<?xml version="1.0"?>
<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/37/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>L'offensive Des Microbes</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/loffensive-des-microbes-r436/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/offensive-des-microbes.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">En 192.., l’Allemagne, désireuse de se venger de la France, met au point dans un laboratoire soigneusement camouflé,  en Poméranie, un microbe destiné à infecter les Français, les Belges et les Anglais :<br><i>« Ludwigburg avait songé à s’adresser aux laboratoires de biologie et à leur demander s’il n‘était pas possible d’arriver à fabriquer un produit d’une virulence telle que la moindre petite plaie infectée par lui donne infailliblement la mort et que le cadavre ainsi putréfié devienne un centre de contagion terrible. »<br></i>Le professeur Von Brück en est le maître d’œuvre et, avec l’appui du<i> </i>gouvernement en la personne du Chancelier Ludwigburg, dans le plus grand secret, il prépare un cocktail microbien mortel, conditionné dans des bombes en verre, qui sera répandu sur toutes les grandes villes,  larguées par des avions civils camouflés,et sans déclaration de guerre préalable. Comme les Allemands pensent à tout, Von Bruck ne déclenchera l’opération que lorsqu’il estimera être en possession de vaccins et sérums destinés à protéger ses seuls compatriotes. <br>Paris bombardé est rapidement à genoux. L’épidémie se répand à une vitesse foudroyante en désorganisant en peu de temps la société civile. Les Français prennent conscience qu’il s’agit d’une attaque traîtresse de la part des Allemands mais ils ne peuvent y répondre puisque l’armée elle-<wbr>même est affectée :<br><i>« Les troupes, elles aussi, étaient très éprouvées. Les hôpitaux militaires, remplis tout de suite, ne pouvaient suffire à aliter le monde toujours croissant des malades. On avait même été obligé de les garder à l’infirmerie. Ils y mouraient, et leurs cadavres continuaient à propager le fléau dans les casernes. Toute avance des troupes en territoire ennemi paraissait devoir être impossible. La mobilisation se trouvait entravée. » </i><br>Lorsque le Kaiser et le Chancelier estiment le délai suffisant, ils envoient un ultimatum à la France : « Capituler sans conditions et guérir par les équipes sanitaires envoyées d’Allemagne ou périr ». La rage au cœur, les Français cèdent. Aussitôt, comme par enchantement, apparaissent des équipes allemandes, toutes sur pied de guerre et parfaitement vaccinées.  Cependant Von Brück et Ludwigburg traversant la  France sont en proie à une sombre inquiétude : partout règne le silence  de la mort. Il semblerait que les microbes allemands aient été plus efficaces que prévu :<br><i>« Déjà la mort s’installait aux carrefours. Paris prenait l’aspect d’une nécropole immense. Sur plusieurs places, des bûchers se dressaient, qui étaient destinés à brûler les cadavres ; (…) Le four crématoire de Père-<wbr>Lachaise était bien entendu insuffisant, et les grandes usines construites , il y avait quelques années, à Ivry, à Issy et au Bourget, pour détruire les ordures ménagères, étaient beaucoup trop loin et suffisaient à peine à réduire en cendres les morts de la banlieue.(…)<br>Tandis que la Bretagne, moins atteinte, ne laissait grandir le fléau que lentement, l’est, le nord et la région lyonnaise le voyaient venir avec une intensité effroyable. A Lyon, on était contraint de brûler les cadavres, mais dans le désarroi général, et pour aller plus vite, on en jetait dans le Rhône, qui les entraînait dans ses eaux tumultueuses, pour aller les déposer sur des rives plus ou moins lointaines où ils étaient de nouveaux centres d’infection. »</wbr></i><br>La même situation se répète en Angleterre et en Belgique. Les Allemands se rendent enfin compte qu’ils ne maîtrisent plus la situation, leurs vaccins s’avérant inopérants. Quand les premiers médecins allemands sont touchés à leur tour, c’est l’affolement et le repli stratégique vers leur pays ; tous les trains sanitaires retournent au-<wbr>delà du Rhin, les équipes germaniques cessant de soigner leurs ennemis. <br>Les Français, décidément très en colère, réagissent en assassinant les derniers Allemands qui résident encore en France, en menaçant le Kaiser dans sa résidence à Amerangen et en pourchassant Von Brück de leur colère, lequel meurt d’une crise cardiaque. Mais surtout, ils rendent à leurs ennemis la monnaie de leur pièce en jetant au-<wbr>dessus des villes allemandes des cadavres infectés :<br><i>« On se précipita pour constater la nature de ce nouveau bolide et quelle ne fut pas la stupéfaction des spectateurs ahuris, quand ils purent se rendre compte que la masse qui venait de s’écraser sur la chaussée n’était autre qu’un cadavre en putréfaction répandant ses organes pourris sur le sol et baignant dans une répugnante sanie. »<br></i>En Tunisie, un petit groupe de savants français, de Manoux, de Vysne, Ginestous et le professeur Mérande, de l’institut Pasteur de Tunis, se mettent  à l’œuvre. Ginestous ayant rapporté des vaccins et des souches microbiennes en provenance de Paris, ils installent leur laboratoire, par mesure de sécurité, sur un grand yacht américain et, avec l’assentiment du propriétaire, partent pour l’Afrique, autant pour fuir le péril que pour rechercher des grands singes qui devront servir de cobayes. Entre-<wbr>temps, l’épidémie entre dans sa phase explosive : les microbes n’épargnent aucun pays, éradiquant toute vie humaine en Europe, en Asie, puis en Afrique,  enfin en Amérique sans qu’une quelconque parade ait pu être trouvée :<br><i>« Bientôt l’hiver vint couvrir de son linceul de neige tous ces cadavres dispersés, seuls les loups restèrent maîtres de cet énorme territoire, trouvant dans ce vaste charnier, une nourriture facile. (…) Tous mouraient sans sépulture. Quand le dernier Russe succomba, l’humanité avait disparu de l’Europe. »</i><br>Même le groupe du professeur Mérande, pourtant bien prêt d’une solution, échouera,  puisque le bateau sombrera au cours d’une tempête. Le monde entier, de par la faute des Allemands et l’absurdité de la guerre, survivra sans l’humanité, livré aux animaux et aux végétaux qui réinvestissent les centres urbains abandonnés :<br><i>« Notre-<wbr>Dame continuait à se dresser majestueuse, inviolée par cette puissance microbienne destructrice de ces hommes qui, à des périodes troublées, avaient attenté à la beauté de ces pierres sculptées. Les microbes ne sont pas iconoclastes. Sur le parvis, la statue de Charlemagne continuait à lui tourner le dos. L’avenue de l’Opéra présentait la physionomie de ce qu’elle était jadis à quatre heures du matin. L’herbe y avait peu poussé à cause du revêtement de sa chaussée et de ses trottoirs. A son extrémité, l’Opéra intact semblait prêt à ouvrir ses portes et à recevoir un nouveau directeur disposé à y engloutir une nouvelle fortune. Sur l’esplanade des Invalides, toujours dominée par la coupole dorée de Mansart, quelques animaux demi-<wbr>sauvages paissaient tranquillement, sans se douter de l’extravagance de leur situation. Tous les quartiers présentaient la même immobilité. Seules quelques bandes de chiens errants, qui commençaient à ressembler à ceux de Constantinople, troublaient par leur course folle, la placidité et le silence des rues. »</wbr></wbr></i><br>Un roman écrit par un médecin anti-<wbr>germanique en diable, qui va au bout d’une logique de mort, très moderne dans sa philosophie, et romantique dans ses descriptions. Un ouvrage précurseur à rééditer.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">436</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Guerre Du Lierre</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-guerre-du-lierre-r434/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/guerre-du-lierre.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Trois hommes se rencontrent dans un club, poussés par la même inquiétude. Le Dr White, botaniste réputé, a constaté qu’une plante, une sorte de lierre, avait une curieuse tendance  à étirer ses lianes de façon hostile envers l’homme. Il a pu constater à quel point certains manoirs anglais en étaient déjà entièrement recouverts. Milligan, le journaliste -<wbr> archéologue,  est arrivé à la conclusion que de nombreuses cités disparues avaient justement croulées sous les assauts d’une végétation " intentionnellement " hostile. Enfin, le major Young, maire de Yeastford, commune du Delaware,  est préoccupé par un " Trou sans Fond " dans lequel croît un lierre à taches blanches Cette plante compterait déjà des cadavres à son actif, dont celui d’un chien d’un de ses concitoyens. Décidés à en avoir le coeur net, les trois hommes visitent le trou:<br><i>" Le major pivota pour s’enfuir et tomba, empêtré dans les lianes. Déjà d’autres tentacules s’allongeaient vers lui. White et Milligan se mirent à le tirer, l’ayant pris sous les aisselles, puis sortirent leurs couteaux pour faire sauter les lanières qui le maintenaient prisonnier. Mais on aurait dit que de nouvelles pousses arrivaient sans cesse pour remplacer celles qu’ils venaient de couper. Enfin le Major se trouva libéré et les trois compagnons se mirent à remonter le talus avec toute la vitesse dont ils étaient capables. "</i><br>Persuadés de l’effet nuisible de la  plante vampire, ils s’apprêtent à avertir leurs concitoyens, quand Hiram Jones, le propriétaire du terrain, menace de les faire arrêter illico pour atteinte à la propriété privée. Lorsqu’il aperçoit la plante, il se montre immédiatement désireux, en bon capitaliste, de faire fructifier sa fortune en lançant des boutures de ce lierre à travers le monde. Mais il n’en aura pas le temps : il disparaîtra avalé par la végétation! <br>Le lierre part à la conquête de Philadelphie. Empruntant le cours d’eau du Delaware, étirant au maximum ses branches, il donne l’assaut à la ville:<br><i>" Remontant Market Street, Walnut Street, Arch Street et bien d’autres rues sur la rive ouest, le lierre déployait son offensive. C’était une poussée silencieuse, pleine d’intentions meurtrières. L’un après l’autre, les policemen en service périrent, le cou encerclé par les effroyables lanières vivantes, perdant par des centaines de blessures pas plus grosses que des têtes d’épingle le fluide vital et nourricier qui s’en allait grossir le flot des énergies végétales. "</i><br>La ville se défend autant qu’elle peut, jusqu’à faire donner l’aviation et pilonner la plante avec des bombes. Mais il est très difficile de repérer le tronc principal dans ce fouillis végétal. Heureusement, White a pu créer une sorte de poison qu’il parvient à inoculer au lierre -<wbr> vampire. Les feuilles jaunissent, les lianes se dessèchent. La plante meurt et tout danger est définitivement écarté.<br>L’une des premières tentatives, à la façon des pulps, de décrire la guerre que la végétation pourrait mener contre les hommes. Le ton reste naïf, mais tous les ingrédients du motif sont réunis, que développeront avec plus de bonheur littéraire,  Miller ou Wyndham. Une nouvelle difficilement accessible en français, publiée par Régis Messac dans la toute première collection de science-<wbr>fiction moderne en 1936.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">434</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Guerre Du Froid</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-guerre-du-froid-r433/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/guerre-du-froid.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">En 2600 toute vie a disparu de la surface de la terre. C’est du moins ce que pensent les habitants de la cité souterraine de New York,  lorsqu’ils considèrent le glacier de 2500m d’épaisseur situé au-<wbr>dessus de leurs têtes.C’est à partir de l’an 2250 que la situation s’est dégradée. La terre, qui traversa un nuage de poussière cosmique, reçut un taux d’ensoleillement moindre ce qui généra une glaciation mondiale, hormis le long d’une étroite bande équatoriale. L’espèce humaine se délita, les anciennes cités furent abandonnées, les hommes, migrant vers les pays du sud, furent sauvagement refoulés par les états devenus économiquement puissants. En désespoir de cause, les survivants s’enterrèrent profondément : <br><i>« Les nouvelles villes furent bâties lentement, avec soin. Il ne fallait rien précipiter, la glace n’avançait que de quelques kilomètres par an. Le New York souterrain fut prêt en 2297, environ un siècle après l’entrée de la terre dans le nuage de poussière cosmique. Il ne restait plus alors qu’un million et demi d’habitants à New York ; des millions avaient déjà fui les hivers de plus en plus rigoureux pour se retrouver entassés et sans ressources aux frontières fermées des pays du Sud. »<br></i>Or, après trois siècles d’une vie de taupe strictement réglementée, voici qu’un groupe de jeunes gens, bravant l’interdit, s’apprête à reprendre contact avec la cité souterraine de Londres, à l’autre bout d’un océan atlantique gelé. Penser à sortir à l’air libre est un crime. Pour cela ils seront condamnés au  bannissement. Expulsés de New-<wbr>York (munis cependant de l’équipement qui leur permettra de survivre) ils entreprennent sur l’inlandsis un long voyage plein de dangers :<br><i>« C’était un monde de silence et de blancheur aveuglante. Un monde froid.  Jim se hissa sur le rebord de la bouche du puits et pénétra dans un monde nouveau, dominant une vague de panique quand il prit conscience de cette immensité. Même en pleine nuit, au clair de lune, on pouvait se rendre compte que la surface glacée s’étendait jusqu’à l’horizon. Cette vision lui coupa le souffle : il avait passé sa vie entière dans des tunnels dont le plafond n’était qu’à quelques centimètres de sa tête. Et cette blancheur ! Cette violence éblouissante des rayons de lune reflétés par les champs de neige. Le monde flamboyait, étincelait, chatoyait.»<br></i>Des signes , d’après le météorologue du groupe, prouveraient que la glaciation était en voie de régression. C’est avec hardiesse qu’ils avancent vers Londres, à 6000 km de distance. Le glacier n’est pas aussi désertique qu’il le paraît, hanté par des meutes de loups, des nomades redevenus primitifs, des rennes et des élans. Grâce aux traîneaux solaires, leur progression est aisée mais ponctuée par la mort de deux d’entre eux, l’un par ingestion d’une viande contaminée, l’autre transpercé par un javelot à pointe d’os, lancé par le chef du clan des Dooley, des barbares qui leur refusent l’accès à la mer. <br>Heureusement, au fur et à mesure qu’ils avancent, les nomades se font plus civilisés. Guidés par Kennart, un fils de chef qui traite par le mépris les autres « Inlandais », ils éviteront les traîtrises de la glace et accèderont pour la première fois depuis longtemps à la mer libre. Des pêcheurs, nomades marins, les prennent à bord de leur rafiot. La vie en mer est difficile et le jeune Jim devra utiliser toute sa science du judo pour convaincre ces êtres frustes mais honnêtes. <br>Arrivés en vue des côtes européennes après une tempête épouvantable, ils reprennent pied sur la terre gelée pour progresser en direction de Londres avec laquelle ils restent en communication radio. Les Londoniens leur expédient un comité d’accueil sous la direction du capitaine Moncrief car ils ne font pas confiance à ces voyageurs d’outre-<wbr>atlantique. La déception est grande chez nos héros lorsqu’ils apprennent qu’ils sont soupçonnés d’être des espions destinés à être liquidés. <br>Grâce à Colin, un Londonien devenu l’ami de Jim, ils éviteront le pire, mais non une bataille fratricide jusqu’à ce que – ô stupeur ! – un avion, venu d’on ne sait où, les survole et mette fin au combat. D’urgence, les deux groupes tentent de regagner Londres pour y annoncer l’arrivée prochaine d’une invasion en provenance du sud. Alors qu’à pas forcés ils piétinent dans la neige, une tempête les sépare les uns des autres. Isolés, Jim et Colin, proches de la mort, se réveillent dans une chambre d’hôpital. Retrouvés par l’avion de recherche des Etats d’Amérique du Sud, ils joueront ultérieurement le rôle de médiateur auprès des cités enfouies, car le Sud tient à réparer les fautes commises par leurs ancêtres :<br><i>« Les choses ont changé. Les nations de l’Equateur ont dressé un plan d’aide aux pays du Sud et du Nord. Nous avons beaucoup à réparer et nous avons déjà commencé. La glace bat en retraite. Dix, quinze kilomètres par an, en ce moment et le processus ira s’accélérant. Le monde va renaître. Nous devons faire en sorte que vos nations puissent récupérer leur héritage.</i> »<br>Une épopée glaciaire à destination des jeunes lecteurs. Le roman de Silverberg mené lestement en un récit plein d’action d’où sont bannis les bons sentiments,  pourra être comparé à celui de Conney (les Enfants de l’hiver), ou de Priest (L’Hiver éternel)</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">433</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Guerre Des Robots</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-guerre-des-robots-r432/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/guerre-des-robots--frachet-_2.jpg" /></p>
]]></description><guid isPermaLink="false">432</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Guerre Des Ondes&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-guerre-des-ondes-r431/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/guerre-des-ondes.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Mac Jeckson du centre des recherches nucléaires d’Yowa City constate dans le ciel la présence de curieux phénomènes lumineux, apparaissant et disparaissant soudainement. Ces flaques de lumière affectent les régions proches, les détruisant totalement.Il fait part de son inquiétude à son ami Hemson pour lui suggérer que les USA sont attaqués par une puissance étrangère, certainement allemande, à coup d’«ondes fluidiques ».<br>Hemson lui présente Kürt, un scientifique allemand pro-<wbr>américain, prêt à collaborer pour résoudre l’énigme. Il importe , si l’on veut éviter que le pays soit entièrement anéanti, de mettre un terme aux attaques vicieuses de cette «force vibratoire » :<br><i>« Il avait dit à Hemson que la terre, tout comme un corps humain, possédait un centre artériel ; qu’elle aspirait les rayons solaires, bien que cela ne fût pas reconnu par la science officielle. Il avait ajouté que la force, plus ou moins radiante, retenue dans l’hermétisme terrestre venait de se transformer en un courant magnétique qui avait parcouru les couches géologiques pour pénétrer dans la région centrale du globe, provoquant ainsi l’explosion d’une atmosphère ignée intérieure. La terre, avait-<wbr>il dit, n’est pas, ainsi qu’on le croit, une boule de feu entourée d’une croûte refroidie. Son centre est un vide au milieu duquel flotte un noyau central à l’état zéro. »<br></wbr></i>Il s’ouvre à Kürt de son intention d’entourer les Etats-<wbr>Unis d’un « mur du froid », étant de notoriété publique que l’agitation corpusculaire se ralentit à basse température.Mais les attaques de plus en plus meurtrières, saccagent le laboratoire et la maison même de Jeckson, touchant de près sa femme Dolly. Lors d’une discussion avec Kürt, Jeckson comprend qu’il est en présence de son ancien ami Franz Hertz. Devenu fou parce que sa femme a été tuée par la bombe « P » mise a point en Amérique, l’Allemand tient à prendre sa revanche à l’aide de l’appareil propre à provoquer une avalanche « d’ondes fluidiques ». La « guerre des ondes» devrait, selon lui, aboutir à la fin de l’humanité car la lune, désorbitée, se rapprocherait de notre planète jusqu’à la détruire :<br><i>«L’expérience de Franz Hertz a rompu l’harmonie universelle. La rotation de notre système solaire, qui dépendait de cette harmonie, subit maintenant un freinage susceptible d’engendrer le cataclysme céleste que nous avons à craindre. La masse lunaire ne résistera pas aux forces de dissociation. La lune risque de se fragmenter, provoquant une pluie de météores capables de détruire une partie de la vie sur la terre, tandis que d’autres météores, tels des satellites, tourneront autour d’elle, formant un anneau pareil à celui qui entoure Saturne. Mieux : rompant l’harmonie universelle sans avoir atteint une nova, les planètes peuvent devenir vagabondes et tomber les unes sur les autres. »<br></i>Le physicien tue le forcené ; déjà, il est trop tard : la machine infernale a été enclenchée et dans cinq jours au plus tard, la lune s’écrasera sur la terre. N’importe qui, à ce stade, aurait abandonné la lutte, mais pas Jeckson. Pour lui, ce délai suffira à la construction d’une grande arche stellaire sphérique – une terre en miniature-<wbr> dans laquelle quatre cents couples vogueraient vers Alpha du Centaure. Avec Hemson, il dirige les travaux. Toute l’infrastructure industrielle collabore au projet tandis que la lune, qui s’approche de la terre, fait entendre des « craquements très inquiétants ».<br>Des nouvelles alarmantes de séisme proviennent de toutes les parties du globe, dont une, émanant d’un couple de radioamateurs au sujet de leur petit enfant, qui aura le don d’émouvoir Jeckson. Bien que très occupé à la construction de son arche, il prendra le temps d’arracher cet enfant au danger des volcans en éruption. L’échéance fatale est imminente: la lune n’est plus qu’à 20 000 kilomètres de notre globe mais les magasins sont toujours approvisionnés et les gens travaillent comme jamais.<br>A l’heure H, l’arche est prête au départ. Elle s’élance dans le ciel au moment où la lune éclate signant la fin de l’espèce humaine. Ouf, sauvé ! Mais non, pas du tout, puisqu’une explosion détruit l’arche, renvoyant l’homme définitivement au néant d’où il est issu.<br>L’on comprend que le Dr. Roger de la Füye, neveu de Jules Verne, qui a préfacé l’ouvrage ne « s’en est pas remis » et qu’il attend « la suite avec anxiété… » Rien, au long de ces deux cents pages filandreuses ne vient forcer l’intérêt, ni les personnages, des marionnettes, ni l’intrigue, plate et convenue, ni les éléments scientifiques réduits à un salmigondis, ni le style, approximatif. Un ouvrage auprès duquel les romans de Richard-<wbr>Bessière peuvent prétendre au prix Goncourt. Bref, une insulte à l’intelligence.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">431</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Guerre Des Mouches</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-guerre-des-mouches-r430/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/guerre-des-mouches.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Une espèce particulière de mouches devient intelligente par mutations successives dues à son extraordinaire taux de reproduction. Elle entreprend rationnellement la destruction de l’humanité pour prendre sa place comme nouvelle espèce dominante. La lutte est relatée par l’intermédiaire d’un homme, ce qui permet à l’auteur de décrire avec maestria les états d’âme des humains devant l’invasion. On ne connaît pas les "sentiments" des mouches, ce qui donne d’elles une image de monstruosité aveugle et noire, fléau diabolique sans âme qui poursuit sans relâche et sans faiblesse son oeuvre de destruction. Tout semble implacable et irréel comme dans un cauchemar obsédant: les mouches vont supplanter l’espèce humaine.<br>L’intrigue est menée, sans temps mort. L’auteur brasse peuples et pays, idéologies et civilisations, dans un maelstrom gigantesque. Mais le tour de force principal de Jacques Spitz, est de réussir à nous faire rire dans cette tragédie qui conduit implacablement l’être humain à sa destruction. <br>Comme il paraît petit et faible, mesquin et ridicule, sensible et touchant, cet humain qui refuse obstinément de disparaître. L’auteur se délecte à l’idée de mettre à nu les travers de l’homme avec un talent d’ironiste remarquable. Tout le monde y passe, l’individu et la collectivité, l’homme de la rue et le savant, le politique et le militaire. Voici Juste Evariste Magne:<br><i>"Né à Cahors, dans le Lot, troisième fils d’un tonnelier, avait échappé de justesse au ridicule d’être nommé Charles comme son père (...) L’enfance du jeune Juste, privé de mère, se trama comme tant d’enfances malheureuses, dans les ruisseaux d’abord, sur les bancs de l’école communale ensuite... Juste Evariste accepta avec reconnaissance d’entrer dans la voie royale de la recherche scientifique par l’humble porte des garçons de laboratoire. "</i><br>Là, Evariste Magne étudie les drosophiles, ces mouches bénies du chercheur parce qu’elles multiplient à l’envie les mutations. Il devient ainsi, par hasard, l’homme le plus capable de comprendre le fléau qui naît en Indochine. Tombé amoureux de Micheline, remarquable car elle a les yeux bleus, ce qui le change des drosophiles qui les ont rouges, Juste va étudier les mouches sur place,  ces mouches dont le monde savant discute doctement pour savoir si elles sont des muscidés ou des stomoxes, alors que pour ces deux espèces <i><br>" il n’est pas plus possible de les séparer que d’enlever les Pangonies des Tabaniens, les Muliores aux Anthraciens, les Orthochiles aux Dolichopodes "</i><br>Les mouches tuent en inoculant toutes les maladies possibles et imaginables, ce qui rend la lutte des hommes contre elles difficile. Tout est essayé : incendies, DDT, papier tue-<wbr>mouches, réseaux électrifiés, miel, résine, arsenic, pétrole, lance-<wbr>flammes, fumigènes, prime pour cent mouches tuées.Or, voilà que déformé par son étude, Juste se demande brusquement si Micheline est intelligente. Question obsédante qui le préoccupe encore alors qu’il étudie une mouche, devenue "musca errabunta", et c’est le déclic: intelligence/ mouche, rapprochement fulgurant. Les mouches sont devenues intelligentes. Le monde va-<wbr>t-<wbr>il recevoir comme il convient cette fantastique nouvelle? <br>Ces satanées bestioles se mettent à porter minijupes et menacent l’URSS où elles sont considérées comme des "alliées des Trotzkistes", et l’Inde malgré l’intervention de la glorieuse Angleterre, l’Amérique et l’Europe. Les derniers combats seront menés par la vieille Allemagne sous l’impulsion du président Adolphe-<wbr>Hermann Muller qui rugissait et brandissait l’épée de Siegfried avec la lance de Wotan. L’Allemagne au-<wbr>dessus de tout ! Et particulièrement au-<wbr>dessus des mouches (devenues " Musca Sapiens ").  Et c’est le crépuscule des Dieux avec <br><i>"les batailles des jeunesses Mullériennes lancées nus, armées de torches contre l’ennemi ailé. Nudisme, carnage, incendie et orgie de saucisses, toutes les Allemagnes étaient à leur affaire. "<br></i>Tout se termine comme cela avait commencé. Dans une petite vallée danoise, Adolphe-<wbr>Hermann Muller, Juste, un cardinal, un artiste, deux vieilles paysannes et Micheline, devenue folle, sont les derniers humains. Les mouches les ont mis là pour les étudier et leur permettre de se reproduire. Mais les femmes sont vieilles ou folles et Juste sera le dernier des hommes. Lui dont la fortune avait commencé par l’étude des mouches et dont la vie s’achève en sujet d’étude pour les mouches.<br>Une oeuvre étonnante de Jacques Spitz, pleine d’ironie, de sarcasme et de terreur. Un roman précurseur du thème de l’invasion d’insectes qui menacent la suprématie humaine et dont le cinéma moderne a donné plus d’un exemple comme dans "Them", "les Insectes de feu", "Phase 4", " Arachnophobie " , etc.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">430</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Guerre Des Fees</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-guerre-des-fees-r428/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/guerre-des-fees.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le monde d’aujourd’hui rend tristes les « fées-<wbr>jadis ». Les «fées-<wbr>maintenant », électricité, vapeur,  ont envahi l’univers entier et s’en prennent à Viviane, aux esprits de l’air et de l’eau :<br><i>«Ce fut un beau concert de plaintes, Allez !!!.. Tonitru-<wbr>le-<wbr>Tonnerre montra son dos lardé de trous de paratonnerres, Rosa-<wbr>la-<wbr>Rose, ses pétales meurtries par le pilon des parfumeurs, Potamos-<wbr>le-<wbr>Fleuve sa barbe remplie par les déchets d’égouts, et ainsi de suite pour tous les protégés des fées. Indignée, l’assemblée des fées décida la guerre. Et l’on dépêcha aux hommes Wou-<wbr>Wou-<wbr>le vent pour les sommer de renoncer aux fées-<wbr>maintenant et à leurs algèbre.»<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Mais<i> «les ondes hertziennes» </i>ayant donné l’éveil, il dut battre en retraite non sans avoir pris en otage le fils du président de la République universelle, le jeune Plumm-<wbr>Pudding.Celui-<wbr>ci put de justesse donner l’alerte à Kodak-<wbr>le-<wbr>Furet et Téléscope-<wbr>le-<wbr>Borgne.<br>La guerre débute. Les fées-<wbr>jadis rangent les arbres de la forêt en ordre de bataille, que les allumettes réduisent en cendres. Pour pallier ce sort funeste, Potamos le Fleuve déverse des tonnes d’eau qui noient villes et villages tandis que dans l’océan les génies des eaux se font tailler en pièces par le cuirassé « Vobiscum ». Plumm-<wbr>Pudding, entraîné au fond de l’océan dans la ville englouti d’Ys, est sommé de se marier avec la vilaine Carabosse, sous l’œil attentif des fées. Mais son père ne l’entend pas de cette oreille. Avec son sous-<wbr>marin, il éperonne les murs de la ville détruisant les palais à coup de torpilles. Plumm, gardé par Maelström, à bord d’une baleine, est évacué vers le pôle sud, en Atlantide,  en présence de tous les personnages des contes populaires :<br><i>« Et soudain un éblouissement de pierreries et d’arcs en ciel, des coupoles d’aurores boréales, un soleil de minuit enchâssé dans un minaret de cristal… ATLANTIDE !... Tout le monde descend !…»</i><br>«Ma Sœur Anne», qui est montée sur la plus haute tour, voit avec tristesse l’artillerie des fées-<wbr>maintenant «qui flamboie». Elle aperçoit les licornes en déroute face au chemin-<wbr>de-<wbr>fer, les griffons, désarçonnés dans leur vol par l’armée des ballons dirigeables, enfin les quatre volcans qui crachent le feu. Ces éruptions, situées dans l’axe du monde, arrachent l’Atlantide de la terre pour la projeter sur Saturne. La bataille semble perdue. Le père de Plumm s’avance victorieusement sur son cheval mécanique afin de recevoir la clé du royaume des fées de la main de Viviane. Les quatre volcans seront circonscrits et le mammouth, qui a servi de monture à Plumm , découpé par la fée-<wbr>Vivisection. <br>A Paris, à l’annonce de ces nouvelles, la révolte gronde : les becs de gaz mettent la crosse en l’air, la Bastille est renversée et la colonne de Juillet force les grilles du Pudding-<wbr> Palace. Pour que la paix règne à nouveau dans la nature,  le jeune Plumm-<wbr>Pudding consent à épouser Carabosse qui se transforme illico en une adorable jeune fille.Pochade surréaliste et fantastique débridée,  à l’usage des enfants sages du début du siècle, «la Guerre des fées» n’en représente pas moins un témoignage de la modernité présente dans les lettres françaises avec «Zone» par exemple,(<i>«A la fin tu es là de ce monde ancien, Bergère, ô Tour Eiffel</i><br><i>Le troupeau des ponts bêle ce matin»</i>) ou dans les tableaux de Delaunay. Tendance qui traduit autant l’ivresse du mécanique, la disparition des mythes antiques, que la toute-<wbr>puissance de la « fée électricité ».<br>Un message présent dans la littérature conjecturale de l’époque, avant les inquiétudes liées à celle de 14-<wbr>18.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">428</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Guerre Des Fauves</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-guerre-des-fauves-r427/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/guerre-des-fauves-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Dans l’Inde mystérieuse et mystique, Nagda, une jeune fille, est enlevée par un tigre royal, sans que celui-<wbr>ci ne la touche. Elle sera libérée par William Osborne, un savant anglais spécialisé dans le domaine de la psychologie animale. Kalkar, le fiancé de Nagda, appartenant à la société des Thugs, le considérera cependant comme responsable et tuera Osborne.<br>Jug Allan Wandel, le neveu du savant, à l’esprit fragile, fouille le laboratoire du défunt puis disparaît dans la jungle, emportant avec lui des papiers. Sa rencontre précédente avec la belle Djaïzal, bohémienne et princesse à la fois, a fait basculer sa raison, le rendant éperdument amoureux de la fière Indienne. Elena Rhead, sa fiancée légitime, discrètement protégée par son chevalier servant Malo Chanteloup, accepte son sort, poursuivant son chemin en compagnie d’une troupe de Sikhs dont font également partie l’aspirant Hartley et le capitaine Jasper. <br>Ils n’iront pas très loin dans la jungle,  car la révolte s’étend dans tout le pays où de nombreux Anglais seront étranglés par des mains non-<wbr>humaines, des mains d’anthropoïdes. En route vers la région de Tchandvavana, gouverné par le maharadjah de Narmad, et qui semble être à l’origine de l’embrasement, Malo décide de faire halte dans une casemate, en pleine jungle.  Bien lui en a pris car ils est aussitôt assiégé par une armée de singes, suivie de panthères qui passent à l’attaque. Tout se passe comme si les animaux, téléguidés, s’opposaient aux hommes, principalement aux Anglais, et cela semble être le fait de l’invention d’Osborne que quelqu’un doit avoir activé :<i><br>« Tout ce qu’on  peut déduire des faits, c’est ceci : le docteur Osborne avait réussi à découvrir que ce que nous appèlerons, faute de mieux, l’âme d’un être, ou, si vous préférez un</i> <i>terme moins abstrait, la sensibilité de son cerveau, est une sorte de récepteur des influences extérieures, analogue au détecteur d’un appareil de télégraphie sans fil, que des ondes, émanées d’une source plus ou moins lointaine, stimulent, dirigent ou modifient, au gré d’un opérateur. »</i><br>C’est ce que Jasper avait déjà constaté auparavant puisque les chevaux de la petite troupe s’étaient retournés contre eux, leur refusant tout service. Terrifiés et terrés dans la casemate, les soldats demandent au major Seelay, par pigeon voyageur, de venir à leur secours. Celui-<wbr>ci, ayant arrêté le prophète Vivaravna, qui prêche l’amour universel et la tolérance, s’engage avec son armée dans une marche forcée pour délivrer les prisonniers dont le sort est de plus en plus précaire,  quand les éléphants se mettent de la partie :<i><br>« Le fracas des détonations couvrit le tumulte du dehors. A la lueur des flammes qui jaillissaient des mitrailleuses apparut confusément dans l’ombre une sorte de vague gigantesque, comme si la nuit s’était soudain condensée en masses difformes et monstrueuses. Des fragments s’en détachèrent, s’écroulèrent, d’autres vinrent culbuter par-<wbr>dessus, formant tout d’un coup une muraille énorme et pantelante. Mais un instant après, elle s’ébranla, oscilla, creva partout à la fois, laissa de nouveau passage à la ruée. Et cela vint s’abattre sur le mur du fort. »<br></wbr></i>Seelay leur recommande de creuser un tunnel sous la casemate d’où il pourra opérer la jonction. Traqués par les éléphants qui piétinent le sol au-<wbr>dessus d’eux, Malo et Elena seront sauvés d’extrême justesse. Elena, sortie de danger, écrasée de fatigue, s’endort en sécurité au bivouac lorsqu’elle est enlevée par le même tigre qui avait déjà pris possession de Nagda, et qui l’entraîne au palais de Narmad. Elle se réveille aux pieds de Djaïzal et de Jug, les véritables responsables de la révolte. <br>Devenus déments par ambition, ayant réduit à l’impuissance le roi légitime du palais, s’étant appropriés l’invention télépsychique d’Osborne, les amants diaboliques rêvent de chasser les Anglais de l’Inde,  puis de conquérir la terre entière grâce aux animaux :<br><i>« Regarde cette ligne bleue que le pouvoir des ondes psychiques pousse sur le versant de la montagne, c’est l’armée des éléphants. Elle atteint maintenant la crête, la surmonte, la déborde. Ce sera, avant quelques heures, un formidable écrasement. Que pourront les canons, les inventions du misérable génie des hommes, contre cette masse invincible ? Ah ! Djaïzal, Djaïzal ! Le ridicule petit royaume de  Narmad aura pour bornes, l’an prochain, le golfe du Bengale et les plaines mongoles !… Dans dix ans, pour l’anniversaire de nos noces, je te donnerai la terre en cadeau ! »<br></i>En attendant, le major Seelay, arrivé sur les lieux, combat toujours les éléphants, en y laissant sa vie. Rien ne semble pouvoir arrêter la masse triomphante :<br><i>« La horde, maintenant, continua sa route. Des montagnes, des forêts, des vallées. Il en venait d’autres, d’autres, d’autres toujours. La Force développait son pouvoir, dépassait les frontières, envahissait la planète, commençait d’éveiller tout là-<wbr>bas, dans les plaines chinoises, sur les plateaux tibétains, au fond des neiges afghanes, de farouches consciences animales qui aspiraient dans l’air un désir de tuerie.  La terre s’en revenait peu à peu aux terreurs des premiers âges, quand les grands mammifères en étaient les seuls hôtes et que l’homme, tremblant, se cachait au fond des cavernes pour les éviter. »<br></wbr></i>Pourtant, le sort est capricieux. L’arrivée inattendue de Malo Chanteloup sur les lieux libère Eléna et mettra un point final aux menées diaboliques des amants fous.<br>Un récit populaire d’aventures exotiques sur fond d’application scientifique. Les personnages taillés d’une seule pièce, les actions héroïques et la sauvagerie de l’Inde, s’effacent devant la force brutale des animaux ligués contre l’homme. Un récit modèle du genre.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">427</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Ranger, Apres L'apocalypse Nucleaire</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/ranger-apres-lapocalypse-nucleaire-r426/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/1_1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf5 fs24"><b>Vol. 01 : Le Prix du sang</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, Presses de la Cité éd., 1986,  coll. " Ranger " N°1, 1 vol. broché, in-<wbr>12 ème , 184 pp. couverture illustrée. roman d’expression anglaise (USA)<br>1 ère  parution :  1984    titre original : First, you fight<br>thème : société post-<wbr>cataclysmique<br></wbr></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24"><i>" Le voyageur solitaire savait qu’il se trouvait dans le sud-<wbr>ouest des Etats-<wbr>Unis, mais, après l’hécatombe nucléaire, le paysage était pratiquement le même partout : un désert de particules jaune soufre et un horizon plat, cassé ici et là par des blocs de rochers ou l’arrondi d’une colline pelée. Par endroits, les cataclysmes consécutifs aux déflagrations massives avaient nivelé des montagnes entières. (…)  Quelques villes partiellement épargnées se protégeaient des hordes sanguinaires derrière de solides remparts. Quelques cours d’eau, aussi, avaient échappé à la contamination ou retrouvé un taux de radioactivité acceptable. Défoncée, crevassée, encombrée de vestiges divers, la chaussée conservait un tracé à peu près rectiligne et Ranger filait droit devant lui en évitant toute halte inutile. Car les immenses déserts du monde post-<wbr>nucléaire étaient peuplés de pillards, de dégénérés, de mutants, de cannibales, de bêtes féroces "<br></wbr></wbr></wbr></i>Celui qui se fait appeler " Ranger " a survécu à l’apocalypse nucléaire qui a dévasté le monde. Dans une Amérique exsangue, il est à la recherche de ses trois compagnons qui, comme lui, ont été engagés au Hiagura et qui peuvent avoir survécu. Victime d’un gaz neurotoxique, il lui est resté une hypersensibilité  aux êtres et aux choses ainsi qu’une sorte de prescience, bien utile dans cette société de tous les dangers. Capable de se défendre et spécialiste en survie comme son petit camarade " le Survivant ", il nettoie une bourgade  en faisant se battre entre eux les méchants. A savoir, Moon, l’adjoint au maire, traître à Franklin Milland, l’un des chefs présumés, Zeke Aikers, le capitaine psychopathe, l’autre chef présumé, qui guettent l’arrivée d’un convoi d’armes acheminées par les " Glory Boys ", soldats défroqués, cruels et sans pitié, et qui sont à leur tour guettés par les " Krabs ", sortes de monstres mutants et dégénérés. Tout en couchant avec Bess, la tenancière du bistrot, Ranger donne rendez-<wbr>vous à tout ce beau monde en même temps au même lieu sous le prétexte fallacieux que chacun  veut tromper l’autre. <br>Pendant qu’ils s’éliminent naturellement, Ranger, avec Bess et quelques hommes décidés, délivre la population tenue jusque-<wbr>là en esclavage. Celle-<wbr>ci, libérée et armée, décime les Glory Boys. Ranger, avec le sentiment du devoir accompli, continue ailleurs sa quête.<br>Une série calquée sur celle du " Survivant " qui ne fera pas long feu ( 5 volumes seulement). L’ambiance y est à la violence et au sexe et, de tous les personnages rencontrés, on en trouve bien peu de positifs.<br></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf5 ff1 fs24"><b>Vol. 02 : Soleil de cendres</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, Presses de la Cité éd.,1986,  collection " Ranger " N°1, 1 vol. broché, in-<wbr>12 ème , 188 pp. couverture illustrée.<br>1 ère  parution : 1984   titre original : First you fight<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Ranger, en déplacement à l’intérieur de son " tapecul " dans la région dévastée de Kansas City, prend fait et cause en faveur d’un petit groupe d’hommes attaqué par les Krabs. Il s’agit d’une délégation destinée à unir la princesse Sandy de Wichita au Comte de Kansas City afin de sceller une paix définitive mais féodale entre les deux cités.  Frayling, l’ancien président cacochyme d’un ancien pays ruiné espère cependant toujours rétablir son pouvoir sur les hommes et les choses. Il se sert de Vallone, l’ennemi juré de Ranger, et d’un mutant démuni d’émotions, le Cavalier Noir, pour faire échouer la négociation, à l’aide des Krabs. Grâce à Ranger, la petite princesse se sort du péril, les Krabs sont vaincus et la démocratie réinstaurée à Kansas City. Quant au Cavalier Noir,… il n’est que blessé. Un ennemi de plus pour Ranger !<br></span><span class="cf5 ff1 fs24"><b>Vol. 03 : les Ombres de la mort</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24"> , Presses de la Cité éd.,1986,  coll. " Ranger " N°1, 1 vol. broché, in-<wbr>12 ème , 184 pp. couverture illustrée.<br>1 ère  parution : 1984    titre original : The Stalker<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Ranger, parcourant le désert nucléaire, est abordé par des "Survivalists " qui se sont donnés pour tâche d’éradiquer les monstruosités environnantes, les " Freaks ", sortes de gnomes cannibales. Ne suffisant pas à la tâche, ils envisagent d’engager le mercenaire, qui accepte. <br>Très vite, Ranger se rend compte que ses nouveaux employeurs lui mentent et lorsque son " Tapecul " est volé, il n’a plus aucun doute à ce sujet. Son voleur est une voleuse, une jeune indienne, Patwilli, (Pat)  qui deviendra ultérieurement sa maîtresse et qui l’éclaire sur ses douteux patrons. Elle lui apprend que son frère est emprisonné à Drift par Vallone qui compte répandre le neurotoxique NT77 sur toute la région. Le combat de Patwilli devient ipso facto celui de Ranger.  D’autre part, son deuxième ennemi, le Cavalier Noir, ne désarme pas. Il envoie vers Ranger une bombe humaine en la personne de son ancien ami de El Hiagura, Garcia, subjugué par hypnotisme. Son coup rate lamentablement. <br>Garcia, remis sur pieds, se joint à Ranger contre Vallone qui est assailli à coups de grenades fournies par les Indiens. Le frère de la belle est délivré, Vallone mis en fuite (encore !)  ainsi que le cavalier Noir. Ranger, quant à lui compte se refaire une santé en séjournant quelque temps dans l’hospitalière tribu de l’hospitalière Patwilli. Mais, au fait, que deviennent les Survivalists ?…<br></span><span class="cf5 ff1 fs24"><b>Vol. 04 : Le Guerrier de l’apocalypse</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, Presses de la Cité éd., 1987, coll. " Ranger " N°4, 1987, 1 vol. broché, in-<wbr>12 ème , 185 pp, couverture illustrée.<br>1 ère  parution : 1984 titre original : To kill a shadow<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Vallone, en compagnie de Crumpet , un scientifique dégénéré, a investi "Underground Lab ", une base secrète d’avant la catastrophe où il se livrent, mis à part les turpitudes commises sur ses esclaves femelles, à la mise au point de chiens tueurs (les " Bulls ") capables d’anéantir les ressortissants des deux campements qui le narguent : celui de Joe , l’ami noir de Ranger, et celui des " Frères Combattants", communauté spirituelle fondée sur la puissance d’un mage-<wbr>enfant.  C’est le Cavalier Noir , avec ses Krabs, qui les provisionne en esclaves fraîches. Ranger sauve la vie d’Ilana, l’une des combattantes du mage. Il est attendu dans ce camp comme le " guerrier de l’apocalypse " qui, selon la prophétie du Saint Livre -<wbr> en réalité un roman de kiosque de gare intitulé…. " Le guerrier de l’apocalypse"! -<wbr> les délivrera des méchants. Comme Pat, son amie indienne est aux mains des Krabs et prête à subir les avances du Cavalier Noir, cela lui donne un prétexte supplémentaire pour, avec son ami Joe, diriger la guérilla. <br>En un premier temps, il tombe dans une embuscade frôlant la mort de très près. Remis sur pied, il organise la défense des campements. Et, lorsque Vallone attaque, il réduit ses troupes à néant, blesse le Cavalier Noir, pénètre dans le labo souterrain, met fin aux expériences inhumaines de Crumpet et – vengeance suprême-<wbr> tue Vallone. Après toute cette activité il a bien mérité un peu de repos en compagnie de Pat en son campement indien. <br></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf5 ff1 fs24"><b>Vol. 05 : la Guerre de la route</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, Presses de la Cité éd., 1986,  coll. " Ranger " N°5, 1 vol. broché, in-<wbr>12 ème ,  184 pp. couverture illustrée <br>1 ère  parution : 1985   titre original : Traveler-<wbr>Road War<br></wbr></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Ranger a repris la route en compagnie du Noir Joe Orwell. Dans le village de Drift, ils croisent la piste de Manta, une jeune chef de bande d’une beauté vénéneuse, ennemie de Ranger et alliée du Cavalier Noir. Leur destin se précise le jour où Mac, un vieux chercheur d’or proche de la mort, fait un cadeau empoisonné à tout le monde. Il a découvert l’ancienne réserve d’or d’Howard Hugues, dans une montagne. Il en fera cadeau à tous en divulguant le chemin d’accès, un parcours truffé de pièges de son invention avec, en finale, un or mortel parce que irradié. Qu’importe ! Tous se précipitent vers le trésor, y compris Ranger et Joé qui espèrent, avec cet or, aider la communauté du Noir. Les embuscades se succèdent, accumulant les morts horribles de Krabs ou de cannibales dégénérés. <br>Ranger, dans son Tapecul, sauvera deux individus de la catastrophe, Linda, une douce jeune fille qui l’honorera de ses faveurs et lui révèlera le piège mortel de l’or empoisonné, et l’odieux Jamaica Jack, le mulâtre aux dreadlocks qui finira découpé en tranches par Manta après qu’il ait trahis ses amis. Ranger, capturé par Manta, ouvrira le chemin de la montagne pour elle, déjouant au fur et à mesure les divers pièges, tels que chute de rochers, trou rempli d’acide sulfurique, arc se déclenchant automatiquement, etc.<br>Linda, capturée elle aussi, mise à mort par un énorme Krab lieutenant de Manta,  sera vengée lorsque Ranger enfermera la diablesse dans le coffre de la salle au trésor où elle accumulera les rems dévastateurs. Grâce à Linda, avec l’aide de deux autres de leurs amis miraculeusement retrouvés, Hill et Margolin, en utilisant le matériel de décontamination pris aux Glory Boys, Ranger et Joe traiteront les tonnes d’or qui serviront aux développement des populations souffrantes, avant de revenir au camp indien où Pat attend son héros.<br>Avec ce volume se clôt une série qui, semble-<wbr>t-<wbr>il n’a pas eu le succès escompté, le N°6 « Enfer Indien » ayant pourtant été annoncé</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">426</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Guerre De Demain</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-guerre-de-demain-r425/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/ailes-repoussent.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Du 3 août au 4 août 1925, après un meeting aérien durant lequel le narrateur déplore que l’aviation n’intéresse personne en France, de petits groupes d’avions gris, d’origine inconnue, au fuselage blindé, bombardent des dépôts de munition, des locomotives françaises ou des hangars à zeppelin. De partout arrivent des nouvelles angoissantes :<br><i>« Partout, les lignes téléphoniques sont brisées, mais cependant la nouvelle des catastrophes qui s’abattent sur le pays se répand comme une traînée de poudre : rares sont d’ailleurs les localités quelque peu importantes qui n’ont reçu au moins une ou deux bombes, éventrant les maisons, tuant femmes, enfants, vieillards. Presque tous les trains en marche ont été attaqués et détruits : leurs débris rendent inutilisables notre réseau ferré. Les principaux ponts ont sauté dans le pays entier presque à la même seconde. Les dépôts, arsenaux, champs d’aviation, beaucoup de casernes, attaqués par les infernaux avions gris, sont devenus la proie des flammes. »<br></i>C’est l’atterrissage forcé d’un de ces engins dans un champ qui révèle leur provenance et leur but :<br><i>« A l’heure qu’il est, les colonnes d’autos chargés de fantassins, armés uniquement de fusils-<wbr>mitrailleurs, ont déjà traversé les frontières. Elles s’avancent sous la protection d’un avion éclaireur avec lequel elles sont en liaison constante. Ce soir elles auront occupé la Belgique entière et la France au moins jusqu’à Paris. Toute résistance est impossible. Nous avons la maîtrise de l’air et toutes vos armes, même si vous en parvenez à en faire usage, seront impuissantes à nous l’enlever ! Deutschland über Alles ! »<br></wbr></i>Un très court chapitre prospectif et romancé dans un ouvrage analysant les forces allemandes et la menace qu’elles font peser sur l’Europe de demain, dans lequel l’auteur pointe l’arrogance d’une Allemagne revancharde, hostile, guerrière, qui sollicite son aviation pour procéder à la victoire finale sur une France insouciante.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">425</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
