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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/49/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Divagations Sur La Fin Des Temps</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/divagations-sur-la-fin-des-temps-r288/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/divagations-sur-la-fin-des-temps.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Curieux ouvrage que ces « divagations sur la fin des temps». Ni vraiment un roman, ni des nouvelles, ni un essai mais effectivement ce que désigne le titre : des « divagations ». L’auteur puise ses exemples dans quatre domaines qui recouvrent la totalité des environnements dans lesquels évolue l’être humain : le minéral, le cosmologique, l’animé et enfin le domaine humain.<br>Dans chacune de ces parties, de petites narrations, au titre latin, relate et explique des faits curieux ou dangereux qui se sont déjà produits sur terre. Enracinés dans la réalité, racontés en un style soutenu, le romancier extrapole à partir de ces faits, et, sans y toucher, fait comprendre ce qui arriverait si…le danger s’étendait au monde entier, ou si… le déséquilibre amorcé gagnait du terrain. A partir souvent de l’histoire d’un seul individu, ou reconstituant l’historique du fait, la narration débouche sur l’angoisse du lecteur qui se pose légitimement les questions : « mais que se passe-<wbr>t-<wbr>il donc dans le monde ? serions-<wbr>nous vraiment menacés ?»<br>Les interrogations s’ouvrent sur les « orages gigantesques » qui envoient leur foudre en dépit des lois du hasard. Suivent les « vagues scélérates », formations d’eau d’une hauteur de plus de trente mètres, bien plus fréquentes qu’on ne l’aurait cru et imparables dans leurs effets :<br><i>« Il est cinq heures du matin. La nuit est encore très sombre. Soudain, le commandant distingue vaguement, venant droit sur lui, une masse immense, plus noire encore que le ciel. Il n’a pas encore donné l’alerte que le navire géant, avec ses quatre sphères qu’il porte comme de jeunes planètes à demi enchâssées dans la gangue de sa coque, plonge dans le <b>trough</b>, ce ravin à la pente abrupte qui précède la vague scélérate et que l’obscurité a caché aux marins jusqu’au dernier instant. Tandis que le navire, après deux minutes d’une folle descente, « reprend son souffle » au fond du creux, le mur d’eau de 35 mètres s’abat d’un coup sur la proue du <b>Bételgeuse.<br></b>Les choses, ensuite, se compteraient en centièmes de seconde : éventration de la première sphère, mise à feu du gaz par les nuées d’étincelles crées par la rupture brutale des parties métalliques, explosion en chaîne des trois autres sphères, destruction totale du navire, combustion des corps, création d’une onde de choc et d’une onde de chaleur, vaporisation instantanée de millions de litres d’eau (…) phénomène de vitrification des plages, suivis d’une pluie de grêlons monstrueux. La lueur de l’explosion serait visible jusqu’à New York . »<br></i>La curieuse régression de l’émeu, oiseau coureur, laisse perplexe. Devant sa taille en augmentation, son poids multiplié, ses griffes plus longues, se pourrait-<wbr>il que l’évolution puisse être régressive, proposant à nouveau des êtres gigantesque, tels que le furent les dinosaures ?<br>D’autres événements encore : les nuages fortement disséminés d’algues dinoflagellés, au poison mortel, qui s’abattent sur les villes côtières de l’Italie, empêchant la respiration normale et intoxiquant les citadins, les disséminations, par la faute de l’homme d’animaux supposés inoffensifs (ici les NAC = Nouveaux Animaux de Compagnie), envahissant pour raisons de snobisme quantité de foyers et dont on ignore s’ils seront offensifs à l’avenir, l’histoire de la « Ferax Umbellifera », dont la graine, rapportée d’Asie prolifère en Europe en produisant des plantes gigantesques au contact empoisonné, et dont il faudra se protéger à l’instar des « Triffides » de John Wyndham, ne sont que des étapes sur une route de plus en plus dangereuse. Suivront les multiplications des tremblements de terre et la menace que font planer sur la terre les NEA (Near Earth Asteroids), ces « <i>assassins planétaires planqués dans des nœuds lagrangiens </i>», qui ont déjà provoqué l’extinction des dinosaures du crétacé et –qui sait ?-<wbr> préparent la nôtre.<br>Les curieux réveils volcaniques de la Lune, que l’on croyait parfaitement refroidie et morte, la diminution de l’intensité de la magnétosphère nous livre aux rayonnements nocifs du vent solaire et des novae.<br>Mais le plus troublant est à venir. Ce sont les atteintes à l’homme, plus exactement à ses sens. Que ce soit la « main agnosique » qui, tout à coup, ne perçoit plus dans le toucher la texture exacte des choses et donne de fausses informations au cerveau, ou la « dysgueusie », qui a frappé en premier Anne-<wbr>marie Desplat-<wbr>Molière, une goûteuse d’eau émérite, lui renvoyant des odeurs et des goûts imaginaires ou frelatés: une eau à odeur de framboise ou de paille, par exemple. Cette affection inimaginable, inexplicable, frappant de plus en plus d’êtres humains, va de pair avec les « mouches volantes » ou « corps flottants » de l’humeur vitrée de l’œil. Ceux-<wbr>ci ne sont plus l’apanage exclusif des vieilles gens. De plus en plus de jeunes en sont affecté. La preuve en est, c’est que dans les pays à ciel bleu et à soleil violent, les lunettes sombres se multiplient, ainsi que les consultations chez les ophtalmologistes, pour corriger les défectuosités d’une vue grisaillée. Mais rien n’y fait : le phénomène s’étend.<br>En face de cet ensemble de « preuves » racontées avec une verve éblouissante, c’est le lecteur qui énonce sa propre conclusion : « notre époque dysfonctionne ! Et si vraiment c’étaient les signes que la fin des temps est proche pour l’espèce humaine ? »<br>Un petit ouvrage jouissif à mettre entre toutes les mains.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf0 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">288</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Disparition Du Rouge</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-disparition-du-rouge-r287/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/boudoir-des-gorgones-13.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf5 fs24">Et si la couleur rouge n’était plus visible? Et si la longueur d’onde liée à cette couleur disparaissait ? L’abbé Gamma prévenant ses pairs de cette bizarrerie ne rencontra que des sarcasmes. Pourtant, des conséquences fâcheuses se firent rapidement sentir : plus de bonne viande rouge, plus de couleur rouge dans les tableaux des peintres, une quantité importante d’accidents de chemin de fer, liée au non-<wbr>respect de la signalisation  d’urgence et, -<wbr> le plus consternant-<wbr> la transformation obligée du drapeau tricolore. Le seul avantage  fut que nos soldats en leur uniforme garance étaient désormais invisibles sur le champ de bataille.<br>Moqué par les siens inaptes à reconnaître la justesse de sa théorie, Gamma aura raison de façon posthume. Aujourd’hui, l’humanité réside sous terre pour échapper au froid sibérien qui règne à la surface du globe, la couleur rouge ayant seule la propriété de transmettre la chaleur solaire.<br></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">287</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Un Dimanche Apres La Fin Du Monde</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/un-dimanche-apres-la-fin-du-monde-r285/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/dimanche-apres-la-fin-du-monde-baujoud.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Ce jour – un dimanche après la fin du monde -<wbr>  verra deux amants reconstruire leur amour, même <br><i>«s’il ne reste rien dans cette ville<br>Qu’un désert de murs abandonnés »</i><br>Ainsi, en ce monde détruit,<br><i>« lorsqu’(ils) seron(t) seuls enfin<br>Sans personne, et sans rien à la ronde<br>Pas un chat perdu, pas un chien »,</i><br>pourront-<wbr>ils rejouer à Adam et Eve.<br>Une musique forte et des paroles définitives donnent du corps à cette chanson cataclysmique.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">285</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Dilemme</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-dilemme-r284/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/dilemme.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Patrick, adolescent de quatorze ans, voit sa maman et son frère mourir, attaqués et achevés par les aiguillons de guêpes vengeresses, en voiture, à Paris, en un début d’après-<wbr>midi de juillet. Ils ne seront pas les seuls : tous les automobilistes sont attaqués et achevés, d’abord par des hyménoptères, puis par des rats, enfin des oiseaux :<br>"<i> Guidés par les cris, ils parviennent rapidement près d’une femme qui se roule sur la chaussée, près d’un trottoir. Le spectacle qui s’offre à eux les glace d’effroi. Cette femme qui a sans doute survécu aux piqûres de guêpes, est assaillie par des rats d’égouts. Ils sont une dizaine, gros comme des chats. La figure de leur victime constitue leur cible principale. L’un d’eux s’est saisi du nez et malgré les contorsions de sa victime ne lâche pas prise. Deux autres s’accrochent aux lèvres, tandis qu’un autre enfonce ses dents dans la nuque. La chevelure est agitée comme si un rat s’y débattait " (…)</i><br>"<i>A vingt mètres de lui, une femme coincée entre deux voitures est entourée d’un essaim de grosses mouches bleues. De ses mains elle cherche à les chasser ou à les écraser. Mais des milliers de ces insectes l’assaillent. Ils courent le long de ses jambes, volent en émettant un bourdonnement aigu autour de sa tête, se posent sur les yeux, les lèvres pénètrent dans les oreilles, les narines, la bouche, s’infiltrent sous sa jupe. "</i> <br>Lui seul, par sa présence d’esprit extraordinaire, échappe au carnage. Il parvient, à force d’astuces, à rejoindre Marlène, une jeune femme survivante dans une automobile tandis qu’autour d’eux les guêpes, les rats, les oiseaux guettent leur défaillance. <br>Pour une raison indéterminée, les animaux, qui en ont certainement assez  d’être  opprimés par les humains, se sont révoltés. Tous ensemble, sans pitié, ils traquent l’espèce humaine pour la rayer de la surface de la terre. C’est la fin du monde, sauf pour Patrick et Marlène qui mettent à profit ces moments pénibles pour faire l’amour, à l’abri dans leur véhicule<i>:<br>" Prise au jeu, Martine </i>(sic : l’auteur est tellement ému qu’il ne se rappelle plus le nom de son héroïne:Marlène !)<i> promène sa main le long de la jambe de Patrick. Sa main remonte et redescend lentement, et elle jouit des tremblements et des soupirs que ses caresses provoquent. Quand elle sent que Patrick est au paroxysme de l’excitation, elle colle ses lèvres sur les siennes et tout en l’embrassant, elle pose sa main sur le sexe de son jeune compagnon qui halète et frémit de tout son corps. " <br></i>Protégés par des armes improvisées, ils passent sur le toit des véhicules pour atteindre l’appartement de la famille de Patrick. Mais papa est mort. Alors ils se calfeutrent dans l’appartement, sablent le champagne (pour fêter l’événement?) et… refont l’amour : <br>"<i> Son petit homme apporte une bouteille de whisky, des glaçons et de l’eau gazeuse qu’il dépose sur la table basse du salon. A son tour  il annonce " Madame est servie ". Elle va s’asseoir sur le canapé en entraînant Patrick avec elle. "</i><br>Le blocus devenant intenable à la longue, ils s’enfuient à nouveau, en voiture, en évitant les concentrations d’automobiles qui encombrent les voies routières avec à leur bord, les cadavres pourrissants de leurs conducteurs : <i><br>" L’est et le nord de Paris ne sont qu’un immense brasier. Les explosions sont si rapprochées qu’on dirait un roulement de tonnerre qui n’en finit plus. Les immeubles s’écroulent comme des châteaux de cartes. Tout l’horizon est voilé par un épais rideau de fumée. "</i><br>Leur itinéraire les mène dans le sud de la France où ils pourront profiter du bon air marin, du soleil qui requinque, associé au vin clairet de la Provence. Ils n’oublieront surtout pas de se constituer des réserves de…champagne et de whisky (contre la soif !) en empruntant la A6, le long du couloir rhodanien, jusqu’au Cap Camarat :<br><i>"  -<wbr> Et où irons-<wbr>nous ? Est-<wbr>ce que la Côte d’Azur n’est pas indiquée pour un voyage de noces ?  Le whisky commence à faire son effet et à nouveau ils ne craignent pas de pousser la plaisanterie jusqu’au cynisme. Tout à fait indiqué. Mais as-<wbr>tu retenu une chambre au moins ? Tu sais qu’à cette époque, en pleine période de vacances, tout est complet. "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Partout, c’est une vision d’apocalypse. Les cadavres pullulent. En guise d’êtres vivants, ils ne rencontrent que deux repris de justice qui veulent violer Marlène. Elle en profite pour les tuer à coups de carabine. Puis elle fait l’amour (activité récurrente) avec Patrick " son petit homme".  Arrivés à destination, ils se choisissent une villa qu’ils isolent  de la menace animale. <br>Peu de temps se passe qu’ils ne fassent la connaissance d’un autre groupe de survivants : Bruno, Serge, Emmanuelle, Raymond, Gisèle et Jacqueline. Très fraternellement, ceux-<wbr>ci les convie à partager la vie de leur petite communauté appelée " Thélème " dont la devise, de " haulte graisse ", est : " Fays ce que vouldras " :<br><i>"-<wbr>Vous n’avez peut-<wbr>être pas remarqué les quatre inscriptions qui figurent sur les murs. Elles sont joliment tracées en lettres gothiques grâce au talent de notre amie Barbara. Sur celle qui est en face de nous, vous reconnaissez la fameuse devise de l’abbaye de Thélème : "Fay ce que vouldras ". Cette formule pour parfaits épicuriens (</wbr></wbr></i>sic !)<i> ne peut évidemment s’adresser qu’à des gens suffisamment évolués pour admettre qu’on peut faire ce qu’on veut en dehors de tout préjugé, de toute morale bien pensante et de toute contrainte imposée par les lois d’une société asservie par les préjugés. La seule condition, c’est de ne gêner personne. "</i><br>Ils l’appliquent au pied de la lettre, mangeant bien, buvant encore plus et se mélangeant en de joyeuses parties de jambes en l’air puisqu’à monde nouveau il faut des hommes nouveaux, dépouillés de l’aiguillon de la jalousie :<br><i>" Tu crois que tu t’adapteras facilement à nos mœurs ? Oui, je pense, puisque j’ai accepté les règles du groupe. Elle observe quelques instants de silence et brusquement lui pose la question : N’es-<wbr>tu pas désemparé loin de Marlène ? Il hésite et convient : Oui, un peu. Je suis habitué à sa présence. Changeant de sujet, elle lui demande en le pressant contre lui : Quel effet cela te fait-<wbr>il de danser avec des femmes pratiquement nues ? Il pense qu’elle le prend pour un puceau. Alors, avec un air de défi, il répond : Ca me ferait peut-<wbr>être plus d’effet si je n’avais jamais fait l’amour… "</wbr></wbr></wbr></i><br>Raymond lui explique pourquoi la jalousie ne sera plus de mise maintenant : <br>" <i>Ce qui dans notre ancienne société pouvait être considéré comme un délit grave n’a plus aucune raison d’être commis dans les circonstances présentes. Dans une société de super-<wbr>abondance pour tous, il est bien évident qu’il faut déjà rayer les délits de vols et d’escroquerie. Considérons après ceux-<wbr>là le délit le plus fréquent, c’est-<wbr>à-<wbr>dire le crime passionnel. Quand chacun se sera bien persuadé et se sera habitué à l’idée que la première de toutes les libertés est celle de son corps, il lui deviendra tout naturel de penser qu’il ne peut prétendre à la possession exclusive d’une autre personne sans son consentement. De ce fait, ce sentiment de jalousie s’estompera peu à peu et les crimes inspirés par elle ne se perpétreront plus. "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Leurs soirées s’épuisent en discussions pseudo-<wbr> philosophiques sans fin, où l’analyse morale ne cède en rien à la mollesse du style : <i><br>" N’est ce pas cette faillite, cette non compréhension de ce qui devait être la vie qui ont déclenché cette épouvantable catastrophe dans laquelle l’espèce humaine est en train de sombrer. Elle se croyait pourtant la plus puissante, la plus intelligente, la mieux organisée. En fait, elle était surtout la plus dominatrice, jouant les apprentis sorciers sans prévoir qu’un jour, la Nature se révolterait contre des occupants (</i>sic !)<i> bornés et importuns. "</i><br>Raymond porte un faible à Marlène (une ancienne prostituée) qui ne consent à quitter " son petit homme " que si celui-<wbr>là adopte Patrick comme fils. Aussitôt dit, aussitôt fait : tout le monde s’aime si fort… ! Les animaux ont magiquement disparu, ce qui leur laisse goûter des vacances bien méritées dans leur villa provençale, qu’ils fortifient néanmoins (On ne sait jamais) :<br><i>" Patrick a été chercher l’apéritif mis au frais – en l’occurrence un excellent Pouilly-<wbr>Fuissé – qu’ils dégustent avec un plaisir non dissimulé. -<wbr>Quel parfum et quel bouquet, apprécie Marlène -<wbr>Il est vraiment excellent, confirme Patrick et depuis que tu m’as appris à reconnaître les bonnes choses, je n’exprime plus un avis de complaisance comme au début. " (…) " Quand je bois du champagne, j’ai envie de faire l’amour, et vous autres ? Je pense que c’est la réaction de tout être normalement constitué, répond Emmanuelle.  (…) <br>De son côté Emmanuelle ne reste pas inactive. Elle prodigue des caresses de plus en plus osées à Isabelle dont les soupirs se mêlent à ceux de Patrick qui reste un partenaire passif (…) Isabelle, mise en condition par les caresses de son amie, ne se fait pas davantage prier</wbr></wbr></wbr></i> <i>pour se mettre à califourchon sur son partenaire, tandis qu’Emmanuelle, sous le regard de Patrick va se livrer à un plaisir solitaire. "</i><br>Un jour, Bruno conçoit une idée de génie : et si l’on allait se servir de l’hélicoptère de la base voisine pour survoler la région, vérifier qu’elle est bien vide d’animaux pour que tout le monde puisse en sécurité prendre un bain de mer ? N’est-<wbr>ce pas une bonne idée ?  Pendant que les uns nettoient la plage des cadavres pourris qui y traînent, Bruno revient avec l’hélicoptère. Ainsi s’écoulent les jours en cette nouvelle abbaye de Thélème, entre les parties fines, le champagne et le foie gras :<br><i>" Ca a été un désir instantané, suivi d’une jouissance énorme. Mais après, je n’ai absolument pas eu envie de refaire l’amour avec elle. C’est une fille qui doit être très passive, une fille à prendre entre deux portes pour se soulager. Je crois qu’il faut être très excité comme je l’étais pour la prendre. A froid elle doit être décevante . C’est le genre de fille dont on se demande si elles sont capables de parvenir à l’orgasme.   -<wbr>Ingrat ! Vous êtes tout de même un peu dégoûtants, les hommes. Les femmes ont assez de vertu pour souvent vous procurer du plaisir sans contre-<wbr>partie et vous ne leur en êtes pas pour autant reconnaissants ! "</wbr></wbr></i><br>Chacun relate sa propre aventure, à savoir comment il a réussi à échapper aux méchantes guêpes, aux vilaines mouches, aux sales rats, ce qui rallonge toujours le récit de soixante-<wbr>dix pages. Un jour, des signes apparaissent qui ne trompent pas : les animaux semblent revenus. Bruno a relevé les traces d’une horde hétéroclite de bêtes (chiens, bœufs, serpents, rats …) qui se dirigent vers leur maison. <br>Afin de vérifier les faits et contre l’avis de Raymond, il s’envole en compagnie de Jacqueline, atterrit dans une clairière… et c’est la catastrophe : Ils sont encerclés par des oiseaux qui les empêchent de redécoller, de taureaux furieux qui se jettent contre l’hélicoptère, de mouches qui obscurcissent le cockpit. Ils se savent perdus. Alors, avec joie et détermination, ils vont se suicider non sans avoir fait l’amour une ultime fois :<i><br>" Veux-<wbr>tu faire l’amour ? Oui, répond-<wbr>elle avec ferveur. Ce sera une manière intéressante de nous dire adieu. Et je vais en profiter pour te dicter ma dernière volonté. Dès que j’aurai joui et avant que je ne reprenne mes esprits, tu me tireras une balle sous le sein gauche et une autre dans la tempe. "</wbr></wbr></i><br>Les autres membres du groupe qui suivent par radio la tragédie jusqu’à l’orgasme final évacuent leur tristesse dans le champagne. Pour eux aussi, la situation empire : les animaux ont décidé de passer à l’attaque. Se réfugiant de pièces en pièces, ils se défendent avec acharnement, prêts à s’entre-<wbr>suicider si jamais les animaux devaient sortir vainqueurs de la confrontation :<br><i>" Plusieurs centaines de rats serrés les uns contre les autres, râpent avec frénésie le plancher du grenier. Une cinquantaine de vipères rampent au milieu d’eux. Des milliers de guêpes attendant, plaquées sur les murs et sur les poutres où sont perchés hiboux, corbeaux, pies et autres volatiles. A l’extérieur, les quelques bovins qui ont échappé à la fusillade se terrent soit derrière les chars, soit sur les côtés de la maison dépourvus de fenêtres. A l’orée des bois, des castors, transformés en bûcherons, abattent et débitent des arbres, tandis que d’autres traînent et relient entre elles des bûches pour construire un rempart digne du meilleur architecte. "</i><br>A l’ultime moment, au moment où le pistolet dans la main droite et la coupe de champagne dans l’autre, ils s’apprêtent à mourir, les animaux, inexplicablement, arrêtent leur assaut. Non seulement ils sont devenus définitivement cordiaux entre eux (le chien ne pourchasse pas le rat), mais encore avec les hommes, éberlués par une telle attitude (les toutous se laissent caresser !)<br>L’explication finale de tout ce fatras comportemental nous est assénée par un cosmonaute, surgi deus ex machina, venu bien à propos : la disparition de l’humanité avait été programmée par des méchants extraterrestres très très forts qui, s’inquiétant de la brutalité de l’homme envers les animaux, leur ont insufflé intelligence et soif vengeresse. Maintenant que l’humanité se réduit à dix mille individus éparpillés de par le monde, une nouvelle chance de mieux se comporter lui est accordée. Puis il disparaît.<br>Alors, les " Thélémiens " fondent avec d’autres " la Cité Heureuse ", en Grèce évidemment, et réinventent… la Démocratie (C’était çà, le  " Dilemme " : quel type de gouvernement faudrait-<wbr>il réinventer ?)<br>Un ouvrage où tout sonne faux, l’intrigue, les personnages, le dialogue, le décor et dont les pages les plus inspirées sont celles qui décrivent la mise à mort des humains par les animaux. Quant au reste, c’est un fatras érotico-<wbr>sentimental à la Delly, écrit en un style digne d’un lycéen. On comprend mieux pourquoi l’ouvrage a été auto-<wbr>édité.<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">284</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>H.o.p.e.</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/h.o.p.e.-r283/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/deyann.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf5 fs24"><b>Vol. 01 : Deyann</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, Glénat éd., 2009, coll. « Drugstore 40 ans de découvertes », 1 vol. cartonné, in-<wbr>quarto, 48 pl. couleurs. jaquette illustrée. BD d’expression française<br>1 ère  parution : 2009<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Les Drachs, des envahisseurs extraterrestres, ont mis à bas l’espèce humaine, puis sont rentrés chez eux, laissant en veille les «Sentinelles», des robots géants de forme insectoïde.  Mais les hommes n’ont pas tous disparus. Ils ont eu le temps de construire « les ruches », de nombreux abris souterrains mis en réseau où sommeillent, sous la garde d’une entité électronique, des millions d’embryons qui ne demandent qu’à repeupler la Terre, le moment venu.<br>Dans la ruche N° 16, Na-<wbr>Tee, l’entité électronique, a réveillé une poignée d’adolescents pour veiller sur ces embryons. Léa, Gab (qui possède des qualités psy), Ben, et bien d’autres,  fonctionnent en démocratie. Justement, ils sont sur le point de se prononcer quant à l’admission d’un adolescent «sauvage», extérieur à la ruche, Deyann. Ben est contre car, selon lui, Deyann représente un danger potentiel. La famille de Deyann ayant été exterminée par les Sentinelles, celui-<wbr>ci a survécu dans les caves de la ville de New-<wbr>York en ruines. Après un moment d’indécision, Léa, qui est en faveur de l’admission, emporte le vote. <br>C’est un grand malheur, puisque peu de temps après, la ruche est envahie par les robots extraterrestres et les embryons détruits, sauf quelques-<wbr>uns que les survivants du groupe mettent en sécurité dans un abri provisoire. C’est Deyann le responsable de ce gâchis, à son insu. Les Drachs, piégeant son «Tag», (sorte de collier électronique) se sont servis de lui comme d’un poisson-<wbr>pilote pour infiltrer la ruche N°16. L’adolescent, chassé par Ben, retrouve la solitude des ruines et sa vie sauvage pendant que Gab, grâce à ses qualités télépathiques, a réussi à se brancher sur le cerveau collectif des Sentinelles et connaître ainsi leurs sites respectifs. Hélas ! Il est aussi porteur d’une mauvaise nouvelle : les Drachs reviennent….<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf5 ff1 fs24"><b>Vol.02:  le peuple de Joshua</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, Glénat éd., 2010, coll. «Drugstore » 1 vol. cartonné, in-<wbr>quarto, 48 pl. couleurs. jaquette illustrée. BD d’expression française<br>1 ère  parution : 2010<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Deux groupes d’adolescents partent explorer la surface à la recherche d’une nouvelle ruche ou d’un réseau énergétique qui permettrait de faire revivre leur I.A. déconnectée lors de leur lutte avec les Sentinelles. A Boston, le groupe de Léa, Gabriel, Deyann et Thomas font connaissance avec l’un des enfants du peuple de Joshua. Emmenés dans la ruche de Joshua, ils comprennent vite que le leader, aidé par la jeune Marcia, se prend pour un chef religieux et qu’il règne par la terreur sur un peuple d’enfants-<wbr>esclaves. <br>Sa foi est fondée sur le fait que, lors d’une rencontre antérieure avec une Sentinelle, celle-<wbr>ci, contre toute attente, l’avait épargné. Il en avait déduit qu’il apparaîtrait désormais comme l’oint des Drachs, l’intermédiaire entre eux et les humains.Accepté en un premier temps dans la ruche, le groupe se révolte et, aidé par l’un des enfants, libère les autres de la tyrannie. Joshua, succombera sous les coups d’une Sentinelle, prouvant que sa théorie était fausse. La bienveillance des machines à son égard n’était due qu’à un court-<wbr>circuit accidentel dans leur programmation.<br>A Manhattan, le groupe de Sarah, Tom, Ben et Alec, sous la conduite parfois autoritaire de Ben, s’introduit au sein d’un repaire de Sentinelles. Alec branche Na-<wbr>Tee, l’I.A. de leur ruche, sur le réseau ennemi, laquelle, après un moment d’attente anxieuse pour les humains, prendra le contrôle de l’ennemi et se mettra en rapport avec le groupe de Boston.<br>L’opération est donc une pleine réussite. Les ressortissants de la ruche de Joshua rejoindront les autres. Les Sentinelles mises hors-<wbr>circuit, les jeunes humains pourront à nouveau vivre  sur une terre qu’ils feront prospérer. Mais la menace du retour des Drachs subsiste…</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf1 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">283</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Deuxieme Matin Du Monde</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-deuxieme-matin-du-monde-r282/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/deuxieme-matin-du-monde--le-.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La jeune Alba sauve le petit Didac de la noyade. En ressortant de l’eau, les deux enfants constatent que toute vie s’est arrêtée sur terre. Ils reviennent en courant vers leur village en ruines, aux maisons fissurées, effondrées, laissant apparaître partout des cadavres :<br><i>« Et partout, à moitié ensevelis par les ruines, à l’intérieur des voitures arrêtées, dans les rues, il y avait des cadavres. Un nombre incroyable de cadavres qui avaient tous le visage contracté en un rictus étrange, et la peau d’un jaune rosé. Ils n’avaient pas été tués par des pierres ou des poutres, car certains gisaient au milieu d’espaces vides, intacts, sans blessures ni saignements apparents, comme s’ils étaient simplement tombés sous le coup d’une crise d’apoplexie. »<br></i>Alba, qui a 14 ans, s’occupera de Didac, qui a 9 ans. Tout en s’interrogeant sur l’origine du désastre et en pleurant leurs familles mortes, ils se rendent compte que l’ensemble du pays est dans le même état. Le premier choc passé, ils songent à fuir Benaura, le village martyr. <br>L’avisée Alba, ayant établi une liste des choses à emporter sur une charrette à bras, part avec Didac s’établir dans les bois qu’elle connaît bien, à cinq kilomètres de tout lieu fréquenté. Ce fut un effort terrible pour ces jeunes enfants qui durent s’y prendre à plusieurs reprises avant de pouvoir établir un campement de fortune au bord d’un ruisseau. Leur premier nettoyage dans l’eau appelle une série de questions de la part de Didac :<br><i>« Comment se fait-<wbr>il que les filles soient différentes ? demanda-<wbr>t-<wbr>il au bout d’un moment.<br>Alba se rendit compte qu’il était gêné d’avoir posé cette question et lui sourit.<br>-<wbr>Si nous étions tous pareils, il n’y aurait ni hommes ni femmes, dit-<wbr>elle.<br>-<wbr>Et tu es contente d’être une fille, toi ?<br>Cette fois Alba éclata de rire .<br>-<wbr>Oui, Didac. Comme tu seras content plus tard d’être un homme. »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>la question du racisme est aussi abordée dans la franchise, Didac étant noir :<br><i>« -<wbr>Je préférerais être blanc, moi<br>-<wbr>Pourquoi ? le noir est très joli.<br>-<wbr>Mais au village les autres se moquaient de moi. Et quelques grandes personnes aussi.<br>-<wbr>Maintenant cela n’arrivera plus, Didac, il n’y a plus que toi et moi. »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Jour après jour, ils organisent leur vie, jouant à Robinson, subsistant grâce aux aliments emportés, ainsi qu’aux champignons, pignons ou truffes trouvés dans le sous-<wbr>bois. Alba est consciente de la précarité de leur condition, et inquiète de l’avenir. Elle pousse Didac à s’instruire en mécanique tandis qu’elle même s’intéresse fortement à la médecine. Ainsi le jour où elle se cassera le tibia, pourra-<wbr>t-<wbr>elle se soigner elle-<wbr>même en pratiquant les gestes appropriés.<br>Une année s’écoule ; Alba a quinze ans. Explorant les environs, ils découvrent dans une ferme vide à quelques kilomètres de leur grotte, une poule redevenue sauvage, et des pommes de terre dans une réserve. Grâce à la poule, leur nourriture s’enrichit désormais d’œufs. Pour faire face à la dureté de leur vie quotidienne Alba insiste sur une propreté absolue :<br><i>« Et ainsi ils se lavaient chaque matin, au réveil, car Alba insistait sur la nécessité d’observer une hygiène rigoureuse ; à ses yeux, cela constituait la condition essentielle d’une bonne santé. La crainte de tomber malade continuait à la tourmenter, et elle ne passait pas un jour sans lire un passage du dictionnaire médical. »<br></i>Tout en éduquant Didac, Alba le pousse à se procurer des livres pour pouvoir parer à toute éventualité. Didac, devenu habile en mécanique, remet en marche le vieux tracteur de la ferme grâce auquel, prudemment, ils poussent jusqu’au village. Les cadavres, toujours présents, ont maintenant la peau parcheminée d’où percent les os, un spectacle qui n’émeut plus  les deux adolescents. De retour avec des jerrycans d’essence, ils aperçoivent dans le ciel des appareils de forme étrange : ils ne seraient donc pas seuls sur cette terre ?<br>A présent Alba prend des précautions. Elle ne tient pas à être découverte, ne sachant si elle a affaire aux ennemis qui auraient éradiqué l’espèce humaine. Cela est d’autant plus compliqué que Didac tombe malade, présentant tous les symptômes d’une rougeole qui manque de le terrasser. Alba le soigne avec dévouement, sachant il leur faut changer d’alimentation et de lieu. <br>A peine ont-<wbr>ils décidé de partir, qu’ils aperçoivent à nouveau l’un de ces étranges vaisseaux en perdition qui s’abîme dans les lointains. Se guidant sur la fumée dégagée par l’accident, Alba et Didac s’approchent, observant la scène à l’aide de puissantes jumelles. Ils aperçoivent une créature curieuse et inquiétante :<br><i>«De dos, ainsi qu’ils la voyaient, elle avait l’apparence d’un pygmée doté d’un cou très long avec, au bout, une protubérance en forme de poire renversée, à savoir que sa partie supérieure était beaucoup plus large que sa partie inférieure. Sa peau, rose comme celle d’un porcelet, ne semblait porter ni poils ni cheveux et donnait une désagréable impression de nudité. » <br></i>Alba a l’intime conviction que c’est son ennemi. Sans hésitation, avec son fusil, elle le tue et ramasse le curieux objet qu’il portait, qui s’avère être une arme calcinant tout à portée de rayon. Après avoir enterré l’extraterrestre, ils savent qu’ils ne sont plus en sûreté désormais dans leur grotte et conviennent de partir immédiatement. Juchés sur leur tracteur, ils quittent la région de Bénaura où la décomposition des choses s’accélère. Nulle part, le long de la route qui les conduit vers Barcelone, de signes de vie, mais partout la tristesse des tôles froissées, la solitude des villages, l’empilement des ruines qui les empêchent de progresser normalement :<br><i>« De temps en temps, presque toujours au ras des fossés, ils trouvaient des motos renversées, les occupants changés en squelettes gisaient à terre, une jambe coincée sous la machine, leur casque protecteur sur le crâne. »<br></i>Toute la campagne semble bouleversée comme si une main gigantesque avait broyé les terrains géologiques. Apercevant enfin une caravane abandonnée, ils l’utiliseront comme résidence en l’attachant à leur tracteur. L’exploration de Barcelone apporte de nombreuses déceptions. La ville est quasi impraticable, la nuit, l’absence de lumière les gêne. Que faire en ces lieux sinon récupérer ce qui peut leur être utile dans les bibliothèques, des livres dont ils font une ample moisson.<br>Plus tard, Ils prennent leurs quartiers dans une villa, sise au bord de la mer,  entre Hospitalet et Llobregat, retournant parfois en ville avec une jeep remise en état. Même si leur exploration les amène parfois sur la piste d’un hypothétique survivant, ils n’en rencontreront jamais.Leur vie est douce au bord de la mer. Ils lisent et se cultivent. Alba a acquis de très bonnes connaissances en médecine. A la plage, ils pêchent des crabes, s’aventurent parfois en barque, se prennent en photos … et découvrent l’amour :<br><i>« Ils s’enlaçaient, s’embrassaient avec un sentiment de bien-<wbr>être et d’affection qui, peut-<wbr>être, à leur insu, commençait à se changer en amour. Didac, à onze ans, avait déjà l’apparence d’un bel adolescent et il semblait à Alba que, depuis ce jour où ils s’étaient baignés à la plage, il la considérait désormais comme une femme. »<br></wbr></wbr></i>Déconseillant à Didac d’apprendre à piloter un avion  à cause du risque encouru, Alba et son compagnon mettent en place un vaste projet. Tout d’abord, retourner sur leurs pas, jusqu’à la grotte initiale,  pour prendre une série de photos-<wbr>témoins de la catastrophe. Puis, préparer un yacht et longer la côte espagnole jusqu’en Italie et en France. Didac s’y emploie avec ferveur et patience, ne laissant rien au hasard. Même leurs livres trouveront un abri dans la caravane –bibliothèque. <br>Au printemps d’après, Alba ayant dix sept ans et Didac onze, ils prennent la mer, cap au nord-<wbr>est, s’abritant dans les calanques, musardant le long de la Costa Brava jusqu’au Golfe du Lion. <br>Un jour, à la Spezia, ils observent le long de la plage, une personne vivante. Tout à leur émotion, ils ne s’aperçoivent pas qu’ils sont tombés dans un piège. Les individus, au nombre de trois, envisagent de tuer Didac et de violer Alba. Celle-<wbr>ci, toujours prudente, ayant en mains l’arme des extraterrestres, les tue sans remords. Pourtant cet épisode ternit quelque peu leur voyage. <br>Lorsque l’été s’étire dans l’automne, ayant participé dans une fête de tous les sens à la beauté de la nature, ils décident de revenir chez eux. Ils savaient maintenant qu’ils étaient vraiment seuls sur terre, eux, et le petit être que portait Alba, enceinte de Didac.<br>De retour à Barcelone, ils comprennent que toute leur vie doit être orientée vers le bébé à naître. Didac se plonge dans des ouvrages d’obstétrique, prenant très au sérieux son rôle de père. Il se soucie de tout ce dont a besoin l’enfant : des montagnes de boîtes de lait, des couches, des médicaments s’accumulent dans leur villa. Didac ne néglige ni le jardin, ni le poulailler, poussant de nombreuses fois jusqu’à Barcelone. Jusqu’à ce jour, le dernier, où il meurt écrasé par un mur branlant. Alba, qui le cherche toute la nuit, désespérée, le découvre enfin :<br><i>« Mais Didac ne répondit pas, et elle ne le trouva pas non plus dans l’entrepôt où elle pénétra alors. Elle ressortit et là, éperdue d’angoisse, regarda autour d’elle. La lumière du jour était plus intense, à présent, mais son désarroi était si grand qu’elle n’identifia pas tout de suite comme une jambe, la chose sombre sur laquelle elle posa les yeux, et qui émergeait d’un tas de pierres à quarante ou cinquante mètres de l’endroit où elle se tenait. »<br></i>Elle assurera seule le rituel funéraire du père de l’humanité :<br><i>« Vers le milieu de l’après-<wbr>midi, elle s’assit par terre à côté du jeune garçon et prit une de ses mains entre les siennes. Pendant deux heures, elle demeura immobile, ne remuant que les lèvres tandis qu’elle se remémorait en silence, pour elle-<wbr>même et pour lui, l’histoire de peine et d’amour qu’ils avaient partagée. Elle resta là jusqu’au soir. Puis elle s’agenouilla et, penchée sur lui, embrassa ses lèvres froides tout en le réchauffant de ses dernières larmes. »<br></wbr></wbr></i>Le texte s’achève par une postface ou d’érudits intervenants s’interrogent sur la vérité de ce récit qu’ils considèrent comme le manuscrit de la mère de l’humanité puisqu’aujourd’hui, l’on sait de quelle manière les habitants de Volria, à la recherche d’une planète où s’établir, ont utilisé le système Grac/D lequel, arrêtant les cœurs des humains et induisant des vibrations dans toutes les microstructures, a décimé l’humanité, à l’exception d’Alba et de Didac.<br>Un roman de formation destiné aux adolescents, remarquablement intelligent et sensible. En cinq cahiers successifs (cahier de la destruction et du salut, de la peur et de l’étrangeté, du départ et de la sauvegarde, du voyage et de l’amour, de la vie et de la mort), le récit montre un raccourci de la vie avec ses hauts et ses bas et donne les moyens de la survie. Cahier intime, leçon de vie, leçon de choses, conte moral, roman cataclysmique, le « Deuxième matin du monde» fait exploser les limites dans lesquelles ont voudrait le maintenir. Un chef-<wbr>d’œuvre</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24">.<br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">282</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Deux Personnages Dans Un Paysage Vide</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/deux-personnages-dans-un-paysage-vide-r281/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/retour-a-la-terre-03-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Deux personnages, un homme et une femme, derniers survivants d’une conflagration mondiale, se tiennent l’un en face de l’autre, chacun énigmatique à l’autre dans un monde devenu énigme, fait de silence et rempli d’objets inutiles épaves d’une société défunte. <br>Régulièrement, Carnal -<wbr> c’est le nom de l’homme -<wbr> se rend sur la plage déserte dans cette ville balnéaire sans nom où des <i>" vents</i> <i>soufflent dans des fenêtres sans vitres ". </i>Partout, dans l’hôtel en bordure de plage, c’est l’abandon obscène des choses. Carnal se réfugie dans un passé encore proche et déjà si lointain. Il fait chaud. Il est seul, ou du moins il le croit. <br>Un jour, en se promenant dans le paysage nu , il croise une jeune femme, Karen Dubceck. Elle est muette, énigme parmi les énigmes. Il lui fait l’amour sur la plage, en silence, ses fantasmes sexuels s’accompagnant de visions de mort:<br><i>«Dans son sommeil Carnal vit une pluie de cendre s’amonceler sur un paysage. Il vit une ville détruite, hérissée de carcasses noircies et parsemée de décombres. Il vit des fumées</i> <i>dans le ciel et des lueurs d’incendie comme à l’heure du couchant. Il vit la surface des mers se soulever et déverser sur les rives polluées des bancs de poissons morts. Il vit une femme avec une plaie au côté, portant dans ses bras le cadavre d’un nouveau-<wbr>né carbonisé…»</wbr></i><br>Sans que jamais rien ne se noue réellement en ce monde vide, la nouvelle se clôt sur l’assassinat de Carnal par Karen. Une mort entrevue, rêvée et souhaitée par le protagoniste.<br>Un exercice de style « à la manière de...», en l’occurrence de Ballard</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff2 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">281</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Deutschland &#xDC;ber Alles Ou La Folie Pangermaniste&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/deutschland-%C3%9Cber-alles-ou-la-folie-pangermaniste-r280/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/deutschland-ueber-alles.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Ce manuscrit fictif de la domination du monde par les Prussiens a été communiqué à l’auteur via la Suisse. Il y est fait état de l’ambition dévorante du kaiser, partagée par ses contemporains appartenant tous à la race élue. Par le biais d’une logique perverse, le manuscrit stipule que cette ambition est fondée,  car basée sur le « rétrécissement » de la terre, liée à la vélocité des transports, sur « l’excellence » du machinisme allemand, le meilleur du monde, sur la vertu naturelle des races germaniques vouées au commandement.<br>Confortés par l’existence des « Etats nuls » et  d’une certitude pour les Germains de s’entendre avec « les Grosses puissances » (Russie), il leur faut impérativement entreprendre une « guerre utile » contre les « grandes puissances », soit la France et l’Angleterre. La France, qui souffre d’un défaut rédhibitoire de « sentimentalisme » et de « droiture » sera prise en tenailles par deux vagues d’invasion, l’une au nord, à travers la Belgique, que l’on violera, l’autre à l’Est, par-<wbr>delà le Rhin :<br><i>« Voyons le cas de la France. Elle n’est dépourvue ni de ressources financières ni de qualités guerrières. Mais sa puissance militaire n’est de premier ordre ni par le nombre des combattants, ni par l’armement, ni par la discipline. Elle ne peut mettre en ligne que deux soldats contre trois Allemands ; elle n’a aucune idée de la fortification moderne, ni de l’artillerie lourde en parc léger, ni de l’emploi des mitrailleuses. Elle est rongée par l’alcoolisme, la tuberculose et la débauche. Enfin, ses socialistes, ou plutôt ses anarchistes, ne répondront pas à l‘ordre de mobilisation.»</i><br> Une fois solidement implantée chez sa voisine, la Germanie écrasera la flotte anglaise sous des tonnes de bombes larguées à partir de ses merveilleux et énormes dirigeables. L’invasion de la Grande-<wbr>Bretagne par voie de terre constituant l’étape suivante, ressemblera à une promenade de santé. La réunion de tous ces pays devenus protectorats allemands , fleurons d’un nouvel Empire germanique, aura insufflé assez de force  au Kaiser pour qu’il brigue désormais le titre « d’Empereur Universel » en s’attaquant à la domination du monde.<br>L’Afrique ne posera guère de problèmes. Des troupes allemandes, stationnées au Maghreb, transportées vers le Sénégal par voie transsaharienne,  partiront à la conquête de cet immense continent avec un moral d’acier, celui de leurs canons :<br><i>« Quant aux soldats, les uns seront des volontaires, les autres, recrutés de force, proviendront des criminels. Etant donné que l’action militaire emprunte les moyens les plus violents, il est naturel de la confier aux amateurs-<wbr>nés de violence. (…) Qu’une population se sente terrorisée à fond : elle se tiendra tranquille. Tuer des femmes, des vieillards et d’innocents enfants ne constitue pas une besogne tout ce qu’il y a de plus « gemütlich », et il faut un cœur bien trempé dans la poitrine de celui qui l’exécute. C’est pourquoi une armée qui a recruté une forte portion de criminels-<wbr>nés, voleurs ou assassins, sera plus encline au meurtre et au pillage, à toutes les « atrocités » qui abrègent la guerre. (…) . Je mets en fait qu’aucune nation ne pourrait subir sans plier aussitôt, une invasion dont les avants-<wbr>gardes contiendraient une bonne proportion de nos bons gibiers de potence germaniques. »</wbr></wbr></wbr></i><br>La prise du canal de Panama sera la clé de la réussite en Amérique du Sud et aux Antilles. Enfin, l’énorme masse des immigrants allemands aux Etats-<wbr>Unis fournira plus d’un million d’hommes, des guerriers wagnériens entraînés secrètement sur le sol américain, dont les actions convergeront vers la maîtrise des grands centres urbains. Ils mettront la main sur les moyens de communication tout en surveillant les routes et en bloquant les points d’accès stratégiques, en attendant l’arrivée de  leurs camarades de Germanie.<br>Alors, l’instauration de l’ordre germanique sur le monde assurera la stabilité universelle, comme le fit en son temps l’empire romain. Par un système de prébendes, des cadres allemands noyauteront toutes les structures. Il suffira donc, pour diriger ces pays, d’un corps réduit et formé d’excellents administrateurs germains qui, avec rigueur et «gemütlichkeit»,  draineront toutes les richesses du monde en instaurant des monopoles sur l’énergie, les minerais, les armes, les vivres, etc. La « race des seigneurs » coulera des jours paisibles dans l’abondance et la sécurité, programme qui devrait même plaire aux socialistes allemands susceptibles, en un premier temps, d’entraver la grande marche en avant :<br><i>« Grâce à ces revenus véritablement titanesques, les sujets de la vieille Allemagne, dispensés de tout impôt, seront pourvus gratis de toutes les assurances sociales : maladie, invalidité, vieillesse. Je ne mentionne pas le manque de travail, car il n’y aura jamais de chômage involontaire pour un Allemand. (…)  Ce travail comportera des agréments : 1° il consistera toujours dans une direction, un commandement; 2° les fonctionnaires germaniques seront richement rétribués sur les fonds produits par l’exploitation générale du globe ; 3° la journée de travail de l’Allemand sera limitée à la durée maxima que demandent nos démocrates-<wbr>socialistes ; 4° l’année de travail sera coupée par de longues vacances, analogues à celles dont profitent aujourd’hui les membres de l’enseignement : le nombre de fonctionnaires permettra d’assurer par roulement la permanence de la fonction. »<br></wbr></i> Ainsi les Allemands, incarnations parfaite du « Surhomme » nietzschéen, pourront-<wbr>ils s’exclamer d’une même voix : «Übermensch über alles ! » Que leur manquera-<wbr>t-<wbr>il encore ? Peut-<wbr>être de naître avec un casque à pointes…</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">280</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Destruction De Paris</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/destruction-de-paris-r279/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/destruction-de-paris-giono-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">L’auteur, de passage à Paris, est consterné d’observer ces vies sans but,  <i>« cette pâte phosphorescente d’autos qui tourne sur la place de la Concorde »</i>. A l’homme qui court, son journal à la main, dans ce désert artificiel et mécanique, il oppose la vérité d’une nature vierge qui, un jour, devra se réinstaller dans ses droits: <i><br>" Suis-<wbr>moi. Il n’y aura de bonheur pour toi, homme que le jour où tu seras dans le soleil debout à côté de moi. Viens, dis la bonne nouvelle autour de toi. Viens, venez tous ; il n’y aura de bonheur pour vous que le jour où les grands arbres crèveront les rues, où le poids des lianes fera crouler l’obélisque et courber la tour Eiffel ; où devant les guichets du Louvre on n’entendra plus que le léger bruit des cosses mûres qui s’ouvrent et des graines sauvages qui tombent ; le jour où, des cavernes du métro, des sangliers éblouis sortiront en tremblant de la queue. " </wbr></i><br>Une petite rêverie écologique avec, au centre, la chute et la transformation de la ville tant rêvées depuis les romantiques</span><span class="cf1 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">279</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Destructeur</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-destructeur-r278/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/destructeur-le_48527h03.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Pierpoul et Gazly sont deux amis complices. Pigistes dans un journal, ils mènent une vie de vauriens débauchés et voleurs, se partageant leurs femmes et s’adonnant à l’homosexualité. Un tel comportement aboutira au crime le plus odieux : Pierpoul, avec l’assentiment de Gazly, assassinera la femme de ce dernier. Puis, ensemble, ils préparent le vol ultime censé les mettre hors du besoin, soit voler les diamants du muséum de Paris. <br>Gazly, devenu immensément riche, s’achète une nouvelle réputation. Se lançant dans la haute finance, il fructifie son avoir au décuple. Les deux amis, tout en croquant la vie à pleines dents, fondent des écoles littéraires, réinventent les jeux de la Rome antique. Mais tout ceci lasse Gazly. Après avoir égorgé Pierpoul qui le bridait encore dans ses instincts, alors qu’à Paris rien ne le retient plus, il décide de vivre une vie de mercenaire en se lançant à la conquête du monde. Il ira en Chine pour y prospérer. Avec son argent, il embauche un millier d’hommes et de femmes, aventuriers comme lui, sans foi ni loi comme l’étaient les conquistadores de Pizarre,  dans le cadre de la « Société Française de Colonisation » :<br><i>« Plus de mille hommes, engagés par « la Société Française de Colonisation », au capital de 500 millions, embarquaient trois mois après sur le Général-<wbr>Mangin, à Marseille, à destination de Canton. »<br></wbr></i>En cours de route, Gazly explique à ses complices comment ils se tailleront un empire, réaliseront leurs rêves de liberté absolue. Et cela commence dès maintenant :<br><i>« Gazly trancha que ceux qui voulaient porter des vêtements n’avaient qu’à en porter, que ceux qui voulaient se montrer nus étaient libres et que ceux qui ne voulaient pas les voir n’avaient qu’à descendre dans leur cabine. Là-<wbr>dessus on discuta toute la nuit et l’on dormit le jour suivant. Et chacun ayant convenu «qu’on n’était pas des bourgeois», le Général-<wbr>Mangin fut un joyeux bateau où le pont à certaines heures se remplissait de couples enlacés. »<br></wbr></wbr></i>Arrivés à destination, Gazly met ses forces au service du Kuan-<wbr>Min-<wbr>Tong et de son chef Wu-<wbr>Tin-<wbr>Fang, la Société Française de Colonisation transformant son nom en celui de « Bataillon Blanc ». L’objectif est la prise de Pékin. Parmi les acolytes de Gazly, une femme de tête, Berthe Germain, deviendra la maîtresse officielle du chef. Elle ne le restera pas longtemps. Capturée par les forces de Pi-<wbr>Yun-<wbr>Se, ennemi retors et puissant, Berthe sera vicieusement torturée à mort :<br><i>« Elle sentit ses entrailles en flammes. Son corps se tordit, sa bouche écuma, ses poignets et ses chevilles se coupèrent aux liens qui les tenaient à terre et que le corps tendait dans dans ses suprêmes crispations. Le vieillard infernal saisit un yatagan et d’un coup sec fit sauter un sein. Le lambeau sanglant alla tomber dans un groupe de brutes qui se le déchirèrent. Puis, de la pointe, il fendit en quatre l’autre sein, comme une orange. Un dernier sursaut, le râle qui s’affaiblit. La fin est proche. Avec de longues pinces les aides tirèrent d’un coup brusque le bronze infâme où des chairs calcinés restèrent collées. L’homme au sabre enfila sa lame dans la plaie béante et d’un coup sec décousit de bas en haut le ventre palpitant qui s’ouvrit comme un fruit, laissant s’échapper les entrailles dans un flot de sang noir. »<br></i>Gazly, fou de rage, fait bombarder le monument boudhiste du maître de Pékin, anéantit les tortionnaires et, écrasant l’infâme, devient le maître des Jaunes, puis le maître de toute la Chine sous le nom de T’ai-<wbr>Tsu. Tout-<wbr>puissant, il subventionne l’anarchisme mondial, puis, commençant par la Russie, déferle sur la France, en passant par l’Italie :<br><i>«C’est alors que le plus formidable ouragan d’hommes de l’histoire s’abattit de l’Asie, commandé par T’ai-<wbr>Tsu, et, avec l’aide des révolutionnaires européens, entreprit de réduire le bastion de la Civilisation capitaliste.»<br></wbr></i>Alors que des grèves sauvages éclatent spontanément dans toute l’Europe, les forces prolétariennes de T’ai-<wbr>Tsu réduisent les dernières poches de résistance capitaliste en Europe :<br><i>«Depuis longtemps les communications télégraphiques et téléphoniques étaient rompues. Les chemins de fer, après une période fantaisiste, avaient cessé tout trafic. Dans les villes où l’industrie qui n’était pas d’utilité immédiate était paralysée, la misère s’était installée. Les ouvriers organisaient des expéditions, dites «punitives», dans les campagnes, contre les paysans qui boycottaient les grands centres. »<br></i>De retour à Paris, alors qu’il pourrait accéder au range de leader mondial des forces de gauche, Gazly est soudain pris d’un délire mystique. Abandonnant son titre de Président pour son ancien nom, il s’installe  dans les Pyrénées, près de Massabielle (la grotte de Lourdes) afin d’y finir sa vie en contemplatif  mystique Dans la région règne le plus grand désordre, la ville de Bordeaux étant mise à sac par des ouvriers. Les Bordelais, connaissant son passé, le supplient d’intervenir. Gazly, se sentant fléchir, mènera à bien sa dernière mission, devenant le «protecteu » et le «légiste» de la « République du Béarn ».<br>C’est un dernier fait-<wbr>divers qui provoquera sa chute. Sauvant une jeune paysanne  prise dans une rixe, il sera accusé de viol sur sa personne, injustement condamné à mort. Lorsque les jurés entendant le récit de sa vie, ils seront frappés de terreur et n’oseront signer l’ordre d’exécution. Gazly, mortellement fatigué de la vie affichera tout son mépris à l’égard des hommes :<br><i>«J’ai commis bien des crimes et vous l’ignoriez, et le sachant vous êtes frappés de répulsion. Mais, j’ai aussi fait s’entretuer des millions d’hommes, j’ai peut-<wbr>être anéanti toute la civilisation occidentale, et vous le saviez, et vous m’honoriez avec crainte et c’est moi, le Fauteur, que vous êtes encore venus chercher pour vous sauver. Si j’avais voulu je vous jetais, vous aussi, à la conquête du monde et je reconstruisais avec vous ce que j’avais détruit avec d’autres. Je n’ai pas voulu : cela ne m’intéresse plus. J’ai sans doute achevé ma tâche, puisque Dieu m’a retiré le désir. »<br></wbr></i>Il sera amené à se suicider au moment même où l’Amérique entrera dans la danse en pacifiant d’une façon sanglante  le territoire européen.<br>«Le Destructeur» est un ouvrage original, oscillant constamment entre le genre pornographique et le roman politique ou conjectural. L’on ne peut être indifférent au destin extraordinaire de Gazly,  personnage de la démesure qui explore toutes les facettes d’une vie dont il combat la médiocrité par l’excès, faisant sienne la proposition d’André Breton , «il y a lieu d’établir une hiérarchie dans la pourriture», qu’il pousse aux limites de cette dernière, dût-<wbr>il en mourir.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">278</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
