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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/41/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Fragment D'un Conte Futur</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/fragment-dun-conte-futur-r388/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/vengeance-du-portrait-ovale.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le narrateur rêve, à moins qu’il ne s’agisse d’une vision, d’un très lointain avenir, où les hommes respirent à l’aide de tablettes d’oxygène solidifiée :<br><i>« Depuis longtemps, en effet, tout l’oxygène, ou presque tout l’oxygène de l’air avait disparu. Nous nous plaignons que dans nos villes on mesure l’air et l’espace, et qu’il faille payer pour respirer, comme pour manger. Mais ici ce n’était pas un paradoxe ; on achetait l’air, rigoureusement. Il me fut impossible de savoir si cette suppression de l’oxygène avait pour cause le vouloir de l’homme ou un phénomène naturel. »<br></i>L’on achetait  donc ces tablettes en fonction de sa richesse propre, prolongeant l’inégalité économique et sociale qui existait déjà en nos jours :<br><i>« Le prix de l’air variait selon le cours. S’il s’élevait trop, le peuple se révoltait. Et des hommes larges, à figures rougeaudes, respiraient insolemment, à plein nez et à pleine bouche, de belles tablettes bleues, tandis que de pauvres diables s’épuisaient sur quelque débris d’air sale et poussiéreux, qu’ils avaient ramassé au coin d’une borne. Ou bien ils s’arrêtaient auprès des passants et, timidement, demandaient l’aumône. Certains n’avaient pas respiré depuis trois jours. »<br></i>Grâce à une couche de gaz neutre remplaçant l’atmosphère de jadis, les hommes, s’adjoignant des ailes, purent voler sur des milliers de kilomètres, sans effort. Ces ailes, prises d’abord  à des oiseaux d’une sorte particulière, devinrent progressivement membre naturel du corps de l’homme. Cette conquête de l’espace aérien n’alla pas sans bruit ni fureur :<br><i>« La conquête de l’espace n’avait pas été sans difficultés. On me dit les terribles guerres auxquelles cette rivalité donna lieu. Mais notre espèce, une fois de plus, avait triomphé des autres. A mesure que disparaissait l’air respirable, des cadavres emplumés couvrirent plus nombreux le sol. Tant qu’il ne resta plus rien des tourterelles et des vautours, ni des formes jamais vues qu’on vit descendre successivement des hauteurs plus ou moins lointaines où leurs poumons éclataient.Des monstres apocalyptiques tombèrent en tournoyant au pied des foules épouvantées. Et un jour il n’y eut plus que la seule race gardée par l’usage de ses ailes, et que des formes robustes avaient désignée à ce choix.»<br></i>Un conte bref, angoissant, fantastique et surréaliste en son essence. Gabriel de Lautrec, appartenant au groupe du «Chat Noir », et vraisemblablement inspiré par le « Fragment d’une histoire future » de Gabriel Tarde, esquisse une fin de l’espèce humaine onirique et poétique.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">388</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Fragment D'histoire Future</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/fragment-dhistoire-future-r387/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/fragment-d-histoire-future.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La société future, après bien des hostilités, s’installe au royaume d’utopie de la morale bourgeoise. Progressivement, la lutte contre les maladies, l’unification des langues, la prééminence universelle de l’électricité fonde un état planétaire qui se réfugie dans son passé. Il ressuscite la splendeur de Babylone, mais toute initiative qui tendrait à briser cet équilibre est bannie. Le citoyen vit heureux, mais dans l’ennui, le conformisme esthétique et la laideur bourgeoise, se confondant   en une «<i>nauséabonde insipidité</i>» Pour lui, l’homme d’Etat n’est que <br>« <i>la médiocrité élevé à la plus haute puissance. Le meilleur gouvernement est celui qui s’attache à être si parfaitement bourgeois, correct, neutre et châtré, que personne ne se puisse plus passionner ni pour ni contre. » Tel était ce dernier successeur de Semiramis. Sur l’emplacement retrouvé des jardins suspendus, il avait fait dresser, aux frais de l’Etat, une statue de Louis-<wbr>Philippe en aluminium battu, au milieu d’un jardin public planté de lauriers-<wbr>sauces et de choux-<wbr>fleurs. »<br></wbr></wbr></wbr></i>En ce monde parfait, statique et prévisible s’installe la frayeur. En 2489 le soleil donne des signes d’épuisement. Les savants concluent à l’arrivée d’une nouvelle glaciation, qui gagne du terrain:<br><i>« En même temps les désastres se succèdent. Toute la population de la Norvège, de la Russie du Nord, de Sibérie, périt congelée en une nuit : la zone tempérée est décimée, et ce qui reste de ses habitants, fuyant l’amoncellement des neiges et des glaces, émigre par centaines de millions vers les tropiques, encombrant les trains qui s’essoufflent, et dont plusieurs, rencontrés par des ouragans de neige, disparaissent à jamais. »<br></i>Le Sud lui-<wbr>même ne sera pas épargné et le Sahara, le pays le plus peuplé du monde, sera touché à son tour :<br><i>«Le soleil devient violacé, le blé congelé cesse d’être mangeable, le froid se fait si fort que les murs des maisons, en se contractant, se lézardent et donnent passage à des courants d’air qui tuent net leurs habitants. Un physicien affirme avoir vu des cristaux d’azote et d’oxygène solidifié tomber du ciel, ce qui donne à craindre qu’avant peu l’atmosphère ne se décompose. Les mers sont déjà solides. »<br></i>L’extinction de l’espèce par refroidissement semble donc acquise quand apparaît sur la scène politique Miltiade, un ancien chef de guerre, atypique de par son comportement, agressif, décidé et dynamique :<br><i>« La naissance et la dévolution du pouvoir, qui ont tant agité l’humanité d’autrefois, s’opèrent en nous le plus naturellement du monde. Il y a toujours, dans la foule de nos génies, un génie supérieur qui est salué tel par l’acclamation presque unanime de ses élèves d’abord, de ses camarades ensuite. On est jugé, en effet, par ses pairs et d’après ses œuvres, non par des incompétents et d’après ses prouesses électorales (…) C’est le caractère propre de notre République « géniocratique », de reposer sur l’admiration, non sur l’envie – sur la sympathie,</i> <i>non sur la haine – sur l’intelligence, non sur l’illusion. »</i><br>Comme première solution, il propose la construction de «chauffoirs d’état», en attendant que soient creusés les puits, les galeries, les cavernes qui accueilleront les survivants. L’homme devra se réfugier sous terre en se nourrissant  d’animaux congelés :<br><i>« Le froid rigoureux de ces régions, à peine tempéré par les millions de lampes électriques, qui se réfléchissent dans ces stalactites d’un vert émeraude aux nuances veloutées, rend inhabitable leur séjour permanent.  Il empêcherait même de les traverser si, par bonheur, les premiers pionniers n’y avaient découvert des multitudes de phoques, surpris vivants encore, par la congélation des eaux, où ils sont restés emprisonnés. »</i><br>Le « troglodytisme» amène l’espèce humaine à se dépasser : il devient un nouvel art de vivre en tirant l’homme du conformisme et de la béatitude d’antan. Car ce qui anime l’espèce, selon Tarde,  ce sont, d’un côté, les efforts, et de l’autre, la loi de l’imitation.Ainsi, seront continuellement creusées de nouvelles galeries, énormes, qui répondront à des usages différents. La vie sera ressentie comme meilleure sous terre que jadis, à la surface. <br>Il n’existe plus de microbes ni d’animaux nuisibles, les sources d’énergie, liées à l’exploitation de la différence de potentiel entre le froid du haut et le chaud du bas, s’avèrent illimitées. Comme les salles à percer sont en nombre illimité elles aussi, la civilisation souterraine en arrivera même à augmenter en nombre et à se diversifier. Deux conceptions du rôle de l’Etat se feront jour : celle de la « Cité fédéraliste» et celle de la « Cité centraliste », qui s’affronteront. Miltiade périra dans une de ces luttes<i>. <br></i>De l’an 1 à l’an 596 du narrateur, les traits de la société souterraine ont largement évolué. Les hommes vont nus, les vêtements, liés à l’habitat se révélant inessentiels, et les besoins artificiels disparaissent progressivement. Les cités se regroupent par groupes de compétence ; celle des «Excavateurs » (les architectes) est la plus prisée. L’on recherche la perfection dans l’esthétique. Au plan psychologique, le sentiment de l’amour même a subi une mutation. Ainsi, à la nostalgie du dehors (vision des animaux pris dans la glace, audition de vieilles bandes enregistrées) se substitue un « romantisme du dedans ». Les mathématiques deviennent les<i> </i>sciences les plus élevées puisqu’il n’est plus besoin de voir pour prouver ; la crainte même de la mort disparaît petit à petit. Seule, dans cet ensemble harmonieux, la cité des Chinois joue des accords dissonants :<i><br>« Un hardi perforateur (…) pénétra soudain dans un vide étrange, tout bourdonnant de voix humaines, tout fourmillant de visages humains ; mais quelles voix criardes ! quels teints jaunes ! Quelle langue impossible sans nul rapport avec notre grec ! C’était, à n’en pas douter, une véritable Amérique souterraine, fort vaste aussi et plus curieuse encore. Elle provenait d’une petite tribu de Chinois fouisseurs, qui, ayant eu, pense-<wbr>t-<wbr>on, quelques années plus tôt, la même idée que notre Miltiade, mais beaucoup</wbr></wbr></i> <i>plus pratiques que lui, s’étaient blottis sous terre, à la hâte, sans s’y encombrer de musées et de bibliothèques, et y auraient pullulé à l’infini. <br>Au lieu de se borner comme nous à l’exploitation des mines de cadavres d’animaux, ils se livraient sans la moindre vergogne, à l’anthropophagie atavique, ce qui, vu les milliards de Chinois détruits et ensevelis sous la neige leur permettait de donner carrière à leur salacité prolifique. »</i><br>Leur agressivité et leur xénophobie seront inadmissibles pour les autres cités qui réduiront la puissance des Jaunes. Et l’existence souterraine des hommes se continuera dans l’harmonie…<i><br></i>Tarde fait œuvre de sociologue. La fable littéraire et les clichés du refroidissement lui permettent, d’une manière commode<i> </i>et ludique, de développer ses idées qui tiennent essentiellement à la supériorité de l’individu sur la société, au dynamisme personnel opposé au conformisme social, lui-<wbr>même basé sur la loi de l’imitation dans le développement des sociétés. Son court récit, où se bousculent cependant de nombreuses innovations narratives rend plus concret ses concepts. Un classique.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">387</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Foster, Vous &#xCA;tes Mort!</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/foster-vous-%C3%8Ates-mort-r385/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoires-de-fins-du-monde.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Bob Foster est un anti-<wbr>P (P pour Protection), peu disposé à payer le prix relatif à la loi sur la protection, obligeant chaque citoyen américain à se préoccuper de sa propre défense dans le cas d’une attaque par les missiles soviétiques:<br><i>« Une question de concurrence entre les villes pour voir laquelle achèterait le plus de matériel dans le minimum de temps. Améliorer notre cité tout en stimulant l’activité commerciale.  Bien sûr, ils faisaient valoir que si nous devions acheter nos masques à gaz et nos abris contre les bombes, nous en prendrions plus de soin. Comme si nous avions jamais endommagé les téléphones et les trottoirs ! Ou les autoroutes sous prétexte que c’est l’Etat qui les a payées. Ou les armées. N’y a-<wbr>t-<wbr>il pas toujours eu des forces armées? Est-<wbr>ce que ce n’est pas le gouvernement qui a toujours organisé des hommes à lui pour la défense ? J’imagine que la défense coûte trop cher. J’imagine que par ce moyen, ils économisent une quantité d’argent et qu’ils réduisent la dette publique. »<br></wbr></wbr></wbr></i>La morale faisant bon ménage avec l’argent, le capitalisme s’est emparé de ce besoin ultime de protéger sa vie pour mettre sur le marché des abris anti-<wbr>atomiques familiaux, de plus en plus sophistiqués, donc de plus en plus chers, et aussitôt démodés.<br>Son fils, le jeune Mike Foster rêve d’être comme tout le monde, d’échapper à la pression sociale qui s’exerce sur lui, à son école, de la part de ses amis, de ses voisins qui le considèrent comme anormal puisque sa famille ne possède à ce jour aucun abri. Le sentant profondément malheureux et sur les sollicitations répétées de son épouse, Bob achète le dernier-<wbr>cri en matière d’abri, celui de la Général Electronics 72, déjà démodé le noël suivant. Mike est aux anges. <br>Envié par ses amis, félicité par Mme Cummings, son institutrice, il passe toutes ses soirées blotti dans sa fabuleuse retraite, attendant le grand jour. Mais le coût de l’objet est prohibitif pour son père qui est obligé de le faire reprendre, au grand désespoir de son fils qui devra dorénavant se contenter d’un abri à usage public pour 50 cents l’entrée.<br>Une satire féroce du capitalisme américain qui spécule sur l’angoisse de la bombe et l’envie de survivre de chaque homme.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span><span class="fs20 ff2 cf4"><br></span><span class="ff0 fs20"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">385</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Fossiles En Sursis</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/fossiles-en-sursis-r384/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/fossiles-en-sursis.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Jean, étudiant en sciences biologiques à la Sorbonne, fait la connaissance de Claude, jeune fille dont il tombe éperdument amoureux. Elle cultive déjà une autre passion, celle de comprendre son maître à penser, le professeur Slansky, chercheur et biologiste réputé quoique méprisant envers le genre humain. <br>Retenu à Bordeaux par le décès de ses parents, Jean se voit obligé d’interrompre ses études et de reprendre l’exploitation maritime familiale. Quant à Claude, venue revoir Jean à Bordeaux une dernière fois, elle s’embarque pour New-<wbr>York avec le professeur Slansky dont elle est devenue l’assistante privilégiée. Après New–York, le tandem entreprendra des recherches dans les îles Marshall. Jean est meurtri par cette situation mais ne peut y remédier. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur il s’évertue à rendre agréable à Claude sa dernière entrevue en lui présentant son entreprise et en lui faisant faire la connaissance d’un vieux capitaine breton, Cloarec, qui a une énigme à résoudre, soit celle de la provenance d’un scarabée extraordinaire, à la carapace extrêmement résistante, et radioactif de surcroît. <br>Ces petites bêtes semblent avoir été contaminées par l’explosion programmée d’un important stock de bombes atomiques disposées dans la fosse des Aléoutiennes. Les divers Etats, jouant plus ou moins franc-<wbr>jeu, avaient pris la décision de diminuer le risque nucléaire en immergeant les bombes les plus nocives à cet endroit. Mais l’homme étant ce qu’il est, l’un des partenaires a triché. En faisant éclater ses bombes, il a provoqué un gigantesque raz-<wbr>de-<wbr>marée qui a balayé les îles polynésiennes en rendant toute la région radioactive :<br><i>" Les îles Aléoutiennes, les plus proches de son foyer, avaient été les premières à lancer un S.O.S. désespéré, puis avaient brusquement cessé toute émission. Mais le désastre allongeait son rayon, élargissant ses ondes meurtrières et n’épargnant pas les bateaux. Bientôt les appels se croisèrent en réseau si serré qu’il ne fut plus possible d’en déterminer l’origine. Le formidable raz-<wbr>de-<wbr>marée balaya tout le Pacifique, ravageant tout sur son passage et laissant derrière lui d’innombrables victimes. "<br></wbr></wbr></i>Un message angoissant de Claude appelle Jean à son secours. Elle se trouve en compagnie de Slansky sur l’île d’Uziran, située en plein périmètre touché, et interdite d’accès par les autorités maritimes. Grâce à Cloarec, et avec beaucoup de difficultés, Jean gagne l’île d’Uziran. Il y retrouve Claude et Slansky vivant dans une cabane où se poursuivent de mystérieuses expériences. Le professeur, qui n’aime guère être dérangé, admet la présence de Jean dont il suppose la venue liée aux réparations d’une antenne émettrice endommagée par le cyclone. Pour pouvoir survivre dans ces conditions hostiles, ils s’injectent un sérum mis au point par Slansky, destiné à neutraliser les effets de la radioactivité. <br>Des rumeurs, des hurlements la nuit, des porcs sauvages dépecés, l’inquiétude manifestée par Claude,  autant de signes qui indiquent à Jean que l’île est cernée par des monstres mystérieux et dangereux qui sortent de la mer à la nuit tombée. Ce sont des êtres repoussants, amphibies et carnivores, des  mutants,  dont le développement est lié à l’augmentation de la radioactivité :<br><i>" La lune qui l’éclairait de dos ne me laissa voir que sa silhouette. La description que m’en avait faite Claude me frappa par son exactitude : il tenait à la fois de l’homme et de la bête. De l’homme par la disposition de ses membres et sa stature verticale ; de la bête par la nature de sa peau, une sorte de cuir huileux qui luisait sous la lune, et surtout par sa tête : une énorme tête sans cou qui se rattachait aux épaules comme celle des taureaux. L’ensemble évoquait la silhouette de quelque gigantesque batracien. "<br></i>Slansky, en en capturant certains,  se livre sur eux à des manipulations pour en faire des êtres supérieurs aptes à remplacer un jour l’humanité qu’il hait. Grâce à Josuah, serviteur noir gagné à la cause de Claude, Jean arrive à faire fléchir Slansky qui, finalement rendu à la raison, empoisonne les amphibies ayant servi à ses expériences et se décide à prévenir ses pairs de la menace que fait peser sur l’espèce humaine la radioactivité incontrôlée.<br>Un récit dont les rapprochements avec " l’île du Dr Moreau" de Wells sont évidents. Les personnages, leur psychologie et motivations occupent une place importante dans le tissu du roman. Le mystère entourant la menace se lève progressivement alors que l’avertissement aux peuples sur les dangers du nucléaire est un lieu commun à l’époque.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">384</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Forteresse</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/forteresse-r383/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoires-de-la-fin-des-temps.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Un épisode de la guerre contre les Berserkers, ces immenses vaisseaux d’une époque prodigieusement lointaine lâchés dans la galaxie et programmés pour tuer tout et dans n’importe quelle circonstance.<br>Une de ces machines, au comportement incompréhensible, croise auprès de la Terre. L’expérience a prouvé aux  humains que, pour détruire ces dernières à coup sûr, il était préférable d’être à trois. En attendant que le troisième vaisseau terrestre soit opérationnel,  Dell, le commandant de l’un des deux autres, accompagné de son « aiyan » Newton, une créature semblable à un singe et non-<wbr>humaine, subit le premier choc.Le Berserker lui adresse la parole, désirant jouer à un jeu avec lui pour tester sa résistance, jeu largement pipé puisque l’agresseur est capable d’immobiliser Dell en paralysant son cerveau. <br>Le commandant, en prévision de son incapacité, forme son aiyan à la manière de déplacer des pions de façon aléatoire  -<wbr> déplacement symbolisant la place des vaisseaux respectifs -<wbr>, ce qui maintiendrait le Berserker sur la défensive et l’empêcherait de tirer. La manœuvre réussit grâce à la logique préventive dont fit preuve Del jusqu’à ce que, à l’arrivée du troisième vaisseau, le Berserker fût désintégré.<br>Une description des aptitudes et compétences à développer dans le cadre d’une guerre spatiale, largement connues depuis grâce aux films de Georges Lucas.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">383</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Force Mysterieuse</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-force-mysterieuse-r382/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/force-mysterieuse2.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Deux physiciens, Langre et Meyral, font une découverte stupéfiante: la lumière est malade, elle se dédouble, les longueurs d’onde les plus longues dévorant les plus courtes. Suite à cela, la folie gagne les rues de Paris, le psychisme des gens étant perturbé. Ils se piétinent incapables de résister à leurs mauvais instincts. C’est dans cette ville en délabrement que Langre et Meyral vont arracher Sabine, la nièce de Langre, des griffes de son mari. <br>Ils la mettent en sécurité dans leur laboratoire et continuent leurs recherches. Ils apprennent bientôt que les vagues de folie destructrices sont liées au rythme solaire, à la disparition des couleurs du spectre ce qui entraîne aussi la perturbation totale des communications. Peu à peu le rouge, puis le jaune, le vert, puis le bleu, disparaissent. Enfin vint : <i><br>" L’aube, puis le jour, un jour qui ressemblait aux nuits du poète quand l’aurore boréale monte à travers les nuées. "<br></i>Le groupe, réuni autour de Langre, subit un dernier assaut, fatidique pour beaucoup d’humains, le froid se fait sibérien, la folie rôde. Soudain le phénomène, comme une vague, décroît. Mais il a laissé des traces douloureuses en modifiant le comportement des individus.Nos deux héros se réfugient à la campagne, dans une villa, pour se reposer. Ils constatent qu’un lien émotionnel de plus en plus intense, les unit. Meyral note, en face de l’impossibilité de quelques-<wbr>uns à s’éloigner de la maison: <i><br>"Remarquez que d’instinct nous nous sommes approchés de la maison, c’est à dire du centre favorable.Ce qui m’étonne le plus c’est en somme qu’il ne s’agit pas d’un instinct proprement social. Nous ne désirons pas nous réunir à d’autres groupes. Les groupes du village ne le désirent pas non plus... Hier, quand j’ai voulu aller seul au bord de l’Yonne, j’ai ressenti, à mesure que je m’éloignais de vous tous un véritable sentiment de détresse."<br></i>Le phénomène du " groupisme " est né. Les membres d’un même groupe seront désormais obligés d’évoluer ensemble sous peine de mort. L’humanité a changé de nature. Les liens sociaux universels se sont rompus pour donner naissance à une sorte "d’Homo-<wbr>Gestalt", à la mobilité circonscrite dans une zone d’action réduite :<br><i>" Il inscrivit quelques notes sur son carnet et reprit sa route. Ce fut pénible, ce fut douloureux. De minute en minute la difficulté s’aggravait. Quand Meyral ayant dépassé l’îlot fut en vue de l’aqueduc, la marche devint épuisante : c’était comme s’il avait traîné un chariot, de grosses gouttes de sueur coulaient dans sa nuque. En même temps une souffrance aiguë envahissait tout le corps; les tempes semblaient pressées par des plaques de bois: le coeur haletait; des brûlures lancinaient les poumons. Il savait que ses peines se répercutaient là-<wbr>bas, moindres cependant, réparties, diluées. Jusqu’à l’aqueduc, il persévéra; enfin la fatigue devenant intolérable et se sentant à bout de forces, il s’arrêta:<br>-<wbr>Inutile de pousser plus loin l’expérience! Le soulagement musculaire fut instantané. "</wbr></wbr></i><br>De retour, Meyral fit part de son expérience aux autres membres du groupe. Langre surenchérit:<br><i>«Si je n’étais en proie au plus absurde optimisme, je serai saisi d’horreur. Car tout se passe comme si nous étions devenus une sorte d’être unique.»</i><br>Langre arrive à la conclusion suivante:<br><i>" Oui... nous sommes pris dans un piège immense... Nous sommes saisis par une autre vie. "<br></i>Cette " autre vie " se manifestera par des taches sur le corps de tous les membres.  Pourtant l’été est splendide et les récoltes s’avèrent bonnes. Tout irait donc pour le mieux à l’intérieur du groupe qui partage des émotions de plus en plus intenses si ce n’était l’arrivée d’une nouvelle menace: le "carnivorisme". Comme une épidémie, un besoin incoercible de viande se fait jour parmi les humains, les rendant identiques à des animaux. Entre temps, nos héros s’aperçoivent que les taches qui les recouvrent sont toutes réunies en un réseau de filaments qui se nourrissent de l’énergie des émotions: <i><br>" Vous croyez que ce flux (celui qui a entouré la terre) tout entier était vivant? –Non -<wbr>Vous croyez que les taches le sont? -<wbr>J’en suis sûr. Le phénomène dont nous sommes victimes est d’ordre organique. Chaque groupe ,selon moi, est englobé dans un être. "<br></wbr></wbr></i>La menace du carnivorisme se fait pressante car le manque de viande est mortel. Venu de Westphalie le mal se répand sur l’Europe et se rapproche de la villa où se trouvent nos amis. Langre en organise la défense lorsque le groupe , à son tour, est atteint par la maladie. L’idée lui vient que des champignons combleraient le besoin de viande. Il emmène ses compagnons dans une vieille champignonnière, perdue au fond des bois, où ils pourront assouvir leur besoin. En mangeant des cèpes par grosses quantités, ils se sentent mieux instantanément. <br>Ils décident donc de s’établir là pour repousser les "carnivoristes" qui s’approchent, en s’alliant avec les groupes voisins, à qui ils révèlent leur secret. En attendant l’assaut final, Meyral et Langre, devenus chefs,  font fortifier le village. L’attaque survient :<i> <br>"On commençait à percevoir des voix sourdes, des grondements de bêtes, de piétinements. Cela venait de l’ouest, mais à mesure la rumeur se propageait au nord et au sud. Parfois un cri sauvage, une plainte retentissante annonçaient des blessures ou une agonie. "</i><br>Après ce combat sauvage, la villa est épargnée et la vie continue cahin-<wbr>caha, jusqu’à ce que leur arrivent des nouvelles d’espoir  <i><br>" Chaque jour, les nouvelles devenaient plus favorables. Le lien surnaturel qui entravait les sociétés se défaisaient rapidement: l’action individuelle reprenait. "<br></i>La conclusion appartiendra à Langre lorsque, devant un aréopage distingué de physiciens, il exposera sa théorie:<br><i>" On peut conjecturer que c’est UN MONDE ou un fragment de monde qui a rencontré notre terre. De toute évidence CE MONDE appartient à un système très différent de nos systèmes solaires. Il ne s’ensuit pas qu’il fasse partie de systèmes situés en dehors des étendues occupées par la voie lactée et par les autres nébuleuses . <br>Il se peut que notre espace comporte des espèces différentes d’univers, tantôt susceptibles d’agir partiellement les uns sur les autres, tantôt d’une indifférence et même d’une perméabilité mutuelles à peu près complètes. Dans ce denier cas, la coexistence des univers, quelle que soit leur proximité, ne donne lieu à aucun trouble perceptible, tandis que dans le premier cas des cataclysmes proportionnels aux analogies sont possibles. <br>Le monde qui vient de passer au travers de notre système n’avait pas assez d’analogie avec le nôtre pour détruire notre terre (la masse planétaire semble n’avoir subi aucune modification sérieuse), mais il en avait suffisamment pour attaquer nos énergies superficielles et pour menacer la vie. Un degré d’analogie de plus, ou un passage moins rapide de la catastrophe, et l’animalité terrestre disparaissait.  Quoiqu’il en soit, nous posons l’hypothèse que nous avons subi le heurt d’un monde, incapable de compromettre l’existence de notre globe, et même de troubler sa marche, et que ce monde comporte, comme le nôtre, un règne organique."<br></i>"La Force mystérieuse" est un chef-<wbr>d’œuvre de l’anticipation française. L’action, constamment relancée, l’intrigue qui ne s’embarrasse pas de fioritures sentimentales (contrairement à l’habitude du roman de l’époque) , des personnages bien campés, cela seul suffirait à en faire un bon roman. Les idées extraordinaires qui annoncent la science-<wbr>fiction moderne foisonnent : disparition des couleurs et leur influence sur le psychisme, création de l’Homo-<wbr>Gestalt, rencontre avec un univers parallèle et des êtres radicalement  autres, font de Rosny Aîné l’un des auteurs-<wbr>clés de la science-<wbr>fiction d’expression française.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">382</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Fog</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/fog-r381/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/fog.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Dans la région de Wiltshire en Angleterre se produit une terrible catastrophe : une faille énorme, longue de deux kilomètres engloutit maisons et gens, y compris John Holmes, employé du gouvernement dans le domaine de la Défense, amoureux de la jolie Casey, et en mission sur le terrain. John, pris dans la faille, arrive en dernière extrémité à s’en extirper non sans respirer une sorte de brouillard jaune qui monte des bas-<wbr>fonds et s’envole au vent. <br>Ce brouillard, extrêmement toxique, est composé d’une multitude de virus, une arme secrète expérimentale que l’armée avait enterrée profondément et que la fissure – autre conséquence d’un essai d’explosion souterraine -<wbr> a libéré de sa gangue.Le virus, qui se regroupe en un noyau lumineux au sein d’un brouillard toxique compact, s’attaque aux neurones.Tout en les détruisant, il les remplace par son propre contenu viral, libérant l’agressivité inconsciente de l’archéo-<wbr>cerveau humain. <br>Les cas individuels de délire meurtrier se succèdent dans la région touchée, allant des plus simples (agressions de personnes à personnes, souvent horribles) aux plus complexes, comme le suicide collectif des habitants de Bournemouth :<br><i>« Les habitants et vacanciers de Bournemouth avaient quitté leurs maisons, hôtels et pensions de famille par milliers pour se déverser sur la plage. Le brouillard qui avait gâché leur journée de la veille les tuait ce matin. Ils allaient vers la mer se noyer comme des lemmings ; ceux qui venaient derrière grimpaient sur les cadavres entassés sur le bord. Ceux qui pour une raison ou pour une autre ne pouvaient marcher se donnèrent la mort de diverses façons. Des centaines de personnes ne purent atteindre le rivage, bloqué par trop de noyés. Celles-<wbr>là furent emmenées hurlantes de la plage par ceux qui étaient accourus pour tenter de limiter l’hécatombe. »</wbr></i><br>Holmes lui-<wbr>même est infecté, mais comme il est le premier à avoir respiré le gaz toxique encore dilué et qu’il vient de subir une transfusion sanguine, il est aussi le seul à être mithridatisé contre l’action du virus. Par là, il devient le personnage-<wbr>clé du récit, amené à lutter contre un agent infectieux dont les savants ne possèdent pas la composition exacte, car son inventeur, contaminé dès l’origine, est mort fou.<br>En attendant que l’armée réagisse, le brouillard mortel poursuit ses pérégrinations en se concentrant et se dirige vers Londres. Tous ceux qui l’inhalent se transforment en forcenés, doués d’une force phénoménale. Ils ne ressentent ni douleur ni  inhibition morale, et sont prêts à découper leur conjoint ou leur voisin en morceaux. Holmes en fait la triste expérience en la personne de Casey qui se transforme en furie. Il réussira à la faire interner et poursuivra le combat contre le virus, soutenu par les plus hautes instances de la Défense du territoire, qui n’ont plus d’autres moyens de protection que de se confiner dans un bunker atomique, lorsque le brouillard atteint les faubourgs de Londres. <br>En quelques heures, au sein de la capitale, c’est l’apocalypse. Pour Holmes, sommé d’éradiquer le fléau, il s’agit d’accéder au noyau viral, bien protégé par son cocon méphitique, afin d’en prélever un échantillon à fins d’analyse. Flanqué par l’adjoint Barrow (qui ne l’aime guère), Holmes avance dans un univers cauchemardesque où les rues de Londres, empuanties par le brouillard servent de décor à mille actes de barbarie. Les fous, en vertu d’un tropisme inexpliqué ont tendance à se regrouper lors de la mise à mort d’un des leurs, ou à se suicider de concert, le tout en une joyeuse ambiance de kermesse et de rires :<br><i>«Ils croisèrent beaucoup d’immeubles en flammes, beaucoup de voitures aussi ; des théories de gens errant dans les rues, la folie inscrite sur les traits ; d’autres prostrés dans un coin, qui de temps en temps relevaient sur le monde des yeux égarés, remplis de frayeur. <br>Ils doublèrent des corps qui étaient tombés ou avaient sauté d’immeubles voisins ; ils entendirent des hurlements de frayeur ou de rire, des chansons vociférées à tue-<wbr>tête ; ils virent des gens prier à genoux. Et le plus surprenant, c’est qu’ils virent aussi des gens se conduire normalement, faire la queue aux arrêts de bus, marcher d’un pas vif vers leur travail peut-<wbr>être, avec des parapluies ou des serviettes, pénétrer dans des immeubles ouverts, attendre patiemment devant des portes encore closes, bavarder tranquillement comme un jour ordinaire, sans s’apercevoir du chaos ambiant. Etait-<wbr>ce leur façon d’être fous ? »<br></wbr></wbr></wbr></i>Holmes, progressant avec difficulté, doit à plusieurs reprises se débarrasser de ceux qui veulent sa mort, comme cet automobiliste en apparence sain d’esprit qui transporte à l’arrière de son véhicule le corps de sa femme sans tête, cette dernière soigneusement rangée dans une petite valise !Une première approche, après que le noyau ait été localisé dans la cathédrale de Westminster, échoue.Une deuxième sortie, dans des conditions de plus en plus terrifiantes, situe le noyau viral dans un tunnel de métro. <br>En liaison constante avec le centre opérationnel, Holmes préconise de l’emmurer en ces lieux, en faisant sauter les deux extrémités du tunnel. La manœuvre pourtant bien exécutée par des soldats du génie et sous la direction du savant Rycker, l’un des responsables civils de la Défense, échoue elle aussi : le brouillard parvient à s’échapper par une petite fissure. Attiré par le gaz complexe contenu  dans des gazomètres géants disposés le long de la Tamise et remplis de méthane, le brouillard se love dans cet environnement. <br>Pour Rycker, c’est l’opération de la dernière chance, même si elle comporte d’énormes risques : il faut faire sauter les gazomètres ! L’explosion éventre la ville de Londres en provoquant une tempête de feu mais le virus sera définitivement  éradiqué. Afin de sauver les Londoniens infectés et s’en approcher sans danger, l’on arrosera les différents quartiers par un puissant somnifère, ce qui empêchera les suicides de masse. En fin de compte, Holmes retrouvera Casey guérie,  et sa tranquillité.<br>Un bio-<wbr>thriller prenant qui évoque le possible danger couru par l’humanité dans le cadre d’une utilisation d’armes nouvelles non maîtrisées. Une fiction proche de la réalité.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">381</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Flottes Evanouies</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-flottes-evanouies-r380/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/flottes-evanouies.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Les menées expansionnistes du Japon rendent la guerre avec les Etats-<wbr>Unis imminente :<br><i>«Depuis plusieurs années déjà, de graves sujets de dissensions existaient entre le Japon et la grande République américaine. Des troubles, provoqués d’abord par des causes purement ethniques, avaient éclaté à diverses reprises. La côte du Pacifique, fatalement vouée par sa position géographique à se voir envahie par l’armée des travailleurs jaunes – ces maigres petits hommes que l’Extrême Orient vomit par millions pour venir prendre le pain dans la bouche des autres prolétaires – la côte du Pacifique refusait nettement d’accueillir ces visiteurs encombrants.»<br></i>Guy Hiller, secrétaire de la légation britannique à Washington, tombe amoureux de Norma Roberts, fille du «Père Roberts », un savant réputé et grognon. Cependant, Norma semble distante, préoccupée par d’autres projets. L’invasion des Philippines par les Japonais anéantira les projets de Guy. Norma et son père disparaissent pendant qu’il est demandé en Angleterre, alliée des Japonais, et sommé d’expliquer la passivité des troupes américaines en face du péril. Alors que les Japonais continuent leur avance en direction  d’Hawaï sans tirer un seul coup de canon, les journaux s’émeuvent de la situation , stigmatisant l’inaction du gouvernement. En vue de leur donner satisfaction, les Etats-<wbr>Unis décrètent une mobilisation générale des troupes…en direction de la frontière canadienne qu’elles devront rendre hermétique :<br><i>« Personne ne devait plus franchir la frontière ; les fils télégraphiques qui reliaient les deux pays en temps de paix furent coupés et arrachés de leur poteaux, par ordre supérieur, comme si l’on renonçait à jamais à communiquer avec la contrée voisine. Bien plus : à tous les points d’atterrissage d’un câble, sur cette immense étendue de côtes, un poste de soldats fut placé : les stations de télégraphie sans fil se trouvèrent brusquement fermées, l’air même placé sous le ban. Des proclamations annoncèrent qu’on tirerait sur n’importe quel ballon ou aérostat qui tenterait de communiquer de l’extérieur ou qui se risquerait au dehors ; tout aéronaute qui enfreindrait ces ordres encourrait la peine de mort. »<br></i>De même, tous les ports américains seront bloqués, provoquant l’isolement total du pays. Guy Hiller, renvoyé aux USA pour y découvrir ce qui s’y trame, l’apprendra à ses dépens : il ne franchira pas la frontière du nord malgré de nombreuses tentatives de sa part. Un autre personnage, le comte Seigo, espion nippon infiltré de longue date aux Etats-<wbr>Unis, en fera aussi les frais. Ayant découvert en Floride l’incroyable secret de la défense américaine, il ne le communiquera pourtant pas à ses concitoyens, étant abattu par les soldats alors qu’il tentait de prendre la mer. <br>Le Japon, encouragé par l’apparente passivité de son ennemi, progresse ainsi jusque devant les côtes orientales des USA. Soudain, toute sa flotte, qui croise au large de Seattle, disparaît brutalement. L’Angleterre, inquiète pour ses alliés, leur envoie sa propre flotte qui se volatilise dans les mêmes conditions :<br><i>«Plus que tout autre, la Grande-<wbr>Bretagne demeurait consternée. Bientôt il fut hors de doute que le puisant cuirassé <b>Dreadnought</b> avait disparu, emporté par quelque mystérieux cataclysme. Des milliers de braves marins, de sujets britanniques, avaient péri – et personne ne doutait que ce ne fût par l’acte de la terrible république d’outre-<wbr>mer. Dans tous les cœurs s’éveilla un furieux désir de représailles. »<br></wbr></wbr></i>Le monde entier est en transes et Hiller soupçonne le Père Roberts d’être à l’origine de cette affaire. Aucune explication cohérente ne fut avancée par une Amérique soumise à un feu brûlant de questions. La configuration géopolitique donnera illico des idées au kaiser qui déclare la guerre à une Angleterre affaiblie. Puis, le chef prussien disparaît brutalement. <br>On découvrit qu’il était parti, apparemment consentant, dans la voiture de l’ambassadeur des Etats-<wbr>Unis. Le roi d’Angleterre, lui aussi, lors d’une soirée au théâtre, disparut de la même manière, en accompagnant l’amiral Robert Bevins, envoyé spécial des USA. Enfin, l’effroi fut à son comble, lorsque l’on retrouva le «Dreadnought», l’un des vaisseaux de la flotte de sa Gracieuse Majesté, barbotant dans la Tamise.Que s’était-<wbr>il passé ?<br>Lorsqu’en plein conseil de guerre le président des Etats-<wbr>Unis eut la visite du savant Roberts, il ne savait pas encore que ce dernier venait de mettre au point , avec sa fille Norma, une arme révolutionnaire qui rendrait toute guerre future impossible. Son principe, supprimant la force de la gravité, permettait à des masses métalliques immenses de se mouvoir à des vitesses énormes :<br><i>« Un cri simultané s’échappa de toutes les poitrines. Le bloc solide, immobile, demeurait suspendu dans les airs, sans support, sans aucun étai visible ; point n’était ici question de prestidigitation ou de spiritisme.(…) Une masse de métal que tous leurs efforts combinés n’eussent pas réussi à remuer d’un pouce une heure plus tôt planait maintenant libre et seule au-<wbr>dessus de leurs têtes, tel un cerf-<wbr>volant gigantesque… »</wbr></wbr></i><br>Décision fut prise de construire le plus vite possible et dans le secret absolu, des engins volants de cette nature, en Floride, et d’isoler totalement l’Amérique du reste du monde. Dans le même temps, pour respecter le plus de vies humaines, ordre fut donné à la marine américaine de fuir la confrontation avec les Japonais. Bien que Norma souffrît de l’absence de Guy, liée par son serment,  et sous la direction de l’amiral Brokton, elle s’attela avec son père à la construction de ces formidables engins, baptisés «radioplanes ». Après quelques ajustements, l’expérience fut concluante et les essais réussis :<br><i>« Ils avaient ressenti un choc au moment où la puissante machine avait quitté la terre, et maintenant, loin au-<wbr>dessous d’eux, ils voyaient se dessiner les mille lumières de la capitale. Déjà ils en étaient éloignés de plus d’un mille et ils montaient avec une rapidité foudroyante, l’horizon s’élargissant autour d’eux comme une cuvette gigantesque. La mer s’étendit soudain dans leur champ visuel ; quelques navires, sur sa surface, semblaient des jouets d’enfant ; plus loin, les lumières d’un train en marche paraissaient le sillage d’un vers luisant. On eût dit que la terre s’enfonçait, s’écroulait dans l’espace, les laissant seuls maîtres de l’immensité. Autour d’eux brillaient d’autres lumières, les étoiles vers lesquelles ils semblaient monter. »</wbr></i><br>En peu de temps, la flotte de radioplanes prit le départ en direction de la flotte nipponne. Le combat fut rapidement expédié et la capitulation des Japonais totale lorsqu’ils virent ces immenses engins d’un type inconnu fondre sur eux à la vitesse de l’éclair, s’emparer de leurs bâtiments à l’aide de grappins magnétiques,  pour les parquer dans un lac, près de Seattle :<br><i>« Tout alentour, sur la houle lente dont la teinte sombre prenait peu à peu un gris de plomb, les autres navires de l’escadre japonaise assistaient muets et impuissants au plus stupéfiant des spectacles. Ils avaient vu ce corps monstrueux s’abattre sur le vaisseau amiral, en briser les mâts impuissants comme autant d’allumettes, puis revenir à la charge, s’acharner comme un être vivant, briser, démolir les cheminées, et soudain s’élever d’un vol surnaturel, emportant après soi, suspendue à ses serres d’acier, cette formidable masse de métal, ce colosse de fer, le cuirassé <b>Ito</b>, orgueil et force de leur marine, arraché à l’océan, emporté à travers les airs avec une rapidité foudroyante (…) Bientôt la masse formidable ne fut plus qu’un point, une tache flottante dans l’azur du ciel… Puis tout s’effaça ; l’immensité redevint vide… »<br></i>La flotte anglaise subit le même sort – sans qu’un seul soldat ne soit tué. Enfin, pour désamorcer la guerre annoncée entre la Prusse et l’Angleterre, le radioplane «Norma », le premier construit et piloté par la jeune fille, enleva les deux chefs d’état pour leur faire entendre raison. Ils réapparurent, prêts à signer un traité de paix universel sous l’égide des Etats-<wbr>Unis, les Américains étant ravis de mettre leur invention à la disposition du monde entier -<wbr> ce qui, entre nous, n’est peut-<wbr>être pas la meilleure idée !-<wbr> le mariage de Norma et de Guy concluant cette belle histoire :<br><i>« Déjà le monstre inconnu était assez rapproché du sol pour qu’on pût distinguer les bannières qu’il portait : le pavillon étoilé des Etats-<wbr>Unis, le drapeau de la Grande-<wbr>Bretagne et l’étendard immaculé de la paix. La surprise des assistants fut à son comble quand le radioplane ayant atterri, ses portes d’acier s’ouvrirent, et on vit paraître le roi d’Angleterre, souriant, suivi par son premier ministre et par le premier lord de l’amirauté.»</wbr></wbr></i><br>Le roman présente une vision utopique de la paix universelle rendue possible par l’avancée scientifique et la sagesse des politiques. La composition du texte, des plus intéressantes, présente en deux parties distinctes, selon un vécu  extérieur ou intérieur, une même réalité. L’invention des radioplanes, sortes d’immenses soucoupes volantes, est une trouvaille qui surpasse largement les fantaisies des années cinquante en ce domaine.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">380</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Flamme Cosmique</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-flamme-cosmique-r379/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/flamme-cosmique.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Soudain le centre de Londres fut en proie aux flammes dévastatrices et à une chaleur intense :<br><i>« Du ciel bleu et doré de l’été, un gigantesque éclat de lumière fulgura brusquement, aussi intense et insoutenable que si le soleil tout entier avait fait explosion. Pendant l’espace de quelques secondes, les vieilles rues de Londres, noires de suie et de poussière, furent transfigurées en un décor de féerie. La cité eut subitement l’aspect irréel d’une agglomération d’immeubles blancs qu’un éclair de magnésium illumine dans la nuit.»<br></i>Le premier Ministre de Grande Bretagne, Sir Douglas Jaycott, fut averti par une mystérieuse organisation qui se nommait « la Flamme Cosmique », de remettre immédiatement sa démission et de transférer le pouvoir au membre désigné de ladite organisation, faute de quoi, n’importe quelle ville, n’importe où dans le monde serait frappée à mort.  <br>Devant son refus, le criminel procéda : Londres à nouveau, puis Glasgow, Melbourne, New Delhi…Jaycott,  convoquant deux agents très efficaces du Bureau, Bob Curtis et Englefield, pense que le malfaiteur ne peut être que le savant Gideon Clay supposé travailler sur une « machine incendiaire » gouvernementale détournée à son profit. Sa fille, Dorothy Clay, convainc Bob et Englefied de l’innocence de son père et, à eux trois, ils vont tâcher de soulever le voile du mystère.<br>Etant sûrs que le crime a seulement pu être commis à partir de l’espace, ils s’embarquent dans leur fusée –car en ces temps voyager dans le système solaire n’est pas plus compliqué que d’acheter des cigarettes au tabac du coin –, et découvrent, proche de la terre, une immense lentille formée du cristal le plus pur, une sorte d’astéroïde, investie par les malfrats. Capturés, ils seront derechef mis en présence du cerveau de la « Flamme Cosmique » qui n’est autre que… Sir Douglas Jaycott lui-<wbr>même, prêt à dominer le monde et la Grande-<wbr>Bretagne. On comprend mieux maintenant pourquoi il a tant insisté pour mettre le papa de Dorothy en prison.<br>Incidemment et préalablement à ces faits, Englefield avait été approché par le chef d’une mystérieuse soucoupe volante. Adam Charteris – c’est son nom –  est un savant terrien qui a voué sa vie à la cité spatiale et scientifique de Marinax. Dotée de pouvoirs scientifiques immenses, Marinax,  qui croise au-<wbr>delà de l’orbite de Pluton, est le berceau de scientifiques terriens, tous volontaires et cooptés, qui ont coupé tout lien avec leurs concitoyens pour vivre en paix. On les comprend.<br>Englefield, flatté d’avoir été pressenti par Charteris, tient d’abord à remplir sa mission personnelle : détruire la loupe infernale qui menace la terre. La seule manière d’y parvenir serait de faire exploser l’astéroïde.De fait, une mauvaise manipulation l’expédie, lui et ses deux amis, aux confins de l’univers par le truchement d’une vitesse quatre fois supérieure à celle de la lumière. Manquant de peu d’y laisser leur peau, ils reviendront dans le système solaire grâce au génie scientifique d’Englefield qui se sert d’un minerai «d’oxyde magnétique » trouvé en ces parages isolés. <br>Une étape obligée sur Vénus, le temps pour eux d’établir leur plan d’action, les révèle à Jaycott, devenu le Maître du monde.C’était sans compter avec Adam Charteris qui fait pencher la balance en leur faveur. Par « télépathie suggestive » il libère Gideon Clay et l’incite à s’expliquer avec le maître du monde. Bob Curtis et Dorothy resteront sur Vénus pendant qu’ Englefield le héros, précipite sa fusée bourrée d’oxyde magnétique sur la lentille extraterrestre, sacrifiant sa vie par la même occasion.<br>Là encore Charteris intervient en l’arrachant à son malheureux destin pour qu’il puisse l’aider dans la merveilleuse cité scientifique de Marinax.Nous voilà rassurés : Jaycott sera exécuté par Gideon, Dorothy et Bob convoleront en justes noces.<br>Un récit pour adolescents des années cinquante. Conte moderne dans lequel les vils agissements de l’ogre Jaycott sont contrecarrés par les heureux effets de la fée Charteris accordant son soutien au Chat Botté Englefield. De la belle ouvrage !</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">379</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Fin Du Temps</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-fin-du-temps-r376/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/terre-est-bleue-comme.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><i>" Juché sur la dernière fenêtre du monde, le corbeau regardait distraitement s’enfoncer la terre comme un baldaquin de mains et d’adieux derrière la fumée lointaine du soleil, rouge de soir inutile et d’espérance trahie. "<br></i>L’expression d’une nostalgie de la finitude<i>.</i></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">376</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
