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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/44/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Les Filles Et Nuggent Miller</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-filles-et-nuggent-miller-r354/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoires-de-fins-du-monde.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">L’universitaire Nuggent Miller, pacifiste convaincu, a pressenti le danger d’une guerre nucléaire lorsque le Chinois menacèrent Formose. S’étant caché durant de longs mois dans un réseau de grottes aménagées, il fut le seul survivant de l’holocauste. Maintenant, toujours prudent, son compteur Geiger à la main, il cherche désespérément un autre être humain vivant. Or, il découvre non pas une, mais plusieurs traces laissées par cinq femmes, qu’il rejoint dans une clairière. <br>O bonheur ! Elles sont toutes jeunes et désirables mais menées par Miss Denis, ancien professeur de maintien, féministe convaincu qui affiche sa haine de l’homme, responsable du désastre, et celle du mâle, responsable de l’oppression féminine. Elle refuse tout contact avec Nuggent Miller, le faisant même chasser à coups de pierres par ses élèves. Pour le survivant, l’enjeu est trop important. Il ne peut se laisser déposséder ainsi de ce qui lui revient de droit par un legs de l’humanité. Prêt à tout pour retrouver ces filles, il renie ses valeurs fondamentales en affûtant son couteau…<br><i>« Une minute plus tard, le dernier civilisé avait disparu de la surface du globe. Avec lui périssaient le dernier des pacifistes, le dernier des objecteurs de conscience, le dernier des amateurs d’art, le dernier des bibliophiles. A la place de ces figures admirables se dressait Miller, couteau au poing et promenant tout autour de lui, de par la forêt, un regard farouche. (…)<br>Miss Denis n’allait pas tarder à voir surgir devant elle, hirsute, sale, puant et massue brandie, le condensé horrible de l’abominable espèce mâle tout entière. Il espéra qu’elle aurait néanmoins le temps de comprendre, de se rendre compte que c’était elle-<wbr>même qui avait ressuscité la brute des cavernes.»<br></wbr></i>Une charge humoristique et ironique contre les excès du féminisme et des généralisations</span><span class="fs20 ff1 cf4">.</span><span class="fs24 ff1 cf4"><br></span><span class="cf3 fs24 ff1"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">354</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Feu Du Ciel&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/feu-du-ciel-r353/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/selon-st-jean.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Savigny le romancier et sa femme Madeleine, Chevrillon le député, Mérindol le compositeur, Lydia Féline l’actrice et Cormier l’astronome forment un petit groupe d’amis réunis à Savigny, dans un propriétée près de Mantes sur les bords de la Seine, pour y goûter quelques jours de vacance, qui seront aussi leurs derniers. En effet, une comète énorme fonce vers la terre et, selon les calculs de Cormier ainsi que d’autres astronomes, elle heurtera la terre de plein fouet. Ce sera l’apocalypse :<br><i>" -<wbr> Je répète, dit Cormier. Diamètre supérieur à celui de la Terre. Densité du noyau considérable, contrairement aux autres comètes. Au lieu de quelques millions de tonnes, celle-<wbr>là doit en peser quelques centaines de millions. Vitesse formidable : 6 500 000 kilomètres en vingt-<wbr>quatre heures ; courbe de rayon immense, ce qui laisse supposer que si la Comète est déjà arrivée dans le voisinage de notre planète, c’est il y a quelques milliers d’années (…) Evidemment le choc serait effroyable et, indépendamment des bouleversements atmosphériques, il faudrait compter avec la chute d’innombrables aérolithes, peut-<wbr>être de masses d’une prodigieuse grosseur. Probablement y aurait-<wbr>il aussi des tempêtes, des cyclones, et puis des chocs électriques formidables. Oui, sans doute. Et puis les gaz ! Car les gaz disséminés dans la tête, la chevelure et la queue envelopperaient un instant la boule. Parviendraient-<wbr>ils à tuer la vie, toute la vie ? La course de la Terre dans l’espace serait-<wbr>elle changée ? Son écliptique varierait-<wbr>elle ?"<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Les événements s’enchaîneront rapidement, en trois jours, le choc devant avoir lieu jeudi soir vers les 9h 30 minutes. Or, nous sommes le mardi. Durant ce laps de temps le comportement, les attitudes, les visions du monde respectives des personnages se délitent et l’auteur, à travers les réflexions cyniques de Savigny, trace le tableau fidèle de la dégradation des rapports humains. Quant aux événements extérieurs, ils ne sont mentionnés qu’à de brefs moments :<br><i>" Malgré la censure rétablie sur toute la Terre, l’ordre était difficilement maintenu. Ca et là, des essais de mouvement révolutionnaires avaient déjà eu lieu. La peur, la vieille peur ancestrale retenait encore les gens. On sentait bien, en effet que, dès qu’ils auraient la certitude de la fin, les gens se rueraient les uns sur les autres, les pauvres sur les riches, les hommes sur les femmes et qu’une orgie, un pillage, un vol, un viol, un meurtre général commencerait et que les soldats et les agents seraient les premiers à lâcher pied pour goûter tout leur plaisir avant de mourir. "<br></i>Le plus souvent l’analyse ne mentionne que la réaction apeurée des paysans du village alentour qui ne comprennent rien aux événements jusqu’à leurs derniers instants. Cette tragédie est servie, comme il se doit, par l’unité de temps, de lieu et d’action. Savigny surprend l’aventure de Madeleine avec Chevrillon, qu’il déteste. Désirant passer ses derniers instants de vie avec sa femme, bien qu’elle ne l’aime plus, il n’admet pas que Chevrillon puisse l’en priver à  ce moment-<wbr>là. Il suit le couple et, au bord de la falaise, tue Chevrillon d’un coup de révolver quand il les surprend en pleine infamie dans une grotte. Madeleine blessée est ramenée au bercail par Savigny. Le temps passe vite. Le curé du village, Vandresse, consulté par les protagonistes cite l’apocalypse de St Jean et se réfugiera auprès de Savigny lorsque des paysans dans leur excitation et leur athéisme voudront s’en prendre à lui. L’atmosphère sociale se transforme, les masques tombent, les rôles se défont. Savigny reste fidèle à lui-<wbr>même et envisage même une explication astucieuse quant au sens de la catastrophe : <br><i>" -<wbr> J’avoue, dit Savigny, que si nous étions, nous, les hommes, le cerveau de la terre, il serait aussi laid de voir ce balbutiement agonique que d’assister aux dernières éructations d’un paralytique général. Mais nous ne sommes pas sûrs de cela. Il se peut que des millions d’autres soleils aient chacun leurs Terres, sensiblement constituées, éclairées, chauffées comme la nôtre et possédant une vie qui, par endroits, peut être intelligente. Il se peut donc que le cerveau du Monde soit beaucoup plus vaste que nous ne le pensons et que nous n’en formions qu’une cellule. Dans cette hypothèse, le désastre auquel nous assistons ne serait qu’un petit coup d’apoplexie, tout juste. Et après-<wbr>demain le monde serait guéri… "<br></wbr></wbr></i>Elise, la bonne de la maison, se promène toute nue, aguiche tout le monde,  ne pense qu’à la jouissance pour quitter ce monde en une frénésie orgasmique. Personne ne reproche à Savigny son meurtre. Au village, les exactions plus nombreuses, les viols, les débordements orgiaques, les scènes insanes se suivent et s’amplifient à l’instar de ce qui se passe dans le reste du monde. Les villes brûlent et se vident de leurs habitants qui pensent trouver un refuge près de la mer ou dans les montagnes. Vains efforts puisque la comète au noyau dense et au diamètre plus important que celui de la terre n’épargnera rien, ni personne.<br>Cormier, en une attitude hypnotique et compulsive, calcule inlassablement la trajectoire de la comète. Mérindol espère encore avoir le temps de mettre en musique des extraits de l’Apocalypse de St jean. Quant à Lydia, elle se décompose littéralement et, comme une poupée inerte, dort ou geint. Seul Savigny, dans son désespoir lucide, et le curé Vandresse, dans sa certitude, sont prêts à affronter les ultimes instants. Des phénomènes très inquiétants se font sentir lorsque la comète devient visible et éclipse la lumière de la lune. Des vents subits, des pluies de cendre, une sécheresse inhabituelle et des tremblements de terre provoquent les premiers morts. Madeleine s’échappe de la maison pour mourir près du cadavre décomposé de son amant. La villa de Savigny est attaquée par les gens du village, mais le propriétaire arrive à en défendre l’entrée. Les animaux, même sauvages, sentant que quelque chose d’inhabituel se passe, se réfugient près de la maison :<br><i>" Une des choses les plus touchantes de ce début de nuit fut la grande peur des animaux. Dans le pays, depuis deux jours, les animaux se rapprochaient des hommes. Non seulement les familiers, mais le lourd bétail domestique et même les animaux sauvages. Les oiseaux se jetaient dans les maisons et, les bœufs, les moutons, beuglaient ou bêlaient aux portes. "<br></i>Jeudi après-<wbr>midi, les troubles prennent une dimension dantesque. De l’électricité statique crépite à la surface du sol, les étoiles sont éclipsées par l’ombre noire, menaçante, de la comète toute proche : <br><i>" La terre maintenant n’était plus qu’une effroyable plaine blanche qui luisait si bien qu’à l’orient elle se confondait avec le ciel. De brusques vents couraient comme des foudres entre les éclairs et les grondements. De hautes fumées montaient de vingt points de l’horizon incendiés par la foudre. La réverbération commençait d’être insoutenable. De temps en temps une traînée d’ombre se produisait du côté de la chevelure et la queue entière avait de brusques changements d’éclat. "</i><br>La campagne se dessèche, la terre se meurt. Bien que le choc soit imminent aucun protagoniste ne le subira. Ils mourront tous asphyxiés préalablement par les gaz cyanhydriques présents dans la queue de la comète : <i>" Il (= Savigny) entendit, mais de très loin, la voix pure de Mérindol monter comme une espérance, trouer un bruit de plus en plus formidable. Devinant que le noyau de la Comète atteignait enfin l’atmosphère terrestre, il perçut : -<wbr> Et il y eut de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Et la voix se rompit avec le Monde. "</wbr></i><br>Un récit réaliste, pur roman -<wbr> catastrophe, qui relate heure par heure, le déroulement du processus de mort. L’auteur, en écrivain consommé, s’attarde sur les effets de la catastrophe, et l’impact psychologique  d’un événement unique.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">353</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Feu Dans Le Ciel&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/feu-dans-le-ciel-r352/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/feu-dans-le-ciel.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Roland Mercadier, en cette année 2048, quoique astronome compétent, a délaissé son domaine pour l’exploration de l’océan. Il vient d’inventer un appareil hyper-<wbr>sophistiqué, l’aquajet, à propulsion " magnéto-<wbr>atomique " qui lui permet, en compagnie de sa femme Nancy et de Steve, le rejeton de l’entreprise américaine Whitefield and Cie qui finance les recherches, de sonder les fonds sous-<wbr>marins. Le voyage révèle la présence à plus de dix mille mètres de profondeur, d’une ville étrange quasi-<wbr>intacte qui leur livrera des trésors, des plaques ornées d’une écriture inconnue ainsi qu’une boîte remplie d’une bizarre gelée grise qui semble vivante. Puis, d’autres préoccupations détournent nos héros du monde sous-<wbr>marin. Le sergent Peck de la station de Pluton vient de signaler l’approche en notre système solaire d’un monstrueux soleil noir qui semblerait vouloir couper l’orbite de la terre. Le major Parker demande à Roland et ses amis d’aller vérifier sur place la réalité de cette menace. <br>Au cours du trajet interplanétaire, ils réceptionnent un message incompréhensible, émis, semble-<wbr>t-<wbr>il, par  l’un des satellites qui accompagnent le soleil noir dans sa course. Après l’étape plutonnienne, ils décident d’en avoir le coeur net et se dirigent vers ce satellite, où vit une société hautement civilisée. Ils atterrissent sur Kalpa (c’est le nom de ce monde) où ils sont accueillis par le Président Un, un être à l’apparence totalement humaine qui, une fois les barrières de la langue vaincues, leur fait des révélations inattendues et surprenantes. Il leur dit que la situation dramatique vécue actuellement par la Terre n’est pas nouvelle. Dans le passé déjà, il y a quatre millions d’années, la menace cataclysmique s’était retrouvée presque à l’identique avec celle d’aujourd’hui.   Le soleil noir, qui parcourt une orbite très elliptique, recoupe régulièrement l’orbite terrestre. Les Terriens de ce temps-<wbr>là , grâce à leur avance technologique, avaient pu se sauver à temps en émigrant vers les systèmes stelaires voisins. Certains d’entre eux se sont installés sur Kalpa, tout en faisant souche. <br>Sur Terre, était resté le professeur Kadwidj qui, avec des boîtes de " concentrés de vie " s’était donné pour mission de faire renaître l’espèce humaine de ses cendres. Actuellement, en face de la nouvelle menace, les Kalpiens ont décidé d’abandonner leur monde et de rejoindre leurs ancêtres dans le système de Proxima du Centaure. Ils ne peuvent rien pour les Terriens , les premiers n’ayant pas le temps matériel de les aider, les seconds n’ayant pas l’avancée technologique nécessaire qui leur permettrait de se soustraire au péril. D’un commun accord , nos héros décident de laisser leurs congénères dans l’ignorance de la menace mortelle qui condamnera irrémédiablement le monde et, au contraire, de les rassurer, pour éviter toute panique prématurée, en leur annonçant que les Kalpiens viendraient à leur aide. Après un retour triomphal sur Terre , le ton change lorsque augmente la pression exercée sur la mentalité des hommes par l’approche du soleil noir :  <br><i>" le 9 décembre , le Soleil noir coupa l’orbite de la Terre à quelque 550 millions de kilomètres. La Terre bascula sur son axe , les océans déferlèrent, engloutissant l’Islande, l’Australie et Madagascar. En quelques secondes , des millions d’êtres humains avaient péri. Notre Soleil était environné de langues de feu qui atteignirent d’abord Mercure. Cette planète éclata comme une grenade sous la poussée des gaz brusquement libérés. Une grande vague rouge monta à l’Occident. Un disque d’argent apparut. C’était le Soleil noir, qui, à l’approche du nôtre, se réchauffait et devenait ainsi brillant. Les deux astres jetaient impitoyablement leurs feux en direction de la Terre , absolument désemparée. Un désordre indescriptible régnait dans les cités. A San-<wbr> Fransisco , les rues étaient noires de monde. On courait , on se piétinait, on s’écrasait, on ne savait où aller. ".</wbr></i> <br>Alors que le monde bascule dans l’abîme, quelques couples, en compagnie de François et Nancy, munis de " boîtes de vie", s’embarqueront à bord de l’aquajet  pour gagner la cité sous-<wbr>marine  afin de réitérer l’exploit de leur ancêtre, le professeur Kadwij.<br>Un récit qui joue avec l’idée de catastrophe cyclique , basé entre autres sur l’anéantissement d’un continent englouti (l’Atlantide?). La description moderniste d’une technologie très " année cinquante " donnent un relief kitsch à une aventure encore lisible aujourd’hui, ce qui est une performance de la part de cet auteur populaire.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"> <br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">352</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La F&#xEA;te Aux Corbeaux</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-f%C3%8Ate-aux-corbeaux-r351/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/fete-aux-corbeaux.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Lago le braconnier, simple d’esprit et autiste doué en calcul mental, est le seul survivant, ou presque, de la catastrophe nucléaire., La « bombache », selon son expression, a vidé le petit village dans lequel il végétait en marginal méprisé ou moqué. Les uns ont passé de vie à trépas : les cadavres qu’il rencontre sans émotion apparente en témoignent. Les autres sont partis aller mourir plus loin. <br>Dominant sa timidité et sa crainte, muni de son intuition et d’un instinct sûr, il s’apprivoise lentement à la vie. Avec  son copain « l’Idiot » et après une phase de maladie due aux radiations, ils se payent du bon temps à côté de ceux qui, comme le gros fermier Bernard, n’ont pu se faire à la catastrophe et qui finissent par se pendre.<br>Un couple de clochards en provenance d’une banlieue proche croise les vies de Lago et de l’Idiot :<br><i>« Ils attendirent le jour et partirent, poussant leur petite voiture. Ils traversèrent des ruines, qui semblaient se restaurer sur leur passage, comme un film passant à l’envers. <br>Cependant, même les maisons intactes qu’ils rencontraient dans leur marche erratique n’étaient habitées que par des cadavres,à tous les degrés de décomposition, certains déjà réduits à l’état de squelettes propres, prêts à la quasi-<wbr>éternité du minéral, tandis que d’autres semblaient tenir encore désespérément à leurs chairs pourries. »</wbr></i><br>L’homme sera immédiatement tué par Lago qui s’appropriera sa femme pour un certain temps. La vie a plutôt des bons côtés après la « bombache » ! Sachant se repérer dans les bois environnants, les débiles se nourrissent des produits de la chasse jusqu’au jour où Lago poussera une pointe vers le « Château », un édifice imposant  dont il s’était fait éjecter jadis par le garde-<wbr>chasse. Une surprise de taille l’y attend, celle de la jeune et jolie Emma, abandonnée par ses parents parce que simple d’esprit. La méfiance de Lago fond comme neige au soleil. Il ressent tout de suite de l’amour envers Emma sans qu’il puisse mettre un nom sur ce sentiment nouveau :<br><i>« Tout de même Emma surprit Lago après l’amour, en se mettant à pleurer doucement. Il sentit les larmes couler sur ses mains et s’étonna : -<wbr> Tu pleures ? Tu n’es pas contente ?<br>-<wbr> Si je suis très contente. Trop, même, et c’est pour ça que je pleure. Je suis un peu idiote, non ? C’est parce que je t’aime. Papa et maman sont gentils mais je sais qu’ils ne m’aiment pas. Et toi, est-<wbr>ce que tu m’aimes ?<br>Lago sentit quelque chose en lui qui fondait comme la neige au soleil. Il serra très fort Emma dans ses bras. – C’est la première fois qu’on me dit qu’on m’aime. L’Idiot il m’aime bien,je le sais et je l’aime bien, mais ce n’est pas la même chose.  Il se mit à pleurer et il trouva ça très bon. Ils se tinrent longtemps enlacés, bouche contre oreille, se disant des choses que personne n’aurait pu comprendre. » <br></wbr></wbr></wbr></i>Heureux, il réside  au Château jusqu’à ce que l’Idiot le rejoigne pour lui dire qu’un groupe de survivants  qu’il appelle « les Sauvages » a investi le village en y semant désordre et panique. Lago décide de s’en rendre compte par lui-<wbr>même. <br>Parmi eux, il retrouve Coco, un ancien paralytique et poète à ses heures qui l’incite à prendre le pouvoir pour donner une structure sociale viable à ce groupe qui, autrement, continuerait à s’entredéchirer :<br><i>« Je pense qu’il faut profiter de la situation pour faire une religion nouvelle. De toute façon, il en faut une. Un village sans prêtre, sans religion, c’est comme un pompier sans sa lance à incendie.<br>-<wbr>Ou sans casque, ajouta l’Idiot.<br>-<wbr>Il faut de grands principes, dit Coco. « Tu ne tueras point ».<br>-<wbr>C’est pas nouveau, dit Lago, j’ai toujours entendu ça. Mais, les poulets, les canards, les veaux, tu les mangeras vivants, tout crus ? Ou alors tu mangeras que des pommes de terre, des poireaux et tu n’auras plus de bon sang dans les veines.<br>-<wbr>Bon, je rectifie : ‘Tu ne tueras que pour manger.»<br>-<wbr>Alors, dit l’Idiot, le sauvage qui tue un bonhomme pour le manger, il aura le droit ?<br>Coco confessa, après réflexion <br>-<wbr>Je n’y avais pas pensé. Il n’y a pas de religion parfaite. Disons : « Tu tueras le moins possible ».<br>-<wbr>Et les chasseurs, demanda Lago inquiet, ils auront le droit de chasser, dans ta religion ?<br>-<wbr>Pas s’ils tuent pour le plaisir. Il faut qu’ils tuent sans plaisir.<br>-<wbr>C’est dur, ta religion, soupira Lago. »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Après une courte réflexion – il n’est pas doué pour les longues réflexions-<wbr> Lago y consent, faisant de Coco son éminence grise et de l’Idiot son Capitaine de la gendarmerie. <br>Il lui faudra encore éliminer des rivaux, des forts en gueule, en les subvertissant,  chacun par son point faible. <br>La route du pouvoir enfin libre, la vie s’organise dans la bonne humeur jusqu’à l’ultime menace dont Emma fait les frais. Un groupe de gitans, qui survit dans les bois, viole la douce jeune fille et veut faire régner la terreur dans le village. Avec l’appui de ses concitoyens, le chef Lago se venge des gitans à coups de chevrotine puis incendie leurs roulottes.<br>Le récit se termine en apothéose : une montée brutale des eaux fait se réfugier la petite société (y compris les animaux) au château, dernier bastion solide dans un univers devenu liquide. Bien plus tard, les eaux s’étant retirées, le personnage de Lago, enjolivé, mythifié sera considéré comme un père fondateur, un nouveau Noé d’une humanité nouvelle.<br>L’épopée terrestre de Lago et de ses amis est prétexte, dans ce roman d’initiation et de formation, à faire émerger de ces êtres défavorisés un sentiment d’humanité qui leur ouvre la porte à la plus haute sagesse spirituelle. Une réussite incontestable.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">351</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Fer Qui Meurt</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-fer-qui-meurt-r350/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/fer-qui-meurt-1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Le lieutenant Jacques, dans sa tranchée, entrevoit, en tant que scientifique, une solution radicale pour mettre l’Allemagne à genoux. Il s’en ouvre aux seuls Président du Conseil et au Généralissime du commandement des forces françaises. Au jour dit, le plan préconisé fut appliqué : une mystérieuse épidémie d’origine électrique infecta le fer qui devint mou, puis tomba en poussière :<br><i>" Il s’arrêta devant un train chargé de munitions et contempla de gros obus qui gisaient pêle-<wbr>mêle. Du bout de sa canne, il frappa l’un d’eux et s’arrêta stupide. " Voyons ! il rêvait, ce n’était pas possible ! ". Et il renouvela l’expérience : sa canne était entrée dans l’obus ; sous le faible choc, le magnifique acier des usines allemandes s’était éparpillé, laissant voir à nu l’explosif redoutable. Machinalement il recommença et chaque fois son bâton désagrégea un de ces obus dont il était si fier. <br>Comme sous l’effet d’une hallucination, il frappa alors à coups redoublés, espérant enfin entendre le son métallique que rendaient d’ordinaire ces gros bijoux de mort que seule l’Allemagne avait su préparer d’avance ; mais il ne rencontrait que des corps mous, que des enveloppes friables qui s’émiettaient et laissaient voir à nu leur hideuse âme jaune ! Alors, pris de vertige, il s’enfuit mais il n’alla pas bien loin ! " <br></wbr></i>A partir du front, l’épidémie emprunta les voies du chemin de fer en paralysant totalement la circulation des ennemis de la France. Puis, elle gagna l’arrière, où rien ni personne ne fut épargné. Les canalisations de gaz, les usines d’armements, le matériel maritime, l’industrie, tout subit la "pourriture du fer ", provoquant de gigantesques incendies dans toutes les villes allemandes. En quelques jours, l’Allemagne à genoux, implora grâce. Le lieutenant Jacques aurait pu être légitimement fier de son " virus électrique " si cela n’avait été un… rêve !<br>Une nouvelle à comparer avec " la Mort du fer " de Held. Elle rappellera également le traitement réservé par Franquin au fer  par les bombes de " Métomol " dans " Z comme Zorglub ", de la série des " Spirou et Fantasio ".<br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">350</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Fausse Aurore</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/fausse-aurore-r348/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/fausse-aurore.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">En raison de pollutions diverses, d’essais nucléaires et de manipulations génétiques, l’Amérique a basculé dans l’horreur. Chelsea Quinn Yarbro convie le lecteur à une traversée de la partie ouest des USA. <br>Evans et Théa, les protagonistes de cette terre future et dévastée, remontent vers le "nord", luttant contre les hommes et les éléments. Evans Montague est un homme de quarante cinq ans, ancien chef des "Pirates",  bandes organisés dont la vocation est d’exterminer les mutants qui prolifèrent par suite de déséquilibres génétiques. Fatigué de cette vie et sous la pression de rivalités internes, il a déserté, rejoint les montagnes et rencontré Théa.<br>Celle-<wbr>ci a survécu par la ruse, l’intelligence et l’énergie toute animale qu’elle a su manifester dans un monde sans pitié. Par une ironie du sort, il s’avère que les deux héros sont des mutants, aussi bien Théa, pourvue de membranes nictinantes qu’Evans, dont le bras coupé repousse progressivement. Le récit commence in media res: <i><br>«Orland était une vraie boucherie, sous une lourde odeur de fumée et de mort. A la nuit tombée, Théa était passée à l’est de Chico -<wbr> ce qui en restait-<wbr>. Là, les pirates s’étaient vengés sur les rares survivants. Des hommes, atrocement mutilés, pendus par les talons aux lampadaires, et qui se balançaient en tournant. Et des femmes. "<br></wbr></wbr></i>Une femme, une mutante, attaquée par des chiens redevenus sauvages, est suspendue, crucifiée à un lampadaire. Théa l’achèvera d’une flèche de son arbalète, son arme favorite et silencieuse. <br>Quand elle rencontre Montague sa confiance en lui ne s’assied  que progressivement. Leur vigilance à tous deux ne leur permet pourtant pas d’éviter Lastly, un pirate dissident qui violera Théa: <i><br>" Ecoute, conasse.. Tu es pour moi. Tu crois que je vais laisser un enculeur de Muts comme Montague t’avoir, hein? Il lui donna une tape sur les bras, les ramena en arrière, lui attacha les poignées avec un morceau de corde. <br>" On lui a donné une leçon, à lui et à ses pervers, à Orland, tu entends? " Il tendit la corde sur le cadre du lit.  "Cette fois, j’ai ce qui me revient, d’accord? "</i><br>Théa sortira profondément marquée par l’épreuve, éprouvant à  la suite de cela une telle haine pour le mâle, qu’elle ne s’offrira à Montague que tardivement et après beaucoup d’hésitations. Libérés de Lastly par Montague, ils commencent leur pérégrination à travers ce monde dément, évitant au maximum tout contact avec divers exemplaires d’humanité, empruntant malgré la rigueur de l’hiver, les crêtes des montagnes, se nourrissant, -<wbr> quand cela leur était possible -<wbr> des reliquats d’une société à jamais morte. Les endroits les plus divers leur servent d’abris de fortune: <i><br>«Le matin arriva avant qu’ils ne trouvent un abri dans un vieux fourgon, là où les rails rouillés traversaient l’éclaircie de la ligne de haute tension.»</i><br>Dans une cabane abandonnée, ils font une macabre découverte: <i><br>«Ces trois-<wbr>là, quels qu’ils aient été, ils étaient morts depuis longtemps. La chair s’était momifiée car l’air était chaud et se . Ils étaient étendus dans la position où ils étaient morts, au milieu des mares desséchées d’excréments qui indiquaient clairement la cause de leur mort. La dysenterie amibienne avait été fréquente dix ans auparavant et ces corps étaient morts depuis au moins ce temps-<wbr>là. Leurs habits et les couvertures, une fois trempés de sueur et autres sécrétions, avaient pourri, laissant sur les cadavres quelques fils, qui se détachaient de façon pathétique sur les corps ravagés. "<br></wbr></wbr></i>Au cours de leur voyage, ils tombent en pleine scène de bataille dans un village de fermiers qui se fait attaquer par des Pirates. Avec l’aide de Montague et Théa , les fermiers ont raison de leurs assaillants. En guise de remerciement, ils leur offrent l’hospitalité pour un temps donné. Puis, le couple reprendra la route, les Pirates ayant retrouvé les traces de Montague. <br>Echappant de peu à une vieille folle qui se nourrit de viande humaine, ils découvrent un village abandonné, isolé dans les montagnes. Ils y font une longue retraite avant que les Pirates ne les talonnent à nouveau. En repartant, leur route croise celle de moines fanatiques et sadiques, issus de ces communautés pseudo -<wbr> religieuses qui ont poussé après la catastrophe. Capturés, torturés par les moines, à cause de Théa, forcément impure parce que femme, ils doivent leur salut, ironiquement, aux Pirates, qui, les ayant retrouvés, attaquent la communauté. <br>Ils parviennent à s’échapper à nouveau et Montague se souvient d’une cache d’armes automatiques par lesquelles la confrontation finale avec les Pirates tourne à l’avantage du couple. <br>Seuls et meurtris dans ce monde délibérément hostile,  ils n’ont plus d’autre choix que de continuer, encore et toujours:<br><i>«Elle fit une misérable tentative de sourire: -<wbr>Il n’y a peut-<wbr>être nulle part où aller. -<wbr>Peut-<wbr>être, admit-<wbr>il. Il y eut un silence entre eux, tandis que le vent se faisait plus âpre. <br>Puis elle se tourna à nouveau vers le Sud et gardant sa main bien serrée dans la sienne, Elle se dirigea vers les montagnes sombres, et la neige qui les suivait couvrit la trace de leurs pas comme s’ils n’avaient jamais existé. "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Une écriture forte, un renouvellement du thème post-<wbr>cataclysmique, une vision réaliste du monde; Chelsea Quinn Yarbro, aime ses personnages, les suit, s’attache à leurs sentiments et émotions. Les valeurs de la volonté, du désir de vivre, de l’amour sont exaltées par opposition à un décor sinistre d’une société en décomposition prouvant une fois de plus , s’il en était besoin, " qu’il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer ".</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">348</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Une Fantaisie Du Dr. Ox</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/une-fantaisie-du-dr.-ox-r347/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/fantasisie-du-dr.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La merveilleuse et utopique petite ville de Quiquendonne en Flandres, est vouée à la placidité. Les habitants, comme leur bourgmestre Van Tricasse et leur conseiller Niklausse, sont tout confits en civilité, béatitude tranquille et hébétude sociale. C’est leur façon de vivre, à ces Flamands-<wbr>là! Mais le Dr Ox et son serviteur Ygène vont changer tout cela. Sous prétexte d’installer dans toute la bourgade un puissant éclairage au gaz, ils saturent l’air de la cité en oxygène. Le résultat ne se fait pas attendre : des animosités apparaissent, la tension associée à la vivacité des propos dégénère en insultes et en agressions physiques. <br>Les citoyens en viennent à exhumer une vieille querelle de voisinage pour aller en découdre avec les habitants de la bourgade voisine. Heureusement une explosion des réservoirs d’oxygène met un terme à l’expérience du bon Dr. Ox: <i><br>" En résumé, et pour conclure, la vertu, le courage, les talents, l’esprit, l’imagination, toutes ces qualités ou ces facultés, ne seraient-<wbr>elles donc qu’une question d’oxygène?" <br></wbr></i>Une nouvelle atypique dans l’œuvre de Jules Verne. Au-<wbr>delà du thème de l’empoisonnement de l’air provoquant la désagrégation de la société et avec un humour absent de ses autres ouvrages, Jules Verne nous donne le choix entre deux attitudes possibles face au progrès: celle de foncer comme le ferait un taureau (Dr. " Ox "), quitte à casser du bois,  ou celle de végéter dans la stabilité sociale d’un ennui mortel.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">347</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Face D'ange Et L'arme Du Diable</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/face-dange-et-larme-du-diable-r346/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/face-d-ange-et-l-arme-du-diable.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Gunther, dit « Face d’Ange », en compagnie de son placide et méditerranéen ami Bassowitch, se met à la poursuite du professeur Berthold qui a récemment disparu. Occupant une place stratégique dans le processus de mise au point de l’arme bactériologique ultime, il travaillait à la mise au point du virus B34 :<br><i>« Une simple diffusion du B34 en gouttelettes aérosol de 5 millièmes de millimètre de diamètre (Berthold pensait qu’on pouvait même descendre jusqu’au micron) effectuée dans des conditions convenables et, en une demi-<wbr>heure, une ville comme Londres ou New York devenait une nécropole. B 34 était tellement actif qu’il pouvait agir par simple pénétration cutanée. A côté de la pandémie que B34 déclencherait dans le monde, les vieilles pandémies du Moyen Age, les antiques pestes noires, les grandes décimations qui avaient saigné l’Europe et l’Asie au cours des siècles ne seraient que plaisanterie. »<br></wbr></i>Face d’Ange enquête. Ni la femme de Berthold, ni Louisa, sa maîtresse, ne savent ce qu’est devenu le savant. Peu de temps après, Louisa est agressée par deux individus. Elle sera sauvée par Gunther qui possède désormais une piste sérieuse puisque des concurrents recherchent aussi Berthold. Face d’Ange rend visite au premier agresseur, un homosexuel « bodybuidé » qui le met en relation avec son ami de cœur/patron, l’infâme petit gros, Lenz. C’est ce dernier qui fournira à Gunther et Bassowitch la clef de l’énigme. Travaillé par l’idéal nazi, Lenz, d’origine autrichienne, a crée le M.U.D.R.A. (Mouvement Universel pour le Développement de la Race Aryenne), dont les membres seraient seuls susceptibles de régénérer une humanité abâtardie,  qui devra d’ailleurs disparaître grâce à l’usage immodéré et massif du B34 :<br><i>« Gunther savait que les Etats-<wbr>Unis sont remplis de mouvements activistes de droite ou d’extrême gauche, organisés militairement et plus ou moins déguisés en sociétés de sport ou autres. Les « Minute Men », les types de la « John Birch Society » possèdent de véritables arsenaux et sont rassemblés en escouades d’intervention ».<br></wbr></i>Bassowitch met bon ordre à ces débordements guerriers et toute la clique néo-<wbr>nazie se fera emmener par la police locale. Berthold reste cependant introuvable. <br>C’est là que Gunther, s’appuyant sur une intuition de génie, découvre la vérité. Dans la cellule du Comté, un groupe de nomades hippies s’était fait emprisonner pour vagabondage. L’un d’entre eux lui rappelle la silhouette de Berthold. Il s’agit en effet du savant qui, dégoûté par l’oeuvre de mort à laquelle il collaborait, avait décidé de changer de vie assumant, avec un nouveau costume, une nouvelle destinée de pacifiste et de spiritualiste. Gunther ne le dénoncera pas.<br>Un récit simple, voire simpliste, dont l’argument  de base s’applique seul à notre thématique, laissant au lecteur le pur plaisir de sa connivence avec un héros aux yeux bleu accompagné par son dolichocéphale de compagnon.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">346</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Expedition De Secours</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/expedition-de-secours-r342/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/demain-moisson-d-etoiles.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Un groupe d’extraterrestres, aussi divers physiquement et mentalement que puissants technologiquement, ont une mission précise : assister à l’explosion d’une nova en ce bras écarté de la galaxie, explosion qui anéantira toutes les planètes de ce système y compris, et surtout, la troisième,  où ont été découverts récemment les signes d’une civilisation. Pour cela, ils ont un délai d’une heure, délai largement suffisant pour leur permettre de recueillir et d’accueillir à bord de leur vaisseau quelques centaines de survivants.<br>Arrivés sur les lieux, Alveron, le capitaine du vaisseau L. 9000 préconise deux groupes d’intervention, en deux directions différentes : celui de Torkalee et celui d’Alarkane. Des preuves indéniables d’occupation récente seront rapidement établies, mais la ville est vide de ses habitants. Partout, des émetteurs alignés selon une direction précise semblent encore en fonctionnement. Le groupe de Torkalee se fait piéger dans un métro souterrain qui l’entraîne vers d’autres centres urbains, eux aussi désaffectés. L’appareillage est automatique et le temps presse pour Alveron. Aussi, faut-<wbr>il abandonner la mission de sauvetage, sauver ses partenaires et quitter au plus vite ces lieux instables, l’explosion de l’étoile étant imminente. Une course contre la montre, mobilisant les esprits collectifs de la race des Paladoriens permet, en tranchant dans les milliards de tonnes de roches comme en un vulgaire gruyère, de procéder à l’évacuation du groupe de Torkalee. Il était temps: le soleil se transforme en nova, engloutissant cette planète, c'est-<wbr>à-<wbr>dire la Terre:<br><i>"A leurs pieds, le continent sombrait doucement sous les vagues, hautes d’un kilomètre, qui montaient à l’assaut des côtes. Le dernier spectacle que devait offrir la Terre était celui d’une grande plaine baignée par la lumière argentée d’une lune extraordinairement brillante. Inondant sa face, des masses d’eau déferlaient, flot scintillant sur une chaîne de montagne lointaine. La mer avait remporté sa victoire finale, mais son triomphe serait de courte durée car, bientôt, ni la mer ni la terre n’existeraient plus. A l’instant même, où, dans la salle de contrôle, le groupe silencieux observait la destruction qui s’opérait sous eux, la catastrophe infiniment plus grande, dont celle-<wbr>ci n’était que le prélude, vint tout à coup s’abattre sur eux.<br>C’était comme si l’aurore se fût brusquement levée sur ce paysage de clair de lune. Mais ce n’était pas l’aurore : ce n’était que la lune elle-<wbr>même brillant avec l’éclat d’un second soleil. Pendant à peu près trente secondes, cette lumière effroyable, surnaturelle, incendia sous leurs pieds la contrée désolée. »<br></wbr></wbr></i>cependant, le mystère reste entier : où sont passés tous les habitants de cette planète ? C’est alors que Rugon, le préposé aux communications, a une idée lumineuse : et si l’on suivait les directions  indiquées par les émetteurs disposés en batterie? Très rapidement, leur ténacité est récompensée. Ils aperçoivent au loin, dans l’espace profond, une masse nébuleuse qui, de plus près, se décompose en une myriade de vaisseaux interstellaires enfermant en leurs flancs la totalité de la race terrienne à la recherche d’un asile. Les extraterrestres sont confondus devant l’ingéniosité de ces êtres, qui, avec des moyens frustes, ont sauvé les leurs.Que n’arriveraient-<wbr>ils pas à faire plus tard, se dirent – ils avec inquiétude.<br>Une nouvelle nous entraînant jusqu’à l’extrême limite de la possibilité de vie sur une terre condamnée,  et pourtant remplie d’optimisme quant à l’avenir de la race humaine.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf0 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">342</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Evades De L'an 4000</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-evades-de-lan-4000-r341/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/evades-de-l-an-4000-gallimard.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Dans la société future, le soleil s’étant refroidi, une nouvelle glaciation s’étend. L’humanité, réduite à sa plus simple expression, s’est enterrée pour rechercher un peu de chaleur dans les entrailles de la Terre. Cette société conserve un statut scientifique avancé. Ce n’est qu’aux Tropiques que subsistent à l’air libre certaines villes, comme Tombouctou 2, par exemple. <br>Evy de la Condamine, Pat Sendersen, Wasserman sont les héros du récit. Evy, jeune fille révolutionnaire, est la nièce d’un savant réputé qui milite en faveur de la sortie des humains de dessous la terre et de l’évacuation d’un ultime couple de Terriens vers Vénus, le soleil se refroidissant inexorablement et provoquant d’une manière inéluctable la fin de la race humaine . Elle se heurte dans ce projet au maître de la société terrienne, le Président, chargé de maintenir coûte que coûte la société dans la stabilité et l’ordre:<br><i>" Je vous disais que toute la politique du Conseil exécutif dérive de ce principe fondamental, d’une clarté enfantine: régler la courbe d’ascension démographique sur la courbe d’extraction du radium. Les huit cents grammes de radium que vous demandez représentent une chute de 15% de la réserve mondiale. Ce serait donc 15% de l’humanité, soit près de deux cents millions d’individus, qui se trouveraient privés de leur couverture radioactive. "</i><br>Mais le soleil, de l’aveu même du "Directeur du Soleil", savant chargé spécialement de suivre son évolution, est "touché à mort": <i><br>" Le Soleil n’en a plus que pour un ou deux millions d’années. Mais que ce chiffre ne vous rassure pas, monsieur le Président. Avant dix ans nous aurons une baisse de température de 20° au niveau du sol, et nous ne pourrons plus compter que sur une température moyenne de moins de 18° à l’équateur et à l’air libre. C’est à dire que nous serons au-<wbr>dessous du point de congélation de l’eau de mer, en c’en sera fini de la vie. "</wbr></i><br>Il faut donc prendre une décision drastique: celle de s’enterrer plus profondément, d’arrêter tous les projets en cours et de condamner à mort, car les ressources énergétiques deviennent insuffisantes, la majeure partie de la population mondiale. <br>L’état d’alerte est déclaré. Le "Club pour l’expansion intégrale" est interdit. A Tombouctou 2,  Pat, amoureux d’Evy, assiste à une réunion subversive en sa compagnie. Le professeur Sandersen, l’oncle de Pat, a trouvé le moyen de lancer une fusée dans l’espace. Le Président, que ce projet contrarie, le fera enfermer comme fou à Sainte-<wbr>Hélène, devenu un bagne glacé sur une mer gelée. Sandersen s’y retrouve en compagnie de Pat. Les détenus politiques à Sainte-<wbr>Hélène sont des savants de tout acabit, dangereux pour l’ordre établi. Là-<wbr>bas, entourés par la banquise glacée, on les laisse poursuivre leurs expériences :<br><i>" Chaque jour, pourtant, le soleil semblait se faire plus froid. L’un après l’autre, les thermomètres sautaient. L’encre des stylos gelait sur les poitrines. La carapace de glace couvrant l’île prenait des consistances d’acier et une étrange lourdeur allât jusqu’à s’emparer de l’air lui-<wbr>même".</wbr></i><br>Malgré ces conditions infernales, Métro-<wbr>Goldwinn Pasteur, un scientifique, trouve la formule de l’hibernation et la confie à Sandersen pour un usage futur. Durant ce temps, Evy continue d’agiter les foules en faveur du voyage sur Vénus. <br>Un autre danger se prépare. En s’enterrant de plus en plus profondément, les êtres humains sont sensibles aux rayons "hyper-<wbr>cosmiques" qui ont une action néfaste sur leur intelligence: les hommes se crétinisent! Encerclés  de partout par une nature hostile, les derniers hommes se rendent à l’évidence: il faut qu’un couple puisse quitter la Terre condamnée pour perpétuer l’espèce. Ils suivent donc Evy dans sa quête ; La Présidence est renversée, Sandersen et Pat libérés. Devenu dernier Président des Etats-<wbr>Unis du Monde, Sandersen met son projet à exécution en envoyant Pat et Evy sur Vénus, nouveaux Adam et Eve d’une société future: <br><i>" Tandis qu’il rêvait dans le soir, Evy s’était silencieusement éloignée. Mais, proche ou lointaine, n’emportait-<wbr>elle pas son image vivante dans son regard? Elle revenait vers lui, il la regardait gravir la pente dans l’auréole de gloire que lui faisaient les derniers rayons du soleil jouant sur sa chevelure. Il l’attendait, allongé sur le sol, le buste soulevé, l’accueillant par avance de toute sa confiance heureuse. A quelques pas de distance, elle tendit vers lui le bras et la main. La main tenait une chose ronde et rouge. Et le regard de Pat ne put se détacher de cette chose...Très loin en lui, par delà une nuit sans limites, il lui semblait que quelque part, ailleurs, il avait déjà vu ce que ses yeux présentement voyaient. Et des mots vinrent d’eux-<wbr>mêmes à ses lèvres, avant qu’il en retrouvât le sens: -<wbr>Un fruit d’une espèce disparue, une pomme... "</wbr></wbr></wbr></i><br>"Les Evadés de l’an 4000" brille surtout par un festival d’innovations scientifiques et de théories neuves (à l’époque) dans le champ de la science fiction prouvant que Jacques Spitz a su égaler les meilleurs romanciers américains du genre.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">341</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
