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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/33/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>L'ingenieur Von Satanas</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/lingenieur-von-satanas-r497/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/ingenieur-von-satanas.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Deux prologues ouvrent le récit. Dans le premier, le diable, empruntant la personnalité du moine Schwartz, présente à l’abbé Gotlieb dans l’abbaye de Fribourg, sa dernière invention (diabolique) : la poudre à canon. Nous sommes en l’an 12… <br>Dans le deuxième, c’est l’ingénieur Von Satanas qui vient tenter les parlementaires de la paix réunis à La Haye. La science et le progrès allaient enfin établir la paix universelle, lorsque juste avant le banquet de clôture et après la signature du traité, comme l’on allait boire à l’amitié éternelle entre les peuples, les plans du nouveau moteur d’aéroplane et la composition chimique ou microbienne de nouveaux obus présentés par von Satanas séduisirent énormément. Cet ingénieur ressemblait  étonnamment au moine Schwartz…<br>Au moment où s’ouvre le roman, le narrateur, Jacquemin, est en train de dériver sur un débris, entraîné par les courants, vers la côte hollandaise. Ayant fait partie de l’expédition Hutchinstone pour l’exploration du pôle Nord, en 1914, il était de retour en 1929  quand le bateau sur lequel il regagnait l’Europe, fit naufrage. <br>Il ne resta d’ailleurs pas longtemps seul sur son épave, rejoint par un autre survivant, le jeune et sympathique Marcel Blondeau, de retour d’une île du Pacifique, et qui lui aussi eut le malheur de sauter sur une mine. Unissant leurs efforts, ils s’interrogent sur l’origine de ces engins meurtriers responsables de leur malheur, sur l’absence de phares le long des côtes, sur la désertification des routes marines.<br>Alors que leurs vivres diminuent, ils accostent enfin sur une plage sablonneuse, truffés d’objets ressemblant à s’y méprendre à des bombes ayant fait long feu et parsemées de ruines, ce qui témoignerait d’une incontestable violence.  Soudain ils furent abordés par une petite troupe  de gens au visage couvert d’un masque à gaz qui les entraînèrent vers  un abri souterrain. Sans qu’ils le sachent encore, l’on venait de leur sauver la vie. Bien que surpris par l’aspect grotesque et les habits en lambeaux de leurs sauveteurs, ils prirent le temps d’écouter le chef du groupe, un certain Danois,  le  Dr. Christiansen, leur indiquer la cause de leur affreuse situation : <br><i>" La gueuse de Science, l’horrible gueuse ! répète le Danois.<br>-<wbr>Mais, permettez, fis-<wbr>je abasourdi, permettez… pourquoi ce blasphème ?<br>-<wbr>Eh ! vous devez bien vous en douter !<br>Sans elle serions-<wbr>nous terrés dans ces ruines, en péril de mort par asphyxie, avec d’autres dangers nous guettant de tous les côtés : écrabouillements par mines, torpilles, explosions…,<br>Ecrabouillements venant du ciel par avions… diffusions de maladies épidémiques par boîtes à miasmes, ou grenades à microbes de haute virulence…etc., etc., que sais-<wbr>je !… "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Et les responsables en sont les Allemands, les " Boches " :<br><i>" -<wbr>Vous avez dit gaz boche, que signifie Boche ? C’est un terme scientifique nouveau ?<br>-<wbr>Non ! Boche, l’horrible Boche, le Boche anthropomorphe des tribus germaniques prussifiées, les Boches de la barbarie scientifique, enfin !… les nouveaux Huns, dirais-<wbr>je, si je n ‘étais certain, ce disant, de calomnier Attila, qui n’avait pas la férocité hypocrite et savante, lui… "</wbr></wbr></wbr></i><br>L’abri souterrain où ils se terrent en attendant que se dissipent les "gaz boches" au-<wbr>dessus de leurs têtes, appartient à un certain monsieur Vandermolen, un pacifique et jadis riche cultivateur de tulipes. C’est là, à Harlem en Hollande, à proximité de La Haye, tout proche du Palais de la Paix, devenu forteresse des " Boches ",  qu’ils subissent les attaques répétées de Prussiens utilisant tous les artefacts de la technologie moderne, bombes chimiques et bactériologiques, gaz asphyxiants et paralysants, lancés par aéroplanes ou par canons à longue portée.  Par manque de prudence de la part des autres nations, les Boches ont envahi, écrasé, désertifié l’Europe :<br><i>" Au lieu de couper radicalement les griffes du monstre et de lui casser soigneusement les dents, on se contenta de les rogner légèrement, avec douceur et délicatesse… Faute capitale ! Funeste mansuétude, dont l’Univers tout entier subit aujourd’hui les conséquences effroyables !… L’Allemagne refaisait avec une hâte fébrile son matériel de guerre, le décuplait en le perfectionnant. "<br></i>Aujourd’hui vainqueurs mais réduits en nombre, ils en sont à leur dernière extrémité belliqueuse gardant jusqu’à la fin qui est sans doute proche, leur faculté de nuisance :<br><i>" -<wbr>Horreur des horreurs !<br>-<wbr>Gesta diaboli per Germanos ! dit Jollimay (…) Ah ! cette Allemagne que nous admirions naïvement et bêtement, nous laissant prendre à sa fausse façade, camouflée avec tant d’art . Hélas ! (…) la docte Allemagne ! Gretchen aux blonds cheveux effeuillant la marguerite de la Science ! Pour nous, à part les Hohenzollern, au fond de la Prusse, à part un clan de hobereaux et de militaires bismarckiens, il n’y avait que la docte Allemagne, la douce, familiale et scientifique Allemagne ! Et nous ne l’apercevions pas, chargeant ses canons derrière un rideau protecteur de poètes suaves et de braves savants à lunettes, préparant son arsenal satanique, accumulant ses moyens d’agression, de meurtre et de pillage. "</wbr></wbr></i><br>Les seuls endroits sûrs qui permettent d’échapper aux bombes de toutes sortes sont les abris, les " terriers " qui ont vu naître une nouvelle civilisation préhistorique : <br><i>" Eh bien, est-<wbr>ce que tout ne vous semble pas préhistorique ici ? Est-<wbr>ce que nous ne vivons pas dans des espèces de cavernes comme les hommes des premiers âges ? (…) Ah ! comme la comparaison tournerait à l’avantage des premiers hommes ! Ah ! Comme ils y perdraient de vivre avec nous, les braves gens des cavernes préhistoriques, qui n’avaient à craindre que l’ours ou quelqu’autre honnête bétail dépourvu de malice, quasi-<wbr>inoffensif à côté du bipède scientifique et "kulturé " d’aujourd’hui !… (…)<br>Les populations qui dans les premières années de la guerre générale ont échappé aux écrabouillements par explosifs, aux intoxications par les nappes de gaz, par les couvercles de vapeurs mortelles, aux infernales projections de flammes, d’acides ou de miasmes, se sont enfoncées dans le sol. On vit sous terre, on creuse la glèbe aussi profondément qu’on le peut, la bonne vieille terre nourricière de jadis, on fouille l’argile, la pierre ou le roc. "<br></wbr></wbr></wbr></i>L’abri qui les a accueilli regroupe des ressortissants du monde entier. Christiansen présente à Jacquemin et Blondeau, quelques-<wbr>uns de ses compagnons d’infortune : Miraud, l’aviateur français, à qui il manque le bras gauche, Bustamente, lieutenant d’infanterie péruvienne et Felton le grenadier néo-<wbr>Zélandais, Mohamed Bamoko le tirailleur sénégalais, un géant avec une main en crochet et son ami Kuomang, le fils d’un mandarin de Hué, Gibson, ancien milliardaire américain et Démétrius Manoli le Roumain ; enfin et surtout Mme Vitalis, une Parisienne à la jambe de bois et sa fille Jeannne, une délicieuse demoiselle qui n’a jamais connu que la vie des terriers.<i> </i>Autant dire que le  Boche  est l’ennemi du genre humain <i>:<br>L’Europe !… Rappelez-<wbr>vous les photographies de la Lune qui nous montraient un astre en démolition, au sol criblé de trous, de cratères écornés et effrités… Eh bien, s’il y a des astronomes dans la lune, c’est exactement ce qu’ils doivent voir chez nous maintenant ! Sans doute la lune a passé par les mêmes horreurs que nous, il s’y sera trouvé quelque race de proie, des Boches lunatiques, pour tout dévaster et saccager jusqu’à extinction complète et définitive !… Dans notre Europe bouleversée, il n’y a plus que des tranchées. Ces tranchées, qui zigzaguent à travers tous les pays, qui sillonnent, coupent, découpent et recoupent plaines et montagnes, c’est depuis longtemps déjà la seule manière de labourer la pauvre terre que connaisse l’Européen !… Les fronts, je ne dirai pas des armées, il n’y a plus d’armées, mais des peuples tout entier en armes, les fronts se pénètrent et s’enchevêtrent, amis et ennemis pêle-<wbr>mêle les uns dans les autres. (…)<br></wbr></wbr></i>Ces révélations provoquent l’effondrement moral de Jacquemin, frappé d’horreur devant l’effrayant cataclysme. A cause des Allemands, le monde entier a régressé. A cause d’eux, à cause de leur science traîtresse, la civilisation humaine à été réduite à néant :<br><i>" Au pilori, la science ! Certes, la guerre de tout temps fut quelque chose de triste et d’horrible, mais notre science est venue, et elle a centuplé…que dis-<wbr>je, " centimilluplé " les horreurs et les terreurs de la guerre, elle a développé, multiplié, généralisé les possibilités et les facilités de massacre, à toute distance et aux plus longues portées… <br>Elle a tellement changé et aggravé les conditions des luttes de nations, si affreusement gâté la guerre, enlaidi, sali hideusement l’horreur, que les guerres d’autrefois ne semblent plus que de simples bousculades un peu vives , la bataille d’autrefois  un geste d’héroïsme brutal…. "</wbr></i><br>Habillés avec des lambeaux de peaux, armés de massues ou d’arcs, mangeant des rats ou les lapins des dunes, n’enlevant leurs masque à gaz qu’à de rares occasions, les troglodytes s’obstinent à survivre malgré tout. Ils ont tous été dupés par l’Allemagne, par son sentimentalisme, par ses " Gretchen ", alors qu’elle ne songeait qu’à utiliser la science en un but de mort, en s’aidant des microbes :<br><i>" Quel travail !… Préparation des cultures infectieuses, étude des ferments et des virus, élevage et trituration en grand nombre de tous les microbes, de tous les bacilles susceptibles de transmettre les pires maladies et de faire éclater les épidémies, dosage des produits de nos bouillons de culture arrivés à point, pour les charger en torpilles miasmatiques, en bombes, boîtes, fioles, tubes, pastilles, etc."<br></i>La vie dans les terriers est bien organisée. Alors que Jeanne et sa mère s’occupent de faire pousser de rares salades, les hommes partent, quand cela est possible, en expédition. Dans l’environnement en ruines, tous les monuments sont à terre, les bois dévastés, les dunes bouleversées. On y court à la chasse aux rats ou au ramassage des rares escargots. Et lorsque une rencontre s’établit avec d’autres survivants c’est pour s’échanger de pauvres médicaments, des tisanes ou des décoctions contre le typhus ou le choléra.<br>Avec le temps, les terriers ont été arrangés du mieux possible et Jeanne possède même des fragments de miroirs pour ménager sa féminité. Tous regrettent le temps d’avant, celui de l’abondance et des chefs-<wbr>d’œuvre.Aujourd’hui, de tous les chefs-<wbr>d’œuvre détruits, seul un fragment de la toile de Franz Hals " Banquet de la garde civique " subsiste, restauré par M. Vandermolen, fièrement accrochée dans les ruines. <br>La recherche de nourriture demeure leur  occupation principale. Quelquefois, des prises d’exception améliorent l’ordinaire, comme celle du jour où Bamoko revint avec un cheval errant capturé dans les dunes. En étant nourri il fournira dans quelques temps des réserves importantes de nourriture.Pour cela, il faut aller au fourrage. Un groupe, parti en ce but, tombe sur une horde à l’apparence préhistorique menée par un véritable géant. Pas de panique ! Ce sont de braves pêcheurs de Noorderick commandés par leur bourgmestre qui leur indique la direction de Leyde. <br>Se faufilant entre les cratères de bombe et les marmites enterrées, ils se reposent un instant dans un village où ils feront la connaissance de Yamoto, aviateur japonais reconverti dans le tir à l’arc qui les accompagnera dans leur entreprise. Le soir tombant, ils devront chercher un abri pour y passer la nuit. Une monstrueuse forteresse roulante hors d’usage dans laquelle vit un Bulgare (allié des Allemands) dégoûté par la guerre, servira en ce but :<br><i>" Dans le petit brouillard mouillé du matin, notre ruine de forteresse roulante se dessinait de façon impressionnante et dramatique, dominant un vaste et sinistre paysage de dévastation, où tout était ravage et ruine, le sol crevassé, éboulé, rempli d’aspérités, de trous et de cicatrices, avec des traces blanches ou rouges de fermes ou de villages évaporés, disparus à jamais, les eaux répandus par flaques, les ruisseaux au cours changé, stagnant ça et là dans des trous, les arbres décapités, invalides amputés et disloqués, qui s’obstinaient à vivre tout de même, poussaient de nouvelles branches et garnissaient de feuillage leurs misérables moignons déchiquetés. "</i><br>Une bande de loups sentant la chair fraîche les traquera toute la nuit. Yamoto et ses compagnons en tueront un grand nombre mais au petit matin on ne trouve plus trace des cadavres : les loups tués auront été dévorés par leurs congénères. <br>De retour avec le fourrage, ils découvrent que Blondeau – qui ne les avait pas suivis – avait réinventé le flirt à l’âge des terriers, poétisant auprès de Melle Vitalis qui, d’un naturel gai et optimiste  malgré la situation,  avait non seulement gagné son cœur mais aussi celui de Miraud, établissant entre eux deux une saine émulation à son sujet.<br>Les nouvelles fraîches sont très difficiles à obtenir en ce temps de " guerre totale " , selon le concept de Luddendorf :<br><i>" La Guerre scientifique à longue distance, à l’aveuglette, ne peut plus faire de distinction entre civils et belligérants, tout le monde vit en plein dans les mêmes dangers, partout et toujours, dans la fournaise infernale commune, et je distingue chez tous la soumission à l’inéluctable, le fatalisme résigné, cette forme nouvelle et si triste du courage. "<br></i>Pourtant à la Haye, le Palais de la Paix  qui résistait encore semble être à bout de forces : les Boches brûlent leurs dernières cartouches ! Mystérieusement avertis par l’instinct, les survivants des terriers se regroupent, se préparent à l’assaut final avec leurs arcs et leurs flèches, leurs massues et leurs casse-<wbr>tête.  Pour que la bataille suprême ne soit pas trop sanglante, il faudrait faire taire définitivement les canons. Pour cette dernière fois, le Dr. Christiansen consentira à utiliser la science par la mise au point d’une invention jalousement sauvegardée jusque là, les " Rayons Herziens " qui, en faisant exploser la poudre noire, délivreront définitivement les hommes de l’emprise de l’ingénieur von Satanas. Le roman se conclura avec Miraud, entonnant " la Marseillaise " légèrement modifiée :<br><i>" Voici tous les obus toxiques<br>les suffocants, les asphyxiants,<br>Torpilles et bombes chimiques,<br>L’Enfer lâché sur les vaillants !<br>(bis)<br>Et sentez-<wbr>vous dans nos campagnes,<br>Les nappes de gaz empoisonnés<br>Venant jusque sous notre nez,<br>Asphyxier nos fils et nos compagnes !<br>Aux armes, citoyens,<br>Assurez vos baîllons… "<br></wbr></i>" L’Ingénieur von Satanas " paru en 1919 est le plus rare des ouvrages d’Albert Robida. Et le plus sinistre. Ses visions pessimistes du futur, développées dans " le Vingtième Siècle" mais surtout dans " la Guerre au Vingtième Siècle " et, avec Giffard, dans " la Guerre infernale ", intuitions géniales, trouveront ici leur réalisation. La science, source de progrès infini chez Jules Verne, toujours regardée avec méfiance par Robida, devient dans ce roman " cette gueuse de science ", le rêve d’une société mécanisée et d’une vie facile ayant été brisé par la mystérieuse adéquation (qui ne peut être que d’essence satanique) entre la science et la dévorante ambition des Prussiens (les Boches ) rendus seuls responsables du carnage :<br><i>" Voyez tous à l’œuvre la hideuse Allemagne,<br>Hideuse dans son âme, hideuse en ses forfaits,<br>Son Kaiser qu’on dirait vomi</i> <i>par quelque bagne,</i><br><i>Ses princes procrées par l’Enfer tout exprès (…)<br>Appétits monstrueux de quelques brutes féroces, d’une caste de féodaux en fringale de richesses et d’avantages, de théoriciens du massacre productif, de hauts seigneurs de la grande industrie et de la finance affamés de milliards et de puissance… A table pour le festin ! à table ! "<br></i>La description de la vie dans les " terriers " est calquée sur celle des tranchées. La lutte pour la survie des individus s’enracine dans un décor minutieusement reconstitué. Aucun détail de la vie quotidienne ne sera laissé de côté : agencement des lieux, difficulté de subsister, de s’habiller, les blessures du corps, les atteintes épidémiques, la crasse, la pauvreté, la misère, la mort, lot quotidien des défenseurs de Verdun. L’agressivité et le désespoir véhiculés dans le récit est à mettre en parallèle avec ceux de Méric dans " la Der des ders " et ceux d’autres romans – non conjecturaux-<wbr> de Malaparte et de Dorgelès. " L’Ingénieur von Satanas " entonne le chant du cygne d’une Europe défunte et de sa future éclipse de la scène de l’histoire. Un livre prémonitoire composé par un utopiste d’une valeur inégalée.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">497</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Infernale Menace</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/infernale-menace-r495/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/infernale-menace.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Nick Hensley et son épouse Enna, en compagnie de son père, ont hérité de l’immense manoir de l’oncle Cyrus Odder. A peine sont-<wbr>ils installés, que le Docteur Lexton, un voisin, se déclare prêt à leur racheter la propriété dans laquelle, selon ses dires, se passeraient des faits inquiétants. Nick résiste et Lexton n’insiste pas. Dans la nuit pourtant, le père d’Enna est assassiné. <br>En fouillant la maison pièce après pièce, Nick découvre la momie d’une étrange fourmi géante, haute de plus de deux mètres. Len, leur ami entomologiste qui les a rejoints, confirme cette découverte. En route pour faire examiner l’immense insecte par des sommités londoniennes, Len surprend dans la nuit le Dr. Lexton qui enterre un cadavre. La police prévenue découvre qu’il s’agit du Dr. Roy, un ancien associé de Lexton. L’assassin reste introuvable.<br>Entre temps, Nick et Enna se sont sortis à grand’peine d’un énorme danger. Dans un tunnel qui relie leur propriété à celle de Lexton, vit une fourmi géante, du même acabit que la précédente, un cerbère haineux et dangereux. Avec Enna, contournant le danger, Nick découvre au bout du tunnel un laboratoire où se terre le Dr. Lexton et son horrible vérité. <br>Moitié fourmi lui-<wbr>même,  dont il a adopté le mode d’alimentation, le Dr. Lexton ne fait qu’un avec l’oncle Cyrus dont il possède le cerveau par transplantation. Créateur des fourmis géantes, il est prisonnier de ces insectes monstrueux, télépathes de surcroît. Nul n’est plus que lui à même de constater le péril terrible que constituerait pour l’humanité le développement de cette race. Il bat sa coulpe et enjoint au couple de prévenir les autorités. Déjà, il est trop tard. La fourmi géante du tunnel, parvenue à se libérer, tue Lexton. <br>Le couple, fuyant l’épouvantable spectacle, préviennent les autorités, avant de regagner Londres. La chasse à la fourmi géante est donc ouverte et le monstre découvert, puis abattu.<br>Après une courte accalmie, soudain, la campagne autour de Londres, puis la capitale elle-<wbr>même, est en butte à une horrible invasion de guêpes géantes tueuses de trois mètres d’envergure, qui organisent le massacre systématique des humains :<br><i>« Les terrifiants colosses aériens aux aiguillons barbelés foncèrent sur la ville, et, sauvagement, poignardèrent tous les humains qu’ils purent repérer dans les rues. Ils volaient en masses compactes au-<wbr>dessus des immeubles, entre les maisons et le long des avenues, avec une virtuosité, une vitesse et une précision interdites aux avions de chasse les plus maniables. Des travailleurs matinaux tentèrent de fuir vers les abris : ceux qui manquèrent de promptitude furent transpercés sur-<wbr>le-<wbr>champ et réduits à l’état de cadavres. Londres et sa banlieue devinrent en quelques secondes le théâtre du plus extraordinaire massacre de l’histoire. »<br></wbr></wbr></wbr></i>Conjointement, un curieux tremblement de terre dont l’épicentre se situait sous la capitale même, provoqua la chute des immeubles :<br><i>« Un sourd grondement s’éleva et Len sentit les pavés monter vers lui. Précipité sur le sol, il se redressa sur les genoux et jeta autour de lui un regard de stupeur horrifiée. Londres était en train de s’effondrer !… Les plus hauts buildings, enrobés dans leur gangue d’insectes, perdaient leur équilibre et culbutaient, s’écroulant en énormes fragments de maçonnerie, ensevelissant bêtes et hommes sans discrimination. Les avenues se fendaient, engloutissant dans d’insondables profondeurs des grappes de combattants. Du fond des crevasses montaient d’épaisses fumées âcres et nauséabondes, libérées par des incendies souterrains. »<br></i>D’après Len, qui, de loin en loin, aperçoit d’énormes fourmilières, il ne fait aucun doute que les fourmis géantes ont fait souche et essaimé, ayant percé l’écorce terrestre comme un vulgaire gruyère, et communiquant entre elles par des galeries et salles souterraines :<br><i>« Les fourmis géantes ont taraudé la planète aussi profondément qu’elles l’ont pu et elles ont transformé toute la Terre en une seule et immense fourmilière. (…) ce qui signifie que les insectes jouissent d’une complète liberté de mouvement d’un côté de la terre à l’autre, par l’intérieur de l’écorce. »<br></i>L’invasion programmée par les fourmis débuta ainsi, d’une violence extrême. A l’aide de leurs alliées les guêpes, elles mettent à mort sans délai tout humain rencontré ou, dans le meilleur des cas, l’entraînent dans leurs tanières comme réserve de nourriture. Len, Nick et Enna sont pris eux aussi dans la tourmente et arrêtés par les insectes. Comme ils étaient les premiers à connaître « l’ancêtre », ils eurent droit à un sort particulier en rencontrant, au centre de l’immense fourmilière souterraine, la reine des fourmis géantes :<br><i>« Bientôt émergea de cette radieuse incandescence une autre fourmi, plus gigantesque encore mais d’une forme identique. Elle s’immobilisa devant les trois humains en dardant vers eux des yeux fascinants. Une de ses pattes était posée sur un appareil mobile. La nouvelle venue manoeuvra un bouton. A l’instant même un flux psychique transperça le cerveau des trois prisonniers avec une telle violence qu’ils chancelèrent comme si on les avait bousculés. »<br></i>Par télépathie, elle leur expliqua qu’elle et ses consoeurs n’appartiennent pas à cette terre mais proviennent du futur, de l’an 6980, très exactement. Télépathes, intelligentes, sans émotions, elles sont les descendantes du premier couple crée par Cyrus et se sont tellement bien développées qu’elles constituent la race dominante du futur, ayant relégué l’humanité au second plan. Dominant l’espèce humaine, se déplaçant dans des « tempoplanes», elles ont investis la terre de maintenant pour accélérer le processus de domination. Aujourd’hui même, elles comptent éliminer totalement les  humains.<br>Après cette entrevue, prêts à être transformés en pièces de boucherie, ils devront la vie sauve à Arona, une jeune humaine résistante, elle aussi venue du futur, décidée à remonter à la source du péril pour redonner la primauté à son espèce. Elle espère retourner en son temps, et, par une fausse nouvelle, obliger toutes les fourmis restantes à gagner le passé pour soutenir leurs consoeurs. Len, qui est tombé amoureux d’Arona, la suivra dans ses pérégrinations temporelles. A leur retour en Tempoplane, ils constatent que partout, dans le monde, s’affaissent les habitats souterrains des fourmis, les précipitant dans le magma sous-<wbr>jacent. Len s’explique ce revirement de la façon suivante :<br><i>« Je crois que la clé de l’énigme réside dans le fait qu’à l’endroit où nous avons émergé en 6980, la surface est située plus bas que le point correspondant de notre époque ; de sorte que lorsque j’ai coupé les moteurs, notre Tempoplane s’est retrouvé à l’intérieur de l’écorce terrestre, à l’emplacement même d’une de ces formidables machines dégravitationnelles qui supportent les terrains de couverture. Nous avons involontairement fait sauter les installations qui garantissaient la sécurité intérieure de ces cavernes. »<br></i>En ressortant à l’air libre, près de Londres, ils ont la joie de voir des terriens motivés quoique éprouvés, en compagnie d’alliés inattendus : des tamanoirs géants, modifiés eux aussi avec le procédé du Dr. Cyrus, qui se délectent des fourmis tueuses restantes !La partie se termine en « happy end » pour Nick et Enna qui pourront enfin consommer leur lune de miel, et pour Len qui accompagnera définitivement Arona en son temps.<br>Spécialiste de la science-<wbr>fiction cataclysmique des années cinquante, Vargo Statten signe un roman de plus dans la veine des pulps, avec ses thèmes archétypiques. Le récit, débutant dans une tonalité de fantastique gothique qui se transforme en  science-<wbr>fiction débridée, reste sans prétentions et agréable à lire pour des adolescents d’après-<wbr>guerre.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">495</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Incroyable!</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/incroyable-r494/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/incroyable-.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Une expédition scientifique, partie sur le trois-<wbr>mâts <i>Springbook</i>, achemine vers l’Antarctique quarante trois personnes dont Dane le capitaine, Rattray son second, dans le but est de dresser la cartographie des lieux se situant derrière la falaise de glace qu’ils abordent. A fins d’économie, aucun avion d’exploration n’a été prévu. Bien que le voyage se déroule sans incident, il ne s’agit  de ne pas traîner pour ne pas se faire emprisonner par le pack de glace qui ne tardera  à se former. Le point d’accueil, une sorte de vaste baie qu’ils baptiseront " baie de Mills " leur permettra d’approcher au plus près de la côte avec le bateau. <br>Les conditions météorologiques se dégradant rapidement, ils n’auront même pas le temps d’achever la totalité du déchargement qu’un bloc de glace qui se détache de la falaise, coule le navire. Avec des vivres en quantité limités et un abri prévu pour dix-<wbr>sept personnes seulement, ils subsisteront en pratiquant la chasse  aux phoques et aux pingouins. <br>Dane est persuadé que les secours ne tarderont pas,  bien que tout appareil de communication ait été anéanti durant le naufrage. Une stricte répartition des tâches structurant le temps, leur donnera la force d’attendre. De plus en plus inquiet, sachant qu’ils ne pourront résister à un deuxième hiver dans la glace, Dane fait apprêter un Cutter et deux baleinières à bord desquels  ils espèrent atteindre les îles Kerguelen sans autres instruments de bord que sa science de la navigation. L’équipée sur une mer inconnue et souvent hostile leur cause des souffrances inouïes et une perte importante en hommes. <br>Soit ils tirent leurs bateaux sur la glace pour éviter qu’ils ne soient broyés, soit ils subissent des tempêtes australes qui les laissent exsangues au fond de leurs embarcations :<br><i>" Le tableau que présentait l’intérieur du cutter eût paru fort lugubre à un spectateur non averti. Sales, tout couvert de l’inévitable suie, hirsutes, enveloppés de haillons, les hommes gisaient un peu partout au milieu des caisses de provisions. "<br></i>la chance leur sourit enfin lorsqu’ils croisent le <i>Langford Hall</i>,  un cargo dérivant à propulsion diesel, manifestement abandonné. Parvenu à son bord, aux limites de leurs forces, ils découvrent les squelettes de l’équipage encore prêts au poste comme si une catastrophe survenue avait été d’une terrifiante soudaineté.<br>Se dirigeant vers la côte sud-<wbr>africaine, un soupçon désagréable commence à naître en leur esprit parce que nulle part ils ne croisent de navires. Au-<wbr>delà de <i>Cape Peninsula</i> commence l’approche du port de Simonstone. La nuit, tout est noir. On n’y voit ni phares, ni feux de navigation en ces lieux dangereux. <br>Au matin, une vieille chaloupe se propulsant à la vapeur se dirige vers eux. Le jeune officier qui la commande est incapable de s’expliquer, comme frappé de déficience mentale. Hagard, il prie Dane de l’accompagner voir l’Amiral, son chef. En abordant le quai désert, Rattray risque une explication : tout se passe comme si une guerre venait d’avoir lieu, une guerre au moyen de gaz :<br><i>" -<wbr> Les gaz, interrompit Rattray. Que disait-<wbr>il ? Un mur de gaz. On laisse tomber sous le vent une rangée de bombes à gaz… C’est ce qu’ils ont fait pour ce navire… Et l’on achève l’ouvrage avec des bombes incendiaires et explosives… mais certains, sûrement, ont eu le temps de mettre leurs masques à gaz. D’autres pouvaient être alors en permission et sont revenus plus tard… (…) Ils ne sont certainement pas tous morts à terre. Il y a l’Amiral… et il doit avoir un état-<wbr>major, je pense."<br></wbr></wbr></wbr></i>Dane, à pieds, flanqué du jeune officier, traverse la ville anéantie :<br><i>" A mi-<wbr>chemin, ils se trouvèrent devant une longue file de squelettes ; ils gisaient sur l’asphalte revêtus d’uniformes bleus en lambeaux. A la tête de cette terrifiante colonne, au milieu des ossements, Dane aperçut des instruments de cuivre couverts de vert-<wbr>de-<wbr>gris. Il s’arrêta, frappé d’horreur.<br>-<wbr>Les malheureux !… Ils ont été fauchés en revenant de l’église, musique en tête "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>L’anéantissement total ne fait aucun doute. Ne subsistent plus que de rares survivants dans des villes dévastées ; l’Amiral lui-<wbr>même n’existe pas : c’est seulement un cadavre momifié auquel obéit encore le jeune officier. Dane, ayant rejoint ses amis, suggère au moyen de la chaloupe, de longer la côte jusqu’à trouver un hameau qui leur donnerait asile. Ils échouent finalement en un lieu appelé " Finis Terrae ", où dans un état semi-<wbr>comateux et suicidaire,  ils écoutent les explications d’un jeune couple qui a également trouvé un refuge précaire en ces lieux. Tous les doutes seront levés :<br><i>" -<wbr> Mais… Mon Dieu ! j’espérais… je pensais que seuls étaient atteints ceux qui avaient été directement gazés… Comme c’était le cas ici…<br>-<wbr>C’est justement ce qu’il y a de plus horrible ! répéta Hay. Imaginez la nocivité de l’atmosphère après…. Après ce qui est arrivé maintenant. (…)<br>Mais qui donc a fait ça ?… qui sont ces " ils " ? … fit une voix rauque derrière eux. C’était Rattray. Un Rattray fiévreux, au visage dévasté, aux yeux étincelants sous des sourcils broussailleux. Il faisait penser à quelque prophète de l’Ancien Testament. Qui a déclanché la guerre ?<br>-<wbr>Qu’importe ! répliqua Dane. Nous ne le savons pas. Peut-<wbr>être le saurons-<wbr>nous jamais. Nous devons affronter l’inconnu. "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Les gaz nocifs, par le biais des courants aériens, avaient empoisonné la planète entière. Eux seuls présents en Antarctique ont été épargnés et représentent aujourd’hui les derniers éléments sains de l’humanité.<br>Un récit d’aventure qui se termine en roman-<wbr>catastrophe. Palpitant, documenté, réaliste et entraînant de bout en bout, le récit se lit d’une traite,  avec des personnages héroïques qui s’accrochent désespérément à la vie dans un monde hostile. Ce roman traduit (sans mention du pays d’origine) était destiné à un public adolescent avec une date d’édition (1934) qui suggère le pessimisme précurseur de la deuxième guerre mondiale.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">494</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'immonde Invasion</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/limmonde-invasion-r493/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/immonde-invasion.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">A Londres, une série de contaminations par des Champignons terrifiants inquiètent les autorités. La responsable en est une biologiste, Jane Wilson, qui,  avec les meilleures intentions d’éradiquer la faim dans le monde, a provoqué une mutation du mycélium à l’aide d’un virus. Les résultats, par suite d’une dispersion accidentelle du catalyseur, dépassent toutes les espérances. Les spores, par milliards, s’infiltrent dans les corps animaux et humains, en les transformant en « choses » monstrueuses :<br><i>« A première vue, la grosse femme noire semblait intacte. Puis Carter remarqua les profondes gerçures qui crevassaient ses membres et son torse. Il étudia son visage. Les yeux étaient ouverts mais la surface des globes oculaires étaient ternies par un voile gris. Le même duvet gris tapissait les fissures dans sa peau. Heureusement, elle ne respirait pas. »<br></i>Carter lui-<wbr>même, le médecin qui avait donné l’alerte, n’échappera pas à l’infection :<i><br>« La tête de Carter disparaissait sous</i> <i>d’épaisses écailles brunes aussi rugueuses que l’écorce d’un arbre. Elles s’enfonçaient à l’intérieur du col de sa chemise trop ample pour en gonfler les épaules. Seul son œil gauche était encore visible au fond d’une fente dans les croûtes. Une crevasse s’ouvrit à l’endroit où aurait dû se trouver sa bouche. Sa voix était rauque et sifflante. »</i><br>La contamination se répand à une vitesse foudroyante, transformant la ville de Londres et ses habitants. Une équipe d’intervention est mise en place pour récupérer la formule du Dr. Wilson qui seule permettra de sortir de la catastrophe. La Task force comprend le mari de Jane, Barry, enlevé de force à Belfast où il résidait, et qui seul sera capable de retrouver son épouse à Londres, Le Dr. Kimberly Fairchild, une jeune femme spécialiste des champignons et Gloocok, un baroudeur sans scrupules, exclu de l’armée pour meurtre. <br>Dans un half-<wbr>track puissamment armé, ils s‘ouvrent un chemin vers l’enfer, temporairement immunisés contre l’infection. Ils n’auront qu’une semaine devant eux pour éviter une dissémination  de l’horreur à l’échelle de la Grande-<wbr>Bretagne. <br>Les hostilités entre Barry et Gloocok, qui auraient pu mettre en péril la mission, seront gommées par la vision d’apocalypse qu’offre la ville noyée sous le mycélium :<i><br>« A l’approche de Londres le paysage devint terriblement déprimant. Le tissu urbain était trop dense pour qu’ils puissent éviter systématiquement les agglomérations. Elles étaient méconnaissables sous leurs couvertures surréalistes. Aucun angle droit, les maisons disparaissaient sous des tumulus informes. Entre les bâtiments poussaient de monstrueux bolets, coulemelles ou clavaires. Des coprins chevelus étalaient leurs tignasses noires et gluantes sur les trottoirs. Les boules blanches des vesses-<wbr>de-<wbr>loup avaient la taille de stations radar. Les champignons sortaient à l’évidence vainqueurs de la guerre qu’ils livraient à l’humanité. »</wbr></wbr></i><br>Autour d’eux des zombies, êtres vivants transformés, les traquent sans relâche. Ils subissent aussi des bombardements d’une variété géante de spores, les « sphaerobolus », attirées par la chaleur dégagée par le half-<wbr>track. Lorsque les spores envahissent finalement l’habitacle, les membres de l’équipe présentent un début de contamination alarmant :<i><br>« Wilson continuait à dormir. La moisissure remplissait tout l’habitacle mais elle n’était pas assez dense pour vraiment gêner sa respiration. Elle avait dévoré ses vêtements et sa couverture sans qu’il en prît conscience. Ses hyphes, en fait, n’avait rien laissé d’organique qui leur fût accessible ; Ils avaient dissous ses cheveux et digéré les particules de nourriture coincées entre ses dents. S’infiltrant dans tous ses orifices, ils avaient vidé ses intestins, curé ses oreilles, dégagé ses narines du mucus desséché. En même temps, ils s’attaquaient aux cellules mortes de son épiderme. Ce fut ce qui le réveilla : une insupportable démangeaison. »</i><br>Obligés de laisser leur véhicule, ils poursuivent la quête à pieds ; s’ouvrant la voie aux lance-<wbr>flammes qui grille d’innombrables formes semi-<wbr>humaines et semi-<wbr>végétales, ils progressent très lentement. Kimberly sera capturée, puis violée par un Gloocok répugnant, tout couvert de mycélium. Wilson, poursuivant bravement sa route vers le quartier d’Oxford découvre enfin le repaire de Jane, au sommet de la tour de la Grande Poste de Londres,  où elle réside, gardée par des fidèles végétaux. La rencontre avec Jane est explosive. Son ex-<wbr>épouse semble encore normale et veut persuader son ex-<wbr>époux de se « convertir au nouvel ordre », comme s’il devait entrer en religion. Mais  Barry ne s’en laisse pas conter : décapitant Jane à coups de barre de fer, il met à jour un être monstrueux, une forme de vie symbiotique intelligente, totalement étrangère à l’humanité :<br><i>« Décapité, le corps de Jane chancela devant lui. Un filet de liquide vert suinta de la blessure et se perdit dans le col de la blouse. Battant des bras, le cadavre fonça vers Kimberly. Il frappa de sa barre de fer. La lance improvisée transperça la poitrine sans rencontrer de résistance. La chose fit encore quelques pas puis s’écroula. »</i><br>Il n’en est pas sauvé pour autant ; traqué par les autres entités, il se réfugiera sur la terrasse du toit de l’immeuble pour y attendre un hypothétique secours.<i><br></i>« L’immonde invasion » se présente comme un roman gore, mais aussi comme une texte enlevé d’épouvante<i> </i>pure, aux descriptions soignées. Les scènes de frénésie, l’étrangeté d’une nature devenue folle, nous empêchent de quitter le récit, qui, pour une fois, s’achève dans le pessimisme le plus noir. Le roman se donne comme l’exercice de style d’un grand écrivain qui semble s’y être beaucoup amusé.<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">493</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Images De La Troisiemme Guerre Mondiale (Anthologie)&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/images-de-la-troisiemme-guerre-mondiale-(anthologie)-r492/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/images-3eme-guerre.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">contient les nouvelles : <br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">492</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les &#xCE;les D'auvergne</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-%C3%8Eles-dauvergne-r489/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/iles-d-auvergne_1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><b>Vol. 01 : les Iles d’Auvergne</b></span><b><span class="cf3 ff1 fs24">, 1993, 1 vol., in-<wbr>quarto, npag., suivi de deux cartes marines. roman illustré.<br>1 ère parution : 1993<br></wbr></span></b><span class="cf3 ff1 fs24">Le monde en 239 après la montée des eaux. Suite à un effet de serre généralisée, les banquises polaires ont fondu en élevant le niveau des océans de mille mètres. La planète terre s’est transformée en planète mer. La presque totalité des continents se trouvant sous l’eau, il ne reste d’émergées que les montagnes soit la chaîne andine et rocheuse, les Hautes Plateaux d’Afrique et de Chine, le Groenland, ainsi qu’une multitude d’îles, grandes ou petites, dont les îles d’Auvergne représentant les terres encore accessibles de l’ancienne France, avec les Alpes et des parties des Vosges. Imago Sekoya, entomologiste et dessinateur, est convoqué par Angelik Huila Sekmet, la Directrice Générale de la compagnie " Gevaudan Air Line " pour participer au périple autour du monde avec la " Balleine d’Ewent ", un magnifique navire volant, dans le but de découvrir peuplades, faunes et flores, devenues étranges et étrangères depuis la montée des eaux. Sa tâche consistera à prendre des notes, des croquis et des dessins techniques qui relateront, sous la forme d’une chronique, la trajectoire de la Balleine.<br>Après avoir fait la connaissance avec ses différents compagnons de voyage, suivi la conférence préparatoire à l’Institut Géographique des Iles d’Auvergne, qui précise la finalité politique de l’expédition, il se permet une ultime promenade à la Chaise-<wbr>Dieu , avant son départ. Il en profite pour fouiner dans la bibliothèque vaticane mise en sûreté au monastère du lieu, à cause de la submersion. C’est là qu’il apprend le rôle fondamental qu’a joué Quentin d’O, un ancêtre d’Angelik, lequel a fondé la secte du " deuxième poisson ". Son successeur, Amon Sekmet a acheté l’île de Liberty appelée depuis le " sanctuaire d’O " où personne n’a libre accès. S’y développe " l’organisme Thallophite ", une autre mystérieuse société. Sekoya, alléché, se propose d’y faire un tour. Mais pris dans une tempête, il se retrouve naufragé sur Liberty et est recueilli par les ressortissants de l’île, après avoir longuement erré dans une immense forêt où, s’élèvent, en des clairières, des champignons géants. Vaincu par la fièvre et le délire, il reprend ses esprits dans un hamac, à dix mètres du sol. Il sera d’abord soigné par une mystérieuse famille appartenant à la société des Thallophites et prend soudainement conscience que toute une ville se trouve autour de lui, nichée dans des arbres gigantesques. Des filets de sécurité, des passerelles lui permettent de circuler dans cet univers végétal où la terre ferme est remplacée par une eau sombre dans laquelle plongent les troncs et les racines d’arbres géants de plus de cinquante mètres de hauteur.<br>En son appartement suspendu, il rencontre Jean Huila Sekmet, le chef de l’O.T. (l’organisation thallophyte) qui lui demande d’être son observateur durant le voyage dans un but  désintéressé d’augmenter des connaissances écologiques provenant d’une première main non manipulée par les médias. Sekoya accepte. Avant de se faire raccompagner sur la Balleine d’Ewent, l’entomologiste visite la merveilleuse industrie thallophite dont l’énergie provient uniquement du végétal par récupération du méthane, la distillation des plantes, l’utilisation des champignons, etc. Le plus étonnant est la symbiose entre qui s’est crée entre les végétaux immergés et les Mornyres, sortes de poissons électrogènes lesquels aliment en énergie la centrale énergétique de l’O.T. Avant de repartir, il participe à une cérémonie d’ordre mystique durant laquelle il voit se remettre des graines de séquoias géants. A Saugue, petit port entièrement dévolu à la pêche à la sardine, il attend la Balleine d’Ewent dont le départ est imminent. Les délégués se pressent à l’inauguration de l’appareil. Devant toutes les sommités scientifiques du monde merrien, le conseiller général des îles d’Auvergne prend la parole. Peu après, il s’effondre mort, assassiné.<br>Alors que la Balleine d’Ewent appareille, l’enquête sur ce meurtre met en évidence l’agent mystérieux qui a provoqué le décès, soit des graines de séquoia porteuses d’une bactérie pathogène. L’enquêteur spécial, monté à bord, soupçonne Sekoya d’être l’auteur du crime. Celui-<wbr>ci, aidé par Angelik, s’échappe du bateau.<br>Le projet des " îles d’Auvergne " est étrange et correspond au genre des " objets littéraires ". Notes, croquis, dessins, photos, collages, parsèment un texte écrit à la main qui rompt continuellement la convention romanesque, donnant au récit un effet de vraisemblance rarement atteint, sous la forme d’un journal de bord ancré dans le réel. Le décor est décrit/dessiné avec minutie et l’arrière-<wbr>plan de la planète merrienne dévoile par touches successives l’étrange complexité sociale, biologique, écologique de ce nouvel univers. Le trait d’union représenté par la personne d’Imago Sekoya  -<wbr> à la fois narrateur, personnage, auteur de son journal -<wbr>  renforce le sentiment de crédibilité.<br>Une œuvre originale et attachante, promise à des développements ultérieurs, "les Iles d’Auvergne" représentent un cas unique dans le domaine cataclysmique.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf0 ff1 fs24"><br></span><span class="ff0 fs20"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">489</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Il Ne Se Passe Vraiment Rien D'extraordinaire</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/il-ne-se-passe-vraiment-rien-dextraordinaire-r487/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/catastrophe-jaku.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Les fantasmes érotico-<wbr>littéraires du schizophrénique narrateur Hugo-<wbr>Jack, enfermé dans un blockhaus, dans le cadre d’un conflit futur, où il apprendra que la fin du monde aura été décidée pour le lendemain.<br>A la limite de notre thème</wbr></wbr></span><span class="cf1 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">487</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Il Faut Que Tu Respires</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/il-faut-que-tu-respires-r486/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/mickey-3-d.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Un triomphe pour cette chanson dont le thème résume dix mille ans d’évolution de l’homme et qui aboutit au gâchis contemporain. Une ironie mordante, des mots forts, des images qui explosent, un constat amer, une musique syncopée, assureront son triomphe. Dès le début, commencent les ennuis pour l’être humain, avec l’émergence de la logique. Avec son agressivité et son sens de l’organisation rationnelle l’homme a modifié la terre :<br>« <i>La nature avançait, il n’y avait pas de chemins<br>Puis l’homme a débarqué avec ses gros souliers<br>Des coups de pied dans la gueule pour se faire respecter<br>Des routes à sens unique qu’il s’est mis à tracer<br>Les flèches dans la plaine se sont multipliées </i>»<br>Aujourd’hui, nous en recueillons les fruits empoisonnés : la destruction de la faune et de la flore, et les menaces atomiques :<br><i>« D’ici quelques années on aura bouffé la feuille<br>Et tes petits enfants ils n’auront plus qu’un œil<br>En plein milieu du front, ils te demanderont<br>Pourquoi toi t ‘en as deux, tu passeras pour un con ».</i><br>Par la lâcheté d’une société à responsabilité illimitée qui renvoie « la patate chaude » à ses enfants, la vie deviendra impossible sur notre terre dégradée :<br><i>« T’auras beau te défendre, leur expliquer tout bas :<br>C’est pas ma faute à moi, c’est la faute aux Anciens »</i><br>La chanson, dont le refrain répète en leitmotiv «<i> Il faut que tu respires </i>», se termine dans le désespoir total :<br><i>« C’est pas joli, joli, et j’connais pas la fin<br>T’es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou<br>Qu’on remplit tous les jours comme une fosse à purin. »</i><br>La sensibilité écologique associée à la gouaille nihiliste fin de siècle fait de cette chanson largement diffusée un petit bijou.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">486</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Iberland</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/iberland-r485/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/royaume-du-soleil.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24"><b>Vol.01 : le Royaume du soleil</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, Glénat éd., 1983, 1 vol. cartonné, in-<wbr>quarto, 44 pl. couleurs. 1 ère  parution : 1983, <br>titre original : l’Isola Trovata<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">« Le Grand Chamboulement » a couvert l’Europe d’une couche glacée avec un ciel gris, sans soleil apparent. Trois types de sociétés se partagent le pays. <br>Les « Manteaux Noirs », des croisés chrétiens organisés en force militaire, décidés à le reconquérir. Dressés à la discipline la plus rude, ils progressent vers l’Est munis d’un armement  rudimentaire. Ils espèrent anéantir les « Païens », des tribus libertaires qui s’opposent avec des arbalètes et des flèches aux canons forgés dans le bronze des cloches des églises effondrées. Un fait divers mettra le feu aux poudres. Une escouade avancée des Manteaux Noirs a découvert une montgolfière, objet qui permettrait une meilleure surveillance du territoire. Le ballon sera abattu par un groupe de  Païens. <br>Ceux-<wbr>ci, grisés par leur fait d’éclat, convainquent Hansen, frère du chef Bogaty, et Khorinne son épouse, de déclencher une  guerre générale. Hansen, que l’absence de Khorine arrange, bat le rappel de toutes les forces disponibles susceptibles de contrer l’avance des Manteaux Noirs, dont la base, située dans l’ancien aéroport d’Orly, sera anéantie. Seul survivra le lieutenant Korda.<br>Entre temps, Khorinne, qui a voulu convaincre un chef religieux, le vénérable Menon, constituant la troisième force et dont le but est de gagner avec son peuple « le Royaume du soleil » en suivant « le Grand Serpent », revenue chez le siens, est emprisonnée en compagnie de Korda,  tandis que Hansen et ses guerriers se font massacrer par les forces religieuses des Manteaux Noirs, qui ne jouiront cependant pas longtemps de leur victoire. La glace de l’étang sur lequel ils ont livré bataille cède sous le poids de leurs canons et les engloutit. Khorinne et Korda s’enfuiront à bord de la montgolfière. Rejoignant les troupes de Menon, ils apercevront de haut le trajet sinueux du « Grand Serpent » , vraisemblablement la Seine, qu’il faudra suivre pour aboutir au Royaume du Soleil.<br></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><b>Vol. 02 : la source de l’âme</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">,  Glénat éd., 1985, 1 vol. cartonné, in-<wbr>quarto, 44 pl. couleurs.</wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24"><br>Khorinne, perdue dans la neige, manque de mourir de froid. Elle est sauvée par un personnage inquiétant « le Doctor », qui la ramène dans un village. Menon et Manuel Korda la recherchent, aboutissant eux aussi au village où ils suivent une séance de chamanisme érotique animée par Myriam, la compagne du Doctor. L’ambiance n’est pas au beau fixe car cinq hommes du village (les « âmes ») ont disparu. Un dénommé Schuller est à la recherche de son âme. Influencé par Myriam qui voit en Khorinne une rivale, Schuller s’apprête à poignarder celle-<wbr>ci lorsqu’il est arrêté par Menon et Manuel qui arrivent sur les lieux. <b><br></b>Prenant avec eux Khorinne toujours inconsciente, ils souhaitent quitter le village au plus vite. Manuel, explorant la bibliothèque et le cabinet scientifique du prétendu Doctor, se souvient enfin de cet individu, ancien « Manteau Noir » chassé de la communauté religieuse pour pratiques de magie. Entre temps, Schuller est assassiné par un ours.  Manuel retrouve son cadavre. Menacé lui aussi par l’ours, il découvre que c’est le Doctor lui-<wbr>même, déguisé, qui procédait de cette manière pour extraire du cerveau de ses victimes des éléments entrant dans l’usage d’une drogue administrée à Myriam. Les deux cavaliers, en compagnie de Khorinne retrouvant peu à peu la mémoire, repartent vers leur groupe, en direction du « Royaume du soleil ».<br></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><b>Vol. 03 : la nuit des anges déchus</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">,  Glénat éd., 1987, 1 vol. cartonné, in-<wbr>quarto, 44 pl. couleurs.<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Toujours en marche vers le Sud, dans le froid glacial et la neige, le petit groupe, guidé par Menon, souffre de la faim. Pendant que Manuel avec les hommes cherche du gibier dans la nature, les vieillards et les femmes, dont Agnès et son bébé, se réfugient dans une masure remplie de meubles. Sur un pont, trois frères guettent les « Rayonnants », des oiseaux brillants à la plume si douce et la chair si savoureuse que leur mère (M’man !) les transforme en pelisses d’une extraordinaire légèreté  et en une soupe remarquable. L’un des trois frères, Alvin, est simplet et le souffre-<wbr>douleur des deux autres. Retournant avec leur butin chez eux, ils ont la surprise d’y retrouver du monde, le père ayant, de son côté, découvert et ramené les réfugiés de Menon. M’man, une énorme et inquiétante matrone, fait contre mauvaise fortune bon cœur.<br>Le drame éclata lorsqu’Alvin, conquis par la douceur d’Agnès, lui offrit sa pelisse. M’man, désireuse de récupérer le trésor, chargea ses deux autres fils de pourchasser la jeune femme et son bébé pour les tuer. Alvin, en colère, guette les assassins, les achève à coup de fusil, ligote leurs cadavres sur un traîneau et les renvoie à M’man.Pendant ce temps le groupe de Manuel a remonté la piste des chasseurs d’oiseaux. L’arrivée de la jeune Agnès pataugeant dans la neige leur fait craindre le pire . Ils se dirigent donc le plus rapidement possible vers le chalet de la famille indigne qu’ils trouvent en flammes. M’man, bouleversée par la mort de ses fils, y avait mis le feu après avoir étranglé son mari. Le groupe, au complet, accompagné par Alvin, reprend son pèlerinage, réconforté par le vol des « Rayonnants ».<br>La série se terminant prématurément après trois albums laisse supposer qu’elle n’a pas eu le succès qu’elle méritait. Quoique les scénarios puissent sembler embrouillés par endroits, le dessin est agréable (Ah ! ces bleus-<wbr>nuit !) et le décor cataclysmique bien campé.</wbr></wbr></span><span class="ff0 fs20"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">485</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Hurleville</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/hurleville-r484/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/hurleville.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><i>"Les maisons de Chantilly avaient perdu leurs toits, mais pas leurs murs: ils tenaient debout dans un bain de glace. Quelques dizaines de corps autrefois humains montaient la garde dans leurs propriétés assis sur des rocking-<wbr>chairs ou couchés sur des lits funèbres dont chaque détail était intact sauf la flamme des cierges. Les rideaux des fenêtres, les girouettes des cheminées, et même un chat gris sur un toit de la rue Paul-<wbr>Bert, la ville était toute prise dans cette nuit solide, la neige tassée et retassée par d’innombrables hivers. Cinquante mètres au-<wbr>dessus des girouettes commençaient les grandes platées mouvantes de la neige fraîche: à la surface cela volait dans tous les sens sous un blizzard exaspéré, toujours le même, qui venait de Compiègne. "</wbr></wbr></wbr></i><br>" Hurleville ", c’est Paris, pris insensiblement dans l’étau du froid lors de l’avancée lente d’un glacier. C’est "Hurleville", parce que les loups sont de retour et que les sentiments de ceux qui restent dans la ville sont exacerbés. Les habitants de Paris ne sont plus très nombreux puisque l’émigration vers un Sud épargné par les glaces se fait de plus en plus pressante. Il reste un noyau d’inconditionnels qui préfère mourir plutôt que de quitter la ville moribonde. Ils affrontent d’ailleurs ceux qui veulent partir, de manière feutrée d’abord puis beaucoup plus violemment.<br>Le roman est de type unanimiste: une pléiade de personnages surgissent puis disparaissent gommés par l’intrigue. Quelques figures marquantes s’en détachent, comme celle du Docteur Vincent qui n’est pas un extrémiste. Il pense avant tout à sauver les blessés, à adoucir la peine des agonisants,  de plus en plus nombreux, même avec le peu de moyens dont il dispose,  dans son appartement transformé en hôpital pour la circonstance. Il est aidé par Paul, adolescent dynamique, et par Faîne, une mystérieuse jeune fille dont il tombera éperdument amoureux mais qui , finalement, le quittera.  <br>Asqueur, l’intellectuel et René Le Guen, l’activiste, sont les chefs de la résistance à l’évacuation, s’opposant par tous les moyens au Maire de Paris, jusqu’à finir par le tuer dans une embuscade pour rendre la révolte irréversible :<br><i>" Il arrivait à portée de voix. Il allait lancer une question, une formule amicale, quand un geste de l’homme l’arrêta. Etrangement, ce geste ne lui était pas destiné, il s’adressait à d’autres, plus haut que lui, autour de lui, à distance. Et dans la fraction de seconde qui suivit, il eut le temps de voyager très loin, sur les rives du fleuve Congo.  Il ne savait pas pourquoi il était là, mais c’était une sensation très douce de se rapprocher de l’enfant mort, de réaliser un rêve ancien. Une récompense qui lui faisait penser " je l’ai bien gagnée " avec un grand contentement intérieur. <br>Le rond-<wbr>point Saint-<wbr>Charles sembla éclater comme l’âme d’un instrument de musique sous des vibrations trop violentes. Un tonnerre y roula longtemps. Au centre, le Maire étendu soubresautait, se retournait, battait des bras, bousculé par des ruées de balles énormes. "</wbr></wbr></i><br>Quartier par quartier, les insurgés s’emparent de la ville.  Vincent qui éprouve d’abord de la sympathie pour eux finit par s’en détacher complètement lors de l’assassinat du Maire. En attendant que la ville soit abandonnée ou livrée à la guerre civile, les Parisiens s’occupent. Ils organisent notamment une grande chasse aux loups, énormes et gris, qui ont élu domicile dans les couloirs du métro: <i><br>" -<wbr>Ecoutez, il y en a encore au fond! jubila le chef de la troisième. Allez, cette fois restez serrés, on les coince! Les loups reculaient en râclant la terre dans l’éclat des lampes. Ils ne hurlaient plus, c’était pire, leur grondement continu roulait sous la voûte, coupé de brefs rugissements exaspérés. Méchin repéra une femelle entourée de louveteaux glapissants et courut droit à elle pour oublier sa terreur, la bêche haute, en criant de toutes ses forces. Les loups alentour continuaient à ramper en arrière, mais la femelle s’envola littéralement à la rencontre de la bêche. Méchin, le cri éteint sur ses lèvres, vit avec une précision photographique, ces crocs et ces babines sanglantes qui venaient sur lui, poussés par quarante kilos de muscles, de poils, de griffes et de fureur. La machine à broyer fut sur sa gorge avant qu’il ait eu le temps d’y porter les mains : son hurlement s’acheva en gargouillis. "<br></wbr></i>La chasse s’avèrera inutile: les loups sont trop nombreux et les armes insuffisantes, la municipalité ayant refusé de mettre à la disposition des Vigiles celles entreposées à l’armurerie Saint-<wbr>Antoine.  Vincent, abandonné, trahi, écoeuré, finira lui aussi par quitter la ville condamnée.<br>" Hurleville " est un récit déprimant. Le décor de la nouvelle glaciation éclaire tout d’une lumière sinistre. Le nombre important de personnages, à peine esquissés puis rejetés du récit,  rend difficile l’attention du lecteur,  dans le cadre d’une narration éclatée. Les personnages principaux sont tous des perdants, y compris Vincent. Enfin la ville condamnée fournit son décor glacé à des actions vaines.  L’auteur, désireux de renouveler le thème glaciaire, n’y réussit qu’à moitié rien ne retenant l’intérêt du lecteur dans un livre aussi lisse que la glace qui s’appesantit sur la ville, couche après couche.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">484</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
