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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/36/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Histoires De Guerres Futures (Anthologie)</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/histoires-de-guerres-futures-(anthologie)-r456/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoires-de-guerre-futures.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">contient les nouvelles:<br>le Voisin (Robert Silverberg)<br>Sentinelle (Frederic Brown)<br>Honorable adversaire (Clifford D. Simak)<br>Mauvais contact (Idris Seabright)<br>Le Porte-<wbr>guigne (Mack Reynolds)<br>Mars est à nous (Alfred Coppel)<br>les tranchées de Mars (Fritz Leiber)<br>Votre soldat jusqu’à la mort (Michael Walker)<br>la Première et dernière demeure (Joseph Wesley)<br>Hymne de sortie du clergé (Fredric Brown)<br>la Ville (Ray Bradbury)<br>la Guerre est finie (Algis Budrys)<br><a href="le-sacrifie.html" class="imCssLink" onclick="return x5engine.utils.location('le-sacrifie.html')">le Sacrifié</a> (Philip K. Dick)<br><a href="la-liberation-de-la-terre-1.html" class="imCssLink" onclick="return x5engine.utils.location('la-liberation-de-la-terre-1.html')">la Libération de la terre</a> (William Tenn)<br>Champ de bataille (J.G.. Ballard)<br>Bienvenue, camarade! (Simon Bagley)<br>Si les mythes m’étaient contés (Fritz Leiber)<br>Les Défenseurs (Philip K. Dick)<br></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">456</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Histoires De Catastrophes (Anthologie)</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/histoires-de-catastrophes-(anthologie)-r455/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoires-catastrophes-b_1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">contient les nouvelles :<br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">455</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Histoire De M. Mauvette Et De La Fin Du Monde</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/histoire-de-m.-mauvette-et-de-la-fin-du-monde-r454/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoire-de-m.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le narrateur, quittant son ami Robonal, rentre chez lui, boulevard St-<wbr>Germain. Après plusieurs chutes inexpliquées, il se rend compte soudainement que ses deux pieds ont disparu. Sa femme, qu’il appelle à son aide, ne semble pas surprise de son état, se plaint elle-<wbr>même d’une hernie et lui déclare que  Léonie , leur bonne, (qu’il ne connaît pas) viendra le secourir. Le lendemain seulement, il sera impliqué dans un accident de la circulation et perdra ses deux jambes. Robonal, après plusieurs mois et après avoir discuté avec Mauvette de l’étrangeté de son état, lui présente une hypothèse acceptable rationnellement : la distorsion dans la chronologie des événements dont Mauvette a été l’épicentre, ne peut que contaminer l’univers entier. Un jour prochain, la chronologie renouera avec sa logique et, à cet instant, une perturbation temporelle maximale défera l’univers. C’est donc Mauvette, à son corps défendant, qui sera la cause de la fin du monde.<br>Une nouvelle surréaliste, étrange, qui émet pour la première fois en littérature, la théorie du chaos.<br></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">454</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Histoire De La Fin Du Monde Ou La Comete De 1904&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/histoire-de-la-fin-du-monde-ou-la-comete-de-1904-r453/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoire-de-la-fin-du-monde.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Après une courte introduction sur la nature des comètes, rocheuses ou gazeuses, et sur leur périodicité ainsi que leur influence sur les sociétés, l’auteur annonce qu’une comète viendra dans la banlieue solaire en 1904 (le roman a été écrit en 1882).<br>Découvert par l’astronome Cométard de l’observatoire de Paris, l’astre annoncé jette le trouble dans la population, provoquant la création de la « Commission Internationale  de Berne » dans laquelle siègeront entre autres, des astronomes, (Cométard, Cosmognaute, Orbitson), des mathématiciens (Cosinus), des météorologistes (Ventadouros et Ouragnos) :<br><i>« Mais que sont toutes ces commissions auprès de celle qui fut proposée par l’honorable conseiller de Schaffhouse, qui possédera pendant un temps donné le pouvoir absolu de toute la terre ! Berne, centre du monde pendant un mois ! Administration de savants universels ! Quel beau rêve pour un centralisateur ! Cantons où êtes –vous ? Le vieil ours de Berne debout sur le planisphère, un drapeau à la main, et sur le drapeau encore des ours en sautoir ! Quelle gloire, quel bonheur !</i> »<br>Avec un clin d’œil particulier de l’auteur envers un écrivain de grande stature , il complète le groupe d’étude :<br><i>« Sur la proposition du président Cosmognaute , acclamée par tous ses collègues, le poste de secrétaire en chef fut proposé à M. Jules Verne, écrivain scientifique célèbre de Paris. Malgré son grand âge, cet illustre propagateur de la science voulut bien accepter ces importantes fonctions, pour lesquelles il était si bien qualifié. Aucun savant peut-<wbr>être ne connaissait sa planète aussi bien que lui, extérieurement et même intérieurement ! »</wbr></i><br>Les travaux confirment la nature entièrement gazeuse de cette comète , ce qui constitue un très grand danger pour la Terre:<b><br></b><i>« les raies caractéristiques de l’hydrogène et du carbone sont parfaitement déterminées, aucun doute n’est possible ! (…) La comète est un gros volume d’hydrogène carbonné qui va fondre sur la Terre ! Malheureux habitants ! »<br></i>les calculs feront apparaître une conjonction de l’astre vagabond avec notre globe. Dans un délai d’un mois, la terre sera totalement immergée dans une masse de gaz hautement toxique :<br><i>« A partir de 2000 mètres de hauteur, les deux gaz seront mélangés sur une épaisseur qui atteindra 40 kilomètres ; cela donne, pour le grisou, le chiffre : Dix-<wbr>sept milliards de kilomètres cubes, en chiffre rond !<br>Voilà l’ennemi qui menace la terre ! L’épaisseur de la couche d’air pur sera égale dans tout l’hémisphère boréal, mais elle ira en augmentant à partir de l’équateur ves le pôle sud, où elle atteindra une épaisseur de 10 kilomètres pendant le moment d’équilibre. Le point exact où aura lieu le maximum d’épaisseur ne sera pas exactement le pôle sud, mais un point du cercle polaire antarctique, situé au midi de la Nouvelle-<wbr>Zélande.  En résumé, notre atmosphère prendra la forme d’un œuf dans lequel le jaune central se trouverait très près du petit bout.  La comète a un diamètre quatre fois supérieur à celui de la terre, son volume est donc soixante-<wbr>quatre fois plus grand. C’est un astre très gros ! Le temps total de l’immersion de la terre dans la masse gazeuse sera de 8 minutes. »</wbr></wbr></wbr></i><br>Des décisions devront être prises très vite, après vérification des calculs par le brave Dr. Ox de Hollande (référence à Jules Verne) qui minimise le danger. Pourtant, la comète arrivant par le nord, l’atmosphère terrestre sera violemment refoulée vers l’hémisphère austral en provoquant des vents violents et des raz de marée :<br><i>« Les côtes de l’hémisphère austral seront inondées au flux, celles du boréal au reflux de l’énorme marée. L’eau se précipitera dans toutes les vallées des fleuves qui arrivent à la mer et remontera leurs barres à plusieurs lieues en amont, en dévastant tout sur leur passage. Plus d’une plaine basse, quoique située au milieu des terres, sera transformée en mer intérieure. »<br></i>Au-<wbr>dessus de 2000 mètres, la couche d’air sera comprimée selon un facteur trois, puis le mélange détonnant d’hydrogène carboné et d’oxygène terrestre se mettra en place durant huit minutes, jusqu’au départ de la comète hors de l’orbite terrestre. Durant ces huit minutes, la Terre se trouvera en danger de mort, menacée d’exploser à la moindre étincelle.<br>La Commission de Berne, au-<wbr>delà des motions de sauvegarde telles que l’interdiction de toute spéculation en bourse à ce moment-<wbr>là, énonce les dispositions à prendre par le monde entier, d’interdire toute flamme artificielle et de prévenir toute mise à feu naturelle durant cette très courte période de temps, se réservant de s’inquiéter du cas des orages, le volcanisme  naturel n’étant même pas envisagé. Réguler les réactions humaines pourrait s’avérer plus délicat:<br><i>« A quelles extrémités vont se porter ces humains ?… C’est à faire frémir ! Spectroskof lui-<wbr>même devint tout pâle en y pensant !<br>Pianetti disait avec son accent italien :<br>-<wbr>Maladetta, sers camarades, si nous trouvons des zazérolithes dans la cométa, nous pouvons plier bagaze presto ; fera pas beau sur la terre, les derniers zours, les hommes y deviendront fous !<br>-<wbr>Qu’ils deviennent fous, ajoutait Spectroscof, qui parlait fort bien le français, comme tous les Russes, cela nous serait assez égal, ils le sont déjà beaucoup, mais ils deviendraient enragés, et comme il leur faudra nécessairement des victimes, nous serons les premiers pris. La comète étant un astre et nous des astronomes, c’est à nous la faute, si elle menace la terre, car tout astre est de notre ressort ! (…) Ce raisonnement des savants était logique. Dans toutes les calamités publiques, l’humanité cherche à décharger sa colère sur quelque victime. Autrefois les Juifs étaient des souffre-<wbr>douleur universels dans les cas d’épidémie et de disette d’argent. Comme il n’est guère possible de les rendre responsables des futurs méfaits de la comète, ce seront les malheureux astronomes qui paieront la carte ! »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Pour éviter les forts coups de vent, ils conseillent aux individus de se coucher ou de de réfugier sous terre, selon leurs possibilités. Les côtes devront aussi être désertées pour les hauteurs avoisinantes. Les icebergs, détachés de la banquise polaire, constituant un grave danger pour la circulation maritime, la navigation devra impérativement cesser. Enfin, pour éviter la foudre , l’on utilisera l’invention du professeur Ventadouros, le « paragrêle », une tige, qui envoyée dans les nuages à l’aide des ballons réquisitionnés à l’armée, empêchera les éclairs de se former. La plus importante des mesures sera l’interdiction formelle de fumer, de faire sa cuisine au feu, de se chauffer, et de continuer la fabrication des arsenaux militaires, en un mot de rendre inerte tout ce qui serait susceptible de faire éclater le grisou atmosphérique.<br>En Russie, un groupe de nihilistes, réunis dans un bar d’apparence honnête autour de demoiselle Katarina (alias l’affreuse anarchiste Dynamita) et  d’Astrolovitz, un jeune savant de l’observatoire de Moscou, autre membre anarchiste influent, ne l’entendent pas de cette oreille. Ils voient dans l’arrivée de la comète une occasion unique et définitive de régler le problème de la lutte des classes. L’action votée et approuvée par les membres du comité prévoit la montée en ballon de Dynamita et d’Astrolovitz au-<wbr>dessus de 2000 mètres pour enflammer l’atmosphère terrestre à l’aide d’une bombe au pétrole.<br>A  moins de douze jours de l’échéance fatale, la tension extraordinaire n’empêchera pourtant pas certains citoyens d’utiliser le danger à leur profit :<br><i>« Plusieurs magasins, toujours à la poursuite de nouvelles réclames, ont pris pour enseigne : </i>A la fin du monde, prix de faveur !<i><br>L’un d’eux annonce qu’à l’occasion des derniers jours de l’existence terrestre, il vendra à 30% de rabais des articles indispensables à posséder pendant le mauvais moment. C’étaient des sortes de cache-<wbr>nez, avec régulateurs de pression, permettant de respirer sous une pression quelconque, aussi ajoutait-<wbr>il dessous : Appareil recommandé par la commission internationale de Berne.<br>Un autre a pris pour enseigne : </wbr></wbr></i>A la comète <i>! »<br></i>De même, toutes les inventions modernes, téléphone, microphones, phonographes, bateaux qui se modifient en sous-<wbr>marin en cas de mauvais temps, et surtout dirigeables, seront mis en usage pour observer la situation et prémunir les populations de la catastrophe.<br>Les nihilistes,  dans un désir de vengeance,  ont encore pris la décision de prévenir la population moscovite de sa mort prochaine, deux heures avant l’explosion, grâce à un invention étonnante, une affiche dont le texte initial se transforme au bout d’un laps de temps, révélant un second texte d’une toute autre nature, à l’aide d’un système d’encre temporisateur.<br>Le ballon d’Astrolovitz est paré, la bombe en place. Sous le prétexte d’observer l’évolution du gaz à 2000 mètres d’altitude, le couple d’anarchistes s’élève dans les airs pendant que, partout à Moscou, est affichée la déclaration suivante :<br><i>« Peuple russe !<br>Le comité révolutionnaire, estimant qu’il vaut mieux pour toi disparaître que continuer à vivre dans la servitude, a, dans sa séance du 12 septembre 1904, décrété la fin du monde, utilisant à cet effet le grisou qui entourera la terre pendant le passage de la comète, aujourd’hui, 22 septembre, à 2 heures et quart du jour ! Le frère Pavel Astrolovitz, adjoint supérieur à l’observatoire de Moscou, a été chargé de l’exécution de la sentence, aidé par Dynamita Fougassief. Tel est le motif de leur départ en ballon, auquel tu viens d’assister.<br>A 2 heures et quart (longitude de Moscou) la terre sera pulvérisée de nos mains et tes chaînes tomberont pour toujours.<br>Sois-<wbr>nous reconnaissant !<br> Le Conseil Supérieur. »<br></wbr></i>Dans la panique effrénée qui s’ensuit, le général Bombardicoff avec son aide de camp Obusine, tente la manœuvre de la dernière chance en poursuivant les deux criminels. Vieil officier blanchi sous le harnais, fin aérostatier, au bout d’une longue course-<wbr>poursuite, il pourra s’approcher de si près des anarchistes qu’il n’a plus qu’à les abattre d’un coup de sabre. Mais en ce jour radieux d’un 22 septembre 1904, la comète aborde la terre. Soudain l’arrivée subit du gaz comprimé provoque des oscillations de la nacelle qui éloignent derechef Bombardicoff  des assassins. Dépité, outré, galvanisé, celui-<wbr>ci ne voit plus qu’un seul moyen d’en venir à bout : les abattre à coups de canon ! Ce qu’il fit, faisant du même coup sauter la terre :<br><i>« Prompt comme la foudre, sans que le major qui s’élance puisse l’arrêter, il (= Bombardicoff) saisit son sabre par la lame et frappe d’un geste désespéré sur l’amorce du canon…….. qui part !!!<br>….…………..<br>Un seul cri, perçant, instantané, atroce, celui de dix-<wbr>huit cent millions de créatures humaines s’éleva dans l’espace et tout fut fini !<br>La terre avait vécu !!!!<br>……………..<br>La force cosmique qui retenait les molécules attachées les unes aux autres n’a pu résister à l’explosion des dix-<wbr>sept milliards (17,000,000, 0000) de kilomètres cubes de grisou !<br>…………<br>la science avait sauvé la terre.<br>La méchanceté humaine développée par l’oppression la condamna.<br>Le sabre, toujours digne représentant des plus grandes calamités de notre globe, lui donna le coup fatal.<br>Chacun est bien resté dans son rôle jusqu’à la fin !!….. </wbr></wbr></i>»<br>Aujourd’hui encore les autres astres du système solaire peuvent contempler la magnifique masse gazeuse augmentée du poids de tous les atomes terrestres, qui orbite autour du soleil à la place de la terre.<br>Ce roman, précurseur des récits de comètes et rempli des idéaux et préjugés de son époque. L’ironie appuyée, l’humour constant, cache à peine la haine de l’auteur envers les mouvements révolutionnaires, responsables directement de la destruction du monde. Hormis quelques longueurs où il passe en revue –comme dans tout bon roman scientifique du siècle-<wbr> les progrès des sciences, l’intrigue avance lestement rendant la course-<wbr>poursuite finale digne d’un  film d’aventures. L’ambiance du texte est proche de celle dégagée par une série de cartes postales humoristiques, éditées en 1910 pour saluer l’approche de la comète de Halley.  Cet ouvrage, cité par Versins, est de toute rareté et représente vraisemblablement avec « Olga Romanoff » de Griffith (non traduit) l’une des premières tentatives (avant celle de Flammarion) de se représenter « scientifiquement » les conséquences d’une conjonction cométaires avec la terre aboutissant à sa totale destruction.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">453</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Survivante</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-survivante-r450/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/survivante--la--01.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf5 fs24"><b>Vol. 01 : la Survivante</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, Echo des Savanes/Albin Michel éd., 1986, 1 vol. cartonné, in-<wbr>quarto, 51pp. BD d’expression française.<br>1 ère  parution : 1985<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Audrey Albrespy, intrépide jeune plongeuse, remonte seule à l’air libre, au sein d’une calanque dans le sud de la France. C’est pour constater avec horreur que tous ses amis proches sont morts, ainsi que bien d’autres dans les villes qu’elle traversera. Revenant vers Paris, et sans pouvoir déterminer la cause d’une telle catastrophe, elle sent qu’elle est la dernière femme vivante au monde. <br>Parfois déprimée, parfois exaltée, elle jouera à la princesse dans une cité vidée de ses habitants mais qui offre tous les artefacts et toutes les possibilités dont on peut rêver. Elle doit pourtant en rendre compte aux serviteurs artificiels dont le monde s’était doté pour plus de commodité, et au plus puissant d’entre eux, à forme humaine : Ulysse.<br>Audrey s’installera à l’hôtel de Crillon pour y vivre une vie de luxe mais n’oublie pas, lorsque la solitude lui pèse, d’errer dans Paris et de chercher le contact avec quelqu’un par émission radio. Elle échappera aussi aux mains crochues des dignes représentants du Sénat, des zombis survivants infectés. Comme elle est jeune et a le sang chaud, la Survivante expérimente de nouvelles sensations sexuelles avec Ulysse, doué d’un organe à toute épreuve, et qui semble y prendre goût.<br>Ainsi se poursuit une vie insipide jusqu’au miracle tant attendu : l’arrivée de Stanny, un astronaute de retour sur terre, qui a capté les ondes radio d’Audrey. Commence une période de lune de miel, vite interrompue, lorsque Audrey découvre Stanny mort et éventré par Ulysse, d’une jalousie morbide. Audrey oscille au bord de la folie.<br></span><span class="cf3 ff1 fs24"><b>Vol.02 : l’Héritier</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, L‘Echo des Savanes/Albin Michel éd., 1988, 1 vol. cartonné, in-<wbr>quarto, 51pp. BD d’expression française.<br>1 ère  parution : 1987<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">La jeune femme est enceinte des œuvres de Stanny. Elle donnera naissance à un garçon appelé Jonas. L’enfant, dont l’esprit est décuplé, est élevé par Ulysse qui le sépare d’avec sa mère. Plus tard, il concevra une haine implacable pour le robot qu’il désire anéantir. But difficile, puisque Ulysse est en connexion permanente avec les systèmes électroniques de toute la planète et donc, quasi-<wbr>indestructible.<br>L’autre objectif de Jonas est de retrouver sa mère Il s’évertue à contrer les robots,  se présentant devant Ulysse sous la forme d’un hologramme ou prenant la fuite dans les rues de Paris.Aude entre temps, toujours prisonnière, a pris un bain dans la Seine. Elle y fait la connaissance de créatures nouvelles – peut-<wbr>être d’origine extraterrestre -<wbr>  sortes de phallus à pseudopodes, qui s’attachent à elle au propre comme au figuré. <br>D’abord écoeurée, puis confiante, elle dispose l’une de ces créatures dans un aquarium gigantesque et s’adonne avec elle – histoire de la voir de plus près !-<wbr> à des caresses sexuelles prolongées ce qui a pour effet de faire sortir Ulysse de ses gonds,  lequel, non seulement tue cette créature, mais réprimande avec férocité la jeune femme. <br>Jonas, traqué par des robots policiers, autres avatars d’Ulysse, blessé près du centre Beaubourg, sera finalement sauvé par sa mère, opportunément arrivée sur les lieux. Les deux êtres humains s’enfuient.<br></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><b>Vol.03 : la Revanche</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, l’Echo des Savanes/Albin Michel éd., 1988, 1 vol. cartonné, in-<wbr>quarto, 51pp. BD d’expression française.<br>1 ère  parution : 1988<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Pour se mettre hors d’atteinte d’Ulysse, ils tentent de rejoindre la station orbitale autour de la terre où survivent encore trois hommes et une femme, tous cosmonautes. A peine accueillis à bord, ils se rendent compte que ces survivants  sont psychiquement déviants, soumis à leurs instincts les plus vils, désireux de sexe, et voulant adjoindre Aude à leurs ébats. Grâce à Jonas qui convainc Horst, l’un des moins atteints, ils prennent la décision de retourner sur terre, atterrissant en catastrophe dans un lieu désertique. <br>Bien que leurs rapports mutuels soient toujours aussi violents, ils passent entre eux une sorte d’alliance tactique pour rejoindre un endroit civilisé. Ils se reposeront dans un bateau échoué près de la côte. Rhéa, la jeune astronaute noire, nymphomane et sournoise, entretient leur haine mutuelle jusqu’à ce que, l’un après l’autre, ils soient tous éliminés ce qui n’épargnera pas non plus la vie de Rhéa. A nouveau, Aude et Jonas se retrouvent sur terre, sous la surveillance active d’Ulysse qui a eu vite fait de les retrouver.<br></span><span class="cf3 ff1 fs24"><b>Vol.04 : l’Ultimatum</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, l’Echo des Savanes/Albin Michel éd., 1991, 1 vol. cartonné, in-<wbr>quarto, 51pp. BD d’expression française.<br>1 ère  parution : 1991<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Retour à Paris. Jonas ronge son frein. Aude sert de sujet d’étude pour Ulysse qui essaye de saisir la psychologie sexuelle des humains en lui faisant revivre, attachée et nue, ses premières expériences amoureuses. <br>Jonas, pour tuer le temps, se promène dans la ville abandonnée mais non vide : les petits amis extraterrestres d’Aude sont toujours là et veillent au grain. Jonas veut à tout prix arrêter la main mise d’Ulysse sur les deux derniers représentants humains sur terre. Ceci est urgent car le comportement d’Aude qui s’adonne à la boisson et au sommeil cataleptique, est de plus en plus erratique, ses sentiments oscillant entre l’amour et la haine, Jonas découvre que les petits extraterrestres ithyphalliques sont capables de projeter un acide corrosif qui fait fondre les carcasses électroniques des oppresseurs. <br>Mais Ulysse a décidé, une fois pour toute, de se débarrasser de Jonas en déchaînant contre lui tous les robots-<wbr>policiers de la capitale. L’adolescent succombera malgré l’aide que lui apportent ses petits alliés. Aude, mis au courant de la situation n’a plus qu’une seule idée en tête : le suicide ! Se revêtant de sa plus belle robe, elle se dirige vers la Seine, pourchassée par les sbires électroniques du dictateur. Pourtant ses amis lui réservent une surprise de taille,  un destin grandiose et étonnant. Agglutinés autour d’elle, ils opèrent en son corps une métamorphose. Dotée d’une paire d’ailes, elle prendra son essor avec eux pour l’espace intergalactique, laissant la terre aux mains mécanisées d’Ulysse.<br>« la Survivante » est une belle série graphique, somptueusement dessinée par Gillon qui y mêle adroitement érotisme, science-<wbr>fiction et son amour de Paris. Sur fond cataclysmique se déroule l’épopée de la dernière jeune femme en proie à des monstres cruels et pervers. Le lecteur, voyeur complice, se plaît à observer Aude dans ses ébats contre nature, à suivre le génie-<wbr>enfant Jonas dans sa lutte contre les machines, à admirer la restitution des lieux archétypiques et culturels d’un Paris livré à l’abandon. Une bande dessinée qui témoigne de la maturité et de la virtuosité de son auteur.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf5 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">450</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Helene Au Xxveme Siecle</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/helene-au-xxveme-siecle-r448/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/homme-qui-va-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">En royaume d’Utopie, au XXVème siècle, la Terre est réunie  en une fédération de républiques. Vivant en paix, elle a confié son sort  à Jacques Pavie, président de la "<i>fédération républicaine du monde</i>." A son rival indien déçu, Diwan Gengli, l’on avait confié "le tiers de la police du monde", soit deux millions d’hommes armés répartis sur toute l’Asie. Les deux hommes s’estimaient. L’un comme l’autre,  pourtant intelligent et cultivé,  se laisse subjuguer par une femme, Hélène de Tarse, qui préfère Pavie  <i>"non seulement pour sa qualité de blanc, mais aussi pour son irrésistible regard de Don Juan et son front dominateur. </i>" <br>Gengli en conçut une amertume, une jalousie, une rage qui le firent employer la force pour ravir la pure beauté à son adversaire, dût-<wbr>il pour cela bouter le feu à un monde en paix:<br><i>" Trois jours après, cinq cents avions et cinquante dirigeables couvraient la face de la France. D’un ciel d’horreur, strié de feux tragiques, tombaient de longs et tumultueux éclairs qui électrisaient et calcinaient des bourgs entiers. La ville parlementaire en était toute criblée. On eût dit de longues épées de flamme perçant le cœur du monde. La tour de l’hôtel d’Etat croula avec un fracas de tonnerre. Plus loin, une explosion fit sauter l’unique fabrique de munitions du monde. Un cratère se creusa soudain à trois cents pieds sous terre, et toute l’Europe en trembla.(…) Cinq millions de cadavres encore chauds et de blessés couvraient l’Europe "</i><br>Est-<wbr>il besoin de dire que Gengli ne l’emporta pas au paradis, que Hélène préféra s’immoler plutôt que de lui céder, et qu’il mourut son forfait accompli ? Même en pays de cataclysme les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets…</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">448</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Haut! Les Ailes</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/haut-les-ailes-r446/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/haut-les-ailes.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Les carnets de vol du lieutenant Saint-<wbr>Bris et de son mécanicien l’Alsacien Kaufmann forment la trame de l’ouvrage ; notes prises au jour le jour par un pilote, chef d’escadrille, durant la première Guerre Mondiale, et qui relatent sa lutte contre les éléments, les impondérables techniques,  ou les Allemands envahissant la France. Sa mission consiste à récupérer des informations pour en informer les lignes arrière ou à bombarder des zones stratégiques, pour retarder la poussée des Prussiens.<br>D’une audace folle, à l’instar de ses autres amis pilotes, le regard fixé sur la ligne bleue des Vosges, animé d’un patriotisme ardent, Saint-<wbr>Bris construit à lui seul l’épopée moderne.Parti du territoire de Belfort, il survole l’Alsace occupée et ses villages chatoyants, il suit de là-<wbr>haut les manœuvres des zeppelins teutons qui souillent notre beau ciel d’azur en y semant la mort et la destruction. Ses vols l’amènent, en un premier temps, avec ses mitrailleuses, à faire le coup de feu contre trois zeppelins. L’un sera immédiatement abattu et s’écrasera dans la plaine d’Alsace. Les deux autres prendront la fuite. Lors de sa poursuite, l’avion de Saint-<wbr>Bris sera criblé de balles, lui imposant un atterrissage forcé dans une des clairières de la forêt de Boerenwald. Ce qui lui vaudra l’aide des autochtones, notamment celle de la belle Colette de Tichemont avec ses yeux bleus :<br><i>« Soudain la porte du fond de la salle de billard s’ouvre, et dans l’encadrement une silhouette fine et élégante de jeune fille apparaît. Est-<wbr>elle jolie ? je ne sais. Mais l’ensemble est séduisant, fait de grâce, de jeunesse, et de ligne aristocratique.<br>-<wbr>Colette, dit M. de Tichémont, qui regarde comme moi s’avancer la jeune fille, je te présente le lieutenant  Saint-<wbr>Bris, officier aviateur, arrivé tout droit de France en descendant du ciel !<br>-<wbr>Monsieur, répond une voix charmante, à ce double titre soyez le bienvenu.<br>Et la poignée de main est à la fois douce et énergique, tandis que les yeux bleus sont résolus et vaillants comme le sont les yeux d’Alsacienne…. »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Ceci lui permettra d’aller au bout de sa mission, soit de faire exploser un  pont, privant les envahisseurs  d’une grande voie d’accès en territoire français. L’avion réparé, Saint-<wbr>Bris reprendra l’air difficilement, se délestant de tout poids superflu :<br><i>«L’avion semble monter péniblement. Les sapins se précisent. Ils émergent du brouillard. J’ai l’impression rapide que je ne passerai pas, que nous allons nous écraser dessus…. Brutalement, je pousse à droite et à fond la direction et le gauchissement. L’avion projeté sur l’aile fait presque un demi-<wbr>tour sur lui-<wbr>même. Mais devant moi, dans la nouvelle direction, j’ai vu une trouée entre deux sapinières moins hautes. Je pique dessus en cabrant désespérément. Nous passons juste. J’aperçois, en me penchant, le train d’atterrissage qui frôle la cime des sapins tandis que les roues continuant leur mouvement du départ, tournent dans le vide ! »<br></wbr></wbr></i>Une deuxième mission l’incitera à poursuivre des zeppelins jusqu’en pays ennemi. Avec une folle témérité, il s’engage au-<wbr>dessus de la gare aérienne de  Friederishafen sur laquelle il laisse tomber des bombes incendiaires :<br><i>« Du côté des ateliers pour lesquels j’ai gardé ma dernière série d’explosifs, j’ai eu une agréable surprise. Le résultat a dépassé mes prévisions. Mes premiers projectiles sont tombés sur des toitures vitrées, faisant plus de bruit que de mal, semant plus d’épouvante que de mort, autour d’eux. Mais à ma profonde stupéfaction, j’ai vu tout à coup une fumée noire, épaisse, surgir des bâtiments bombardés. Puis de longues flammes ont apparu. Sans m’en douter, j’ai dû atteindre un des magasins de réserve d’essence et de matières inflammables. »</i><br>Il s’ensuit un énorme incendie qui anéantit un grand nombre de zeppelins. Immédiatement pris en filature  par la chasse allemande, et quoique blessé, il s’en sortira vivant. Ramassé inconscient dans son biplan en morceaux, il sera soigné au lazaret de Mulhouse et chouchouté par de gentilles infirmières, avant de rejoindre son escadrille et son chef, le capitaine Beauchery qui déborde de joie à cette occasion. Son héroïsme et ses coups d’éclats lui valurent une grande renommée et une montée en grade. Le nouveau capitaine répondra à une autre mission de la plus haute importance au moment même où les divisions allemandes furent en passe d’être repoussées du territoire sous la formidable pesée des armées françaises qui reconquièrent l’Alsace et la Moselle. Du haut du ciel, son cœur bat à l’unisson avec celui des «pious-<wbr>pious » :<br><i>« A ce signal, une clameur formidable, plus formidable encore que la voix des canons, s’élève, clameur sortie de milliers de poitrines hurlantes, redisant à l’envi le mot de «Chargez ! » De tous côtés, ce ne sont que des lignes noires qui se dressent, qui, brusquement, surgissent du sol. Il en sort de partout… des bois de Bezange, de la forêt de Champenoux, des maisons de Moncel, baïonnette au canon, dévalant en une ruée irrésistible vers les bataillons allemands, vers la Seille, tandis que par-<wbr>dessus la clameur des voix, par-<wbr>dessus le refrain endiablé de la charge sonné par tous les clairons, monte par bouffées le chant de la Marseillaise, répété par toutes les musiques militaires de la 11 ème  division. »<br></wbr></wbr></i>Quittant là ses amis, il se met en quête de l’endroit exact où serait installée la base du haut-<wbr>Commandement allemand, dans laquelle se terrent et les généraux abhorrés, et le Kaiser lui-<wbr>même. Une mission à haut risque puisqu’il s’agit de survoler à très basse altitude le territoire ennemi. Echappant souvent aux balles  avec son fidèle Kaufmann, qui colmate en plein vol les brèches faites au réservoir d’essence, il mitraille de-<wbr>ci, de là des véhicules militaires engagés sur la route et s’astreint même à vérifier, en atterrissant, si ses balles ont touché leur objectif. Lors d’une de ces opérations, il constate, à sa grande surprise, qu’il vient de mitrailler et de blesser à mort le Kaiser lui-<wbr>même :<br><i>« Je cours vers la route où règne le silence. La première auto brûle encore, amas de ferrailles rougies et tordues… Et plus loin la deuxième auto est couchée, éventrée. C’est bien une des Mercédes impériales. Un des conducteurs à casquette ornée des aigles d’argent gît sur la route, l’autre est affalé sur son volant, mort… La mitraille destructrice a fait son œuvre. …Au pied d’un arbre un officier général que je n’avais pas encore vu, est étendu. La tête est très pâle, coiffé du casque à aigles et pointes d‘or. Sur la tunique bleue un filet de sang coule sur les décorations et l’écharpe. En entendant marcher sur la route sa tête s’est soulevée… un vertige passe en moi… Je le reconnais. C’est le Kaiser. »<br></i>La poussée générale se poursuit, irrésistible, par Donaueschingen vers Mannheim, puis  jusqu’au Danube. Et l’empire militaire allemand s’écroule. C’est le jour de l’armistice, le 21 septembre, que l’on retrouvera le corps de Saint-<wbr>Bris et de son mécanicien, dans leur avion reposant dans un champ avec, autour d’eux, les carnets de vol du pilote qui, plus tard,  fourniront la matière du présent ouvrage. Icare avait donné sa vie pour l’honneur de la France :<br><i>« Or ce même 21 septembre, le jour même où la Victoire poussait de ses ailes l’armée française, la mort frappait brutalement le plus vaillants de nos pilotes militaires, le capitaine Saint-<wbr>Bris, et son mécanicien Kaufmann. (…) Le capitaine Saint-<wbr>Bris avait l’air de dormir, assis sur son siège, le volant entre les mains, frappé comme il l’avait rêvé, en pleine lutte, en plein ciel, là-<wbr>haut, à son poste de combat.»<br></wbr></wbr></wbr></i>«Haut les ailes» est un authentique témoignage des conditions de vie à bord des premiers avions de combat. Le texte clair, sans fioritures stylistiques est d’une lecture aisée. Les sentiments prêtés au héros sont évidemment d’une seule pièce : l’amour de la patrie et la haine de l’ennemi qui nous a volé l’Alsace et la Lorraine, « nos deux sœurs. ». Peu d’éléments dans le corps du récit signalent que nous sommes en présence d’un texte conjectural tant l’effet de vraisemblance s’impose. Quoique nous soyons en 1914, les carnets de vol ne sont pas datés. Le texte s’ouvre sur l’incipit suivant : « Carnets de route d’un Officier aviateur pendant la guerre de 19… » Et comme le héros tue le Kaiser durant un raid aérien, qu’il empêche nombre de zeppelins de bombarder Paris, qu’il détruit la plus grande usine de construction allemande, tous ces faits, étrangers à la vérité historique, nous obligent à classer l’ouvrage dans la thématique des « guerres futures » ou, plus précisément, des « guerres rêvées ».</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">446</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Harem Oceanien</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-harem-oceanien-r445/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/harem-oceanien.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le docteur Athanase Tigraphos rencontre le jeune ingénieur Hugues Debent pour lui faire une mystérieuse révélation : dans quelques jours, pour différentes raisons, l’humanité entière sera réduite à néant par lui, Tigraphos :<br><i>" Nous ne voulons retenir aujourd’hui que les (= causes) deux principales : Ce sont la surpopulation de l’Europe centrale et le partage défectueux des masses humaines sur la terre, car ce n’est pas la place qui manque sur notre globe, mais surtout l’esprit d’équité pour assigner à chacun la place et la possibilité de vivre confortablement. Le poison nationaliste, régnant en maître dans tous les Etats soi-<wbr>disant civilisés, mettant obstacle au bon vouloir de ceux qui voudraient remédier à cette injustice, j’ai résolu, moi, d’opposer à ce même poison un contre-<wbr>poison purificateur."<br></wbr></wbr></i>Il confie à Hugues, jugé sur sa bonne mine et ses compétences, un antidote puissant qui devrait le prévenir, lui et les siens, contre le mal qui va s’abattre sur la terre. Bien que ne connaissant pas Tigraphos mais subjugué par son charisme, voire hypnotisé par le savant, Hugues accepte le médicament. <br>Il n’est pas le seul à être sauvé puisque Tigraphos, dans un  souci de " purification " prévoit la survie d’une nouvelle société constituée par des êtres neufs choisis par lui et son contremaître, Haller, pour en faire le noyau d’une nouvelle civilisation dont il deviendrait le maître absolu. <br>Le cataclysme a lieu : les êtres humains meurent en quelques heures,  frappés par une espèce de peste foudroyante qui a la délicatesse de réduire les cadavres en  poussière :<br><i>" Et le fléau franchit les mers, s’infiltra dans les recoins les plus éloignés de la terre et sur toutes les îles, n’épargnant ni âge ni couleur de peau. Les immunisés virent, avec épouvante d’abord, avec tristesse ensuite leurs concitoyens tomber comme des mouches. Les corps, à peine tombés, se réduisaient rapidement à l’état de poussière, ce qui évitait aux survivants la peine de les inhumer (…) <br>Les vêtements devenaient flasques, et, après une heure tout au plus, ne contenaient plus qu’une poussière fine et jaunâtre. Selon les constatations des médecins, en suite d’autopsie, la mort survenait par décomposition du sang, c’est-<wbr>à-<wbr>dire par étouffement intérieur, ainsi que cela a lieu dans les empoisonnements par oxyde de carbone. Aucune des victimes ne se doutait de sa fin imminente –le poison agissait trop vite. – Quant à la décomposition rapide des cadavres, on ne pouvait en expliquer la cause. "<br></wbr></wbr></i>Hugues, par l’entremise de Haller, est chargé d’organiser la société survivante N°1, celle d’Algarve, au Portugal. Avec ses parents et sa fiancée, il s’attelle à la tâche. Incidemment, il apprend qu’un autre groupe s’est installé près de Los Angeles, en Californie et que le Maître a fondé sa capitale à Oahoa, dans les îles polynésiennes. Au bout d’un certain temps, Hugues est mandé par Tigraphos. <br>Il se rend à Oahoa par le moyen d’un avion remis en exploitation. Il atterrit dans une île paradisiaque, aux bâtiments magnifiques, constructions réalisées autant en style byzantin que romain. L’influence musulmane et orientale s’y fait sentir puisque pièces d’eau, jardins intérieurs, puits de lumière, parcs ordonnés et piscines y abondent :<br><i>" L’ensemble formait un amalgame de tous les styles régnant dans les pays maintenant déserts. L’entrée unique et monumentale, située sur le côté ouest, était accessible par un large pont de marbre blanc à balustrades finement sculptées. Elle était flanquée de deux minarets en pierre blanche reliés entre eux par une coupole de " Kouba " arabe, sous laquelle passait le chemin débouchant du pont. <br>L’un des minarets devait abriter un corps de garde à son rez-<wbr>de-<wbr>chaussée, l’autre le logement du concierge. La porte d’entrée était constituée par une forte grille en fer forgé et sculpté. En franchissant cette porte on débouchait sur une grande esplanade carrée au fond de laquelle se dressait un bâtiment de style florentin, -<wbr>le futur hôpital et laboratoire modèle. <br>A gauche de l’entrée s’allongeaient les édifices d’un "Gymnase ", de style grec antique, avec ses dépendances pour la natation aboutissant au lac nord. A droite et séparé de l’esplanade par le canal transversal, s’élevait l’édifice massif du " Harem ", auquel on accédait par un pont semblable à celui de l’entrée. "<br></wbr></wbr></wbr></i>Après une troublante entrevue avec le Maître, ancien médecin, celui-<wbr>ci révèle à Hugues le caractère hermaphrodite de celui-<wbr>ci: Hugues est en réalité une fille mal formée! Une petite opération corrigera cette bizarrerie de la nature. Hugues accepte de la subir. L’opération réussie, " Huguette " prendra place dans le harem océanien du Maître, composé de : <br><i>" filles fort jolies, de bonne maison et, en partie même, de haute lignée. Il y avait là des demoiselles bien élevées provenant des familles de riches industriels et de financiers, des vedettes de l’écran et du théâtre, des "girls" de profession et des acrobates de renom. Choisies avec un soin méticuleux parmi les plus saines et les plus robustes, toutes étaient parfaites de corps et de visages et certaines avaient des charmes tout particulier. " <br></i>Soumise à un rituel compliqué de type sado-<wbr>masochiste, Huguette subit les assauts de la baguette de la " Kadine " Adidjé : <i><br>" Sur un signe de la Kadine, les servantes, deux robustes femmes dayacks, saisirent la jeune fille et, malgré sa vive résistance, l’étendirent sur le socle à lavages, en lui fourrant une pile d’oreillers sous le ventre. Puis, tandis que l’une lui maintenait les bras et l’autre les jambes écartées, Adidjé, prenant une souple cravache de cuir pendant à sa ceinture, signe extérieur de son autorité, se mit à fouetter ses fesses saillantes et rebondies. "<br></i>Elle l’initie à des cours de danse compliqués et pervers qui dévoilent tout de son intimité, aux sports équestres à cru sur le cheval, à la gymnastique dépouillée et vigoureuse des anciennes spartiates. Rien ne lui est épargné, ni les coups de brosse sur ses fesses nues, les coups de verge sur le sexe et la poitrine (remodelée artificiellement), ni les entraves compliquées qui crucifient encore davantage un corps déjà supplicié. Elle s’adonne aux joies du saphisme et de la pédophilie à la grande satisfaction du Maître qui célèbre en ce harem la création de son nouveau monde " purifié " :<br><i>" Comme beaucoup de Turcs et pas mal de Grecs, Tigraphos était un adepte passionné des pratiques homosexuelles. On ne s’étonnera donc point qu’il eût entrepris de se faire dresser un certain nombre de " Sian Kon ", ainsi que les nomment les Chinois. Ce sont des jeunes gens qui, depuis leur âge tendre, sont soumis à certaines opérations et certaines pratiques qui les rendent aptes, plus tard, à jouer le rôle de femmes auprès de leurs adorateurs. "<br></i>Les jours se succèdent en chants et danses érotiques, tout confits en sucreries et plaisirs raffinés avec, parfois, la joie de pouvoir servir le Maître plus concrètement. <br>Huguette,  amoureuse de Tigraphos enchanté par de si louables dispositions,  devient la " première épouse " avec rang de commandement sur les quarante autres, ainsi que sur tous les esclaves, eunuques, femmes chinoises, éthiopiennes, océaniennes, arabes, etc. qui servent la race blanche " élue ". <br>Le maître s’enferme dans ses jeux érotiques jusqu’à couper les ponts avec les autres groupes américains et portugais.<br>Le père Debent, ancien colonel, resté en Algarve et mécontent d’avoir vu disparaître son fils en Océanie, sans nouvelles de lui et mis au courant de l’existence du harem, entreprend une expédition afin de libérer les " malheureuses esclaves " et d’établir la vraie démocratie. Mal lui en prend. Arrivé à bon port, se présentant devant Tigraphos, le colonel doit admettre sa défaite. Bien peu de jeunes femmes acceptent de le suivre et surtout pas Huguette, enchantée par sa nouvelle vie. Ce qui amènera sur les lèvres du Maître cette expression désabusée : <i><br>" Voilà bien l’ingratitude humaine. Je les débarrasse de leur vermine et eux ils viennent m‘escamoter mes femmes. "<br></i>Un roman-<wbr>catastrophe alibi dont le seul but est de nourrir les fantasmes sado-<wbr>masochistes de l’auteur (et du lecteur), charriant à l’arrière-<wbr>plan l’idéologie habituelle à ce genre d’ouvrage : réactionnaire, raciste et xénophobe. La domination radicale du mâle sur la femme, la dénégation de la raison humaine, la dictature d’un tyran d’opérette, d’autant plus insensible à ses sujets qu’il prend plaisir à les torturer, rend ce livre pénible à lire. Celui-<wbr>ci n’appartient au genre que par accident.<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">445</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>H Sur Milan</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/h-sur-milan-r443/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/h-sur-milan.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">" H sur Milan " est la description de la vie quotidienne dans une ville sinistrée, Milan en l’occurrence, alors que la bombe thermonucléaire vient d’être lâchée et que l’Europe a été complètement anéantie. Description macabre et sans complaisance des êtres qui survivent au terrible événement durant les quelques jours où ils resteront en vie avant de mourir à leur tour dans les ruines, brûlés par les radiations :<br><i>" Maintenant les survivants sont au nombre de quatre ou cinq. Je vois une grosse femme, avec une robe à pois, elle tient à la main un morceau de fer rouillé. Elle gratte avec acharnement la surface sale d’une colonne restée debout. L’ombre d’un homme est restée sur cette surface comme un calque noir et goudron Elle dispute furieusement cette image à la pierre, arrachant de minuscules lambeaux, sombres, frisés et gluants. <br>Elle répète : "Je ne le laisserai pas ici." Elle travaille de la main droite, recueillant dans la main gauche ces copeaux humains. Quelques écailles de réglisse, informes : quatre-<wbr>vingts kilos d’os et de chair, cinquante ans, une profession, des pensées, des sentiments, des ambitions. Tout cela finit un bel après-<wbr>midi de juin Pourquoi certains sont-<wbr>ils vivants et certains morts? Pourquoi est-<wbr>ce que je marche et que lui est une décalcomanie sur la pierre? Un garçon de café en smoking, un plateau à la main sort par la précaire coulisse formée par un reste de mur de restaurant. Son noeud papillon est de travers et d’énormes déchirures aux genoux laissent voir des mollets maigres et velus. Il porte une cuiller d’argent sur le plateau "  Avec ceci, cela ira mieux, madame", dit-<wbr>il d’un ton professionnel. Je me mets à rire, la dame me regarde avec haine et tend vers moi son gros bras . Elle a de grands cernes de sueur sous les aisselles. Elle hurle d’une voix aiguë : "Corbeau !" Sa bouche se déforme, révélant les secrets métalliques de sa prothèse dentaire. Un fil de salive coule sur son menton et devient une bave argentée, qui goutte sur la robe à pois. Je continue à rire. <br>Cette manière de mourir n’est pas tragique, solennelle, douloureuse, mais seulement ridicule. Sur le parvis, dans un triangle de pavé, resté inexplicablement intact, un enfant de trois ans, assis sur une ombre, en dessine le contour de son petit doigt incertain. Il s’arrête juste un instant pour balbutier " maman ". Les ombres sont partout, j’en vois là-<wbr>bas sur ce qui reste du mur du bar, alignées comme des soldats. J’en vois sur chaque surface restée debout. J’en vois sur le sol. Elles se sont substituées aux morts dans la lumière du soleil, mais dans l’obscurité des maisons écroulées, sous les poutres, sur les blocs de pierre, sous les briques et le ciment, il y a aussi les vrais morts intacts et sanglants. "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>C’est également une histoire d’amour entre le narrateur, homme d’âge mûr, porte-<wbr>parole de l’auteur, déjà gagné par la nouvelle morale qui doit régner dorénavant, faite d’égoïsme et de sang,  et Sylvia (appelée Geiger vers la fin) jeune fille de seize ans qui devient son amante pour le peu de temps qu’il lui reste à vivre.<br>Le décor est omniprésent avec ses éboulis, ses espaces vitrifiés, ses tunnels de métro effondrés, ses amas de gravas. Les êtres aussi, avec leurs tares atomiques, physiques, psychologiques ou morales. Le désespoir halluciné, la soif intense, les quelques tentatives de reconstruction sociales, le culte de la force, l’ignominie des faibles et la constante recherche de la survie font de ce roman un livre intéressant et un exemple rare de description dans l’immédiateté de l’explosion qui peut se comparer au film de Watkins " la Bombe ".<br>Les héros parcourent cet univers délabré en un trajet qui, en quelques jours, les transforme, jusqu’à la mort de Sylvia. Ils pensent tout d’abord à se créer un repaire fortifié, sachant que tout le mal affluera à leur porte. Puis, ils vont à la recherche de l’eau, rationnée et rare, polluée de toute façon. <br>D’où leur rencontre avec les "vers", tronçons humains pensant et glissant ou des travestis inquiétants qui scalpent les femmes pour se revêtir de leurs cheveux ainsi que des aveugles qui essayent désespérément de reconquérir leur vie, et, pour finir, un médecin " philanthrope " soignant avec rien des êtres tarés et condamnés.  Nos héros se dirigent de la périphérie vers le centre de la ville pour se procurer une denrée rarissime supposée les guérir, c’est-<wbr>à-<wbr>dire des doses "antirad " à base d’iode mais qui finalement ne leur seront d’aucun secours.<br>Livre désespéré et désespérant avec la complaisance froide de l’auteur pour les descriptions les plus horribles et les mutilations de tout ordre, " H sur Milan " se situe dans la veine hyper-<wbr>réaliste du roman apocalyptique.<br></wbr></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">443</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Guide De L'avenir</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-guide-de-lavenir-r440/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/guide-de-l-avenir.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">En 2400, près de la statue du « guide de l’avenir », deux amis se disent adieu. L’un, Thomas Brack, immodeste et sûr de lui, va être envoyé dans le passé pour incarner ce « guide de l’avenir » qui a conduit les peuples de l’an 2000 à la victoire. L’autre, Luc Vincox, ne pense pas à assumer ce destin. Pourtant lui aussi partira pour le passé. Par une ironie du sort, le premier aboutira en pleine néo-<wbr>barbarie, après une guerre nucléaire destructrice. Il sera fait prisonnier par «Attila» le chef mondial, qui a réduit tous les peuples en esclavage après la catastrophe. Il travaillera comme forçat dans ses mines de fer et mourra finalement dans les arènes sous les dents d’un lion.<br>Vincent, envoyé à la même époque par le professeur Robert Kelvan, mais muni de fusils désintégrateurs et autres armes de guerre, prendra contact avec les dissidents, éparpillées un peu partout sur terre dans des régions désertiques ou sauvages. Reconnu et acclamé, il sera l’artisan de la victoire. Grâce à ses armes infiniment supérieures aux arcs et flèches du tyran, il défera la terrible dictature pour promouvoir une nouvelle ère de paix et de démocratie qui formera la base de la sereine et technologique civilisation de 2400. Et la statue, sur la place, sera la sienne.<br>Une nouvelle en forme d’apologie qui, quarante ans avant la série des « X-<wbr>Files » adopte leur devise : « la vérité est ailleurs »</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24">.<br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">440</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
