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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/4/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Vendredi, Par Exemple...</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/vendredi-par-exemple...-r945/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/vendredi-par-exemple.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Quatre destins différents dans une société française du futur qui ressemble étrangement à la nôtre.  Le premier, c’est celui de Daniel Keyes, psychothérapeute qui se retrouve coincé dans son bureau avec Patricia, sa secrétaire, lors d’un tremblement de terre. Seuls survivants de l’immeuble en ruines, du moins le croyaient-<wbr>ils, ils seront rejoints par deux psychopathes qui ont beaucoup de comptes à régler avec leur analyste…. Jorge de Vila, l’anarchiste, rencontre son destin en échappant à la police pour se diriger vers la ville, qu’il n’atteindra jamais, car la centrale nucléaire de Fessenheim vient d’exploser, la ville est détruite, les citoyens irradiés… :<br><i>"  Avant, la bête gigantesque, hérissée, était plantée sur le décor plat de la ville. La bête qu’on appelait aussi Centrale Nucléaire, la bête aveugle surplombait de toute sa taille la ville de Fessenheim. Et maintenant, la bête était morte. Tuée. On n’avait rien retrouvé de ses os, rien de son cadavre : à cet endroit où elle était assise, il y avait la terre ouverte, il y avait le cratère et le bouillonnement de la lave. Une trappe ouverte sur l’enfer. "</i><br>Lovskovitch, le policier traqueur d’anarchistes, se trouve en ville lorsqu’un ciel rouge et jeteur de feu, des séismes, des explosions, un tremblement de terre, le coincent sous une dalle de béton. Il mourra écrasé. Le gouverneur de la France, Saint-<wbr>Jenet, aux deux visages, (l’un, son visage réel, l’autre, un masque sous lequel on le connaît),  est en vacances sur la côte d’azur lorsque un épouvantable ciel rouge recouvre toute la région. Il tente de fuir, tout en se rappelant qu’il devait expérimenter ce jour-<wbr>là une nouvelle arme " le Cauchemar 065 " dans le complexe militaire de la région d’Apt. En fait, elle a bien été expérimentée cette arme,  puisque chacun des quatre protagonistes précédents a subi une injection qui lui aura fait vivre une fin du monde selon ses fantasmes, ce dont aucun ne s’en remettra jamais. Seul Saint-<wbr>Jenet, volontaire,  et parce qu’il a subi une dose minimale,  en réchappera. Les autres, détenus et condamnés à mort, mourront dans d’atroces souffrances !  Comme l’avenir est radieux dans cette France du futur !<br>Un récit sans vraie surprise, acceptable dans le cadre d’une série populaire. Un roman vite fait, bien fait.  Mais qui, en 1975,  aura  osé jeter la première pierre à Pelot ?</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">945</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Univers Perdus</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-univers-perdus-r939/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/univers-perdus.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">La fin du monde a eu lieu, inexplicablement, laissant en présence un couple, Claire et Jacques. Lui, dernier représentant mâle sur terre, du moins le croit-<wbr>il, convoite Claire, qui se refuse à lui, comme d’habitude dans ces cas-<wbr>là. Elle espère encore revoir Bernard, un énarque, à qui elle était fiancée.La situation semble bloquée jusqu’à l’apparition d’un robot, dit « la Puce Thomson », dévoué à leurs personnes et dont la présence reste mystérieuse. Il faut dire que le couple, maintenant qu’il est seul sur terre, arrive à concrétiser ses fantasmes inconscients et crépusculaires. C’est  un de ces soirs qu’apparaîtra le fameux Bernard, vêtu en barbare et accompagné par trois jeunes filles niaises et à peine nubiles. <br>Il dit s’appeler Beluga le Barbare et vient reprendre son bien, c’est-<wbr>à-<wbr>dire Claire. Très agressif à l’égard de Jacques, Beluga lui cherche querelle.  Les deux hommes se battent à coups de tisonnier et d’épée. Jacques sorti vainqueur du combat, Bernard s’effondre en pleurnichant, prêt à écouter son adversaire dans sa tentative d’expliquer leur vécu, ce que le lecteur attend aussi avec impatience. Pour Jacques, cette situation étrange est au fond banale ; il ne s’agirait que de la mise en scène du fameux triangle classique, le mari, la femme et l’amant, mais vu du côté d’extra-<wbr>terrestres qui, siégeant dans des univers parallèles, se délecteraient du spectacle ! En projetant dans l’esprit de chaque être humain l’illusion qu’il est le dernier représentant de son espèce, ils analyseraient une sorte de pantomime grotesque pour leur édification personnelle. D’ailleurs le robot et les filles niaises ne seraient que des éléments non essentiels au déroulement du récit. (Le lecteur partage cet avis).<br>Cette thèse aurait quelque  vraisemblance puisque, ailleurs, au fond de l’espace-<wbr>temps, deux extraterrestres, l’un appelé « le Maître » et l’autre dit « Blorg » arrêtent leur surveillance pour rendre compte de leurs actes au « Conseil Impérial » dont ils relèvent.. Mais, peut-<wbr>être, tout ceci n’est-<wbr>il au fond qu’un rêve dont sortent nos trois protagonistes après une soirée exagérément arrosée.<br>Une tentative (ratée) de présenter les situations de la dramaturgie classique sous les oripeaux de la science-<wbr>fiction. En s’emparant du schéma éculé de « la fin du monde », par une intrigue des plus banales,  assaisonnée d’une distanciation qui se veut ironique, émaillée de «private jokes », l’auteur espère captiver son lecteur. Mais non!. Ledit lecteur se félicite finalement que ce texte très court ait eu une diffusion confidentielle.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">939</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'ultime Salve De Brice Merloncourt</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/lultime-salve-de-brice-merloncourt-r937/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/dernier-homme-leroy-b.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Brice Merloncourt est un DSSOR (Déchargeur de Salve Spermatique Ondulatoire rapide). Muni de sa carte de donneur forcé de sperme et en dépit de son amour pour Zerbinette, il se fait régulièrement traire la verge par</span><span class="ff2 cf4 fs24"> </span><span class="ff1 cf4 fs24">les doigts experts et fonctionnarisés de Véronique-<wbr>Wanna. Selon les termes mêmes de la chansonnette du jour :<br><i>« Bande dur, mon gars<br>Crache droit, mon gars<br>Et l’Etat crachera pour toi, <br>Alléluia ! »<br></i>L’humanité au désespoir s’est vue atteinte dans ses œuvres vives par le syndrome du SDS, d’après le nom de l’épidémiologiste Jérémias Schwobhalter, dont le signe est l’impossibilité d’une fécondation normale. Les mâles habituels bandant mou, seuls quelques étalons d’exception comme Brice furent enrôlés de force, à fin de perpétuer l’espèce humaine. Le système d’insémination artificielle étant d’une ardente exigence, Brice dut faire fi de ses fantasmes et se soumettre à la loi. Ce qui le fit parfois mollir. Une première défection pour cause de dépression lui valut un séjour de trois ans dans un bagne lunaire où la traite quotidienne lui était imposée à l’aide de sa propre main, le cerveau en connexion avec des masses de revues pornographiques.<br>De retour sur terre, repentant et prêt à répondre à nouveau à sa vocation, il apprit que Zerbinette l’avait trompé, que la douce main de Véronique-<wbr>Wanna avait été remplacée par l’implacable pogne d’une dénommée Charlotte. Ce qui lui causa un tel choc qu’il en décéda.<br>Au-<wbr>delà de l’humour volontaire et du sens de la provocation qu’on lui connaît, Daniel Walther signe une authentique nouvelle cataclysmique dont l’enfer passe par le sexe (voir sur ce point « Orgasmachine » de Ian Watson). A noter le style totalement maîtrisé et d’une grande virtuosité</wbr></wbr></wbr></span><span class="fs20 ff1 cf4">.</span><span class="cf3 fs20 ff1"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">937</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'ultime Cite</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/lultime-cite-r936/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/appareil-volant-basse-altitude.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Un décor de futur proche. Une Amérique écologique qui a déserté les grandes villes, laissées à l’abandon. Halloway, héros en marge, s’envole avec son planeur solaire pour atterrir dans l’ultime cité, au-<wbr>delà du fleuve. La ville ressemble à un personnage du conte de la Belle au Bois dormant :<i>" Pour la première fois, en pilotant le planeur au-<wbr>dessus du pont, Halloway vit les voitures, des centaines de véhicules poussiéreux, alignés le long des quais, garés dans les rues vides sur leurs pneus à plat. Des routes immenses s’étiraient partout, avenues de béton et d’acier qui se mouvaient, telle une sculpture serpentine, au travers d’intersections complexes. "<br></wbr></i>Il y fait successivement connaissance avec Olds, un garçon noir, génial et muet, féru d’électronique, avec Buckmeister, vieil architecte fou, avec Stilmann,  dernier prisonnier d’une ville déjà moribonde, inquiétant dans ses agissements , avec Miranda, la fille de Buckmeister, désireuse de rendre la ville aux fleurs et à la jungle. Le projet de Halloway s’élabore peu à peu: redonner à la ville son faste d’antan, ne serait-<wbr>ce que pour un temps limité et grâce à l’ingéniosité d’Olds. La  Cité présente un caractère idyllique au départ: <br><i>"Des pigeons en très grand nombre avaient pris possession de la ville silencieuse et Halloway aurait presque pu se croire au milieu d’un vaste sanctuaire pour oiseaux. Des milliers de sansonnets s’étaient rassemblés parmi les sièges d’un stade sportif déserté. Des générations de pinsons et de corbeaux avaient fait leurs nids sur les balcons des bureaux et les banquettes des voitures ouvertes."<br></i>Soucieux de secouer l’inertie de la Cité, chaque personnage suit son idée. Pour Buckmeister, il s’agit d’élever une statue à la défunte modernité électronique:<br><i>"A moins de cinq cents mètres, sur une plazza, entre deux immeubles de bureaux, Halloway trouva une seconde pyramide. De loin, on eût dit un bûcher funéraire en métaux de récupération : des centaines de machines à écrire, des télex et de photocopieuses pris dans les bureaux de la plazza élevaient un monument à la mémoire des générations d’employés et de secrétaires qui avaient travaillé là. D’étroites terrasses s’étageaient les unes au-<wbr>dessus des autres et l’entassement des machines à écrire formait d’ingénieuses colonnes baroques . Des plantes grimpantes aux couleurs éclatantes, clématites griffues, chèvrefeuilles aux fleurs rose et jaune, s’entortillaient autour des colonnades de métal et les vives couleurs de leurs pétales illuminaient ce mémorial de rouille."<br></wbr></i>Olds, n’a qu’un seul désir, celui de voler dans les airs. Il remettra en état le planeur d’Halloway en lui adjoignant un moteur. Stilmann, obsédé par la rage de détruire, vide les devantures de ses mannequins, les écrase et en parsème les rues. Chaque personnage renforce l’obsession de l’autre. Olds travaillera aussi pour Halloway, remettant en état de marche électrique un quartier entier de la Cité. Une vie factice renaît:<br><i>"Un après-<wbr>midi, en rentrant de l’aéroport avec un petit tour pour Olds, il sut qu’il avait réussi. Il s’approchait d’une intersection à cent mètres du commissariat, lorsque les feux passèrent du vert au rouge. Riant tout haut à l’idée de respecter ce signal solitaire dans une cité déserte qui comptait dix mille carrefours et dont il était le seul agent de la circulation, il s’arrêta néanmoins et attendit que les feux reviennent au vert. Un principe important était en jeu".<br></wbr></i>C’est au nom de ce même principe que les casinos reprennent vie, ainsi que les éclairages publics, les ascenseurs des immeubles d’habitation. Stilmann parcourt la ville ressuscitée en tous sens avec sa voiture. Peu à peu, pourtant, le jeu se détraque. D’autres marginaux, attirés par le bruit de la ville morte, viendront la repeupler pour y jouer aux gendarmes et voleurs. La mort par accident d’automobile d’un piéton improvisé décidera Olds à tout saboter. <br>Poursuivi par Stilmann et sa bande de mauvais garçons, il s’envolera vers l’Ouest dans le planeur motorisé d’Halloway. Et l’Ultime Cité retombera dans le silence:<br><i>" Il contemplait avec ravissement la blancheur crayeuse des vieilles assiettes brisées, aussi éclatantes que celles de la glace concassée, les voies ferrées abandonnées avec leurs locomotives couvertes de mousse, la beauté sans tache de ces déchets industriels produits de techniques et d’imaginations bien plus riches que celles de la nature, plus splendides que n’importe quelle prairie arcadienne. Au contraire de ce qui se passait dans la nature, la mort était absente de ce paysage-<wbr>ci. "<br></wbr></i>Nouvelle ambiguë, surréaliste, étrange. Du meilleur Ballard. L’auteur tend à faire de la mort industrielle un lieu esthétique d’une baroque et désespérante beauté</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24">.<br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">936</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Syndrome Apocalypse</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/syndrome-apocalypse-r934/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/syndrome-apocalypse.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Phillip Corbett, savant biologiste dans un laboratoire commercial, décide de se venger de l’humanité qui ne reconnaît pas sa valeur. S’étant infecté lui-<wbr>même par un cocktail bactérien de sa composition, il meurt, non sans avoir au préalable répandu ses microbes dans le système de filtration de l’air. Le mal qui l’emporte est rapide et douloureux, se traduisant par des crachements de sang et un pourrissement de la sphère intestinale :<br><i>« Dans sa lettre, Corbett avait dit que les premières atteintes du mal qu’il avait inventé – ce fumier – se déclaraient dans un délai variant de deux à six jours. Il décrivait l’évolution de l’infection avec un luxe de détails sadiques – l’ordure. Des troubles intestinaux, des céphalées, suivis d’une irritation bronchique et pulmonaire ; ensuite, de la fièvre, puis des troubles de la vision et de l’équilibre trahissant l’atteinte cérébrale ; enfin, dans les derniers stades, des douleurs intenses. Et la mort… »<br></i>L’ironie du sort fait que Corbett sera assassiné avant de mourir par Bart le Concasseur, un voyou noir gigantesque, qu’il contamine, évidemment :<i><br>« Bart ne prêta aucune attention aux bruits d’éructation du chicano. Il avait ressorti le pic à glace du ventre du type et regardait un drôle de truc. Il avait déjà vu des mecs le ventre ouvert. Ben, ils  étaient jamais comme ça ! Les tripes, c’est clair, un peu nacré au milieu du sang rouge, plutôt jaunâtre là ou ça devient gros. Chez ce mec, c’était gris-<wbr>noir, avec des plaques brunes, des espèces de bubons… Et ce que ça fouettait, nom de Dieu !<br>-<wbr>Ah, la vache ! cria Norma en reculant. »</wbr></wbr></i><br>Rebecca Garfield, chef de sécurité au centre médical, se met en chasse. D’abord pour retrouver les traces de l’infection dans les circuits d’air, puis des indices écrits que Corbett aurait laissé dans sa maison transformée en laboratoire privée, en pleine zone urbaine à risque. <br>Aussitôt arrivée sur les lieux, elle se fera agresser par Bart, qui la viole, avant qu’elle n’arrive à convaincre le Noir qu’une épidémie se répand de manière foudroyante en ville et qu’il ferait mieux de l’accompagner au centre médical pour qu’on puisse pratiquer des tests sur sa personne. Après quelques hésitations, Bart accepte. Entre temps, l’épidémie a bien progressé par effet ping-<wbr>pong. Bob, un autre chercheur infecté, sait qu’il s’agit d’une course contre la montre. Déjà, autour de lui, le laboratoire se dépeuple. <br>Dans le bureau de la Fairbanks Chemical, décision est prise d’avertir les responsables municipaux et de suggérer la mise en place d’un cordon sanitaire autour de la ville de New Houston. Le maire, Malcolm Moriaty, y consent à contrecœur. Toutes les forces de police se mettent donc en place, laissant sans défense une cité livrée aux jeux de destruction par des bandes de voyous organisés. La vie sociale se détériore à toute vitesse, viols, incendies, meurtres se répandant comme une traînée de poudre. Les laboratoires de la Fairbanks arrêtent leurs recherches,  vaincus par la disparition massive  de chercheurs. Leur seul constat est que certains semblent être immunisés naturellement contre l’infection. Bart est de ceux-<wbr>là, ainsi que Rebecca.<br>Enfermé dans une chambre d’expérimentation, le géant convainc la jeune femme de le libérer car il est le seul à proposer une solution de sauvegarde, soit à rejoindre, dans le nord de la ville, un abri anti-<wbr>atomique dont il connaît l’emplacement. Rebecca le hait pour ce qu’il lui a fait mais sait qu’il a raison. A deux, ils seront plus forts pour traverser une ville en état de siège.Devant un péril qui s’accroît de manière exponentielle, le sénateur Lewis-<wbr>Carnell, mis au courant de la situation par un Moriaty qui se suicidera peu après, ne reste pas inerte :<br><i>« -<wbr> Non ! C’est vous qui allez m’écouter ! le coupa l’autre. Il faut faire revenir la police immédiatement dans la ville ! Ca s’entretue à tous les coins de rue ! Il y a des incendies partout ! Les banques sont attaquées, et les postes, les magasins ! Ils ont fait sauter la cathédrale Saint-<wbr>Patrick ! On ne peut plus communiquer avec la moitié de la ville ! Tout à l’heure, on a tiré sur ma façade et mes adjoints ont dû faire le coup de feu pour repousser des voyous… Et il y a la maladie ! Les cas se multiplient ! Cette saloperie est en train de nous pourrir tous ! »<br></wbr></wbr></i>En concertation avec le président des Etats-<wbr>Unis, il prendra la décision, la mort dans l’âme, de déverser sur la ville des bombes incendiaires pour « cautériser la plaie ». Bart, qui a compris avant tout le monde la gravité de la situation, élimine tous ceux qui se mettent en travers de sa route, avec une sauvagerie inégalée, y compris d’anciens compagnons de rapine. Avec Rebecca pour compagne, enceinte de ses œuvres, il atteindra à temps son havre de paix tandis qu’au-<wbr>dessus d’eux se déclenchent les feux de l’enfer…<br>Un récit classique basé sur le thème de l’épidémie dont le mécanisme est abondamment décrit, avec une insistance particulière sur les scènes gore ou sexuelles. Un roman qui ne se détache pas sur le fond habituel de la production mais qui se lit, peut être sans plaisir, sinon sans ennui.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">934</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Survivants De L'apocalypse</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-survivants-de-lapocalypse-r933/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/survivants-de-l-apocalypse.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La France après une guerre nucléaire qui ne lui était pas destinée. Des missiles américains ou russes au système de radioguidage détruit ont explosé un peu partout au-<wbr>dessus de notre beau pays, au hasard. Les membres d’une même famille, séparés au moment de la catastrophe, connaîtront des sorts divers. Le père, d’abord, Henri Dubois. Méticuleux, prévoyant, bien au fait des aléas de l’atome, tente de regagner son abri anti-<wbr>atomique de Montfort-<wbr>l’Amaury.<br>Pas de chance : il se trouve à Paris lorsque le flash a lieu. Les monuments effondrés, les incendies, les rues entravées par les épaves de voiture, lui font préférer la fuite par la Seine. Se protégeant imparfaitement contre les retombées, il espère que Marceline et Germain, son vieux couple de factotums, auront pu descendre dans l’abri. Il rejoindra finalement son havre de paix mais pour y mourir. C’est le vieux couple qui profitera de sa largesse et de ses ultimes conseils. La fille, Christine, file le parfait amour avec Jean, à bord d’un voilier, au large de Nice. L’explosion d’un missile dans l’arrière –pays niçois donnera le temps au jeune couple de gagner la Corse où ils seront bien accueillis jusqu’à ce que, quelques mois après le désastre, un psychopathe se donne le titre de Napoléon IV en soumettant l’île à sa volonté. Ils fuiront à nouveau. Recueillis par un bateau marocain, ils termineront leur trajectoire en Australie qui n’a subi que des dégâts mineurs. En attendant les inévitables retombées, les Australiens auront le temps de s’y préparer.<br>Micheline Dubois, l’épouse, en vacances près de Batz a pu gagner un abri de fortune. Là, avec Louis Duroc, un médecin voisin et Sophie la fille de celui-<wbr>ci, ils attendront sagement la fin de l’orage. Alors que l’Europe entière s’enfonce inéluctablement dans l’anarchie se dessine un nouveau moyen âge, des « Seigneurs de la guerre » émergent, enrôlant à leur profit tous ceux qui n’ont su se protéger à temps. N’ayant plus rien à perdre, rongés par les maladies de peau et les leucémies, ils finissent la dévastation, tuant ou réduisant en esclavage les rescapés. Ayant pris appui en d’antiques forteresses comme celles du Château-<wbr>Gaillard aux Andelys, ils y subsistent, puissamment armés jusqu’à ce que la petite population de « l’Ecole de Grignon », anciens scientifiques, gens sensés et maire à poigne, mettent un terme final à la menace en les empoisonnant collectivement à la cholchicine. Germain et Marceline, qui ont rejoint la communauté, joueront les anges exterminateurs.<br>Louis Duroc aura une fortune malheureuse. Il disparaîtra, battu à mort par les « Ankous », d’abominables sauvages méprisables et malades, donnant ainsi leur chance à Sophie et Michelle de rejoindre une communauté dans le Guérandais. Partout, les Français survivants devront s’habituer à leur nouvelle vie, car les pays du sud, moins touchés, n’interviendront  pratiquement pas dans un monde où compte désormais le « chacun pour soi » :<br><i>« La population décimée, devrait désormais revenir aux normes anciennes, reprenant les habitudes de ses ancêtres du Moyen Age. Labourage et pastourage… Plus de techniques compliquées, rien que des artisans travaillant dans leurs échoppes, avec les moyens du bord et le souvenir lancinant des machines qui, naguère, se chargeaient d’innombrables tâches. (…) Petit à petit, la vie s’organisait. Des cercles se créaient, animant des jeux divers abandonnés comme désuets avant la catastrophe. Comme il n’y avait plus ni télévision ni radio, ni cinéma pour égayer les grises soirées d’hiver, les traditions avaient repris. Pendant que les femmes cousaient, que les hommes sculptaient ou jouaient aux cartes, des conteurs narraient des histoires, d’autres effectuaient des tours de prestidigitation. »<br></i>Enfin, Christine, enceinte, mettra au monde son fils en Australie où –oh ! miracle!-<wbr> celui-<wbr>ci révélera des qualités psy et télékinésiques importantes, conséquences d’une mutation bénéfique.<br>Un roman vraisemblable, documenté (sauf pour le dérapage final) qui évoque avec lucidité l’âge sombre de l’après-<wbr>guerre atomique, rendu encore plus réaliste part la mise en place d’un décor familier au lecteur français</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">933</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Survie</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/survie-r929/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/survie2--2-.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Deux hommes et une femme, réfugiés dans une caverne proche d’un sommet émergé des Vosges, survivent tant bien que mal, jour après jour. Tandis qu’Anne-<wbr>Lise ramasse des champignons, que Chari s’active dans la grotte,  Jean surveille les abords avec son arc et ses flèches. La forêt est parcourue par des soldats, piliers de la dictature qui s’est installée dans les sites émergés d’une plaine d’Alsace noyée sous l’eau. Le réchauffement climatique n’a pas seulement provoqué des catastrophes écologiques mais aussi sociales. Les soldats passent sans voir les survivants : encore une journée de vie gagnée !<br></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">929</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Surprise (&#xDC;berraschung)</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-surprise-(%C3%9Cberraschung)-r927/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/surprisela.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">L’Oberleutnant T… raconte, comme l’un de ceux qui ont été acteurs sur le terrain, la nouvelle guerre de revanche préparée par l’Allemagne contre la France. T…, bien que francophile, est aussi militaire dans la grande armée allemande et convaincu par sa puissance, son organisation et par la beauté esthétique des manœuvres de la Oberste Heeresleitung (le Haut-<wbr>Commandement).<br>Abandonnant avec regret sa petite amie Erna – ce qui lui donnera l’occasion d’avoir des nouvelles de « l’intérieur », lorsqu’il se trouvera au front – , T… participe aux préparatifs d’invasion. Rassemblés en rangs épais, les guerriers teutons seront entassés dans des trains à bestiaux qui les ramènent près de la frontière lorraine, à Trèves, dans le plus grand secret :<br><i>« Peu à peu sa vitesse s’accélère, aux croisements des voies, des heurts nous rejettent les uns sur les autres, des fusils appuyés contre la paroi s’écroulent sur les casques d’acier avec un bruit de ferraille, puis le roulement qui devient plus monotone nous plonge dans un vague engourdissement. Mais il fait si chaud dans cette boîte sans air, que nous en sommes incommodés (…)Donnerwetter ! C’est trop fort. On nous a calfeutrés comme des bagnards, dans cette roulotte infecte. »<br></i>L’heure H provoquera dans tout le pays une immense surprise et sera censée agir de même sur un ennemi qui, selon les dires du Heeres Kommando, sera incapable de résister à la furia germanique :<br><i>« Toute cette colossale affaire a été étudiée dans ses plus petits détails, suivant la véritable méthode allemande. Sans entrer dans de trop longues explications, voici en quelques mots le schéma de notre attaque brusquée (…) <br>Vous en saisirez encore mieux le mécanisme quand je vous aurai dit que chez les Français règne un esprit résolument défensif, que leurs formations actives sont peu instruites, à cause de leur service à court terme. L’instruction d’ensemble</i> <i>de leur armée est inexistante et chez eux la protection contre les gaz n’est pas assurée. Respectueux des conventions de Genève, ces idiots-<wbr>là s’en remettent à des chiffons de papier pour se défendre. »</wbr></i><br>Engagé sur le terrain, en attente dans des fossés, avant de monter à l’assaut, que l’artillerie allemande ait suffisamment «amollie» les défenses adverses de la ligne Maginot, son incursion sur le champ de bataille sera considérée avec optimisme par T… , comme une promenade de santé. Il lui faudra vite déchanter. Et ce ne sont pas les injures allemandes de « Schweinhunde » (saloperies !) et «Arschloch » (trou de c...!) employées constamment par les gradés, qui changeront quoi que ce soit à l’issue de la bataille. <br>La progression des troupes allemandes est bloquée net par un épouvantable tir de barrage qui créera des vides importants autour du narrateur et forcera les adeptes de Wotan à une retraite précipitée où, incrustés dans des trous d’hommes creusés à la hâte, ils attendront dans l’angoisse la fin du déluge de fer :<br><i>« On entend des cris, des appels déchirants : A boire ! – Au secours ! – Maman, maman ! Tout à coup, un corps couché devant une maison basse se redresse : on dirait une vision de l’enfer. Le malheureux n’a plus figure humaine, son visage n’est qu’une bouillie sanglante, un hideux moignon rouge d’où le nez est</i> <i>arraché, les lèvres coupées, un œil pend hors de son orbite. Ce fantôme épouvantable tend un bras dans le vide, d’un geste vengeur qu’il paraît diriger vers moi : -<wbr> Salauds ! crie-<wbr>t-<wbr>il d’une voix rauque et comme inhumaine, criminels ! Puissiez-<wbr>vous crever tous !… »</wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>C’est de là qu’il assistera à l’utilisation d’une arme secrète, mise au point par le génie allemand, des ondes magnétiques capables d’arrêter les moteurs français. Ainsi, de nombreux avions venus à la rescousse contre des dirigeables allemands porteurs de bombes, exploseront-<wbr>ils en plein vol,  non sans avoir, au préalable, par le sacrifice héroïque des aviateurs, anéantis les engins menaçant la frontière française.<br>Les troupes allemandes progressant trop lentement, le Génie chimique, en vue d’accélérer le processus, envoie des gaz toxiques vers la frontière et au-<wbr>delà, à l’aide de ballonnets auto-<wbr>guidés. Ce fut un horrible assassinat. Avec son groupe, T… progresse dans un territoire pavé de cadavres de soldats, de civils ou d’animaux. Des villes comme Thionville ou Metz sont dépeuplées :<br><i>« Dans les abris que nous franchissons et dépassons, ce n’est que cadavres couchés, entassés les uns sur les autres, sans blessure apparente, mais déjà en décomposition. Des escouades entières sont étendues, les traits horriblement défigurés : la plupart de ces malheureux qui étouffaient sous leurs masque, l’avaient enlevé et avaient déboutonné leur capote, offrant ainsi une plus sûre proie aux gaz. Ailleurs, ce sont les bombes « Elektron » qui ont travaillé (…) <br>Les soldats, chassés au-<wbr>dehors par les flammes, avaient été aussitôt victimes des gaz, dont la plus terrible est sans contredit la fameuse « lèpre galopante » », dix fois plus active et plus dangereuse que l’ypérite. <br>Ce mélange (…) a pour propriété de provoquer instantanément des abcès purulents, il pénètre partout, à travers les murs, comme à travers les vêtements et exerce très rapidement son action corrosive. En quelques heures, celui qu’il atteint n’est plus qu’une plaie gangréneuse et la mort ne tarde pas à survenir par nécrose osseuse.»<br></wbr></i>En face de ce crime horrible, son optimisme du début a fondu. T.. comprend enfin que les Allemands sont dirigés par une bande de criminels ayant à leur tête Von Sekt et Hitler, et qu’ils mourront tous, laissant une Allemagne exsangue et dépouillée. A ce pessimisme répondent les lettres de plus en plus sinistres d’Erna. La région de l’Est de la France semblant maintenant libre d’accès (et pour cause !) les troupes d’infanterie manoeuvrent pour pénétrer plus avant dans le pays :<br><i>« Ca et là, des bûchers fument… La Lorraine est devenue une immense nécropole et ce n’est qu’au-<wbr>delà de Metz, à Pagny-<wbr>sur-<wbr>Moselle, durant un arrêt dans la gare, que j’aperçois enfin des habitants du pays, sous les espèces de quelques femmes, le visage caché par un masque, qui balayent les quais sous la surveillance de deux feldgrauen, masqués eux aussi. »</wbr></wbr></wbr></i><br>Tout à coup, une escarmouche survenue dans les bois de Kattenho (Catenom) révèle une action française de grande envergure. Le bois est si consciencieusement pilonné par l’artillerie que les divisions germaniques se dissolvent littéralement. Autour de T… s’accumulent les cadavres déchiquetés. Lorsqu’il reprend conscience c’est sur un lit d’hôpital de l’armée française. Découvert avec deux balles dans le poumon, il avait été dirigé – en dépit du fait qu’il fût allemand -<wbr> dans un lazaret du Sud de la France, par des médecins français fidèles aux valeurs de l’humanisme universel.<br>Emerveillé, T… revit, enchanté par la nature magnifique qu’il découvre autour de lui et par la bienveillance de cet ennemi qu’il avait à tort si longtemps méprisé. Il était sûr que pour lui la guerre était finie.  Elle l’était en effet, mais pas de la manière qu’il l’entendait, puisqu’il mourut le matin même sous des bombardements allemands lesquels, prétendait-<wbr>on en Allemagne, avait détruit une fabrique de munitions françaises cachée sous les oripeaux d’un hôpital militaire. L’Allemagne, s’étant mis au ban des pays civilisés, perdit la guerre et sa souveraineté.<br>« La Surprise (Überraschng) » est un roman digne d’intérêt. Truffé d’expressions en allemand (traduites), le récit évoque la lourdeur du mécanisme militaire germanique, sa haine viscérale de la France, son manque de sens moral, le cynisme de ces chefs prussiens remplis de morgue et de certitudes. En un style dépouillé, volontairement cru et provocateur, il décrit les horreurs guerrières comme Malaparte ou Barbusse, n’entrevoyant pourtant pas un seul instant le changement de perspective que devait apporter sur le théâtre des opérations la nouvelle guerre de mouvement.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="fs20 cf3 ff2"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">927</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Sur La Terre Qui Change</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/sur-la-terre-qui-change-r926/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/sur-la-terre-qui-change.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Ceci est l’histoire d’un petit groupe d’hommes qui survit à la catastrophe mondiale. Il y a Robatz, le géologue, Nelly l’infirmière, Miguel le marin, Lardy le peintre, Jemot le banquier. Ces gens ont passé leurs vacances ensemble dans un chalet de Haute-<wbr>Savoie, qui domine le lac de Genève. Malgré l’insouciance des vacances, les nouvelles sont mauvaises: inondations, raz-<wbr>de-<wbr>marée, tremblements de terre, etc. alimentent les articles des journaux. Robatz prévoit une catastrophe de grande envergure. Après s’être séparés quelque temps, ils se retrouvent, sentant confusément que le chalet sera encore leur asile le plus sûr. <br>En explorant la région, Robatz découvre une grotte préhistorique non encore visitée. Elle pourra toujours servir d’abri en cas d’urgence. Grâce à la prescience de Nelly, le groupe put gagner à temps le refuge; l’abri fut cependant fortement secoué dans son assise rocheuse, lorsque la Terre inclina légèrement son axe pour une raison inconnue.Le matin venu, le groupe sort de sa léthargie. Il constate que l’ancien monde a disparu. Un déluge quasi-<wbr>universel s’est abattu sur les côtes : les fleuves n’existent plus, les montagnes ont changé de place, et ils se retrouvent seuls au monde à quelques centaines de mètres d’une mer battant un rivage inconnu. <br>Après quelques journées d’hésitation, ils décident de marcher en direction du Sud-<wbr>Est, soit approximativement vers la Méditerranée, pour aller à la recherche d’autres hommes. Ils traversent des régions inhospitalières, rencontrent un monstre supposé disparu (le serpent de mer), un homme devenu fou, et, finalement, atteignent le  bord de la mer. Stupéfaction ! Celle-<wbr>ci s’est retirée très loin. Une grotte anciennement sous-<wbr>marine leur sert de refuge pour la nuit, malgré les homards et autres bestioles pélagiques. Dans l’obscurité, ils voient briller des feux, au loin. Des êtres humains ! L’un d’entre eux viendra à leur rencontre pour les amener devant son chef, Sirven, un homme à poigne, qui a rassemblé quelques centaines d’humains sur le site de l’ancienne ville de Nice, totalement détruite. <br>L’ambition de Sirven est de construire un poste émetteur dans le but d’évaluer le nombre d’humains survivants. Peu à peu la société se réorganise et l’on arrive à contacter Rome qui n’a subi que peu de dommages. (C’est logique puisque c’est «la ville éternelle»!). Un bateau viendra chercher nos amis pour que, à Rome, ils puissent collaborer efficacement au redressement du genre humain. Robatz se rappelant sans doute que la France dans sa réalité traversait alors la fatidique année 1938, conclut :<br><i>" Qui oserait affirmer que les grands cataclysmes qui mettent en deuil l’humanité ne sont pour elle une dure, mais utile leçon? Celui qui vient de bouleverser la planète n’est-<wbr>il pas la preuve la plus éclatante de la toute-<wbr>puissance du Créateur, de la faiblesse de sa créature, et de la vanité de nos ambitions? Que sont devenus ces</wbr></wbr></i> <i>républiques, ces royaumes, ces empires dont les guerriers s’efforçaient d’étendre les frontières ? Ne vous semble-<wbr>t-<wbr>il pas aujourd’hui qu’ils prirent une peine inutile et firent preuve d’un funeste aveuglement ? A quoi ont servi ces luttes fratricides? <br>Le morceau de boue que l’insecte humain appelait son territoire se trouve maintenant confondu avec le territoire voisin. Ses sanglants combats, tous aussi futiles que ceux des fourmis, ne lui ont pas assuré la possession de ce sol auquel il tenait tant!</wbr></wbr></i> <i>Il a suffi d’un tout petit mouvement de la terre s’inclinant sur son axe, pour que disparussent à jamais les Etats si péniblement édifiés. Fasse le ciel que la terrible leçon qui nous fut infligée porte ses fruits! Sur la terre nouvelle... Il faut que se dressent les hommes nouveaux, unissant leurs efforts pour se rapprocher d’un idéal toujours plus élevé! "<br></i>" Sur la terre qui change " est un roman  qui joue avec les déluges et les tremblements de terre. Ne se démarquant en rien de ses semblables (voir à ce sujet " le Nouveau déluge " de Noëlle Roger), il a néanmoins l’avantage de ne pas moraliser et de mettre l’accent sur le récit détaillé des conséquences de la catastrophe.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">926</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Sur L'autre Face Du Monde</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/sur-lautre-face-du-monde-r924/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/sur-l-autre-face-du-monde.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Une société humaine blottie au sein d’une cité, elle-<wbr>même calfeutrée sous terre et réchauffée par le volcanisme interne. Une cité régie avec toute la rigueur d’une science toute-<wbr>puissante et omniprésente, soumise à l’appréciation d’un conseil des Sages. Un peuple dont le comportement est calqué sur celui des fourmis ou des abeilles. Unique moyen de faire perdurer les dernières traces de civilisation humaine largement décimée par les effets d’une nouvelle glaciation mondiale.<br>Hégyr, jeune homme sensible et plus curieux que la moyenne des jeunes gens de cette société lymphatique, se voit chargé d’une mission de la plus haute importance par les Sages: celle de sortir de la cité et de vérifier si les glaciers reculent comme certains signes tendent à le prouver. Il quitte Aniéla, sa promise, s’avançant vers un sort redoutable muni de tous les perfectionnements techniques qui lui rendront la survie possible hors de la cité: casque de protection, trousse médicale, liaison radio constante:<br><i>"A chaque découverte, il avait éprouvé des joies d’enfant. La vue de la première chaîne de montagnes avait fait battre son coeur.  En elles, c’était enfin la terre, la vraie terre, qu’il voyait, la substance du monde, sa chair nue, débarrassée de son manteau d’emprunt, qui n’avait pu partout s’y accrocher. D’énormes glaciers serpentaient à la base des pics, mais de place en place, la muraille de roches se dressait, apportant pour le plaisir des yeux, la diversité de ses teintes parmi l’immensité blanche."<br></i>Il découvre que les glaciers ont fait place à une forêt qui abrite des humains primitifs, descendant des hommes restés à l’air libre au moment de la construction de la Cité. Grâce à sa science,  il sauvera la vie d’un jeune chef, Yagh, qui deviendra son ami. D’autre part, un sentiment tendre s’éveille en lui à la vue d’Eve, jeune fille primitive promise à Yagh. C’est tout un monde de sensations et d’émotions neuves, de sentiments nouveaux liés à la beauté brutale d’une nature vierge,  qui affecteront Hégyr en le transformant. Participant à une chasse à l’ours, blessé puis soigné par les sorciers, unissant son sang à celui de Yagh en signe de fraternité, Hégyr prend conscience de ce que la primitivité a de force et d’authenticité, ce qu’il oppose à la vie stérile et cloisonnée de la ruche.<br>Comme émissaire de la Cité, il est tenu de rendre compte de la situation. Les Sages ne peuvent tolérer l’existence dans l’indépendance d’une tribu d’humains rétrogrades et antiscientifiques. Ils demandent à Hégyr d’obtenir leur allégeance à un mode de vie scientifique en les plaçant sous la domination de la Cité. Hégyr ne peut s’y résoudre. Il fait une tentative pour convaincre Yagh et le reste des chefs de se soumettre à la loi bienfaisante de la cité. Ceux-<wbr>ci refuseront et ce sera la guerre. <br>La Cité envoie pour les réduire,  d’énormes machines-<wbr>robots. Yagh est fait prisonnier par l’une d’entre elles et emmené au sein de la Cité. Hégyr les suit. Il libère Yagh, se met derechef hors-<wbr>la-<wbr>loi, est capturé et attend sa sanction. Appelé par le Grand Sage mourant, il apprend avec stupeur de sa bouche que la Cité a fait son temps, qu’il a été désigné comme intermédiaire entre les primitifs et la Cité et que c’est grâce à lui que les habitants souterrains s’ouvriront à la nature libre puisque les temps ont changé :<br><i>"Nous le savons déjà! dit,  avec dépit, l’un des Maîtres. L’existence de ce peuple inconnu peut être considérée comme un affront à l’orgueil de notre science. Les siècles de recherche, de calculs et de déductions subtiles ont conduit nos ancêtres, et nous ont conduit à conclure que la planète toute entière n’était qu’un astre mort, aussi mort que le monde lunaire... Nous vivons sur cette conviction depuis des milliers d’années. Et, depuis des milliers d’années, la vie a continué de s’épanouir à la surface, narguant tous nos systèmes et toutes nos théories!"<br></i>Mais cette adaptation prendra du temps, beaucoup de temps. Le Grand Sage lui demande de résider dans la Cité afin d’assumer une nécessaire période de transition. Hégyr, fidèle à lui-<wbr>même, dit adieu à Yagh, retrouve Aniéla et referme définitivement les portes sur lui et les siens.<br>Roman sensible, composé avec une opposition très nette entre deux aspects du monde: celle des technocrates et celle des primitifs. Vision de ce que cette vie, dite "primitive" peut apporter de potentielle vitalité à une humanité défaillante. Description fouillée d’un thème qui sera souvent repris, celui de la vie en vase clos (voir à ce sujet" la Cité et les Astres" de Clarke ou "Captifs de la cité de glace" de  Gary Kilworth). Ce roman a été magistralement adapté par Pellos en bande dessinée sous le titre de " Futuropolis ".</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">924</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
