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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/46/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Et Ce Fut La Guerre Atomique</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/et-ce-fut-la-guerre-atomique-r329/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/et-ce-fut-la-guerre-atomique.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le capitaine de corvette Peter Alayeff croisant en méditerranée attend l’heure fatidique pour lancer sa soucoupe atomique sur Casablanca car, quelle que soit l’avancée des négociations entre Russes et Américains, il vaut mieux prévenir que guérir :<br><i>" Sous un ciel bleu clair où s’épanouissaient une succession de nuages blancs soulignés de reflets orangés, en forme de dômes étagés les uns au-<wbr>dessus des autres, Casablanca n’existait plus. Elle gisait, calcinée, grand cadavre de ville assassinée, étendue, parsemée de monceaux de pierres noires mangées par endroits d’une sorte de moisissure jaunâtre, de tumuli de briques pilées, vitrifiées, d’où se détachaient à contre-<wbr>jour, comme autant de gibets, des carcasses disloquées d’immeubles hérissées de pièces de ferraille. Des incendies achevaient de détruire le peu qui restait de la ville. "<br></wbr></wbr></i>Jean Ternant un chercheur physicien, l’un des rares survivants de la déflagration, sera miraculeusement sauvé par un hélicoptère. Soigné mais enfermé dans l’hôpital militaire de Marrakech, remis sur pied grâce à " Barbichet ", un médecin qui espère s’en servir comme cobaye, il sera pris en charge par le docteur Escobar pour être affecté avec le grade de capitaine dans une base secrète. <br>A CBM1 (Tanger) ou CBA1 (Oran) on suit avec angoisse les destructions massives opérées par les Russes. C’est sous terre, dans le SCR999, une base ultra-<wbr>secrète, que Jean Ternant prendra connaissance de sa première mission, agréable au demeurant. Un énorme engin volant russe a été abattu. Le pilote, une jeune femme, le lieutenant Tatiana Kounine, prétendra avoir quitté son pays pour se rendre aux occidentaux. Soupçonné d’être une espionne, Jean Ternant est chargé de la sonder. En convalescence factice dans une maison de repos militaire, il fréquentera suffisamment Tatiana pour en tomber amoureux, convaincu de l’innocence de la jeune femme. Hélas ! C’est un faux constat, puisqu’elle avait prévu de l’empoisonner. <br>Jean est rapatrié en sa base et Kounine mise en prison.  La guerre nucléaire perdure, les coups se répètent de part et d’autre :<br><i>" Sept secondes plus tard, dans la salle du SCR 999, malgré les épaisseurs de béton, malgré les parois insonorisées on perçut comme un vague rugissement étouffé, on sentit comme une longue trépidation, une secousse cosmique éloignée, qui se répercutait dans les membres et la tête. La calotte d’acier du puits principal s’était soulevée, les rampes de lancement venaient de  lâcher, à une seconde d’intervalle, les vingt-<wbr>quatre fusées d’interception de cinq mètres de long chacune, dont le ventre était bourré d’oxygène liquide et d’alcool s’enflammant sous pression téléréglable dans la chambre de combustion ; vingt-<wbr>quatre fusées dont douze perforantes à charge creuse et douze à détonateur acoustique de proximité ; vingt-<wbr>quatre fusées téléguidées possédant un radar spécial de poursuite ; vingt-<wbr>quatre fusées qui, en une minute, avaient atteint la vitesse de 5 000 kilomètres à l’heure. "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Peter Alayeff assistera à la destruction de son navire, puis subira sa propre mort sur la terre maghrébine, fauché par une mitrailleuse. Ternant sera réaffecté auprès du colonel Bonhote, à Plutonville, une autre base secrète. Celui-<wbr>ci, en militaire désabusé, lui prédit la fin du monde si les opérations militaires ne prennent fin. <br>En sa base se construit la station orbitale de demain, tous les éléments étant prêts à être lancés puis assemblés dans l’espace. Les astronefs, déjà opérationnels, n’attendent que le moment favorable. Pour passer le temps, Jean est convoqué comme témoin au procès de Tatiana. Malgré ses allégations en sa faveur, elle sera condamnée à mort mais sauvée en toute dernière extrémité lors de sa conduite sur le lieu d’exécution,  par le souffle d’une explosion qui a dévasté Marrakech. Ternant revient donc avec Tatiana auprès de Bonhotte juste pour se faire confirmer que l’enfer sur terre a commencé : les Russes ont lancé toutes leurs forces dans le conflit :<br><i>" Toutes les îles, tous les continents du monde ont subi des raz-<wbr>de-<wbr>marée formidables. La mer a envahi la terre à plus de cent kilomètres des côtes. Un peu partout des montagnes se sont mises à cracher le feu. De toutes manières, c’est la fin des hostilités, la réconciliation universelle. Les explosions atomiques massives au Pôle Nord ont pollué l’atmosphère, d’immenses nuages radioactifs errent à l’aventure, semant la mort sur des milliers de kilomètres carrés. Il paraît même que la couche d’ozone a été déchiquetée. "</wbr></wbr></i><br>Des tremblements de terre incessants confirment que l’axe du monde vacille, que les neiges des pôles se sont mises à fondre, que l’atmosphère est envahie par d’immenses nuages radioactifs. La seule solution pour Jean et Tatiana, avec l’approbation du colonel, est de s’embarquer à bord d’un astronef et de vivre dans l’espace, à l’intérieur du nouveau satellite en voie d’achèvement.<br>Un roman-<wbr>patchwork dans la veine des récits français des années cinquante : une reconnaissance sans borne envers les américanismes et descriptions des engins spatiaux à la Oberth, beaucoup d’annotations techniques, une intrigue plate, un héros à la mentalité villageoise et une grande admiration pour l’arme nucléaire.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">329</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Et Adam Refit Le Monde</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/et-adam-refit-le-monde-r328/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/et-adam-refit-le-monde-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le petit Adam fit le constat que le monde tel qu’il était ne lui plaisait plus :<br><i>« Adam regarde autour de lui.<br>Il voit<br>Des gens pressés,<br>Des voitures pétaradantes,<br>Des manifestants bruyants,<br>Des ambulances,<br>Des enfants se querellant dans une cour d’école,<br>Des cheminées crachant leurs noires fumées,<br>Des usines délabrées,<br>Des immeubles bien trop hauts,<br>Des fleurs bien trop rares…<br>Et trop peu de verdure… »<br></i>D’un coup de balai, il  fit disparaître tout cela. Le voilà seul, et bien content de lui. Assis près de son balai, au centre du monde, il s’ennuya ferme au bout de peu de temps. Alors, il repeupla son monde  d’oiseaux qui pourtant n’avaient plus d’arbres pour poser leurs pattes. Il recréa donc la forêt pour eux, pensant qu’ils seraient satisfaits. Mais non ! Car sur toute l’étendue de la sylve, les oiseaux n’avaient rien à manger et le lui firent savoir. Adam leur dessina donc des insectes, pour les nourrir, et aussi des poissons, pour son amusement. Bientôt, irrité par leurs incessants pépiements, il dessina leur pire ennemi, le chat Tibert qui, tout seul de sa nature, mit fin aux débordements, et se transforma en petit tyran.<br>Adam se dit que dans le monde d’avant, il avait des copains. Qu’à cela ne tienne : bientôt Jérôme, Farida et Sarah, Pierre et le petit David, qui pleure pour voir son papa, l’entourent. Et des terrains de football, et les maisons des villes… Enfin, il se dit qu’il a ressuscité son ancien monde, avec toutes ses tares :<br><i>« C’est de nouveau la guerre<br>Quelque part dans le monde.<br>Des morts,<br>Des blessés…<br>Partout la désolation<br>Des enfants meurent de faim.<br>Des hommes fuient d’autres hommes.<br>Des armes,<br>On en voit partout,<br>Comme si chacun était prêt à se battre.<br>Comme si, pense Adam,<br>Je n’avais pas essayé de refaire le monde. »<br></i>Il s’apprête à nouveau à réparer son erreur mais cette fois-<wbr>ci les gens ne sont pas d’accord :<br><i>« Adam voudrait parler aux gens<br>De cet autre monde qu’il avait imaginé.<br>Mais cela les énerve.<br>Tais-<wbr>toi donc un peu, disent-<wbr>ils.<br>Il n’y a pas d’autre monde. Quand vas-<wbr>tu comprendre cela, Adam ? »<br></wbr></wbr></wbr></i>Finalement, le petit Adam comprit qu’il n’arriverait vraiment à changer le monde qu’avec l’appui de tous, afin d’y bannir à jamais la haine et la pauvreté.<br>Un petit livre illustré à l’usage des enfants, animé d’un esprit missionnaire. « Et Adam refit le monde » distille de nombreux messages tels que l’évolution expliquée aux tout-<wbr>petits, l’interdépendance des espèces, la force de la communauté dans l’espoir du renouveau, enveloppés dans une historiette d’une naïveté toute apparente.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">328</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Ersatz D'alsace&#xD;
(Anthologie)</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/ersatz-dalsace(anthologie)-r326/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/ersatz-d-alsace-b.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">contient les nouvelles : <br>la Tanière (Bernard Fischbach)<br>Coup d’œil fugitif sur une tranche d’avenir possible (André Cabaret)<br>Dire l’Alsace (Jean-<wbr>Claude Walter)<br>le Retour d’hiver (Henry-<wbr>Luc Planchat)<br>Exil (Laurence Stocky)<br><a href="un-jour-et-des-poussieres.html" class="imCssLink" onclick="return x5engine.utils.location('un-jour-et-des-poussieres.html')">Un jour et des poussières</a> (Jacques Stoll)<br>la Fin des usines de confiture (Jean-<wbr>Paul Sorg) (non analysé, hors domaine)<br>le Château de l’hydrocéphale quelque part dans les Vosges (Jean-<wbr>Pierre Hubert)<br><a href="atomheim-1.html" class="imCssLink" onclick="return x5engine.utils.location('atomheim-1.html')">Atomheim</a> (Louis Périn)<br>Givre et Sang (Guy Heitz)<br>L’Evêque de Strasbourg (Roland Engel)<br>les Hérétiques (Cyrille Kaszuk) (non analysé -<wbr> hors domaine)<br>Vertige vertébral (Béatrice Kad)<br><a href="appel-a-tous-contre-la-bombe-atomique.html" class="imCssLink" onclick="return x5engine.utils.location('appel-a-tous-contre-la-bombe-atomique.html')">Appel à tous contre la bombe atomique</a> (Jean-<wbr>Paul Klee)<br><a href="aaah--louvila.html" class="imCssLink" onclick="return x5engine.utils.location('aaah--louvila.html')">Aaaah ! Louvila</a> (Syvie Reff)<br><a href="les-guepes-geantes-de-fessenheim.html" class="imCssLink" onclick="return x5engine.utils.location('les-guepes-geantes-de-fessenheim.html')">les Guêpes géantes de Fessenheim</a> (Daniel Walther)</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">326</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Ere Cinquieme</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/ere-cinquieme-r324/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/ere-cinquieme.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Deux hommes et une femme se réveillent dans une grotte des hauteurs himalayennes après un sommeil cataleptique. Des changements immenses sont survenus durant leur sommeil. <br>La terre, prise de convulsions, a bousculé ses continents, étendu ses mers et océans, s’est débarrassée de toute créature humaine et végétale. Elle est passée de l’ère quaternaire à l’ère cinquième. Aujourd’hui, le paysage qui se révèle devant Hallon , Nicholson et Jane à la sortie de leur grotte est entièrement minéral, soit une grève sauvage battue par des vents de tempête et une mer infinie qui s’étale en rouleaux glauques devant leurs yeux.<br>Subsistant chichement sur les quelques réserves d’avant la catastrophe, ils s’interrogent sur leur avenir lorsqu’ils font connaissance avec la forme de vie dominante de l’ère cinquième, soit d’immenses organismes unicellulaires pensants capables de s’élever dans les airs grâce à leurs vacuoles, et qu’ils baptisent du nom de  " mollutors ". <br>Trois mollutors, Yeres, Xiris et Atoum, entrent en contact télépathique avec les humains et, rassurés sur leurs intentions pacifiques, les adoptent. Ils leur servent de monture pour explorer leur nouvel univers, notamment pour traverser un immense océan, en direction  d’un autre continent : <br><i>" Un continent ! Un continent immense, gigantesque, qui, si on se trouvait vraiment sur la terre, occupait toute l’ancienne fosse du Pacifique. Un continent cassé, tourmenté, craquelé, ravagé, sans la moindre végétation. Encore du granit, de porphyre, du gneiss, un peu de schiste. Des fumerolles, vomies par des failles profondes. Des pics déchiquetés, tordus, acérés. Mais pas d’arbre. Quelques mousses, quelques lichens, sans plus, mettaient des taches sombres sur ce sol lunaire. "<br></i>Là, ils rencontrent une autre race de mollutors à la peau plus foncée. Ceux-<wbr>ci leur sont hostiles car ils connaissent l’histoire des hommes et leur propension à dominer la planète. Yeres, Xiris et Atoum ayant été obligés d’abandonner les humains, les trois terriens sont attaqués par les mollutors à peau foncée  à coup de gaz cyanhydrique  que ces derniers accumulent dans leurs vacuoles. <br>Est-<wbr>ce la fin pour nos héros ?  Non ! Ils sont sauvés par une fusée en provenance de Vénus où quelques couples d’une ancienne colonie terrienne ont pu survivre en échappant à la catastrophe. En partance pour Vénus, les rescapés se jurent de revenir sur terre pour la reconquérir.<br>Un roman dans lequel la psychologie sommaire des personnages est heureusement supplantée par la description d’un univers sauvage, minéral, radicalement étranger à l’homme ainsi que par l’invention des étranges " mollutors "</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">324</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'ennemi Du Monde Entier</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/lennemi-du-monde-entier-r322/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoire-des-siecles-futurs.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Dès sa naissance Emile Glück avait de quoi haïr le genre humain. Orphelin, rejeté par sa mère d’adoption, méprisé par les femmes, poursuivi par la justice pour un crime qu’il n’avait pas commis, traqué par les journalistes, il développa un ardent désir de vengeance qui se concrétisa dans une extraordinaire découverte :<br><i>« Il venait de trouver l’arme silencieuse et secrète qui lui permettrait de se venger du monde entier. Sa découverte, qui mourut avec lui, le rendait maître de la direction et de la portée de la décharge électrique. A l’époque, ce problème n’était pas encore résolu –il ne l’est pas encore tout à fait de nos jours -<wbr> mais Emile Gluck en trouva la solution dans sa cellule, et l’appliqua après son élargissement. »</wbr></i><br>Dirigeant à son gré les décharges électriques, il commença à assassiner les individus proches qui l’avaient fait souffrir, puis augmente progressivement son champ d’action. Sa haine brûlante, englobant l’humanité entière, alla jusqu’à provoquer une guerre entre l’Allemagne et l’Amérique :<br><i>« Ce fut encore lui qui occasionna la terrible guerre entre l’Allemagne et l’Amérique, au prix de 800 000 vies humaines et de dépenses incalculables (…) l’Allemagne ne désirait pas la guerre. En témoignage de ses intentions pacifiques, elle envoya sept cuirassés en visite aux Etats-<wbr>Unis. Dans la nuit du 15 février, cette flotte était à l’ancre dans l’Hudson, en face de New York.(…) Les sept cuirassés sautèrent l’un après l’autre, à intervalles réguliers de quatre minutes, et quatre-<wbr>vingt dix pour cent des équipages et officiers périrent. »<br></wbr></wbr></i>Personne ne pouvant ni expliquer ni arrêter l’hécatombe, les pays surpris et désorientés cessèrent la fabrication de la poudre qui explosait désormais toute seule, ainsi que des armements, s’apprêtant au désespoir d’une paix imposée.<br>Ce fut le fin limier Silas Bannerman qui, grâce à son intuition extraordinaire de détective, parvint à arrêter Glück. La condamnation à mort que subit ce dernier laissa le criminel de glace. Il refusa avec entêtement de révéler le secret de son arme extraordinaire à ses semblables considéré par lui comme égoïstes et pervers avec le seul regret de n’avoir pu totalement les éradiquer.<br>Dans « l’ennemi du monde entier », le thème du savant fou subit un traitement particulier. La démarche de Glück est, sinon excusable, du moins expliquée. Sa vengeance concerne tout le monde à travers des individualités concrètes. Enfin, le pessimisme profond de l’auteur dans son rapport à la morale humaine fait souffler un vent de désespoir devant toute forme possible de gouvernement. </span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">322</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Enfants Du Soleil</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-enfants-du-soleil-r320/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/enfants-du-soleil.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La Terre soumise au rayonnement ardent du soleil est désertée par ses habitants. La couche d’ozone disparue à cause de la pollution humaine, les eaux, par suite de la fonte des calottes polaires, ont recouvert la plupart des villes et régions côtières. De rares humains, surnommés les «Taupes» ou les « Enfouis » subsistent encore dans des cavernes ou des caves pour ne sortir à l’air libre qu’à la nuit venue. Ils évitent ainsi le sort des « Survivants », les misérables déchets d’humanité, aveugles et rongés par des cancers de la peau. <br>Vic, Syl, Gaël, Fran sont des « Enfants du soleil », des enfants étranges, des mutants qui partagent le sort d’un groupe d’Enfouis  dont Rod est le chef.  Non seulement ils connaissent le livre de Jeremiah Noland , le prophète qui a entrevu la fin du monde, mais encore, doués de pouvoirs psy, ils partagent entre eux leurs pensées et, par télékinésie, sont capables de déplacer les obstacles. Tout naturellement, ils prennent la direction du groupe pour se diriger vers la ville de Byrag où sont censé subsister des êtres humains. Capturés par les séides du Commandeur, un tyran local, tout le groupe trimera dans les mines. Mais les Enfants du soleil ne l’entendent pas ainsi et, avec l’aide de Rom, un ancien moine, ils découvrent l’arche, immense vaisseau où les attendent nombre de leurs semblables. Alors que le Commandeur est assassiné par Jos, la ville, privée d’énergie, sombre dans le chaos. Les petits mutants prennent le large, parachevant le projet grandiose de rétablir la couche d’ozone grâce au canon de Kapitsa, une arme susceptible d’engendrer des orages titanesques.<br>Un récit cataclysmique à la thématique touffue qui se ressent du manque d’innovation.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">320</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Enfants D'hiroshima</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-enfants-dhiroshima-r317/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/enfants-d-hiroshima.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Une chanson qui se veut un plaidoyer en faveur d’un monde libéré de la menace nucléaire. Rappelant l’horreur des guerres <i>« qui bouleversent la terre et déchirent nos bras »</i>, Rosalie Dubois se sert du témoignage de l’histoire récente :<br><i>« Enfants d’Hiroshima<br>Il faut montrer vos plaies<br>Afin que plus jamais<br>On ne revoie cela… »</i><br>Voulant croire malgré tout à la fraternité et l’universalité de l’amour humain :<br><i>« Nous rêvons à l’amour<br>Chacun dans nos pays<br>Voyons les mêmes jours<br>Dormons les mêmes nuits ;<br>Est-<wbr>ce dur à trouver<br>Par-<wbr>delà les contraintes<br>La formidable étreinte<br>Qu’on appelle amitié ? »,</wbr></wbr></i><br>Elle rythme la mélodie par un refrain dont la répétition en abîme dénonce les errements d’un passé qu’elle souhaite définitivement enfoui.<br>Une chanson contestataire d’une grande puissance d’évocation.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">317</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Enfants De Noe</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-enfants-de-noe-r316/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/enfants-de-noe.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Simon, quelques années plus tard, se souvient. Il évoque la catastrophe qui l’a affecté en ces jours de printemps, lui, ses parents et sa soeur Noémie. Avec précision, il relate sa vie lors d’une saison épouvantable de l’an 2006, en compagnie de ses parents dans un chalet situé dans les hautes prairies des Alpes. En raison  d’expériences nucléaires effectuées dans le grand Nord, la neige avait fait son apparition. Une neige mortelle, épaisse et ouatée qui n’arrêta pas de tomber des jours et des jours durant, ensevelissant le chalet sous une chape glacée de neuf mètres de haut: <br><i>" Le spectacle, en effet, était encore plus stupéfiant que la veille. La neige avait cessé de tomber, mais elle recouvrait tout le paysage, en effaçait les replis, et le rendait méconnaissable. Oui, c’était un autre monde, nivelé, simplifié, et sous cette vaste étendue blanche que la tempête avait modelé comme une houle, j’avais de la peine à situer le jardin, le pré, la route ou, plus loin, les crêtes et les vallées qui m’étaient familières. Au-<wbr>dessus pesait un ciel bas, uniformément gris, mais comme phosphorescent. Le soleil restait invisible. Il n’y avait dans l’air immobile, aucun signe de vie. "</wbr></i><br>Repliés sur eux-<wbr>mêmes, Simon et Noémie, Pa et Man ne purent compter que sur leurs propres forces pour survivre dans cette arche isolée sur une mer blanche. Grâce aux deux animaux, une chèvre et une vache, ils purent se procurer l’essentiel. Le père, soucieux mais précis assigna une fonction à chaque membre de la famille, structura leur temps et leur permit d’éviter le pire. <br>La mère, bonne cuisinière, leur redonna le moral lorsque celui-<wbr>ci flanchait, à travers des repas attendus et appréciés. Ce temps de vacance -<wbr> et non de vacuité -<wbr> permit à chacun de se découvrir soi-<wbr>même, d’user ses forces contre la dureté du monde, d’acquérir une maturité suffisante pour distinguer l’essentiel de l’accessoire:<br>"<i>Que de jours nous avons passés, près de l’âtre, dans cette pièce basse qui nous enserrait et nous protégeait, comme l’une de ces cavernes où vécurent, pendant des milliers d’années, nos lointains ancêtres! Un rien, et je m’y serais cru! La pénombre, la lueur du feu, la muraille grossière, l’odeur de bois et de fumée, et jusqu’à la barbe de mon père, de plus en plus hirsute, auraient pu faire illusion. "</i> <br>L’essentiel est préservé: le sens du travail bien fait, le respect des rythmes naturels, l’amour de la nature. L’analyse de l’auteur met en évidence la lente montée de l’angoisse dans le groupe et surtout chez les petits, ensuite la peur devant l’inexprimable: le sentiment de rester les seuls êtres au monde face à la mort. <br>Cette angoisse culmina avec la maladie de Man et surtout l’arrivée des loups, surgis d’on ne sait où dans ce désert blanc, menace qui coagula les fantasmes les plus archaïques. <br>La notion du " sens "  se fit de plus en plus pressente à leur esprit: pourquoi cette épreuve ? Et quoique les personnages ne soient pas religieux, ils ne purent manquer de s’interroger sur l’étrangeté du phénomène. En quoi l’être humain serait-<wbr>il responsable de ce qui survenait ?<br><i>" Le mal , notre monde l’a commis pendant tout le siècle dernier, dont l’histoire est abominable, et plus encore dans les années récentes où se sont déchaînés l’orgueil, le cynisme, la haine, la violence, la destruction. Les dernières illusions de progrès se fissuraient, les robots devenaient incontrôlables, partout on voyait surgir les monstres.<br>Je lis encore: " Et moi, je vais faire venir le déluge d’eaux sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous le ciel; tout ce qui est sur la terre périra. " Pour nous, c’est un déluge blanc, glacé, figé: celui donc que nous avons mérité. "</i><br>La tendresse cependant survit à tout et l’on sent la famille soudée dans la pire épreuve qui ne lui ait jamais été imposée. Le père, surtout, apparaît comme un héros. Ancien avocat, tournant le dos à la société de consommation pour exister en fonction des " vraies " valeurs, se forgeant une âme d’artiste, d’organisateur , de technicien, de pédagogue et de chef spirituel, il est le porte-<wbr>parole des idéaux écologiques de l’auteur. A la manière de Thoreau, il semble prouver que celui qui vit selon les rythmes de Gaïa ne peut se tromper:<br><i>" En revanche, depuis que nous étions retranchés du monde, ces séances avaient repris une nouvelle vigueur. La radio et la télévision n’étaient plus là pour nous tenter. Le visiaphone était hors d’usage. Par la force des choses, nous ne voyions personne. Les mots devenaient notre seule ouverture: ils étaient comme des fenêtres et des trouées dans la muraille de neige. Désormais nous écoutions avec une sorte de gravité ce que nous lisait notre père. "</i><br>Pour Simon, encore petit, il est l’incarnation du héros. Grâce au père, la situation se stabilise et la famille sera  sauvée. Quant à Simon qui vit une situation " limite ", l’aventure est pour lui une véritable initiation aux vraies valeurs sociales et humaines. Lorsque la neige disparaîtra et qu’ils seront en mesure d’établir un contact avec les autres habitants isolés des alpages, tout aura changé en lui et Noémie. Plus mûrs, adultes et responsables ils seront prêts à affronter un monde  sans pitié: <i><br>" Quoiqu’il en soit, nous ne sommes plus les mêmes. Les illusions, l’orgueil, la démesure ont été rabaissés. Nous avons retrouvé la patience; l’humilité, le sens de l’effort, et beaucoup de nos concitoyens affirment que le bien est sorti du mal, et qu’il faut en remercier Dieu. "</i><br>Ce roman, destiné aux enfants, d’une bonne facture, est un précis écologique et un roman cataclysmique. L’ensemble des événements est rapporté à travers les yeux d’un enfant. La sensibilité, l’honnêteté, l’analyse psychologique la plus fine ne se démentent pas un seul instant et donnent à l’oeuvre un intérêt soutenu. Encore une fois, c’est dans la catégorie trompeuse "d’ouvrages pour adolescents" que l’on trouve les plus intéressants du genre</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">316</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Loups Dans La Ville</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-loups-dans-la-ville-r315/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/loups-dans-la-ville.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">l’Europe au XXIème siècle. Un gouvernement technocratique de gauche préside aux destinées d’un pays encore paisible. Pourtant des signes de dysfonctionnement apparaissent : de l’agitation sociale et des émeutes localisées parmi les jeunes, une augmentation des vols, des crimes gratuits et de diverses autres exactions. Tout se passe comme si la société craquait aux entournures :<i> </i><br><i>" On annonce la proclamation de l’état de siège en Suède où les émeutes s’étendent…. Au Caire cinq mille étudiants ont incendié l’université. Le recteur et plusieurs professeurs ont failli être massacré et la milice a ouvert le feu. Le chiffre des tués n’a pas été communiqué… En Chine, le régime a rétabli la discipline de fer de l’époque révolutionnaire pour essayer d’endiguer la vague d’anarchie. "</i><br>Le père de Luc est un paisible bourgeois , un journaliste confortablement installé dans la vie. Inquiet pour son fils, il se pose de plus en plus de questions sur sa fonction, se transformant en témoin soucieux d’une société malade. <br><i>" Ce métier me dégoûte. Mais je suis lâche et je me prostitue depuis vingt-<wbr>cinq ans. La grande presse capitaliste était une usine à merde ; celle d’aujourd’hui est une manufacture d’opium. Journalistes d’hier et d’aujourd’hui : tous mystificateurs, et dont la plupart finissent par être dupes de la mystification ".</wbr></i><br>Il entreprendra un journal quotidien et raisonné des faits. Les adolescents, y compris Luc, constituent une énigme à ses yeux. Partout, ils s’affranchissent des contraintes sociales et refusent les valeurs des adultes et des bourgeois pour faire naître leur propre monde , impénétrable à d’autres yeux, dans le sang et la douleur : <i> </i><br><i>" Et je revois la meute. Les cheveux en casque, teintés de couleurs insolites, rose, bleu pastel, mauve, vert d’eau. Le buste bardé d’un pourpoint fourré. Les jarrets nerveux gainés de plastique brillant. Les chevilles cerclées de bracelets. Je revois les masques de candeur cruelle, prunelles séraphiques et rides précoces. (…) D’un poignet négligent ils faisaient tourner doucement chaînes, fouets à grenailles de plomb ou matraques. "</i><br>Luc lui-<wbr>même sera attiré vers sa nouvelle famille. Sa façade conventionnelle se lézarde, il déserte le foyer familial pour disparaître à jamais.  Soudain la société réalise qu’elle a fait naître en son sein de véritables mutants pour lesquels la vie ou la mort n’a plus aucune importance. Les villes seront mises à sac :<i> <br>" Vingt étages plus bas, la place brumeuse remue des ombres indéchiffrables et des couleurs violentes. Des vagues de son étouffés meurent au pied de ma falaise. Les monceaux d’ordures couvrent les pelouses ravagées, débordent des bassins asséchés, croulent des trottoirs jusque sur la chaussée. En arrière, la Seine luisante charrie de menues épaves. Les projecteurs des vedettes de police fouillent inlassablement les quais. La grève des Services publics qui dure depuis plus de deux mois paralyse à demi la ville qui fermente dans ses propres déchets. Des êtres furtifs et rapides hantent les hauts lieux de cette immense décharge. A eux la nuit. "<br></i>L’agitation gagne d’autant plus qu’un romancier, Quéril , dans son ouvrage « le Temps des Purs » sera le seul à saisir l’importance de la nouvelle psychologie des jeunes, et de leur radicale différence d’avec le reste du monde. Devenu bouc émissaire,  il sera considéré par «l’Establishment» comme responsable d’ avoir lancé en direction des adolescents un appel au meurtre. Pour cela, il sera jugé et condamné, ce qui ne fera qu’accroître la tension qui, partout, en Europe, atteint des sommets dans la destruction des centres urbains : <i><br>" Et les loups continuent d’envahir la planète. On apprend à l’instant que la plupart des activités ont subitement cessé dans toute la Confédération d’Europe Centrale. On se bat dans les usines de Poznan et de Prague. Un début d’émeute semble avoir été jugulé à Zurich. Rome est désormais une espèce de ville-<wbr>fantôme où règnent le viol, le meurtre et la rapine. Ce qu’il restait d’adultes s’est regroupé au Vatican ou a fui dans les campagnes. Dans Milan et Turin en état de siège, les attentats à la bombe ne se comptent plus "<br></wbr></i>Son fils disparu, le monde du narrateur bascule dans l’horreur  complète. Les révoltes urbaines,  durant lesquelles policiers et militaires restent  inactifs comme s’ils pressentaient ne plus pouvoir défendre une cause déjà perdue, entraînent la société à la faillite. Par une curieuse bizarrerie, les diverses bandes d’adolescents le laissent aller à sa guise dans la ville,  le gardant comme témoin fondamental de la subversion des choses ;  car la mutation est maintenant complète. Une autre langue, d’autres coutumes, d’autres valeurs, d’autres comportements sont nés, impossibles à appréhender pour les adultes : c’est la fin de  l’ordre social tel que nous le connaissions :<i><br>" C’est une grande chose. Font ce qu’ils peuvent les anges. Ils ont déferlé. Par toutes les rues, campagnes, usines nucléaires, centrales de photosynthèse. Se sont fait péter, brûler, radioactiver la gueule. Mais tout submergé. On fait remonter l’abîme à la surface. Tandis que moi je gratouillais la peau de la terre pour y enfouir mon songe aimé. Ont fait dégorger les profondeurs. Ont retrouvé vieilles vomissures ravalées, caillots, glaires. Qu’est-<wbr>ce qu’ils vont faire de tout ça, Quoi leur reste à faire au milieu des tripes de dieu ?(…)<br>Ce qui mûrit, c’est la destruction de l’humanité. Une humanité qui n’a pas compris que son existence était mise en cause, même sans cataclysme thermonucléaire, par ses petites habitudes quotidiennes. "</wbr></i> <br>Quelques années avant l’explosion de la révolution de mai 68, l’écrivain a su pressentir et magnifier le malaise de la jeunesse, du power flower au punks, en l’analysant jusqu’en ses dernières extrémités. Analyse aux prémisses justes mais à la conclusion erronée puisque l’expérience prouve qu’il n’y a qu’à attendre qu’un jeune vieillisse – ce qui ne  tarde guère -<wbr> pour qu’il devienne un « vieux » avec les valeurs qui vont avec !</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">315</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Enfants De L'hiver</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-enfants-de-lhiver-r314/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/enfants-de-l-hiver.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Switch, Shrug, Paladin, des adolescents, obéissent à  Jacko qui protège le Vieux, l’un des derniers rescapés de l’époque d’avant la catastrophe glaciaire. Le Vieux fascine Jacko avec ses histoires du temps jadis, quand le paysage était vert. Ils habitent dans un clocher d’église qui émerge isolé au-<wbr>dessus de l’étendue blanche sous laquelle repose le village. <br>Pour se nourrir, après avoir creusé des galeries dans la glace, ils pillent un supermarché local, le vidant de ses boîtes de conserve. Les conditions extérieures ont donc radicalement changé. Plus de trains ni de voitures, mais des traîneaux à voiles ou tirés par des " taupes des neiges ". Ils traquent aussi le " pad ", sorte d’ours blanc vaguement télépathe tout en se gardant d’autres groupes survivants, anthropophages ceux-<wbr>là.<br>Sous l’impulsion de Jacko, qui rêve de gagner les lieux mythiques dont lui parle le Vieux, les enfants de l’hiver abandonnent leur havre de paix. L’expédition n’est pas facile car, avec le temps, ils sont devenus agoraphobes et se sentent très mal à l’aise devant les étendues désertes:<br><i>" La neige était là, une vaste étendue de blancheur argentée, entraînée par le vent sous un ciel également blanc, si semblables qu’il ne pouvait dire où les deux se rejoignaient, celui qui était en haut ou celui qui était en bas. C’était une vision d’un infini composé de deux éléments physiques, la neige et le ciel; et Switch, petit mammifère accroché au bord de cette immensité, était absolument insignifiant. "<br></i>Le voyage, de type initiatique est parsemé d’obstacles: Cockade, l’amie de Switch qui est enceinte accouche avec difficulté, des hommes redevenus sauvages les attaquent et ils perdent plusieurs de leurs compagnons. Pourtant, le groupe progresse et quand le dangereux périple approche de son terme:<br><i>" Lorsqu’ils atteignirent enfin la terre, ils ne s’en rendirent d’abord pas compte. Le terrain devint un matin un peu plus accidenté (...) Jacko ouvrit l’écoutille et sortit sur le pont arrière. Il considéra, apathique, l’éternelle neige qui avait un aspect plus déplaisant que jamais ce matin-<wbr>là; éparse, par flaques lépreuses, pas du tout lisse et blanche à laquelle il était habitué. De grands espaces chauves, noirâtres apparaissaient. La Croix du Sud en aborda un; les taupes continuèrent de tirer, subitement le frottement brusque fit hurler les patins du traîneau. Des cris d’alarme jaillirent dans la cabine. Shrug en sortit, les yeux papillotants suivis de Mignon et de Brog. -<wbr>Je...je crois que nous y sommes, dit Jacko, hésitant."</wbr></wbr></i> "<br>Ils venaient enfin d’aborder les territoires mythiques dont parlait le  Vieux. Hélas!, incapables de s’adapter à  l’absence de blanc, à la couleur verte ou au jaune sale du terrain, ils décident de rebrousser chemin vers leur pays natal fait de glace et de neige.<br>Dans les " Enfants de l’hiver " Michael Coney s’intéresse en entomologiste à la psychologie collective et aux réactions individuelles d’un groupe d’adolescents. Il met en évidence la force des habitudes, la ténacité des êtres et leur faculté de survie dans des conditions extrêmes. Les personnages typés, les descriptions réalistes se lisent avec plaisir. A comparer avec " Blizzard " ou  " le Sixième Hiver "</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">314</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
