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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/48/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>L'eclipse</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/leclipse-r302/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/eclipse-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le narrateur, Georges, travaille en milieu hospitalier. Son futur beau -<wbr> père,  le professeur Paul Evrard  est un patron de  clinique craint et respecté. L’action débute à Paris, un jour de grisaille ,  lorsque le narrateur propose à son frère Claude, journaliste, un papier intéressant : des cas d’atrophie primitive de l’oeil ont été détectés , plus nombreux que la statistique ne le permettrait:<br><i>"C’est vraiment un curieux phénomène, continuai-<wbr>je. Le nerf optique s’atrophie sans qu’on sache exactement pourquoi. Cela ressemble à un cancer. La gaine du nerf s’épaissit. Les fibres nerveuses disparaissent pour faire place à du tissu conjonctif. Tout se passe comme si l’enveloppe du nerf dévorait en quelque sorte le nerf  lui-<wbr>même."<br></wbr></wbr></i> Le professeur, devant l’afflux exponentiel des malades, tous destinés à devenir aveugles,  suppose l’existence d’une épidémie mais n’arrive pas à isoler le microbe responsable. De tous les pays du monde parviennent des nouvelles alarmantes: l’humanité, à très court terme, est condamnée à l’obscurité, ce qui implique des bouleversements sociaux considérables. Déjà on en sent les prémisses: <i><br>" Pour un observateur superficiel, en effet, la ville revêtait encore sensiblement le même aspect. Les transports fonctionnaient, normaux. Chacun semblait poursuivre le même but qu’hier , le même que demain. Mais les indices clairs sautaient à mes yeux avertis. Dans les bas quartiers, des petites boutiques se fermaient pour ne plus rouvrir. "<br></i>Pour le moment, le tragique de l’événement n’est pas encore assimilé par la population française qui a  fort à faire avec les projets d’invasion allemands. La mobilisation générale avait été décrétée et c’est dans une ambiance d’apocalypse que le professeur met en garde son futur gendre : la vie en société deviendra bientôt impossible. La force règnera. Le gouvernement tombera. L’économie se désagrègera et les survivants aveugles soit mourront de faim, soit imposeront la loi du plus fort. Il enjoint à Georges -<wbr> qui entre temps a épousé Lucile, la fille d’Evrard -<wbr> de préparer une retraite sûre pour les siens, pour Lucile, pour la mère du narrateur, ainsi que son frère Claude, et lui-<wbr>même. <br>Tous étant destinés à perdre la vue à court ou moyen terme, il lui faudra accumuler les vivres suffisants et le charbon nécessaire pour pouvoir survivre au moins les dix prochaines années. Il lui sera aussi indispensable de baliser le terrain afin qu’ils puissent se repérer dans les ténèbres qui tomberont sur eux et sur le monde. Il lui transmet tout son capital et lui propose comme retraite sûre sa ferme, résidence secondaire isolée,  près du  village de Barges. Lui continuera, en attendant, à chercher la cause du mal.Georges se met en quête, achète un véhicule, emmène les siens à Barges et, jour après jour, accumule des provisions achetées en multiples petites quantités pour ne pas susciter l’attention.<br>Comme prévu, la société se délite. Le mal frappe  de plus en plus fort. Il aura eu au moins le mérite de stopper la guerre, faute de "voyants". Les aveugles se font plus nombreux dans les rues. Paris, comme toutes les grandes villes, est condamnée: <br><i>" Une poussée irrésistible se propagea de proche en proche. On vit partout la peur, la peur au cent visages. L’angoisse martela les âmes les plus fortes. Elle déchaîna les rudes, anéantit les faibles. Peu à peu, la justice fit place à la violence. On lutta pour la vie. On lutta sans pitié, âprement, follement. Les coups les plus odieux, les ruses les plus viles furent considérés comme actes légitimes. L’instinct excusa tout. Des hommes, hier sans haine, se transformèrent en brutes. Une démence ignoble souleva les plus calmes pour les précipiter vers de furieux extrêmes. Le spectre de la mort conduisait jusqu’au meurtre. Cependant que tombait la nuit, inexorablement. "</i><br>Etonnamment, le mal a son paroxysme produit peu de troubles violents. Les hommes, hébétés et honteux de leur nouvel état, évitent leurs semblables dans un environnement devenu dangereux. Ils se terrent chez eux pour y mourir. Le narrateur traversera des rues quasiment vides avec son véhicule. <br>Une de ses dernières navettes consiste à ramener le professeur, devenu aveugle lui aussi, à Barges, en le sortant du laboratoire de la clinique. Au cours de cette dernière expédition , il tombe sur une bande de déserteurs , voyants ceux-<wbr>là , et c’est grâce au sang-<wbr>froid de Georges qu’ils se tirent de ce mauvais pas: <br><i>" -<wbr>Je veux parler à un officier, annonçai-<wbr>je d’une voix dure. Leurs éclats redoublèrent sans mesure, dominés par les piaillements aigus des femmes. -<wbr> Monsieur veut se plaindre sans doute ? dit celui qui m’avait frappé, exagérant insolemment la politesse. <br>-<wbr>Je veux simplement que vous laissiez ces bêtes tranquilles, répondis-<wbr>je avec fermeté. <br>Le gaillard se tourna vers ses compagnons. -<wbr>On le fusille ? proposa-<wbr>t-<wbr>il. Quelque chose de féroce dans son expression me montra qu’il ne plaisanta pas. Je compris instantanément que j’étais tombé sur une bande de déserteurs. Les rires cessèrent d’un coup. Heureusement un soldat qui était monté dans le véhicule fit diversion. "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Ce soldat, blessé dans l’échauffourée, fut emmené malgré lui à l’arrière de la camionnette. Une fois soigné, il se révélera un ami fidèle et un élément précieux pour la petite communauté. <br>Enfin, la nuit tombe sur le monde. Progressivement, la cécité s’installe, le narrateur succombant en dernier. Ayant eu le temps de s’accoutumer à leur état, la transition n’est pas trop difficile  pour les membres du petit groupe. Rapidement, les sens de l’ouie et du toucher suppléent à la vision défaillante. Si les premiers jours de retraite sont presque gais, au fur et à mesure que passe le temps, l’ambiance se détériore. Claude s’enfonce dans le silence: il finira dans une paranoïa totale et disparaîtra après s’être échappé de la maison. Le narrateur , en un ultime voyage, aura trop présumé de l’avancée de son mal. Il deviendra quasiment aveugle en cours de route et vivra le calvaire de son retour vers le refuge à plus de deux cents kilomètres de là alors que sa vision n’accède plus qu’à l’environnement immédiat:<br><i>" Rien cependant ne m’inquiéta sérieusement dans chaque première étape au cours de laquelle chaque borne kilométrique représentait pour moi un but monotone et sans cesse renouvelé. A cause de ma vue défaillante sans doute, je ne vis que très peu d’êtres vivants. Mais, par une sorte de sensibilité subconsciente, j’eus maintes fois l’impression vague des existences cachées. Beaucoup de hameaux, en apparence déserts, m’inspirèrent une méfiance irraisonnée, quand je les traversai. C’était comme l’avertissement occulte d’un sixième sens, se substituant à celui de la vue. Je le subissais sans l’analyser. "</i><br>Un autre danger non prévu menace les isolés : les rats , qui profitent de la maladresse des hommes et des provisions accumulés , s’installent en maîtres dans la maison. Le petit groupe sera obligé de cohabiter avec ces hôtes indésirables qui les privent de plus en plus de nourriture:<br><i>"Bientôt nous sentîmes autour de nous la présence permanente de tout un peuple s’activant à notre ruine. Au fur et à mesure, les rats devenaient plus audacieux. Ils s’établirent dans la cave et le grenier comme en un pays conquis, se dérangeant à peine lorsque nous y venions. A chacune de nos visites, on pouvait les entendre trotter et grignoter. Le bruit même que nous faisions ne les effrayait pas. On aurait dit qu’ils se rendaient compte qu’on ne pouvait rien contre eux. "</i><br>Ils seront finalement découverts par les habitants aveugles du village avoisinant, qui meurent de faim . Venus en force, ceux-<wbr>ci pensent mettre le feu à la ferme pour déloger nos amis. Le professeur, grâce à son charisme, parvient à redresser la situation en leur promettant des victuailles ; il leur suggère de s’unir afin de recréer un embryon de société civilisé. Ces propos favorablement accueillis marqueront le départ  d’une nouvelle vie . Abandonnant la ferme, le narrateur et les siens, avec l’aide d’Antoine, cultivent la terre, établissent des repères sonores précis pour ne pas se perdre, et élargissent leur territoire jusqu’à oser s’approvisionner en métaux ferreux dans le village voisin. <br>Ils y découvrent même un voyant, immunisé naturellement contre le microbe qui mettra ses yeux au service de la communauté. Les naissances se multiplient et parmi celles-<wbr>ci, bien que de nombreux enfants naissent aveugles, il arrive que l’un ou l’autre puisse voir. Ils formeront le ferment d’une civilisation future dont l’objectif sera de reconquérir le monde:<br><i>"Il était normal que le temple, objet de la vénération unanime, fut aussi le réceptacle de nos biens les plus précieux. On y plaça donc les lampes destinées à perpétuer le feu. Mais à la longue, le caractère divin de l’édifice se communiqua à la flamme elle-<wbr>même et l’entretien des lampes revêtit l’allure d’un rite sacré. C’est de nos jours un grand honneur pour une jeune fille que d’être admise à y participer. Il n’est jusqu’à la puérile menace inventée à l’origine par le patron afin d’éviter les négligences qui ne se soit progressivement transformée en une crainte de la colère céleste. Je prévois que dans une ou deux générations, le feu lui-<wbr>même sera adoré."<br></wbr></wbr></i>Un roman tout en finesse. L’intérêt ne faiblit pas un instant et le récit semble obéir aux lois des unités de la tragédie classique : de temps, de lieu, d’action, qui établit toute la problématique du huis-<wbr>clos dans les rapports des personnages entre eux. Bien que l’intérêt soit centré sur les personnages principaux, le décor en filigrane est suffisamment travaillé pour rendre crédible les faits. La psychologie mouvante des aveugles, leurs angoisses et leur force, s’analysent au travers de leur comportement. Au-<wbr>delà de la thématique du genre, (la «Révolte des Triffides»  de Wyndham, la «cité des sphères» de Galouye,  «le Pays des aveugles» de Wells), le roman débouche sur le classicisme. A rééditer</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">302</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Neige Fondation</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/neige-fondation-r301/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/neige-fondation-01cata.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24"><b>Vol. 01 : Le Sang des Innocents</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, Glénat éd., 2010 , 1 vol. cartonné, in-<wbr>quarto, 56 pl. couleurs.<br>1 ère parution : 2010<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Les villes et toutes les zones urbaines sont couvertes par une neige dure et glacée, noyant les immeubles en ruines. La chute des villes est à mettre en rapport avec l’épidémie du virus d’Orion qui a fait se désagréger l’espèce humaine. Subsistent encore des micro-<wbr>sociétés, chasseurs et nomades,  ainsi que des enclaves préservées où, à l’abri de leurs murs , des clans survivent en utilisant la technologie du passé. Vol-<wbr>de-<wbr>l’Est, un clan de chasseurs, se dirigent vers une zone sûre où la tribu espère être accueillie, troquant leur compétence et les produits de leur chasse contre la sécurité. La situation est d’autant plus sérieuse que deux de leurs femmes sont prêtes à accoucher. En suivant le tracé de l’autoroute déserte et enneigée, ils pénètrent dans un territoire urbain, hanté par les « bouffe-<wbr>tripes », des êtres humains régressifs qui s’adonnent au cannibalisme.<br>Après une brève attaque, dont ils sortent vainqueurs, ils frappent à la porte de l’Hospitalerie », un lieu de vie et de protection dans lequel ils ne seront pas accueillis car ils sont trop nombreux. Alors ils se dirigent vers le refuge des «stadiers », un clan plus fraternel. Il est plus que temps de trouver un refuge,  car le soir tombe et les «croquemitaines», appelés encore « vampires » hantent ces zones glacées. <br>Quelques personnalités se détachent dans le clan des Vol-<wbr>de-<wbr>l’Est,  comme Boris, par exemple, un chasseur émérite et futur père angoissé, ainsi que sa femme qui accouchera d’un merveilleux garçon promis à un destin sanglant, hélas ! Du côté des Stadiers, la Capitaine, une forte femme, au propre comme au figuré, experte en maniement d’armes, et sans pitié.<br>C’est cette nuit-<wbr>là que choisirent les Vampire, en réalité des guerriers aguerris, provenant d’une autre zone technologique, à la recherche de sang fais. En effet, dans sa forteresse, située près d’un barrage, le comte Cruom, chef de cette bande, est atteint du virus  qui a décimé le monde et qui corrompt son sang. Il a donc un besoin incessant de transfusion sanguine pour contrer l’action mortifère dudit virus. Envoyant ses sujets dans le monde glacé, il organise des rafles d’enfants pour, en véritable vampire, pomper leur «sang pur». La naissance de jeunes êtres est une opportunité pour lui qu’il ne laissera pas passer. Les Stadiers auront fort à faire pour parer le coup  et n’empêcheront par le rapt des enfants et des nourrissons, au grand désespoir de Boris, qui réagit en premier. Se camouflant sous des oripeaux de bêtes, il suivra la trace des ravisseurs, découvrira leur repaire au haut d’un immense barrage et, de retour, organisera avec les Stadiers l’expédition vengeresse. Le barrage sera miné et sautera. La forteresse investie, le comte Cruom tué de la main de Boris, les enfants-<wbr>cobayes, plus morts que vifs, délivrés. Mais quelqu’un veille dans l’ombre. C’est «l’Echarneur », le bras droit et le mignon de Cruom, qui n’a pas encore dit son dernier mot…<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><b>Vol. 02 : l'Echarneur</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, Glénat éd., 2011, 1 vol. cartonné, in-<wbr>quarto, 56 pl. couleurs.<br>1 ère parution : 2011.<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">A l'Hospitalerie, l'inquiétude grandit: le vaccin permettant de combattre le mal d'Orion se dégrade. Un groupe d'hommes dirigé par Lenton, se rendra dans la Zone-<wbr>Paris , zone urbaine et glacée, pour rencontrer Howard, le biologiste découvreur du vaccin. Le déplacement sera dangereux car à l'insu de tous un traître veut s'emparer du stock des vaccins et de la nouvelle formule. Il a introduit un espion dans le groupe, l'Echarneur, pour suivre les opérations.<br>Le groupe, en parcourant des zones glacées et hostiles, a sauvé la vie d'un guerrier menacé qui dit s'appeler MarcheDroit. Celui-<wbr>ci, en s'intégrant se révèlera d'une grande utilité ... et constituera aussi un grand danger. Il leur permettra notamment de progresser par le tunnel du métro désaffecté et hanté par les "Gaspards", des formes mutantes et carnivores. Arrivé à la gare Parnasse, Lenton contacte le Prévost de la cité qui habite à l'église Notre-<wbr>Dame. Surprise! Lenton est le fils du Prévost et Howard son frère, une dissension familiales à propos du virus les ayant séparés jadis. Avec réticence, le Prévost donne à Lenton l'adresse d'Howard qui réside à l'Hôtel-<wbr>Dieu. Mais déjà, il est trop tard: le biologiste est infecté, le virus sur lequel il travaillait ayant muté. Pour éviter la propagation de la maladie, Howard s'immole par le feu ayant pu indiquer à Lenton où il pourra trouver la nouvelle formule salvatrice, soit à la Bibliothèque Nationale, auprès du Bibliothécaire Arnaud qui veille jalousement sur le trésor des livres.<br>L'Echarneur ne perd pas une miette de tout cela et attend le moment propice pour entrer en action. C'est au bivouac, sur le chemin du retour, qu'il enlève le fils de Boris en une première tentative maladroite. MarcheDroit délivre le jeune homme en neutralisant l'Echarneur. Arrivé enfin à l'Hospitalerie, le traître se montre à visage découvert. C'est MarcheDroit,  qui prend en otage et le jeune homme et sa fiancé dans la serre de l'Hospitalerie, réclamant en échange la formule du vaccin rénové. Fous de rage, Boris et Lenton disposent des snipers sur les toits avant   d'engager le combat, ce qui ne dissuade pas MarcheDroit de poignarder l'adolescent avant de vouloir régler son compte à Boris. La mini-<wbr>bombe qu'il lui destinait lui éclate au visage projetant des jets d'acide corrosifs. La face rongée, grièvement blessé, MarcheDroit bascule dans l'eau glacée de la Seine. II sera récupéré et remis en état par des gueux menés par Crache-<wbr>Venin, leur chef, qui espère tirer profit de sa mansuétude à l'égard du traître. Mais MarcheDroit est d'une autre trempe. Munie d'une jambe artificielle, revêtus d'habits sacerdotaux, il élimine crache-<wbr>Venin pour prendre lui-<wbr>même la tête des gueux, motivé par la vengeance. Pendant ce temps, le fils de Boris s'éteint à l'Hospitalerie et le mal d'Orion continue sa progression</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf0 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">301</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'eau Tournoyante</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/leau-tournoyante-r299/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/eau-tournoyante.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Ralph Raleigh, jeune milliardaire américain, se trouve à la tête d’une vaste entreprise regroupant de nombreux ploutocrates. Avec l’appui de l’ingénieur Smiles, il propose de faire barrage au flux des eaux du Gulf-<wbr>Stream, au niveau de la Floride, là où le courant marin acquiert sa plus grande vitesse, en faisant creuser un tunnel sous-<wbr>marin :<b><br></b><i>« Archimède a dit, continuait la voix : « Donnez-<wbr>moi un point d’appui, et je soulèverai le monde » Moi je vous dis:»Prêtez-<wbr>moi cinq millions, et en moins d’une année je déplacerai une des grandes artères du monde, le Gulf-<wbr>Stream, qui sera pour nous dans un jour peu lointain, la source d’incalculables richesses » (…) Qu’importe à nous autres Américains, les plus forts et les plus riches de la terre, si l’Angleterre et l’Europe occidentale considèrent d’un mauvais œil notre audace ? Qu ‘importe si elles s’en inquiètent ou en prennent ombrage ? Ce n’est certes pas à elles que nous demanderons secours pour le domaine et l’empire du Pacifique ! Ce n’est pas à elles que nous nous adresserons pour avoir la richesse et l’empire. »<br></wbr></wbr></wbr></i>"L’eau tournoyante" résidera plus longtemps près des côtes américaines, y amenant un printemps perpétuel et une prospérité agricole inégalée. A l’inverse, l’absence de ce flux plongera les pays d’Europe dans le froid et la récession, au grand plaisir de ces financiers. Mais l’Angleterre, soutenue par l’ensemble des pays sous la menace, dépêche à New-<wbr>York  "Mister Gilbert Willy", agent secret, espion et gentleman, pour faire capoter le diabolique projet. Avec ses deux fidèles hommes de main, Wilson et Thompson, Gilbert se tient au courant des activités de Raleigh le long de la côte de Floride, des travaux sous-<wbr>marin qu’il faut arrêter à tout prix :<b><br></b><i>«L’ingénieur Smiles démontra qu’il était nécessaire d’ouvrir un canal sous-<wbr>marin en Floride entre New-<wbr>Smyrna et Crystal River. C’est le point où le Gulf-<wbr>Stream atteint son maximum. Il faudrait des machines hydrauliques puissantes et surtout un modèle de turbine géante. La société devait acquérir par la force de l’eau tournoyante une puissance électrique suffisante pour alimenter toute l’Amérique. Voici ce que les Américains avaient pensé dans leur profond égoïsme ; mais aucun n’avait songé à l’immense dommage que ces transformations causeraient à l’Europe. De minutieux et longs calculs avaient démontré que les côtes occidentales de la vieille Europe ressentiraient aussitôt après l’opération un grand contre-<wbr> coup. »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Avec le « Crésus », le sous-<wbr>marin du commandant Patner, dépêché d’Angleterre, il se rend sur les lieux, à la poursuite du « Narval », l’engin de Raleigh. La situation est d’autant plus compliquée qu’une rivalité personnelle oppose les deux hommes, amoureux tout deux de miss Ellen, la sœur de George Morisson, l’un des compagnons de Raleigh. Ellen a déjà fait son choix : elle renseigne Gilbert sur les intentions de Ralph, non sans éveiller les soupçons du magnat.<br>Après que le Crésus se soit approché des lieux des travaux, non sans avoir affronté moult dangers sous-<wbr>marins tels que poisson-<wbr>scie gigantesque, serpent de mer et autre barrière de corail, l’Europe envisage sérieusement de mener une action armée contre le gouvernement de Washington qui favorise cette infernale forfaiture :<b><br></b><i>« Après avoir abordé plusieurs sujets différents, Warendorf dit enfin : « Pour mon compte, donnez-<wbr>moi vingt-<wbr>quatre heures et je ferai de New-<wbr>York un amas de ruines, et la ville ne sera plus qu’un souvenir. » Cette seule pensée fit frissonner Gilbert. Il se représentait avec effroi la ville bombardée, les obus traversant les toits, les hautes maisons s’écroulant avec fracas dans les rues trop étroites, écrasant sous les décombres les populations affolées. Il se représenta la fuite éperdue des habitants bloqués entre leurs demeures écroulées et en flammes, les cris des enfants et des femmes, les blessés, les vivants ensevelis, puis étouffés sous les murs écroulés, toute une foule de visions hideuses, d’épouvantables catastrophes, telles que le monde n’en aurait encore jamais vues. »<br></wbr></wbr></wbr></i>Les travailleurs de Smiles sont pris au dépourvus lorsqu’ils percent le réservoir d’une immense nappe de pétrole qui surgit à la surface les obligeant, à leur grand dam, à interrompre la construction du tunnel sous-<wbr>marin pour juguler d’abord le danger immédiat. Ce qui laisse du temps libre à nos amoureux respectifs pour chercher à se confondre mutuellement. Ralph et Gilbert, dans les marais de la Louisiane feront la connaissance de la pétulante créole Mariquita, successivement jalouse puis amie d’Ellen. Gilbert, sauvé par Mariquita, apprendra à Ralph que Smiles, qui avait disparu entre temps et que l’on croyait mort, est en réalité un escroc qui s’est emparé du pactole de l’entreprise, pendant que Wilson et Thompson, infiltrés parmi les ouvriers, poussent à cesser définitivement le travail. George est ébranlé, surtout lorsqu’il entend que Washington, effrayé à l’idée d’une possible guerre, a cessé de soutenir Raleigh. Mais ce dernier ne désarme pas. <br>Il hait Gilbert qui lui a pris Ellen et désire le tuer. Comme toujours, la justice immanente veille : fou de rage, Raleigh met malencontreusement le feu à la nappe de pétrole suintante et mourra carbonisée. Enfin, George, conquis par le fair-<wbr>play de Gilbert, consent à bénir l’union de ce dernier avec sa sœur.<br>Un roman maritime de l’italien Luigi Motta, dans la pure tradition populaire, qui en présente les caractéristiques, avec ses tics de langage, son style d’une simplicité rustique, ses stéréotypes, ses liaisons amoureuses compliquées, ses coups de théâtre, etc. L’argument développé nous le fait cependant classer dans notre domaine, le détournement des eaux du Gulf-<wbr>Stream, étant l’un des thèmes importants de l’anticipation ancienne</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24">.<br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">299</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Duree Des Equiipages: 61 Missions&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/duree-des-equiipages:-61-missions-r298/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/sergent-pilote-gurvan.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24"><b>Vol.01: Sergent-<wbr>pilote Gurvan</wbr></b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">,  Fleuve noir éd. 1987, Coll. "Anticipation" N°1562, 1 vol. broché, in-<wbr>12ème, 185 pp. roman d'expression française</wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24"><br>Une guerre d'une durée de cinquante ans oppose la Terre à des adversaires non déterminés (manifestation d'origine humaine) au moyen d'une technologie quasiment identique: d'énormes forteresses volantes, d'une longueur de dizaines de kilomètres, qui servent de bases d'appui à des "intercepteurs", engins de combat puissamment armés,  et des unités de soldats d'infanterie, appelés à prendre pied sur le sol des planètes devenus champs de batailles. La manoeuvre est simple et quasiment toujours la même. Les Intercepteurs appuient les "Raiders", d'immenses lance-<wbr>flammes, programmés pour faire griller les forteresses. Une nuée d'intercepteurs les protègent. Vu la brièveté d'un combat dans l'espace et le délai de survie d'un pilote (qui ne dépasse pas le temps de 62 missions ), la haute technicité de pilotage mise en jeu, les jeunes pilotes sont conditionnés in utero à leur mission:<br><i>"Désormais on savait très bien, en unissant un spermatozoïde à un ovule, quelles caractéristiques manifesteraient l'être humain qui naîtrait; C'est comme ça,  justement, que les Materedus recevaient les proportions de combattants exigés par les armées. Trente-<wbr>huit pour cent de troupes au sol, douze pour cent de pilotes, dix pour cent de navigants de toutes sortes, et quarante pour cent d'auxiliaires, comme ils disaient."<br></wbr></i>De petite taille, élevés dans des crèches éducatives (les Materédu), filles et garçons, sans relations autres que celle de la chaude fraternité du combat, vivent un engagement de sept ans pour une durée de vie maximum d'une année. Après ces sept ans (s'ils sont encore en vie) ils seront démobilisés. Ceci explique la psychologie très spéciale que développent ces combattants. L'on fête chaque victoire au champagne, boisson leur étant exclusivement réservée. On ne pleure pas les morts. On n'en parle pas. Ils ont disparus.<br>Sur l'unité de combat 928 puis sur le SO4 dit "la Saucisse", il faudra peu de temps à l'apprenti-<wbr>pilote Gurvan pour devenir opérationnel sur Intercepteur. L'entraînement, extraordinairement complexe à cause des vitesses acquises et de l'électronique embarquée , fera plus appel à l'instinct qu'à la raison. Pourtant Gurvan se désespère de devenir leader, soit le N°1 de l'équipe. Il se sent maladroit car pour être promu, il lui faut abattre au moins six intercepteurs ennemis. Contrairement à sa camarade Dji qui atteindra vite le grade d'officier, lui, malgré de nombreuses sorties, n'a toujours rien à son tableau de chasse. Son copain Sank, pilote de "tracteur", (appareil ramenant à la base les intercepteurs en panne), lui recommande d'être patient. Gurvan jouit pourtant d"'une aptitude rare qui est de pouvoir calculer avec une précision extrême les déplacements, les trajets de retour, les appontements de son engin. Il réussit même cet exploit extraordinaire de ramener l'un de ses coéquipiers abîmé sur le sol d'un astéroïde. Cependant le temps passe vite et le danger d'être abattu augmente corrélativement:<br><i>"Les Géos fonçaient vers les raiders qui se trouvaient maintenant sans protection. Ce fut un carnage. les explosions se succédaient si vite qu'il n'était même pas possible de les compter. (...) Japy engagea tout de suite trois Géos qui se suivaient. Il était en bonne position mais sa rafale passa entre deux appareils. Gurv surveillaient leurs arrières, s'efforçant de ne pas se laisser surprendre à ce moment-<wbr>là par les évolutions de son leader.. le combat avait commencé près de la surface de l'astéroïde, ce qui représentait une nouvelle difficulté pour en pas percuter, en évoluant. Tout de suite il fut d'une violence inouïe. Deux Intercepteurs volants au-<wbr>dessus l'un de l'autre se heurtèrent de front, disparaissant dans une énorme boule blanche d'énergie pure."<br></wbr></wbr></i> Il a déjà vu disparaître autour de lui de nombreux amis comme Rhal, un officier mythique et impétueux aux nombreuses victoires.  Dji, de son côté, poursuit sa carrière tout en ne  se reconnaissant jamais l'existence d'un sentiment amoureux à l'égard de Gurvan. Le statut de ce dernier changera radicalement lorsque le SO4, trop lent pour pourchasser les "Géos", les appareils ennemis, sera remplacé par "l'Aiguille", un nouvel intercepteur, profilé pour la chasse et mieux armé que l'ancien. Le jeune pilote s'y sent parfaitement à l'aise. D'ailleurs la guerre semble changer de nature, la Terre repousse les envahisseurs, les armées d'infanterie prennent plus souvent d'assaut les sols hostiles. Gurvan et ses amis, lors d'un atterrissage forcé dans le cadre d'une mission d'accompagnement des armées terrestres, y parferont leur entraînement. Ils apprendront à combattre au sol, soulevant l'admiration des fantassins<br></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><b>Vol.02: Gurvan: les premières victoires</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">,  Fleuve noir éd. 1987, Coll. "Anticipation" N°1584, 1 vol. broché, in-<wbr>12ème, 184 pp. coiuverture illustrée par Peter Elson. roman d'expression française<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Les sorties continuelles se terminant en catastrophe, Gurvan et Dji atterrissent sur une planète inconnue. Les Flèches inutilisables, abandonnées à eux-<wbr>mêmes, ils vivront une vie de Robinson, non dénuée de charmes cependant:<br><i>"Le lendemain il abattit un gros oiseau qui courait dans l'herbe. Ce fut moins difficile qu'il ne l'imaginait. En revanche, pour le dépecer, enfin le plumer, il dut se blinder. Ils se baignèrent encore. Le matin et l'après-<wbr>midi. Et se baladèrent, un peu au hasard. Ils parlaient de plus en plus. De n'importe quoi, un arbre, des fruits, qu'ils n'osaient d'ailleurs pas goûter, aussi bien que de la guerre."         <b><br></b></wbr></i>Sans électronique, pêchant pour survivre, ils apprennent à se connaître,  et un sentiment doux s'insinue à leur insu dans leurs coeurs. Lorsqu'ils en prennent conscience et que l'idée de déserter les effleure, ils appellent un tracteur pour les ramener sur leur base. Leur longue absence à tous deux soulève des soupçons et ils passent un interrogatoire sévère. Mais les examens psychologiques et médicaux ne prouvant rien, ils réintègreront finalement leur unité où, durant tout ce temps d'absence, Gurvan est devenu célèbre parmi les auxiliaires. La vie habituelle recommence au cours de laquelle Gurvan abat quatre Géos en un seul combat, pulvérisant le record des intercepteurs.<br>Il ne jouira pas longtemps de sa victoire. Sans signe annonciateur, leur forteresse volante est prise sous le feu des thermiques de multiples Raiders ennemis. L'affolement et la mort se propagent dans les unités intérieures. Avec Sank et Dji, Gurvan tente d'atteindre la zone la moins exposée au feu. Ils y parviennent, non sans casse, en une progression difficile, parfois en apesanteur , déjà munis de leurs combinaisons de vol. Ils atteignent enfin le flanc ouest, une zone préservée où se terrent des auxiliaires apeurés. Grâce à Gurvan qui agit à l'instar d'un chef, ils s'échappent du hall de décollage avec leurs Flèches, abandonnant la forteresse à l'agonie, préoccupés de trouver un asile afin de pouvoir continuer le combat ultérieurement. Peu de Géos les poursuivent, l'ennemi étant occupé à mettre à mort la l'enorme base volante. Ils découvriront enfin une planète glacée, où, dans la zone équatoriale, subsiste une relais ennemi qu'ils réduiront et occuperont:<br><i>"Tout le monde eut l'air assez satisfait de retrouver un cadre de vie connu. Elle insista sur le fait qu'ils vivaient en commun et que les relations devaient obligatoirement être plus souples qu'à bord et termina en rappelant qu'il y avait beaucoup de place ce qui permettait à chacun de trouver un coin seul. Là, elle fut carrément applaudie. Ca se dégelait."<b><br></b></i>Le nettoyage de la place forte se fera pas à pas en des manoeuvres de fantassins, pendant que deux Flèches veillent à l'extérieur. Les bâtiments servent à l'approvisionnement des forces ennemies et sont régulièrement ravitaillés. Il s'agit donc d'ouvrir l'oeil pour éviter un désastre à venir. En attendant, les pilotes , trouvant des combinaisons chauffantes et des vivres, se ravitaillent et se reposent pendant que Gurvan, Sank et une jeune auxiliaire, Brodick, empruntent un véhicule d'exploration ennemi pour patrouiller le plus loin possible de la zone investie. C'est là, à plus de mille kilomètres de leur base, qu'ils trouvent des traces parallèles, prouvant qu'il existe encore  des ennemis qu'il importe d'annihiler. Et c'est à ce moment-<wbr>là que des missiles, traversant le ciel, se dirigent vers leur relais...</wbr></wbr></span><span class="cf1 ff1 fs24"><br></span><span class="cf0 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">298</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Druso</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/druso-r296/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/druso.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Alf, sa femme Judith, Hurst, scientifique et homme d’action, Flius le physicien  forment un groupe de « temponautes ». Mis en sommeil hibernétique pour un siècle, ils ont reçu la mission de renseigner à leur réveil les citoyens du futur sur leur passé. Ils profitent des toutes dernières inventions de leur siècle qui les accompagnent dans ce voyage comme «l’ultraviseur » qui permet de voir tout et de loin comme si l’on était à côté même de la scène. Le procédé d’hibernation, mis au point par les Jaunes qui projetaient d’envahir le monde avec leurs armées stockées pour l’occasion, leur ayant été arraché et perfectionné dans ce but.<br>Avec Judith, enceinte avant le départ, les temponautes sont réveillés dans une crypte du laboratoire d’Aix-<wbr>la-<wbr>Chapelle,  deux cent quatre vingt trois ans après leur départ, par Thankmar, un géant blond, et sous un ciel rouge. L’imprévisible s’était produit : l’arrivée dans la banlieue de la Terre de l’astre Druso qui procéda à la destruction de l’humanité par ondes magnétiques, excepté les quelques îlots de survivants qui ont fait souche. Thankmar, qui considère Aix comme le temple de la « Mère de la Révélation » se trouve là en service commandé. <br>En provenance de la cité scientifique de « Boothia Felix » dans la Grand Nord canadien, il était chargé de retrouver à tout prix les temponautes seuls capables, selon la prophétie, de les libérer de l’oppression extraterrestre. Les Drusoniens, qui sont des insectes géants et intelligents, se sont accaparée la Terre après l’avoir vaincue. Leur planète, amarrée à la nôtre par des liens électromagnétiques, est la patrie de ces êtres peu nombreux mais puissamment organisés qui ont fait prendre à la vie terrestre une toute autre direction :<br><i>« Les Drusoniens furent autrefois une race puissante extrêmement douée. Les pseudo-<wbr>coléoptères de police sont ce qui reste de leur meilleure époque, mais ils n’ont pas beaucoup d’intelligence. Ceux qui font le travail intellectuel sont des quasi-<wbr>mollusques et leurs femelles ne sont même pas assez éveillées pour s’occuper de leurs propres larves. Ils sont tellement dégénérés à ce point de vue qu’il leur faut des femmes comme nourrices. Ils ont besoin de lait humain ; de la chaleur de nos femmes ; de la force de nos jeunes hommes. »<br></wbr></wbr></i>Pourchassant toute manifestation scientifique ou technologique, ils sont regardés comme des dieux par des Terriens retournés à la barbarie, se servant de relais tels que « les Prêtres » ou les « Oracles » :<br><i>« Le reste de l’humanité, répondit Thankmar, était dans la crainte et l’épouvante devant les nouveaux dieux. Certains devinrent des prophètes ou des prêtresses, contraintes et forcées par les pouvoirs magiques des Drusoniens. Ils prêchèrent la destruction de toute science, le caractère diabolique de tous les travaux intellectuels. Tous les livres furent brûlés, toutes les archives, tous les instruments furent détruits, les laboratoires démolis.(…) Bientôt le globe reprit son aspect des temps sauvages où chaque homme était l’ennemi de l’autre, et les conquérants furent regardés comme des dieux. »<br></i>Mis au fait de la situation, le plus important pour les nouveaux venus fut de se fondre à la population locale pour y attendre la naissance de l’enfant de Judith. Les Atlantéens – c’est le nom que se donnent les scientifiques de Boothia Felix-<wbr> désirent les présenter à leur chef, Liuwenhord. Les événements se précipitèrent lorsque Hurst, employant couteau et hache, suscita la convoitise de Terriens soumis et collaborateurs. Ils durent prendre la fuite vers le nord, via le Rhin, la Baltique et la Laponie, le moteur électrique bricolé par Hurst les mettant à l’abri de toute poursuite. Héligoland sera une première étape où, dans une caverne, Judith donnera naissance à sa fille Urania.<br>Arrivés en Norvège, ils feront la connaissance de Liuwenhord et redécouvrent l’ancien site atomique de Karaga où jadis travailla Flius avec sa fiancée Maria. D’elle, au grand désespoir de Flius, il ne reste plus que des os et un journal intime relatant au jour le jour l’invasion des Drusoniens :<br><i>« Il y gisait les lambeaux d’une couverture et un oreiller enfoncé, au milieu duquel quelque chose de brun apparut dans l’éclat des lampes. Flius regarda et soudain s’effondra. Nous approchâmes et nous vîmes dans les débris du lit, vêtus de ce qui avait été autrefois un vêtement de toile blanche, les restes momifiées d’une femme. La tête ressemblait à celle d’une chouette, et elle était entourée de cheveux châtains, bien conservés.Flius, supporté par deux Atlantéens, regardait droit devant lui, répétant :<br>« Et ainsi, je vous retrouve, Maria ! Ainsi… »<br></i>Peu après, Liuwenhord leur communique son projet de libération de la Terre. En un premier temps, il faudra anéantir la base centrale drusonienne de Capetown où sont disposés les appareils de régulation énergétique qui rendent la Terre captive de Druso, ce qui ne se fera pas sans risques :<br><i>« Selon ses calculs, l’opération exigerait dix-<wbr>sept minutes astronomiques, mais, bien entendu, la grosse difficulté serait d’être sûr que le globe reprendrait ensuite sa rotation habituelle. Il fit ses calculs de façon que le formidable coup de frein serait à peine ressenti aux pôles. Naturellement, il fallait compter sur d’énormes destructions dans le reste du monde ; en fait, quelques savants atlantéens se demandaient si libérer la terre de Druso n’entraînerait pas en même temps la destruction de la vie organisée sur le globe. Il y aurait de gigantesques glissements de terrain, tremblements de terre, raz de marée et une tempête auprès de laquelle les ouragans et les typhons les plus terribles que la Terre ait jamais connus ne seraient que les clapotis d’un enfant dans une baignoire. »<br></wbr></i>Mais l’opération réussie, Druso se perdra dans l’espace leur permettant, en un deuxième temps, de nettoyer la terre des Prêtres et des Oracles. En attendant, Judith et Uranie, encore faibles, iront se remettre dans le Sud, au bord de la Méditerranée. A peine arrivées, elles sont prises dans une rafle et envoyées sur Druso pour servir comme esclaves. Immédiatement, tout est mis en œuvre pour les sauver. Alf, Flius ainsi qu’Imfried, la propre fille de Liuwenhord, par une chaîne de complicités, prennent la navette à destination de Druso où il rencontreront les forces de la résistance (les «Bleus »). Hurst partira au pôle sud pour s’occuper de la base de Capetown avec les bombes récupérées à Kagara.<br>Sur Druso, Cassaniak, le chef des résistants, les prend en charge. Il s’agit de faire vite car les Drusoniens se servent des Terriens comme du bétail. Les femmes sont censées donner leur lait aux larves, leurs forces aux jeunes insectes, et les hommes leur viande :<br><i>« Chaque homme, les bras en l’air, glissait sur une forte pente, et une lame aiguë jaillissait de la paroi pour lui percer le cœur, tandis que ses bras levés étaient pris par une paire de crochets. Des griffes s’enfonçaient dans la résille que les prêtres avaient placée sur sa tête. Une autre paire de crocs saisissait le corps encore palpitant sous les aisselles. Un billot triangulaire se glissait entre les jambes et les écartaient, et le cadavre ainsi présenté glissait par une autre porte dans une autre salle. Un crampon de métal l’agrippait et en un instant, des couteaux automatiques avaient coupé  la tête, les mains et les pieds de la victime.»<br></i>Par l’entremise décisive d’Imfried, Judith et Urania seront libérées au moment où Cassaniak déclenche des émeutes généralisées dans la cité des insectes. Sur Terre, Capetown saute. Les liens entre Druso et la Terre seront rompus peu après que les temponautes aient pu retrouver leur planète natale. Après le dernier acte malveillant des Drusoniens qui, se voyant perdus, voulurent précipiter leur planète contre notre Lune, Druso disparut dans le cosmos. Devant les  Terriens libérés par leur foi dans la prophétie de la « Mère » s’ouvre un avenir de reconstruction et de paix<br>« Druso », ouvrage d’origine germanique offre  un récit dense nourri d’abondantes parties morales ou philosophiques. Plusieurs intrigues s’y croisent ; celle de l’évolution des sociétés terrestres avant les Drusoniens, qui eurent à faire face à la menace « jaune », celle des sociétés sous le joug extraterrestre, celle de la destinée individuelle de nos héros. Dans ce roman, solidement charpenté, les détails précis et les descriptions minutieuses contribuent à l’effet de vraisemblance. </wbr></wbr></wbr></span><span class="fs20 cf3 ff1"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">296</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Dr. Seisme</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/dr.-seisme-r295/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/dr-seisme.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Remo « l’Implacable », en compagnie de son maître de Sinagan Chiung, fut amené à mettre ses talents exceptionnels au service de la Californie condamnée à subir le « Big One » provoqué par le Dr. Séisme.<br>Sous le pseudonyme de Blomberg, il entra dans la conspiration unissant les personnalités les plus riches du comté de San Aquito, soumis au chantage des deux jumelles Jacki et Jill, filles du Dr. Séisme.  Contre de l’argent, elles menacent le gouvernement des Etats-<wbr>Unis de déclencher l’enfer le long de la faille de San-<wbr>Andréas, en utilisant une invention de leur père, « le canon à eau polarisée ». Le shériff Wyatts, intermédiaire semi-<wbr>volontaire (il touche de l’argent) attire , par ses allers et venues, l’attention de la mafia locale qui désire s’approprier l’invention maléfique. <br>Remo parsème son périple de cadavres, aidé par Chiung. Il fait cesser les interférences mafieuses, remonte jusqu’aux deux jumelles,  troublé par leur insolente vibration érotique. Ayant récupéré l’argent gouvernemental, Wyatt sera éliminé par Jill. Remo arrête les criminelles et le processus de mise en route du séisme, projetant les premières au fond de la faille et bloquant le second. Ce qu’il ignorait, c’était la culpabilité du Dr. Séisme lui-<wbr>même. Sans l’intervention de Chiung, la Californie se serait détachée du continent américain. Le plus fort étant que le Dr. Séisme travaillait aussi pour le gouvernement des Etats-<wbr>Unis.<br>Une aventure rondement menée avec les qualités presque supra-<wbr>normales de l’Implacable. Une lecture aisée, des phrases du style oral, du sexe et du sang, voilà qui ne posera guère de problèmes aux lecteurs habituels de la série.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">295</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Dr. Bloodmoney</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/dr.-bloodmoney-r294/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/dr-bloodmoney.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Dr Bloodmoney ou la vie quotidienne après la catastrophe nucléaire qui frappe la Californie dans la région de San Francisco . Le récit est centré sur un groupe de personnages dont le destin s’entrelace au fur et à mesure que se développe la tragédie. Ils se connaissent parce qu’ils habitent la même rue ou parce que, après l’effondrement du système social, ils se retrouvent dans la même communauté de survivants.<br>Il y a tout d’abord le Dr. Bluthgeld (Dr. Bloodmoney). Personnage étonnant qui a assumé des formations scientifiques et a été responsable en partie de la pollution atmosphérique dans cette région. La catastrophe nucléaire le plonge dans une paranoïa profonde avec un immense sentiment de culpabilité. Il se croit le seul coupable du déclenchement des hostilités:<br><i>" Il (= Bluthgeld) s’immobilisa. Planté là, au milieu d’un croisement, contemplant la rue latérale qui plongeait dans les ténèbres, puis se tournant vers la droite où elle remontait et cessait net comme si on l’eût tordue et rompue, il constata avec stupéfaction -<wbr> et il ne trouva pas d’explication immédiate dans l’arrêt subit du fonctionnement de quelque organe particulier-<wbr> que des crevasses s’étaient ouvertes. A sa gauche, les bâtisses s’étaient fendues. Il y avait des fissures anguleuses, comme si la plus dure des matières, le béton même qui soutenait la ville, qui constituait les rues et les maisons, s’était désintégré. "</wbr></wbr></i><br>Handicapé physique sans bras ni jambes, victime de la Thalidomide, le phocomèle Hoppington est une autre figure marquante du récit. Empli de haine envers la société et doué de pouvoirs psy étendus, télépathie et vision de l’avenir, il prendra une revanche éclatante, en devenant le personnage le plus important de la communauté établie au nord de San-<wbr>Francisco. Génie technique, il est le " dépanneur " indispensable. Il est surtout celui qui essaiera de remplacer le cosmonaute Walt Dangerfield , personnage stupéfiant du récit. <br>Juste avant le cataclysme, la NASA a essayé d’envoyer vers Mars un couple d’astronautes, muni de toutes les provisions nécessaires pour tenir une dizaine d’années. Le voyage tourne court, les relais au sol étant anéantis, les deux cosmonautes n’ayant eu que le temps d’atteindre l’orbite de la Terre, autour de laquelle ils seront condamnés à tourner jusqu’à leur mort. Celle-<wbr>ci survient très vite pour la compagne de Dangerfield. Ce dernier se retrouvera seul à bord de la capsule-<wbr>fusée pour l’éternité. Restant l’unique dépositaire des biens technologiques et pouvant entrer en contact radio avec les quelques communautés éparses dans le monde encore aptes à communiquer avec lui, il assure désormais un rôle de vigie en  prodiguant conseils et tuyaux, passant des disques de musique ancienne. Il est amusant, disponible, indispensable et sera écouté à l‘égal d’un prophète:<br><i>" Il fit un geste. Qu’est ce qu’avait donc de spécial ce Dangerfield, qui les survolait tous les jours dans son satellite ? Eh bien, il était leur liaison avec le monde... Dangerfield regardait en bas et voyait tout, la reconstruction, les changements bons et mauvais. Il écoutait toutes les émissions, les enregistrait, les classait et les rediffusait, si bien qu’ils étaient unis par son intermédiaire."<br></i>Certains ne l’aiment pas. Comme Bluthgeld par exemple, qui essaiera sur lui ses capacités psy pour le décider à déclencher la mise à feu de missiles encore opérationnels. Bludgeld mourra assassiné par Hoppington. <br>Le phocomèle, grâce à ses connaissances technologiques et psychiques, désire substituer sa voix à celle du cosmonaute pour acquérir un pouvoir absolu sur les autres. Heureusement Bill veille. Bill, c’est le frère jumeau d’Edie, une petite fille de la communauté. Bill c’est une sorte de larve qui survit dans le ventre d’Edie, en communication télépathique constante avec les morts:<br><i>«  Ne t’inquiète pas pour moi, dit soudain Bill. (Il s’était réveillé, ou alors il avait fait semblant de dormir.) Je sais beaucoup de choses, je peux me débrouiller tout seul. Et je te protégerai aussi. Tu devrais plutôt te réjouir de ma présence parce que je peux... mais non, tu ne comprendrais pas. Tu sais que j’ai le pouvoir de voir tous ceux qui sont morts, comme l’homme que j’ai imité. Eh bien, il y en a des tas, des milliards et des milliards de milliards et ils sont tous différents. Dans mon sommeil, je les entends murmurer. Ils sont toujours tout autour. -<wbr> Autour ? Où ? -<wbr> Au-<wbr>dessous de nous. Dans la terre. -<wbr> Brrr! fit-<wbr>elle. Bill rit. -<wbr> C’est la vérité . Et nous y serons aussi. Maman et papa et tous les autres. Tout le monde, et tout le reste est là, les animaux compris. Ce chien y est presque, celui qui parle. Pas encore là, exactement, mais c’est la même chose. Tu verras. "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Il est le résultat d’une des nombreuses mutations dues à la radioactivité. C’est Bonnie, la mère d’Edith, nymphomane notoire, qui a conçu cette monstruosité le jour de la catastrophe. <br>Le seul désir de Bill est de connaître le " monde extérieur " puisqu’il ne peut l’appréhender qu’à travers les descriptions d’Edie. Son existence étant confidentielle, seul le psychiatre Stockstill, qui soigne par ailleurs Bluthgeld, soupçonne la vérité. Bill est  lui aussi une clé du récit car c’est le seul capable de réduire à l’impuissance le phocomèle Hoppington en le projetant hors de son enveloppe physique pour se  substituer à lui. <br>D’autres personnages, hauts en couleurs, passent dans la trame du texte comme le Noir McConchie, ancien commis et qui déteste le phocomèle,  ou June Raub,  maîtresse-<wbr>femme, ayant en charge le destin de la <i> </i>communauté. Le monde d’après la catastrophe diffère beaucoup de celui que nous connaissons. Les mutations néfastes s’amplifient. Des rats et des chiens semi-<wbr>intelligents commencent à apparaître. Le papier ne s’étant pas conservé, la moindre revue (notamment de femmes nues) vaut une petite fortune, les cigarettes et l’alcool redeviennent des produits artisanaux, les engins à moteur, que l’on découvre, une vraie bénédiction.<br>Philip K. Dick, tout en jouant avec le thème de la fin, le plie à ses fantasmes avec la maîtrise littéraire qu’on lui connaît. Là, comme dans les autres de ses ouvrages, son interrogation sur la nature de la réalité y est totalement inscrite : Qui est qui ? Qui est responsable de quoi ?, Quels sont les divers jeux de pouvoirs ? Le thème catastrophiste cependant n’y est pas sacrifié et prend place dans le récit comme une toile de fond hyperréaliste sur laquelle se découpe l’intrigue.  " Dr Bloodmoney " est un récit beau, intelligent, structuré qui assure la rénovation du thème.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">294</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Donnez-Nous Chaque Jour Notre Mort Atomique</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/donnez-nous-chaque-jour-notre-mort-atomique-r292/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/terre-est-bleue-comme.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><i>" Il y aura d’abord une odeur de TABAC !…<br>Une épouvantable odeur de caramel brûlé</i><br><i>Tout le monde au fond des rues, lèvera les yeux, le nez ;<br>Dans les écoles/dans les usines/ dans les hôpitaux…<br>O cette bonne foule de 5h 12 du soir qui descend vers la gare,(…)<br>dans la rue dans les jardins dans les châteaux voici<br>déjà des enfants/des vieillards. Qui brûlent, </i>debou<i>t !…<br>voici déjà </i>L’o.n.d.e./d.e./c.h.o.c. <i>: IL N’Y A PLUS RIEN<br>A FAIRE ! ! </i>! voici la mort atomique pour tous<i>/ la Mort <br>(ATTENTION) at.//<br></i>Un poème écrit à la manière d’une danse macabre dont la désarticulation formelle épouse le cataclysme émotionnel.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">292</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Dixieme Cercle</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-dixieme-cercle-r290/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/dixieme-cercle.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Arthur Taillandier, cybernéticien, habitant la périphérie de Paris en 2099, est le héros manipulé du récit.Avec ses amis, Seb, Marie, Thétys, il s’abandonne aux délices frelatés d’un futur urbain abominable. L’Europe unie et fasciste du président Linhardt dans laquelle le seuil de pollution impose le port constant d’un masque, la « Zone », qui recueille les «drop-<wbr>out » avec leur langage codé et leur violence, l’ensemble d’une technologie high-<wbr>tech et l’usage constant des drogues forment le cadre de l’univers d’Arthur :<br><i>« De son point de vue, il découvrait toute la vallée de la Seine entre Mantes-<wbr>la-<wbr>Jolie et les Mureaux, construite sans interruption. Les coumarous alternaient avec les Zones Industrielles et Commerciales, les Pôles d’Activité et les Cités, chaque ensemble retranché derrière ses barbelés, ses murs, ses miradors. Sur le fleuve brun sombre, les cargos, et les péniches, à la queue leue leu, remontaient vers le port autonome de Paris. A l’ouest, tout proche, se détachait le mirador du compound d’Aubergenville, avec son vigile devant la mitrailleuse lourde. Au loin, le soleil embrasait les tours de Mantes-<wbr>la-<wbr>Jolie, une des Cités les plus chaudes du Far West francilien. Des nuées de pigeons nichaient dans les étages supérieurs, à l’abandon, tournoyaient autour des gratte-<wbr>ciel en un ballet permanent, comme des vautours au-<wbr>dessus d’un charnier. Le grondement sourd qui montait des dix voies de l’autoroute servait de bande-<wbr>son à ce paysage banlieusard. »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Professionnellement, il est attelé au projet « Cogito » avec son patron Nelson Westley et ses amis, projet qui doit, en s’articulant sur les souvenirs du cerveau humain, créer des univers de jeux (C-<wbr>Univers) de plus en plus réalistes et évolutifs. Car la réalité virtuelle constitue la grande distraction de cette société hiérarchisée en huit cercles progressifs, suivant le degré de dangerosité ou de réalisme des jeux, qui permettent de s’extraire d’une réalité morne et misérable.<br>Arthur fréquente souvent le huitième cercle, celui de la pornographie. Mais il aspire à autre chose, surtout lorsque des indices inquiétants de paranoïa se révèlent à lui : son appartement qui se transforme, des portes qui aboutissent à des impasses, etc.D’autre part, l’existence de la RV, un organisme de « hackers », bras armé de « l’Apple », groupement révolutionnaire, le fascine. Enfin, il apprend l’existence d ‘un neuvième cercle, celui d’un C-<wbr>Univers tellement perfectionné que l’illusion vécue apparaît comme réalité totale puisqu’on y perd son identité même. Seule une mort (virtuelle mais vécue dans la douleur) permet à Arthur de réintégrer son appartement d’Aubergenville. <br>La souffrance, la cruauté infligée et le goût du sang restent pour lui des expériences indépassables. Dans l’univers de Dunyah, une sorte de moyen orient virtuel, Arthur devient tour à tour Eno, puis Issar, bras armé du prophète qui appelle à la réalisation d’une autre vie, en un « jardin », au-<wbr>delà du «sanctuaire » et des « Cinq portes », après que le monde ancien ait été dévasté par un déluge purificateur. <br>Eno/Arthur vit à Dunyah l’expérience de plusieurs vies se montrant le zélateur le plus proche du prophète, taillant son royaume à grands coups d’épée. Le retour à la vraie vie se fait de plus en plus difficilement et les rapports avec ses amis se dégradent. Dunyha est un C-<wbr>Univers inconnu et donc illicite au sein de Cybéria, ensemble des réalités virtuelles. C’est pourquoi Arthur est traqué par le cyber-<wbr>flic Borovitch  aussi bien dans sa réalité quotidienne qu’à travers diverses phases du jeu.<br>La dépression psychologique d’Arthur s’accentue, surtout après la disparition de Nelson dans ses bureaux de la firme Virtual opposée à Macrosoft dans le cadre du projet Cogito. Arthur sera finalement contacté par RV qui le charge de l’assassinat de Linhardt lors de la réélection de celui-<wbr>ci. Bien que se sachant manipulé, Arthur accepte, car le monde réel lui est odieux. Après l’attentat réussi, Arthur sera capturé par Borovitch et torturé jusqu’à la survenue d’une pluie diluvienne transformant la région parisienne en mer intérieure :<br><i>« Paris avait entièrement disparu, remplacé par une mer infinie, ridée de vaguelettes. Pareilles aux piles d’une plate-<wbr>forme de forage en construction, les deux tours de la cathédrale engloutie émergeaient encore. A travers le rideau de pluie, Arthur distinguait aussi, plantés au milieu de l’océan, les restes de la tour Montparnasse, de la tour de la Sécu, à Bercy, et le cône au sommet renflé du troisième étage de la tour Eiffel, comme une énorme balise marine. Au nord, Belleville-<wbr>Ménilmontant et la butte Montmartre évoquaient un double îlot volcanique surmonté d’un temple à stûpas – le Sacré-<wbr>Cœur. »</wbr></wbr></wbr></i><br>Finalement, il se réveille dans un souterrain, engoncé dans une capsule cryogénique comme deux mille de ses compatriotes.Car tout ceci était faux. En réalité, en 2099, un conflit nucléaire a fait fondre les calottes glaciaires, provoquant une subduction mondiale et la ruine de l’espèce humaine. Dans les souterrains de Massy où travaillaient Macrosoft et Virtual, la décision avait été prise de survivre à la catastrophe en mettant tout le monde en hibernation durant un an. Or, aujourd’hui, la date qui apparaît est 2499. Voilà plus de quatre cents ans que Borovitch le cybernéticien et son complice Carter, utilisant le programme «Cogito» ont branché l’ensemble des endormis sur l’univers « Gaia 1099 » qui donne l’illusion parfaite de la réalité à travers une reconstitution du monde puisée dans l’inconscient même des dormeurs. Chaque année les compteurs étaient remis à zéro. Par certaines altérations (les « bugs »), Nelson a peu à peu pris conscience de cette illusion. Il a neutralisé le cycle fatal, Borovitch et ses jeux de pouvoir, en créant un contre-<wbr>univers, Dunyah, pour que la réalité puisse, grâce à Arthur, émerger : c’était le Dixième cercle.<br>Un jeu troublant entre le virtuel et le réel sur fond de dégradation sociale et de catastrophe écologique. Un style maîtrisé, un suspense permanent font de cette première œuvre une réussite.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">290</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Dix Secondes Avant L'explosion</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/dix-secondes-avant-lexplosion-r289/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/dix-secondes-avant-l-explosion.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Henri Hazen, qui deviendra plus tard fusilier-<wbr>marin, flirte avec sa petite amie, la nuit, sur une plage de Floride. Il sera témoin de l’arrivée sur le sol américain de quatre espions russes, sans savoir qu’ils seront les déclencheurs d’un conflit nucléaire avec les USA. Tous les quatre, parfaitement formés à la vie américaine ont pour objectif de se fondre dans la foule, puis de se faire engager dans l’armée de l’air, de profiter de leur situation professionnelle pour saboter les B-<wbr>99, gros porteurs seuls capables de contrer la flotte sous-<wbr>marine russe envoyée en direction de l’Amérique.<br>L’un d’entre eux, le colonel Stanislaw Lazinoff, alias Stanley Smith, réussit particulièrement bien sa mission. S’étant trouvé un emploi d’aide-<wbr>cuisinier à la base d’Hibiscus, il fournit aux pilotes les paniers-<wbr>repas, ainsi que des bouteilles thermos piégées, destinées à exploser lorsque l’avion atteindra une certaine hauteur. Quatre appareils se perdent ainsi, provoquant dans la population américaine une réaction d’inquiétude, ce qu’escomptaient les Russes. <br>D’autre part, un groupe de veille militaire « Prévisions et desseins de l’ennemi », comportant des stratèges de tous bord dont notamment Katharine Hume, déléguée de la Commission de l’Energie Atomique, et Jesse Price, commandant de l’Armée de l’Air, après examen des événements, arrive à la conclusion que des saboteurs russes opèrent sur le territoire américain. Des signes non équivoques en provenance de la Chine, de Formose, d’Inde, qui décrivent une agitation soviétique grandissante, leur suggère l’imminence d’une guerre nucléaire :<br><i>«Etant donné l’importance que l’on doit attacher à la destruction de New-<wbr>York ; le centre de finances, de communications et d’industries le plus complexe du monde ; des moyens spéciaux doivent être mis en œuvre. En complément des sous-<wbr>marins, deux remorqueurs de haute mer chargés de bombes H devront pénétrer dans le port de New-<wbr>York quelques heures avant le déclenchement des hostilités. Leurs équipages seront sacrifiés. Si la Marine Rouge considère que ce procédé ne risque pas de compromettre la sécurité des opérations d’ensemble, il peut également être utilisé sur des cibles de première importance telles que Boston, Baltimore, Philadelphie, San Francisco, Los Angeles et Norfolk. Le rapport estimait que l’attaque venant par mer tuerait quarante millions d’Américains, dont trente millions au cours des six premières heures. L’aviation Rouge devait se concentrer sur les bases aériennes américaines du monde entier et les anéantir en un parfait synchronisme. »<br></wbr></wbr></wbr></i>D’après le groupe, l’événement aura lieu une veille de Noël. <br>Leur rapport « Prévisions d’actions militaires russes », censé prévenir les USA, est mis au pilon par le général Clumb, leur chef de projet et incapable notoire. Le groupe est dissous. Ils décident de ce fait d’avertir directement les autorités compétentes, chacun selon sa sphère d’influence. En pure perte.Heureusement, l’un de membres, Félix Frombourg, appartenant au FBI, aura à traiter l’affaire du banquier Robert Gumol, en déplacement à La Havane, à qui l’on a volé une forte somme d’argent. Après interrogatoire, Gumol s’avère être un contact russe en cheville avec les saboteurs, et l’argent celui d’une banque soviétique. Il livre le nom de Stanley Smith. <br>Pris la main dans le sac, le saboteur est arrêté par Jesse Price. L’état-<wbr>major, enfin convaincu de la réalité de la menace, fait décoller les B-<wbr>99 qui bombardent la flotte russe, marquant l’arrêt de l’invasion. Les conséquences immédiates provoquent un remaniement gouvernemental à Moscou. Les espions russes seront fusillés.<br>Un petit roman dans la tradition de la guerre froide. D’une lecture agréable, le récit va à l’essentiel. En auteur éprouvé, Pat Frank signe une histoire menée tambour battant, avec une grande économie de détails.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">289</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
