<?xml version="1.0"?>
<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/5/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Le Suicide Du Monde</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-suicide-du-monde-r923/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/amazing-stories-38-01.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le monde en fin de vie, orbitant autour d’un soleil rouge. Les derniers représentants de l’espèce humaine se sont réfugiés au sein de la terre, dans sa chaleur, qui s’amenuise régulièrement :<br><i>« Or, un matin, comme le prodigieux astre de fer surgissait, Orgouzalam vit à la crête de la muraille à pic qui fermait la vallée devant lui un long scintillement sanglant, une miraculeuse frange de rubis qui suivait le caprice de la roche aussi loin que le regard pouvait aller. Il comprit que c’était la glace qui atteignit enfin, dans son implacable marche de destruction, le dernier refuge de l’humanité »<br></i>Ogouzalam, le sage vieillard présidant aux destinées de son peuple, réunit celui-<wbr>ci pour lui faire part de son  projet. Plutôt que de périr lentement et sans chaleur, en une lente consomption, ne vaudrait-<wbr>il pas mieux faire refleurir brièvement mais intensément la nature en monopolisant en un seul coup toutes ses ressources volcaniques, quitte à subir une fin brutale et inexorable quant ces dernières seraient définitivement épuisées ? Lui, Orgouzalam, au cas où sa proposition serait acceptée, promettait à son peuple un euthanasie sans douleur et rapide. Le projet fut adopté et l’on vit une floraison extraordinaire de la nature et de l’espèce humaine :<br><i>« Ce fut comme une folie d’activité qui secoua l’humanité figée depuis des siècles dans la morne attente de l’inévitable fin. Par toutes les galeries souterraines les êtres s’affairaient, fourmillaient si denses qu’on eût cru que subitement l’espèce avait décuplé. Une rumeur énorme de voix grondait à travers le labyrinthe des voûtes inondées de lumière électrique et se mêlait au fracas des machines roulant et frappant. »<br></i>Cette renaissance fut brève. Bien que les hommes aient oublié la mort inexorable, Orgouzalam s’en souvenait, lui; il avait camouflé le mécanisme fatal sous un jouet, et appelant auprès de lui un petit enfant :<i> <br>« Sur ses menottes tendres, sur ses genoux, le petit erra, trébucha. La boule d’or attira son regard ; il s’en approcha avec des cris et des rires, étendit ses doigts tremblants, perdit l’équilibre et s’abattit de tout son faible poids sur le jouet. Une poussière d’étincelles fleurit un instant dans l’immensité, puis s’éteignit, et l’œil sanglant du soleil chercha vainement le monde. »<br></i>Une nouvelle étonnante, baroque, désespérée d’un style puissant par un auteur tombé dans l’oubli, et jamais rééditée.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">923</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Stas Ou Journal D'un Dieu</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-stas-ou-journal-dun-dieu-r919/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/stas.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Les membres de la famille Dubrankman, lors d’un pique-<wbr>nique, étaient loin de se douter que le destin allait leur jouer un tour. <br>A cause d’une combinaison moléculaire extraordinaire, le fromage ingurgité contribua à faire d’eux des « Stas » (pour « Stabilisés »), soit des êtres humains improbables, figés dans une immobilité physiologique pour l’éternité. Leur cœur ne bat plus, ils ne respirent, ils ne mangent plus et surtout, ils ne meurent plus. <br>Pour Hector Petitpas, le gendre, l’immobilité fut lourde de conséquences. Survenue au cours de la sieste érotique d’après-<wbr>repas, il fut affligé d’un priapisme persistant identique à celui du « Bandard fou » de Moebius. Situation qui lui valut le succès auprès des dames pour les siècles à venir sans qu’il en retire une satisfaction quelconque, ses sens eux-<wbr>mêmes s’étant stabilisés.<br>Marie, la petite bonne paysanne, inculte et sauvageonne, mit à profit sa longévité pour acquérir une culture telle qu’elle devint, quelques siècles plus tard, une exploratrice interstellaire, disparaissant en une mission extragalactique. <br>Juliette, la femme d’Hector, se trouvait enceinte au septième mois lorsque le phénomène eut lieu. Elle garda son enfant trente quatre ans dans son giron puis eut la douleur de le perdre quand, après une césarienne réussie, celui-<wbr>ci put vivre une vie d’adulte normal, puis de vieillard, à côté d’une maman toujours aussi jeune. <br>Plus tard, les Stas ne purent dénombrer leur descendance tant elle était nombreuse, sans toutefois que celle-<wbr>ci pût profiter de leur pouvoir.<br>Mais le véritable héros du livre est Léopold Dubrankman, dont le nom « Léopold » se déforma en « Popoff » après la catastrophe mondiale qui s’inscrivit autour des années 3770. Témoin modeste et ironique des siècles futurs, il vécut 2324 ans avant d’être annihilé sur un bûcher funéraire, le feu seul pouvant avoir raison d’un Stas. Il avait ouvert un journal intime pour y relater sa formidable expérience d’homme-<wbr>dieu. <br>Devenu immensément riche après un judicieux placement d’argent, il s’intéressa aux divers secteurs de la culture (politique, linguistique, économique…) pour finalement jouer un rôle effacé dans l’histoire des hommes qu’il se contenta d’observer. <br>Au cours des premiers millénaires, la science fit d’énormes progrès, y compris dans l’exploration du cosmos jusqu’à l’invention du « transmut », un appareil de transmutation permettant la métamorphose de tout en tout ( du sable en poulet, par exemple, ou de l’eau en vin) offrant le paradis à une humanité laborieuse. <br>Laborieuse mais agressive. Un désaccord avec des extraterrestres amènera sur eux la malédiction des cieux, soit la disparition totale de l’espèce humaine, des catastrophes géomorphologiques généralisées, un bouleversement des continents et la disparition de toute vie :<br><i>« Après ces hors-<wbr>d’œuvre prometteurs, ce fut le chaos, le cauchemar d’un feu d’artifice dans toute sa splendeur. Les continents pétaient comme des châtaignes. La carte du monde changeait à chaque instant. La France, notre belle province, ne fut pas épargnée. <br>Si la Manche disparut entre le Pas-<wbr>de-<wbr>Calais et les environs de Douvres, un coup bien placé, fit de Brive-<wbr>la-<wbr>Gaillarde un port de mer, l’Atlantique s’étant engouffré dans une crevasse ouverte par une explosion atomique, entre le Massif Central et Arcachon. »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Seul Léopold Dubrankman, le dernier Stas survivra au désastre, grâce à sa nature. Il entreprit de marcher à la rencontre d’autres hypothétiques survivants, traversant des années durant des territoires stériles, vides d’animaux mais couverts d’une épaisse forêt :<br><i>« Inde, Chine ou URSS, c’est toujours la sempiternelle forêt, sans bêtes, sans oiseaux, sans hommes. Et je poursuis ma randonnée solitaire, avec pour tout bagages et richesses : ce présent cahier, mon stylo Eternit, mon portefeuille bourré de dérisoires billets de banque, un costume qui commence à n’en plus vouloir et des chaussures qui n’en veulent plus du tout. »<br></i>Le froid, la neige, la température glaciale ne constituaient pas de barrières pour lui. Se dirigeant vers les plus hautes montagnes du monde –d’après lui, l’Indou-<wbr>Kouch -<wbr>, il eut l’immense surprise de découvrir une tribu humaine, oubliée de l’histoire, les « Kouchiques », qui l’adoptèrent comme un dieu.<br>Là, de façon paternaliste, il conseilla ses sujets dans leur évolution, tout en évitant de leur donner des indications technologiques propres à les mener sur la voie du progrès scientifique. Comme démocrate il déplora que le réflexe agressif réapparaissait cycliquement dans l’être humain et ne put que s’incliner lorsque de hardis explorateurs marins kouchiques, partis sur l’océan indien, revinrent en rapportant les expériences malheureuses du contact avec des sauvages de « Cinghalaisie », des descendants d’anciens rescapés australiens survivants sur une île-<wbr>continent apparue au cours du cataclysme. <br>Les Cinghalaisiens, ayant tué quelques-<wbr>uns de leurs camarades, l’on décida d’une expédition punitive malgré les conseils de prudence du dieu « Popoff ». <br>Léopold, pour mettre du piment dans sa vie, accompagna l’expédition guerrière qui, prise au piège, fut anéantie. Lui-<wbr>même, à cause de ses pouvoirs ,  considérés comme malfaisants, brûla sur le bûcher :<br><i>« Popoff renonça à se défendre et à se disculper. Il se laissa aller à son destin. Est-<wbr>ce lassitude ou conviction d’impuissance ? Les deux hypothèses sont plausibles. <br>Vingt-<wbr>trois siècles d’existence suffirent peut-<wbr>être à son désir de vivre et son instinct de conservation, s’en était émoussé d’autant. Sans doute aussi, l’impossibilité de se faire comprendre dans la langue cinghalaisienne, lui enleva ses dernières velléités de résistance. »<br></wbr></wbr></wbr></i>Son journal intime, retrouvé par hasard dans une strate archéologique par une nouvelle civilisation humaine, fournira la preuve que jamais l’évolution humaine ne se fait de manière progressive mais que l’être humain, prisonnier d’un cycle de développements et de régressions, était condamné à répéter sans fin les mêmes erreurs :<br><i>« Grâce aux Stas, et singulièrement à Popoff, nous savons maintenant, en toute humilité, que l’on n’invente rien. On recrée tout au plus. Le progrès scientifique dont nous jouissons aujourd’hui, n’est pas l’apanage exclusif de notre temps. Le même stade de perfectionnement technique a existé sous l’ère chrétienne et vraisemblablement donc, sous les ères précédentes. »</i><br>Les Stas, journal d’un dieu, forme une petit ouvrage intéressant.Sans que jamais l’auteur ne se prenne au sérieux et avec une grande économie de moyens littéraires, il développe pourtant, avec finesse et ironie, ce que l’on peut lire dans des pavés conséquents (comme ceux de Stapledon), soit l’application des thèses d’Oswald Spengler sur le déclin de l’Occident. Un récit plaisant et profond. A rééditer.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">919</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Sous Le Soleil</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/sous-le-soleil-r916/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/ht-auclair-1-b.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf5 fs24">Dans la forêt, au bord d’une plage, subsiste misérablement un groupe d’êtres humains primitifs.  L’homme « aux cheveux rouges et à la barbe hérissée » fouille le sable à la recherche d’objets utilisables. La trouvaille d’une bouteille encore intacte le ravit. Avec cela, il pourra puiser de l’eau à volonté et la transporter d’un point à un autre. En rapportant le récipient dans son clan, il soulève l’admiration de sa femme. Comme l’ancêtre ne peut lire le cahier enroulé à l’intérieur de la bouteille, le « rouge » jette le manuscrit dans les flammes.Pourtant son contenu aurait été très intéressant car il fut le témoignage de l’un des derniers survivants d’une société proche de sa fin. La révolution sociale avait éclaté en Angleterre :<br><i>« La volonté de triompher mûrissait ; comme des vagues, nos rangs grossirent et nous triomphâmes. Le puissant prolétariat du monde, éveillé à la volonté de la puissance, se redressa enfin. Il n’avait rien à perdre, hors ses chaînes, et devant lui gisait le monde avec ses richesses accumulées par une bourgeoisie appliquée et avide. Les Etats d’Europe tombèrent l’un après l’autre en holocauste au flot révolutionnaire, les derniers trônes s’effondrèrent dans les émeutes sanglantes et, à la fin, s’écroula le plus effrayant, le plus terrible des trônes, celui du Capital. »<br></i>Elle détruisit la ville de Londres, tenta de contrôler un pays où s’était mise en place une guérilla bourgeoise implacable et constante. Les paysans surtout, bons connaisseurs du terrain harcelaient de jour comme de nuit les troupes prolétariennes. Avec le temps, l’on utilisa des armes de plus en plus primitives.<br>Cinquante années de guerre perdurèrent en Europe. Peu à peu l’ordre militaire se délita, offrant l’opportunité à des groupes paramilitaires, plus ou moins légitimes, de faire régner une terreur locale.Ces troubles, encore minimes en face de l’invasion noire du général Jameson, profitèrent, grâce à l’état d’anarchie généralisée en Occident, aux Jaunes qui envahirent le continent. Partout la famine, l’indigence, l’inculture, les épidémies, la mort firent disparaître toute trace de civilisation, y compris en ce dernier camp retranché d’où le narrateur écrivit son ultime message :<br><i>« A cette époque se produisit aussi un événement que les siècles précédents redoutaient déjà : le péril jaune qui dormait devant l’Europe puissante, gorgée d’armes, se réveilla et les hordes innombrables de l’Orient submergèrent et noyèrent la Russie dans le sang. La famine, accompagnée d’épidémies inconnues jusqu’à ce jour, décimait les êtres. La sauvagerie prenait chaque jour des proportions plus atroces et foulait à grands pas la plaine ouverte devant elle. »<br></i>La femme, s’étant emparée de la bouteille, était en train de la remplir au bord d’un ruisseau lorsque l’homme « blond », un ennemi, s’empara et de l’une et de l’autre. Le « rouge » ayant aperçu le « blond », un combat sans merci se déroula entre eux. L’agresseur, quoique plus faible que son adversaire, l’assomma d’un unique coup bien appliqué porté au moyen d’un mince tuyau d’acier creux trouvé sur le sol. Déjà la femme en avait pris son parti et suivi son nouveau maître…<br>Une nouvelle forte exprimant avec économie, la brutalité des idéologies et leurs effets pervers. L’état de délabrement social qui en résulte corrobore les paroles d’Einstein qui prétendait que « la prochaine guerre se fera à l’aide d’arcs et de flèches. » Ici, c’est encore pire : elle se fait à coups de massue…</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">916</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Souffle De Lune</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-souffle-de-lune-r914/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/souffle-de-lune.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><i>" Il faisait encore jour sur son monde d’origine ; mais, dans le ciel malade, strié d’éclairs de toutes les couleurs, des nuées fort inquiétantes s’enroulaient, gonflaient, éclataient sous le vent hurlant mêlé à des grondements de tonnerre incessants. " l’apocalypse ", pensa Rek, épouvanté. D’énormes masses de poussière se soulevaient, tournoyaient dans l’atmosphère chargée d’électricité, retombaient en crépitant sur les reliefs déchiquetés. Le jeune homme aspira une gorgée d’air acide, se mit à tousser, les yeux remplis de larmes. "<br></i>Une terre ravagée, à l’agonie par on ne sait quelle catastrophe avec de rares survivants qui s’y battent pour subsister. Parmi eux, Rek, un jeune homme artiste, Prof, un ancien proxénète, Orda-<wbr>Blue, la prostituée qui travaillait pour lui, et Bolk, l’ami de Prof. Ils imposent leur présence à Rek qui trouve Orda-<wbr>Blue sympathique. En fouillant dans les ruines, Rek déniche un cristal qui a la capacité, avec l’aide la lumière lunaire, de créer un passage en un autre monde parallèle à la terre, par le biais de la surface d’une toile peinte. <br>En ce monde parallèle, chacun de nos protagonistes possède son double, légèrement décalé. C’est un monde barbare, dominé par Hur le Grand (Bolk) qui entretient un harem à l’oriental ou Kerlie (Orda-<wbr>Blue) et sa favorite et Klam (Prof), le castrat qui la chaperonne. Profitant de la confusion entre les doubles, Rek met bon ordre à cela, éliminant Hur-<wbr>le-<wbr>Grand. Avec Kerlie et Orda-<wbr>Blue, il traverse à nouveau le miroir (pardon, le tableau) poursuivi par les gardes. Prof, qui avait pris la place de Klam, retient ces derniers en se sacrifiant. Ils reviennent sur la Terre, mais une nouvelle terre parallèle, débarrassée de toutes les souillures de l’ancienne et vierge de tous barbares.<br>Un récit adolescent avec des préoccupations d’adolescent dans une collection pour adolescents, sans véritable innovation.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">914</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Solution De Continuite&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/solution-de-continuite-r912/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/solution-continuite.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Un groupe de spéléologues amateurs dont Claude, une jeune étudiante en médecine, Pierre, pilote d’essai, et le Père Sernin, sont surpris au sein de la terre par un violent éboulement faisant s’écrouler le tunnel d’accès, catastrophe dont ils se sortent difficilement. A la surface les attend un spectacle de désolation :<br><i>« le ciel était d’une couleur anormale. Une couche de nuages ou de vapeur, à très haute altitude, voilait le soleil, ne laissant filtrer que des rayons rougeâtres qui ensanglantaient le paysage. Le plateau avait éclaté sous des pressions inimaginables et une faille le coupait en deux à la hauteur de Servigny dont rien ne subsistait. Seule partie conservée relativement intacte, la croupe boisée de Fromonville, tache de verdure presque noire sous l’éclairage monochromatique. »<br></i>Le paysage est laminé et les rares personnes rencontrées le sont à l’état de cadavres. Le cataclysme aussi soudain qu’universel, a profondément modifié la géographie terrestre comme en témoignent les deux sous-<wbr>marins, l’un russe l’autre américain qui auront eu, eux aussi, le bonheur (le malheur ?) de survivre. Après un moment de découragement et la mort du Père Sernin tué par un survivant dément, Pierre et Claude s’organisent pour remettre en état un hélicoptère et s’aventurer à la recherche d’autres rescapés<br>La raison de la catastrophe va leur être expliquée par des extraterrestres bienveillants, ressemblant comme des frères jumeaux aux terriens. Ce sont eux les responsables involontaires de la quasi-<wbr>destruction terrestre. L’un de leurs vaisseaux à vitesse extra-<wbr>luminique, dans son déplacement migratoire vers une autre planète habitable, a heurté la Terre, accident rarissime mais gravissime, déplaçant les continents, supprimant l’Atlantique et, par leurs rayons porteurs, éradiquant toute vie ou presque, de la surface du sol. Très embêtés (on les comprend ), ils sont prêts à tout pour aider les survivants, à organiser leur transfert à bord de leurs vaisseaux, vers leur propre planète. A cette nouvelle, Claude, Pierre ou encore les deux commandants des sous-<wbr>marins ne se sentent plus de joie. Il faut dire que les Hélionnes – c’est le nom des extraterrestres femmes -<wbr> sont ravissantes, télépathes, grandes amoureuses et prêtes à tout pour se faire pardonner leur sottise.<br>La deuxième moitié du roman sera consacrée à l’analyse des sentiments réciproques unissant Hélionnes et Terriens, le récit basculant dans la mièvrerie. Pierre restera sur la terre, qu’il aime profondément. Regroupant autour de lui Ghislaine, Jacques, Philippe et les autres, il jouera à Dieu, éliminant les méchants qui tuent et violent, sauvant de malheureux enfants orphelins. Claude, tombée amoureuse d’un Hélionne mâle partira exercer la médecine sur les grands vaisseaux blancs, prouvant par son attitude que le mixage  Hélionne-<wbr>Terrien est une parfaite réussite.<br>Un récit au départ prometteur qui s’enlise rapidement en distillant un ennui profond.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">912</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Soleils De L'apocalypse</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-soleils-de-lapocalypse-r911/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/soleils-de-l-apocalypse.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La trame du roman couvre cent huit ans, de 1962 à 2070. Elle relate le passage de la terre et du système solaire du plan physique au plan ethérique, en une vaste épopée futuriste et ésotérique. Rapportée par les faits et gestes de Marie Delacroix, le personnage principal, cette évolution s’articule autour de deux thèmes essentiels : l’Apocalypse de St Jean et les prophéties de Nostradamus autour desquelles tourne une pléiade de thèmes mineurs fortement ancrés dans le domaine de l’ésotérisme, à savoir, : le rôle (présumé) de la Franc-<wbr>Maçonnerie, la Grande Loge Blanche, l’Atlantide et les Atlantes, les voyages dans l’Astral, le New Age et la réincarnation, la réalité spirituelle et les extraterrestres, la méditation et le pouvoir des cristaux, les Supérieurs Inconnus, etc. etc.<br>Le récit est agencé de manière à former une intrigue cohérente dans laquelle les thèmes se déduisent avec logique les uns des autres et interfèrent avec la vie de Marie, pivot fondamental de l’action. Les grandes envolées dithyrambiques sur l’évolution spirituelle des êtres s’enracinent en contrepoint dans le prosaïsme d’une science-<wbr>fiction cataclysmique vécue au jour le jour. Car, avant d’atteindre la plénitude de l’âge d’or, il convient  pour l’auteur que la vieille humanité disparaisse, que la "Babylone" soit détruite, que la "Bête" étende son emprise sur le monde.<br>Tout commence lorsque le père de Marie, Jean-<wbr>Michel, s’adonnant avec passion à la méditation et aux voyages dans l’Astral, est assassiné par les "Forces de l’Ombre" parce qu’il a découvert une vérité essentielle. Plus tard, Marie, grandissante, redécouvre le secret de son père après une enquête policière,  pendant que l’univers social se dégrade autour d’elle. Sa mère s’est remariée avec Claudio un Italien et vit à Florence. Son frère Simon avec lequel elle ne s’est jamais entendue, se livre à toutes sortes de trafics. Seul son oncle Mathieu, informaticien, est prêt à l’aider dans sa recherche. Elle s’initie à la méditation et la sortie hors du corps physique. Lors d’un de ses voyages, elle rencontre l’âme de son père qui la confirme dans ses soupçons d’un vaste complot envers l’humanité de la part des " Forces de l’Ombre " (des extraterrestres ?) qui emprunteraient les traits de la mafia et ceux de l’intégrisme musulman :<br><i>" Ils commencèrent par noyauter l’Eglise, à l’époque où celle-<wbr>ci avait un grand poids sur le vieux continent : cela donna l’Inquisition, brisant des organisations initiatiques (Templiers, Cathares,…), des idées scientifiques révolutionnaires (Galilée…) et imposant une vision du monde monolithique et archaïque, qui retarda de beaucoup l’évolution humaine. Heureusement le courant de l’Histoire fut plus fort que les freins de l’Inquisition, et cette tentative échoua. Ils continuèrent de noyauter la politique à l’époque où celle-<wbr>ci commençait à gagner ses lettres de noblesse avec la démocratie comme système de gouvernement. Ils créèrent ces mélanges hideux de politique et de nationalisme militaire appelé Nazisme ou Fascisme selon les pays. Ces Forces de l’ombre comme je les appelle, voulaient alors dominer le monde par les armes et le totalitarisme, et briser d’autres organisations initiatiques (Franc-<wbr>maçonnerie et Rose-<wbr>croix…) Ils furent à deux doigts d’y parvenir, tant le pouvoir de séduction d’Hitler fut grand sur les foules toutes acquises à sa cause. Depuis l’Inquisition, ils étaient devenus plus habiles à manipuler les masses. (…) Depuis les années 60, ils tentent de bâtir un empire économique plus puissant qu’un état : la Mafia internationale avec comme profits principaux ceux de la drogue et de la prostitution. "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>La 3ème  guerre mondiale éclate d’une manière soudaine par la faillite complète des banques et des systèmes monétaires internationaux. En une semaine s’installe le chaos : disparition de l’électricité, des biens de consommation, de toute organisation policée dans la cité. Marie, remontée de Lyon à Paris, fuit la ville non sûre. Elle se dirige vers le nord de la France trouvant un refuge inespéré dans une famille d’agriculteurs de Picardie, chez Chantal et Thomas Guilloux à Haramont. Lors d’une de ses sorties, attaquée par des voyous, elle est sauvée par Philippe, ancien journaliste devenu milicien. Il épousera Marie et lui donnera un fils, Jean. Tandis que Philippe patrouille dans le sud de la France pour y former d’autres miliciens, l’Europe est envahie par les intégristes musulmans. <br>Trois pays (selon les prédictions), la Libye, l’Algérie et la Turquie déclenchent un conflit sans pitié. L’Espagne, l’Italie, le sud de la France tombent entre leurs mains :<br><i>" Les nouvelles qui nous parvenaient du Sud étaient à la fois rassurantes et inquiétantes. En France, l’invasion intégriste remonta encore mais fut stoppée à Lyon. Elle semblait butter à ce niveau sur une résistance qui s’organisait dans tout le pays. Ainsi, seul le Sud-<wbr>Est de la France restait occupé. Par contre, la Libye envahit l’Espagne par la mer, ce qui provoqua un second front pour la Résistance française au niveau des Pyrénées (…) Les USA, quant à eux, ne bougeaient pas trop préoccupés à faire fonctionner un embryon d’économie, en partie grâce à leur pétrole : le sort de l’Europe leur était indifférent. "<br></wbr></i>Claudio est tué et Sylvia, la mère de Marie,  rejoint celle-<wbr>ci à Haramont. Le pape Pierre II (anciennement Monseigneur Lustiger!) est assassiné à Avignon. En 2012, Philippe qui a réussi à se sortir des pièges tendus par les intégristes, rejoint sa femme puis tous deux entrent dans un mouvement de résistance actif contre l’oppresseur. Cette fois-<wbr>ci ils obtiennent l’aide américaine. Les Intégristes sont battus et repoussés au-<wbr>delà des frontières :<br><b><i>"</i></b><i>Parallèlement, les nations arabes, vaincues mais non éliminées de l’échiquier géopolitique, ruminaient une vengeance. Elles eurent l’idée d’approvisionner en pétrole les pays de l’Est dont les milliers de chars, hérités de l’époque communiste, rouillaient dans les hangars. Ainsi, dès avril 2014, les chars russes roulèrent avec du pétrole arabe. "<b><br></b></i>A peine sortie du péril, la France épuisée voit se poindre un nouveau danger : des chefs de guerre russes remplacent les Arabes. Il ne reste plus qu’à fuir en Angleterre. Accueillis par Marie-<wbr>Laure, une Française vivant à Falmouth, nos héros y passent quelques semaines. La crainte de Marie, qui a développé de grands pouvoirs supra-<wbr>normaux, augmente car elle entrevoit une catastrophe majeure dans laquelle périront des millions de gens par " le Feu du ciel… " C’est à cause de l’éclatement d’une bombe AM (pour anti-<wbr>matière) lancée par les Américains que la quasi-<wbr>totalité de l’Europe est désertifiée : <br><i>" Grâce à une explosion thermonucléaire d’antimatière, on projeta une masse considérable d’antimatière afin de détruire toute matière sur son passage. La propagation fut plus rapide là où il y avait moins de matière pour la stopper, dans l’air par exemple. Alors que le sol, les rochers, ou des murs épais, pouvaient arrêter une poussée d’antimatière. (…) D’énormes masses d’antimatière se déversèrent sur les zones où les bombes avaient éclaté. Résultat : tout le Bassin méditerranéen, du 45 ème  parallèle au tropique du Cancer, fut ravagé en quelques minutes. (…) On estime grossièrement, puisque rien ne subsista, pas même les corps, que deux cent millions de personnes périrent en quelques minutes. "<br></i>La guerre est terminée. L’humanité vacillante, s’emploie à panser ses plaies. Elle se donne un nouveau maître en la personne de Perry Fox, voyant en lui un grand chef spirituel.  Mais Marie sait qu’il est le représentant des " Frères de l’Ombre " et que c’est lui qui est responsable de la mort des membres de sa famille. La lutte se poursuivra au plan spirituel. A la recherche de l’Atlantide, Marie et Philippe découvriront les lieux cachés et souterrains où se sont réfugiés les derniers Atlantes (le Conseil des 12) après la destruction de leur continent. Ces derniers sont prêts à aider l’humanité à franchir le petit pas qui la sépare d’une autre vie. Les agissements de Perry Fox qui joue avec les forces ethériques de la terre engendrent une nouvelle catastrophe : un raz-<wbr>de-<wbr>marée gigantesque qui balaie les côtes d’Europe et d’Amérique faisant resurgir de dessous les eaux le continent atlante.<br>Finalement, en concentrant ses forces vibratoires, Marie arrive à éliminer Fox et son cénacle d’adulateurs. Une nouvelle ère s’ouvre pour l’humanité qui bascule entièrement au plan ethérique introduisant du même coup dans le monde l’âge d’or. Elle sera guidée par la " Fraternité Blanche " des sages de la " Cité de Shamballa " et par le Conseil des 12, l’autorité suprême.  Toute cette histoire nous est contée en flash-<wbr>back par une Marie âgée de 84 ans alors que le soleil physique a disparu durant trois jours, plongeant l’univers entier dans les ténèbres, avant de réapparaître sous sa forme ethérique de " Soleil  Noir " éclairant une humanité régénérée.<br>Un roman formellement bien construit malgré quelques fautes de grammaire. La description réaliste et concrète des catastrophes qui frappent cette pauvre humanité rachète l’agaçant fourre-<wbr>tout " new-<wbr>âge ". L’intention apologétique de l’auteur est évidente et nous fait classer cette œuvre parmi les " Hétéroclites " selon la belle expression de Pierre Versins</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">911</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Soleil Va Mourir&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-soleil-va-mourir-r910/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/soleil-va-mourir.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Sur Vénus, trois êtres humains observent l’évolution de la terraformation: Pierre le vulcanologue, Monique la biologiste et Stefan l’astronome. La planète a pu être déplacée de son orbite par une civilisation terrienne du futur afin de lui assurer des conditions optimales de transformation. Monique et Stefan, rappelés sur Terre, croisent en cours de route des débris radioactifs traînants dans l’espace et mis là par nos ancêtres du XXIème siècle. Puisque ces déchets constituent un danger pour la navigation interplanétaire, la base terrienne conseille à nos deux astronautes de se charger de nettoyer le terrain. La décision est prise d’envoyer les reliquats dangereux dans le soleil: celui-<wbr>ci pourra les absorber facilement. Aussitôt dit, aussitôt fait. Sur Terre, après un temps de repos bien mérité, Monique et Stefan sont appelés auprès de Messigny, l’astronome le plus réputé de la planète. <br>Messigny est inquiet : il a constaté une recrudescence de l’activité solaire qui semble encore augmenter. Après avoir croisé ses mesures avec d’autres, il n’a plus aucun doute : le soleil est entré en phase explosive de nova. Il reste à la Terre trois mois de survie avant que le soleil n’explose, balayant la totalité du système solaire.  C’est la consternation totale devant l’inanité des efforts à entreprendre pour se protéger de l’épouvantable sort qui attend le monde. Le délai est trop court pour qu’une quelconque action soit entreprise.  Pourtant Messigny surprend son monde : un livre de science-<wbr>fiction appelé " le soleil va mourir " et qui lui a été envoyé par un amateur, propose une solution audacieuse. Etant donné qu’il n’est pas possible d’éloigner la terre du soleil ou de se protéger de l’explosion, il ne reste plus qu’à jouer sur la relativité du temps, faire en sorte que la terre vive en un temps relatif beaucoup plus lent que celui du cosmos, lui donnant la possibilité d’un délai suffisant pour trouver une solution de secours. Par la " ceinture de Messigny ", un nombre suffisant de satellites génère un cocon protecteur de particules relativistes autour du globe, l’excluant totalement du reste de l’univers. Le temps sur la terre s’écoule désormais beaucoup plus lentement ; les trois mois de délai de grâce deviennent dix mille ans. Il était moins une: déjà l’augmentation de la chaleur avait provoqué divers désastres écologiques:<br><i>" Il se mit à pleuvoir.A l’intérieur du compartiment, Stefan se leva pour aller fermer la fenêtre. La pluie tambourinait clair sur les vitres. C’étaient des grosses gouttes tièdes, de celles qui appartiennent aux fins d’orages, de celles qui font les pluies tenaces. Stefan revint s’asseoir. -<wbr>Qui pourrait croire que le soleil s’est emballé ? On aurait pu au moins espérer une fin d’été torride. Mais non : la saison est pourrie, comme presque tous les ans.<br>-<wbr>Au contraire, dit Monica d’une voix terne. Cette pluie est l’une des preuves que l’activité solaire augmente: la chaleur favorise l’évaporation. Il faudra nous attendre pendant quelques semaines à de gros orages ; les masses d’air équatorial et tropical vont se heurter de plus en plus violemment aux masses d’air polaire. "</wbr></wbr></i><br>Cependant Monique et Stefan ne purent admettre que Pierre, resté sur Vénus, soit condamné. Ils convainquirent les édiles qu’ils étaient prêts à le chercher, se condamnant ainsi eux-<wbr>mêmes à revenir sur une terre plus vieille de mille ans,. Considérés comme des héros et charge pour les vivants d’aujourd’hui de transmettre leur mémoire aux générations futures afin qu’ils pussent être accueillis correctement à leur retour, nos amis partent.  Ils rejoignent Pierre in extremis, mais la fusée capote et se couche : il n’est plus possible de repartir de la planète condamnée. Vénus commence à ressembler à une succursale de l’enfer. Les roches se mettent à fondre :<br><i>" Autour d’eux, les vapeurs délétères se dégageaient en lentes fumerolles qui rampaient au ras du sol. Des pierres éclataient ou se fendaient sous leurs pieds. D’autres commençaient à fondre; elles changeaient de forme à vue d’oeil, prenaient un relief plus mou et se mettaient finalement à couler comme autant de bougies. "</i> <br>Soudain les condamnés voient une sorte d’engin spatial extraordinaire, sous forme de soucoupe, s’abattre auprès d’eux. Ils y pénètrent. Sauvés, voguant dans l’espace, ils mettent du temps pour comprendre -<wbr> grâce d’ailleurs au fameux roman " le soleil va mourir " seul témoin d’un passé auquel ils pouvaient encore se raccrocher -<wbr>  que cet engin a été envoyé à leur secours par des terriens de dix mille ans en avance sur eux (c’est à dire de trois mois plus âgés selon leur temps) et qui avaient réussi à déplacer la terre vers le centre de la galaxie,  évitant de peu la fin de leur monde:<br><i>" Stefan ouvrit le livre. Les pages étaient jaunies, cornées, usées par des milliers de doigts: elles s’effritaient lorsqu’on les feuilletait trop vite. Pierre s’exclama: -<wbr> Ceux qui ont envoyé ce vaisseau sur Vénus... Ils savaient! Ils ont abandonné ce roman ici... Pourquoi? -<wbr>Pour que nous puissions le comprendre, dit Stefan. -<wbr> La fin! dit Monica. Nous allons sûrement savoir... Vite, lisons la fin du livre. Stefan, le coeur battant, arriva aux dernières pages. Ils se penchèrent. Ils lurent... "</wbr></wbr></wbr></i><br>Un roman pour adolescent, correctement ficelé et lisible, dont la cohérence interne -<wbr> malgré la fameuse entorse à la "convention romanesque " -<wbr> assure l’intérêt. Une idée originale pour traiter un thème usé.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">910</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Soleil Fant&#xF4;me</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-soleil-fant%C3%94me-r909/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/soleil-fantome.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Ouragan, venu au secours de naufragés, disparaît dans une tempête monstrueuse déclenchée, semble-<wbr>t-<wbr>il, par le « soleil fantôme », une apparition lumineuse perceptible à travers les nuages. «L’as des casse-<wbr>cou», piégé sur une île avec ses fidèles compagnons, Maud et Labrise, a pourtant réussi à sauver le capitaine du navire, en dépit des malversations du professeur Malus, un authentique savant fou propriétaire de l’île, qui, de rage, déclenche coup sur coup des tremblements de terre, raz de marée, foudre en boule et autres joyeusetés, grâce à son arme secrète «le soleil fantôme». Ses compagnons ayant disparu, Ouragan maîtrisera le forcené. Alors Malus lui propose le marché suivant :<br><i>« Seul au monde, je peux retrouver vos compagnons, je vous offre de leur rendre la vie en échange de la mienne. »</i><br>Ouragan accepte même s’il doit encore subir beaucoup d’avanies lors de prochains numéros.<br>Un récit complet et médiocre comme la majorité de ceux qui ont parus dans l’immédiat après-<wbr>guerre, et qui utilisent sans freins les stéréotypes du savant fou.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">909</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Soleil Ensorcele</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-soleil-ensorcele-r908/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/soleil-ensorcele.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Claude Rodier fait la connaissance d’un couple curieux, une jeune fille qui l’intéresse et un vieux barbon qu’il suppose être son père, une sorte de prototype du savant fou :<br><b><i>"</i></b><i>Une caricature vivante ! Un être inimitable, un grand vieux si maigre, que sa taille n’en finissait pas, bien qu’il marchât bizarrement courbé, ce qui lui donnait, sans métaphore, la forme d’un point d’interrogation. Sa redingote usée était beaucoup trop longue, son pantalon fripé était beaucoup trop court. Ses bras interminables semblaient traîner à terre. Et sa tête ? Non ! Il devait le faire exprès ! Des cheveux blancs tout frisés, presque laineux sur un crâne de microcéphale ; un long nez retombant de fée Carabosse ; un petit menton en galoche formidable, aussi décidé  à monter que le nez à descendre, des joues creuses, une peau ridée (…)"<br></i>Engagé par Colquorès, l’ingénieur physicien, Claude se documente sur son ouvrage " les rayons 55 ". Le vieux barbon qui se trouve être le savant Casimir Maugrébien, condisciple, ami de classe et rival de Colquorès, en présence de sa pseudo-<wbr>fille Hélène, se retrouvent également à la Bibliothèque Nationale pour consulter le même ouvrage. Hélène, manifestement intéressée par Claude lui fait savoir qu’elle se retrouvera bientôt à Kergrist en Bretagne. Entre temps, Claude a été mis au courant par Brigaud, autre condisciple de Colquorès, de l’existence d’un diamant rouge aux propriétés physiques extraordinaires qui appartiendrait au baron Guillauteaux. Claude se décide à rencontrer le baron. Mais il arrive trop tard à la propriété, le baron étant déjà mort, asphyxié par des gaz. Claude entr’aperçoit les meurtriers qui ressemblent étrangement à Maugrébien et à son valet Sylvain, un être obèse et vil.<br>Décidé à en avoir le cœur net, Claude, en compagnie de Favier, un détective privé, se rend à Kergrist sous une fausse identité pour surveiller le château de Maugrébien, prenant l’apparence d’un paisible jardinier engagé par le père Gall. Il s’avise que Casimir Maugrébien visite tous les jours une grotte, un trou d’une profondeur inouïe connu dans la région sous l’appellation de " Trou du Diable ". Hélène, elle, est manifestement séquestrée au château. Colquorès, qui ne croit toujours pas aux activités néfastes de Casimir, se rend aussi au Trou du Diable. Mal lui en prend, car il y est poussé par Sylvain. Exit de Colquorès et introït d’un nouveau personnage : le colonel Puyraveau, en réalité le véritable oncle d’Hélène et ancien beau-<wbr>frère de Casimir. Il est assassiné à son tour avec raffinement : sa tête, détachée de son corps, survivra quelque temps grâce à l’habileté scientifique de Maugrébien : <br><i>" Il ( = Favier) s’approcha du lit et rejeta les couvertures… Il était vide !… le corps du colonel ne s’y trouvait pas ! Il n’y avait que la tête, complètement exsangue, posée sur l’oreiller blanc ; la tête " vivante " et dont les yeux douloureux, fixés sur nous, surveillant sans aucun doute nos moindres mouvements (…) Quand Hélène tomba au pied du lit, Favier vit les larmes rouler sur les joues du décapité ! "</i><br>A la suite de cet événement et talonnés par Favier, les deux criminels prendront la fuite, abandonnant Hélène qui de suspecte, devient victime avant d’épouser Claude. Quelque temps après, à Kergrist, se produisent des manifestations telluriques impressionnantes au Trou du Diable. Ces tremblements de terre dus à l’œuvre maléfique de Maugrébien et de Sylvain par l’entremise d’une force solaire amplifiée qui passe à travers le diamant rouge volé, prennent tant d’ampleur que l’axe de la terre en est légèrement dévié.  Alors que les bandits, dans leur nouveau repaire de Nouvelle-<wbr>Zélande, se demandent comment ils pourraient arracher Hélène des bras de Claude, la déviation de l’axe terrestre provoque des désordres climatiques extraordinaires. Paris se voit doté d’un climat tropical en plein hiver :<br><i>" Le thermomètre montait d’une façon régulière et continue. A cinq heures de l’après-<wbr>midi, il y avait 35° à l’ombre. Les rues et les boulevards étaient remplis de promeneurs qui ne pouvaient tenir dans leurs appartements trop chauffés, cherchaient au-<wbr>dehors une fraîcheur absente. Des farceurs circulaient en blazer et en chapeau de paille ! On s’étouffait aux terrasses des cafés. Dans l’immense agglomération parisienne, ma femme et moi étions peut-<wbr>être les seuls à concevoir quelque inquiétude sur la fin de cette aventure ! "<br></wbr></wbr></wbr></i>La végétation pousse à une telle vitesse que le paysage urbain en est transformé : <i><br>" En arrivant aux Champs Elysées, je poussai un cri de surprise. Une fabuleuse verdure s’étalait jusqu’à l’Etoile ; je ne reconnaissais qu’à peine le décor familier des hautes maisons parées de leurs toitures gigantesques. Oui, les arbres des allées montaient à l’assaut du ciel ; leur ombre épaisse et bleue rappelait la célèbre avenue aux dragonniers du Jardin de Hamma, à Alger. </i>" <i><br></i>On chasse même des bêtes inconnues en temps normal au Bois de Boulogne, dans le lac qui s’y est formé : <i><br>" L’affreuse bête ! Vous voyez Rodier, vous voyez ? Une horrible gueule de crocodile surgissait du lac si paisible ; le colossal saurien nageait avec vigueur, cherchant visiblement une proie !… Nous reculâmes instinctivement, sans chercher à dissimuler notre effroi commun. -<wbr>Eh bien!… s’écria Brigaud, et moi qui voulais pêcher ce goujon à la ligne !… Mais c’est inconcevable !… Mais on a truqué le Bois de Boulogne !… Un crocodile !… Un vrai ? Ca passe les bornes, voyons !… C’est trop de couleur locale, à la fin."</wbr></i><br>Favier espérant trouver des renseignements dans l’ancien appartement de Casimir, s’y rend. Soudain parvient une nouvelle ahurissante : Colquorès serait vivant, bloqué dans une faille, quelque part près de Tarbes. Celui-<wbr>ci, bien que tombé dans le trou du Diable, a été sauvé par une<i> </i>"densification extraordinaire de l’air" liée au déplacement de l’axe terrestre, et, comme le trou était manifestement profond, il s’est retrouvé coincé – mais vivant -<wbr>  dans une faille pyrénéenne, établissant le contact avec l’extérieur grâce à un contact magnétique fortuit. Nos amis s’empressent de le délivrer et le mettent au courant des perturbations climatiques et de l’utilisation malfaisante que Maugrébien fait des " rayons 55 ". Alors Colquorès se fâche car il entrevoit, si l’on n’arrête de telles activités, des désastres majeurs pour le globe avec un bouleversement climatique total. <br>Sylvain, revenu à Paris pour s’emparer d’Hélène, est contré par Favier qui le poursuit, lui et sa bande, dans leur repaire de tunnels situé au-<wbr>dessous du Trocadéro. Le bandit parvient encore à fuir non sans indiquer à Favier sa destination finale: celle d’une petite île près de la Nouvelle-<wbr>Zélande. Définitivement, peu de temps après, Colquorès et nos amis mettront fin aux activités du couple maudit. Par une nouvelle adaptation des " rayons 55 ", le bon savant broie ses ennemis dans son repaire entre des murs de " lumière opacifiée ".<br>Le " Soleil ensorcelé ", par son outrance et la démesure de sa thématique est le modèle du roman populaire : amours, crimes, rebondissements, criminels odieux, tromperies, déguisements, quiproquos, châtiments y abondent. Le savant fou, monstre scientifique, a bien failli, cette fois-<wbr>ci encore, mettre la terre en péril.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">908</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Soleil De Vesone</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-soleil-de-vesone-r907/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/soleil-de-vesone.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Grom, jeune artiste contrarié, cohabite avec Mine dans la Cité d’En Bas, à Vésone, nouveau nom de Périgueux. En cette France du futur, le décor urbain a changé en raison d’une conflagration nucléaire qui a fait régresser le pays en un espace où des Cités-<wbr>Etats ont pris le pouvoir. Ceci est d’autant plus flagrant qu’une couche de cendres occulte le soleil, que le froid et la disette se sont installés pour longtemps et qu’un gouvernement fasciste contrôle Vésone, à partir de la Cité d’En Haut où d’heureux citoyens ne manquent de rien :<br><i>« Il y eut ce dérèglement météorologique, cette tempête mondiale, inconcevable, cette coalition d’ouragans cyclopéens, la force formidable des vents, les forêts, les villages dévastés… Et surtout ce qui s’ensuivit, la mortelle sécheresse (…) Les arbres enchevêtrés s’enflammaient, vulgaires allumettes, (…) Sous le réchauffement général de l’atmosphère, les glaces des pôles avaient fondu et provoqué des raz-<wbr>de-<wbr>marée, le niveau des lacs, des rivières, avaient crû dangereusement, et de funestes inondations avaient succédé aux incendies.(…) <br>Par-<wbr>delà les nuages, un monstrueux rideau de cendre obstruait désormais le ciel, occultait le soleil, en une immuable éclipse. (…) Les ténèbres se firent, la température baissa rapidement, d’autant que la plupart des sources d’énergie étaient devenues inaccessibles, les brasiers s’atténuèrent, les étendues d’eau gelèrent, emprisonnant des villes dans la glace ; »<br></wbr></wbr></wbr></i>En bas, c’est l’ère de la débrouille. Très jeune, Trashy et ses compagnons se livrent à des trafics de toute nature tout en se ménageant des entrées dans la Cité d’En Haut. Grom commande à Trashy des Maxi-<wbr>lux 846, sortes de projecteurs surpuissants,  éléments indispensables pour sa nouvelle œuvre d’art . Trashy lui répond dans sa langue imagée :<br><i>« Hein ?! Damned, t’es d’venu ouf, ou quoi ? des Mégalux 846 ?! C’est les cartouches les plus balèzes, quoi ! Même les motherfuckers d’chercheurs du gouvern’ment, les super tronches, ils les maîtrisent pas des masses… You know, c’est plus des cartouches, Baby, c’est carrément des obus !… »<br></i>En guise « d’œuvre d’art », Grom fait éclater cette bombe lumineuse qui, pour un instant, transperce la couche de cendres, provoquant l’affolement chez les nantis. Le Surlieutenant de la Police recherche activement les responsables du désordre. Trashy, toujours providentiel, conseille à Grom de se déguiser et de se mettre à l’abri pour quelques temps. Le sortant de sa planque, il lui fait rencontrer Amina, une jeune fille de la haute,  auprès de laquelle il trouve refuge. Mine, quant à elle, s’abrite chez Trashy. Grom participe à des soirées mondaines qui lui permettent de se rendre compte avec colère et stupeur que l’énergie ne manque pas à la Cité d’En Haut, et que leurs habitants ne sont du tout inquiets quant à la couche de poussière occultant le soleil. Ils ont tout ce qu’ils désirent à partir des transactions commerciales avec les autres Etats-<wbr>Cités, mais réservées à leur seul usage. <br>Grom fait la connaissance de Sibieski et de ses amis, un vieux savant désabusé et ironique adhérant à une espèce de franc-<wbr>maçonnerie aux idées vaguement anarchistes. Le savant lui explique qu’au cœur du « Noyau » (lieu où se pratiquent des inventions) s’élabore le projet « Icaria » qui permettrait aux dirigeants de la Cité de s’élever au-<wbr>dessus de la couche de poussière pour pomper directement l’énergie solaire, tout en maintenant l’oppression du système social actuel en place parce qu’il est le plus favorable à leur situation de prédateurs dominants. Mine rejoint Grom. Avec Trashy ils prennent la décision de détruire le Noyau. Entreprise périlleuse s’il en est, puisque la police est sur leurs traces. Durant l’action Sibierski et ses amis seront tués. Grom et Mine arrivent à pénétrer dans le noyau, prennent la place de cobayes humains et… sont projetés dans le passé, en un époque moyenâgeuse de l’histoire de Périgueux où le soleil brille dans un ciel bleu, où les oiseaux chantent et où l’herbe est verte et tendre.<br>L’auteur signe ici son premier roman dont il serait exagéré de dire que c’est une réussite. Les maladresses s’accumulent au fil des pages, avec une fin pas vraiment sincère, des pistes inexplorées (on aurait aimé quelques développements sur la dictature des Etats-<wbr>Cités), le langage de Trashy (tout en verlan), et enfin un pot-<wbr>pourri navrant de concepts (sexe et exploitation, franc-<wbr>maçonnerie et dictature). </wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="ff0 fs20"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">907</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
