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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/39/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>La Grande Decharge</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-grande-decharge-r412/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/10-facons-d-assassiner-notre-planete_1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La Terre est devenue un gigantesque poubelle, tellement énorme que, sur tous les continents, dans toutes les villes, jusqu’aux plus petits villages, des montagnes de détritus, des murs colossaux de déchets, empêchent désormais toute communication entre les êtres humains. Or Romain est amoureux de Sabine qu’il a entrevue dans le village voisin. N’étant pas dénué d’ingéniosité, il travaillera au rapprochement des corps et des esprits, souhaitant, avec un explosif de son invention, faire disparaître l’immense obstacle qui les séparait :<br><i>« Lorsqu’on se rendit compte ce de qu’il avait combiné et qu’on voulût l’arrêter, il était déjà trop tard. L’étincelle initiale avait jailli… Dans une débauche de chaleur et de lumière, la Grande Décharge au complet fut annihilée et également, par suite d’une regrettable erreur de calcul sur les effets de la réaction en chaîne, son support : la Terre. »<br></i>L’absurdité du cumul d’ordures poussée jusqu’au délire en une métaphore transparente.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span><span class="fs20 ff2 cf3"><br><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">412</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Grande Bagarre</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-grande-bagarre-r411/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/grande-bagarre.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">A Berlin, chez le maréchal Orloff, se déroule une partie de thé à l’ambiance feutrée qui cache difficilement le danger d’une nouvelle confrontation entre l’Est et l’Ouest.. Cette nuit-<wbr>là, Daisy, la narratrice et secrétaire du généralissime Patton, chef des forces occidentales, se réveilla soudainement :<br><i>" Je n’eus pas le temps de réfléchir. Tout d’un coup, le nord-<wbr>ouest du ciel fut crevé par le jaillissement de centaines de coupoles d’une blancheur de métal en feu. J’en suis tombée à la renverse. Un roulement inouï de cataracte emplissait l’espace. "<br></wbr></i>Les Russes venaient d’enclencher le processus d’une guerre nucléaire. Il fallait quitter d’urgence l’Allemagne pour préparer la contre-<wbr>offensive. Les bombardiers occidentaux reprennent du service, les chars s’ébranlent en catastrophe, Patton veille au repli stratégique. En forçant l’encerclement russe, le général en chef parvient à gagner la frontière entre la France et l’Allemagne. Les dernières nouvelles ne sont pas bonnes ; le monde entier est à feu et à sang : <i><br>"Nos bases d’Angleterre avaient cessé d’exister. A trois heures, un tapis de bombes atomiques –plusieurs centaines – ou de bombes à l’hydrogène (on ne pouvait encore rien préciser) avait liquidé l’île britannique et l’Irlande en quelques secondes. De ces deux pays absolument plus rien ne répondait ".<br></i>Les Russes, par une attaque atomique généralisée, en pratiquant la politique du " tapis de bombes " avaient anéanti tous les centres névralgiques du monde libre. La seule possibilité pour Patton était de créer un contre-<wbr>feu, soit d’appliquer le plan " Grogy " qui visait à couper l’Europe en deux, du Danemark à l’Italie, par une lancée de bombes thermonucléaires de façon que les Russes soient obligés de stopper leur avance : <i><br>"Le cas a été prévu de longue date au plan Grogy. A  l’heure H, du Danemark à Venise, le tapis, avec une zone de réaction d’une profondeur de cent vingt-<wbr>cinq kilomètres, sera déversée (…)  Ce tapis doit interdire radicalement aux Soviets toute possibilité d’avance. "<br></wbr></i>Bien que de nombreuses capitales européennes, de grandes cités fussent broyées en ce jeu insensé, le succès du tapis de bombes ne fut pas total. Les Russes parviennent à contourner l’obstacle par la Belgique : <i><br>" Au-<wbr>dessus de la Ruhr, au-<wbr>dessus du Palatinat, le tapis est tombé, plus puissant même qu’il n’avait été prévu. Mais plusieurs centaines de bombardiers atomiques n’ont pu survoler l’objectif central. (…) Patton s’éponge : -<wbr>Trente millions de morts sans doute. Pour un coup incomplet, c’est-<wbr>à-<wbr>dire raté. Le colmatage allemand est fichu. "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i> <br>Il faut réagir. Patton, avec ses blindés et son aviation, broie tout devant lui, d’autant plus que les Soviets s’appuient sur les communistes européens qui constituent la cinquième colonne,  en cet affrontement généralisé. En de nombreuses villes, des soulèvements révolutionnaires les mènent au pouvoir où ils commettent des exactions sans nom :<i> <br>"Des cris effrayants retentissaient, des cris perçants, des cris stridents. Patton avait pris un communiste à la gorge : -<wbr> Qui crie ainsi ? Qui crie ? -<wbr>Monsieur, ce sont les femmes qui brûlent…-<wbr> Des femmes brûlaient. Les femmes des riches. Les femmes des ennemis politiques. Les femmes des tués des fossés, enfournées dans les souterrains du vieux château. "<br></wbr></wbr></wbr></i>La campagne de France débute avec difficulté.  Dans le nord du pays, les Français ripostent encore mais les bombardements continuels auront bientôt fait place nette. Là aussi, Patton tranche dans le vif: il faut " atomiser " ! Plutôt mort que rouge !, telle est sa devise : <br><i>"Patton commençait à piaffer. -<wbr>Monsieur le Président, il faudra qu’on atomise ! -<wbr> Qu’on atomise ? -<wbr> Ses yeux firent trois tours, comme dans le visage des enfants de couleur. Patton le conduisit à une grande carte d’état-<wbr>major. -<wbr>Nous tiendrons encore vaille que vaille à la Seine jusqu’à ce soir. <br>Si nous nous y accrochons plus longtemps, demain nous serons bouclés et détruits. Il faut filer. Et il faut couper. A l’est du Rhône,   aussi, d’ici quarante-<wbr>huit heures, tout sera cuit. Là encore, le barrage atomique est l’unique solution. ".<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Comme au temps de la deuxième guerre mondiale, la bataille des Ardennes sera décisive. Les Soviets repoussent l’armée de chars de Patton. Le général, plutôt que de se faire enfermer,<i> </i>fonce vers le sud où il aperçoit les fuyards que la guerre a jeté sur les routes : <br><i>" Mais c’est au-<wbr>dehors qu’est la vraie</wbr></i> <i>tragédie. Des dizaines de milliers d‘autos flambent. Des milliers de morts grillent, les chairs grésillantes, crépitantes. Des milliers de blessés, le visage cuivré par les lueurs de l’incendie, se tordent en d’horribles grimaces, parmi leurs intestins épars comme des serpents gris et verts. "<br></i>C’est une véritable vision d’apocalypse :<br><i>" Des cadavres retournés sur le ventre, noircis déjà, gonflés comme des outres, pourrissent dans des tourbillons de mouches immondes. D’autres cadavres ont été poussés pêle-<wbr>mêle dans des voitures fermées, abandonnées. On dirait qu’ils regardent par la vitre, les yeux glauques, le poil hirsute, gris-<wbr>verts. D’autres, noirâtres, découvrent des dents jaunes, dans un rictus horrible. "<br></wbr></wbr></i>Pendant ce temps, l’Amérique tergiverse et hésite à se lancer dans le conflit. Or, tout retard aggrave la situation. Les trois quarts de la France sont déjà aux mains de l’ennemi. Encore et toujours, Patton ne voit qu’une solution : celle d’atomiser. La France du Nord, puis la région parisienne formeront une seconde ligne de défense qui permettra le repli vers les Pyrénées des restes de l’armée occidentale. Les gens, mourant de faim, bloquent les seules pistes d’aviation encore opérationnelles. Une distribution de vivres aggrave la situation. Afin de dégager les abords des pistes, Patton envisage de griller les pauvres bougres au lance-<wbr>flammes !<br>Johnny, le fiancée de Daisy, est grièvement blessé dans une escarmouche aérienne. Le retrait se précipite,  alors que partout en Europe s’organise le massacre de la bourgeoisie. Patton en tire la conclusion suivante: <br><i>" Hitler voulait collaborer, avait besoin de collaborer. Alors la France restait pour l’Allemagne un partenaire éventuel, et un partenaire important. Aujourd’hui, les Soviets ont dix partenaires possibles, bien plus importants que votre pays (…) Depuis Hitler, faisait remarquer, sarcastique, Patton, plus un politicien anti-<wbr>communiste n’a eu le peuple avec lui en Europe, n’a été capable de lui insuffler une foi, une volonté, un enthousiasme.  Nous avons racheté en solde, après 1945, des lots de socialistes, embourgeoisés, ficeliers , et des prédicateurs en cravates "<br></wbr></i>L’Italie est tombée aux mains des communistes ainsi que les grandes villes du sud. La situation est désespérée car, roulant en convoi près de la Bidassoa, la colonne occidentale est attaquée, et bientôt,  la tête de Patton ornera le fût d’un canon de char. Grâce aux Russes présents sur le terrain, Daisy évitera d’être violée par les communistes français mais sera immédiatement déportée dans un kolkhoze andalou. La bride est lâchée à tous les crimes, c’est la fin de la civilisation :<br><i>"La civilisation n’est qu’un vernis qui saute au feu des grandes passions grégaires. Ces tourmentes sont comme une libération de l’animal – homme. Elles le démusèlent. Il se rue. Il retrouve son état naturel. L’état naturel de l’homme n’est pas la civilisation. La civilisation n’est qu’un accident; l’animal, c’est la substance. Après des milliers d’années de religion, de mœurs policés, l’animal, en cinq minutes, se retrouve instinctivement "<b><br></b></i>L’Europe vaincue se trouve sous la domination rouge. Partout dans le monde, à l’exemple européen, les révolutions grondent, en Afrique, au Brésil, en Amérique même,  des mouvements fomentés par des agitateurs noirs, amènent des pro-<wbr>Soviets au pouvoir. Israël est anéanti: <br><i>"La seule chose certaine que les Russes se racontaient en s’esclaffant, c’est que l’Etat juif de Palestine avait été liquidé par un tapis. Liquidation dans la ligne. (…) Moscou n’avait pas eu besoin, pour régler définitivement le problème juif d’utiliser comme Himmler des camps de concentration. Les Juifs s’étaient concentrés eux-<wbr>mêmes en Palestine ; un tapis les avait envoyés en masse et en colonne chez Jéhovah. "</wbr></i> <br>Quant à Daisy, sa journée de travail terminée, elle sert de viande à soldat. Partout, à travers le monde, s’étalent des zones mortes contaminées par la radioactivité. Un autre univers a jailli du néant :<b> </b><i><br>" Les zones occidentales qui furent atomisées, il y a deux ans et demi commencent à redevenir habitables, mais le Praesidium des Soviets a ordonné qu’on les conservât provisoirement comme zones de réserves (…) l’ancien Paris, à cause de son importance ferroviaire, a été dégagé partiellement, grâce à l’effort des travailleurs de Leningrad qui ont adopté l’ex-<wbr>capitale de la IVème République. Elle contient une cinquantaine de milliers de nouveaux habitants, slaves sans exception, campant surtout dans la banlieue. Elle s’appelle Lenina. Les Iles britanniques et l’Irlande sont restées totalement vidées de leur population civile, occupées uniquement à leur extrémité Ouest, par des installations militaires : bases sous-<wbr>marines, rampes de lancement de fusées, aviation. "</wbr></wbr></i><b><br></b>Nous connaissons les sympathies pronazies de Jean Doutreligne, alias Léon Degrelle, chef du mouvement rexiste belge durant la deuxième guerre mondiale; le lecteur ne s’étonnera donc pas des opinions professées, ici et là, dans le texte. Au-<wbr>delà de la profession de foi, il se trouvera confronté à l’un des récits les plus effrayants qu’il lui ait été donné de lire dans le champ  cataclysmique, du type " guerre totale ". L’effet de vraisemblance s’articule sur un vécu encore proche. La chair torturée, les morts par millions, l’aliénation des uns, la haine des autres, l’hypocrisie et la mauvaise foi constantes, justement concrétisées en des personnages puissants, donnent du corps à l’ouvrage. L’épouvantable machinerie d’une guerre,  peut-<wbr>être pas si future que cela, fait froid dans le dos. Un cauchemar à lire et qui sonne juste.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">411</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Grand Soir</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-grand-soir-r410/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/grand-soir.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Dans un texte rempli d’humour s’appuyant sur des illustrations en pleine page, Pataud nous offre sa vision du Grand Soir, au cours duquel la bourgeoisie est éradiquée grâce à la C.G.T. qui préconise la grève générale, tandis qu’à l’Assemblée les députés s’agitent vainement :<i><br>« La classe ouvrière vient de réaliser cette grève, alors que certains sociologues, mentors du prolétariat ne la croyaient possible que dans dix mille ans. »</i><br>Les premières mesures seront prises dans le calme ; les ouvriers électriciens et les gaziers arrêtent le travail, suivis par les cheminots. Les communications paralysées, c’est au tour des marins de se joindre au mouvement en «<i>débarquant leurs cargaisons de bourgeois. </i>»<br>A cause des abattoirs en grève, du pain uniquement servi dans les «<i> fournils des coopératives</i> <i>ouvrières »</i> et réservés aux camarades syndiqués,  pointe la famine, surtout pour les bourgeois, que les PTT, déjà<i> </i> <i>« aguerri par les luttes précédentes », </i>n’ont pas oublié. La grande vision de l’armée dont :<br><i>« Les soldats préfèrent planter là leurs officiers et se joindre aux camarades</i> <i>»</i>, complète le tableau avec<i> « des canons qui ne partent pas toujours dans la direction indiquée, (avec) nombre de culasses (qui) en éclatant, blessent les officiers au ventre…»<br></i>Les frontières sont abolies, les<i> « peuples faisant cause commune contre l’ennemi commun, le Capital.</i> <i>» </i>La société égalitaire enfin mise debout, elle ne repousse cependant pas:<i><br></i>« <i>Les puissants du monde qui, bien que tardivement, viennent demander leur admission aux syndicats. (…) Une ère de justice, d’amour, de liberté est enfin réalisée. »<br></i>Une évocation naïve de l’utopie communiste d’où sont exclus les problèmes économiques, et dont la réalité a démontré qu’elle n’a pas été historiquement à la hauteur de son idéal.</span><span class="cf1 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">410</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Grand Silence</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-grand-silence-r409/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/grand-silence-b.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La Californie, Los Angeles, à la fin du XXIème siècle. Un immense engin extraterrestre, venu d’on ne sait où,  ni comment, atterrit dans la région, provoquant une tempête de feu avec ses réacteurs. Pendant que le pompier Mike Carmichaël s’emploie à éteindre l’incendie (en y laissant sa vie), d’autres engins envahissent les grands centres urbains du monde. L’humanité, éberluée, se demande comment se passera le contact avec les premiers extraterrestres de l’histoire. <br>Elle ne sera pas déçue : des êtres énormes, hauts de huit mètres, semblables à des calmars bleuâtres, font leur apparition, enlèvent quelques terriens (et terriennes) pour les étudier, puis s’enferment dans leurs engins, se cloîtrant en un mutisme total. Les politiques sont impuissants :<b><br></b><i>"Tous ces ministres, généraux et amiraux bardés de décorations, et tous les autres aussi, toute cette foule de grands chefs hautains alignés en un solennel conclave pour ruminer interminablement la situation n’avaient servi à rien. <br>La réunion s’était achevée sans qu’aucune information significative en sorte, hormis la confirmation des atterrissages, sans qu’aucune conclusion soit tirée et sans qu’aucune décision soit prise. "<br></i>En un clin d’œil, les extraterrestres mettent l’espèce humaine à genoux, en supprimant l’électricité sur toute la terre. L’effet est immédiat et catastrophique :  les communications  s‘effondrent, les sociétés régressent en quelques semaines vers une espèce de moyen âge anarchique, les autorités constituées – armées, polices, gouvernements -<wbr> disparaissent à leur tour :<br><i>" Adieu, donc –nul ne savait pour combien de temps-<wbr> aux téléphones, aux ordinateurs, à la FM et à la télévision, aux radios réveils et aux alarmes, aux carillons de porte, aux portes de garage automatiques, au radar, aux oscilloscopes et aux microscopes électroniques, aux stimulateurs cardiaques, aux brosses à dent électriques et aux amplificateurs de toutes sortes, aux tubes à vide et aux microprocesseurs. <br>Les bicyclettes, les bateaux à rames et crayons à mine graphite n’étaient pas affectés. Les armes de poing et les fusils non plus. Mais tout ce qui avait besoin d’énergie électrique pour fonctionner était désormais inutilisable. Ce qu’on avait fini par appeler le grand Silence était tombé. " <br></wbr></i>Toute velléité de résistance est passible d’une mort immédiate  par "Pression Mentale", les Entités étant télépathes,  et donc avertis de toutes les intentions hostiles à leur égard avant même que celles-<wbr>ci ne puissent se déclencher. La seule action humaine, qui n’a eu aucun effet,  a été l’envoi d’un faisceau laser sur l’une des fusées extraterrestre à partir d’un ancien satellite en orbite, fait encore rendu possible lors d’une phase de réactivation partielle de l’énergie électrique. Leur réponse est foudroyante : en une semaine la moitié de l’humanité est éradiquée par un virus inconnu :<br><i>" Les conséquences avaient été considérables.(…) Lorsqu’on put enfin établir un bilan, il en ressortit que près de cinquante pour cent de la population du globe avait péri. (…) Aucune nation ne fut épargnée et certaines furent pratiquement rayées de la carte. Un grand Silence d’une nouvelle sorte était tombé sur la face de la terre, le silence du dépeuplement. Et quoique trois milliards d’êtres humains aient tant bien que mal réussi à survivre, très peu d’entre eux avaient encore la moindre envie de tenter ou même d’envisager une action hostile contre les Etrangers qui avaient conquis la terre. "<br></i>A partir de là, les extraterrestres dominent un peuple d’esclaves humains par l’entremise d’une force de collaboration terrestre , la " Lacon " , et s’installent  dans la durée. Leurs buts, leurs occupations, leur biologie, le sens de leur arrivée sur Terre demeurent tout aussi obscurs qu’au premier jour. Ils s’emploient à faire construire des murs gigantesques autour des principales cités du monde et bien que peu nombreux (neuf mille environ), ils déportent des populations entières dans un but inconnu :<br><i>" Il avait oublié à quel point le Mur qui ceinturait Los Angeles était vaste. Chaque grande ville avait son mur, mais celui-<wbr>ci était spécial : trente, voire cinquante mètres d’épaisseur, facile. Ses portes étaient de vrais tunnels. La masse totale de l’ouvrage était colossale. L’énergie humaine employée à sa construction – du muscle et de la sueur, de la sueur et du muscle – avait dû être phénoménale. Surtout si on considérait qu’il faisait le tour complet du bassin de Los Angeles  – il s’élançait de la vallée de San Gabriel à celle de San  Fernando, puis franchissait les montagnes pour descendre jusqu’à la côte et bouclait la boucle en passant par Long Beach –et s’élevait à presque vingt mètres de haut pour s’enfoncer d’autant dans le sol sur toute cette circonférence. (…)  A quoi servaient tous ces murs ? "<br></wbr></i>Toutes les sociétés humaines ont régressé. Après quarante ans d’occupation, peu d’humains se souviennent de ce qu’est la liberté. Les "Entités Bleuâtres" font partie du paysage terrestre, en quelque sorte. La technologie humaine a quasiment disparu. Seuls subsistent de vagues réseaux télématiques où des "rectifieurs", sortes de bidouilleurs informatiques, s’évertuent à truquer certains dossiers de condamnés contre de l’argent, en parasitant les lignes informatiques des Etrangers. <br>Mike Carmichaël, le pompier volontaire disparu, fait partie de la robuste famille des Carmichaël, établie sur les hauteurs de Santa Barbara. Réunis autour du "Colonel", l’ancêtre, les Carmichaël résistent aux envahisseurs. Ils cherchent à frapper le numéro 1, l’extraterrestre le plus puissant, en connexion télépathique avec ses semblables. <br>Ceci pouvant prendre du temps, le flambeau de la résistance est transmis d’enfants en enfants. La famille aura même son martyr en la personne de Tony appréhendé alors qu’il tentait de poser une bombe. Toute résistance aurait été inutile sans l’arrivée de Khâlid, pakistanais anglais qui, lors de son enfance malheureuse, a développé une qualité psychique particulière, celle du " non-<wbr>agir " ou " Wou-<wbr>Wei ". Elle lui permet de faire le vide parfait en son esprit, devenant par là indécelable pour les Entités. Ainsi, au temps de sa jeunesse, il avait réussi à tuer une Entité au fusil, acte sans précédent dans la nouvelle histoire de la Terre. Par les hasards de la déportation, il rejoint les Carmichaël, épouse Jill, une fille de la famille, et les aide (sans enthousiasme) à se parfaire psychiquement pour qu’ils puissent affronter les Entités.<br>Entre temps, Andy, le plus jeune des rejetons de la famille et génie informatique, a réussi à percer le secret de Borgman, le premier collaborateur informatique qui a réussi à se brancher sur la base de données des extraterrestres. Il découvre la cache du N°1. Les Carmichaël montent une opération commando soigneusement préparée en envoyant le fils de Khâlid, Rachid, tuer le N°1. L’expédition est couronnée de succès. Les Entités semblent frappées de folie, partout de par le monde. Déjà, la famille se félicite. Un peu trop tôt semble-<wbr>t-<wbr>il, puisque tout rentre rapidement dans l’ordre, le flambeau du commandement étant repris par un autre extraterrestre. Incidemment, le ranch des Carmichaël – famille depuis longtemps cataloguée dans le camp des opposants -<wbr> est bombardé par les forces de la "Lacon". Echec sur toute la ligne ! <br>L’humanité semble condamnée à végéter éternellement sous le joug de l’étranger. Quelques années plus tard, sans que rien n’ait pu le prévoir, en une nuit, les Entités plient bagage et abandonnent la Terre.  Après un moment de flottement et pour éviter l’anarchie dans laquelle sombrera inévitablement l’espèce humaine, les Carmichaël, toujours énergiques, décident de mettre leurs forces au service de la reconstruction.<br>Une œuvre de plus dans la longue production de Silverberg. La patte du vieux maître n’a pas fléchi et sa description de l’invasion par des êtres radicalement autres fait froid dans le dos de par son réalisme. Une belle histoire, mais pourquoi une famille devrait-<wbr>elle seule prétendre  à sauver le monde ?</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">409</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Grand Retour</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-grand-retour-r408/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/grand-retour.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La Terre, laissée à l’abandon dans un état de dégradation inimaginable, n’est plus habitable. L’humanité a émigré dans le système d’Alpha du Centaure et a transformé notre malheureuse planète en un musée de la faillite humaine :<br><i>" Le Nevada reste stérile. Ca ne change rien. Néanmoins les gardiens logent dans des habitations souterraines. Une usine fabrique l’air respirable. Au-<wbr>dehors, la teneur en oxygène a tellement diminué qu’elle ne suffit pas à un organisme humain. En outre, une atmosphère viciée entoure la planète et forme un matelas jaunâtre, un voile opaque interceptant les rayons du soleil. La pollution existe partout, même dans les coins les plus reculés. "</wbr></i><br>Pour surveiller ce lieu saint, des gardiens, qui sont autant de bagnards préférant vivre dans des conditions souterraines plutôt que d’expier leurs crimes dans une prison centaurienne, jouent le rôle de cicerone pour les milliers de touristes, satisfaisant à leur désir malsain de découvrir une planète morte. <br>Or, le dernier arrivage leur cause quelques soucis car certains touristes disparaissent volontairement. Lane, le gardien-<wbr>chef, soupçonne rapidement une organisation secrète d’envoyer des marginaux sur la terre dans le seul but de la rendre à nouveau habitable ce qui n’est pas du goût de l’autorité. Celle-<wbr>ci dépêche une fusée militaire  pour mater la dissidence.<br>Entre temps, le rang des marginaux a grossi. Ils ont commencé à dépolluer la planète  et convaincu certains gardiens de les rejoindre dans leur combat, parce qu’il fait meilleur vivre à l’air libre plutôt que dans des souterrains. Hile et Anway, les chefs des marginaux écologistes, passés maîtres dans l’art du combat psychologique, réduisent à néant les efforts de l’administration centaurienne. Le combat ne se fait pas sans pertes humaines puisqu’ils sont obligés de faire sauter la fusée militaire par une bombe atomique (propre !), tuant du même coup plus de mille soldats lancés contre eux. Leur action a provoqué une prise de conscience sur Alpha du centaure amenant le nouveau gouvernement à soutenir leurs projets pour rendre l’humanité à son berceau.<br>Un récit mené avec les ingrédients habituels à la série, au style approximatif, par un auteur qui s’est fait une spécialité du roman-<wbr>catastrophe déroulant, avec sa solide expérience, les poncifs les plus éculés en des phrases minimales (sujet / verbe / complément).</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">408</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Grand Ordinateur</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-grand-ordinateur-r407/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/grand-ordinateur.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">«Méfiance ! Méfiance !»  Tel est le conseil de Patrick Abrial. Se méfier des technologies nouvelles, de l’ordinateur en particulier, aux conséquences rédhibitoires et multiples. D’abord, la raison mécanique est incompatible avec le sentiment : <i><br>« Si tu écoutes la machine<br>   Si tu oublies ton cœur… »<br></i>Les séductions du progrès ne devront pas diviser les êtres humains car <i><br>« la peau de tous les hommes,  (est) noire comme du charbon »,</i> <br>c’est-<wbr>à-<wbr>dire qu’ils finiront comme  esclaves d’un travail abrutissant et pénible, serviteurs d’une dystopie mégalomaniaque dans laquelle la nature et l’amour seront abolis : <i><br>« Les petites fleurs des champs de couleur de béton, et les yeux des enfants  jamais ne souriront ».</i><br>L’artifice rejoindra l’artificiel pour emprisonner l’homme en lui faisant perdre sa liberté :<i> <br>« Le soleil sur ta tête de couleur de néon, et le ciel sur ta tête comme du goudron.</i> »<br>Le pari faustien de l’espèce humaine avec la machine lui fera gagner du temps… mais pour quoi faire ? : <br><i>« Et l’homme immortel n’aura plus jamais sommeil »</i> <br>Son essence disparue, l’homme végétera sur une terre sans âme. Quoique amplifiée par l’artiste, sa crainte repose sur un danger réel, sans quoi la CNIL n’aurait pas de raison d’être, la « mise en carte » de l’ensemble des citoyens d’un pays ayant aussi été dénoncée par de nombreux auteurs de science-<wbr>fiction, d’Orwell à Philip K. Dick.<br></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">407</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Grand Manque</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-grand-manque-r406/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/grand-manque.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24"><b>Vol. 01 : le Grand manque</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, Soleil éd., 1993, 1 album cartonné en couleurs, in-<wbr>quarto, 50pl. bande dessinée d’expression française<br>1 ère parution : 1993<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Le Grand Manque ?  C’est l’homme, disparu de la surface de la Terre suite à un conflit généralisé dans lequel seul les femmes ont survécu. Aujourd’hui, la société s’est adaptée à la situation, développant dans un milieu social strictement féminin et qui ne conserve même plus le souvenir de l’homme, toutes les tares économiques ou  politiques de ce dernier. Plutôt rétrograde (le déplacement se fait en véhicules à charbon), la société féminine à Rome (Roma) et à Moscograd (Moscou) fonctionne sur un mode théocratique et policier. La « Belle Papesse » au sommet de la pyramide coercitive,  énonce la « Loi » :<br><i>« Puis le dernier jour, Dieuze modela Eve dans l’argile de la Terre et vit qu’elle avait fait un être parfait, car elle se suffisait à elle-<wbr>même (…) et le principe féminin, qui est un principe sublime, recouvrit la Terre entière. »<br></wbr></i>Les « flickesses », des femmes hommasses et impitoyables contrôlent les individus à tous les niveaux. Les femmes sont cantonnées à leur travail et dans leurs quartiers alors que les flickesses s’adonnent toutes à des orgies et drainent la richesse du pays.  Le sexe est omniprésent. L’homosexualité, seul type de fonctionnement possible, se décline sur tous les modes : amantes/maîtresses, concubinage, (les « concubes »), viols et crimes sexuels sont quasiment légalisés. Il s’agit d’une situation universelle puisque le « Grand Manque » s’est fait sentir sur tous les continents.<br>C’est dans ce cadre que le lecteur suit l’histoire de « Belle ». Belle est une belle blonde vaporeuse, plutôt dégourdie, et qui ne se gêne pas de donner à l’amour de Rouane, une autre fille de caractère, anarchiste et amoureuse, surveillée  par l’autorité. Heureusement Belle, concube de Josyan, une flickesse moins raide et plus humaine que les autres, dispose de quelques passe-<wbr>droits, lui permettant de sauver Rouane accusée et au bord de l’emprisonnement. Tout se gâte lorsque Belle et Josyan seront invitée à participer à une orgie chez la « Capitaine », une abominable soularde, laquelle en profite pour violer Belle, avant de l’espionner. La jeune femme piégée est suivie à son insu lors de sa cavale avec Rouane. Les deux étant enfin capturées, Belle sera à nouveau libérée par Josyan qui la déclare comme étant une «3X», c’est-<wbr>à-<wbr>dire d’une composition génétique extrêmement rare qui lui permettrait d’enfanter.<br>Belle est aussitôt acheminée vers un centre de maternité où la « Belle Papesse » en personne la prend en charge, prête à lui faire part du « Grand Secret » , sachant que plus jamais la jeune femme ne sortira d’entre ses griffes. Elle sera acheminée vers la « Tour Pointue »  (une tour-<wbr>prison en forme de phallus) où elle découvre avec surprise et horreur des êtres anormaux, vieux ou déformés, avec une excroissance énigmatique sur le bas-<wbr>ventre, des hommes. Ce sont là de rares reliquats qui, depuis leur jeunesse, emprisonnés et contraints, servent de vaches à sperme pour que la société femelle puisse perdurer. Prisonniers et régulièrement traits d’une façon mécanique jusqu’à l’épuisement ou la mort, on recueille leurs éjaculats dans le but d’inséminer les rares femmes, soit des « 3X »,  encore capables de mettre au monde des enfants. Belle fera l’expérience de l’action du pénis, pénétrée à l’instigation de la Papesse, par tous les mâles présents, pendant que Rouane croupit en prison.<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><b>Vol. 02 : Pour trois gouttes de rosée</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, Soleil éd., 1993 1 album cartonné en couleurs, in-<wbr>quarto, 46pl. bande dessinée d’expression française.<br>1 ère parution : 1993<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Belle, toujours dans les bâtiments épiscopaux, surprend un secret: la papesse veut vendre une de ses meilleures unités de reproduction (un homme) à la baronne de Skandine. Découverte, elle sera jetée en prison avant d'être éliminée, la papesse voulant faire d'elle un bouc émissaire, en l'accusant de meurtre. Elle devient un "Carte Noire" acheminé dans le même fourgon que le Nhôm vendu. Le trajet ne se passera pas comme prévu car les enjeux pour récupérer le reproducteur sont très importants.<br>Passant par les montagnes des Balkans, le fourgon sera tour à tour la cible d'une unité spéciale de Bulgraves (et non Bulgares), de Ritales de la Ritalie opposées aux Bulgraves et surtout des anarchistes du groupe de la "Baleine", commandées par une Rouane libérée et qui tient absolument à retrouver Belle. Le fourgon, pris pour cible de tous côtés, vomit ses occupants. Belle s'est déjà prise de pitié et d'affection pour le monstre lequel, bien que jeune, est complètement abruti. Son seul cri est "Ejak!" et sa seule préoccupation celle de copuler. Belle apprendra donc à connaître la sensation procurée par un organe masculin, ce qui ne lui est pas désagréable. Elle s'échappe avec lui dans les hauteurs et trouve refuge auprès d'un ancien Nhôm déguisé en femme qui, grâce à ses talents de rebouteux, soigne le jeune mâle,  lui faisant progressivement prendre conscience de son environnement.  <br>Entre-<wbr>temps, les Bulgraves ont défait les Ritales, découvert le chalet, pendu le vieux et tendu un piège à Belle et à son protégé. Rouane, qui à la tête de ses anarchistes a participé au combat, est grièvement blessée. La Baleine doit intervenir en personne auprès des Bulgraves, les menaçant d'extinction si elles ne cèdent pas à sa proposition, soit l'échange du Nhôm contre Belle. Mais la transaction  dérape lorsque des Ritales rescapées, retrouvant la piste de leurs ennemies, blessent mortellement le jeune mâle qu'elles avaient pour mission de s'approprier, le prenant pour un abominable monstre. Belle retrouvera finalement Rouane qu'elle aidera à guérir.<br>Une série étonnante qui n'a pas eu le succès mérité, arrêtée au bout de deux épisodes. Pourtant la description de ces sociétés féminines d'une amoralité et d'une cruauté extrêmes qui se disputent les derniers mâles sur terre pour assurer leur survie provoque une forte impression, encore davantage mise en valeur par le dessin linéaire et les couleurs pastels de Ribera. C'est un exemple rarissime dans le domaine de la BD  de faire exploser les conventions habituelles d'une féminité considérée comme uniquement douce et gentille</wbr></span><span class="cf0 ff1 fs24"><br><b><br><br></b></span><span class="ff2 cf0 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">406</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Grand Complot De 1950</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-grand-complot-de-1950-r405/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/grand-complot-de-1950.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">L’inspecteur Bernay, mal apprécié par Dubois son chef, le Directeur de la Sûreté Nationale, ne parvient pas à le convaincre qu’un complot se trame dans les salons de la comtesse de Gallimont-<wbr>Dutheil, lors de ses dîners mondains. <br>Il est persuadé que Villemur, un intrigant, mathématicien et populiste projette un coup d’état avec plusieurs autres conspirateurs. Dubois lui demande de cesser sa surveillance. Bernay, au contraire, se fait engager comme serveur chez la comtesse, « la Belle Antoinette », feignant de partager les valeurs extrémistes de la maison. Grâce à Jean, le majordome, il y intercepte des discours équivoques tenus par Villemur à Carlin, député d’extrême-<wbr>droite :<br><i>« Tout me permet d’espérer que, mieux éclairés, mieux informés, les généraux et les amiraux, quand ils se trouveront en face du fait accompli, se rallieront à nous ; les forces militaires sont au service de tout gouvernement légal. <br>Or, tout gouvernement d’insurgés triomphants est un gouvernement légal. Un spirituel écrivain du siècle dernier l’a dit en d’autres termes : -<wbr> Lorsque les insurgés triomphent, ce sont des héros ; lorsqu’ils échouent, c’est de la canaille. »</wbr></i><br>Bernay, trouve même un pied-<wbr>à-<wbr>terre appartenant à la comtesse, une chambre de bonne située au dernier étage de l’appartement loué par Villemur. Il met ce dernier sur écoute.Se rendant à une réunion organisée par le P.N.D., le parti de Carlin, il y voit Villemur pérorer, rappelant les grandes figures du passé à son secours qui toutes, selon lui, se sont imposées par la force. A la Chambre des Députés, le gouvernement est accusé de laxisme par le comte de Saint-<wbr>Affrique, leader de la Droite, ralliant à lui le centre mou, représenté par Robin-<wbr>Matois :<br><i>« -<wbr> Si vous désirez, fit M. Robin-<wbr>Matois, que nous donnions plus d’ampleur à ce débat, avec l’autorisation de M. le Président de la Chambre (les deux hommes étaient d’accord) nous pourrions avoir une séance de nuit pendant laquelle…. Mais de tous les groupes s’élevèrent des voix : -<wbr>Non, non…, clôture !…<br>Et finalement M. Granbouriech, le fidèle des fidèles, un de ces députés qui votent toujours avec le Gouvernement quel qu’il soit, lut de sa place l’ordre du jour convenu : -<wbr> la Chambre, faisant confiance au Gouvernement pour la défense de nos libres institutions, passe à l’ordre du jour.<br>La majorité fut honorable, et c’était un succès ! M. de Marin, qui avait fini, durant le pointage, de corriger les épreuves, put déclarer aux journalistes :-<wbr> La ridicule histoire du complot P.N.D. est complètement terminée. »</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Lors d’un dernier meeting place Wagram que Dubois, qui va se coucher, considère comme insignifiant, Bernay découvre, une fois passé les filtrages mis en place, l’imminence du complot. Sous prétexte de bien couvrir les élections, Villemur a convaincu une fraction de l’armée d’organiser le coup d’état ce soir même :<br><i>« Deux mille adhérents triés sur le volet furent bientôt réunis dans la salle, où régnait un calme impressionnant ; les applaudissements éclatèrent quand M. Villemur parut à la tribune, entouré de ses principaux lieutenants, en particulier le général du Moulin et – ô surprise – le comte de Saint-<wbr>Affrique qui portait au bras gauche le brassard des P.N.D. avec trois feuilles d’acanthe d’argent, ce qui indiquait un des grands chefs de l’association. M. Villemur étendit les deux bras en avant, ce qui était la façon de saluer de la ligue, et d’une voix éclatante commença à parler. »<b><br></b></wbr></i>Plus tard, Bernay, par les toits, regagne sa chambre et sa table<b> </b>d’écoute où Villemur s’entretient avec ses complices. Par l’aubergiste Dussol qui lui doit quelque service, Bernay réunit quatre malfrats, d’anciens obligés, qui déblaieront la rue à coups de grenades, puis il arrêtera le groupe de putschistes chez Villemur. Empruntant le code personnel de l’ennemi, il annule le coup d’état par la voie des ondes. Après avoir recommandé à la comtesse de s’éclipser sans faire de vagues, laissant Villemur sous surveillance, il se rend à la caserne des Célestins où, grâce au coupe-<wbr>fil spécial « emprunté », il demande aux militaires insurgés d’attendre les ordres et de remettre leurs armes au dépôt. Puis, entrant en contact avec le colonel Rappel, un loyaliste, ami du Président, Bernay fait délivrer les prisonniers politiques des divers lieux stratégiques comme le Châtelet et le Louvre. <br>A la station de radio Gutenberg,  il rejoint le ministre de la guerre enfin libre. Parvenu à l’Elysée, il convainc le commandant Roger, un putschiste hésitant, de rentrer dans la légalité, lui promettant l’absolution de ses fautes. Ainsi, sans brusquerie, l’inspecteur se rendit maître des factieux. Dubois fut révoqué, Bernay devint le nouveau Directeur de la Sûreté tandis que Villemur, Carlin et leurs lieutenants furent traduits devant la Haute Cour de Justice.<br>Une nouvelle qui énumère les mécanismes du coup d’état militaire, grandement documenté par les tentatives de Hitler d’accéder au pouvoir en Allemagne, à travers le putsch manqué de Munich.  Le récit restait  encore une anticipation pour la France à l’époque, mais plus pour longtemps : l’instauration du régime de Vichy le fit accéder à la réalité.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">405</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Grand Chien</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-grand-chien-r404/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/grand-chien.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf5 fs24"><b>Vol.01 : le Grand chien</b></span><b><span class="cf3 ff1 fs24">, Glénat éd., 1981, coll. « Science-<wbr>fiction », 1 vol. cartonné, in-<wbr>quarto, 48 pl. noir et blanc. BD d ‘expression française<br>1 ère  parution : 1981<br></wbr></wbr></span></b><span class="cf3 ff1 fs24">A la base de White Sands est programmé un essai nucléaire. La bombe doit tomber sur un village factice lorsqu’un motard, engagé dans une course, pénètre sans le savoir dans la zone interdite. Magoo Cushing, s’étant aperçu de son erreur, tente de fuir avant que « Vulcain » ne soit lâchée. Trop tard ! Il subira, couché à terre une irradiation maximale.<b><br></b>Pour effacer « la bavure » les responsables militaires du programme hospitalisent Magoo, qui, à leur grande surprise, est toujours en vie. Les tests effectués sur sa personne montrent des résultats stupéfiants. Bien que dans le coma, le patient présente des ondes cérébrales profondément anormales.<br>McNair, un reporter risque-<wbr>tout, a eu vent de l’affaire. Déjouant la surveillance policière , il parvient à voir Magoo. <br>On le retrouvera, défenestré du cinquième étage, le lit de Cushing étant vide. Au même moment, dans la salle de contrôle des transports d’énergie à Chatanooga,  qui couvre tout l’Est des Etats-<wbr>Unis, Magoo, déguisé en policeman, s’introduit dans la place. Réduisant à l’impuissance le contrôleur, il modifie le programme de distribution, surchargeant le réseau, plongeant dans le noir absolu la côte est, puis disparaît. Lorsque la sécurité accède aux écrans de contrôle, s’y affiche un verset de l’Apocalypse de St. Jean. La traque envers le criminel est lancée.<br></wbr></wbr></span><span class="cf5 ff1 fs24"><b>Vol.02 : Mort au mètre</b></span><b><span class="cf3 ff1 fs24">, Glénat éd., 1982, coll. « Science-<wbr>fiction », 1 vol. cartonné, in-<wbr>quarto, 48 pl. couleurs, BD d ‘expression française<br>1 ère  parution : 1982<br></wbr></wbr></span></b><span class="cf3 ff1 fs24">A New-<wbr>York la vague de froid déclenchée par une activité solaire anormalement forte renforce la paralysie électrique due à Magoo Cushing, l’homme de l’apocalypse, toujours activement recherché. Au centre ville, des prêcheurs de la dernière heure apparaissent, rassemblant une foule nombreuse, au grand dam du capitaine Creighton, décidé à faire place nette. Une réunion de crise cherche des solutions à l’instabilité sociale, à la dégradation des relations internationales et donne carte blanche à Creighton pour traquer Cushing, persuadé qu’il s’en prendra dans peu au centre nucléaire d’Oconee, le plus important des Etats Unis. <br>En orbite autour de la terre, tout se présente mal pour la 13ème  mission scientifique « Laboratoire Orbital » et Dooley, l’un des astronautes,  dans sa tentative de rentrée dans l’atmosphère,  constate le dérèglement de tous les paramètres électroniques. Oconee est attaqué. Cushing y pénètre sans que l’on puisse l’arrêter.<br>Même « Puma », le robot lance-<wbr>flammes envoyé à sa rencontre échoue dans sa mission. Cushing le détourne vers des stocks de déchets radioactifs qui, en explosant, mettent hors contrôle le cœur du réacteur. La centrale est évacuée et Cushing, prenant la fuite, sera poursuivi par route et par air. Cerné et abattu, il se transformera en une immense torche humaine. Au même moment, de manière totalement irrationnelle, tous les ordinateurs militaires interconnectés défaillent, et, sous la conduite de l’ordinateur-<wbr>directeur «Big Matter », déclenchent le compte à rebours d’un lancement de missiles nucléaires sur l’URSS. <br>Le président, sollicité d’arrêter le processus à l’aide d’un code qu’il est seul à connaître, meurt d’une crise cardiaque. Alors que tout se détériore dans l’espace comme sur la terre, l’homme de l’apocalypse gît dans la neige, corps intact. Creighton, qui pense que deux précautions valent mieux qu’une, tire à nouveau sur lui, déclenchant une réaction terrifiante : Cushing se transforme en bombe thermonucléaire balayant toute vie dans une zone immense autour de lui.<br></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf5 ff1 fs24"><b>Vol.03 : le 6ème  sceau</b></span><b><span class="cf3 ff1 fs24">,  Glénat éd., 1984, coll. «Science-<wbr>fiction », 1 vol. cartonné, in-<wbr>quarto, 48 pl. couleurs, BD d ‘expression française<br>1 ère  parution : 1984</wbr></wbr></span></b><span class="cf3 ff1 fs24"><br>Les signes de l’apocalypse paraissent évidents aux sectes américaines.Magoo Cushing, appelé « le grand Chien » est attendu ardemment par ses adorateurs. Des tremblements de terre ajoutent au désordre ambiant, faisant s’écrouler le pont de Brooklyn. Dans la base de surveillance de l’Ile de White, un essai programmé se transforme en une tragique réalité : un missile opérationnel russe se dirige vers elle. La base disparaît en un éclair. Mais le plus important est que la déflagration déclenche un tsunami gigantesque qui atteindra New-<wbr>York en peu de temps. Tout en évacuant Manhattan, on espère ralentir la vague par un contre-<wbr>coup atomique dans sa direction : rien n’y fait.<b><br></b>Deux mois plus tard, un semblant de police fluviale patrouille dans des avenues transformées en canaux où, en profondeur dorment des milliers de noyés dans leurs voitures. Elle s’oppose aux sectes, transformées en forces armées, qui veulent imposer l’Armaggedon, l’ère du « grand Chien ». <br>Partout dans le monde règne la terreur : les banquises fondent, l’eau des océans monte, les suicides se comptent par millions, les épidémies se déclenchent, les pillages et l’anarchie dominent les sociétés. Les terroristes, pour fêter l’arrivée de Cushing, espèrent frapper un grand coup : détruire le centre de recherches biologiques à Manhattan et remplir l’atmosphère de miasmes indestructibles. Ce sera l’ouverture du 6 ème  Sceau.<br>Alors que le destroyer « Liberator » remonte la 5 ème  Avenue, les terroristes s’emparent des armes bactériologiques en récitant des versets tirés de l’Apocalypse. Des nuages rouges montent dans le ciel. Le soleil s’est arrêté dans sa course. A l’hôpital de Columbia, Un homme, Cushing Magoo, sort du coma durant lequel il a fantasmé tous ces événements, mais le soulagement des médecins militaires est de courte durée. Une mutation physique effroyable s’opère sur sa personne, le transformant  en un monstre surhumain « le Grand Roi d’Effrayeur» annoncé par Nostradamus, prêt à transformer la Terre en un désert.<br>«le Grand Chien » mélange allègrement données scientifiques et concepts mystiques.  Les catastrophes en séries suivent des séquences parfois difficiles à démêler. Les couleurs paroxystiques et les montages alternés expliquent (en partie) le peu de succès de cette série dessinée.</wbr></wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">404</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Goliath</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/goliath-r402/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoires-de-siecles-b.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le Maître du yacht « Energon », ancré dans la baie de San Francisco, invita des financiers à monter à bord pour leur faire part d’une importante communication. Tous ceux qui refusèrent furent, peu après, frappés de mort. Le message émanait de «Goliath» qui se proposait d’éradiquer à jamais la guerre afin «d’augmenter la joie dans le monde», prêt à éliminer physiquement tous les opposants à ce principe :<br><i>«En conséquence, j’ai pris la résolution d’intervenir et de diriger moi-<wbr>même pendant quelque temps les destinées de ce navire du monde. Je possède l’intelligence et la vaste clairvoyance d’un juge expérimenté. Disposant de la force, je me ferai obéir. Les hommes de l’univers, en se pliant à mes ordres, établiront des gouvernements qui deviendront des générateurs de gaieté. »<br></wbr></i>Au début, il fut moqué, mais lorsque sauta la flotte de cuirassés envoyée à son encontre près de l’île Palgrave, lieu de résidence de Goliath, la crainte se changea en déférence. Les Japonais, profitant du désordre ambiant, envahirent les Philippines, puis la côte Ouest des Etats-<wbr>Unis.Goliath invita le peuple de San Francisco à contempler leur défaite.<br>L’Amérique, convaincue de la puissance de Goliath, mit bas ses armes, transformant l’acier militaire en socs de charrues et locomotives, ouvrant ainsi une nouvelle ère sociale.Une dernière tentative de guerre  entre la France et l’Angleterre avorta. Tous les ministres, chefs militaires, diplomates, responsables politiques des deux bords, furent frappés à mort et les armées fraternisèrent.<br>La paix imposée par la force produisit dans les peuples des changements colossaux. On abolit le travail des enfants et l’exploitation des femmes. Le capitalisme privé devint capitalisme d’état, l’on nationalisa les outils de production. Le niveau de vie s’élevant, ramena la journée de travail à cinq heures :<br><i>«Quantité de gros bonnets furent chassés de leurs emplois, et, chose curieuse, par leurs propres confrères. A cette catégorie appartenaient les politiciens dont toute la compétence consistait à diriger des combinaisons politiques et à puiser dans l’assiette au beurre. Les pots-<wbr>de-<wbr>vin n’avaient plus leur raison d’être. Les intérêts privés ne pouvant être protégés par des privilèges, on n’essaya plus de suborner les législateurs, et ceux-<wbr>ci firent pour la première fois des lois favorables au peuple. <br>Il s’ensuivit que des hommes intègres et capables trouvèrent leur vocation grâce à la législature. Grâce à cette organisation rationnelle, on obtint des résultats étonnants. La journée de travail était de huit heures et cependant la production ne cessait d’augmenter. Elle doubla et tripla, malgré l’immense somme d’énergie déployée à la réalisation des progrès sociaux et à la réglementation du pays, autrefois plongé dans le chaos de la concurrence. »</wbr></wbr></wbr></i><br>Après s’être occupé des Etats-<wbr>Unis, Goliath se préoccupa de la paix dans le monde en utilisant son arme absolue, la mystérieuse force atomique appelée « Energon ». Le monde soumis diminua ses troupes policières et le nombre de ses tribunaux car le crime, lié surtout au capitalisme, régressait de partout :<br><i>« Le premier janvier, le monde entier désarma. Les millions de soldats, de marins et d’ouvriers des armées actives, des flottes, des innombrables arsenaux et usines destinés à la fabrication des armes de guerre, furent renvoyés dans leurs foyers. Le budget prévu pour tous ces hommes et ces coûteux engins retombait jusque-<wbr>là sur le dos de la classe ouvrière. Désormais, il fut employé à des choses plus utiles, et le monde gigantesque du travail poussa un énorme soupir de  soulagement. La police du monde, confiée à des officiers de paix, eut un rôle purement social, alors que la guerre était l’ennemie déclarée de l’humanité. »<br></wbr></i>La paix permit d’instaurer une nouvelle ère d’utopie où la procréation contrôlée, la servitude domestique laissée aux machines, le bonheur généralisé fournirent les preuves de la justesse de vue de Goliath. Plus tard, on demanda à voir le héros, le surhomme, adulé par les foules du monde entier. Il fit cadeau de son arme aux scientifiques du monde  et se dévoila. Le public fut surpris par son apparence banale :<br><i>« Sur les quais de San-<wbr>Francisco et dans les rues de la ville, on vit circuler à pieds ou en voiture, un petit bonhomme âgé de soixante ans, parfaitement conservé, au teint rose et blanc. On distinguait au sommet de son crâne une tonsure de la dimension d’une pomme. Il était myope : quand il enlevait ses lunettes, on apercevait des yeux bleus et cocasses, remplis d’un étonnement candide comme ceux d’un enfant. Il avait la manie de cligner des yeux en ratatinant ses traits ; on eût dit qu’il riait en pensant à la farce colossale qu’il venait de jouer à l’humanité en lui imposant le bonheur et le rire. »<br></wbr></i>Dépassant cependant cette apparence défavorable, il éleva une majestueuse statue à Percival Stutz – le véritable nom de Goliath -<wbr> dans la nouvelle cité mondiale d’Asgard.<br>« Goliath » est l’une des nouvelles les plus politisées de Jack London. Sa conception de l’utopie socialiste s’oppose à la haine et à l’agressivité qui empêchent le bonheur humain. Il faut éliminer ces causes qui barrent la route vers le mieux vivre, fut-<wbr>ce au prix de sacrifices importants. Une belle fable démentie hélas ! par la réalité.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">402</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
