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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/45/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>L'etreinte De Venus</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/letreinte-de-venus-r340/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/etreinte-de-venus.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Une Angleterre du XXIème siècle entre " 1984 " et " Brazil". Les médias y sont tout puissants, les confessions se font devant des écrans de contrôle (Les "Machines-<wbr>Dieu"), les "janissaires" surveillent la population, la Société Micro Guerre est un trust qui prépare de nouvelles armes, surtout bactériologiques,  les prépubs, adolescents extrêmement dangereux hantent les rues le soir venu.<br>C’est dans un tel contexte que notre héros Gabriel Chrome, désespéré, rencontre une jeune fille, Camilla, qu’il sauve du suicide.  Elle lui raconte son aventure. Elle est  l’ancienne épouse du Dr Greylaw qui lui a inoculé le virus P.939 ce qui eut pour effet immédiat d’ôter toute agressivité à la personne contaminée tout en l’incitant à faire l’amour sans limite. <br>Trois phases se suivent dans l’évolution de la maladie: la phase lascive, la phase boulimique et la phase de tranquillité. <br>Avant d’expérimenter ce virus sur Camilla, Greylaw, qui travaillait à MicroGuerre, l’a aussi inoculé à des animaux témoins. Et l’on a pu voir chez Camilla un tigre tenu en laisse,  tremblant devant un petit lapin. <br>Gabriel ne résiste pas au sex-<wbr>appeal de Camilla. Tous deux se sentent investis d’une mission supérieure: propager la paix universelle par le sexe. Ils s’y emploient activement, surtout après une séance de viol collectif subi dans le parc de Londres, viol programmé par TELNET, la télévision d’état, afin de faire partager aux spectateurs les frissons de l’aventure:<br><i>" Denis Progg, le Monde Tel Qu’il Est". Son visage s’éclaira derrière le cigare dans un vaste sourire de plastique. "Mon petit, vous avez été fabuleuse. Nous avons enregistré treize minutes qui colleront les spectateurs à leurs fauteuils. Vous toucherez chacun un chèque de six mille cinq cents livres, et quand vous aurez signé un papier pour renoncer à toute poursuite pour coups et blessures, nous sablerons le champagne et dégusterons le caviar.(...) <br>Vous n’avez jamais vu mon émission le Monde Tel Qu’il Est? " (...) Le Monde Tel Qu’il Est est un programme destiné à rendre les gens matures, responsables et conscients des réalités de la vie. Il élargit les dimensions de l’expérience. Vous vous trouvez là quand ça se passe. Vous êtes concerné". Il se tourna vers Camilla. Les étudiants ne vous violaient pas seulement vous, chérie. Ils vont violer X millions de femmes. Il ne peut en sortir que du bon. Les hommes de l’oublieront pas. Ils désireront voir doubler les janissaires pour que les fillettes puissent de nouveau sortir la nuit. Ils feront pression sur le Parlement pour une action psychologique plus efficace." </i>Les violeurs de tout poil sont d’ailleurs aidés par la pilule "Sexin" qui provoque l’irrésistible envie de copuler. <br>Entre temps, les frères Karamazov, jumeaux et espions notoires, l’un en faveur de l’Ouest, pour COCOMIN (= Compréhension Internationale) l’autre en faveur de l’Est, pour LIKAMARSAME (= Ligue Karl Marx pour la Santé Mentale ) ont eu vent de l’existence de cette arme bactériologique. Ils s’emparent des animaux témoins avant que Periwitt, patron de Greylaw à MicroGuerre, n’ait pu réagir. <br>Le virus se propage. Peter Karamazov, qui a tué son frère Illitch dans un accident de voiture -<wbr> et dont il récupère les organes internes pour remplacer les siens abîmés -<wbr>, ayant lui aussi été infecté, devient Frère Peter, le nouveau Christ de l’UAP (Union de l’Amour  Parfait). L’épidémie gagne le monde entier et les messages de paix se multiplient:<br><i>" A l’assemblée générale des Nations Unies, le représentant de la République Populaire de Chine prononça un discours important. Devant le monde et au nom de son grand pays il plaida coupable pour avoir aggravé l’explosion démographique du globe, fomenté la révolution dans les pays capitalistes, volé des territoires à l’Union Soviétique, fourni aux pays occidentaux cinquante milliards de boîtes de canard laqué, trente milliards de boîtes de riz frit, et un million de tonnes de paquets de porc aigre-<wbr>doux congelé, le tout impropre à la consommation. Et au nom du Parti Communiste Chinois, il plaida également coupable pour avoir affamé les habitants prolifiques de sept provinces rebelles chinoises, fermé les yeux sur l’excès de culte de la personnalité dans le cas de Mao Tse Toung I, II, et III, et la propagation incessante de slogans creux déguisés en philosophie politique. <br>En guise de réparation, son pays proposait de stériliser cent millions de paysans chinois, de ne plus acheter de cigares à Cuba, de permettre à cinquante millions de cuisiniers chinois d’émigrer vers l’Ouest, de donner la Mongolie à la Russie, et le Tibet au Tibet, et d’ordonner à douze millions cinq cent mille membres les plus dévoués du Parti Communiste Chinois de manger leur première édition des Pensées du Président Mao "</wbr></i><br>Camilla meurt dans une orgie, soumise au "Sexin" et attaquée par une bande de prépubs. Gabriel, à nouveau désespéré, regagne, en un dernier pèlerinage, l’appartement de Camilla, et découvre, glissée à l’arrière du divan, une lettre de Greylaw écrite à son épouse avant sa mort. Il affirme que le P.939 n’est pas innocent, que c’est une arme,  et que la totalité de l’agressivité contenue va se libérer en bloc à la fin des trois phases.  <br>Alors, Gabriel se rend compte que le monde est au bord du désastre, que l’ensemble de l’aventure humaine n’est qu’une immense farce. Abasourdi par cette découverte, il ne fait pas attention à l’aéroglisseur de Frère Peter qui le renverse et le tue.<br>Un récit foisonnant et caustique. De l’humour tout au long des pages, une façon habile de mélanger les personnages, d’entremêler les intrigues jusqu’au dénouement final. Un auteur au sommet de sa forme et qui traite le thème de la fin de l’espèce par la sexualité d’une façon brillante. A comparer avec " la Mort Blanche " de Frank Herbert où la tonalité sombre l’emporte.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">340</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'etoile Fugitive&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/letoile-fugitive-r339/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/etoile-fugitive.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Arthur Stokes, le scientifique,  fut le premier à s’en aviser. De ce qui n’était encore qu’une tache floue dans son téléscope, il imagine sans peine ce qu’il adviendrait de la Terre dans une vingtaine d’année, lorsque cette tache, se transformant en un soleil brûlant frôlant avec certitude le système solaire, signerait l’arrêt de mort de l’espèce humaine. <br>L’étoile fugitive augmenterait non seulement l’activité de notre propre soleil dont les éruptions de gaz menaceraient notre planète mais encore arracherait une partie de sa chronosphère plongeant la Terre – si celle-<wbr>ci avait résisté à la chaleur -<wbr> dans de terrifiantes tempêtes électromagnétiques.<br>Stokes, refusant la fatalité, engagea les hommes politiques à l’action pour qu’ils programment la mise en place de vastes réseaux d’abris souterrains. Ceux-<wbr>ci ne bougèrent pas, incapables d’assumer leurs responsabilités pour cause d’impopularité électorale. D’un commun accord, avec le reste du monde scientifique, il entama les travaux, organisant pour son propre compte un laboratoire-<wbr>abri souterrain.<br>Avec les années qui passèrent, l’éclat et la proximité de plus en plus grande de l’étoile fugitive affolèrent les populations. Bien qu’avec du retard, partout de par le monde, l’on songea à se protéger du terrible rayonnement, et Stockes,  enfin mis au premier plan, coordonna les travaux. Il était le seul cependant à évaluer les conséquences électriques terrifiantes de la catastrophe et à concevoir un plan gigantesque pour arracher la terre à son destin. Il éduquera sa fille unique Evelyn pour qu’elle reprenne sa mission à sa mort. Lorsque l’étoile fut proche, aussi grosse comme notre soleil, grâce aux abris souterrains, l’humanité absorba le premier choc :<br><i>« le jour fatidique arriva. C’était le 19 octobre 1980 et, à six heures douze du soir, instant de la plus grande proximité de l’étoile, la Terre, deux heures durant, fut ravagée par de vastes séismes et une succession de secousses qui firent d’elle une planète pourrie, sans équilibre, soumise aux combats de gravitation de deux soleils ennemis. »<br></i>Déjà l’on cria victoire lorsque commencèrent les tempêtes électriques, engloutissant des régions continentales immenses, telles que l’Australie ou l’Amérique du Sud :<br><i>« En comparaison, les désastres occasionnés par le passage de l’étoile paraisaient minimes. Rio était devenue un flamboiement d’éclairs, une ruine croulante au sein d’une gigantesque convulsion électrique dont le souffle avait arraché la ville de ses fondations et électrocuté la population. De celle-<wbr>ci, il ne restait plus que des cendres. Quatre heures plus tard, Rio n’était plus qu’un souvenir, un désert de pierres noircies et effritées, de corps calcinés. »<br></wbr></i>Stokes disparu, ce fut Evelyn, en pleine maturité scientifique, qui prit le relais. Elle convainquit le savant Morgan de la pertinence du plan conçu par son père : déplacer toute la terre vers un autre soleil pour assurer sa survie. La machinerie qui permettrait cette action était, grâce à son père, opérationnelle. Il s’agissait de libérer notre globe de la gravitation, puis de le diriger sur un canal « d’éther » à une vitesse inconcevable vers le système d’Alpha du centaure, enfin de protéger par un maillage électromagnétique, l’atmosphère et la surface terrestre durant le voyage, les humains prenant place dans les abris souterrains encore opérationnels.<br>Morgan, sonna le tocsin général. A l’heure dite, la terre se libéra de l’emprise de son soleil pour se diriger vers une nouvelle étoile. Mais, peu de temps avant son arrivée, l’une des machines assurant la cohérence de l’ensemble, céda. La Terre dépassa son but, s’enfonça en un nouvel univers, resta finalement prisonnière d’un soleil étrange et étranger sur une « orbite de force ». Evelyn, analysant la situation, sut qu’il ne s’agissait là que d’un sursis provisoire, notre planète devant irrémédiablement finir brûlée comme un phalène par une lampe. Après bien des tâtonnements, elle réussit à remettre ses machines en route utilisant comme boussole l’énorme masse magnétique d’une étoile morte mais située dans notre propre univers. Notre terre repartit vers son berceau historique.<br>Le passage de l’étoile  fugitive avait bouleversé le paysage de notre système solaire à un point tel qu’il fallait trouver un nouvel équilibre et une nouvelle orbite à notre globe. Quatre tours électromagnétiques gigantesques furent construites aux quatre points cardinaux. Elles devaient stabiliser le monde tant que durerait l’humanité.  Plus tard, l’on s’aperçut que la terre, parfaitement autonome dans son mouvement, pouvait se passer de ses piliers. Ainsi, grâce à Evelyn, l’humanité reprit vie et, après des siècles puis des millénaires, seule une statue à moitié oxydée rappela à nos descendants le rôle immense que joua cette femme dans l’histoire du monde :<br><i>« Au milieu des ruines croulantes des édifices autrefois colossaux, penchés maintenant sous l’effet des affaissements du sous-<wbr>sol, la statue de bronze tenait bon. Le temps et les saisons l’avaient dégradée, et il eût été difficile d’y retrouver l’image d’une femme.(…) Peut-<wbr>être était-<wbr>il juste que cette statute se dressât sur la ligne qui marquait la limite entre le jour et la nuit, silhouette dont l’un des profils seulement se détachait sur le rouge du soleil déclinant, tandis que les mains levées montraient les étoiles et les profondeurs abyssales dans lesquelles avait disparu Evelyn elle-<wbr>même, sans espoir de retour… »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>« L’étoile fugitive » dont l’argument est plus que chimérique ne manque pourtant pas de souffle épique. Il est l’un des récits les plus inspirés de Vargo Statten. Des accents « à la  Stapledon » parcourent un texte au style nerveux et haché. La convention romanesque assumée, la distanciation scientifique enfin prise, permettent de goûter au plaisir d’une lecture sans arrière-<wbr>pensée. </wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">339</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'etoile&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/letoile-r338/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/etoile-wells.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Cette courte nouvelle, parue en 1907, condense toutes les craintes de l’humanité à l’approche supposée d’un astre vagabond. Sans fioritures littéraires et dans un style puissant, Wells décrit la survenue de l’étoile , d’abord simple petite tache floue loin du système solaire, jusqu’à la catastrophe finale lorsque le bolide frôle la Terre , bousculant les continents, provoquant raz de  marées gigantesques, faisant fondre les glaciers des pôles, produisant des tempêtes de feu et des changements climatiques:<br><i>" Mais tout aussitôt les railleries cessèrent. L’étoile croissait. D’heure en heure elle augmentait avec une persistance terrible, un peu plus grande à chaque heure, un peu plus près du zénith de minuit , de plus en plus brillante , et cela jusqu’à la nuit du lendemain.(...) Quand elle apparut au-<wbr>dessus de l’Amérique, elle avait presque la grosseur de la lune , avec une blancheur aveuglante -<wbr> et brûlante. Un vent chaud se mit à souffler à mesure que montait l’étoile, et augmentait continuellement de force. <br></wbr></wbr></i>L’étoile , dans sa course , entraîne Neptune dans son orbite , est attirée par Jupiter , transforme la périodicité de la Lune , occulte même l’éclat du soleil :<i><br>" Ainsi l’étoile, avec la lune hâve dans son sillage , traversa le Pacifique, traînant derrière elle, comme les pans flottants d’une robe, l’ouragan et la vague énorme , qui s’augmentait en sa marche pénible , écumante et impatiente, et se précipitait sur les îles, les unes après les autres, les nettoyant de toute race humaine . Puis le flot parvint , rapide et terrible , avec un éclat aveuglant et le souffle d’une fournaise , mur d’eau de cinquante pieds de haut , courant avec un rugissement d’affamé , sur les longues côtes de l’Asie , et se précipita à travers les plaines de la Chine. (...) Ce fut ainsi la fin de millions de gens , cette nuit-<wbr>là -<wbr> une fuite vers nulle part , les membres alourdis par la chaleur , la respiration haletante et l’air qui manquait , et , derrière ,  le flot comme un mur rapide et éblouissant . Puis la mort ! "<br></wbr></wbr></i>Après avoir semé la dévastation , elle disparaît au fond du cosmos. L’auteur en conclusion relativise l’événement pour donner la parole à d’éventuels observateurs martiens:<br><i>" Considérant la masse et la température du projectile lancé à travers notre système solaire jusqu’au soleil, écrivit l’un d’eux, on est surpris du peu de dommages que la Terre, qu’il a manquée de si près , a supportés. (...) Ce qui montre simplement combien la plus vaste des catastrophes humaines peut paraître peu de choses à une distance de quelques millions de milles. "<br></i>La nouvelle de Wells, inspirée elle-<wbr>même du texte de Flammarion  " la Fin du monde " et de la crainte provoquée par la comète de Halley en 1902  qui balaya la terre de sa queue infligeant consternation et suicides dans la population, eut une fortune littéraire inversement proportionnelle à sa longueur. Tous les récits ultérieurs qui mettront en scène l’approche d’un astre à l’encontre de la terre, météorites, comète, planète vagabonde, etc. n’effaceront pas la puissance dramatique de celui-<wbr>ci avec le regard d’entomologiste de l’auteur posé sur la destinée humaine. Un très grand texte à la base du thème des " menaces cosmiques " dans le roman cataclysmique.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">338</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>...Et Si L'otage Etait Paris?</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/...et-si-lotage-etait-paris%3F-r336/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/et-si--l-otage-etait-paris.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Entre fiction et réalité, ce roman se présente comme un reportage sur les dangers du nucléaire mis entre toutes les mains, notamment celles des terroristes. Remarquablement documentés, les auteurs entreprennent un récit au rythme soutenu, sans que jamais ne faiblisse l’intérêt du lecteur. L’objectif des terroristes est l’évacuation de l’état d’Israël qui doit être mis à disposition du peuple palestinien. Pour appuyer leur chantage, ils se proposent de faire éclater une bombe atomique "artisanale" sur la ville de  Paris, prise en otage. Emules de la bande à Baader, soutenus par Carlos et bénis par Kadhafi, les terroristes se mettent à l’oeuvre.Gisela Krüge-<wbr>Fontäne est le cerveau du commando. A la fois psychopathe et sensible, émotive et inhumaine, elle dirige le groupe d’une main de fer. Son compagnon -<wbr> occasionnellement de lit -<wbr>  Christian Grüber,  est le savant atomiste qui a une revanche à prendre sur la société. Il sera le spécialiste, l’âme du projet. Les autres sont des comparses qui se feront éliminer au fur et à mesure que l’enquête policière progressera. Anderson , le métis haineux, est chargé de répondre de la poudre de plutonium dans les gaines d’aération du New York Hilton lors d’un congrès juif:<br><i>" Il commençait à s’habituer à ces vomissements. Sa toilette terminée , un élan d’optimisme le remit sur pieds: quand il aurait déterminé quelle gaine amenait l’air conditionné dans la grande salle, par les ouvertures rondes pratiquées dans l’immense plafond au-<wbr>dessus des congressistes, ses épreuves seraient enfin terminées. Il pourrait se reposer autant qu’il le voudrait, à plusieurs milliers de kilomètres de Gisela. Il fit glisser la fermeture de son blouson et sortit avec précaution la pochette de cuir enrobée de plastique et ses quatre cents grammes de plutonium en poussière. "</wbr></i><br>Il échouera de peu et mourra de leucémie. Siegrid, l’homme de main, la brute aux armes multiples, se fera hacher menu lorsque la police, alertée, investira sa planque à Amsterdam, mais bien trop tard. Les principaux acteurs se seront volatilisés et ils ne découvriront qu’une boîte à gants artisanale ayant servi à la décantation de la poudre de plutonium.Jan, le Hollandais, est autant "les jambes" que Grüber "la tête". Chien fidèle, dévoué à Gisela, il " bricole " les outils nécessaires à l’extraction :<br><i>" -<wbr>Tout ira bien parce que tu vas nous construire la boîte parfaite. Et que je vais essayer de reconstituer le mieux possible l’environnement d’un centre nucléaire. Des boîtes à gants, tu en as déjà vu au cinéma ou à la télé, j’en suis sûr. Elles isolent les techniciens des matières radioactives qu’ils doivent manipuler. -<wbr>Ah oui! dit Jan, ce sont ces trucs avec des grandes pinces qu’on peut actionner de l’extérieur? <br>Il réfléchit et ajouta: -<wbr> Grüber, si tu crois que je peux fabriquer des engins pareils, laisse-<wbr>moi te... -<wbr> Qui t’as parlé de ça? Une boîte à gants, c’est exactement ce que le nom indique. Une boîte avec des parois transparentes percées de trous bouchés par des gants de néoprène. Il n’y a plus qu’à passer les mains dans ces gants pour y manipuler sans danger les produits les plus toxiques. Tout est une question d’étanchéité. -<wbr> Et il n’y a que ça? "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>La manière d’arriver aux fins prescrites est rapportée en des détails d’une grande précision. Tout débute par un vol de jetons radioactifs dans un container situé sur un train en Allemagne à destination d’une usine de retraitement. Le train, arrêté en pleine campagne par un feu de danger artificiel, permettra à Grüber, soigneusement protégé, de faire main basse sur le fuel nucléaire: :<br><i>" Dans la pénombre, les fûts rangés contre les parois luisent comme des sarcophages. Christian se secoue : comparaisons historiques et états d’âme, c’est bien. Mais on est en 1978, on porte une foutue combinaison-<wbr>sauna et un masque de martien. Derrière lui, les battants pivotent lentement. Il les accompagne de la main pour les empêcher de claquer, puis s’avance dans l’allée centrale entre les deux rangées de fûts. Son pas hésite à chaque cahot du wagon sur les aiguillages. Le faisceau de la lampe glisse sur le bas des tonneaux peints en rouge. Chacun est soudé à une plaque carrée munie, aux quatre coins, d’anneaux où passe une corde de sécurité. Ainsi arrimés, les fûts ne risquent pas de se renverser. "</wbr></i><br>Une petite erreur de prévision de la part de Gisela provoquera la mort de Ulf, homme de main, fauché par un train qui arrive en sens inverse. Qu’importe, la matière première est en leur possession. De là, direction Londres où ils arracheront le document de base à un certain professeur Temple, le seul à y avoir accès. Ce document est un texte rédigé par des étudiants américains, expliquant par le détail la manière de fabriquer une bombe atomique opérationnelle rien qu’avec les produits disponibles dans la circuit de la distribution commerciale :<br><i>" Phase 5 : Précipiter la solution obtenue en phase 4 avec de l’ammoniac (vendue 8F le litre) deux fois plus concentré que la solution aqueuse qu’il rejoint. Laisser reposer. Décanter en filtrant sur papier (filtre à café, rayon Arts ménagers); Regrouper tous les résidus d’aspect gélatineux dans un récipient résistant à la chaleur (plat Pyrex, rayon Arts ménagers). Chauffer à 800° C sur une plaque électrique (rayon Arts ménagers). Dessécher complètement par évaporation. Puis couvrir et " cramer " pour obtenir une poudre blanche d’oxyde de plutonium extrêmement volatile. Peser. Cela doit faire 100 grammes. Fin des opérations."</i><br>Ce texte ayant été jugé trop dangereux pour être mis en libre circulation, il n’en restait que quelques exemplaires, dont celui de Temple.Muni du mode d’emploi, Grüber, avec Gisela, loue un entrepôt désaffecté à Amsterdam pour y raffiner le produit. Opération délicate dont ils se tirent bien avant l’arrivée de la police. Sacrifiant Siegrid, munis de dix kilos de poussière de plutonium, ils gagnent leur planque de Paris en vue de passer à la dernière phase du plan. <br>Entre temps, les états occidentaux ont été mis au fait de la menace par les tracts de Gisela. Effervescence. L’enquête progresse lentement. Les présidents américains et français font appel à un spécialiste du nucléaire,  Harper,  qui doit prévoir les intentions des terroristes. Harper se rend à Paris en compagnie de l’inspecteur Sauniac, s’efforçant de comprendre la psychologie de Grüber afin de pouvoir le devancer. <br>Grüber, lui, a quasiment terminé sa bombe en la maquillant en un inoffensif frigidaire, qu’il apporte, avec une camionnette de livraison, -<wbr> quoique Paris grouille de policiers -<wbr> dans les bureaux de la tour de la Défense. Le dénouement se jouera très vite. Harper a trouvé où était stationnée la camionnette. Il devine plutôt qu’il ne le sait, sa destination: la tour de la Défense.  En compagnie de Sauniac, il monte dans les bureaux. Grüber a terminé son œuvre. Il ne lui reste plus qu’à connecter deux fils et à appuyer sur la console des deux mains. Harper, s’avançant, l’oblige à abandonner l’opération de façon que Sauniac arrive à l’éliminer. Paris est sauvé.<br>Un roman sophistiqué qui énonce de façon plausible les dangers guettant nos sociétés relativement à l’utilisation banalisée de l’atome. Nous sommes loin des récits d’après guerre envisageant le même thème (" Et la planète sauta " de B.R. Bruss ou "la mort atomique" de Pearson). Ici la connaissance s’appuie sur le réel du danger technologique et sur la psychologie fouillée du terroriste. L’ensemble mené avec le brio journalistique fait de cet ouvrage un bon thriller scientifique.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">336</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Et Puis Les Loups Viendront</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/et-puis-les-loups-viendront-r335/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/et-puis-les-loups-viendront.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Ars ne veut pas mourir. Là-<wbr>haut, dans sa caverne, environnée par les glaces, le jeune homme attend sa délivrance. Elle viendra sous la forme des " Errants ", un groupe de tueurs sauvages qui écument la région, à la recherche de vivres, d’armes ou d’objets confectionnés avant la catastrophe. Les Errants, composés en majorité par des mutants, sont les seuls à survivre en ces régions d’Amérique du Nord, en compagnie de quelques autres groupes rescapés, des éleveurs ou des nomades. <br>En vingt ans, en cette fin du XXème siècle, la terre a radicalement changé sous l’action polluante des états industriels riches, ce qui a servi de détonateur aux marées noires et rouges, à l’effet de serre, à la fonte des calottes glaciaires associée à une guerre nucléaire et à une montée des océans qui a submergé le monde :<br><i>" Alors d’incroyables raz de marée balayèrent la planète entière dans les jours qui suivirent, provoquées en grande partie par la fonte accélérée de la calotte polaire et par les secousses telluriques des tremblements de terre. Aux raz de marée se joignirent des ouragans d’une puissance dévastatrice indicible. On vit la surface des océans s’élever de près de cent mètres, noyant des pays entiers. Dans ces temps-<wbr>là, l’Angleterre disparut quasiment de la surface du monde, ainsi qu’une grande partie de la France, les Pays-<wbr>Bas, la Belgique… "</wbr></wbr></i><br>Le volcanisme planétaire, les forces telluriques, ont remodelé la surface du monde encore émergée, tout en se débarrassant de l’espèce humaine (et animale) comme un chien qui secoue ses puces. Une chute de météorites a finalement engendré une nouvelle glaciation par obscurcissement du ciel et fait dépérir toute végétation. <br>Voilà ce que disent les cassettes magnétiques encore en état de fonctionner, que les Errants entretiennent,  en dépit de leur inculture grandissante, de leur crasse, de leur sauvagerie et de leurs opinions anti-<wbr>scientifiques.<br>Mais Ars veut vivre puisqu’il a rencontré Aliana, une jeune fille enceinte, avec laquelle il découvre l’amour. Avec elle, il désire se rendre dans le Sud où, dit-<wbr>on, brille encore le soleil. Pour ceci, il éliminera Santa-<wbr>Fe, un autre loup, ancien amant d’Aliana, et ne laissera aucun obstacle s’interposer entre lui et son rêve.<br>Celui-<wbr>ci sera brisé lorsqu’ Aliana et lui mourront, tués par les forces  " gouvernementales " de New World, une dernière enclave scientifique et militarisée basée en Amérique du Sud  qui se donne pour tâche d’éliminer toute la vermine mutante du Nord, en une opération " cleaning ", avant de repartir vers de nouveaux errements économiques.<br>Un roman grinçant et désabusé, véritable catalogue (parfois forcé) de catastrophes possibles. La marche au pouvoir y est dénoncée comme étant la principale cause de la faillite humaine.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="ff0 fs20"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">335</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Et Puis Ce Fut La Paix</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/et-puis-ce-fut-la-paix-r334/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/apotheoses_1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le soldat Charlie, encastré dans son blockhaus, voit avec plaisir le robot « scorifieur » fondre les robots ennemis tués sur le champ de bataille. Avec plus de plaisir encore, il aperçoit le « gadget-<wbr>cantine » lui apporter son déjeuner et lui annoncer que la guerre est terminée. Alors le robot scorifieur proche réduisit le gadget-<wbr>cantine <i>« en un petit tas de métal </i>» car il avait pour tâche de <i>« stocker »</i> tous les instruments militaires :<br><i>«Les ordres n’autorisent aucune exception. Tous les instruments militaires doivent être scorifiés et stockés. –Bien… dit Charlie. <br>Et ce fut juste à ce moment-<wbr>là qu’il se rendit compte que l’ogive fondeuse était en train de s’abaisser dans sa direction. »<br></wbr></i>Une nouvelle ultra-<wbr>courte et grinçante sur le thème de la guerre future.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">334</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Et L'homme Tua La Femme</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/et-lhomme-tua-la-femme-r333/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/et-l-homme-tua-la-femme.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Monsieur et Madame arrivent par train en une grosse bourgade pour se recueillir sur la tombe de leur fils tué ici il y a deux ans dans un accident de moto. On pensait à l’époque qu’une femme folle s’était jetée sous ses roues. Lui, il est Chef de bureau, distingué, conventionnel, respectueux de l’ordre. Elle, elle est une épouse dans sa maturité. Il fait chaud, ils ont soif. S’adressant à l’unique restaurateur ouvert pour avoir le gîte et le couvert, ils s’aperçoivent dans un malaise grandissant que, en fonction d’un règlement étrange, sa femme n’a droit à rien, ni à boire, ni à manger, ni à se loger.<br>Aucune de leur tentative auprès du commissaire, du curé, des citoyens n’est couronnée de succès. Ne pouvant repartir le soir même, leur seule alternative est de passer la nuit dehors dans le vent et la pluie ou… que Monsieur se désolidarise de Madame en l’abandonnant. Cette situation conflictuelle ravive les frustrations passées, tous les non-<wbr>dits, les ratés d’une longue vie commune qui se cristallisent en haine. Au petit matin les autorités qui régissent le bourg donnent le coup de pouce final : ils droguent Madame qui s’endort dans un renfoncement de porte, récupèrent Monsieur, l’installent respectueusement à l’auberge, en lui expliquant l’incroyable vérité :<br><i>" -<wbr> Je n’y comprends rien, dit le monsieur. – Ce serait la fin de notre monde, monsieur, si nous acceptions des femmes à nos tables. D’ailleurs, vous avez constaté que personne n’a voulu vous entendre. Vous avez tenté de graisser la patte aux uns et aux autres. Ce fut peine perdue, pas vrai ? Accepter une femme chez soi dans les conditions que vous souhaitiez, c’est la chose interdite chez nous. Notre société  ne peut admettre ça. C’est une offense grave, et envers notre communauté et envers nos principes. – Et envers Dieu, dit le curé. – Je n’aurais jamais pensé que Dieu pouvait être de la partie, dit le monsieur, hargneux. Le commissaire prend un visage solennel : -<wbr>Monsieur, dit-<wbr>il, nous respectons les opinions religieuses ou antireligieuses de tous. La seule chose que nous refusons, c’est de voir des femmes envahir notre monde  (…) <br>-<wbr> Mais enfin, ce sont des êtres humains, des êtres dotés de sensibilité, de raison… -<wbr> Nous ne sommes pas sûrs de ce que vous venez d’affirmer. Nous n’en sommes pas sûrs du tout. Un de nos grands médecins a dernièrement soutenu une thèse qui est fondée sur des observations étonnantes</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>. <i><br>D’après lui, la femme serait un réceptacle de raison et de sensibilité. Elle aurait pour raison d’être –si je puis me permettre-<wbr>  de recueillir le trop-<wbr>plein de notre raison et de notre sensibilité sans être capable d’en sécréter elle-<wbr>même…. Son essence psychique serait une sorte de miroir de l’homme, sans vivre une réalité autonome".</wbr></wbr></wbr></i><br>Les femmes mises hors la loi seront soumises à l’esclavage et à la reproduction sélective dans un quartier ghetto de la ville basse. Les hommes se sont décidés coûte que coûte d’éliminer le danger que représente la présence des femmes dans le monde. Leur mouvement d’idées fait tache d’huile :<br><i>" D’ailleurs nous ne sommes pas les seuls à être parvenus à des conclusions analogues. Savez-<wbr>vous qu’en Allemagne il y a déjà une bonne quinzaine de communautés qui ont adopté nos principes ? – En Amérique aussi, m’a-<wbr>t-<wbr>on dit. – Oui, c’est exact, en Amérique aussi mais ce n’est pas de ce côté qu’il faut porter nos regards. En Amérique, il y a de nombreuses sectes qui commettent des excès et cela risque de compromettre le mouvement. L’Allemagne, c’est plus sûr. D’ailleurs, l’Allemagne offre un terrain particulièrement propice. Nous disons que nous accordons du prix à la force virile, nous mettons en avant la volonté, le travail et la joie, cela ne peut que nous attirer les sympathies de beaucoup. "</wbr></wbr></wbr></i><br>Ils agissent en cooptant les hommes les plus influents. C’est pourquoi, la mort du fils de Monsieur n’a pas été le fait du hasard mais orchestrée pour attirer son père vers la ville dans le but d’arracher sa participation à la grande remise en ordre de la société.<br>Monsieur accepte le marché. Sa femme, sortie de l’abrutissement liée à la drogue fait la rencontre d’autres malheureuses qui désirent l’aider à s’enfuir de ce lieu maudit. Elles la guident en direction de la grand’route tandis que des citoyens mâles les poursuivent avec l’aide de chiens spécialement dressés. Hélas! Elle se jettera sous la première automobile venue. Ce n’est vraiment pas de chance puisque le conducteur en est son propre mari missionné par les autres pour répandre la bonne parole à travers le pays.<br>Un roman ressemblant à une  pièce de théâtre qui exploite le thème des difficiles rapports entre hommes et femmes grossissant le malaise jusqu’à évoquer l’idée d’une conspiration universelle contre le sexe faible.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">333</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Et Les Hommes Voulurent Mourir</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/et-les-hommes-voulurent-mourir-r332/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/et-les-hommes-voulurent-mourir.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Mikos Raphaelis est le survivant d’une guerre d’extermination par ondes ioniques en ce futur de la terre où de vastes zones sont désormais dépeuplées. Se dirigeant vers le Sud pour atteindre Mykonos , en compagnie de son chien Cléo, il a beaucoup de mal à se garder des " Adeptes ". Formant une confrérie religieuse dont le credo est le suicide, les Adeptes capturent tout individu bien portant pour le tuer. C’est précisément ce qu’ils sont en train de faire à une jeune femme, Sandra Kovacs, qu’il secourt avec succès. Sauvée, elle ne désire pas suivre notre héros car elle a un mystérieux rendez-<wbr>vous sur une plage, près de Marseille. Mikos, n’écoutant que son bon coeur, l’accompagne, et, lorsqu’elle est à nouveau attaquée par les Adeptes, il joue à nouveau les Bons Samaritains. <br>Mal lui en prend. Son chien Cléo est tué, lui-<wbr>même est capturé, quant à Sandra, elle disparaît dans une mystérieuse lumière bleue. Jeté en cellule en compagnie d’un Indonésien, Amir Jaya, tous deux s’apprêtent à la mort lorsqu’ils sont enlevés par la lumière étrange. Ils se retrouvent en compagnie de Sandra et d’un vieillard, Jerd Awaka, dans la dimension Uria, une sorte de mystérieux no man’s land habité par des êtres d’une sagesse supérieure. <br>Jerd Awaka leur explique que la propension des êtres humains au suicide de masse n’est pas normale. Il a détecté dans les vallées de l’île de Sumatra un élément très curieux qui semble être la cause du terrible génocide qui frappe l’espèce humaine. Il est prêt à y envoyer un groupe d’intervention car le temps presse, les Uriens ne pouvant garder plus longtemps les rescapés terriens dans leur dimension.<br>Mikos, Sandra et leurs compagnons sont donc expédiés à Sumatra tout en restant en contact télépathique avec Jerd. Ils constatent que la flore s’est totalement modifiée et  sont attaqués par des insectes géants de cinq mètres de haut, mantes religieuses, abeilles, guêpes etc. Celles-<wbr>ci capturent le reste de leur groupe et les mènent au sein de la forêt en présence de leur chef, un horrible hanneton à tête humaine... et qui parle, (heureusement pour nous) :<br><i>" L’être qui dominait Mikos de toute sa hauteur était horrible à contempler. Il devait mesurer près de six mètres de hauteur, et Mikos ne pouvait à priori le rattacher à rien de connu. Peut-<wbr>être un insecte géant, comme la mante religieuse contre laquelle ils s’étaient battus ? Mais si le corps massif, protégé par une espèce de carapace brune, faisait irrésistiblement songer à celui d’un hanneton énorme, monstrueux, la tête qui le surmontait, elle, était indubitablement humaine! Mi-<wbr>insecte, mi-<wbr>humaine, la créature était dressée sur des pattes postérieures musclées, et hérissée de piquants acérés. Une erreur de la nature. "</wbr></wbr></wbr></i><br>Nous apprendrons qu’il s’agit d’un entomologiste réputé ayant approuvé le changement fondamental produit par les ondes ioniques sur les insectes, lesquels se sont prodigieusement développés en taille et en intelligence. Vivant en étroite symbiose avec ceux-<wbr>ci, il est leur chef, comme son assistante en est la mère pondeuse. Ils représentent le stade suivant d’évolution lorsque tout être humain aura disparu de la surface de la terre. Cette colonie s’emploie à cette tâche puisqu’elle est à l’origine des  manifestations morbides qui frappent l’espèce humaine grâce à des suggestions télépathiques amplifiées par une antenne sophistiquée.  Bien près d’être vaincus, nos amis arrivent à prévenir les Uriens qui détruisent l’antenne et repartent vers " l’ailleurs " en compagnie de la colonie d’insectes géants (ils détestent tuer), libérant du même coup l’humanité de sa suggestion suicidaire. Mikos pourra aller sur Mykonos avec Sandra pour y couler des jours heureux.<br>Un récit se nourrissant de tous les clichés des pulps. Pour du plus solide voir " les Furies " de  Keith Roberts.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">332</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>...Et Les Bisons Brouteront A Manhattan</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/...et-les-bisons-brouteront-a-manhattan-r331/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/et-les-bisons.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff2 cf3 fs24">"L'Inventive and Creation Group", une société chargée de découvrir de nouveaux slogans publicitaires, se réunit régulièrement pour trouver l'idée qui fera vendre une encyclopédie du sexe. Les participants typés symbolisent les tares que l'on peut trouver dans ce métier: Richard Ambrose, le directeur, bon citoyen mais mal marié; Susan, replète et toujours affamée, à la limite de l'obésité; Bill Branks, l'artiste non conformiste, qui met sa créativité au service de la vente ; Doukine, l'immigré, qui perdra sa carte verte et tous ses droits. Mais ils sont loin de s'attendre à ce qui les attend, comme l'ensemble des New Yorkais d'ailleurs. Une poignée de révolutionnaires d'origine indienne, parfaitement intégrés, surtout dans la gestion électronique de la mégapole, ont décidé de passer à l'action. Sachant que leurs ancêtres ont été spoliés de leur terre, ils ont fait le serment de chasser l'homme blanc de Manhattan, de récupérer leur sol natal et de vivre selon les lois de jadis. Pour cela, ils détraqueront de plus en plus fortement le système municipal dont les différents services sont interconnectés. L'action commence insidieusement lorsque la météo annonce des jours de grand froid alors qu'il fait un soleil radieux à l'intérieur des bâtiments. Malgré la climatisation, le travail est pénible pour L'Inventive Group. Plus tard, en rentrant chez lui, Richard a l'immense surprise d'apercevoir une noria de camions déchargeant devant son jardin et sa porte d'innombrables exemplaires du même magazine auquel il était abonné. Une erreur de programmation, sans doute, mais qui ne se règlera pas vite:<br><i>"Richard Ambrose ouvrit la porte de la maison, une pile s'écroula et déversa dans l'entrée une avalanche de magazines mouillés. Impossible de refermer la porte. Dehors, l'humidité avait miné les fondations du blockhaus de papier. Pour gagner Exclusive Drive et atteindre sa voiture, Richard Ambrose dut partir à l'escalade d'une montagne gluante de magazines glissants."<br></i>Quant à Doukine,  il connaîtra l'absurdité des bureaux qui l'obligent à prouver sa nationalité américaine à l'aide de documents électroniques depuis longtemps volatilisés:<br><i>"Cette carte, il est vrai, était devenue en quelques mois l'outil de base de l'existence de tout citoyen. le code comprenait la date de naissance,, le sexe, la situation de famille, le bureau de vote, un indice numérique et un  indice bancaire. Ce code commun à tous les citoyens des Etats-<wbr>Unis préparait l'adoption d'un gigantesque ordinateur central, gérant le fichier de tous les individus, connaissant tout sur chacun d'eux, capable de résoudre tous les problèmes, qu'il s'agisse de leurs revenus, du montant de leurs impôts, de l'âge de leur retraite ou de leur état de santé."<br></wbr></i>Entre temps, les terroristes , aux noms pittoresque de Canoë d'Erable, d'Electron Sagace (leur chef), Hardware Invisible, travaillant tous dans l'informatique, augmentent leur pression sur la société urbaine, en détraquant les programmes, mêmes ceux de l'armée, et en remplaçant judicieusement les bandes magnétiques ou en chamboulant toutes les procédures. Il en résultera une pagaille monumentale. Ainsi, les ordinateurs de la National Airline , piratés, obligent les avions à atterrir à n'importe quelle heure ou provoquent un surbooking généralisé lors de la vente des billets, ce qui paralyse tout départ. Durant le sacro-<wbr>saint match de base-<wbr>ball, suivi par l'ensemble des citadins, le récepteur se bloquera, montrant une seule image, celle d'un Indien le dos tourné à l'écran et qui observe la cité, devant lui. Cris et colère de la part des téléspectateurs qui supposent une farce de mauvais goût!<br>Les complications surviennent lorsque les supermarchés ne seront plus livrés correctement, les uns accusant un déficit en denrées alimentaires, les autres présentant le même article en milliers d'exemplaires. L'inquiétude s'étend et madame Tortolani, qui a connu la pénurie en temps de guerre, prend toutes dispositions pour constituer des stocks chez elle. Mais c'est avec la circulation routière, qui présente tous les signes de l'embolie, que la situation se gâte vraiment: des voitures bloquées, pare-<wbr>chocs contre pare-<wbr>chocs, des feux rouges devenus fous, un approvisionnement en essence chaotique, une pollution intense et l'impossibilité pour les services spécialisés d'accéder aux endroits névralgiques, annoncent le début de la fin:<br><i>"Un drame de la circulation débutait. De proche en proche, la "révolte des feux rouges", comme devait l'appeler Robb Robbie Robinson, gagna tout Manhattan. les signaux de circulation régulés après comptage au radar, optimisés en fonction des heures et des trafics, les feux verts, rouges, oranges avaient pris leur indépendance. En quelques instants, toutes les voitures, les autobus, les taxis, les camions furent bloqués. L'enchevêtrement des carrefours était inextricable. la police était impuissante: même ses voitures ne passaient pas."<br></i>En attendant, ordre est donné aux véhicules militaires de dégager les rues, ce qu'ils font en creusant de profondes travées, rejetant les véhicules devant les portes et sur les trottoirs, ce qui bloquera la  circulation des piétons.<br>Dans le bureau de l'Inventive Group, l'équipe est encore à la recherche d'idées, mais les rapports sociaux ont changé. La chaleur les a obligés à laisser tomber leurs habits. La faim les a amenés à se partager la dépouille de "président Mao", le petit chien, mascotte du groupe. Se succèdent délires et crises de nerfs. En ville, les annonces d'évacuation se multiplient tandis que le maire de New York appelle le pouvoir fédéral à son secours:<br><i>"Ils étaient nombreux qui, par familles entières, chargés de sacs, de valises, de paquets, partaient, à pied, poussant les gosses vers la station de métro, vers la gare de chemin de fer. Les Juifs, les Noirs, les Porto-<wbr>Ricains fuyaient les premiers. Beaucoup attendaient qu'il soit possible de circuler en voiture: mais ils préparaient les bagages. A Harlem, les bandes de Noirs s'armaient. Dans le reste de la ville, des groupes de Blancs se formaient, prêts à se défendre si les Black Panthers attaquaient. Un balayeur noir qui passait par là fut lynché. A tout hasard. Quelqu'un avait affirmé qu'il avait ri."<br></wbr></i>Marc Mitchell, le maire, souriant encore de façon politique et imbécile, se refuse à croire que sa ville est condamnée, bien que cela s'effondre de tous les côtés. les Noirs, mettant à profit le désordre ambiant pour passer à la dissidence. La régulation interne des buildings est défaillante: climatisation, escaliers roulants, portes battantes, s'arrêtent. Les comptes bancaires faux ou erratiques se multiplient:<br><i>"Partout, des comptables, des patrons, des secrétaires, des administratifs, des particuliers téléphonaient, réclamaient, protestaient. Partout, il leur était répondu qu'on ne savait pas, qu'on ne pouvait pas savoir. La facturation était automatisée, elle appartenait à un processus de gestion intégrée. Vous voulez parler à un responsable? Mais il n'y a pas de responsable. Tout est dans la machine. Certes, on allait vérifier, rétablir, créditer. Il faudrait un certain  temps. Les ordinateurs fonctionnaient vite, mais leur charge de travail était énorme. Ils étaient pleinement occupés à facturer, gérer, débiter, créditer. Pour les anomalies, les réclamations, les rectifications, il était préférable d'attendre une période moins chargée..."<br></i>L'exode, en s'amplifiant, perturbe les mouvements de l'armée qui tentent de prendre position aux carrefours et qui se demandent contre qui se battre. Enfin, le métro de New York s'immobilise, donnant le coup de grâce à une ville condamnée. Le maire Mitchell, en accord avec le gouvernement,et sous la présidence de l'ONU, accepta une entrevue avec les terroristes qu'il ne s'attendait pas à voir en habits d'indiens. Persuadé de les tenir, il dut déchanter lorsque Electron Sagace lui annonça, qu'à ce moment même, plusieurs avions militaires porteurs d'une bombe atomique amorcée, volaient, à leur corps défendant, vers le centre de la ville, prêts à larguer leurs engins de mort à moins qu'on ne leur fournisse le code adéquat. Manhattan fut donc rendue aux Indiens, avec la promesse d'une remise en l'état d'origine:<br><i>"Washington rappelait. C'est le vieux Stevenson qui était à l'appareil: -<wbr>Stanley, tout est en ordre. Nous avons fait ce que disait cet électron. C'est O.K., ici. Et vous? -<wbr>J'ai lâché Manhattan. -<wbr>Vous avez eu raison, Stanley. Aux yeux de l'Histoire, vous serez le libérateur de Manhattan, le sauveur de New York. -<wbr> Tous les buildings seront détruits, Stevenson. Même Saint-<wbr>Patrick. L'île deviendra une terre vierge aux mains des Indiens, un pays indépendant placé sous la protection des nations Unis. -<wbr>Mais de quoi vivront-<wbr>ils? -<wbr>Ils disent qu'ils chasseront, pêcheront, qu'ils vendront des peaux à nos trappeurs s'ils viennent sans armes et le coeur loyal. (...) -<wbr>Mais alors, vieux camarade, vous avez cédé sur tout? -<wbr>Pas tout à fait, Stevie, et le Président des Etats-<wbr>Unis prit un air rusé, pas tout à fait: les Indiens nous rendront nos vingt-<wbr>quatre dollars!"<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Un roman insolent, ironique, humoristique, irrévérencieux et critique compensant sur le mode imaginaire le tort immense fait aux premiers habitants de la nation indienne. Quoique de tels événements soient hautement improbables, il est toujours intéressant de montrer du doigt la fragilité excessive de nos sociétés hyper-<wbr>complexifiées. L'usage du Web commun au "village planétaire" affectera, dans sa disparition éventuelle,  l'ensemble des sociétés développées. En ceci le roman de Jean-<wbr>Michel Barrault est toujours d'actualité.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf1 ff2 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">331</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Et La Terre Se Refroidissait...</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/et-la-terre-se-refroidissait...-r330/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/et-la-terre-se-refroidissait.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24"><i>«Et la Terre, inexorablement, se refroidissait toujours..»<br></i>Cette petite phrase scande constamment ce court texte comme la mélopée d’un chant funèbre. La Terre se refroidissait sans qu’on en connaisse les raisons. Année après année, hiver après hiver, le froid devenait plus intense, avec ses glaciers, son gel, ses bises continuelles. Les humains, qui se défendent  pied à pied contre l’adversaire impitoyable, sont contraints d’abandonner le terrain.<br>La France glacée, la Manche gelée, les villes mortes recouvertes par la banquise, le manque d’aliments, tout  force les peuples à se diriger vers le Sud là où ils croient encore  trouver de meilleures conditions d’existence.<br>Mais le refroidissement est vraiment universel. Ni en Amérique, où l’on creuse profondément pour rechercher du charbon, ni en Europe, où l’on brûle toute la couverture végétale, rien ne peut enrayer le froid. Les hommes meurent en masse, les frontières se modifient, les Etats disparaissent, la Méditerranée se réduit à un chaos de séracs glacés. Le globe étant à présent quasi pétrifié dans la glace, voici que meurt en Afrique le dernier représentant d’Homo Sapiens, héritier de millénaires de civilisation. C’est la fin ! <br>Et pourtant… pourtant ce n’était rien de plus qu’un mauvais rêve qu’a fait notre ami Jean en ce terrible hiver de 1944, une  façon de relativiser le malheur !<br>Une petite nouvelle bien ciselée, décrivant les effets d’une glaciation générale, elle-<wbr>même métaphore de la mort, gâchée, hélas ! par la chute stéréotypée , si fréquente dans cette sorte d’écrit.</wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">330</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
