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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/6/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Soleil De Mort</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/soleil-de-mort-r906/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/soleil-de-mort.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Au-<wbr>dessus de la Terre grillée la couche d’ozone a disparu. La quasi-<wbr>totalité des humains survivants se terrent à l’ombre, à l’abri du soleil, dans des sous-<wbr>sols, casemates ou labos souterrains. La société s’étant effondrée, ne subsistent plus que les traditionnelles bandes de pillards et de meurtriers qui survivent vaille que vaille en se servant des stocks encore disponibles dans les supermarchés. Cependant le docteur Denis Roussel, biologiste français de génie, a réussi la transformation des génomes de plantes et même d’humains en créant des variétés aptes à supporter les terribles UV solaires. Soutenu par l’armée -<wbr> seul noyau civilisé -<wbr> il tentera une croisade du Sud vers le Nord (Nice, Toulon, Marseille, Brest, Paris) pour convaincre dans son bunker le président Davier -<wbr> homme d’éthique rigide farouchement opposé à toute manipulation génétique:<br><i>" ...Les survivants faisaient tous partie de bandes organisées; en face d’eux, les rescapés de l’ancien gouvernement, protégés par l’armée, réfugiés sur le plateau d’Albion ou dans l’abri de Taverny prévu comme P.C. en cas d’attaque nucléaire. Là se terraient le Président de la République et ses ministres. Mesquins et bornés, ces fantoches monopolisaient les maigres stocks alimentaires, se réservant farouchement l’abatage du bétail restant et l’accès aux champignonnières. Aucun dynamisme, aucune cohérence, aucune planification de la recherche scientifique... "<br></i>Se protégeant des rayons solaires à l’intérieur de son train blindé, Denis Roussel, avec comme garde du corps le commandant Duval, convainc tous les militaires -<wbr>enthousiastes-<wbr> de le soutenir. Ceux-<wbr>ci envisagent même un putsch pour destituer Davier et promouvoir le renouveau de l’humanité. Un pittoresque trajet en train leur fait rencontrer tour à tour un clan de chevaliers (ce sont des universitaires qui ont décidé de faire joujou en ces temps troublés !), d’infâmes salauds fascistes (leur chef se fait appeler avec originalité Hitler), et enfin Davier qui, quoique rigoriste, n’hésite pas à faire pratiquer d’atroces expériences dignes d’Auschwitz sur des malheureux sacrifiés. Grâce aux militaires, Davier est destitué, Roussel le biologiste devient Premier Ministre pour apporter une nouvelle liberté au monde. Quant aux pillards, ils seront éliminés, en toute simplicité.<br>Une énième mouture d’un roman-<wbr>catastrophe qui se délecte à décrire l’innommable sur fond de pollution généralisée. Le style repose sur un jeu de questions-<wbr>réponses, certainement plus faciles à être compris par le public auquel se destine le roman. Il faut souligner l’énergie de l’auteur à mettre le salut du monde entre les mains des militaires -<wbr> intelligents, fins, vifs, sensibles, généreux, prompts à analyser les situations -<wbr> auxquels s’opposent le président Davier-<wbr>le-<wbr>Sadique ainsi que les brigands des villes, pauvres gens dont le cancer n’est que la traduction visible des vices dont ils sont atteints. Quand le roman cataclysmique se transforme en contes de fées pour adultes consentants !</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">906</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Soldat, Leve-Toi!</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/soldat-leve-toi-r904/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/images-3eme-guerre.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Harker et son ami Garry ont décidé de s’engager. L’armée leur offre la situation avantageuse de pouvoir se mettre en hibernation à la fin des combats afin de reservir dans une guerre ultérieure. Les premiers réveils, quoique difficiles, sont suivis par un briefing détaillé : on leur dit contre qui ils étaient censés se battre, à quelle unité ils appartenaient et, après une séance de remise en forme, les dirigeait-<wbr>on sur les zones de combat. Jamais, au cours de leurs nombreux réveils, Harker ne quitta Garry. Peu à peu domina un sentiment d’étrangeté, les mobiles pour lesquels ils se battaient perdant progressivement de leur intérêt. <br>Un jour, le théâtre des opérations se situait en Afrique, tel autre en Antarctique, puis sur la Lune (en fait trois siècles plus tard), puis sur Vénus, enfin sur des planètes extrasolaires, avant qu’ils ne se retrouvent  sur la Terre. Savoir contre qui et dans quel camp ils luttaient n’avait plus aucune importance. Les seuls éléments concrets qui leur restaient étaient le théâtre des opérations, des champs de ruines, la farouche attention qu’ils apportaient à préserver leur vie, et les meurtres qu’ils accomplissaient régulièrement. Quoiqu’on leur permît, à chaque réveil, de se désengager des opérations, ils n’y pensaient même pas. Etrangers à eux-<wbr>mêmes, étrangers à l’époque, ne pouvant plus s’insérer nulle part, ils s’étaient transformés en machines à se battre. Les conflits leur paraissaient de plus en plus oniriques, surtout lorsqu’on leur appliqua une nouvelle procédure, sensée économiser le transfert des corps : le seul enregistrement des données de leur esprit. <br>C’est ainsi que Harker eut l’immense surprise, lors d’un de ses engagements, d’abattre son ami Garry : on avait dupliqué son essence vitale en de nombreux exemplaires pour économiser d’autres vies de soldats ! La guerre perpétuelle atteignit enfin l’horreur absolue le jour où Harker se rendit compte que l’homme qu’il venait d’abattre était en réalité lui-<wbr>même, les armées du futur ne se composant plus que de soldats clonés,  indéfiniment ressuscités :<b><br></b><i>« Il chercha la trousse des premiers soins dans son ceinturon pour panser sommairement sa blessure. Il ne la trouva pas. L’idée lui prit une minute pour se frayer un chemin dans son esprit : ON NE LUI AVAIT PAS REMIS DE TROUSSE MEDICALE. Pendant un bref instant, il éprouva de la colère. Mais ce fut bref. Pourquoi lui en aurait-<wbr>on fourni une ? Qu’était-<wbr>il pour ceux qui l’employaient ? Une créature rappelée du passé, un anachronisme auquel on ne demandait que de se battre et, si nécessaire, de mourir. Rien de plus. Un spectre en un temps qui n’était plus le sien, se raccrochant à la vie au milieu de la mort. Un charognard qui se repaissait de cadavres et de destruction pour survivre, n’ayant d’autre utilité que de donner la mort. Et lorsqu’il avait achevé de tuer on le remisait pour la fois suivante. »</wbr></wbr></i><br>Une vision cauchemardesque semblable à l’enfer de Dante établie avec la plus froide logique.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">904</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Societe Des Trompettes De Jericho&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-societe-des-trompettes-de-jericho-r903/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/ht-le-rire.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">En dix quatrains, l’humoriste évoque la venue des angelots qui soufflent dans leur trompette, donnant un concert gratuit et stupéfiant pour annoncer la fin du monde :<br><i>« Mais , inutile de m’étendre,<br></i></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">903</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Sloma De L'abianta</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/sloma-de-labianta-r902/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/sloma-de-l-abianta.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le roman est divisé en deux parties : avant et après la date du 22 juin 1986. Avant, c’est la relation des mille hasards qui ont poussé au déclenchement de l’apocalypse nucléaire. Des tranches de vie de chacun des protagonistes sont proposées au lecteur. Celle de John, qui appuiera sur le bouton  déclencheur provoquant la mise à feu des missiles. Obscur sans-<wbr>grade, il est de permanence dans son bunker pendant que sa femme attend un enfant.  Celle du président américain Hart, harcelé par l’avocat de sa femme. Celle du président chinois Linh qui se trompe en faisant bombarder une pacifique troupe de bergers mongols lesquels cheminent au-<wbr>delà des limites de leur territoire sans avoir conscience du danger. Enfin, celle du Premier Secrétaire  russe qui, croyant à une agression chinoise, fait se positionner des sous-<wbr>marins nucléaires pour une frappe éventuelle. Le catalyseur de tout cela sera le passage d’une pluie d’aérolithes exceptionnelle brouillant les communications et rebondissant le long de l’atmosphère. C’en est trop. L’apocalypse nucléaire se déclenche ce 22 juin 1986 :<br><i>"Un vent de folie agita l’humanité. Les vieilles haines se rallumèrent : les rancoeurs, les racismes, les vexations endurées, la vengeance. Toutes ces plaies, ces hontes de l’espèce humaine surgirent au grand jour, étouffant, recouvrant, écrasant le mince vernis de la civilisation. Resurgirent les pogroms, les meurtres, les viols, les pillages."</i><br>Après, c’est la vie dans l’Abianta (pour "abri anti-<wbr>atomique") où survivent depuis plus de cinq siècles les descendants de ceux qui ont eu la chance d’être protégés des retombées. Les survivants ont perdu tout souvenir de la catastrophe.  Des  guides spirituels leur parlent de " démons" ayant eu comme nom "John" ou "Hart". Sloma, jeune adulte plus courageux que ses camarades, tient à se rendre compte par lui-<wbr>même de la véracité des faits. Echappant à la surveillance des prêtres, après une dure remontée à la surface, il débouche près d’un ancien puit d’accès non obstrué. Il y fait la connaissance d’un ordinateur ("l’Entité mauvaise" dont parlent les prêtres) qui, tout en lui insufflant les connaissances nécessaires, l’envoie comme cobaye (à son insu) pour explorer la surface qui présente toujours un visage ravagé quoique viable :<br><i>" Devant lui, un peu en contrebas, s’allongeait une allée d’un gris uni qui, par endroits, brillait sous les rayons du soleil. Il distingua des poteaux effondrés qui portaient des panneaux. Les inscriptions étaient depuis longtemps effacées. Il essaya d’imaginer les lieux jadis : ce qu’il avait sous les yeux devait avoir été ce que les anciens appelaient une ville."<br></i>Elle est hantée par les "Anorms", des sous-<wbr>hommes, résultats de mutations négatives :<br><i>" Sloma eut tout loisir de les détailler. Une énorme avancée osseuse protégeait les yeux si profondément enfoncés dans leurs orbites qu’ils paraissaient inexistants ; leurs bras immenses battaient le long de leurs jambes, descendant bien au-<wbr>dessous du genou. Ils portaient tous, soit de rudimentaires haches de pierre, soit de simples gourdins. "</wbr></i> <br>Il y fait la connaissance d’Antéa, une jeune fille normale appartenant à une tribu qui descend des rescapés "normaux" de la surface. Ce qu’ignore Sloma, c’est que l’ordinateur veille sur des "Anciens" en hibernation, scientifiques et techniciens datant de l’époque de la catastrophe et qui, si toutes les conditions de survie étaient réunies, ils auraient à gouverner une nouvelle terre, à eux livrée de plein droit par l’ordinateur programmé en ce sens. Sloma et Antéa, se révoltant à cette idée, détruisent l’ordinateur, ainsi que les cellules d’hibernation des "Anciens" ce qui provoquera un volcanisme intense à l’endroit où se situe l’Abianta de Sloma, ensevelissant du même coup toute la tribu. Sloma et Antéa hériteront d’un monde neuf qu’ils devront rendre plus juste.<br>Un récit documenté bien que l’on ne voit pas comment, avec la technologie en usage en 1986, l’on aurait pu – même de façon cachée -<wbr> mettre en hibernation toute une pléiade de scientifiques. A moins que  " l’endormissement " ne soit une constante des scientifiques (peut-<wbr>être aussi des politiques) …</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">902</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Sixieme Hiver</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-sixieme-hiver-r901/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/sixieme-hiver.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Une mutation brutale du climat se produit sur la planète entière comme l’avait annoncé le Dr. Stovin: après un intermède climatique anormal pour la terre, c’est-<wbr>à-<wbr>dire une période interglaciaire, celle-<wbr>ci retourne à sa vraie condition, c’est à dire une nouvelle ère glaciaire. New York, Montréal, Chicago de même que toutes les grandes cités européennes disparaissent, ensevelies sous la neige . Il n’y a plus ni essence, ni électricité. La famine s’étend. Dans ce contexte s’accomplit le difficile retour en Amérique du Dr Stovin qui, avant la catastrophe, avait été dépêché chez son homologue russe pour concertation. Il s’aperçoit de l’effondrement des structures sociales en Russie et tente de regagner l’Amérique par voie de terre, la seule possible. Il y parviendra grâce aux éminentes qualités de son ami eskimo qui retrouve ses manières ancestrales de survie dans un milieu hostile. Ensemble, ils traversent le détroit de Béring redevenu pont conjonctif entre l’Asie et l’Amérique: <br><i>" Le niveau de la mer était descendu. Le passage du détroit de Béring existait de nouveau. Bientôt, peut être, le passage entre la France et la Grande-<wbr>Bretagne. Et, pourquoi pas, le passage à Bal al-<wbr>Mandel, entre l’Arabie et l’Afrique (...)  Mais la chose surprenante, la chose vraiment stupéfiante est la vitesse avec laquelle les choses se produisent. Pas en cent ans. Pas en dix ans. Juste une année pour faire tomber le niveau de la mer au point que les icebergs butent maintenant sur la terre ferme. " <br></wbr></wbr></i>Le paysage s’est transformé, la neige et la glace ont effacé tout contraste. Dès le début de leur voyage alors qu’ils utilisaient encore des camions, ils se fraient un chemin avec  difficulté: <br><i>"Les talus de neige de chaque côté de la voie avaient près de deux étages de haut. Ils arrêtaient la lumière de telle sorte que les véhicules, bien qu’il ne fût pas encore midi, roulaient dans une sorte de crépuscule. "</i><br>Ils troquent leurs véhicules motorisés contre le traîneau tiré par des rennes sibériens. Déjà les loups se multiplient et réclament à nouveau leur place dans l’économie générale de la nature, la disputant aux hommes,  désorganisés. Le désastre est total pour l’humanité, et pour fort longtemps. C’est du moins la conclusion pessimiste d’un rapport officiel:<br><i>"L’âge glaciaire prend place très rapidement. Ne pourrait-<wbr>il pas se retirer tout aussi rapidement ? La réponse est un non catégorique. Le résultat le plus immédiat d’une glaciation est l’augmentation de l’albédo (réflexion), de sorte que de très forts ensoleillements ne parviennent plus à réchauffer les régions gelées de la planète. Selon les prévisions les plus optimistes, cette nouvelle glaciation peut se transformer en période interglaciaire dans environ trois mille ans. <br>Mais si l’on observe les formes de glaciations antérieures, une telle prévision est très optimiste. De nombreuses raisons nous font croire que la planète est dans une phase de glaciation. Beaucoup de régions près du pôle sont toujours soumises aux conditions du dernier âge glaciaire dont l’achèvement, il y a douze mille ans a permis l’évolution de l’homme et l’arrivée de la civilisation. Malgré ce réchauffement, de grandes régions habitées de notre planète retombent chaque hiver aux conditions de l’ère glaciaire. Nous n’avons toujours pas compris les facteurs : alignement des planètes, radiations solaires, activité volcanique, ou la combinaison des trois qui ont permis l’interruption de l’âge glaciaire et apporté la douceur de la période interglaciaire. Toutefois, il n’y a pas lieu de croire que cette nouvelle glaciation ne suivra pas la forme de la précédente. Sur cette base, il faut s’attendre à ce que le nouvel âge glaciaire dure environ quarante mille ans. "<br></wbr></i>Le récit bien documenté et solidement écrit insiste sur la description des effets immédiats de la glaciation, et, en suivant le voyage du Dr Stovin, met l’accent sur une nature devenue délibérément hostile. L’effet de réel est saisissant et la catastrophe généralisée fait... froid dans le dos!  A comparer avec " Blizzard " et les " Enfants de l’hiver ".</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">901</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Sixieme Colonne</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/sixieme-colonne-r900/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/sixieme-colonne-heinlein.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">En un futur indéterminé mais après l’an 2000, les Etats-<wbr>Unis sont envahis et terrassés par les Pan-<wbr>Asiates, Mongols, Chinois, Indiens qui, ayant débordé la Russie Soviétique, font peser une poigne de fer sur les USA :<br><i>" La soviétisation de l’Asie en avait chassé les occidentaux, et tout particulièrement les Américains, beaucoup plus efficacement  que n’aurait pu le faire n’importe quelle décision du Congrès. </i>"<br>Les Américains, numérotés, immatriculés, parqués en des camps de concentration vivent le sort des esclaves sous la férule d’un " Prince Royal ". Seule, dans toute l’Amérique, une base secrète, située près de Denver, n’avait pas été découverte. Là, différents scientifiques s’appliquent à la mise au point d’un appareil spécial, sorte de "transmetteur de matière". Une mauvaise manipulation tue la quasi-<wbr>totalité des ressortissants de la base, à l’exception de quelques scientifiques.<br>Voilà la situation que découvre le colonel Withney Ardmore lorsqu’il prend le commandement des scientifiques présents, Thomas Graham, Robert Wilkie, Herman Scheer, le major Brooks et le colonel Calhoun. La question qui se pose est la suivante : comment, lorsqu’on a si peu de moyens, résister à l’envahisseur ? Ses espoirs reposent sur trois idées. La première est l’exigence d’une obéissance totale et inconditionnelle aux ordres reçus. La deuxième suppose une utilisation des techniques de bluff et la maîtrise des communications. La troisième consiste en l’achèvement de ce qui pourrait devenir l’arme ultime, le fameux transmetteur, qu’il baptise le " ledebetter " en hommage à son inventeur disparu. Puisqu’il est impossible de résister aux Jaunes par la force, Ardmore constituera une 6ème  colonne, chargée de les déstabiliser. Par le truchement d’une religion crée de toutes pièces – les Jaunes ne comprenant rien aux Dieux occidentaux -<wbr>  il implantera des temples sur l’ensemble des Etats-<wbr>Unis, et créera une prêtrise ad hoc, thuriféraire  du nouveau dieu "Mota". Ce travail sera sensiblement facilité par le rayon Ledbetter, véritable outil multi-<wbr>fonction. Ce dernier présente des possibilités qui tiennent du miracle : découper de plaques de granit, soulever, tirer, pousser des objets très lourds, assommer, désintégrer les êtres humains, et in fine, transmuter les métaux en or. <br>Le réseau s’organise rapidement. Des nouveaux venus, soigneusement triés  formeront la prêtrise ; chacun d’entre eux gagnera un temple, muni d’un "bourdon", une application individuelle du rayon ledbetter,  et d’un émetteur-<wbr>récepteur qui leur permettra d’adapter leur gestuelle aux attentes des fidèles. Vêtus d’une manière appropriée, ils en imposeront aux Pan-<wbr>asiates d’autant plus facilement qu’ils les arrosent littéralement de pièces en or chimiquement pur et d’affirmations réitérées de soumission à l’autorité du prince Royal. Les temples où s’opèrent les "miracles " , uniquement réservés aux Blancs, attirent de plus en plus de monde par l’offre d’un repas gratuit ou d’une guérison-<wbr>minute à travers l’entremise du transmetteur. <br>Les Pan-<wbr>asiates, dépassés, réagissent tardivement mais seront incapables de s’opposer à la lutte psychologique que leur livre Ardmore. Une agitation violente s’étend de proche en proche. Il est d’ores et déjà trop tard pour que les masses jaunes puissent se reprendre. Alors qu’elles s’apprêtent à investir les temples, Ardmore donne l’ordre d’engager le combat final. De chaque temple rayonne la mort relayée par les hélicoptères issus de la "Citadelle". Les envahisseurs, déprimés devant une situation qu’ils ne contrôlent plus, se suicident en masse obligeant le prince Royal à donner l’ordre d’évacuer les Etats-<wbr>Unis.<br>Un roman ancien dont l’idée de base n’a pas pris une ride, quoique l’écrasement d’une armée d’invasion par six hommes seulement, tient du conte de fées. Quant à l’opinion de l’auteur, elle est tout entière résumée en ces lignes :<br><i>" Ce satané culte a attiré toutes les cervelles un peu fêlées du pays, les hommes aux cheveux trop longs et les femmes aux cheveux trop courts</i></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">900</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Similia Similibus Ou La Guerre Au Canada</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/similia-similibus-ou-la-guerre-au-canada-r898/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/similia-similibus.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Dans une ferme, en aval de Québec, le journaliste Paul Belmont épouse Marie-<wbr>Anne Meunier, dans la paix du soir. Même l’ombre de la menace que fait planer l’Allemand Biebenheim, qui convoite aussi la jeune fille, ne peut ternir cette belle soirée.Pourtant, au moment où le notaire énonce les règles du Droit, Belmont entend des coups tirés au lointain : la ville de Québec est attaquée par des Prussiens. Interrompant sa noce, il s’élance vers le siège de son journal, le notaire lui ayant relaté comment l’arrivée « d’honnêtes » citoyens allemands, immigrés au Québec, qui ont essaimé dans des propriétés et spoliés des fermiers, ont pu constituer un grand danger.  <br>En ville, les rues sont encombrées et les visages fermés. Les arsenaux en cendres, la garnison écrasée, Québec se trouve à la merci des Prussiens. Déjà, ils paradent en ville, Biebenheim en tête, chantant le bel hymne national allemand: « Die Wacht am Rhein » :<br><i>« Mais les contre-<wbr>manifestants reculèrent aussitôt. Ils s’étaient trouvés face à face avec toute une horde de gens armés, avançant militairement en colonne serrée, huit par huit, cadençant leurs pas sur l’air de marche qu’ils continuaient à vociférer à pleine bouche. Quelques-<wbr>uns portaient sur la tête une manière de casque de pompier surmonté d’une pointe dorée (…) Toute la bande paraissait très fière d’elle-<wbr>même. »<br></wbr></wbr></wbr></i>A la vue de Paul, son adversaire tire sur lui, le manque, blesse à mort une innocente passante. Au journal, Belmont retrouve son collègue et ami, l’Anglais Jimmy Smythe. Ensemble, ils décident de devenir les piliers de la résistance en informant la population des menées prussiennes par des tracts clandestinement imprimés et distribués. Alors que sur les murs fleurissent les proclamations allemandes et leurs cortèges  d’interdictions, que l’Etat de Siège est décrété, que les espions s’insinuent partout, Jimmy et Paul créent le «Comité des Vigilants ». La morgue prussienne est infinie. Au château de Frontenac devenu leur quartier général, le nouveau Gouverneur Von Goelinger s’entête à convaincre la municipalité de l’excellence allemande :<br><i>« -<wbr>Suffit. Moi je vous demanderai tout simplement de voir dans ce fait stupéfiant la démonstration de la force irrésistible, surhumaine de la Kultur allemande. Avec nous, vouloir c’est pouvoir. Notre génie d’organisation fait depuis longtemps l’admiration du monde entier. Chez nous, tout marche de front : les grandes affaires et la haute politique. La guerre est l’une de nos industries nationales. Tout tend vers un but unique ; l’exaltation de la race au-<wbr>dessus de toutes les autres, et devant cette poussée d’ensemble de toutes les volontés, de toutes les intelligences d’une nation supérieure comme la nôtre, tout obstacle doit fatalement crouler ; en un mot, nous avons acquis et détenons le monopole de la toute-<wbr>puissance sur la terre… »<br></wbr></wbr></wbr></i>Se voulant sympathique, Von Goelinger les convainc que toute résistance serait inutile puisque l’Ile des Sorciers ainsi que le Canada en entier est sous contrôle prussien. Il ne faut attendre aucune aide des Etats-<wbr>Unis, qui appliquent le principe de neutralité, ni de l’Europe, déjà sous le feu allemand :<br><i>« -<wbr> Ne riez pas, messieurs, rugit le martial diplomate. J’avais en effet oublié de vous informer que nous frappons le grand coup exactement en même temps, j’oserais dire à la même heure, en Europe, en Amérique, partout où nos ennemis sont vulnérables. Le Canada, leur plus belle colonie, était naturellement l’un des premiers points de mire de nos canons. Au moment où je vous parle, nos superdreadnoughts enfin supérieurs à ce que la marine anglaise avait de mieux, nos centaines de sous-<wbr>marins géants, nos terribles zeppelins, attaquent les côtes anglaises; nos immenses armées de terre, jointes à celles de l’Autriche, foncent sur Peters-<wbr>bourg et sur Paris. »<br></wbr></wbr></wbr></i>Malgré ces preuves convaincantes, le maire refuse de se soumettre. Von Goelinger lui laissera un délai de réflexion avant de passer à des arguments plus frappants. Paul, ayant trouvé sur une ancienne carte un sentier détourné, abandonne le centre-<wbr>ville et apprend que l’invasion, préparée de longue date, n’a pas été universelle. D’Ottawa notamment, le Gouverneur du Canada en repli a constitué une milice par une levée de conscription de masse. Ces nouvelles seront aussitôt diffusées par le Comité des Vigilants. Les Allemands, persuadés que les Québécois leur sont maintenant favorables, relâchent la discipline, procédant au désarmement de façon débonnaire. Cependant Biebenheim, toujours en quête de Belmont, terrorise Marie-<wbr>Anne, puis découvre les tracts subversifs.  Lors d’un contrôle, un coup de main sanglant décide Von Goelinger d’exercer des représailles dans toute la région, permettant aux soldats de commettre les crimes les plus horribles : <br><i>« Le paysan vint alors et demanda ce qu’on lui voulait. L’officier répondit qu’il n’était pas venu assez vite et qu’on allait le discipliner comme bien d’autres. On lui lia les mains derrière le dos, et on le fusilla sur le champ.Alors, une femme accourut portant un tout jeune enfant dans ses bras. A la vue de son mari mort, elle mit le petit sur le plancher et se jeta comme une lionne sur les Allemands, leur déchirant le visage avec ses ongles. L’un d’eux l’assomma d’un coup de crosse sur la tête. Un autre tira sa baïonnette, prit le temps de la fixer au bout de sa carabine et la plongea au travers du corps du bébé. Il porta alors son fusil à l’épaule avec la petite victime au bout ; le marmot ouvrit ses bras une ou deux fois, et ce fut tout. L’officier ordonna ensuite de mettre le feu à la maison, fit apporter de la paille sur laquelle furent jetés pêle-<wbr>mêle les trois cadavres.»<br></wbr></i>Partout gronde la révolte, attisée en sous-<wbr>main par les curés. Avec Gontran de Saint-<wbr>Denis à leur tête, honnête citoyen canadien de vieille souche française, les troupes, entraînées, réclament un châtiment à corps et à cris. Tous les grands centres urbains voisins les entendent, Montréal en tête.Lors d’une réunion de conjurés dans une cave, à laquelle participent Belmont et Smythe, la contre-<wbr>offensive se déclenche, menée par un Canadien enrôlé de force dans l’armée prussienne, qui connaît parfaitement l’emplacement des caches d’armes. Avec François Boileau à leur tête, les Québécois investissent les arsenaux de la ville :<br><i>« Derrière cette troupe martiale se pressait, dans le chemin creux bien connu, qui mène à l’entrée principale de la citadelle, tout un peuple armé de bâtons, de couteaux de boucherie, de vieux flingots, de révolvers, de haches, de massues, de barres de fer, de tout ce qui lui était tombé sous la main. La garde avait eu à peine le temps de donner l’alarme. La garnison était prise au piège. »<br></i>C’est la victoire. Et Paul…se réveille d’un rêve où l’avait plongé un médicament puissant, le tétronal,  administré suite à son évanouissement nerveux lors du mariage, durant lequel il avait fantasmé toute cette aventure.<br>Un récit intéressant bien que vieillot, reprenant le thème de la rivalité anglo-<wbr>prussienne, basé sur la description des attitudes, des comportements, de l’esprit frondeur et pro-<wbr>français des Canadiens.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">898</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Silence De La Cite</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-silence-de-la-cite-r897/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/silence-de-la-cite.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Une terre dévastée dont on ne connaît que peu de choses, une vision de ruines éparses et, au milieu d’elles, la Cité. Monde fermé, automatisé où quelques rares vieillards survivent, environnés de prothèses technologiques raffinées. La Cité est remplie d’ « Ommachs » (pour «Hommes -<wbr>machines »), tellement sophistiqués qu’ils paraissent réels. Ils représentent, sous forme de programmes, les vieillards vivants ou morts. Efficaces et tout-<wbr>puissants, au-<wbr>delà des jeux de l’apparence, les Ommachs entretiennent la Cité.<br>Au-<wbr>dehors survivent des êtres humains primitifs, en tribus. Les catastrophes passées ont conduit à un déséquilibre génétique grave : il naît environ six fois plus de filles que de garçons. Paul, l’un des derniers Vivants de la Cité, envisage un programme de régénération de la terre, se servant du matériel génétique des femmes primitives dans le but de créer un être humain stable. Elisa, l’héroïne du roman, est cet être. Elevée par Paul (qui se fait appeler « Papa ») et Grand-<wbr>Père (le scientifique « Desprats »), elle ne prend conscience que tardivement de sa nature. <br>Petite fille, puis adolescente, enfin jeune femme, elle tombe amoureuse de Paul avant que d’être consciente de sa cruauté et de le désavouer. Elisa est spéciale. Grâce à son pool génétique si particulier, elle révèle des possibilités fantastiques comme celles de changer de sexe ou d’apparence à volonté. Plus tard, elle tuera Paul devenu sénile et, sur l’injonction de Desprats, quittera la Cité dont elle est désormais l’héritière pour aller à la rencontre des tribus.<br>Sous la forme mâle de Hanse elle tombe amoureuse de Judith qui, des années plus tard, deviendra meneuse d’une révolte de femmes désireuses d’abolir le pouvoir patriarcal. Mais le déséquilibre homme/femme persiste. Elisa, réintégrant la Cité met au point à partir de ses propres cellules sexuelles un nouveau programme génétique. Elle produit plusieurs générations d’enfants, sortes de clones d’elles-<wbr>même, destinés à essaimer à l’extérieur. <br>En grandissant, les enfants s’opposent à une mère trop exigeante quoique adorée. Abram notamment, le premier-<wbr>né, secoue le joug maternel et quitte la Cité sans autorisation. Sous sa forme féminine,  il se mêle à la population extérieure.D’autres enfin vont encore plus loin dans les jeux de métamorphose : pour certains, la possibilité leur est donnée d’adopter toutes les formes, y compris celles des animaux, ce qui bouleverse Elisa. Après bien des années, Elisa ressort définitivement de la Cité qu’elle inactive. Elle retrouve Judith vieillie et Abram dressés l’un contre l’autre en une lutte des sexes fratricide à laquelle elle compte mettre fin.<br>« Le Silence de la Cité » est le premier ouvrage d’Elisabeth Vonarburg dans lequel se retrouvent déjà ses thèmes majeurs: conditions d’existence de la femme, combat féministe, décor post-<wbr>cataclysmique. Non dénué d’intérêt mais touffu et parfois indigeste, le roman se lit comme un grand monologue intérieur axé autour de la complexe personnalité d’Elisa.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">897</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Siege De Londres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-siege-de-londres-r895/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/siege-de-londres.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le « Siège de Londres » relate la fin de la domination anglaise sur le monde et le désastre militaire que subit l’Angleterre à cause de l’incurie de ses gouvernants. Le parti conservateur au pouvoir fit place aux Libéraux, menés par le tonitruant Gladstone. Ces derniers, avec l’accord de tous, démagogues et tièdes à la fois, firent leur possible pour diminuer l’influence de l’Angleterre dans le monde sans jamais tenir compte d’aucun des signes annonciateurs du désastre. Ils dégarnirent les place fortes militaires en Inde. Ils signèrent des accords de bonne entente avec les Boers d’Afrique du Sud, qui ne les respectèrent jamais. En Afghanistan, ils comptèrent sur l’amitié indéfectible des Russes qui ne pensèrent qu’à les trahir. Les Irlandais, toujours opposés aux Anglais, obtinrent de plus en plus de voix au Parlement. Enfin, en Egypte, ils abandonnèrent leurs alliés à la vindicte des Arabes du Soudan qui,  de pillages en pillages, menacèrent gravement le pays. Ce faisant, les politiciens anglais mécontentèrent, et  leurs citoyens, confondus par cette politique extérieure catastrophique, et les Français, de plus en plus agacés par leur morgue :<br><i>« En effet, un parti considérable en France criait qu’il fallait une guerre avec l’Angleterre, et il était évident qu’une telle guerre aurait été très populaire du côté du détroit français. La France jetait des regards d’envie vers l’Egypte, et ne se lassait pas déclamer contre la « perfide Albion », qui l’avait exclue des rives du Nil. Les journaux français, favorables à une rupture entre les deux pays, s’attachaient à démontrer la faiblesse de la marine anglaise à cette époque, et la réduction actuelle de l’ancienne armée britannique au-<wbr>dessous de sa force normale. »<br></wbr></i>Lorsque les Conservateurs arrivèrent à nouveau au pouvoir, le mal était fait. L’Angleterre, affaiblie politiquement et isolée, devint une proie facile pour la France qui noua des alliances objectives avec les autres nations européennes désireuses de se partager le gâteau.Les efforts militaires entrepris par le nouveau gouvernement dans ses colonies ne furent pas suffisamment dissuasifs, malgré la grande bataille du Transvaal que gagnèrent les Anglais. Alors que les Français préparent une flotte d’invasion à Cherbourg et Calais, les Russes avancent en Afghanistan. L’Espagne, irritée par la situation de Gibraltar s’unit à la France. Les Irlandais bougent de plus en plus.Malgré tout, la déclaration de guerre de la France à l’Angleterre ne désarçonne pas le gouvernement anglais, toujours persuadé de l’excellence de sa force maritime, d’autant plus que l’invasion tarde à se produire :<br><i>«L’activité dans les ports, tout autour de la Grande-<wbr>Bretagne, devenait étonnante. Le bruit des marteaux et des rivets était incessant. Portsmouth et Sheerness étaient une scène de tumulte et d’animation farouche. Dans toutes les stations les préparatifs recevaient une impulsion extraordinaire. A Woolwich des milliers d’ouvriers supplémentaires étaient engagés et les garnisons des côtes étaient renforcées. On rappelait les réserves navales : on augmentait la petite escadre du détroit de façon à former une flotte formidable, et une flottille de puissantes torpilles se trouvait prête en un temps incroyablement court. De plus, cinquante steamers magnifiques appartenant à des compagnies privées étaient remis entre les mains de milliers d’ouvriers pour être convertis en vaisseaux de guerre. »<br></wbr></i>Aussi fut-<wbr>ce un coup de tonnerre dans un ciel bleu lorsque les citoyens anglais apprirent conjointement la nouvelle de la bataille de Bristol et le bombardement de Douvres par deux canonnières. L’insurrection de la population irlandaise du Sud et enfin le débarquement d’un corps expéditionnaire de dix mille Français, une tête de pont,  dans le comté de Sutherland au nord de l’Ecosse, provoqua une énorme panique dans les villes anglaises où l’on décréta, sans plus attendre, la mobilisation générale. Le gouvernement Gladstone, revenu au pouvoir, fut renversé ; des émeutes populaires mirent la ville de Londres à sac :<br><i>« La résidence officielle du premier ministre fut attaquée et réduite en ruines. Plusieurs membres du cabinet furent maltraités, et les gardes à cheval avec un grand nombre d volontaires chargèrent le peuple, réussissant à le repousser, non sans verser beaucoup de sang. La scène était horrible, et Londres n’avait jamais rien  vu de semblable. Les rues étaient partout teintes du sang d’hommes et de femmes massacrés. Bien des maisons dans le voisinage furent complètement détruites, et il n’y en avait pas une qui ne portât les traces de la grêle de balles dont la malheureuse populace avait été assaillie.<br></i>A nouveau le haut commandement militaire s’était trompé: il avait laissé le nord du pays quasiment sans protection, ce qui permit aux Français, dès qu’une puissante force conquérante eût quitté Brest pour Douvres, de marcher sur Londres, afin de prendre la capitale anglaise en tenaille.La tête de pont écossaise constamment réapprovisionnée par des vaisseaux français légers et rapides, progressa rapidement jusqu’à la grande bataille de Plymouth, qui se déroula de nuit, à l’aide des lampes électriques. A Douvres, l’explosion des magasins de munitions provoquée par un Irlandais traître à la cause anglaise,  signa la défaite du Sud et fut la cause de la grande Terreur. En face du péril, les Anglais s’unirent comme jamais. Les Montagnards écossais du Nord ainsi que les citadins anglais du Sud s’apprêtèrent à combattre et à périr.Le massacre de la terrible bataille d’Assynt fut comme un avant-<wbr>goût de celle d’Edimbourg. A Inverness, les Français s’emparèrent du fort Georges, qui devint citadelle d’appui pour leurs troupes. Les Montagnards écossais, retranchés dans la ville, livrèrent une défense farouche qui ne résista pas à la ruée des zouaves. Les Ecossais, voyant que tout était perdu, pratiquèrent la politique de la terre brûlée, livrant leur capitale aux flammes, la réduisant à un champ de ruines :<i><br>« L’infanterie et l’artillerie de l’armée d’invasion se rendirent à la ville où elles entrèrent au Grass Market, et dans les rues autour de cet espace vacant, afin que le château fut menacé de là. Les sapeurs français en minèrent la grande porte, qui, par son explosion, redit l’entrée facile : mais, pour y arriver, il fallut passer devant des maisons d’où l’on jetait de grosses pierres et des pots de pétrole enflammé. Des femmes en sortirent, armées de couteaux et de haches, pour assaillir l’ennemi qui avait tué leurs pères ou leurs maris, leurs frères ou leurs fils. Les Français, tués et blessés, formaient ainsi dans les rues étroites des espèces de barricades. La boucherie était féroce, et il paraissait douteux que le château pût être pris au milieu de cet ouragan de feu et de mort. Bientôt, pourtant, les Français, par un élan presque frénétique, sautant sur les tas de cadavres, entrèrent dans le château et passèrent ses défenseurs au fil de l’épée quand ils eurent refusé de se rendre. »<br></i>L’opposition politique anglaise se fit de plus en plus violente au fur et à mesure que les Français approchaient de la capitale. A Carlisle les deux armées françaises firent leur jonction. Les envahisseurs redoublèrent de vitesse, à marche forcée, car il importait que les faubourgs londoniens soient pris avant qu’il ne s’y amasse une trop grande concentration de troupes ennemies. A Derby, les Français tombent dans un piège, en conséquence la ville fut passée au fil de l’épée. L’armée du Nord souffrira beaucoup de cette résistance acharnée, désespérée. Elle établit enfin son camp à Hampstead, s’emparant de toutes les lignes de chemin de fer, vitales pour les Anglais.<br>Pendant ce temps, à Londres, autour de la Tamise, s’était constituée une armée de cent vingt bataillons anglais, les Français bloquant l’embouchure du fleuve. L’attaque de Dulwich et de Hammersmith dura quinze jours durant lesquels les positions respectives des belligérants demeurèrent inchangées. L’on abattit les maisons de Chelsea pour faire place nette aux batteries, afin de casser un siège qui durait déjà plus de deux mois. La tour de Londres fut bombardée, et s’écroula. La bataille décisive eut lieu dans Green Park et Hyde Park, que les Français pilonnent sans relâche. Un brouillard intense aida un moment les Anglais qui manoeuvrèrent pour attirer les Français, méconnaissant le terrain, dans la « Serpentine », un petit lac, pour qu’ils s’y noient. Mais ce moment de gloire fut suivi par un ouragan de boulets, et par les charges sauvages des Dragons français. Cette contre attaque, qui dura six heures, brisa définitivement le moral des Anglais. Balayés par les zouaves, combattant à un contre dix, ils capitulèrent sans conditions.Les Français sont possesseurs d’un Londres transformé en monceaux de ruines. L’Angleterre, vaincue, cessa d’exister. L’Empire des Indes passa à la Russie, le protectorat égyptien, ainsi que Chypre, à la France, Gibraltar à l’Espagne. Les indemnités de guerre s’élevèrent à plus de trois cent cinquante millions de livres et la marine anglaise fut définitivement mise hors service. L’Irlande devint indépendante.<br>Un court roman, l’une des nombreuses séquelles, conséquences de la « Bataille de Dorking ».  Les faits, relatés avec une précision journalistique, traduisent la crainte et l’angoisse de la Grande Bretagne en face de la montée des puissances continentales. L’accent est mis sur l’irresponsabilité des politiques, le but de cette guerre conjecturale étant de réveiller le peuple anglais de son illusion de toute puissance.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">895</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Si Le Soleil Ne Revenait Pas&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/si-le-soleil-ne-revenait-pas-r892/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/si-le-soleil-ne-revenait.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le bourg de Saint-<wbr>Martin-<wbr>du-<wbr>Haut, encaissé dans une haute vallée des Alpes suisses, connaît un événement singulier au sortir de l’hiver : le soleil est en passe de disparaître. C’est du moins ce que disent Follonier et Denis Revaz qui a fait soigner son genou chez le vieil érudit Anzévui, le sage de la petite communauté, lequel prétend, après avoir lu  la bible et opéré les calculs astrologiques nécessaires, que le soleil disparaîtra pour de bon, très bientôt, et qu’il est temps pour chacun de se préparer. Lui-<wbr>même, au moment ultime, mourra :<br><i>" Tu as pourtant refait les calculs, tu es arrivé au même résultat que moi…Et bien, je vais te dire, parce que tu n’as pas compris. Eh bien, dans le livre, il y a une guerre ; -<wbr> il y a justement une guerre à présent. Et il y a  aussi une guerre dans la région du soleil. 1896 et 41 ça fait le compte. Il est dit que le ciel s’obscurcira de plus en plus, et, un jour, le soleil ne sera plus revu par nous, non plus seulement pour six mois, mais pour toujours (…)<br>" C’est pas ça, disait Revaz.<br>-<wbr>Et qu’il y ait eu des filles qui avaient des inquiétudes à leurs fins de mois…<br>-<wbr>C’est pas ça ?.<br>-<wbr>C’est quoi ?<br>-<wbr>C’est le soleil.<br>-<wbr>Le soleil ?<br>-<wbr>Oui<br>-<wbr>Et qu’est ce qu’il va lui arriver , au soleil ?<br>-<wbr>Du pas tant bon, dit Revaz "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Chaque habitant vivra cette révélation en fonction de sa psychologie. Les uns (surtout les jeunes) traitent ceci de faribole et Anvézui de menteur :<br><i>-<wbr>Alors ce soleil ?<br>-<wbr>Eh bien, je ne sais pas, moi ; je ne suis pas un savant comme Anzévui ; j’ai pas lu ses livres…<br>-<wbr>On te demande seulement de nous dire comment ça se passera, le soleil qui n’éclaire plus. Pourquoi est-<wbr>ce qu’il n’éclaire plus ?<br>-<wbr>Je sais pas, il y a extinction, ou bien c’est nous qu’on cesse de tourner…<br>-<wbr>Oh ! justement, disait Follonnier, c’est qu’on tourne et on ne peut pas cesser de tourner . Comment veux-<wbr>tu qu’on cesse de tourner ?<br>-<wbr>Je sais pas.<br>-<wbr>On tourne même doublement, parce qu’on tourne autour du soleil et ensuite autour de nous-<wbr>mêmes, et ça fait la nuit et le jour. Pour qu’il n’y ait plus que la nuit, il faudrait qu’on soit comme la lune.<br>-<wbr>Justement…<br>-<wbr>Ou bien que le soleil éclate en morceaux ; comment est-<wbr>ce qu’il peut éclater en morceaux ? Il faudrait qu’il rencontre une comète…<br>-<wbr>Justement.<br>-<wbr>Mais il n’y a point de comète… Ou bien qu’il se refroidisse tout à coup et qu’il devienne noir comme quand on pisse sur le feu… "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Les autres, à l’exemple de la vieille Brigitte qui allume une chandelle par semaine écoulée, entreprennent de constituer des réserves de bois.  Follonier, le rusé et avisé paysan, envisage le temps qui reste pour réussir des affaires, notamment celle de racheter le terrain d’Arlettaz qui a impérieusement besoin d’argent pour pouvoir rechercher sa fille enfuie et alimenter son alcoolisme. Vivant dans une crasse inimaginable, il déboursera sans compter l’argent du terrain, payant à boire à qui le souhaite. <br>Le jeune Métrailler désire en avoir le cœur net. Armé de son fusil et dans la nuit noire, il grimpe au sommet du grand Dessus pour vérifier si effectivement le soleil a disparu :<br><i>" Il n’y avait plus de ciel ; il y avait seulement un brouillard jaunâtre qui était tendu d’une pente à l’autre, comme une vieille serpillière, un peu au-<wbr>dessus du village, et les montagnes sont derrière, ou bien est-<wbr>ce qu’elles n’existent plus, les pointues, les carrées, les rondes, celles qui sont comme des tours, celles qui sont comme des cornes, celles qui sont toutes en rochers, celles qui sont toutes en glace  qui brillaient toutes ensemble autrefois sous le ciel bleu. "<br></wbr></wbr></i>Mais un faux pas, une entorse, réduit son projet à néant. Ses camarades de Saint-<wbr>Martin-<wbr>du-<wbr>Haut, à l’instigation de Métrailler père, se chargent de le ramener. Le bistrot de Sidonie se transforme en centre opérationnel. Dans l’atmosphère enfumée se commentent les événements ; les jeunes qu’Anzévui met mal à l’aise projettent de lui jouer un bon tour : ils espèrent lui faire peur en se déguisant en femmes.  Entre-<wbr>temps,le père Métrailler tombe dans le coma. Effrayé de le voir ainsi, Métrailler fils cherche Anzévui qui seul est capable de libérer l’agonisant d’une vie devenue inutile. Quant au père Revaz, il pense à mettre ses affaires en ordre avant le grand départ de la fin du monde et transmet son héritage à ses enfants. Soudain, Brigitte se rend compte que la chandelle restée habituellement allumée sur le rebord de la fenêtre de la maison d’Anzévui, n’éclaire plus : le vieux sage est trouvé mort dans son fauteuil. Pour la communauté, c’est une catastrophe car à partir de maintenant, le soleil ne reviendra plus ! Seule Isabelle, la femme de Revaz, espère secouer l’espèce d’engourdissement qui pétrifie la volonté de ses concitoyens:<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">892</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
