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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/40/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>La Glace Et Le Fer</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-glace-et-le-fer-r400/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/glace-et-le-fer.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Ils forment une équipe de chercheurs avec Highsmith dit le "Pêcheur ", le Reconstructeur Jeanmarie, banque de données vivantes, Harley le médecin, et le pilote censé les amener rapidement sur les lieux d’une nouvelle découverte balisée par les groupes 2 et 3. Ils se trouvent aux avants-<wbr>postes hostiles d’une région du Canada exposée à une avancée glaciaire:<b><br></b><i>" Highsmith savait bien qu’il ne devait pas s’attendre à des fleuves de glace s’écoulant au clair de lune: ce genre d’absurdité était bon pour les poètes qui n’arrivaient pas à saisir l’énormité du désastre, la masse de la muraille. La glace représentait la mort et la destruction; la muraille en marche était une calamité. <br>La vraie glaciation, c’était une couverture de glace, de boue et de pierre, gris noir, bourgeonnant sans cesse, qui descendait inexorablement du réfrigérateur de l’Arctique et envahissait les Etats adjacents. D’innombrables bourgs et villages étaient écrasés par celle-<wbr>ci tandis que d’innombrables villes demeuraient désertées dans l’attente de leur tour. La capitale d’été d’Ottawa avait été abandonnée pour de bon, et l’on pensait qu’elle finirait par être engloutie par les glaces. (...) <br>L’inlandsis du Groenland se mit à prendre de l’ampleur, rejetant lentement à la mer les colonies côtières, et de nouvelles mesures de la plate-<wbr>forme avaient révélé que l’épaisseur maximale de la glace avait augmenté de quatre-<wbr>vingt-<wbr>dix mètres. Les glaciers endormis reprirent vie et redescendirent dans leurs antiques plaines de piémont en Alaska, suivant la route des glaces vieilles de douze mille ans; le détroit de Béring ne dégelait plus en été. Des plaques de banquise flottante devinrent un spectacle courant au large des îles Féroé. "<b><br></b></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Sans que jamais ne soit définie l’époque (nous la supposons d’un futur proche au nôtre), ni la raison de cette avancée soudaine des glaces immolant tout le nord de l’Amérique, l’intrigue se déploie autour de la découverte en ces lieux d’étranges objets  primitifs -<wbr> morceau de canoë, artefact polygonal, briques de glaise séchée -<wbr> et d’éléments humains -<wbr> poisson, membres d’êtres humains -<wbr> tombant brusquement sur la glace venus de nulle part. <br>Ces apparitions soudaines culmineront avec la découverte d’un être primitif complet et vivant, qui ne résistera pas longtemps au froid,  à la grande désolation de Highsmith. Se basant sur la théorie de Charles Fort dans son livre des "Damnés ", et grâce à un artefact qui s’avère être une sorte de pistolet aux propriétés curieuses, Highsmith suppose l’existence d’un temps post-<wbr>glaciaire où, pour des raisons militaires, certains primitifs seraient malencontreusement projetés dans leur passé, c’est-<wbr>à-<wbr>dire  dans ce présent glacé. Une lutte sans merci opposerait en ces temps futurs des femmes évoluées à des primitifs qu’elles utilisent comme esclaves. Avec toutes ces données, Highsmith élabore une hypothèse:<br><i>" Il fit un geste . Cette glaciation. Je suis en train d’élaborer un modèle à partir de cette glaciation. Comme il ne s’intègre pas à l’histoire que nous connaissons, il appartient donc à l’histoire à venir; à la nouvelle période interglaciaire et au réchauffement qui suivra cette glaciation-<wbr>ci. Quelque part, là-<wbr>bas, dans trois, quatre, ou cinq mille ans, des hommes primitifs repartent à zéro et des femmes civilisées les abattent et nous les envoient. ".</wbr></wbr></i> <br>Mais l’avancée du glacier, les conditions infernales qui règnent sur la région, la résolution quasi-<wbr>certaine de l’énigme, obligent les protagonistes à arrêter leur mission.<br>Un récit avec une composition en parallèle montrant les recherches présentes (époque glaciaire) et les actions futures qui les provoqueront (époque interglaciaire). Le thème cataclysmique est prétexte à jouer avec les paradoxes temporels</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24">.<br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">400</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Genocides</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/genocides-r399/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/genocides.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La Terre est entièrement recouverte par la  "Plante" qui draine toute vie vers elle. Les animaux ont disparu, les autres végétaux également. Quant aux hommes, ils ne sont plus qu’une poignée, accrochés à des villages, qui tentent désespérément de subsister à travers la culture du maïs:<br><i>"  La Plante exerçait une inlassable pression sur les champs de maïs. Chaque jour, les jeunes enfants du village devaient parcourir les allées du champ pour arracher les pousses jaunâtres qui en une semaine pouvaient atteindre la taille d’un baliveau, et en un mois la grosseur d’un érable adulte. <br>Maudite soit-<wbr>Elle! pensa Anderson. Puisse Dieu la maudire à jamais! Mais ce genre de malédiction perdait une bonne part de sa force du fait qu’il était obligé d’admettre qu’à l’origine c’était Dieu qui avait envoyé la Plante. Que les autres parlent des espaces extraterrestres tant qu’ils voulaient. Anderson, lui, savait que c’était ce même Dieu courroucé qui, une fois déversé le déluge du ciel sur une terre corrompue, avait créé et semé la Plante. Il ne commentait jamais cela. Là où Dieu savait se montrer si persuasif, pourquoi Anderson eût-<wbr>il fait entendre sa voix ? Cela faisait sept ans ce printemps que la Plante avait fait son apparition. <br>Au mois d’avril 1972, brusquement, un milliard de spores visibles seulement sous les plus puissants microscopes avaient recouvert la planète tout entière, dispersées par la main d’un semeur invisible (et quel microscope, télescope ou radar pourrait rendre Dieu visible ?), et, en quelques jours, chaque pouce de terrain, sols cultivés et déserts, jungles et toundras, avait été revêtu d’un tapis du plus beau vert.<br>Chaque année qui s’était écoulée depuis, à mesure que la population diminuait, avait acquis plus d’adeptes à la théorie d’Anderson. Comme Noé, c’était lui qui riait le dernier. Ce qui ne l’empêchait pas de haïr, de la même manière que Noé avait dû haïr le déluge et la montée des eaux. Anderson n’avait pas toujours détesté la Plante avec autant d’intensité. <br>Les premières années, alors que le Gouvernement venait de s’écrouler et que les fermes étaient florissantes, il avait pris l’habitude de sortir au clair de lune pour la regarder pousser. Elle le faisait penser alors à ces projections accélérées sur la croissance des végétaux qu’il avait vues à l’institut agronomique quand il était étudiant. Il avait cru, à cette époque-<wbr>là, pouvoir tenir tête à la Plante. Mais il s’était trompé. <br>L’infernal végétal lui avait arraché sa ferme des mains tout comme il avait arraché le village à son peuple. Mais, par Dieu tout-<wbr>puissant, il récupérerait sa terre. Pouce par pouce. Même si pour cela il fallait  déraciner chaque Plante de ses mains nues. (...) </wbr></wbr></wbr></wbr></i><br><i>Le sol était devenu si dur qu’aucune autre végétation n’y pouvait croître. Même les mousses languissaient ici, par manque de nourriture. Les quelques trembles qui tenaient encore debout étaient pourris jusqu’au coeur et n’attendaient plus qu’un coup de vent pour tomber. Les sapins et les pins avaient entièrement disparu, digérés par le sol même qui les avait nourris. , Jadis, des parasites de toutes sortes avaient prospéré sur les Plantes et Anderson avait longtemps espéré que lianes et plantes rampantes finiraient par en venir à bout. Mais c’était tout le contraire qui</i> <i>s’était produit et les parasites pour une raison inconnue, étaient morts. <br>Les tiges géantes de la Plante s’élevaient à perte de vue, leur cime dissimulée par leur propre feuillage. Leur vert tendre, palpitant, vivant, était immaculé et la Plante, comme n’importe quelle créature dotée de vie, refusait de s’accommoder de toute autre existence que la sienne. <br>Il régnait dans la forêt une étrange et malsaine impression de solitude. Une solitude plus profonde que celle de l’adolescent et plus implacable que celle du prisonnier. D’une certaine manière, malgré ce déploiement de verdure et de vitalité, la forêt semblait morte. Peut-<wbr>être était-<wbr>ce parce qu’on n’y entendait aucun bruit. Les énormes feuilles qui la dominaient étaient trop lourdes et trop rigides de structure pour être agitées par autre chose qu’un ouragan. <br>La plupart des oiseaux étaient morts. L’équilibre de la nature avait été si totalement bouleversé que même les animaux qu’on n’aurait jamais cru pouvoir être menacés avaient rejoint le nombre sans cesse croissant des espèces éteintes. <br>La Plante était désormais seule dans ces forêts, et on ne pouvait échapper au sentiment qu’elle représentait une forme de vie à part, qu’elle appartenait a un autre ordre des choses. Et cela rongeait le coeur du plus fort. "</wbr></wbr></i><br>Inexorablement, le nombre d’humains diminue, aidé en cela par de mystérieuses "combustions" -<wbr> en fait des assassinats -<wbr>.  Anderson, le vieux,  est le chef d’un de ces villages comptant encore deux cents membres. Ils survivent,  bercés par une morale puritaine, agissant comme si rien ne s’était passé. La rencontre des Anderson et du maigre groupe d’Orville, des fuyards s’éloignant de Duluth incendié, est conflictuelle. La petite amie d’Orville est tuée dans la confrontation. Il ne subsiste plus qu’Orville et Alice. <br>Orville en voudra à Anderson et fera tout pour  avancer le décès du vieillard. Lorsqu’un incendie ravage la colonie, le groupe de survivants se réfugie dans une grotte. Là, ils se rendent compte que toutes les racines de la Plante, unifiées, s’étendent jusqu’à quatre cents mètres sous terre.  Ils suivent la lumière des racines, se nourrissant de leur pulpe extrêmement nutritive comme des larves lovées dans du bois. Petit à petit, ils dégénèrent et leurs rapports mutuels se font  schizophréniques. Le vieil Anderson meurt ainsi qu’Alice, assassinée par Neil, fou furieux et vexé parce qu’Orville s’apprête à faire main basse sur la colonie. Greta, une autre femme, se gorge tellement de pulpe qu’elle en devient monstrueuse et incapable de bouger dans sa racine.<br>La Plante  avait été semée sur Terre par de mystérieux Extraterrestres (nous ne connaîtrons jamais rien d’eux)  décidés à transformer la planète en un jardin à leur convenance , se souciant autant des humains que de la vermine. Finalement, est arrivé pour eux le temps de la récolte et ils aspirent la pulpe des racines dont ils se servent. En bons jardiniers, ils mettent la Terre en jachère pour de nouvelles semailles. Le dernier couple de terriens, Orville et Blossom, sera définitivement condamné sur une terre rendue totalement stérile.<br>Excellent roman, très original avec une analyse fine de la psychologie des personnages, avec du suspense et un climat de désespoir sombre qui s’accentue jusqu’à l’horreur. L’accent est mis sur le côté tragique, implacable d’un avenir  effrayant où les êtres humains cèdent leur niche écologique à plus forts qu’eux. A rapprocher du  " Monde vert " de Brian Aldiss.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">399</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Generation De Noe</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-generation-de-noe-r398/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/fiction-special-16.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Elliot Plunkett est un homme prudent. Il a cessé ses activités de pasteur pour s’acheter une ferme en vue de se livrer à l’élevage intensif des poulets. Cette activité–prétexte lui a permis de se prémunir contre une éventuelle menace atomique. Avec l’argent que lui rapporte son élevage, depuis des années, il a fait construire une cave souterraine bétonnée, véritable unité de survie autonome dans laquelle sa famille de neuf enfants (ainsi que deux petits voisins et le chien Rusty) pourront survivre en attendant des jours meilleurs, au cas où…<br>Pour ne pas être pris au dépourvu par un déclenchement inopiné du conflit, il entraîne ses enfants, chronomètre en mains, à atteindre l’abri souterrain dans les délais prévus. Les punitions corporelles distribuées aux plus lents n’y marqueront que davantage dans leur esprit les nécessaires réflexes de survie. Quand enfin le monde explosera autour d’eux, Elliot Plunkett pourra fièrement contempler sa nombreuse famille réunie autour de lui, tel un deuxième Noé dans son arche.<br>Une nouvelle touchante d’un thème aujourd’hui usé</span><span class="cf3 ff1 fs24">.<br></span><span class="fs20 ff2 cf3"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">398</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Gelatine</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/gelatine-r397/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/roulette-mousse.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Jacob Klopfenstein , qui habite Münchhausen en Haute Alsace, au bord du Rhin, est l’unique survivant d’une fin curieuse de l’humanité. <br>Tous les êtres humains ont été pétrifiés comme dans le conte de la Belle au Bois Dormant  et apparaissent intacts sous la mince pellicule de gélatine translucide qui les enveloppe entièrement en les isolant de l’air. Bien qu’ils gardent toutes les apparences du vivant leur conservation n’en est pas moins fragile : le plus petit accroc dans la couche protectrice les fait entrer en décomposition.<br>Jacob ignore pourquoi lui seul a été épargné,  ni ne connaît l’origine du désastre. Accomplissant depuis deux ans les gestes de la quotidienneté dans une nature hivernale, il anime son propre environnement en installant autour de lui les éléments d’un véritable théâtre. <br>Avec l’arrivée du printemps et malgré le revêtement gélatineux, de nombreux corps se décomposent atteignant le stade de " ce qui ne porte aucun nom dans aucune langue ". Mais Jacob les jauge avec convoitise car sa faim grandit parallèlement  Il est vrai qu’il est :<br><i>" Orcus, le grand nettoyeur, le charognard universel. Il savait à présent qu’il avait tué tout le monde, ou qu’on avait tué tout le monde pour lui (la nuance importait peu), et qu’il se devait de manger ce qui lui restait de ses semblables pour laisser un monde propre. "</i><br>Une petite nouvelle réinscrivant un mythe ancien dans un décor moderne</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">397</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Gardiens De La Maison</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-gardiens-de-la-maison-r396/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoires-de-fins-du-monde.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">King se souvient confusément de Doc. S’étant suffisamment nourri de poissons, le chien se met en route vers «l’Université » où se trouve encore « la fusée » sur son pas de tir, ainsi que les bâtiments du « laboratoire » où il se rappelle être né. En y entrant, il découvre le « rat », qu’il connaît bien, lequel, méfiant, se sauve devant lui. Doc est là, sur son lit. King comprend peu à peu que son « père » est mort, à l’instar de tous ceux qu’il a rencontrés sur sa route, transformés en momies ou en squelettes :<br><i>« King balaya le sol de sa queue et fléchit les pattes pour effectuer le bond qui l’amènerait entre les bras de Doc. Mais ce bond, il ne le fit pas. L’odeur était anormale, et la forme trop immobile. <br>Sa queue retomba, sans force. Il s’assit sur son arrière-<wbr>train et avança pas à pas sur le plancher, en poussant un gémissement à peine audible. Enfin, il leva le nez pour flairer l’autre main qui pendait sur le côté du lit. La main était raide et froide, et aucune caresse ne répondit à la sienne. »</wbr></i><br>Avec le rat, derniers représentants des expériences de Doc, ils seront les seuls « gardiens de la maison » maintenant désertée par l’espèce humaine.<br>Une courte nouvelle qui vaut surtout par la tentative de représentation littéraire du psychisme animal.</span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">396</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Game Over</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/game-over-r395/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/game-over.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La journaliste Julia Van Ostade, spécialisée dans le suivi des sectes, est réveillée le matin par un sinistre coup de téléphone. Sa correspondante, appartenant au groupe des «Vigiles de l’Univers » lui annonce que le compte à rebours vient de commencer pour l’humanité qui n’a plus que quarante heures de vie devant elle. Intriguée, inquiète, tandis que son mari le docteur Martin Cruz part pour son hôpital et que sa fille Claudia prépare son goûter d’anniversaire, Julia contacte son ancien ami Everett qui occupe des fonctions politiques, et le met au courant de la sinistre prédiction. Celle-<wbr>ci est d’ailleurs corroborée par un film vidéo montrant un amoncellement de cadavres sur l’île de Tao Tao où réside une partie des membres de la secte :<br><i>« -<wbr>L’air que nous respirons étant devenu parfaitement irrespirable, si rien n’est fait d’ici là, il y a fort à craindre que toute vie sur cette terre soit menacée d’extinction pure et simple… Clyde…. Clyde Burroughs est l’un des spécialistes scientifiques de la chaîne…<br>-<wbr>Oui, Helen, des informations, et surtout des précisions de sources que l’on peut qualifier de sûres, viennent de nous parvenir quant à la nature même de l’empoisonnement de notre air. De fait, il semble bien se confirmer qu’il s’agit, ni plus ni moins , d’une progressive déperdition de la masse d’oxygène dans l’air que nous respirons. »<br></wbr></wbr></i>Everett reçoit l’appui du FBI en la présence de Jerry qui, tout en déclenchant l’alerte au niveau présidentiel, tente d’écarter Julia de l’affaire. Mais celle-<wbr>ci est coriace et sa connaissance des Vigiles de l’Univers précieuse. Elle seule pourra reconnaître les éléments infiltrés. D’après les nouvelles les plus récentes, il semblerait qu’un virus ou un procédé chimique inconnu soit à l’œuvre dans l’atmosphère terrestre la privant graduellement de son oxygène en un processus d’une grande rapidité.<br>Julia, dont le réflexe professionnel a joué, a prévenu son patron Ben de l’état de crise du pays, malgré les tentatives gouvernementales de museler la presse. La panique commence à gagner tous les niveaux de la société, de la plus haute à l’homme de la rue, qui met en scène des comportements suicidaires à la manière des lemmings ou des comportements de fuite totalement irrationnels. Fuir ! Mais fuir où lorsque le danger est universel ?<br>Les relations sociales les plus intimes seront perturbées par l’idée de la fin imminente de toutes choses. Le mari de Julia l’abandonne pour fuir avec sa secrétaire Mary, kidnappant la petite Claudia. Ils finiront bloqués dans l’immense embouteillage sur la route de l’aéroport et se suicideront avec une capsule de cyanure offerte à la masse par un prophète illuminé :<br><i>« -<wbr>Maintenant, surtout que personne ne triche. Tous ensemble, nous allons déposer la capsule que nous tenons entre nos doigts dans la bouche de notre voisin, mais surtout, surtout, nous ne la croquons pas, non non, pas de triche madame, la gourmandise est un vilain défaut !<br>Mary hésite un instant puis, unissant son mouvement à celui de la foule, place sa capsule dans la bouche de Martin qui lui-<wbr>même pose tendrement la sienne sur la langue de Claudia. Il se sent enfin sans volonté et sans regret du lendemain.<br>-<wbr>Je compte jusqu’à trois et à trois tout le monde croque, d’accord ? Un…deux… et TROIS ! On sourit et on croque.<br>La foule paraît étrangement obéissante. Martin a bien obéi, et Mary aussi. Le corps de Martin Cruz s’affale une fraction de seconde après celui de Mary, tous deux allégés du poids de leur âme. Martin tombe sur sa petite Claudia. Le cyanure a un effet immédiat. Maintenant que le repos les a gagnés, ils ont l’air paisibles. Des milliers et des milliers de morts qui feraient un sit-<wbr>in sur la route menant au John-<wbr>Foster-<wbr>Dulles Airport. »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>La mère de Julia qu’elle désire revoir, a tué son mari avec une paire de ciseau « pour qu’il dorme d’un bon sommeil » et regarde la télévision, assise à ses côtés, tout en s’empiffrant. Les meurtres et les suicides – surtout par défenestrations -<wbr> deviennent tellement courants qu’il faut se garer de la chute des corps sur l’asphalte :<br><i>« Il n’y a pas d’immeubles à New-<wbr>York aux pieds desquels ne s’amoncelle son lot de cadavres ; aux heures noires de l’histoire, les professions ne sont plus ce qu’elles étaient : les marchands de fenêtre font une sérieuse concurrence aux marchands d’armes. Et l’immeuble où vit la mère de Julia dans la 57 ème rue ne fait pas exception, trois morts font le trottoir. Julia ne peut réfréner un cri en avisant, écrabouillé devant la porte d’entrée, le cadavre d’une femme dont elle entrevoit la chevelure auburn. La couleur des cheveux teints de sa maman. Mais en retournant le corps, Julia reconnaît Elizabeth Murphy, la voisine du douzième. »<br></wbr></i>Des viols, des orgies impliquant des milliers de personnes se déroulent en tous lieux et surtout à Central Park :<br><i>« La foule qui s’est massée cette nuit dans Central Park est en tous points différente de celle qui panique sur les routes. De manière étrange, tous ceux qui tiennent à vivre la fin du monde comme un gigantesque happening semblent s’être donné rendez-<wbr>vous au Park. Comparativement, Woodstock fut un jardin d’enfants. Non seulement les gens chantent et dansent, mais ils font l’amour sans aucune retenue. Faire l’amour comme remède contre la terreur de passer dans l’au-<wbr>delà. Et ce ne sont pas cinq ou dix couples échangistes qui donnent libre cours à leur désir, mais des milliers et des milliers d’hommes et de femmes qui se jettent fougueusement les uns sur les autres. Et leurs mugissements couvrent le chant des musiciens »<br></wbr></wbr></i>Un immense réseau de savants cherche la solution au problème, partout dans le monde, et le FBI retrouve la piste du responsable, un certain William McGuffin, un chercheur de pointe qui a malencontreusement crée le MG 107, une combinaison chimique capable d'annihiler l’oxygène atmosphérique. Conscient du danger, il a voulu en détruire la formule mais son adjoint, Herb, adepte des Vigiles, l’a transmise à son Dieu, le Vénérable prophète Mc Williams, un être croyant en la pureté tellement absolue, qu’il trouva là le moyen d’éviter aux planètes en voie de spiritualisation l’infection que, sur terre, l’on appelle l’Homme : il répandit le produit dans l’atmosphère.<br>Chaperonné par Julia, protégé par les membres du FBI, McGuffin est sommé de se remettre à l’ouvrage, malgré sa dépression qui le pousse à se suicider. Opération risquée. Le vénérable des Vigiles lui envoie ses « Anges exterminateurs»,  à lui ou à tous ceux qui pourraient lui venir en aide. Il éliminera Kim, le chercheur européen, assassiné de trente coups de couteau. Quant à McGuffin, on lui a réservé l’ange le meilleur, un tueur pur d’entre les purs, spécialiste de l’assassinat et des armes à feu, appelé Merv Peak. La traque est incessante ; par hélicoptère ou dans la rue, il rate sa cible de peu à cause de la présence d’esprit de Julia.<br>Après une période de découragement intense, car rien ne sort de ses neurones, alors que le délai se réduit à une dizaines d’heures, que la société tombe en miettes, que le président des Etats-<wbr>Unis lui-<wbr>même a fait la preuve de sa couardise en voulant se mettre en orbite spatiale, McGuffin atteint enfin son laboratoire de Columbia. Seul, il n’arriverait à rien. Mais il y a l’extraordinaire chercheuse française, Dominique Loubinou, physiquement monstrueuse, pygomèle et cyclope à la fois, handicapée se traînant sur son fauteuil roulant, au corps contrefait, qui découvre l’amour en la personne d’Oscar. Oscar l’aime au-<wbr>delà des apparences et se mariera avec elle à Notre-<wbr>Dame, devant une foule exaltée et suicidaire. C’était l’aiguillon qu’il fallait à Loubinou pour aider McGuffin, puisqu’elle ne veut plus mourir maintenant qu’elle a découvert l’amour. Se remettant en communication avec Guffin, à eux deux, ils trouveront la formule-<wbr>remède miracle. Un miracle double d’ailleurs car au même instant, Merv Peak a retrouvé la trace du savant, s’apprêtant à l’exécuter. Sans la présence d’esprit de Julia qui lui ment en lui déclarant que les Vigiles ont échoué dans leur entreprise de nettoyage, McGuffin serait mort. La désillusion est insupportable pour Merv Peak qui se suicide. L’humanité, sonnée mais sauvée, pourra continuer l’odyssée de sa vie.<br>« Game Over » est un thriller de la meilleure veine. Les personnages principaux, sur fond de malheur et de catastrophe, sont à la recherche de leur destin propre. La machine à décaper qu’est le roman-<wbr>catastrophe, inverse toutes les valeurs et remet à leur juste place les puissants de ce monde. Les scènes , parfois franchement gore, rendent à merveille l’ambiance morbide. Ecrit à la vitesse du reportage journalistique, « Game Over » apparaît comme un grand jeu de piste pour les passionnés du polar.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="fs20 cf1 ff1"><br><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">395</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Furies</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-furies-r393/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/furies.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><i>"On peut les nommer les Gardiens. Peut-<wbr>être nous avaient-<wbr>ils trouvé par pur hasard, peut-<wbr>être nous avaient-<wbr>ils sentis et avaient-<wbr>ils été attirés, et ces choses venues de l’espace découvrirent la Terre. "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Elles prirent la forme de guêpes géantes d’un mètre de long et décidèrent l’élimination systématique de l’espèce humaine. On les appela "les Furies". Au moment où commence le récit, le héros, Bill Sampson est ignorant de ce qui se prépare. Dessinateur humoristique retiré dans la campagne anglaise, il vit en compagnie de son chien Sek, qui , plus tard , se révélera un allié précieux. Il fait la connaissance de Jane et deviendra pour un temps son compagnon dans le malheur. La première attaque sérieuse des Furies les bloque tous les trois dans la maison: <i><br>"Je me mis à la recherche d’une arme, n’importe quoi. J’entendis un bruit de verre brisé derrière moi, puis quelque chose atterrit avec un bruit sourd dans la cuisine. Je me retournai d’un bond et vit pour la première fois une Furie de près. "</i><br>Ils seraient perdus sans une autre catastrophe qui affaiblira l’espèce humaine, mais les sauvera eux trois. Il s’agit d’un tremblement de terre gigantesque consécutif à des explosions nucléaires, qui raye de la carte du monde de nombreuses régions habitées. C’est dans un univers bouleversé, au paysage balafré de crevasses que les trois amis, s’étant emparés d’un engin blindé militaire tentent de gagner la côte afin de fuir l’Angleterre. La ballade ne sera pas de tout repos. Ayant grillé quelques Furies à l’aide d’un lance-<wbr>flammes, ils seront attaqués par les survivantes lors d’un arrêt du véhicule: <i><br>" L’insecte était-<wbr>il là depuis le début ou un bruit l’avait-<wbr>il fait sortir de sa cachette ? Je ne devais jamais le savoir. Je ne perçus aucun intervalle de temps appréciable entre l’instant où j’aperçus le masque jaune et noir observant Ted du haut de la pompe et celui où ce dernier se débattait faiblement à mes pieds tandis que l’insecte lui sectionnait méthodiquement le cou. Je vis ses mains gratter futilement la terre et sa tête pendre en avant, entourée de deux jets de sang clair. "</wbr></wbr></i><br>Malgré tout, Ils réussiront à fuir, mais le blindé ayant versé dans une crevasse, la machine deviendra un piège pour ses occupants bloqués à l’intérieur, sous le poids des Furies, et sous la chaleur torride. L’attente se poursuit et la température aug intolérable : <i><br>" Les guêpes étaient toujours là, ces bruits grinçants et métalliques étaient certainement leurs griffes quand elles couraient sur le blindage, et ces chocs lourds dénotaient l’arrivée de nouveaux insectes venant se joindre à elles ou les relayer. Les tambourinements mous, à peine audibles, devaient être causés par leurs antennes lorsqu’elles palpaient la surface de l’engin. Et les grincement aigus et persistants étaient certainement leurs mandibules essayant de percer le blindage. Perce et tue, perce et tue, encore et toujours. C’étaient des machines programmées pour nous détruire. "</i><br>Tout d’un coup les Furies s’en vont. Nos héros repartent à pieds, en rase campagne, leur engin étant inutilisable. Ils atteignent un hameau où ils peuvent se reposer, se restaurer et y trouvent une autre voiture qu’ils transforment en blindé. Ils repartent, victorieux d’une première bataille, tuant trois Furies d’un coup, et s’élancent sur la route tout droit. . . vers un nid : <i><br>"On aurait dit un gigantesque chantier de ferrailleur, au-<wbr>dessus duquel les Furies planaient comme une brume dorée : le bruit de leurs ailes était semblable au grondement d’une cataracte. "</wbr></i><br>D’un coup,  les événements s’emballent ; s’échappant en direction de la mer, Jane s’embarque, Sek se fait tuer pour protéger Bill, lequel entraîne les Furies à sa suite. Devenu à  demi-<wbr>fou, il se cache dans un village pour se faire ramasser par un camion rempli de gens  esclaves des Furies. Celles-<wbr>ci ont fini par comprendre que des humains valides pourraient leur être d’une grande utilité. Et c’est la vie dans un camp, étroitement surveillé. <br>Bill y rencontre Greg, un bagarreur, qui lui permet de s’évader avec quelques autres, pour continuer la lutte. Le groupe trouvera refuge dans un complexe de cavernes qu’ils fortifient, d’où ils lanceront des raids victorieux envers les nids de plus en plus nombreux. Les actions deviennent plus périlleuses au fur et à mesure que passe le temps. Les Furies agacées, les traquent à l’aide des "symbios", ces humains-<wbr>esclaves-<wbr>collaborateurs qui ont réussi à établir une communication avec les gigantesques guêpes.<br>Greg meurt, Bill est capturé et emmené dans un nid-<wbr>capitale où il est témoin d’un étrange spectacle: les Furies ou "Gardiens ", ces entités extra-<wbr>terrestres qui ont décidé de prendre corps, sont victimes de leur propre état. Elles perdent leur nature intelligente pour se comporter comme des guêpes ordinaires. L’humanité -<wbr> ou ce qui en reste -<wbr> est sauvée. Tous les nids, ainsi que les Symbios, seront détruits par le feu. L’Angleterre ne comptant plus que deux millions d’habitants, l’ouvrage de reconstruction ne manquera pas. Mais jamais Bill ne retrouvera Jane, disparue dans la tourmente.<br>Un roman cataclysmique " classique " se situant dans la veine anglaise et narrant une invasion d’insectes géants. Quoique le thème soit le même que celui de Spitz dans " la guerre des mouches ", ici, aucune distanciation, aucune ironie ni de mentions de type idéologique. L’action est consacrée aux personnages principaux, des individus qui se débattent dans un drame qui les dépasse, ainsi qu’à l’analyse de leurs sentiments respectifs.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">393</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Fuel Aux As</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/fuel-aux-as-r392/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/fuel-aux-as.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La comtesse St. John-<wbr>Orsini, alias Chevillette, entretient une relation torride avec son partenaire le jeune et riche lord Cavendish, quand se produisent  des événements désagréables affectant la nature même du  pétrole. Des super-<wbr>tankers explosent sans raison apparente, les gisements de la mer du Nord sont menacés.  Il s’agirait d’une bactérie, mise au point par les Israéliens, qui transforme le pétrole en une masse énergétique compacte, puante et explosive. <br>La souche T.5, capable de contaminer la totalité des champs de pétrole mondiaux est convoitée par une série de pays ennemis de la Démocratie, parmi lesquels les Allemands et les Japonais. En face de la gravité du danger Penny S reprend du service. Elle dissémine les éléments de son efficace équipe , en infiltrant les différentes factions en présence ; qui, sur un super-<wbr>tanker, le « Léviathan », susceptible d’être saboté, qui dans un groupe écologique surveillant les forages de la mer du Nord, qui dans une équipe de la CIA.  <br>Toujours en compagnie de lord Cavendish qu’elle soupçonne de jouer double jeu, elle prend contact avec le cerveau présumé de l’affaire, un certain Sir Angus, seigneur du clan des Banes, en Ecosse. Ceci lui vaudra de participer à une chasse monstre où, découverte, elle faillit être tuée par arme à feu, puis par immersion dans un baril de pétrole brûlant. En contact étroit avec ses équipiers, elle échappe à son destin, tue les gras Allemands en cheville avec « Spoiler» (nom de code de Mac Angus), fait bombarder son sous-<wbr>marin et recoule le parfait amour avec Lord Cavendish, finalement plus propre qu’il n’y paraissait.<br>Une intrigue embrouillée aux multiples configurations, des phrases à l’emporte-<wbr>pièce et une confusion constante entre l’infinitif complément et le participe passé, ce qui  n’aide pas à la compréhension de l’histoire. Un roman faible dans une série qui en promettait davantage.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">392</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Frere Francis</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/frere-francis-r390/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoires-de-fins-du-monde.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Jeune moinillon de la confrérie de St. Leibowitz, frère Francis accomplit son noviciat dans le désert lorsqu’une apparition lui fit retrouver de saintes reliques appartenant à coup sûr à son saint protecteur. La suite de l’histoire prouva la longue patience de frère Francis qui, résistant aux doutes du Père Abbé, aux sarcasmes de certains de ses frères, à la visite d’édification de « l’Advocatus diaboli » envoyé par le Vatican pour prouver l’illégitimité de la relique –une carte ou bleu de travail-<wbr>, passa sa vie entière à illuminer ce document à la perfection.<br>Ornant de lettres magnifiques la relation du « Mécanisme de contrôle transistoriel pour élément 6-<wbr>B », sans en comprendre le sens, il répondit ainsi à la vocation des frères benêts, dont il fait partie, qui ont accepté de recueillir, conserver et enrichir tous les témoignages scientifiques pouvant leur parvenir depuis le temps de la « Grande Destruction » :<br><i>« On savait d’ailleurs assez peu de choses du Bienheureux Leibowitz ; son histoire se perdait dans les brumes du passé, que venait encore obscurcir la légende. On affirmait seulement que Dieu, pour mettre à l’épreuve le genre humain, avait ordonné aux savants d’autrefois – parmi lesquels figurait le Bienheureux Leibowitz -<wbr> de perfectionner certaines armes diaboliques, grâce auxquelles l’Homme, en l’espace de quelques semaines, était parvenu à détruire l’essentiel des sa civilisation, supprimant du même coup un très grand nombre de ses semblables. <br>C’avait été le Déluge de Flammes, qu’avaient suivi les pestes et fléaux divers, et enfin, la folie collective qui conduisit à l’Age de la Simplification. Au cours de cette dernière période, les ultimes représentants de l’humanité, saisis d’une fureur vengeresse, avaient taillé en pièces tous les politiciens, techniciens et hommes de science ; en outre, ils avaient brûlé tous les ouvrages et documents d’archives qui auraient pu permettre au genre humain de s’engager à nouveau dans les voies de la destruction scientifique.»<br></wbr></i>Cette découverte que le Vatican qualifia de miraculeuse amena la procédure de béatification de Leibowitz. A cette occasion, le timide frère Francis devenu un homme dans la force de l’âge, fut invité au saint Siège. Il put ainsi faire parvenir son document au Saint Père qui le plaça, au milieu de tous les autres, dans la bibliothèque sacrée qui, il en était sûr, révèlerait un jour tous ses secrets à une humanité alors sortie de l’obscurantisme.<br>Cette nouvelle – classique d’entre les classiques -<wbr> postule l’idée du progrès cyclique de l’humanité. Prenant appui sur l’histoire réelle du moyen âge européen où l’église a joué le rôle de vecteur dans la transmission du savoir,W. Miller suppose un avenir post-<wbr>cataclysmique où l'église pourrait encore reprendre le flambeau. La fascination exercée par ce court texte a été telle que le récit s’est étoffé en roman, puis en un cycle.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="fs28 cf3 ff1"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">390</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La France De Babel-Welche</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-france-de-babel-welche-r389/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/france-de-babel-welche.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">« La France de Babel-<wbr>Welche » s’étend sur une période de cent ans, jusqu’en l’an 2100. <br>Le roman parle de la décomposition de l’Etat français jusqu’à sa disparition complète à travers de multiples aléas sociaux, financiers, économiques, politiques, biologiques, qui, à chaque période, ont accentué le délitement du pays. <br>Instaurant une pléiade de personnages apparentés et symboliques des pouvoirs en jeu, mais dont on suit aussi le destin particulier, l’auteur brasse les grandes théories politiques et économiques notamment par la mise en scène d’un historien-<wbr>philosophe, Joseph Duplantier, qui compare le sort de la France d’aujourd’hui avec l’Empire romain de la décadence.<br>Le récit débute avec Frédégonde Boisjoli qui épouse Ahmed Carvalho en l’an 2005. <br>Les mariages entre migrants sont devenus fréquents. Sous la pression des ligues libertaires comme la L.S.F. (Ligue pour la Suprématie des Femmes), le F.N.G.C.P. (Fédération Nationale des Groupements Contre les Pollutions), le M.U.R. (Mouvement Universel contre le Racisme), les étrangers pénètrent la France, multipliant les mariages mixtes, francisant leurs noms, faisant voter des lois en leur faveur. Les Français de souche, surnommés « Welches » seront réduits à la portion congrue et sommés de faire état de leur « francité ». <br>Lorsque les migrants commencent à militer au sein des syndicats, ils deviennent de redoutables adversaires de l’ordre établi, tel ce Habib Teboursouk francisé en Habib Tambour, leader du syndicat majoritaire. L’élément allogène plie la langue à ses besoins, produisant un sabir indigeste, embryon d’un néo-<wbr>français méconnaissable. <br>La pression fut tellement forte que l’on débaptisa le pays en « Welchie » et la ville de Paris en « Cosmoble ».<br>En attendant, le frère de Frédégonde, Xavier du Bois-<wbr>Joli, occupe d’importantes fonctions au Ministère des Impôts. Sous l’impulsion de la présidente, Ursula Porfiro (d’origine bolivienne), l’Etat-<wbr>Providence atteint son maximum. Comme elle avait pour règle de ne rien refuser, jamais, à qui que ce soit, chaque libéralité devait être compensée par un impôt nouveau inventé par Bois-<wbr>Joli, dont le génie en la matière atteignait la démesure :<br><i>« Mais la nouvelle taxe fut mal accueillie. Le M.U.R. s’indigna qu’on put frapper ainsi les migrants : ce n’était pas leur faute s’ils arrivaient en Welchie sans bagage intellectuel. Il n’était pas tolérable qu’on favorisât les Welches de souche et qu’on imposât injustement ceux qui n’avaient pas eu la chance d’aller à l’école. <br>Comme le sultane et le vizir tenaient bon sur la nouvelle participation, le M.U.R. exigea qu’en contrepartie on frappât les citoyens trop instruits. Les privilégiés de l’éducation ne devaient pas être de surcroît les privilégiés du système fiscal.  Toussaint Giaccomoni ne reculait jamais devant la perspective d’une taxe supplémentaire. Il manda Xavier. « Il me faut maintenant une taxe sur les diplômés. »<br></i>Alors que la pression démographique de la Welchie s’affaiblissait, celle des migrants augmentait. En 2055, tout se gâta : ce fut l’époque de la « Grande Pressure ». Avec Toussaint Giaccomoni (un Corse) comme premier ministre, surnommé le « Grand Vizir »,  Ursula satisfaisait tous les désirs, jusqu’à faire remettre en liberté les prisonniers avec une rente appropriée, dont le sulfureux Malabar, un criminel notoire.<br>Bien que les aides de l’Etat tentaient l’impossible, sous les coups de boutoir du syndicat de Habib réclamant la journée de 4 heures et la semaine de 4 jours,  la récession inexorable s’accentuait. En 2058, Cosmoble était encore une ville active où les Bois-<wbr>Joli (anciennement Ben Djali) avaient plaisir à résider et à aider leur amie Adélaïde Duplantin , championne de l’écologie, à lutter contre le bruit, en proposant une taxe sur les décibels. <br>Comme en vieillissant, Adélaïde était également choquée par la mode du nu, une taxe fut instaurée sur tout ce qui se présentait dévêtu (ce qui plut énormément aux inspecteurs chargés de l’appliquer.) Les taxes, contributions diverses, impôts, tailles, gabelles, contributions indirectes devinrent bientôt si exorbitants qu’une vague de suicide s’ensuivit jusqu’à ce qu’un Corse, rival de Giaccomoni, fit sauter le fichier informatique de tous les contribuables de la Welchie. <br>Un tel régime, forcément instable, fut la cause d’une hyperinflation monumentale et catastrophique. La Welchie glissa dans le rang des pays sous-<wbr>développés. Les denrées ne circulaient plus. L’argent papier pléthorique ne valait plus rien. Fallait-<wbr>il en revenir au troc ? fallait-<wbr>il tout nationaliser ? Comment geler les prix et la hausse des salaires réclamés à grands cris par Habib ? Le 15 septembre 2070, Ursula Porfirio disparut mystérieusement de son bureau. Enlevée par un collectif de contestataires qui réclamait son poids en papier monnaie usagé (pour faire diminuer l’inflation !), elle sortit de leurs mains folle, et fut internée sans délai. <br>La nouvelle présidente Marigot Rosalie, une métisse martiniquaise, prit le parti de la non-<wbr>intervention. Elle croyait au processus de la régulation automatique. L’absence du poids de l’Etat dans le désordre ambiant augmenta l’importance des syndicats qui préconisèrent une grève totale de tout envers tout et contre tout. Le pays s’immobilisa :<br><i>« L’asphyxie de la Welchie devint totale quand les ports furent bloqués. Furieux de ne plus pouvoir expédier le poisson sur l’intérieur, les marins pêcheurs, avec leurs chalutiers, obstruèrent l’accès des ports de commerce. Exaspérés par ce blocus, les armateurs de cargos obstruèrent les ports de pêche. Rien ne bougeait plus en Welchie, mais les télécommunications permettaient encore aux citoyens de s’informer les uns les autres. <br>Il n’en fut plus question quand le syndicat des agents du télévidéophone coupa tous les circuits et quand le Syndicat de l’audiovisuel suspendit les émissions.  L’un et l’autre avaient de bonnes raisons, dont personne n’eut connaissance, en l’absence de tout moyen pour les communiquer.<br>Il restait aux citoyens du pays welche à se déplacer à pied. Les citadins sans ravitaillement marchèrent en direction des champs, en contournant les barrages, et dans l’espoir de rejoindre un parent équipé pour survivre. De longues files de citoyens affamés s’étirèrent à travers la Welchie, en de douloureux exodes. »</i><br>Mais Habib fut aussitôt débordé sur sa gauche par un nouveau venu, un certain Kuala-<wbr>Kota (thaïlandais) qui créa le parti révolutionnaire du C.G.L.O. (Confédération Générale du Parti Ouvrier).  Ayant francisé son nom en celui de Gaël Cotta, il partit à la conquête du pouvoir. Y étant parvenu, il mit Habib Tambour au placard et devint le «Grand Meneur » de la Welchie appliquant strictement le programme marxiste (dont il ne connaissait que le nom) de la confiscation de toute propriété privée, y compris les terres cultivables :<br><i>« Du jour au lendemain, par la vertu de l’ordonnance élyséenne, ils cessèrent d’être les propriétaires de leurs domaines. L’Etat qui les en chassait les indemnisait avec des titres de papier qui leur donnaient droit à des versements dont le premier commencerait dans dix ans, et le dernier s’achèverait dans vingt-<wbr>cinq ans, après la fin du siècle. Entre-<wbr>temps, fonctionnarisé, ils devenaient ouvriers agricoles sur leurs terres remembrées, dont la gestion était confié à un conseil local. »<br></wbr></wbr></i>La Welchie se mourut aussitôt  par une planification généralisée, descendant encore de quelques degrés dans le sous-<wbr>développement. En 2081, l’eau cessa d’être distribuée à cause du manque d’entretien et de la vétusté des conduites, ce qui obligea les Cosmobolites à puiser l’eau dans des ruisseaux comme la Bièvre (un bourbier infect), ou à des fontaines naturelles. Le Grand Meneur impuissant et en fuite sera tué par Malabar, le criminel de jadis, et qui l’était resté.<br>La Welchie, à bout de forces, retrouva ses particularismes locaux. Le pays se fragmenta en autant de zones autonomes qui s’entourèrent de barrières douanières. Elle glissa vers un nouveau moyen âge dans lequel les technologies d’avant et les facilités d’antan n’étaient plus que souvenirs.<br>En 2090, un bateau sanitaire en provenance du Brésil qui avait conservé un haut niveau de vie, apporta une maladie nouvelle due à bactérie d’origine extraterrestre ramenée par de hardis spacionautes brésiliens dans leur exploration de Titan. Elle fut baptisée « la peste mauve » à cause de la couleur des bubons qui se répandaient sur la peau des malades. La contamination se fit à une vitesse extraordinaire, sans aucune parade possible. Les différentes « nations » de la Welchie moyenâgeuse furent affectées chacune à son tour, ce qui dépeupla les régions en masse.La religion, le culte de Théa, devint le dernier refuge des Welches. <br>Le fléau dépeupla Cosmoble à la plus grande joie de Joseph Duplantin qui put enfin se livrer à ses chères études dans une Bibliothèque Nationale désertée, évitant au passage d’être contaminé.Un remède pire que le mal mit fin à la pandémie. L’incendie qui naquit à Cosmoble, sans défenses naturelles, sans pompiers, sans eau, engloutit la quasi-<wbr>totalité de la ville réduisant en cendres les connaissances transmises de générations en générations. <br>En 2098, la Welchie se présente comme un territoire dépeuplé où la faune et la flore sauvage revivent, où subsistent des villages isolés vivant chichement sur leurs productions locales. Ce territoire, pour une raison obscure, attira soudain l’attention des Orientaux, le peuple des Hautres et de leur chef Yuluwu qui entreprit une percée vers l’Ouest à bicyclette, moyen de locomotion volé aux Chinois.<br>Par vagues successives les Hautres pédalèrent en direction de l’Occident en empruntant les voies d’invasion tutélaires, dirigeant leurs guidons vers le sud de la Welchie que Yuluwu savait ensoleillé. Ses troupes épargnèrent Cosmoble, ville ruinée, cernée par les brouillards et des millions d’envahisseurs trouvèrent un nouvel asile autour de la Méditerranée où ils s’établirent :<br><i>« Lassés d’avoir tant pédalé, les Hautres se débandèrent à l’approche de la Méditerranée. Leurs vélos d’ailleurs refusaient tout service. Qu’étaient devenues les machines bien astiquées des Si-<wbr>Chaniens ? Roues voilées, pédaliers faussés, guidons tordus, pignons édentés. Après huit ou neuf mille kilomètres, tout ce matériel était bon pour la ferraille. Les Hautres, pour leur part, étaient bons pour le repos. <br>On en vit se fixer entre Bandol et Cavalaire, entre Impéria et Viareggio. Il en fut qui s’égaillèrent en Lombardie, ou qui, par le Danube, reprirent à petites étapes le chemin de l’Orient. Yuluwu se laissa ensorceler par une fille de Vérone au regard de feu ; et il en fit sa quatrième femme.»<br></wbr></i>Près d’un feu de bois, dans le petit village de Gonesse, Joseph Duplantin réchauffait sa vieille carcasse tout en exprimant l’ espoir qu’un jour son pays puisse se relever et retrouver sa dignité.<br>Le récit, sérieusement documenté, le style tout en finesse, une ironie mordante et une philosophie doucement désabusée, amènent le lecteur à se faire une image d’un futur national plausible dans ses grandes lignes. L’entropie dont est frappé notre Etat quand ses forces déclinent, ressemble à celle de l’individu vieillissant. Une leçon de morale en forme de roman</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">389</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
