quotidienne de la vie française sous la botte des allemands, les conséquences idéologiques et sociologiques d’une occupation de longue durée, la mise à mort proclamée d’une nation européenne par consomption et assimilation, l’usage de la délation et de la science en un but d’oppression, puissent être assimilés à une catastrophe. Nulle part, il nous a été donné de lire un ouvrage aussi fouillé, un réquisitoire aussi terrible contre l’Allemagne du Kaiser où, grossissant par la charge et la caricature les traits des traîtres « boches », la haine et l’esprit de vengeance jaillissent à chaque page de l’ouvrage</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">891</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Shiva Le Destructeur&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/shiva-le-destructeur-r889/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/shiva-le-destructeur.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Au début du XXIème siècle, la technologie a permis de mettre sur orbite des satellites opérationnels ; l’homme a installé une base permanente sur la lune et même visité Mars. Mais une menace baptisée « Shiva » se profile sur l’horizon astronomique. Il s’agit d’un essaim de météorites de belle taille avec, au centre, un noyau de deux kilomètres de diamètre et de 30 000 milliards de tonnes, essaim appartenant au groupe des « Apolliniens », appelés à croiser l’orbite de la Terre depuis plusieurs millions d’années.<br>Mais cette fois-<wbr>ci la collision est inévitable et imminente. Certains signes avant-<wbr>coureurs se sont déjà manifestés par la destruction entière de quelques villes. Encore n’est-<wbr>ce qu’un hors d’œuvre puisque Shiva, de retour de son aphélie, percutera la terre de plein fouet assurant à coup sûr la destruction de l’espèce humaine. Il reste environ deux années avant le choc et l’Amérique, toujours en avance technologique, est le seul état capable de réagir.<br>Le président Knowles prend immédiatement contact avec les Russes ainsi que toutes les nations susceptibles d’aider les USA. Il s’agit d’envoyer à l’encontre de Shiva l’ensemble de missiles atomiques disponibles, de les y faire exploser, ne serait-<wbr>ce que pour dévier l’énorme masse centrale de l’orbite terrestre. Toutes les énergies doivent concourir en ce but et une équipe de cosmonautes mêlant Russes et Américains deviendra opérationnelle rapidement. Elle comprendra à la tête de la fusée « Alpha » le colonel Carl Jagens, un être dominateur et rationnel dont l’unique mission sera de sauver la terre du péril qui la menace :<br><i>« Menchov resta muet et Jagens lui en fut reconnaissant. Il lui fallait se concentrer totalement sur la tâche à venir. Rapidement, il passa la situation en revue. S’ils n’avaient pas dévié Shiva d’ici deux heures, plus rien n’aurait de signification. La collision se produirait et même si elle ne se produisait pas de plein fouet, le choc n’en prendrait pas moins des proportions colossales. La terre se trouverait toujours sur le passage. Ce qu’ils allaient faire au cours des deux heures suivantes déciderait du sort de l’humanité. »</i><br>La fusée « Oméga », celle qui devra parfaire le travail en dispersant l’essaim, sera commandée par Lisa Bander, une jeune femme sensible mais accrocheuse. Les équipages seront entraînés à Cap Carnaveral en même temps que de nombreuses autres bases, éparpillées sur le territoire américain, qui toutes participeront à l’effort de guerre. Avec la bombe russe de quatre cents mégatonnes, Shiva devra encaisser le coup central. Elle sera suivie par une vingtaine de bombes de vingt mégatonnes chacune. Une opération à haut risque tenue par Knowles d’une main de fer alors que la décomposition des sociétés humaines a déjà commencé :<br><i>" Le chaos. Même dans l’armée. Mutineries sur les navires, désertions, sabotage. La Royal Navy perdit le Repulse, dont l’équipage, imitant celui du Bounty, mit le cap sur Tahiti. Les Russes perdirent deux bâtiments, coulés par leurs équipages, dont tous les membres disparurent pour consacrer à la débauche leurs ultimes semaines. Les Français eurent un navire sabordé dans le port du Havre, les Boliviens aussi. Les coups d’Etat se multiplièrent en Amérique du Sud. La mère de Mort Smith découverte assassinée dans son appartement de Fort Lauderdale. La loi martiale ne s’appliquait pas encore sur l’ensemble du territoire, mais on n’en était pas loin. Le président Knowles réussissait à faire garder son sang-<wbr>froid au gouvernement bien qu’il y ait eu des émeutes provoquant des centaines de morts. Du moins n’avait-<wbr>on pas dynamité le Capitole ni le monument de Washington, la tentative ayant échoué. Un monde devenu fou. Littéralement fou. "<br></wbr></wbr></i>A la stratégie de la NASA s’opposeront les « Gabriélistes », ainsi nommés à cause de « Frère Gabriel », un ancien commercial qui s’est reconverti en sentant son heure venue. L’arrivée de Shiva est pour lui le signe de l’apocalypse et seuls survivront les forts après que l’humanité aura été balayée. Pour cela, la marche de Shiva ne devra pas être contrariée et les Gabriélistes, de plus en plus nombreux et efficaces au fur et à mesure que le danger se précise, s’y emploieront jusqu’à envisager la destruction des tours de lancement des deux fusées. D’autres religions de la fin naissent comme celles qui proposent le suicide ou l’orgie. Les échanges commerciaux se ralentissent puis s’arrêtent. Le troc prend place. Les rues sont envahies par des bandes braillardes qui, en proie à la peur de la mort, se livrent aux pires exactions. <br>Les personnages suivent leur destin individuel dans ce délire collectif. Knowles, par exemple, qui apparaît comme un maillon essentiel de la survie humaine, écrasée par sa mission, se réfugiera dans son adolescence en jouant de la guitare et en couchant avec sa secrétaire. Carl Jagens, décidé à tout prix à empêcher la collision, après l’envol de la mission et en approche de l’ennemi, se transformera en fou paranoïaque allant jusqu’à éliminer ses coéquipiers  pour s’assurer la victoire à lui tout seul. Il y gaspillera ses missiles et , chevauchant la bombe, (clin d’œil à « Dr Folamour »), il disparaîtra, transformé en énergie pure. Lisa Bander, malgré ses hésitations et son affection envers Diego, un autre membre de l’équipe, placera ses missiles à bon escient. Quant à Frère Gabriel, il convainc par le truchement médiatique, des millions d’hommes à se sacrifier. <br>L’on suit aussi l’action essentielle d’obscurs sans-<wbr>grades, tels ce sergent Saperstein qui aide à contenir la ruée des Gabriélistes vers les tours alors que d’autres se sacrifient pour assurer l’alimentation électrique nécessaire au relais chargé de communiquer les dernières informations techniques essentielles à la précision du tir aux deux fusées Alpha et Oméga. Dans la ville de Houston, en pleine anarchie, ils « emprunteront » l’alimentation électrique à un hôpital pour assurer les communications, condamnant à mort du même coup de nombreux blessés :<br><i>« Saperstein regarda autour de lui. Une centaine de personnes – dont quelques enfants-<wbr> gisaient à l’intérieur du périmètre. Des milliers étaient empilés en tas muets et obscènes le long de la clôture, qui crépitait encore en jetant des étincelles. Un corps tomba comme une masse et resta étalé dans une posture indécente. C’était celui d’une jeune femme. »</wbr></i><br>Les derniers instants avant l’impact seront précédés par des chutes de météorites qui, bien que de taille modeste, creuseront de profonds cratères, ressusciteront d’anciens volcans, provoqueront des raz de marée gigantesques, pulvériseront des cités ou des régions entières. Finalement Shiva le Destructeur se transformera en Shiva le Sauveur. Les derniers missiles lancés par Lisa ont infléchi sa course et l’ont amené à se satelliser autour de la terre, avec dans ses flancs une immense fortune, des milliards de tonnes de ferro-<wbr>nickel qui fourniront à l’humanité, transformée par l’épreuve, une longue prospérité économique. Lisa et Diégo, seuls survivants de l’aventure cosmique, seront hissés au </wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="fs20 ff1 cf4">rang de héros planétaire.<br></span><span class="fs24 ff1 cf4">« Shiva le destructeur » est un roman complexe, touffu, étonnant. Mélangeant personnages et situations dramatiques, préparation minutieuse des événements, malaxant destins individuels et collectifs de manière hyperréaliste, Benford et Rostler ont signé une grande fresque humaniste. Ils ont rénové un thème archétypique du genre cataclysmique en faisant de ce récit le substrat d’une œuvre angoissante par son réalisme.</span><span class="cf1 ff5 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">889</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Shanga&#xEF; Express</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/shanga%C3%8F-express-r888/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/dernier-homme-leroy-b.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Lupin Brandon, 39 ans, crétin patenté et authentique franchouillard, est le dernier homme sur terre. Pourquoi lui seul a-<wbr>t-<wbr>il su résister à l’épidémie virale foudroyante, surnommée « Shangaï express », qui, en vingt jours, a décimé la totalité de l’espèce humaine? On ne sait. En tout cas, il s’amuse en fonction de son degré de culture et de ses croyances racistes, scatologiques et anti-<wbr>technologiques. Avec délectation, il marche : <i>« sur les cadavres décomposés des riches clientes foudroyées dans cette épicerie de luxe </i>(Fauchon<i>). Il guettait particulièrement le petit bruit sec des cages thoraciques cédant sous le talon de ses rangers. »</i><br>Malgré cela, il s’ennuie. D’autant plus qu’il a tué son unique compagnon, survivant lui aussi, parce qu’il utilisait des mots qu’il ne comprenait pas.N’ayant plus d’avenir, haïssant un monde qui l’a laissé vivre, Lupin Brandon, crétin patenté, finit par se suicider. Au grand plaisir de tous les animaux qui eux, ont survécu au virus.<br></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">888</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Shadrak Dans La Fournaise</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/shadrak-dans-la-fournaise-r887/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/shadrak-dans-la-fournaise.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Comme chaque matin, Shadrak Mordecaï, le médecin personnel du dictateur du monde Gengis 2 Mao IV, se réveille. Relié par des implants informatiques à son auguste supérieur, il est averti immédiatement des états kinesthésiques de Gengis, se transformant pour lui en une sorte de prothèse électronique. Gengis 2 Mao IV ne tient pas à mourir en ce matin de l’an 2100. S’étant hissé au sommet du pouvoir mondial, il a instauré le règne de la dictature prolétarienne absolue, reposant sur la théorie de la double redondance.Grâce à lui, un semblant de cohésion sociale existe encore de par un monde irrémédiablement réduit à quelques dizaines de millions de personnes, en diminution constante. Tout a commencé avec le réveil du volcan Cotopaxi en Amérique du Sud qui, en crachant des nuages ininterrompus de cendres empoisonnées a déstabilisé l’écologie de la planète :<br>"<i>L’air s’est raréfié et refroidi, il porte une âcre odeur de soufre. Ce n’est encore que le milieu de l’après-<wbr>midi, mais la cendre tombe si dru qu’il faut déjà éclairer les rues, où la couche de fine neige grise atteint la hauteur des chevilles –tandis que le Cotopaxi gronde et siffle, et que les gens se pressent en désordre vers le nord. Mordecai sait ce qui va se passer (…)L’explosion n’est plus loin, celle qu’on entendra à des milliers de kilomètres de là, puis il y aura le tremblement de terre, les nuages de gaz empoisonnés, le déversement insensé de tonnes de cendre volcanique qui effaceront le soleil de l’horizon de la planète entière ; en cette nuit du Cotopaxi, les anciens dieux courront libres à la surface du monde, et les empires s’effondreront. "<br></wbr></i>Des troubles politiques et sociaux s’en sont suivis à travers les populations fragilisées, provoquant des guerres totales qui ont fait basculer tous les régimes et détruit tous les systèmes gouvernementaux existants. Enfin, la " Guerre virale " a provoqué le syndrome du " pourrissement intérieur", maladie qui affecte le patrimoine génétique de l’homme. L’être humain n’a plus que le choix de mourir soit très vite (forme rapide de la maladie), soit en pourrissant sur pieds (forme lente) :<br><i>" Ici tout le monde souffre du pourrissement organique, mais la chose est acceptée et ne provoque aucune panique. Les corps des New-<wbr>Yorkais sont transparents ; Shadrak voit rougeoyer les légions internes, les zones de purulence et de décomposition, les éruptions, les érosions, les suppurations qui affectent intestins, poumons, tissus vasculaires, péritoine, péricarde, rate, foie, pancréas. La maladie se signale par des vagues de pulsations électromagnétiques qui martèlent lourdement sa conscience, rouge, rouge, rouge. Ces gens sont bourrés de trous de la cave au grenier… </wbr></i>"<i><br></i>L’empire de Gengis, dont la capitale mondiale se situe à Oulan-<wbr>Bator, s’est répandu universellement, comme l’énonce son journal fictif : <i><br>" L’ancienne société se meurt. Il y a seulement dix ans, je pensais qu’un bouleversement fondamental était impossible; puis il y a eu le volcan, la terreur, les soulèvements, la Guerre virale, le pourrissement organique. Trois milliards d’êtres humains ont péri et les institutions s’écroulent comme autant de mauvaises constructions, frappées par un tremblement de terre. Je ne partirai pas d’Oulan-<wbr>Bator. Je crois que mon heure est enfin venue. Mais le gouvernement que je vais constituer ne portera pas le nom de République populaire. "<br></wbr></i>Instaurant un état dictatorial absolu, une sorte de stalinisme technologique selon la théorie de la " dépolarisation centripète " où tout le monde est surveillé vingt quatre heures sur vingt quatre, où tous les noms sont enregistrés, où la police est omniprésente à travers le système de surveillance de Vecteur 3, où le monde est dirigé par un vieillard de plus de quatre vingt dix ans qui n’a plus rien d’humain. Ses organes internes sont régulièrement remplacés de telle manière qu’il puisse se survivre à lui-<wbr>même, sinon éternellement, du moins le plus longtemps possible. Des banques d’organes sont constamment réapprovisionnées avec les opposants – supposés ou non -<wbr> du régime. Son seul problème est le remplacement de ses  neurones. Craignant à terme que la sénilité le gagne, Gengis a ordonné la mise en œuvre de trois projets qui devraient assurer sa survie. <br>Le premier consiste à créer un double mécanique, miroir de sa personnalité. Le deuxième recherche toute possibilité de faire repousser les neurones. Le troisième envisage le transfert de l’esprit de Gengis en un nouveau corps plus jeune. Il compte utiliser à cet usage son neveu Mangu. Mais Mangu se suicide. Gengis attribue cette mort à une action terroriste et, du haut de sa sénilité, décrète une immense purge. Même les dignitaires du régime se sentent menacés. Shadrak qui informe constamment le Khan de son état de santé,  apprend de la bouche du chef de projet N°3 que le dictateur s’est réservé le propre corps de Shadrak en remplacement de celui de son neveu.Troublé, déchiré par sa vocation médicale qui met sa loyauté au service du vieillard et désireux cependant de préserver sa propre vie, Shadrak s’autorise un voyage autour du monde pour prendre ses distances par rapport à un avenir menaçant. <br>Lui, comme les autres dignitaires du régime, sont régulièrement préservés du pourrissement lent par le sérum "Roncevic ", du nom de son découvreur. Contrairement aux annonces officielles qui destine le médicament au monde entier, celui-<wbr>ci est réservé à  l’élite politique de Gengis. Shadrak découvre dans sa pérégrination autour du monde, le mal dans toute son horreur : Jérusalem, Istanbul, Pékin offrent le même visage de décomposition et de mort. A Pékin, il est accueilli par le chef de service de la police de Gengis qui est envoyé pour le ramener chez le dictateur. Shadrak apprend que Gengis souffre d’atroces maux de tête dus à une accumulation du liquide céphalo-<wbr>rachidien, ce qui augmente la pression intracrânienne. <br>Une intervention est décidée afin de mettre en place, à l’intérieur même du cerveau de Gengis, une dérivation à l’aide d’une valve. Trouvant là une solution à son problème, Shadrak, avec l’aide d’un informaticien contestataire, se fait greffer un implant-<wbr>maître dans sa main gauche qui aura pour effet d’inverser le sens d’ouverture de la valve lorsque le médecin serre le poing ce qui tuerait à coup sûr Gengis. A partir de ce moment, Shadrak tient au sens propre du terme la vie du dictateur dans sa main et pourra le diriger telle une marionnette. Gengis, vaincu, accède à sa demande de devenir le directeur de l’autorité médicale mondiale dans le but de faire distribuer le médicament salvateur au restant des populations.<br>Une œuvre originale qui, comme souvent chez Silverberg, explore l’inconscient de ses personnages, tous d’exception, fouille leur motivation, décrit leur évolution psychologique, le tout sur fond de cataclysme et de décrépitude. Un roman qui atteint au classicisme dans le genre.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">887</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Serpent De L'apocalypse</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-serpent-de-lapocalypse-r886/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/serpent-de-l-apocalypse.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Michael Gabriel est complètement fou. Enfermé depuis onze ans dans la clinique du docteur Foletta, il est pris en charge par Dominique, une jeune stagiaire psychologue. Fils de l’archéologue décédé Julius Gabriel et de sa femme Maria, Michael croit que la symbolique des anciens sites mayas, toltèques ou incas, cache un secret effrayant : celui de la fin du monde, l’apocalypse devant survenir le 4 Ahau et le 8 Cumku du calendrier maya, soit le 21 décembre 2012. En compagnie de son père et d’un collègue archéologue, Pierre Borgia, il avait exploré l’ensemble des sites de Chichen Itza à Stonehenge, des inscriptions du plateau de Nazca à la grande pyramide de Chéops. Il en est arrivé à l’idée que la grande comète qui a frappé la terre et assuré l’extinction des dinosaures à la fin du Crétacé était en réalité un vaisseau spatial gigantesque dont l’écrasement a provoqué la formation de la presqu’île du Yucatan.<br>La trame du récit coupée par la narration du journal de Julius Gabriel montre comment les rapports entre les deux archéologues se sont détériorés. Julius a volé Maria, la fiancée de Pierre Borgia. Celui-<wbr>ci ne le lui pardonnera pas et, en se lançant dans la politique, abandonne l’archéologie pour devenir Secrétaire d’Etat à la présidence des Etats-<wbr>Unis non sans avoir, auparavant, ridiculisé une ultime fois Julius pour ses théories, en une séance publique. Le père de Michael ne s’en remettra jamais et mourra d’une crise cardiaque. Michael, voulant venger son père, agresse Borgia. Ce dernier le fait enfermer comme fou monomaniaque persuadé de l’existence d’une menace extraterrestre. <br>Autant la lecture du journal de Julius que des indices de plus en plus pertinents « qu’il se passe quelque chose » convainc Dominique de faciliter l’évasion de Michael dont elle tombe amoureuse. Libéré, Il ne perd pas de temps : il lui faut rejoindre de toute urgence le Yucatan car c’est au-<wbr>dessous du plancher marin que se tapit la terrible menace du vaisseau extraterrestre encore actif, là où se concentre un vortex de lumière vert émeraude empêchant toute tentative d’approche. Parallèlement, une nappe noire d’une  pollution inconnue s’échappe de cet endroit, aborde les plages et infecte les êtres humains d’une manière incroyablement agressive et rapide. L’on y découvre l’influence d’un virus inconnu, aux effets terribles :<br><i>" D’un seul coup, un énorme flot de sang noir épais et de tissus est expulsé de sa bouche. La bile brûlante se déverse sur sa poitrine et éclabousse la visière des scaphandres de Teperman et de l’infirmière. Chaney recule de plusieurs pas. La vue de la bile noire lui soulève le cœur. Il ravale le vomi qui remonte dans sa gorge et se détourne pour essayer de se ressaisir. "</i><br>Dominique et Michael sont obligés de se cacher du docteur Foletta qui est sur leur piste. A la demande du jeune homme, le couple se rend à Chichen Itza en suivant les indications déchiffrées à partir des dessins du plateau de Nazca qui tenteraient à prouver qu’il existerait une arme permettant de contrer efficacement la menace représentée par le vaisseau. Michael, guidé par la " télépathie " d’un mystérieux "Gardien ", assumera un rôle déterminant dans cette action. Il est persuadé que le Gardien, un  extraterrestre qui le guide, grand, barbu, clair de peau, est celui que déjà les Mayas adoraient sous le nom de " Kukulcan ", leur dieu fondateur. On le mentionnerait par ailleurs dans plusieurs autres religions primitives et même dans la Genèse qui assure que des " Néphilim s’unirent aux filles des hommes ".<br>Ce Néphilim-<wbr>Gardien  lui expliquera qu’il est à l’origine de la socialisation humaine, faisant passer l’être humain du stade tribal au stade des cités.  Il est le seul de son espèce à être resté sur terre en vue de prévenir, à l’aide de multiples indices,  les hommes de l’immense danger qui les guette le 21 décembre 2012. A cette date, la créature noire qui gît dans le vaisseau sous-<wbr>marin, à travers l’alignement  d’un tunnel spatio-<wbr>temporel,  sera libérée et anéantira la Terre. Cette créature, qui se présente sous la forme d’un serpent appelé Teczatipoca par les Anciens, est l’ennemi du gardien Néphilim dont il a déjà anéanti les congénères. Le vaisseau-<wbr>robot resté inactif durant soixante-<wbr>cinq millions d’années reprend vie. Teczatipoca envoie des drones de par le monde, des monstres ailés, qui auront pour mission,  par la fusion nucléaire, de provoquer la libération de tout le CO2 emmagasiné sur terre depuis son origine sous la forme de carbonates. Le gaz carbonique libéré transformera totalement l’atmosphère terrestre, la rendant irrespirable pour les hommes mais viable pour les extraterrestres du type Teczatipoca,  lesquels sont à la recherche d’une nouvelle planète pour s’y établir. Quant aux millions de morts provoqués par cette fusion, c’est le cadet de leurs soucis :<br><i>" L’explosion silencieuse de lumière blanche aveugle la femme d’affaires. L’allumage de l’instrument de fusion pure a généré un chaudron d’énergie plus brûlant que la surface du soleil. Janet Parker ressent une sensation de brûlure ultrabrève à l’instant où sa peau, sa graisse et son sang grillés se détachent de ses os. Une nanoseconde plus tard, son squelette se désintègre, tandis que la boule de feu déferle dans toutes les directions à la vitesse de la lumière. "<br></i>Deux de ces drones, l’un en Chine l’autre en Russie, activent les systèmes d’alerte militaire du monde entier. Les Russes sont persuadés que le coup provient des Américains et déclenchent la phase d’assaut nucléaire. Partout dans le monde,  la terreur est à son comble,  à l’origine de paniques gigantesques :<br><i>" Et le chaos régna… L’annonce qu’une guerre thermonucléaire a failli faire périr l’humanité a été accueillie avec incrédulité et soulagement, suivis par la peur et l’indignation. (…) L’indignation a rapidement débouché sur la violence. Deux jours et deux nuits durant, l’anarchie a régné sur la plus grande partie du globe. Des sièges de gouvernement ont été détruits, des installations militaires saccagées et les ambassades des Etats-<wbr>Unis, de Russie et de Chine envahies. Des millions de citoyens ont marché sur leurs capitales pour exiger des changements. "<br></wbr></i>Michael est le seul à pouvoir détruire les drones ainsi que le monstre car il a été programmé génétiquement depuis l’origine par le Gardien pour être le " Hun Hunaphu ", le sanctifié, celui qui, selon les mythes mayas, tuera le dragon et fermera à nouveau la porte du ciel.  La confrontation ultime aura lieu sur le terrain du jeu de balle de Chichen Itza au moment où Teczatipoca apparaît, avec sa gueule démesurée, qui est en réalité l’entrée du vortex extraterrestre. Michael/Hun Hunaphu, grâce à l’arme du Gardien (une sorte de glaive de sacrifice maya) pénètre dans le gueule du serpent, le tue et , ce faisant, referme la porte du ciel :<br><i>" Je suis un Hunaphu, et je sais qui tu es ! D’un geste vif comme l’éclair, il plonge le couteau dans la gorge de Dominique (le monstre a emprunté les traits de sa fiancée) en lui donnant un coup de pied qui l’envoie au sol. Une substance noire suinte autour de la lame qu’il enfonce plus profondément. La créature se tortille dans les affres de l’agonie. Elle grogne, sa peau se ratatine, s’assombrit jusqu’au vermillon grillé. Le masque tombe sous les yeux de Michael. Avec un cri de guerrier, il tranche la tête du démon. "</i><br>Comme tout héros, il meurt à la Terre dans son sacrifice ultime qui permettra également la libération des autres Néphilims, compatriotes du Gardien, encore prisonniers du monstre. Quant à Dominique (la véritable), enceinte de Michael, elle mettra au monde deux jumeaux prédestinés à être des héros. La Terre revit. Les missiles nucléaires, miraculeusement désamorcés par l’arme de Hun Hunaphu, n’ont pas éclaté. Les drones redeviennent inertes. Les sociétés auront tiré la leçon des événements : rendues plus sages, elles font le ménage dans leurs gouvernants, bannissant toute utilisation de l’arme nucléaire. Pierre Borgia, parce qu’il s’est acharné sur Michael, croupira en prison jusqu’à la fin de ses jours.<br>Une oeuvre foisonnante, d’une imagination riche, se lisant à plusieurs niveaux et qui repose en partie sur les hypothèses d’Erich von Dänicken. L’originalité se situe dans la traduction en termes scientifiques et rationnels de mythes anciens. Le lecteur peut cependant être agacé par la personnalité floue et peu convaincante de Dominique qui oscille constamment entre le sabre et le missel, la lâcheté et la tendresse</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="fs20 ff1 cf4">.</span><span class="fs24 cf3 ff1"><br><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">886</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Serpent Br&#xFB;lant Sur Un Autel</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/serpent-br%C3%9Blant-sur-un-autel-r885/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoires-de-survivants_1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Dans un moyen âge de légende ou post-<wbr>cataclysmique, deux jeunes gens, Prian et Lambant prennent du plaisir avec deux jeunes filles, Lise et Chloé. Abandonnant le bourg où se déroule la foire avec ses bateleurs et marionnettistes, trouvant tout naturel la présence en l’air de femmes ailées et sur leur chemin d’hommes-<wbr>lézards, mutants ou extraterrestres, ils discutent entre eux, ayant trouvé refuge sur une table rocheuse, des grandes questions qui agitent l’homme : qu’est-<wbr>ce que l’esthétique, l’amour, le sens de la mort, et surtout, vivent-<wbr>ils en une période de décadence ou de progrès artistiques ? Sans pouvoir donner de réponses fermes à l’art du joueur de marionnettes et du graveur, ils font l’amour avec la délicatesse de la jeunesse, ignorants pour toujours du sens des étranges situations reproduites par les poupées en bois qui font appel à un passé immémorial :<br><i>« Bonhomme Voleur entra, masqué de rouge, et essaya de fracturer le coffre-<wbr>fort de Bonhomme Banquier. Celui-<wbr>ci, gras, poilu et malin, apparut et attrapa Bonhomme Voleur sur le fait. Bonhomme Voleur lui donna un coup avec sa besace à la grande joie des enfants. (…) <br>Bonhomme Voleur, malgré les avertissements criés par les enfants, monte avec complaisance dans le coffre. Bonhomme Banquier claque la porte du coffre, rit, et va chercher Bonhomme Policier. Rencontre à sa place Bonhomme Allosaure.(…) Bonhomme Astronaute descend, attrape Bonhomme Allosaure dans le casque… »<br></wbr></wbr></i>Une nouvelle envoûtante qu’anime l’art de Brian Aldiss apportant le souffle d’une décadence flamboyante. A la limite de notre thème.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">885</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Sept Jours O&#xF9; Le Monde Fut Pille&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-sept-jours-o%C3%B9-le-monde-fut-pille-r883/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/sept-jours-ou-le-monde.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Ignace Rough, le grand magnat de la finance, invite sur son immense voilier, le Flamingo, une poignée de financiers hors-<wbr>pair, le « Groupe des Cinq » qui projettent de se rendre maîtres du monde en s’attaquant, par une spéculation définitive , à la Bourse, et en s’emparant de tous les leviers de commande industriels :<br><i>« Nous dirigerons la pointe de la terreur  sur la Bourse. En quelques jours, nous aurons fait s’effondrer toutes les valeurs. Nous les rachèterons pour une bouchée de pain. Quand, sept jours plus tard, nos ennemis reprendront leurs esprits, il sera trop tard. Et nous publierons alors un manifeste sur la paix éternelle et la fin de la révolution sur terre. »<br></i>L’ingénieur Corvin qui les accompagne, leur explique comment réussir ce beau coup. Il s’agira de profiter du passage dans notre ciel de la comète de Biéla pour déclencher un processus qui amènera la ruine de notre lune. Dans une île qui appartient à Ignace Rough, à l’écart de la civilisation, les usines tournent à plein rendement. Elles ont pour objectif d’envoyer une série de bombes sur les failles lunaires qui affaibliraient la cohésion naturelle de notre satellite. La comète se chargera du reste. En passant au périhélie, elle créera une telle tension sur le centre de gravité lunaire que la lune éclatera en plusieurs morceaux. La terreur et les faillites de l’économie mondiale qui en résulteraient permettraient au groupe des Cinq de prendre tous les contrôles à vil prix et d’imposer leur ordre politico-<wbr>économique, en supprimant toute velléité de résistance. Comme les morceaux de lune, d’après les calculs de Corvin, ne s’abîmeraient dans l’atmosphère terrestre que dans cinquante mille ans, le délai est jugé largement suffisant pour procéder à l’opération. Bien entendu, une fois le forfait accompli, l’on ferait disparaître les malheureux acteurs inconscients du drame, les ouvriers et les techniciens.  Le plan fut donc appliqué selon les prévisions et la lune vola en éclats :<br><i>« Surgissant au loin, derrière le hideux chapiteau pointu d’un gratte-<wbr>ciel de quatre-<wbr>vingt étages, la lune venait d’émerger dans le ciel. Elle était couleur de cuivre terni. Elle paraissait plus grande qu’à l’ordinaire et tout entière enrobée de vapeurs. Mais le plus effrayant était que </wbr></wbr></i>son disque vacillait et ondoyait<i>, à la manière d’une méduse (…) La lune, on le voyait nettement à présent, s’était disloquée en plusieurs morceaux. La comète de Biéla agissait sur leurs parties inégales, et celles-<wbr>ci se détachaient l’une de l’autre. Le spectacle de ce monde brisé en miettes était si terrifiant qu’au cours des premières heures une multitude de gens en perdirent la raison : ils se jetaient du haut des ponts dan l’eau des canaux, ils se donnaient la mort, impuissants qu’ils étaient à surmonter leur effroi. »<br></wbr></i>S’étant rendu maître de la terre, Ignace Rough, s’étonne du changement rapide dans l’attitude des gens vis à vis du travail… Une fois la pure période de terreur surmontée, une sorte de mollesse poétique entretenue par des intellectuels jeunes, imberbes ou chevelus,  anarchistes ou amoureux, s’emparent des sociétés qui,  dès lors, envisagent uniquement de s’amuser, de jouer, de vivre, de paresser au lieu d’enrichir Ignace Rough. Le complot a eu des conséquences inattendues !<br>Une nouvelle étonnante et jubilatoire où le prétexte cataclysmique véhicule un message libertaire.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">883</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Semaine De Bath</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-semaine-de-bath-r881/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/semaine-de-bath.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Un diplomate sud-<wbr>américain tient le journal hebdomadaire des événements survenus en juin 1916, soit l’invasion de l’Angleterre par les Allemands.  Les premières bombes tombent sur Londres, le Sussex et le Kent sont occupés. Toute la nomenklatura fuit par le dernier train vers la station thermale de Bath où elle espère poursuivre une vie agréable, frivole et excentrique. Les mœurs anglaises restent ce qu’elles ont toujours été, incarnées par ces Anglaises qui ont <i>«des robes grossières faites avec le satin des boîtes de dragées ». </i><br>L’on s’inquiète surtout de l’absence de caviar, l’on s’extasie au sujet de la beauté des édifices, l’on s’occupe de pêcher  car <i>« ce qui rend difficile la collaboration des Etats-<wbr>majors  français et anglais c’est que les officiers français passent parfois plusieurs jours sans se raser.»</wbr></i><br>Déjà les Allemands, en connaisseurs, s’intéressent au tunnel sous la Manche et au soubassement saxon de la cathédrale de Canterbury pendant que la pendaison en public de Sir Mark, un traître irlandais, donne lieu à des festivités publiques. Il y a si peu de distractions à Bath !<br>Une nouvelle aiguisée comme un scalpel, une ironie au vitriol, une critique des mœurs anglaises sur fond de guerre future.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">881</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Seigneurs Des Spheres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-seigneurs-des-spheres-r879/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/seigneurs-des-spheres.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La Terre, avant le jour de « l’Horreur », qui a lieu, chaque année, en septembre. Des maisons détruites, des ruines, une humanité réduite à sa plus simple expression, plus aucune naissance et, partout dans le monde, des forteresses étranges formées de cubes, de cônes, de pyramides, qui brillent de mille feux :<br><i>" Derrière un rempart scintillant s’élevaient des rangées de structures d’un éclat pur, aveuglant. Force brute? ? Energie rudimentaire ? Maddox s’abrita les yeux devant ces fontaines étincelantes, ces collines d’essence lumineuse, ces éblouissants nimbus géométriques, ces voiles de lumière indolents qui flottaient d’une mince flèche à l’autre. Il brava cette impudente splendeur, et put distinguer d’immenses cubes verts, des pilônes oranges gracieux élancés, des pyramides émeraude, de miroitants obélisques gris qui paraissaient trompeusement contenir les partis les plus solides de la ville. "</i><br>Tout ceci est l’oeuvre des «Sphères», sortes d’entité immatérielles qui ont envahi le monde il y a dix ans déjà, détruisant l’espèce humaine en s’adonnant aux rituels de la «Chasse» (humains poursuivis et mis à mort de façon aléatoire) et de la «Sélection» (notamment celle des enfants et des femmes enceintes). Chaque année, à la même date, le ciel se couvre d’une «grille» lumineuse et les humains exposés sont pris par d’atroces souffrances, croyant apercevoir un soleil étrange qui les brûle jusqu’aux tréfonds de leur être :<br><i>" Une bourrasque arracha les volets. Par la fenêtre, il vit le soleil, un disque de lumière tamisé à l’éclat terni qui tremblota, s’éteignit comme il le regardait. Et, à sa place, se gonfla une gigantesque boule d’un feu violent, surnaturel, qui parut aspirer les éléments de la Grille, se nourrir de leur essence pour enfler encore et lancer des vagues de nausée et de chaleur toujours plus terribles. "</i><br>Pour Maddox, le dernier commandant terrien et son petit groupe de soldats, il ne s’agit pas d’une illusion : c’est bien un soleil extraterrestre qui luit et vers lequel la Terre, étrangement attirée sous l’impulsion des Aliens, semble vouloir se diriger :<br><i>" Et chaque fois, l’interrompit Uhlrich, il a été remplacé par une énorme boule d’un éclatant feu d’enfer. C’était le soleil coexistant qui amènera inévitablement la mort de la race humaine. Il émet des rayonnements dans un spectre dont on ne connaît pas d’autre exemple. Il stimule directement les centres de perception du cerveau. Il provoque la Seconde Vue, ou Vision Pénétrante. Il brûle, il s’enfonce dans les chairs, nous ne pouvons nous cacher. Imaginez ce qui arrivera quand nous y serons complètement et définitivement exposés, au lieu de le supporter seulement quelques secondes par heure. "</i><br>Cependant, la psychologie des Sphères reste mystérieuse et il n’est pas envisageable de les abattre avec nos armes. La lutte devra se poursuivre sur le plan mental car les Sphères réagissent à l’inconscient des êtres humains en se servant d’une substance de base, immatérielle, le « Psychon » qu’ils modulent à leur guise. Maddox hérite de deux anneaux, objets extraterrestres, récupérés lors d’un raid dans l’une des forteresses. Il s’aperçoit que le fluide mental du Psychon s’écoule de ces anneaux et il apprend à son tour à contrôler le flux jusqu’à en faire une arme décisive à opposer aux Sphères. L’urgence en est absolue puisque le prochain jour de l’Horreur chassera définitivement la Terre hors du système solaire provoquant l’extinction totale de l’humanité. <br>Comme si cela ne suffisait pas, Maddox et les siens doivent aussi lutter contre les agissements de Gianelli, sorte de maire auto-<wbr>proclamé d’un village humain, jaloux du pouvoir du commandant, et contre une secte de fanatiques, les tenants du «Jugement dernier» , adorateurs des Sphères. En dominant le Psychon par un entraînement assidu qui doit les purger des scories de l’inconscient, Maddox, Linda et Edie entraînent un petit groupe de soldats. <br>Le temps presse. La forteresse à base de Psychon qu’ils arrivent à élever les protège de justesse contre les forces de la haine alors que débute l’ultime jour de l’Horreur. Une seule possibilité subsiste encore pour éviter l’innommable : empêcher les Sphères d’accomplir leur œuvre de mort, en détruisant toutes les forteresses étrangères répandues sur le globe. Pour cela il leur faudra acquérir les pouvoirs de télékinésie et de translation que seule domine pour le moment Edie. Sur le point d’échouer, Maddox fait une découverte fondamentale : les anneaux qui s’agrandissent à volonté sont capables de projeter leur propriétaire soit dans le passé, soit dans le futur. <br>Plus aucune hésitation n’est permise. Maddox et Edie traversent les anneaux…. pour se retrouver en un endroit étrange de l’avenir de la terre, en face d’une cité lumineuse, entièrement constituée de Psychon, façonnée par les humains, à côté de statues les représentant,  tandis qu’une foule immense vient à leur rencontre. Les Sphères ont disparu de notre monde en laissant à l’humanité renaissante des pouvoirs supérieurs dans la manipulation de l’esprit,  dont la télépathie et la domination mentale sur la matière.<br>Un roman curieux dont l’action passe par la confrontation entre forces psy, et description de formes de vie radicalement irréductibles aux nôtres. Il n’est pas sans rappeler le « Grand Silence » de Silverberg ou la « Terreur grise » de J. Hunter Holly.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">879</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Secret De La Pierre Noire</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-secret-de-la-pierre-noire-r877/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/secret-de-la-pierre-noire.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Une épidémie d’origine inconnue a<i> </i>fait disparaître toute vie animale sur la Terre à l’exception d’une panthère noire que l’on appellera Eurydice. Adrien et Julie partent en Tanzanie dans le parc du Serengeti pour les besoins du reportage. Ils capturent la panthère qui deviendra le bien commun de l’humanité :<br><i>« Les télés du monde entier filmèrent en gros plan la bête noire et belle malgré sa maigreur. Le bleu froid de ses yeux croisa celui de milliards d’hommes. L’animal fut soumis à une batterie de tests, d’analyses. La panthère présentait en effet une modification génétique qui avait dû la mettre à l’abri de l’épidémie et lui permettre de changer son alimentation. Elle s’était probablement nourrie d’herbes et de fruits. Ce qui était extraordinaire. Il fut décidé après un débat à l’ONU que la panthère devenait le patrimoine de toute l’humanité. "<br></i>Adrien sera son gardien, il habitera dans " le Palais de la Bête Sublime "<i> </i>spécialement construit pour le confort du dernier représentant animal sur la terre. Dalila, l’amie de Julie, rejoint le couple dans son havre de paix. La panthère sera quand même enlevée par un dénommé Amador, chanteur de charme et ancien scientifique.<i> </i>Les gouvernements accusent Adrien de n’avoir pas su protéger Eurydice et l’assignent en justice. Dalila se met sur les traces d’Amador avec Longueville, un géologue. Ils apprennent que le ravisseur d’Eurydice réside dans une île d’Océanie, l’île de Mor. <i><br></i>En s’y rendant, ils découvrent que, contrairement à leurs idées, Amador n’est pas le voyou qu’ils supposaient. Au contraire, il a enlevé Eurydice pour la soustraire aux expérimentations de tout ordre qu’on lui préparait et surtout parce qu’il a constaté qu’un type de météorite qui était en sa possession avait le pouvoir de rallonger l’espérance de vie du félin.Dalila et Longueville se rendent aux raisons d’Amador qui a fait venir un cénacle de savants pour l’aider à confirmer sa théorie. Adrien sera lavé de tout soupçon et reprendra avec Julie son rôle de gardien du Trésor de l’Humanité mais non plus sur terre car l’on prévoit, pour soustraire définitivement Eurydice au harcèlement humain,  de la placer dans une bulle écologique, en orbite autour de la planète. Dalila, quant à elle, épousera Amador.<br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">877</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
