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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/34/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>L'humanite Se Meurt</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/lhumanite-se-meurt-r483/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/humanite-se-meurt.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Alpha Agent Supra Normal légèrement télépathe, Albin de Reynier, amateur de belles filles, de belles voitures, très fortuné, travaille dans l’organisation ultra-<wbr>secrète – tellement secrète que les collaborateurs ne se rencontrent que masqués-<wbr>, à savoir l’O.M.D.R.A.H. (Organisation de Défense de la race Humaine), dirigée par « Lui », le patron.<br>Aujourd’hui, sa mission est d’apprendre pourquoi il naît tant d’enfants tératomorphes. Avec son ami, le médecin et play-<wbr>boy José Mirnal, après une ultime réunion dans « la Maison du Bout du Monde » à Genève, siège de l’organisation, ils se mettent en chasse. <br>Leur piste croise sporadiquement celle de Leïna, alias Gunnar, une autre agente secrète de l’O.M.D.R.A.H. Ils pratiquent un métier dangereux car les agents qui échouent sont « grillés », au propre comme au figuré. Leurs armes ? Des pistolets à ultra-<wbr>sons inventés par le professeur François, le « premier Sage du Conseil des Agents Secrets ».<br>Leur enquête les amène à soupçonner la dangerosité d’ une crème contre les vergetures, utilisée par une majorité de femmes enceintes, vendue par les laboratoires N.A.I., filiales des laboratoires Serfati à Münich, dépendants du trust Hans Büchnergeselschafft.<br>Là, Albin –après moult démêlées amoureuses-<wbr> visite les locaux de l’usine,  établissant la preuve de la culpabilité de la société allemande et aussi – ô surprise ! – que le véritable responsable de l’infection est « Lui », son chef bien aimé.En attendant, le fléau se répand mais dans le domaine viticole : en France, toutes les vignes dépérissent sous l’action d’un second produit nocif (ce qui est un crime majeur, convenons-<wbr>en.)<br>« Lui » est un ancien nazi, infiltré au poste le plus élevé de l’O.M.D.R.A.H., manipulant ses agents secrets, décidé à prendre sa revanche sur la race humaine qui n’a pas été gentille avec lui :<br>« <i>Un éclair fulgura dans le regard du vieil homme. Pourquoi ? parce que ces fléaux justement ont abâtardi la race ; parce que malgré une lutte de dix années, nous ne sommes pas parvenus à combattre valablement la pollution qui est devenue morale. L’humanité toute entière est arrivée au bout du monde (sic !), au point de non-<wbr>retour. L’O.N.U., du vent. Les discussions des diplomates verbeux et verreux n’aboutiront jamais. Notre travail est transformé en fumée au fur et à mesure. L’homme est pourri. Il faut changer de politique. Tout recommencer à zéro, repartir sur des bases neuves.</wbr></i> »<br>Albin met les bouchées doubles pour démasquer « Lui », avec l’aide de sa petite amie noire de Munich, Linda. Pourtant, il ne pourra éviter la mort du professeur Schussman, une sinistre crapule, responsable de la fabrication du virus à tératomorphe, mélangé à la crème pour vergetures.<br>« Lui », serré de près, se révèle à l’agent Alpha qu’il veut gagner à sa cause,  prétextant qu’il est trop tard pour arrêter l’expansion d’un gaz répandu à Munich, lequel, en quantité infinitésimale, provoquera la mort de milliers d’individus. Mais Albin ne veut pas collaborer avec « Lui ».  Subséquemment, l’assassin de haut vol le transfère à Genève pour une dernière confrontation avec les autres agents secrets au sein de l’O.M.D.R.A.H. Sont-<wbr>ils des bons ou des mauvais? Le lecteur ne le saura jamais,  tandis que Gunnar, toujours sur sa piste parallèle, se fera définitivement griller le cerveau « <i>prête à devenir enfin une bonne épouse </i>» (Je cite.)<br>Grâce à son ami José averti par ondes psy, Albin se sort du pétrin. A eux deux, ils démasquent le terrible « Lui » qui n’est autre que – ô stupeur et tremblement !-<wbr> le bon professeur François.<br>Un récit de bric et de broc, à la limite du pathologique dont notre résumé aura au moins l’heureux effet d’écarter le courageux lecteur qui tenterait de se frotter au texte. Quant aux autres… ils n’avaient qu’à se renseigner avant!</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">483</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'humanite Encha&#xEE;nee</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/lhumanite-encha%C3%8Enee-r482/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/4.humanite-enchainee.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La petite troupe regroupée autour d’Oronius, le Maître, au sein de l’extraordinaire engin volant l’Alcyon-<wbr>car, se retrouve au pôle sud où l’attend une monstrueuse race d’insectes géants et intelligents inconnus jusque là de l’humanité. Perçant le camouflage opaque mis en place par ces êtres mystérieux, l’Alcyon atterrit à la base d’une haute tour entièrement close sur elle-<wbr>même. L’atmosphère respirable et le froid dompté par le rayonnement solaire redirigé par des miroirs ont crée autour des tours un curieux jardin :<br><i>« C’était un parc-<wbr>jardin, peuplé d’étranges arbres aux silhouettes caricaturales ou horribles. Ils n’appartenaient à aucun espèce connue et devaient avoir été obtenus par de fantastiques greffes, croisant le règne végétal et le règne minéral, même avec certains échantillons du règne animal. En contemplant les produits crées, les spectateurs ne pouvaient songer sans épouvante au jardinier dément qui avait conçu ces combinaisons diaboliques et créé ce décor de cauchemar. »<br></wbr></i>En sortant de leur véhicule pour traverser cet espace, Laridon le méccano, Turlurette sa fiancée, ainsi que Cyprienne la propre fille d’Oronius, sont agressés par des êtres mi-<wbr>plantes, mi-<wbr>animaux, sortes de chimères fantastiques. Oronius lui-<wbr>même est happé par les tentacules d’une femme-<wbr>pieuvre végétale :<br><i>« Projeté par la baie où se tenait la splendide créature, quelque chose se déroula en sifflant et s’abattit sur l’indiscret. Et successivement, comme autant de cordes souples et vivantes, neuf autres tentacules fendirent l’air pour venir l’envelopper comme autant de lassos. Il remarqua avec effroi que ces tentacules affectaient la forme du bras, d’une longueur démesuré. Faits de chair blanche, douce et tiède, ils se terminaient par de petites mains nerveuses, dont les paumes formaient ventouse. »<br></i>Il devra son salut aux insectes géants qui le libèrent, non par bonté, mais parce qu’ils ont besoin de ses services. Car ces insectes sont des ennemis de l’humanité , sur le point de passer à l’attaque, aidés par les deux ennemis mortels d’Oronius, le (gros) savant fou Otto Hantzen et sa groupie, la redoutable Yogha, arrivés sur place avant nos amis. Oronius absent et introuvable, les autres membres de l’équipage, sous la conduite de l’ingénieur Jean Chapuis, et sur les ordres mêmes du Maître qui a pu communiquer avec eux en établissant une « voûte magnétique », reprennent tristement le chemin pour Paris. Lors de leur survol de la France ils purent constater à quel point le pays avait déjà souffert d’un cataclysme antérieur :<br><i>« Des ravages causés par la vague de feu qui avait embrasé l’air et desséché les mers, puis par l’escamotage momentané de l’atmosphère respirable, Jean Chapuis ne pouvait se faire une idée. (…) La traversée du continent africain ne pouvait qu’aggraver ses inquiétudes. De tous, c’était celui qui avait le plus souffert. A la vérité, dans son étendue, l’œil des aviateurs ne rencontrait plus que mort et désolation.<br>Heureusement, en survolant l’Espagne, puis la France, Jean Chapuis éprouva, malgré tout, une sorte de réconfort. Là, le malheur n’était ni aussi grand, ni aussi définitif qu’il l’avait craint. Des hommes avaient survécu ! Il en eut la preuve indéniable  en remarquant des centres habités. Si, dans son ensemble, l’humanité avait été décimée par les cataclysmes, on n’avait pu l’anéantir complètement.(…) <br>La vie avait donc pu reprendre et déjà, sur les principaux points du continent européen, américain et asiatique, les survivants épargnés relevaient les ruines et s’efforçaient de faire disparaître les conséquences du fléau. »</i><br>Dans la capitale même, l’ambiance est détestable. Tous les animaux de la «Fauverie », une immense réserve zoologique  aménagée au sein de la cité, ont disparu, semble-<wbr>t-<wbr>il sur l’instigation de singes apparemment doués de facultés cérébrales supérieures :<br><i>« Les messages avaient dit vrai ; les réfugiés n’exagéraient point. Démontrant tout à coup une volonté intelligente de conquête, <b>une armée d’animaux</b>, parfaitement disciplinée, et opérant méthodiquement, <b>selon les procédés humains</b>, s’était mystérieusement concentrée et venait d’entrer en guerre contre l’humanité. »<br></i>C’est le prélude d’une invasion partout en France et surtout à Paris, d’animaux devenus intelligents et se révoltant contre l’homme :<br><i>« Ainsi, des singes humanisés commandaient cette étrange armée. Et les aptitudes particulières de chaque catégorie d’animaux y étaient utilisées avec une discipline et une intelligence tenant du miracle. (…) Le règne animal en révolte avait ses troupes de pied et ses troupes de selle, ses cohortes de jour, ses phalanges de nuit. Aux heures de ténèbres, les bêtes et oiseaux nocturnes  se ruaient sur les combattants harassés. Les yeux des hyènes, des lynx, ceux des hiboux, des chouettes et des chats-<wbr>huants brillaient dans l’ombre et semaient la panique. Les hommes s’imaginaient être entourés d’un cercle diabolique.<br>Plus terribles que les bêtes sauvages qu’elles avaient été et dont elles conservaient la force, les bêtes humanisées possédaient sur les hommes l’appréciable supériorité de la diversité des formes et des aptitudes. Elles avaient leur cavalerie, légère ou lourde, où servaient les animaux rapides, tels que les lévriers ou les chevaux de sang, ou les puissants taureaux dont la course ébranlait le sol et dont la charge était irrésistible. Elles avaient aussi leur aviation, constituée par toutes les variétés d’oiseaux. Enfin, pour la guerre de sous-<wbr>bois et d’embuscade, elle avait ses grimpeurs, les singes et les chats, les félins, tout ce qui peut se couler entre les buissons, se tapir dans un fourré, se tenir aux aguets à l’extrémité d’une branche pour bondir sur l’ennemi et le déchirer de ses griffes. »<br></wbr></wbr></i>Même Pipigg et Kukuss, les deux chiens-<wbr>papillons, mascottes du groupe, enlevés, leur reviennent avec beaucoup d’intelligence et d’amour (ce qui ne les change guère) dans le regard.Dans le laboratoire d’Oronius à Belleville, leur base secrète, les voyageurs entendent à nouveau la voix du maître qui leur explique que la transformation cérébrale des animaux est l’œuvre des insectes géants afin de constituer le fer de lance d’une invasion de la Terre décidée par ces êtres prêts à quitter leur repaire polaire. <br>Ayant pratiqué des opérations cérébrales sur une série de singes, ils en ont fait les meneurs  du mouvement. Sommés par les singes de se révolter pour faire diversion, ils ne constituent que le tout début des événements, le véritable plan, initié par Hantzen et Yogha étant d’arrêter transitoirement la rotation de la Terre. Le froid et la nuit devraient désorganiser les villes européennes pour que les insectes puissent prendre partout le pouvoir sur les humains, se réservant d’intervenir en Amérique et en Asie plus tard :<br><i>« Le gel s’aggravant, il avait fallu se calfeutrer dans les appartements et vivre chichement sur les maigres provisions existant ; on pouvait à peine se risquer  dans les rues glaciales enténébrées. La mort y guettait à chaque pas les infortunés mal entraînés à cette température polaire. Toute vie s’était arrêtée. On se mouvait à peine ; On grelottait en pleine obscurité, et cette ombre trop réelle qui environnait les Parisiens était en même temps l’image fidèle de celle où se débattait le gouvernement, racorni dans sa détresse. »<br></i>C’est par une mystérieuse « poussière violette », extraite du sous-<wbr>sol boréal en énormes quantités que Hantzen et Yogha déclenchent un processus d’apocalypse, le flux magnétique de cette poudre ayant le pouvoir de freiner la rotation terrestre dans un délai de vingt-<wbr>quatre heures :<br><i>« L’embrasement du sommet fut complet en un instant ; toute sa surface était devenue incandescente et dégageait les flammes qu’Oronius venait d’apercevoir. Violettes à la racine, elles devenaient pourpres à quelques centimètres du brasier : elles se courbaient alors et s’allongeaient en se décolorant. Ah ! quel fantastique spectacle ! Leurs langues continues dépassaient maintenant le rebord de la montagne; elles filaient toutes selon une direction horizontale, s’étirant en longues lignes blanches qui s’en allaient rejoindre l’horizon. Elles ressemblaient ainsi à une chevelure de comète, mais de comète fixe sur laquelle aurait soufflé un vent violent. Oronius put remarquer qu’elles suivaient une direction inverse à celle de la rotation terrestre. »<br></i>Le plan fonctionne à merveille et la nuit s’installe sur l’Europe :<br><i>« Dès lors, des nouvelles aussi stupéfiantes qu’alarmantes se succédèrent sans interruption : une vague de froid glacial qui croissait d’instant en instant s’abattait sur la capitale. On ne pouvait songer à remettre en action les phares du solarium, car toute l’énergie disponible devait être consacrée sans retard à sauver les Parisiens de la mort par congélation. Avant tout, il fallait parer au plus pressé ; ce premier danger conjuré, on verrait, avec les moyens réduits dont on disposait, à éclairer la situation. Paris demeura donc dans l’ombre. Car le fait invraisemblable fut confirmé: le jour n’avait pas paru ; le disque solaire, pour la première fois infidèle, ne s’était pas montré au-<wbr>dessus de l’horizon. »<br></wbr></i>Les humains, désorganisés ne résistent pas longtemps aux hordes d’insectes volants investissant les centres de commandement :<br><i>« Lorsqu’une de leurs armées descendit sur la capitale des Etats-<wbr>Unis d’Europe, terrorisée et transie, elle ne rencontra aucune résistance. Les Parisiens engourdis virent tout à coup leurs demeures envahies par des êtres si étranges qu’ils crurent à un cauchemar (…) L’Europe entière était au pouvoir des Polaires ; les armes avaient été détruites et les humains, dépossédés, erraient en troupeaux lamentables, apeurés, harcelés par des gardiens impitoyables. Partout, dans les palais, dans les usines, dans les ministères, les insectes géants s’étaient substitués à l’homme. » (…)<br>Dans les champs, des paysans, accouplés par le front avec les liens du joug, tiraient la herse ou la charrue sous la menace de l’aiguillon ; d’autres cinglés de coups s’épuisaient à entraîner les lourds véhicules auxquels leurs bourreaux les avaient attelés. Il y avait l’homme-<wbr>boeuf, l’homme-<wbr>cheval et l’homme-<wbr>chien. Partout des colliers, des laisses et des muselières, partout la schlague domptant les révoltes de l’orgueil. Et force était bien alors à ces malheureux de reconnaître que, sans la supériorité physique, aucune autre supériorité ne compte. L’intelligence ne domine qu’à condition de pouvoir s’imposer par la précision de ses armes ou la force de ses poings. »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Mais au pôle se produit un phénomène inattendu. La partie excavée s’effondre, entraînant un large bloc de terre qui se met à dériver à l’instar d’une énorme île flottante qui entraîne Oronius enchaîné par ses ennemis tandis  qu’ eux s’installent confortablement à l’abri dans leur forteresse souterraine. Alors que tout semble perdu pour le Maître impuissant près de son rocher, il sera libéré par l’Alcyon-<wbr>car, transformé en sous-<wbr>marin pour la circonstance, conduit par Jean Chapuis le disciple, Laridon et tous ses amis. Depuis longtemps, ces derniers avaient repéré la trace électromagnétique laissée par l’île maudite sur la mer, dérivant en direction de Gibraltar. <br>Hantzen et Yogha, attendus par le groupe, dès leur sortie à l’air libre, sont faits prisonniers, ramenés en leur repaire, enfermés à double-<wbr>tour. Le Maître reprend avec plaisir les commandes de l’Alcyon et surtout de l’extraordinaire « main volante  d’Antinéa », un artefact bio-<wbr>technologique rapporté de leur aventure précédente en Atlantide, qui constituera une arme décisive pour enlever l’un des insectes conquérants, à fins d’étude :<br><i>« A présent qu’il pouvait les observer à loisir, force était à Oronius de constater quels points communs ils présentaient avec la race humaine. Les attaches et les extrémités des membres antérieurs et inférieurs offraient avec nos bras et nos jambes une frappante analogie. Ils se terminaient par des mains et des pieds absolument semblables à ceux des anthropomorphes. La solidité de leur corselet, plus semblable à du cuir durci qu’à un épiderme humain, marquait la seule différence notable entre les deux races –la forme humaine mise à part, bien entendu. Mais les poignets, doigts et phalanges se révélaient aussi parfaitement articulés que ceux des hommes. La gaine naturelle et protectrice qui les revêtait ne gênait en rien leurs mouvements ; elle constituait donc une supériorité sur la trop grande vulnérabilité de notre enveloppe charnelle. »<br></i>Durant la traversée, Turlurette prise pour Cyprienne,  est enlevée par l’ennemi qui, croyant tenir la fille d’Oronius et qui espère s’en servir comme monnaie d’échange. Au grand dépit de Laridon, le Maître a pour l’immédiat d’autres préoccupations que de la libérer, comme celle de construire la machine infernale qui éradiquera les insectes, ou celle de prendre contact avec les Américains auxquels il demande d’intervenir :<br><i>« Heureusement, la race américaine a toujours su réaliser des prodiges et multiplier la main-<wbr>d’œuvre pour supprimer la question de temps. Elle est de celles qui brûlent les étapes et se plaisent à achever en quelques heures ce que d’autres eussent poursuivi, lentement, pendant des années. Le caractère ouvrier n’est point partout le même. En moins d’une semaine, sous l’impulsion d’Oronius, le résultat cherché était obtenu. »<br></wbr></i>Son arme secrète sera basée sur l’extrême sensibilité des insectes à l’alcool découverte par le meccano. Oronius déclenchera des vents d’une violence extrême gorgés d’effluves alcooliques qui feront sombrer ses ennemis dans un profond sommeil d’une durée suffisante pour que les troupes américaines puissent les mettre hors d’état de nuire. Comme l’opération mise en place paraît trop longue à l’impatient Laridon, il vole l’Alcyon-<wbr>car et la main d’Antinéa, dans le but de délivrer lui-<wbr>même sa gentille Turlurette. Celle-<wbr>ci sera libérée au cours de l’engagement mais l’extraordinaire engin avec toutes ses armes disparaîtra dans la tempête.<br>« L’Humanité enchaînée » est le quatrième épisode d’une série, qui en compte cinq, « les Mystères de demain », écrite en commun par Féval Fils et H.J. Magog, série de toute rareté dans le champ de la littérature populaire scientifique. Une imagination folle, un feu d’artifice d’invention plus étonnantes les unes que les autres, le rythme soutenu du texte, en font une œuvre unique de l’anticipation ancienne française, qui soutient la comparaison avec tous les pulps d’outre-<wbr>Atlantique. Les thèmes les plus divers y sont traités. Evoquons dans le désordre la thématique des Grands Sages , celle des Savants fous , de la Cité souterraine, du Pôle habité, des Intraterrestres, de l’Atlantide, des Robots et de la Bionique, et, gardant le meilleur pour la fin, le thème cataclysmique, objet de notre présent répertoire. A quand une réédition grand public de l’ensemble de la série ?</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">482</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Humanahum</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/humanahum-r481/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/humanahum.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Un vieil homme, "<i>dans une galaxie de l'an 3000</i>", donc très loin de nous, désigne une planète "<i>une boule qui brille dans la nuit</i>",  à des enfants assis autour de lui. Cette boule, c'est la Terre, et l'on peut supposer qu'elle brille parce qu'elle est entièrement radioactive, une planète sans vie, dévastée par des guerres nucléaires.  C'est ce qu'énonce le chanteur, par un recensement de tout ce qui a disparu dans la catastrophe : la mer, les arbres, les oiseaux,  et ceci depuis fort longtemps, puisque le choeur reprend chaque terme, en une espèce de leit-<wbr>motiv: <br>"<i>C'est quoi,un fruit?<br>C'est quoi, les vagues?<br>C'est quoi une fleur?</i>", etc.<br>L'histoire terrestre s'est donc terminée par la faute même de l'espèce humaine, "<i>les hommes de naguère</i>", qui n'ont pas su préserver leur substrat, le "<i>manque d'amour</i>" leur  aura été fatal: "<i>Et voilà mes amis, l'histoire est finie</i>".<br>Un titre étrange, une distanciation poétique, une scansion répétitive, une chanson en forme de requiem, interprétée avec conviction qui met l'accent, en ce tout début des années quatre vingt, sur ce qui deviendra la puissante force écologiste, animée par un pessimisme profond envers ce qui touche au progrès et à l'industrie, jugés dévastateurs pour la Terre et l'homme. La preuve en est, c'est que Jean Gabilou s'était classé en 3ème position avec celle-<wbr>ci, en l'interprétant au concours de l'Eurovision 1981.</wbr></wbr></span><span class="cf0 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">481</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Huitieme Fleau</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-huitieme-fleau-r480/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/huitieme-fleau.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Ce que l’on craignait en Angleterre s’est enfin produit : une épidémie de Kreutzfeld-<wbr>Jakob dont tous les tests indiquent la virulence. Sur un échantillon de 10 000 personnes, l’on met en évidence que 8,5% sont en état d’incubation. Ramené à la population de l’Europe c’est l’équivalent de plus de dix millions de morts. Cela ressemble à l’apocalypse et le Premier Ministre anglais en a froid dans le dos :<br><i>" -<wbr>Combien seront-<wbr>ils ? -<wbr> De malades ? Ils seront au moins six millions selon le test que nous venons de réaliser. Mais ils peuvent aussi bien être dix millions ou plus. C’est impossible à savoir aujourd’hui, car notre test sous-<wbr>évalue forcément le risque. Il y a une partie de porteurs sains qui échappent au test et nous sommes incapables, par définition, d’en déterminer le nombre avant que ces gens deviennent malades. <br>Mais il faut que vous compreniez : nous avons tous mangé de la vache folle. Vous, moi. Sa voix n’était plus qu’un souffle maintenant. Chaque Britannique de plus de dix ans a été, à un moment de sa vie, en contact avec le prion. Et si la contamination est massive, ce pourrait même être, dans la pire des hypothèses, la disparition de l’ensemble de la population adulte. La fin de la Grande-<wbr>Bretagne. "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Le docteur Appleton, un franc-<wbr>tireur de la recherche, fait la découverte capitale d’un médicament capable d’arrêter le prion. Avant qu’il ne puisse en donner communication à la communauté scientifique, son laboratoire est détruit, lui-<wbr>même et ses collaborateurs assassinés, et la formule volée par une équipe hautement performante de terroristes. Devant l’imminence du danger, le S.I.S. anglais met en piste une équipe de tueurs, aux moyens illimités et à l’efficacité meurtrière, chargée coûte que coûte de retrouver la formule du médicament.<br>Le cerveau de l’équipe est le Dr. Foster, un psychiatre hyper -<wbr> performant capable de percer à jour toutes les motivations profondes. Samuel, un Noir, représente le Muscle. Ancien repris de justice, spécialiste en explosifs électroniques, perceur de coffres-<wbr>forts sophistiqués, il partage la vedette avec Milan, le tueur solitaire sans scrupules ni états d’âme, premier de sa catégorie dans le maniement des diverses armes à feu. Pour clore, la touche féminine : celle de Vic, spécialiste en arts martiaux et linguiste cultivée. A  eux quatre, ils remontent la piste en éparpillant autour d’eux les cadavres pour atteindre leur but, retrouver la formule qui permettra d’enrayer l’épidémie. Leurs ennemis sont repérés au Moyen -<wbr> Orient. <br>En Egypte, par divers indicateurs, ils remontent au groupe terroriste " Châtiment et Renouveau " qui est la main ayant perpétré l’attentat de Milton et le vol de la formule sous la direction de Dan, ancien mercenaire employé du Mossad israélien. Le repaire des terroristes sera détruit à coups de roquettes, mais pas de formule ! Un indice les mettra sur une nouvelle piste car, avant de mourir, l’un des terroristes lâche le nom de : " Golem ". Foster découvrira que l’affaire de l’attentat aura été sous-<wbr>traitée et que le véritable auteur du forfait sous la direction duquel travaille Dan, est ce fameux " Golem ", chef d’une bande d’illuminés, les " kahanistes ".<br>L’épidémie commence à s’étendre, le temps presse et ce d’autant plus que Vic apprend qu’elle aussi est infectée. Foster amoureux de Vic mettra les bouchées doubles pour retrouver le "Golem", alias Kahan, redoutable schizophrène, désireux d’anéantir l’Occident. <br>La formule volée ayant été déposée en sécurité en  un coffre d’une banque suisse, par la ruse, et avec l’appui du S.I.S., Foster la récupère. Quant à Kahan, tapi dans un repaire en Floride, protégé par Dan que Milan exécute, il disparaîtra dans les marécages. L’Europe sort intacte de la crise, mais il est trop tard pour Vic qui mourra dans les bras de Foster.<br>Une machine littéraire bien huilée qui tourne avec les ingrédients habituels du genre : grande précision dans la description des événements, des armes, des tortures. Un psychopathe effrayant, un suspense continuellement relancé, une quête incessante promenant les héros de Londres au Caire, de New -<wbr> York à Miami. Un bon produit commercial qui se lit d’une traite et qui n’innove en rien dans le genre, même si l’auteur remplace le bacille de Jensens par le prion de Kreutzfeld-<wbr>Jakob.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">480</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'horreur Tombee Du Ciel</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/lhorreur-tombee-du-ciel-r479/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/horreur-tombee-du-ciel.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le journaliste Germain Laurent assiste, au lieu-<wbr>dit «l’Arouette», au sud de Chartres, à l’arrivée d’une soucoupe volante qui libère des " choses noires " sur le sol. Il passe pour un fou lorsqu’il en parle à ses concitoyens, notamment à l’inspecteur Bouffard.  Obsédé par sa vision, Laurent se met à fouiller le terrain d’atterrissage et met à jour un " objet noir " qui semble vivant et dangereux puisqu’il annihile tout être vivant à sa portée. L’être qui sort de terre se présente comme une sorte de cellule gigantesque en croissance rapide, absolument invulnérable à toutes les attaques.<br>Le Cosmozoaire – c’est son nom-<wbr> représente le mal absolu car il parvient (on ne saura pas comment) à dévier la terre de son orbite, en l’éloignant du soleil, ce qui la plongera dans une nouvelle ère glaciaire avant de la faire disparaître définitivement dans le néant et ses habitants avec elle :<br>"<i> Le niveau des océans et des mers baisse partout puisque l’eau n’y retourne plus par les rivières gelées, continua le Dramalien. Par conséquent, le fond des mers supporte un poids moins important, et se fissure par contrecoup, sous l’effet de la pression interne. Il y a de véritables tremblements de terre, de vraies éruptions volcaniques sous-<wbr>marins. Des laves d’une température de plusieurs milliers de degrés font irruption dans les abysses, provoquant  un réchauffement brutal de toutes ces énormes masses liquides, des torrents de vapeur d’eau surgissent à la surface…, l’évaporation s’accentue, s’aggrave…, le niveau des océans continue à baisser. La Terre va être entourée de nuages de plus en plus denses, le jour va s’obscurcir encore (…) Les hommes vont se réfugier dans des cavernes, toute vie s’arrêtera. " </wbr></i><br>C’est du moins ce qu’affirment les compagnons d’Arièle, Claude Eridan, Gustave Moreau (eh oui !) et Arssette de Dramalia, originaire de la planète Anisotroppa, tous opportunément venus  au secours de la Terre de très, très loin (des " milliards de milliards d’année de lumière " ), appelés à l’aide par le Professeur Béranger dont Arièle est la fille, partie filer le parfait amour avec Claude sur la planète Gremska  et restée, malgré la distance,  en liaison constante avec son papa. <br>Il était plus que temps : la planète Terre s’enfonce de plus en plus dans un néant ténébreux. Heureusement, l’idée de génie d’un savant du CNRS (Ah ! les savants français !) consiste à  alimenter l’entité avec une nourriture " dextrogyre ". Comme elle est constituée de substance " lévogyre ", comme vous et moi, cette nourriture la tue. Tout se remet en place et nos héros pourront reprendre une activité normale.<br>Un tutti frutti de notions pseudo-<wbr>scientifiques mal assimilées, un zeste de spiritualisme satanique, un comportement de franchouillard attardé, un style proche de la simplicité évangélique et voilà un roman-<wbr>catastrophe qu’il vaut mieux éviter.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">479</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Hordes</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-hordes-r478/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/hordes.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">En plein Paris apparaissent « les Hordes ». Casquées, bottées, munies de gourdins cloutés, revêtues d’une cape noire en kevlar, elles se positionnent selon un ordre rigoureux aux divers carrefours, bloquant toute circulation :<br><i>" Sur le trottoir, ils sont sept d’un côté et sept de l’autre sous les ordres de ce qui semble être leur chef. (…) Leur carrure est impressionnante. Ils sont vêtus d’une grande cape noire qui descend jusqu’à terre (…) Tous portent une sorte de casque noir qui semble être fait de paille tressée et dont le protège-<wbr>nuque descend jusque sur les épaules. Ils sont armés de longs gourdins plombés qu’ils frappent à terre et sont chaussés de bottes ferrées, noires également, qu’ils font résonner en cadence sur le macadam en marquant le pas.<br></wbr></i>Agencées de façon militaire, sous le commandement d’un chef de centurie , les Hordes rançonnent les automobilistes en leur faisant payer une taxe sécuritaire d’un dollar sous la forme d’un autocollant journalier à apposer sur le pare-<wbr>brise. Tout réticent verra sa voiture détruite à coups de gourdin :<br><i>" Instantanément, ce qui était une voiture s’est transformé en épave. Ils l’ont littéralement désossée en frappant à la jointure du capot et des ailes avant, du coffre et des ailes arrières, tandis que le cinquième brisait vitres et pare-<wbr>brise." </wbr></i><br>Des " petites mains " collationnent l’argent (en rendant la monnaie !).  Ce sont les " servants ", c’est-<wbr>à-<wbr>dire les clochards, les délaissés, les méprisés, les laissés pour compte de la société : <i>" Tous avaient été servants, c’est-<wbr>à-<wbr>dire des clodos de l’existence, mais tous n’avaient pas été clochards, même s’ils avaient cheminés d’abdications en renoncements jusqu’à ce qu’un jour, en entendant parler des Hordes, ils se trouvent assez de désespoir et de courage pour venir rejoindre l’Organisation. "</wbr></wbr></i><br>S’ils font leurs preuves, ils pourront, en étant parrainés, accéder au grade de " Compagnons " en adhérant aux  idéaux qui fondent  cette société dont la structure oscille entre celle de la mafia, du nazisme et de la fraternité initiatique. Le cloisonnement rigoureux entre les membres, leurs valeurs extrêmes, <i>" réussir ou mourir </i>", les rendent  pratiquement invulnérables :<br><i>" Nous ne connaissons pas la clémence parce que la clémence ne nous a jamais été accordée ! continua-<wbr>t-<wbr>il à hurler pendant que l’homme accroupi gémissait de terreur. Tous ceux qui offensent les Hordes en les niant ou en les reniant doivent savoir que nous sommes capables d’horreurs… Car nous sommes des échappés de l’Enfer ! Couteau levé devant les Compagnons gradés qui s’étaient naturellement placés en demi-<wbr>cercle dans la pièce, Salomon arracha brutalement la tunique de l’homme accroupi, l’agrippa par les cheveux, lui tira la tête en arrière et lui trancha la gorge. " </wbr></wbr></wbr></i><br>Disparaissant et réapparaissant à volonté, ils paralysent jour après jour un peu plus la cité,et la police se perd en conjectures sur leur origine. Aucune piste sérieuse ne se dégage, même lorsque Elaine, une maîtresse  femme-<wbr>flic, est nommée coordinatrice de l’ensemble des services de renseignements. <br>Paul vient de sortir de prison. Ancien journaliste réputé, il a été condamné pour dettes à passer deux ans sous les verrous en une sorte de prison-<wbr>citadelle à la tête de laquelle se trouvent deux directeurs, Joël Apesta et Philippe Maston qui se livrent à une expérience unique. Cette prison se veut le modèle d’un nouveau mode d’incarcération où les détenus seront totalement libres à l’intérieur d’un espace carcéral infranchissable puisque des murs-<wbr>lasers entourent la forteresse, l’isolant du monde extérieur. Les deux dirigeants, pour leur expérience, ont les coudées franches. A l’intérieur, le personnage d’un détenu, le " Vieux ", s’impose à tous. Il a obtenu des deux directeurs la possibilité de constituer une salle informatique qui serait à la seule disposition des prisonniers.<br>Paul prend contact avec les Hordes. Il rencontre les deux chefs, Gabriel et Salomon, qui, après probation, lui laissent carte blanche pour donner aux Hordes une nouvelle impulsion. Paul met en place une énorme machinerie, actionnant les médias en la personne d’Yvan son ancien patron, qu’il rattache à la cause. Pour façonner une nouvelle image de marque, il crée une scission arbitraire et manichéenne à l’intérieur des Hordes. Les premières représenteront le Mal, en la personne des " Hordes Noires ", les seconds le Bien en celle des " Hordes Blanches ", qui assureront un rôle de protection. Au cours d’une action contrôlée médiatiquement, les Hordes paralysent entièrement la ville. Paul assure l’interview de Gabriel, met en évidence les exactions d’une police qui, pour les atteindre, n’hésite pas à matraquer femmes et enfants. En quelques jours, les Hordes,  blanches ou noires, accèdent à la notoriété, leur trésor de guerre augmentant de manière exponentielle. <br>Georges est un policier en opposition avec sa hiérarchie. Il claque la porte du bureau et décide d’infiltrer les Hordes pour son propre compte. Avec l’appui de Sarah, une prostituée au grand cœur, il joue le clochard " servant ". Il sauve même la vie de Gabriel le soir de la charge policière où la rue est mise à feu et à sang :<br><i>" Sur les trottoirs, la panique était à son comble. Certains passants s’étaient accroupis afin que la Police soit immédiatement capable de faire la différence entre les belligérants et ceux qui n’avaient rien à voir dans l’affaire. Mais bien mal leur en avait pris car c’était sur eux que s’abattaient les coups des gardes dont la fureur décuplait minute après minute en voyant leurs collègues tomber comme des mouches à chaque fois qu’ils s’approchaient à portée de gourdins des Compagnons. <br>Des siècles de civilisation semblaient avoir été gommées d’un seul coup car l’on pouvait voir les hommes se frayer passage en frappant les femmes à grands coups de poings balancés à la volée, tandis qu’elles-<wbr>mêmes faisaient trébucher les vieilles gens pas assez vives pour s’enfuir. Les mères de familles encombrées de paquets voyaient leurs mioches piétinés sans que leurs supplications puissent arrêter la foule en panique… "</wbr></i><br>Cette action promotionnelle  lui vaut une ascension fulgurante auprès de Salomon et de Gabriel. La réussite engendrant la réussite, les Hordes diversifient leurs activités. Les compagnies d’assurance sont elles aussi soumises au chantage, les meilleurs avocats se mettent à la disposition des membres tombés. L’investissement dans l’immobilier leur ramène une immense fortune.  Lorsque le monde politique s’effarouche de l’ampleur d’un mouvement qu’il prenait pour un mécontentement passager de la rue, il est déjà trop tard. La philosophie des Hordes a fait des adeptes au-<wbr>delà des frontières, l’apport d’argent et l’augmentation des effectifs (60 millions de chômeurs en Europe) sont tels qu’ils deviennent inattaquables. <br>Georges lui-<wbr>même s’investit dans l’organisation en occupant un nouveau créneau : éradiquer les souteneurs et la drogue en contrôlant aussi la prostitution qui fonctionnera désormais pour les Hordes. Lors de l’inauguration d’un immense " Palais des Plaisirs ", centre d’une prostitution de luxe drainant la nomenklatura européenne, une immense fête est donnée conviant l’ensemble du  Gotha financier à une grande explication  sur les moyens et les objectifs des Hordes à long terme, sur l’investissement sans limites dans la misère, réservoir inépuisable de revenus. Georges, présent lui aussi, a droit à une petite leçon de morale financière :<br><i>" Regarde-<wbr>ça, lui dit-<wbr>elle de sa voix de crécelle à l’accent indéfinissable tout en plongeant sa main entre ses deux seins flétris et en mettant en lumière un diamant dont Georges était incapable d’imaginer le nombre de carats. Depuis deux siècles, beaucoup de gens sont morts pour cette petite pierre. Pas seulement pour aller la chercher, se la disputer ou l’acheter mais pour la conserver. Tu ne peux pas imaginer combien cela demande de morts d’esclaves en mines, en usines, magasins et factories (sic) pour conserver ce caillou. <br>Est-<wbr>ce que tu penses qu’on a le temps de perdre du temps à "s’encanailler" lorsqu’il y a tellement de cadavres autour d’une seule pierre? Crois-<wbr>tu que ton uniforme noir soit le seul avec qui nous ayons traité ? Et crois-<wbr>tu que je sois la seule femme américaine à traiter avec des Forces Noires à travers le monde alors que 45% de la fortune US est détenue par des méchantes-<wbr>laides comme moi, qui se dessèchent la peau sur les plages des Caraïbes à longueur de décennies ? <br>Vos Hordes n’auraient pu être qu’une des multiples propositions offertes sur le marché de l’argent… Mais elles savent faire des " propositions qu’on ne peut pas refuser ". Sous peine de mort. Pas de mort physique mais de mort sociale. (…) Tu fais partie des Forces Noires, mon petit bonhomme. Mais la guerre se fait autour d’une tasse de thé servie dans un palace et c’est derrière un petit four pur beurre qu’on capitule et qu’on avale la pilule.<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Il découvre que ceux qu’il connaît, son ancien directeur des RG, les divers chefs de la police, des hommes politiques de poids, des financiers internationaux, font déjà partie des Hordes, arborant avec fierté leur badge d’appartenance. Mais ce soir-<wbr>là est exceptionnel. C’est maintenant que doit être révélé au monde entier le cerveau qui se cache derrière toute l’organisation. Son visage apparaît sur l’écran de télévision gigantesque disposé à cet effet. Paul y reconnaît avec stupéfaction le visage du … Vieux. ! <br>Du fond de sa prison modèle, c’est lui qui a tout combiné avec ses deux anciens ex-<wbr>détenus que sont Salomon et Gabriel pour que le monde appartienne aux déshérités. Pour cela, il a créé la subversion dans les valeurs d’argent. Grâce à ses compagnons informaticiens, et avec l’appui actif de Maston  et d’Aspéta, il a infiltré les ordinateurs des plus grandes banques pour connaître avant les autres le cours des bourses. Ce délit d’initié donne aux Hordes une longueur d’avance. Pour éviter la tentation aux grands argentiers d’intervenir contre eux, il a dynamité tous les centres serveurs en y déposant des bombes virales. <br>A défaut de pouvoir détruire les Hordes, il ne reste plus qu’à l’Establishment de collaborer avec elles. Son œuvre accomplie, le " Vieux " décide de tourner la page. Durant le temps de son incarcération volontaire, il a formé à la dure son disciple Karl, lui léguant la direction des Hordes. Dans sa prison, le Vieux se mure en une retraite spirituelle, au fond d’un cachot humide, en face à face avec lui-<wbr>même, jouant ainsi le rôle d’une sentinelle suprême de " l’Ordre "<br>Un récit atypique, attachant, écrit avec verve,  qui évoque la subversion totale de la société. Par le détournement des valeurs d’argent, les Hordes font émerger une nouvelle société, plus juste, à travers une violence contrôlée. S’articulant autour d’un concept initiatique, le texte,  sorte de conte philosophique, dégage un effet de réel qui inciterait le lecteur à se dire : " pourquoi cela ne serait-<wbr>il pas ? "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">478</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Horde Des Monstres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-horde-des-monstres-r477/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/horde-des-monstres.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le jeune et sémillant journaliste Guy Ménard obtint de son patron, Noël Vannier, la responsabilité d’enquêter sur des assassinats mystérieux qui se sont produits dans la campagne proche de Clermont-<wbr>Ferrand, en Auvergne. Pas bête, Ménard, au lieu de prendre le train, prévient son amie de cœur, la jeune et jolie Ginette Bernant qui, avec son puissant roadster, les achemine tous les deux à Murols, une bourgade sur le pied de guerre. Partout, des paysans évacuent l’endroit sur des charrettes, des troupes en armes sont postées à chaque carrefour, des contrôles de gendarmerie sont imposés en un maillage serré.<br>En ces heureux temps, les représentants de la presse étaient encore gentiment accueillis par les policiers qui facilitèrent au couple l’accès aux lieux des crimes, un chemin de traverse où gisent des corps horriblement mutilés. Soupçonnant un mystère inquiétant, nos héros prennent leurs assises dans un hôtel du coin et sillonnent la campagne. Bientôt, d’autres témoignages feront état de monstres gigantesques, caparaçonnés et cuirassés, qui dévastent tout sur leur passage. Seule l’héroïque Ginette a pu les apercevoir, constatant qu’il s’agit d’insectes gigantesques, de toute espèce. Les assassinats se multipliant, l’armée est appelée à la rescousse pour combattre le fléau. :<br><i>« Le monstre, une courtilière géante était couché sur le flanc. Avait-<wbr>elle, grâce aux sauts prodigieux de ses pattes de grillon, échappé à la vague mortelle par intermittences et glané dans les couches supérieures de l’air une survie éphémère ? (…) Guy regardait la courtilière. Ses longues pattes de derrière était agitées de soubresauts. Son corselet brillant et fauve se soulevait spasmodiquement. Soudain, dans un dernier sursaut, celui-<wbr>ci se mit à bruire (…) La tête du monstre se dressa encore. Puis elle s’abattit tandis que le corps se raidissait dans un dernier frémissement. »<br></wbr></wbr></i>Ménard, qui n’est pas tombé de la dernière pluie, laisse Ginette à son enquête, revient à Paris à toute vitesse afin de rendre une visite impromptue au professeur Darnier qu’il connaît et qu’il sait être un spécialiste des insectes. Ce dernier, tout en le recevant, paraît troublé, car le professeur Darnier sait fort bien de quoi il en retourne : il est responsable de ces désordres. Ce sont ses propres sujets d’expérience, soit cinquante insectes dont il avait réussi à augmenter démesurément la taille, qui se sont échappés de l’enclos dans lequel ils avaient été confinés, la porte ouverte par une main criminelle, en l’occurrence celle de son concierge.<br>De retour dans le massif Central avec Ménard, Darnier ne demande qu’à collaborer avec les autorités pour éradiquer le fléau. Mais, durant ce temps, les insectes monstrueux, qui n’y voient malice, poursuivent leur petit bonhomme de chemin. Il faudra toute la science de l’entomologiste, qui les empoisonne à l’aide d’un gaz toxique identique au DDT et l’appui de toutes les armes pour en venir à bout. :<br><i>« Il s’avança le premier en direction de la forêt lorsque le nuage de gaz se fut en partie dissipé. Sa tête blanche retombait par instants sur sa poitrine tandis qu’il arpentait les chaumes brûlés. Derrière lui venaient Guy et Ginette, puis toute une masse hérissée d’armes qui s’étaient révélées impuissantes. Les monstres convulsés encombraient les lisières. On en compta près de quatre cents… (</i>Alors, étaient-<wbr>ils « cinquante » -<wbr>p.30-<wbr> ou « 400 » -<wbr>p. 43 ?, note du rédacteur)<i>. Déjà, les paysans s’attelaient aux énormes amas de têtes garnies de féroces mandibules, de thorax et d’élytres larges comme des ailes d’avions, accrochant des cordes aux pattes découpées ainsi que d’énormes scies. Le feu, qui avait si bien contribué à l’œuvre la paracheva. Des bûchers gigantesques s’allumèrent, des colonnes de fumée grasses montèrent dans l’air. »<br></i>Q’importe les crimes ! Cette histoire aura servi la réputation de Ménard en face de son patron, ravi de cette bonne histoire. Ginette devenue la femme du journaliste, les monstres exterminés, Darnier, triste et confus, l’on pourrait croire que le récit en reste là. C’était sans compter sur la sagacité de Ménard qui mettra la main sur le concierge criminel là où personne ne le soupçonnait, c’est-<wbr>à-<wbr>dire dans la propriété même du professeur, sise en Auvergne. Pourtant, la morale reste sauve puisque bien mal acquis ne profite jamais : le concierge, blessé par l’un des insectes au moment de son méfait, expire juste à la venue de Ménard, d’une septicémie généralisée.<br>Un sympathique petit récit cataclysmique blotti dans une série policière à cinq sous, qui n’est pas sans rappeler « Face aux Monstres» des dénommés Marijac et Lortac, ou les «Demi-<wbr>Dieux» de Gordon-<wbr>Bennett au « Rayon Fantastique».</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"> <br><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">477</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Homo Potens</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/homo-potens-r476/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/homo-potens.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Julien, chef de la CER (Calculs-<wbr>Etudes-<wbr>Rationalisation) fait grise mine quand sa femme Isabelle accouche d’un monstre atteint d’agranulocytose, un manque de cellules dans la moelle épinière :<br><i>« L’innommable chose qui gisait entre les draps avait cinq jours. Jamais on n’avait vu un bébé comme David. La face dessinait une espèce de triangle. Un front gigantesque, démesuré l’envahissait aux trois quarts. La peau en était tendue, fine mais terne, d’un gris très sale évoquant la souris mais certes nulle peau humaine. Ce front saillant surplombait directement des yeux minuscules et sombres, sans éclat. (…) Le menton aigu fuyait en retrait, dessinant la pointe acérée du triangle ; dessous se devinait sous le bavoir un cou grêle de poulet plumé. »<br></i>Selon le professeur qui a accouché Isabelle, partout dans le monde, naissent des enfants déformés.  Pour Ambroise, le Philosophe, père de la jeune Edith et ami de Julien, bien que l’origine de la malformation restât énigmatique, elle signe indéniablement l’émergence d’un être nouveau et une ère de déclin pour Homo Sapiens. Ce nouvel être, baptisé Homo Potens, le remplacera. En attendant, le fils de Julien s’appellera David et sera élevé en compagnie d’Edith.<br>Partout, de par le monde, l’angoisse monte chez les femmes. Des névrosées, des désaxées, des débauchées, des femmes stérilisées et pour finir des femmes suicidées, constituent les prémisses de la fin. <br>Homo Potens qui ne survit qu’en petit nombre, souffre d’apathie et d’un manque total d’empathie. Ambroise prophétise qu’Homo Potens – un pur cerveau-<wbr> deviendra l’être parfait, rationnel et froid qui permettra à une nouvelle humanité de progresser. Pourtant, le tableau clinique n’est pas réjouissant : David porte une tête énorme, des membres de gringalet, ne manifeste ni gaîté, ni émotion, ni tristesse. Il s’affole au moindre courant d’air, la plus petite douleur physique le fait hurler. <br>En grandissant, il révèle encore plus son originalité ; il ne joue pas, manifeste une suprême indifférence à toutes les situations, connaît d’avance la réponse à tous les problèmes, répond à toutes les questions. Il se conduit comme si la culture humaine était innée en lui. Célébrés à l’égal des dieux par les autres humains, les Potens montrent aussi de surprenantes faiblesses car ils sont incapables de la moindre initiative, sans aucune motivation ils n’agissent que sur demande.<br>David, vue son infaillibilité, trouvera place au CER, auprès de son père. Tout naturellement les Potens ont pris les leviers de commande, puisque les Sapiens se raréfient et sont peu fiables. L’infrastructure des villes se modifie, l’économie se rationalise, les guerres entre les peuples disparaissent. L’atome règne sans partage au plan énergétique. <br>Les entrevues régulières d’Ambroise et de Julien mettent en avant les insuffisances de ce progrès car faute de motivation, l’exploration spatiale a pris fin. L’humanité semble stagner. Les femmes ne se remettent pas de leur déchéance : Isabelle se drogue à la « suggestine » qui abolit la mémoire. De son côté, Edith se livre à des expériences sentimentales sur David pas franchement concluantes.<br>Un soir, David veillant au CER, on lui annonce qu’un super-<wbr>tanker atomique dont l’automation a été rompue, menace le port de Marseille et au-<wbr>delà, la France entière, d’une désintégration en chaîne. Il est le seul en mesure d’arrêter le désastre. En un délai extrêmement court, il devra se rendre en voiture à Marseille, conduit par Edith. <br>Il n’y arrivera jamais puisqu’en cours de route, Edith se livre sur lui à une approche sexuelle ce qui trouble David à un point tel qu’il tombe en catatonie, entraînant avec lui tous ses frères de race auxquels il est lié par télépathie :<br><i>« David gisait crucifié. Parfaitement immobile. Mort, sans doute, pensa Edith. (…) les orbites du Potens n’avaient jamais été si grandes, mais elles brillaient de l’éclat blanc nacré des yeux révulsés, sans regard. Des yeux de porcelaine. Le reste des traits  se perdait dans les traînées de boue brune (…) La bouche était un rictus saisi dans sa torsion, bloqué dans une grimace de souffrance. »<br></i>En retournant vers Paris avec David, Edith apprend de Julien qu’un plan du dernier secours vient de se déclencher : une caravane de camions puissamment blindés se porteraient à leur rencontre et ensemble, ils tenteraient de gagner un abri sûr prévu de longue date, dans les Alpes.L’explosion de Marseille détruit progressivement tous les centres urbains, et toute vie organisée, en se propageant vers le nord :<br><i>« Paris sera atteint au plus tard à dix sept heures. L’orage magnétique détraquera toutes les commandes sur son passage à peu près aux mêmes heures. Chaque centre industriel sera détruit, projettera un nouveau nuage radioactif et un nouvel orage. Tout ira très vite (…)  Il y a, vous le savez, quatre dangers majeurs : les retombées de toutes sortes, la chaleur, le sol pollué, et les explosions. »<br></i>La caravane, qui génère un tunnel protecteur électromagnétique, observe autour d’elle les effets de la déflagration universelle. Le monde extérieur s’est transformé en un enfer radioactif  tandis que David meurt en se liquéfiant littéralement<br><i>« En une seconde, David s’offrit nu. C’était une saucisse translucide ; on évoquait aussitôt par contraste, son étonnante maigreur d’autrefois. Le liquide avait tout envahi, effacé formes et plis, creusant seulement aux aisselles, aux aines et aux coudes, de très profonds sillons où les peaux rapprochées avaient macéré. Le même jus que des lèvres éclatées en suintait, avec par endroits, des reflets moirés ou verdâtres. L’odeur s ‘était répandue, tout à coup renforcée ; elle devint à la fois écoeurante et piquante. Julien chercha les mains, les pieds : quatre moignons informes qui collaient aux draps, quatre cachets de cire glauque qui scellaient au lit le corps défait de David. »<br></i>Les camions atteignent leur but, un abri blindé sous une montagne, alimenté en eau par une retenue naturelle. Avant d’y pénétrer, les rescapés de l’atome doivent se soumettre au rituel strict de la décontamination. A l’intérieur, la vie a été réglementée selon la logique des Potens. <br>Ambroise,  analysant les événements, constate la faillite du machinisme et défie l’autorité de Dix-<wbr>Sept, le Directeur de l’abri. Au bout de peu de temps, deux factions naissent, les Bleus, qui espèrent sortir rapidement à l’air libre où une pluie continuelle ravage les terres et les Rouges qui souhaitent rester en sécurité à l’intérieur de l’abri malgré la menace que ferait peser sur eux une rupture du barrage.<br>Un berger, qui a survécu dans ses montagnes, se présentant aux portes extérieures, annonce à Dix-<wbr>Sept que la vie est redevenue possible à l’air libre. Julien s‘est porté volontaire avec son groupe pour vérifier les dires de l’homme et laisse Ambroise seul face à Dix-<wbr>Sept. Les deux mentors entrent en lutte ouverte. Dix-<wbr>Sept, qui menace de faire sauter l’abri, sera tué par Ambroise ce qui permettra aux quelques Homo Sapiens survivants de rejoindre Julien.<br>Un roman peu courant qui montre des qualités d’imagination, un sens de l’intrigue  et des rebondissements,  gâché, hélas ! par une logorrhée moralisatrice et métaphysique continuelle, portant sur le rôle du machinisme et la malveillance de la technologie.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">476</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Hommes Sans Visage</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-hommes-sans-visage-r474/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/hommes-sans-visage-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Voguant dans les mers du Sud avec leur yacht « l’Exilé », le jeune Pierre Barrois et ses compagnons sont jetés sur une île inconnue, aux envions des Galapagos. Là s’élève une mystérieuse forteresse dans laquelle ils pénètreront pour ne plus en ressortir. Ils seront les prisonniers du « Maître », un savant fou de la plus belle espèce, haïssant la race blanche, ami des Jaunes qu’il veut voir dominer le monde :<br><i>« Sachez donc qu’ingénieur, docteur en médecine, chimiste et biologiste, j’ai crée ici la plus parfaite des usines de guerre. On fabrique, sous ma direction, des gaz mortels, des balles contenant les bacilles les plus redoutables qui existent. Ces produits de mort sont vendus aux plus offrants car je ne fais pas œuvre patriotique, messieurs. Je suis sans patrie comme mes ouvriers sont sans visage. (…)</i><br>Protégé par la « fée électricité » dont il fait un usage immodéré, il a réduit en esclavage une cinquantaine de malheureux qui, comme Pierre, ont eu l’infortune  d’aborder cette terre maudite. Sans pitié, il s’en est servi  comme sujets d’expérience ou comme ouvriers manipulateurs de ses microbes de la mort, réduisant leur visage à un masque de chair inhumain, et les obligeant tous à porter une cagoule pour ne pas afficher leur disgrâce. Les Asiatiques, très excités par les compétences du savant, le soutiennent de toutes leurs forces :<br><i>« Le japon, très au courant des travaux du Maître, acceptait de ravitailler le savant et de respecter son secret. La Chine, quelques semaines plus tard, passait également, dans les mêmes conditions, un traité avec celui qui fabriquait la poudre de destruction. »</i><b> </b><br>Pierre, considéré comme un savant par le Maître qui se sent un génie incompris, est employé en tant que secrétaire. Il est sommé de ranger les écrits personnels du monstre, ce qui lui permet de reconstituer toute l’histoire personnelle de ce singulier personnage. Il sait à présent qu’il lui faudra le détruire, fût-<wbr>ce au péril de sa propre vie, car le temps presse, le Maître étant tout près de parachever son œuvre de destruction :<br><i>« J’ai enfin vaincu (…) La Mort est à présent mon esclave soumise. Dans cinq mois je pourrai livrer de quoi faire disparaître du globe tous les Blancs qui, dans leur sottise, ont refusé de me faire la place que je méritais. Le secret est bien gardé par mes alliés. Bientôt, tombera du ciel, par avion, un bombardement de lèpre, de choléra, de fièvre jaune. Les maux se propageront… ceux déjà connus et d’autres qui n’ont pas encore de nom et sont ma création… Le bacille qui rend aveugle et fou, celui qui paralyse les membres, celui qui brûle la chair comme ferait un fer rouge.»</i><br>Même avec l’aide de ses compagnons d’infortune, l’entreprise serait irréalisable si le volcan près duquel était bâtie la forteresse, ne s’était opportunément réveillé, jetant à bas les bâtiments, rendant vulnérable l’odieux personnage. Sans protection électrique, ce dernier sera noyé par ses esclaves qui, se sachant trop laids pour revivre en société, auront décidé de demeurer sur une île maintenant pacifiée.<br>Un beau récit de savant fou dans la belle veine de la belle littérature populaire.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">474</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Des Hommes, Des Hommes, Et Encore Des Hommes</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/des-hommes-des-hommes-et-encore-des-hommes-r472/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/hommes-des-hommes-et-encore.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">David Marchal, seul survivant lors du naufrage de son vaisseau galactique, atteint une terre où l’environnement lui rappelle celui de sa planète-<wbr>mère, à quelques subtiles différences près : une couche épaisse de nuages au-<wbr>dessus de sa tête, une nourriture qu’il lui est difficile d’ingérer (il a ses pilules nutritives), un sentiment de malaise, de « décalage » auquel il n’arrive pas à s’échapper. Il rencontre pour la première fois des hommes du « Chatanga », ainsi appellent-<wbr>ils ce lieu. Des primitifs accueillants et hostiles tout à la fois, et dont la seule occupation  consiste à faire diverses sortes de bruits, à casser des cailloux, à verser de l’eau, etc. <br>Lorsque l’un d’entre eux meurt, il devient un « yhouri », une sorte de fantôme et un monstre répugnant. C’est pour avoir tenté de leur démontrer la fausseté de leurs croyances que David est chassé du Chatanga pour trouver refuge dans un immense dédale souterrain habité par une race plus évoluée et organisée.<br>Leur chef, Alb, l’accueil avec réticence. Il conteste le fait qu’il puisse venir d’ailleurs, des étoiles, car pour Alb seule existe sa société, immuable dans ses principes, ses croyances et ses coutumes. L’arrivée de Marchal constitue une transgression qu’il va falloir réparer. Zabel, la fille d’Alb, est prête à devenir la femme du pilote, mais David, qui a conscience de l’hostilité généralisée autour de sa personne, se demande ce qui terrifie ainsi les indigènes.<br>Alb lui explique l’importance pour eux du « Machunga » un immense réservoir d’énergie qui constitue la base même de leur vie. Le Machunga que Marchal est amené à voir de près lors d’une aventure initiatique , est en réalité un envahisseur, un extraterrestre, un être radiant, psychogène et télépathe, tenant les humanoïdes sous sa coupe. C’est lui qui crée les yhouris , transformant en monstres, ceux qui forment les primitifs du Chatanga, des réprouvés rejetés de la société souterraine, et dont l’unique occupation est de produire les sons dont se nourrit l’Alien. En échange, il permet à Alb et aux siens de survivre grâce aux reliquats énergétiques qu’il leur abandonne. Ces échanges créent une société stable vivant en symbiose avec l’extraterrestre-<wbr>vampire, le Machunga. Or, en explorant des tunnels abandonnés, Marchal découvre avec stupeur qu’il se promène dans Paris, un Paris détruit, méconnaissable  après plus de 2795 ans :<br><i>« Ce qui le surprit tout d’abord, ce furent les ruines à perte de vue qui lui offraient le spectacle poignant d’une civilisation défunte, tombée dans l’oubli.  Le ciment craquelé des immeubles effondrés, sans toit, retournait au néant, alors que la végétation de place en place, essayait de reconquérir une partie de ce que l’humanité lui avait arraché (…) Soudain l’image se fixa devant ses yeux et il contempla en blêmissant la gigantesque architecture gothique qui se dressait face à lui, à la limite d’un parvis. (…) Oh ! non, gémit David, les yeux exorbités…, ce n’est pas vrai…, ce n’est pas vrai…<br>Ce n’était pas seulement  Notre-<wbr>Dame, mais aussi la Tour Eiffel à sa gauche, décapitée, qui émergeait des ruines, le Sacré-<wbr>Cœur à demi détruit, toujours sur sa Butte, et plus près de lui, les vestiges du Pont au Change, plongeant dans les eaux de la Seine !  David eut l’impression qu’une main de glace lui broyait le cœur.<br>-<wbr>Non, non, gémit-<wbr>il en s’écroulant sur le sol. Mon Dieu ! Dites-<wbr>moi que ce n’est pas vrai. Pas la Terre…, non… <b>pas la Terre</b> ! »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Il est donc retourné sur terre après un saut temporel inattendu, mais sur une Terre meurtrie, ravagée, désertée, polluée, et vampirisée par l’être immonde venu d’ailleurs. Il reste le seul survivant encore capable de se battre, grâce à ses connaissances scientifiques et avec les machines de l’ancienne technologie. Il comprend que, pour vaincre le vampire, il devra l’attaquer avec ses propres armes, soit produire des vibrations sonores dans une fréquence inaudible pour les humains mais insupportables pour le Machunga. Son appareillage sera réalisé avec beaucoup d’efforts mais mis en pièces par ses semblables du futur. Les hommes de 2795 ont appris à vivre avec le monstre. Ils ne désirent plus évoluer ni changer leurs croyances, ni perdre le pouvoir que les nouveaux prêtres du Machunga se sont octroyés. Ceux-<wbr>ci lapideront  le dernier homme,  leur seul espoir de se libérer du joug.<br>Un récit qui tranche surtout par deux idées originales, celle de l’être exploitant les vibrations de l’inconscient humain pour créer des monstres (comme dans le film « Planète interdite » de Will Lenox) et celle de la noirceur finale du roman, un fin pessimiste, rare dans la science-<wbr>fiction populaire. </wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf0 ff1 fs24"><br><i><br></i></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">472</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
