<?xml version="1.0"?>
<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/32/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Jason Muller</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/jason-muller-r511/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/jason-muller.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Préfiguration de «Simon du fleuve», «Jason Muller» s’ouvre sur une série de petits récits post-<wbr>cataclysmiques. La civilisation moderne, bouleversée par l’atome, a disparu. Subsistent encore des enclaves technologiques, dont celle de Mont-<wbr>Verne, où opère Jason, à la recherche d’individus évolués en des sociétés retournées à la culture de la terre et au nomadisme.<br>Jason pilote l’unique barge anti-<wbr>G qui permet un déplacement rapide par la voie des airs. Mais par pour longtemps. Un organisme extraterrestre, ramené malencontreusement d’une expédition planétaire antérieure, a prospéré dans l’atmosphère terrestre. Comme il menace des nomades, Jason le détruit en y laissant son engin volant. Il pourra retourner à Mont-<wbr>Verne grâce à une fusée découverte au centre du village nomade.<br>Dans le deuxième épisode, Jason Muller lutte contre un soi-<wbr>disant dieu qui guérit et fait des miracles. En réalité, avec ses acolytes, celui-<wbr>ci espère asservir les nomades attirés par sa réputation et ses médicaments retrouvés dans les ruines de Paris. Jason démasque les oppresseurs, défait la bande des malfrats, s’attirant la sympathie des nomades.<br>Le chef de Mont-<wbr>Verne est relevé de ses fonctions par une nouvelle hiérarchie militaire qui veut une action plus musclée à l’encontre de nomades réfractaires. Lors de l’attaque d’un camp, Jason prend leur défense. Mis à pied, il sera exclu de Mont-<wbr>Verne.<br>En déplacement solitaire dans le sud de la France, le long d’une autoroute détruite, il arrache d’abord Lise des griffes d’une bande de soudards, puis l’ensemble d’un groupe de nomades. Il les mène en un lieu sûr où ils pourront s’établir.<br>Le dernier épisode ne concerne pas Jason Muller. Dans Paris envahi par la végétation, deux hommes pistent une jeune fille dont il espère faire un partenaire sexuel. Elle les mène dans un piège où, capturés par ses consoeurs, ils termineront leur vie dans une « fosse aux mâles », rendus responsables par ces dames de la détresse du monde actuel.<br>«Jason Muller», annonce par le trait vigoureux et la philosophie écologiste d’Auclair, sa haine de l’oppression et de la technologie qu’il développera plus longuement dans «Simon du fleuve »</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">511</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Jadis, Chicago</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/jadis-chicago-r507/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/jadis-chicago.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Danniels est un « Jonas », reconnaissable à ses cheveux verts, en route vers la ville de Chicago, une zone franche subsistant dans une région climatiquement perturbée par d’anciennes explosions nucléaires.<br>Nous sommes en 1988 et la terre n’est plus la même qu’avant. Pour mettre définitivement fin à une guerre qui dépeuple le monde, les sociétés ont crées les ondes encéphalographiques qui empêchent tout être vivant d’en tuer un autre. Seul des simulacres de guerre peuvent encore se dérouler en certains lieux et les soldats pris à y participer sont exclus de toute vie civilisée, devenant des parias ou des « Loups », vivant en meutes, poursuivis par un désir de meurtre inassouvi, reconnaissables à leurs cheveux peints en vert : ce sont des « Jonas ». Incidemment, l’humanité y a gagné une famine perpétuelle car elle ne peut pas non plus tuer des animaux ou des végétaux pour se nourrir!<br>Danniels a quitté la meute pour pénétrer dans la cité ancienne de Chicago. Grâce à une jeune femme, Julie Ambers, qui montre de la pitié à son égard, il espère travailler à résorber la famine endémique dans le monde. Quoique bien accueilli à Chicago et installé dans un laboratoire, Danniels échouera dans son projet mais une voie nouvelle lui sera suggérée par Lucie et Joêl, tous deux membres d’une même meute de Loups.Ces derniers connaissent l’existence d’une réserve de bombes H, susceptibles, de par leur puissance, d’anéantir définitivement un monde à la dérive. <br>Ils espèrent s’en servir, les faire exploser suffisamment haut dans l’atmosphère pour détruire toutes les stations d’ondes encéphaliques et permettre à la terre de prendre un nouveau (et dangereux) départ.Danniels, tout en activant l’arsenal et en luttant contre Joêl, découvrira qu’il peut garder son libre-<wbr>arbitre, puisque même sans les ondes,  il se refusera à tuer son adversaire. Ainsi les hommes mangeront à leur faim et pourront aussi faire le choix de ne plus s’entretuer !<br>Une nouvelle ambiguë, embrouillée, lourde et heureusement courte. Le message moralisateur appuyé tue le plaisir du lecteur qui a déjà bien du mal avec l’intrigue.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span><span class="ff0 fs20"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">507</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Isra&#xEB;l Frappe A Dallas</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/isra%C3%8Bl-frappe-a-dallas-r506/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/israel-frappe-a-dallas.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Après la troisième guerre mondiale et première guerre nucléaire, les nations traditionnelles se sont profondément modifiées. L’équilibre du monde en a été changé. De vastes territoires demeurent interdits d’accès. Les Etats-<wbr>Unis d’Amérique ont volé en éclats et le Texas a fait dissidence :<br><i>« Après la guerre de 92, les Etats-<wbr>Unis, comme des tas d’autres nations, étaient dépeuplés et ravagés. Ils s’étaient alliés aux Russes et aux Anglais pour lutter contre la coalition irlandaise-<wbr>sino-<wbr>africaine et, en ce moment, ils devaient encore nettoyer l’Alaska et le Canada, infestés de troupes chinoises. En plus, le Texas venait de faire sécession, en privant l’Union de ses réserves pétrolières et agricoles. »<br></wbr></wbr></wbr></i>Les Texans, inféodés à une milice d’extrême droite, la S.A. (les Fils de l’Alamo) résistent à l’invasion de leur pays par les troupes fédérées au nord et aux forces cubaines au sud,  grâce à leur armée, la « RexTex ». D’autre part , parcourent leur immense territoire, les chars sophistiqués des mercenaires israéliens. Car Israël paradoxalement, a survécu au bouleversement et s’est renforcé. Les mercenaires israéliens se vendent au plus offrant avec leurs machines de guerre ultra-<wbr>modernes, des chars Saladin et Centurion qui crachent le « rayon ardent » de leurs « tubes Gatling ». Sol Ingestein et Myra dirigent chacun une unité motorisée d’invasion du sol texan : <i><br>« La colonne avançait lentement dans les faubourgs. Elle emprunta un moment une artère à six voies, puis des rues perpendiculaires où elle avait moins d’occasions de se faire repérer. Une herbe pelée poussait entre les pavés. Les Centurions escaladèrent les ruines d’un grand magasin, puis contournèrent une immense crevasse, où une canalisation de gaz avait jadis éclaté. »<br></i>Contre les forces de la RexTex, Sol est investi d’une mission secrète par la CIA : délivrer le président des Etats-<wbr>Unis, Clairewood, gardé au secret à Death Smith, une forteresse-<wbr>prison située près de Crystal City, au sud du pays.  <br>Pour y parvenir, les mercenaires divisent leurs forces ; l’opération « Pion du Roi 1 », dirigée par Sol et Brown, un commandant noir, consiste à se maquiller en forces de la RexTex. Avec de vieux chars Sherman, ils devront prendre pied à l’intérieur du fort sans éveiller de soupçons. L’opération « Pion du Roi 2 », commandée par Myra, la maîtresse de Sol, doit, avec un armement sophistiqué, emprunter une autre route, passer inaperçu et se placer en couverture pour appuyer l’attaque de Sol au moment décisif. Les opérations seront difficiles puisqu’elles consistent d’abord à éliminer une forteresse flottante près du barrage «Ray Hubbard », ce qui leur cause de lourdes pertes :</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="ff2 cf4 fs24"> </span><span class="ff1 cf4 fs24"><i><br>« Les Centurions rescapés furent soulevés du sol quand le navire explosa avec un vacarme évoquant l’écroulement des portes de l’Enfer. Un chapelet d’explosions plus sourdes, puis un mur de fumée se dressa d’un bout à l’autre du «Bean». D’un seul coup, le silence revint, stupéfiant. Le navire était mort, à demi immergé, ses canons définitivement réduits au silence. (…) Le « Juge Roy Bean » ne s’enfonçait plus, sa quille touchait le fond du canal. Les survivants s’accrochaient à ses superstructures comme des insectes terrorisés. »<br></i> Le président en exercice, Mallow, un être pusillanime,  est disposé à accorder l’indépendance au Texas contre des concessions pétrolières. Il possède encore des supporters, qui, désireux d’empêcher l’opération «récupération», tentent une attaque mortelle contre Sol et ses mercenaires dans l’un des gratte-<wbr>ciels de Dallas. En dépit de cette attaque, meurtrière mais déjouée, l’affrontement final aura lieu au moment prévu, en un déchaînement paroxystique:<i><br>« Une autre détonation. L’avion explosa. Du carburant enflammé et des éclats de métal incandescent rebondirent sur les parois du char. Le Sherman chercha une autre proie. Il aboya. Un deuxième P-<wbr>51 capota et prit feu. Brown arrosa les pistes avec sa mitrailleuse. Des soldats boulèrent comme des lapins. Des armes légères ripostèrent, mais les projectiles ricochaient en grappes sur le Sherman comme de bulles de savon.»</wbr></i> <br>Les tubes à laser Gatling incendiant les bâtiments du fort fourniront un délai suffisant à Sol pour libérer Clairewood et incidemment Myra, malencontreusement tombée entre les griffes du S.A. Kilburn, qui sera tué. A Pittsburg, siège de la nouvelle présidence, c’est Mallow qui fera une drôle de tête à l’apparition de Clairewood, lequel le destituera sans désemparer.<br>Une bataille  pleine de bruit et de fureur menée dans le cadre d’une guerre future, en un monde bouleversé par l’usage généralisé de l’arme nucléaire. Captivant et à méditer.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">506</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'invasion Sexuelle De L'angleterre</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/linvasion-sexuelle-de-langleterre-r504/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/catastrophe-jaku.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">En 2066, tout commença lorsque un commando de révolutionnaires « vénériens » s’empara du Roi et de la Reine d’Angleterre, les soumettant aux derniers outrages :<br><i>« Le meneur de jeu se tenait à présent debout sur un petit tabouret devant Sa majesté, tandis que ses deux assistants se trouvaient aussi près que possible de la chaise, sur ses côtés. Chacun des aides prit alors une main de la Reine et la posa avec respect sur son membre dressé et guilleret. Automatiquement, comme mue par une profonde impulsion féminine, avec des gestes de somnambule, les doigts de la reine commencèrent à caresser ses loyaux sujets, les frottant avec une extrême douceur. »</i><br>Ils savaient que lorsque l’on balaie un escalier, il vaut mieux commencer par les marches les plus hautes. L’attaque du Palais Royal fut suivie par la « Nuit des Jeunes Epouses », perpétrée par la Cinquième Colonne Phallique. Le 3 septembre de la même année, toutes les chambres à coucher furent prises d’assaut, les Epoux et les Epouses mises en des mains expertes. Pour des millions de jeunes Anglais, récemment mariés ou non, tout fut possible :<br><i>« Courbées sur les chaises, elles furent prises par derrière. Elles furent battues avec des brosses à cheveux, des fouets à chien, des chaussures à haut talon, dans une symphonie de sadisme et de masochisme. Elles montèrent sur leurs amants comme des proues de navires ; les léchèrent comme des chiennes ; expérimentèrent les positions les plus incroyables; firent assurément l’amour de plein cœur, donnant libre cours à leurs désirs, les plus secrets, jusqu’ici cachés. »</i><br>Le lendemain, tous gardèrent de cette soirée une nostalgie ardente qui se reflétait dans les comportements. Ils étaient prêts à suivre le nouvel Evangile qui venait de faire son apparition chez les libraires appelé « le grand Livre des Perversions». Mais le jour où tout bascula véritablement, fut le jour « F », pour « Fornication ». Les Vénériens s’étaient emparés des médias, augmentant significativement leur audience. Ils organisèrent et planifièrent la plus grande orgie du monde, devant absolument convaincre les classes moyennes anglaises, les plus réactionnaires,  de la justesse de leur point de vue :<i><br>« Les hommes de quarante-<wbr>cinq ans enlacèrent de bon cœur les jeunes filles de dix-<wbr>sept ans, se jetant dans une forêt blanc et brun de seins et de jambes. Les femmes de quarante et cinquante ans s’enchevêtrèrent avec enthousiasme avec les garçons lascifs et adolescents, éperdus de désir et de joie. Ce fut une magnifique nuit de stupre. Tout y était permis. »<br></wbr></wbr></i>A partir de ce moment-<wbr>là suivirent les réformes politiques : tout ce qui allait dans le sens d’une diminution du plaisir fut interdit ou contingenté : l’alcool, les cigarettes, le travail excessif. Par contre, on mit en vente libre des pilules aphrodisiaques et des machines à masturber. Même les pièces de théâtre classique, comme Roméo et Juliette, intégrèrent  des scènes sexuellement explicites. La prostitution disparut. La religion elle aussi qui, au départ regardait d’un œil inquiet toutes ces nouveautés, y trouva son compte. Le changement profond des mœurs prouva la réussite irréversible de la Révolution Sexuelle :<br><i>« Dans la bonne société, le port de dessous intimes devint même facultatif. Certaines jeunes filles préféraient voiler leurs mystères ; d’autres, au contraire, les arboraient ouvertement. Celles qui désiraient attirer un partenaire hésitant ou provoquer un esclandre viril, teignaient leur toison d’amour en rose, en bleu ou en vert. Ce n’était, bien sûr, que le début, mais c’était déjà pour les clases moyennes britanniques un grand pas en avant. »<br></i>Une nouvelle jouissive, ironique, irrévérencieuse. Relève-<wbr>t-<wbr>elle du thème cataclysmique ? A chacun d’en juger  selon ses opinions et croyances.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span><span class="ff2 cf3 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">504</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'invasion Sans Pareille</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/linvasion-sans-pareille-r503/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoire-des-siecles-futurs.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">A partir de 1976, la Chine se réveille, menaçant le monde par son taux de fécondité. L’émigration chinoise se transforma en menace, d’abord pour les Européens, puis pour le reste de la planète. Rien ne semblait pouvoir s’opposer au flux énorme de la main-<wbr>d’œuvre chinoise qui, en retour, assimila les technologies occidentales. Le Japon, vainqueur de la Russie, comprenant l’âme chinoise, forma les futurs cadres de la nouvelle société, la rendant d’autant plus performante et menaçante. <br>L’armée chinoise fut réorganisée, puis l’infrastructure, puis les communications. La Chine ne se montra pourtant ni hostile ni belliqueuse mais continua d’envahir pacifiquement les pays voisins ou lointains, en en transformant rapidement le substrat autochtone. C’est ainsi que l’Indochine française devint chinoise, ce qui ne plut pas à la France qui tenta de s’opposer à elle militairement :<br><i>« La France assembla une armée de cent mille hommes à la frontière chinoise de sa malheureuse colonie, et la Chine y envoya une armée d’un million de miliciens, derrière laquelle en marchait une autre composée de leurs femmes, enfants et parents des deux sexes. L’expédition française fut balayée comme un essaim de mouches. Les miliciens chinois avec leurs familles, au nombre de plus de cinq millions, prirent tranquillement possession de l’Indochine français et s’y établirent à demeure pour quelques milliers d’années. »<br></i>Comme la Chine continuait sa progression en Asie, le nouveau gouverneur Li-<wbr>Tang-<wbr>Foung accentua encore la pression démographique, ce qui terrifia le monde entier qui ne savait toujours pas comment endiguer le fleuve jaune. Ce fut un obscur savant d’une officine de New-<wbr>York qui conçut la solution à ce problème. En un premier temps, il s’employa à convaincre les leaders mondiaux de respecter une «Grande Trève », puis d’encercler le territoire chinois par terre et par mer, en y envoyant tout ce que le monde comptait de ressources militaires. <br>Une mobilisation générale fut décrétée, en un mouvement d’encerclement qui amena le sourire sur les lèvres des Chinois lesquels attendirent l’invasion occidentale de pied ferme. Alors tombèrent, du haut du ciel, quantité d’ampoules en verre, éclatant sur une large frange du territoire,  ainsi que sur la ville de Pékin, en libérant un cocktail de microbes parmi les plus virulents : Laningdale venait d’inventer la guerre bactériologique :<br><i>« Mais si le lecteur s’était trouvé encore une fois à Pékin six semaines après, il eût cherché en vain ses onze millions d’habitants. Il en aurait aperçu un petit nombre, quelques centaines de mille peut-<wbr>être, à l’état de carcasses en décomposition dans les maisons et les rues désertes ou empilés sur des chariots funèbres abandonnés sur place. Pour retrouver les autres il aurait dû chercher sur les grandes et petites voies de communication. Encore n’en eût-<wbr>il repéré que quelques groupes en train de fuir la ville empestée de Pékin, car leur fuite était jalonnée par d’innombrables cadavres pourrissant au bord des routes. Et ce qui se passait à Pékin se reproduisait partout dans les cités, villes et villages de l’Empire. Le fléau sévissait d’un bout à l’autre du pays. Ce n’était pas une épidémie ou deux: c’en était une vingtaine. Toutes les formes virulentes de maladies infectieuses se déchaînaient sur le territoire. (…) <br>S’il se fût agi d’un unique fléau la Chine s’en serait peut-<wbr>être tirée. Mais à une vingtaine d’épidémies, nulle créature ne pouvait échapper. Celui qui esquiva la petite vérole mourait de la scarlatine ; tel qui se croyait à l’abri de la fièvre jaune succombait au choléra, et la mort noire, la peste bubonique, balayait les survivants. Tous ces microbes, germes, bactéries et bacilles, cultivés dans les laboratoires de l’Occident, s’étaient abattus sur la Chine dans cette pluie de tubes de verre. »<br></wbr></wbr></wbr></i>Les survivants, errants entre des millions de cadavres, furent tous exterminés et le territoire de la Chine annexé par les belligérants unis dans une même vengeance.<br>«L’Invasion sans pareille» évoque une fois de plus, le Péril jaune, crainte si commune au début duXXème siècle. Aujourd’hui, alors que la Chine compte plus d’un milliard d’individus, nous sommes à même d’apprécier ces dangers liés à la mondialisation, sans toutefois y trouver une solution aussi définitive que celle imaginée par Jack London.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">503</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Invasion "H"</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/invasion-%22h%22-r502/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/invasion-h.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24"><b> </b>Joe Maubry, reporter de télévision, est mis en selle par son patron, Robeson, pour s’occuper de l’affaire de la «mandragore», à Carson-<wbr>City. Accompagné par la délicieuse Joan, à la fois son amie de cœur et sa concurrente dans la presse écrite, ils feront connaissance avec « Mandrogoras », racine à forme humaine, jaillie d’une terre légèrement radioactive , et qui est douée de mobilité, ce qui est prodigieux.<br>Les barrières de sécurité en place écartent les curieux mais permettent au professeur Golson de prendre en toute sécurité des échantillon de «sève rouge comme du sang» pour analyse. Joé, futé, s’est également pourvu en échantillon afin de mettre son ami biologiste marc Kander dans le coup. Quelques jours plus tard éclate une nouvelle bombe : Golson a disparu. On le retrouvera en plein désert, en un lieu proche de Mandragoras, physiquement en voie de transformation, prêt à s’enraciner :<br><i>« Le botaniste râlait maintenant, en se roulant sur le sol, en proie à de terribles convulsions. Ses yeux lui sortaient des orbites et son visage se couvrait de larges plaques rougeâtres. On devinait que son organisme résistait de toutes ses forces à l’invasion des homuncules. (…) Dans un terrible effort de volonté, il se redressa. Mais ses pieds semblaient rivés au sol. Quand il voulut faire un pas en avant, ses jambes ne lui obéirent plus. Il s’affaissa sur place en gémissant, le corps couvert de sueur, de poussière, de sang. Il saisit alors à deux mains sa jambe droite et tira de toutes ses forces. Son pied resta cloué à la terre. Il comprit alors que des fibres scléreuses l’attachaient définitivement au sable.»<br></i>Golson, déjà perdu explique l’ampleur du problème qui risque de frapper l’humanité, constat confirmé par Kander. La sève de la mandragore charrie un sang composé d’homuncules, globules de forme humaine et de couleur rouge, dont l’unique but est d’envahir l’organisme humain pour se reproduire et transformer leur support en végétal. Baptisé «Humunculus H4», l’épidémie sera extrêmement violente, les homuncules ayant la propriété, en dissolvant la peau par un acide, de s’introduire dans le corps humain par les pores. Cette transformation rapide inquiète le couple Joan et Joe, surtout lorsqu’ils auront constaté que leur ami Marc est déjà infecté et qu’eux-<wbr>mêmes, dans leurs corps, commencent à subir l’influences des homuncules.<br>Pourtant Kander est sur une piste. Il a localisé les homuncules, les a soumis à un appareil grossissant,  faisant d’un cobaye microbien un gnome captif et parlant. Kander disparaîtra lui aussi se cachant dans un motel, épouvanté par l’irrésistible pulsion qui le pousse à s’enraciner. Pendant ce temps Joe interroge l’ennemi, vaguement télépathe, qu’il a baptisé «Ruth». Celui-<wbr>ci ne se fait pas prier pour lui annoncer que le règne de l’humanité s’achève et que celui de Mandragoras commence, qui est de transformer l’homme en végétal à son image.<br>Après quelques péripéties annexes durant lesquelles le couple rattrape Ruth qui s’était échappé par les égouts de l’hôpital, ils entrevoient, sur les ultimes indications laissées par Kander, une solution au problème, soit créer un vaccin (ou un sérum) pour affaiblir progressivement l’homuncule. Les résultats dépassent toute espérance : dans le sang de Ruth naissent de nouveaux homuncules, différents du premier, de couleur blanche. Joe baptisera l’un d’eux «Scléro ». Celui-<wbr>ci,  agrandi à son tour, confirmera à Joé que lui et Ruth sont des ennemis irréductibles et qu’il est fort capable, avec son acide,  de «dissoudre le Rouge» (admirons le symbolisme au passage !) Aussitôt dit, aussitôt fait. Après avoir traité leur ami Kander au sérum « Scléro », ils se l’injectent à leur tour. L’ «Invasion H» échouera. Mandragoras est carbonisé ainsi que les malheureux déjà transformés et Joe/Joan auront un beau sujet à traiter.<br>Ce roman n’est pas sans rappeler celui, paru dans la même série, la « Folie verte », auquel l’auteur fait explicitement référence dans le livre même. Le récit est basé sur le mythe fantastique de la mandragore, racine magique à forme humaine, née au pied d’une potence de la semence d’un pendu, capable du pire comme du meilleur. Détournant ce thème pour l’adapter à la science-<wbr>fiction, comme l’avait déjà fait auparavant le grand ancêtre Matheson dans « Je suis une légende », M.A. Rayjean commet un roman lisible mais sans grande originalité.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf0 ff1 fs24"><br><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">502</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Une Invasion De Selenites</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/une-invasion-de-selenites-r501/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/invasion-de-selenites.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Jean Brissot, astronome-<wbr>adjoint à l’observatoire de Paris, contemple avec Edwige Frandt, laborantine, une éclipse de soleil, lorsqu’un petit météorite tomba à ses pieds. Il le ramasse pour l’étudier ultérieurement. Plus tard, chez lui, il constatera une brûlure sur sa peau à l’endroit  où il avait glissé la pierre. Il la déposera finalement dans un tiroir. Robert Persan, journaliste, également présent sur les lieux, enquêtera sur la disparition de Melle Frandt.  <br>Celle-<wbr>ci a disparu pendant que d’autres faits non moins mystérieux se déroulent conjointement. A  savoir : un nommé Lisbourdin est trouvé assassiné chez lui. Son secrétaire, Rosario, s’est volatilisé. Les traces de mademoiselle Frandt, qui est aussi en relations étroites avec Lisbourdin, s’arrêtent chez la vieille Hilda, tenancière de la pension de famille Jembut. Ramire, le policier, Persan et Brissot cherchent,  L’un mû par son zèle policier, l’autre par son zèle journalistique, le troisième par son zèle amoureux.<br>Peu de temps après, la pension Jembut s’écroule après que les murs se soient lézardés, entraînant la vieille Hilde dans la mort. Celle-<wbr>ci n’est pas si innocente que cela finalement, puisqu’elle a appris à Persan la culpabilité probable d’Edwige dans le crime de Lisbourdin. <br>Le journaliste reconnaît qu’au cœur du problème se situeraient certainement les " trois pierres de lune " tombées du ciel. La première se trouve chez Brissot, la deuxième aurait été volée à Lisbourdin par Melle Frandt, la troisième serait en possession de Rosario qui, lui aussi, a disparu. <br>Ces pierres donnent, à elles trois,  un " Sélénite ", c’est à dire un minéral vivant dont la radioactivité naturelle perturbe le fonctionnement de la vie terrestre. Les cirques présents en abondance sur la Lune ne seraient que les images de " cités de Sélénites " qui auraient détruit toute vie autour d’eux. Les Sélénites seraient donc  capables, à condition d’être plus nombreux, d’éradiquer toute vie sur Terre. <br>Quant aux trois tiers de Sélénites (les pierres ramassées) tombées sur le sol terrien, leur seule présence cause déjà des dommages irréversibles. Toutes les trois réunies, elles seraient invincibles. C’est le but que poursuit Rosario qui souhaite imposer un nouvel ordre moral à la terre. Sachant que Persan, Brissot et Ramire sont des ennemis irréductibles, il les poursuit de sa haine. Avec le Sélénite, il fait s’écrouler les immeubles à Paris et perturbe gravement la géographie de la cité. Les Parisiens, inquiets, quittent la capitale :<br><i>" Paris tout entier fut étreint par l’épouvante. Tous ceux de ses habitants qui purent s’enfuir le firent aussitôt. Les trains furent envahis comme à l’époque des grandes vacances. Les portes de la ville virent passer d’innombrables autos, des bicyclettes, des attelages même, et jusqu’à d’antiques véhicules – tapissières et chars à bancs – que l’on eut dit échappés d’un musée rétrospectif. "<br></i>Rosario fuit vers son repaire, un nid d’aigle aménagé au sommet des Alpes. Il envisage de faire s’écrouler les Alpes autour de lui, d’assécher la terre comme l’a été jadis la Lune, à l’aide de nombreux Sélénites dont il attend incessamment une pluie. <br>Mais le plan échoue. D’abord, parce que nos héros mettent la main sur Rosario, ensuite, parce que Melle Frandt, définitivement passée dans le camp des méchants, ne pardonne pas à Rosario d’avoir voulu tuer Persan. Brissot, lui, est guéri de son amour envers Melle Frandt, grâce à Yvette une de ses anciennes élèves, qu’il rencontre dans la région alpestre. Habituée à l’alpinisme, c’est elle qui guidera Brissot vers le repaire de Rosario.<br>Devenue subitement folle, Melle Frandt sera éliminée par Rosario qui, se sentant perdu, se suicidera. Pour pallier la menace représentée par le Sélénite, Brissot le scellera dans du plomb et l’immergera dans un lac de montagne. Puisque la menace de l’invasion de Sélénites a enfin disparu, Brissot épouse Yvette, Persan rentre dans les Ordres, et Ramire enquêtera sur d’autres crânes défoncés. <br>Un ouvrage daté, plus proche de l’enquête policière que de la science-<wbr>fiction, dont la logique interne laisse à désirer. Avec des personnages typifiés, Groc semble avancer dans le récit en inventant au fur et à mesure les péripéties, ce qui donne un aspect décousu à l’intrigue</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">501</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Une Invasion De Macrobes</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/une-invasion-de-macrobes-r500/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/invasion-de-macrobes2_m4vw16i5.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Jean Gérard, le narrateur et ami de coeur de Suzanne a beaucoup de chance d’être apprécié par le professeur Tornada,  un savant fou de la plus belle espèce:<b><br></b><i>" C’était un petit bout d’homme simiesque, dont on ne remarquait d’abord que la barbe noire , si fournie qu’elle s’allongeait en deux tortillons très soignés jusqu’au niveau des jambes. Par contre, la tête était presque totalement chauve; et le crâne poli permettait de remarquer la conformation anormale de la tête qu’on eût dite pétrie à la diable, ondulée de bosses excessives qui devaient loger une intelligence particulière. Le reste de la physionomie, quand on la détaillait, n’atténuait en rien la surprise provoquée par ces premières impressions. <br>Les oreilles surgissaient comme des appendices de loup, mobiles aux moindres sonorités. Les yeux très sombres, très petits et très mobiles, s’emplissaient d’éclairs par moments; et à d’autres, s’égaraient sous les paupières. Enfin de nombreux tics, plus singuliers les uns que les autres, secouaient à tout propos la tête, les bras et les jambes,  avouant des convulsions incessantes sous cet extérieur hoffmanesque. "</i><br>Pour se venger de ses pairs de l’Institut des Sciences, Tornada élève une race de microbes, Microccochus aspirator, qui, pour le coup, deviennent gigantesques. Il les nomme " Macrobes " et s’en sert comme force d’invasion contre la bonne ville de Paris livrée à l’horreur et au socialisme. L’ordre s’effondrant, tous les instincts du populaire se libèrent:<br><i>" -<wbr>T’es un bourgeois, dis, pas vrai?... T’es pas d’la sociale... Moi , j’en suis... Mais quoi! On est tous des frères!... Faudrait qu’un chambardement qu’on soye tous égaux!... Hein? piges-<wbr>tu, mon gros chéri, p’us d’patron!... p’us d’turbin!... l’égalité, pour tous!... et les pieds d’vant!... Hein? qué’qu’t’en dis? <br>Ah! l’ignoble langage, qui m’eût peut-<wbr>être fait pitié en d’autres circonstances, mais qui prit cette nuit-<wbr>là, je ne sais quelle signification prophétique. Evidemment, si le cauchemar que j’avais vécu près de Mantes, pendant des minutes intenses, se réalisait jamais, si je ne rêvais pas, si je n’étais pas fou, toute l’ambition démocratique de mon ivrogne, ce grand nivellement social qui était la hantise des humbles, allait s’accomplir avant peu, par l’aboutissement normal d’une aventure biologique. "</wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Jean est un privilégié. Ami des sommités scientifiques et militaires qui organisent la résistance contre les Macrobes, il a tout loisir d’examiner de près ces bestioles. D’abord, dans la forêt près de Mantes où il a failli devenir leur victime, puis à bord d’un dirigeable militaire:<br><i>" Je saisis aussitôt son appareil et inspectai l’horizon à mon tour. En effet, du côté de Bezons, des masses confuses fondues au gris du sol, se tenaient arrêtés en arrière d’un pont nouvellement jeté sur la Seine, visible en cet endroit, d’un paysage dévasté. Le volume à cette distance était inappréciable; elle semblait cependant s’élever deux fois à la hauteur d’une maison qui restait seule debout. Leur forme était, toutes proportions gardées, d’un ovale très allongé, avec une extrémité qui semblait la tête, et une autre qui pouvait être prise pour la queue. <br>Au niveau de la partie tête, un appendice naissait, d’une dimension au moins égale à la moitié de la longueur du corps; et cet appendice terminé, me semblait-<wbr>il, par un évasement, s’agitait mollement en l’air, dressé comme une trompe paresseuse d’éléphant. "</wbr></i><br>Les monstres semblent indestructibles, car, écrasant les habitations tout en aspirant leurs occupants,  ils envahissent Paris. C’est la panique, la cohue, la folie. Les gens s’écrasent, se tuent, se piétinent pour fuir le danger:<br><i>" On ne peut se faire une idée de ce qu’était cette cohue. Ce n’était même pas une cohue car la cohue est extensible, la volonté permet de s’en échapper; c’était ici une condensation de tous les hommes, de toutes les femmes, de tous les enfants, amassés, comprimés, étouffés entre deux barrières infranchissables, les murs des maisons, et subissant des heurts, des remous, des tourbillonnements provoqués par les gestes exaspérés de ceux qui tentaient de se dilater. D’aussi loin que le soir tombant nous permettait de distinguer ce tableau de désordre, nous n’apercevions qu’un semis de têtes, la plupart sans chapeaux, une houle de bras levés, de cannes brandies, de gestes fous, que dominaient par places des enfants supportés par les épaules de leurs parents s’efforçant de les soustraire à l’écrasement. <br>Le rez-<wbr>de-<wbr>chaussée opposait à cette anarchie l’implacable résistance de leurs devantures de fer baissées; mais dès l’entresol, et à tous les étages, les fenêtres bondées dégorgeaient, eût-<wbr>on dit, la substance vivante des maisons remplies comme des fourmilières. La place de la Madeleine, l’église qui y dresse l’antique ordonnance de ses colonnes, les toits, les cheminées, tout était couvert du grouillement humain; il semblait que les êtres se montassent les uns sur les autres; des grappes faisaient ployer les arbres; et nous vîmes un balcon, succombant sous le poids, plonger dans la foule, y introduire le désastre et la mort. Quant aux hurlements, aux imprécations, aux blasphèmes qui accompagnaient cette furie, je n’ose pas les rapporter. "</wbr></wbr></wbr></i><br>Jean a réussi à garder Suzanne auprès de lui. Ils s’enferment tous deux dans le métro tandis qu’au dessus d’eux les Macrobes montent la garde.  L’attente se prolonge et donne à l’auteur l’occasion de détailler quelques pittoresques échantillons d’humanité, parmi les plus représentatifs de la société de l’époque: l’Académicien, l’Homme de lettres, le "Journaleux ", etc. Bientôt, les denrées se font rares et les plus bas instincts se manifestent :<br><i>" -<wbr> Madame a faim?... Que madame me permette de lui offrir à déjeuner... En même temps, on nous jetait du gouffre un objet roulé dans du papier. Il y eut bataille autour de ce projectile. Mais, quand on l’eût dépouillé de son enveloppe, un cri d’horreur s’éleva. Ce qu’on nous envoyait, c’était une pauvre petite main d’enfant, portant encore à l’annulaire un modeste anneau d’or... "<br></wbr></i>En désespoir de cause, Jean tente une sortie pour ramener des victuailles à Suzanne qui meurt de faim. Evitant la trompe éléphantine des Macrobes, il se dépêche de rentrer sous terre lorsqu’un nouveau danger surgit: les Macrobes se sont couchés dans le lit de la Seine, ont fait déborder le fleuve. L’abri est inondé. Il faut sortir à l’air libre sinon c’est la noyade.  Au-<wbr>dehors, ils manquent d’abord de couler à pic, puis sont reconnus par Tornada qui, à bord d’un curieux vélocipède aquatique, les hisse sur son engin d’où ils pourront aisément prendre part à sa victoire. <br>A la vue du désastre, Tornada a des remords. (Preuve qu’il n’est pas suffisamment fou!) Ne désirant se venger que des savants méprisants qui l’ont moqué, il envisage de mettre un terme à la catastrophe en tuant lui-<wbr>même ses Macrobes. Pour cela, rien de plus facile: il suffit de leur injecter une solution acide (leur milieu d’origine étant basique). Les Macrobes meurent les uns après les autres et Tornada , s’étant approché de trop près, sera écrasé par l’un de ses monstres. Jean et Suzanne, sauvés de la noyade contempleront, heureux d’être en vie, la ville détruite.<br>Un récit se lisant facilement et qui contient moult trouvailles ingénieuses, dont la meilleure est l’existence même des Macrobes. Se présentant comme l’ancêtre français des récits cataclysmiques qui mettent en scène des " grosses bêtes ", telles que Godzilla, le roman se veut aussi satire des moeurs savantes et contempteur de l’anarchisme populaire, idéologie que l’auteur, manifestement, ne partage pas.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">500</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'invasion De La Terre</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/linvasion-de-la-terre-r499/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/invasion-de-la-terre.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Les Martiens (Kroniens) convoitent notre globe. Ressemblants étrangement à leurs frères décrits par Wells, ils habitent une planète quasi-<wbr>morte dont les canaux (répertoriés par Percivel Lovell) n’assurent plus leur sécurité. Alors que notre globe, si bleu, à la température si douce… <br>Mais ce forfait ne sera pas grâce au nain martien Kimdô et à sa femme Nommya qui avertissent les Terriens  si athlétiques et si beaux, les astrophysiciens Buck et Jerry en compagnie de leurs pneumatiques amies Juanita et Nicky. Empruntant une soucoupe volante supra-<wbr>luminique laissée sur terre lors d’un précédent récit, ils rendent une petite visite à la planète Mars et ses habitants, libèrent Kimdô et son épouse puis s’en vont chercher des armes dans la nébuleuse d’Andromède (la galaxie Betlyor) chez les gentils Glamoriens eux-<wbr>mêmes en lutte contre les abominables Taborok, géants vindicatifs et querelleurs. <i><br></i>Appuyant l’ami Xung, le Betlyorien,<i>  </i>dans sa lutte contre Kamor le chef des Taborok, Buck et Jerry offriront les rayons démagnétiseurs de la soucoupe à la civilisation amie, ce qui permettra, petit 1 : de libérer deux princesses betlyoriennes qui épouseront in<i> </i>petto nos deux héros, petit 2: de supprimer la civilisation des Taborok (seulement quarante millions de mondes, excusez du peu !) <br>Cette tâche accomplie, ils ont enfin le temps de songer à notre pauvre Terre déjà endeuillée par les premières vagues d’assaut des Martiens, pardon Krôniens. Volant à son secours, ils liquéfient les Martiens envahisseurs grâce à une arme ultime : le «liquéfacteur de Martiens»,  et libèrent la Terre qui pourra convoler en justes noces avec les Betlyoriens de la nébuleuse d’Andromède.<i><br></i>Des combats titanesques, des vocables inouïs, des armes inédites, des milliards de parsecs franchis en une minute, du bruit, de la fureur, parsemés des notules « exact », «rigoureusement exact », « vrai », etc., bref, un véritable space-<wbr>opéra comme on le concevait dans les années cinquante. Merci qui ?… Merci, monsieur Guieu. (Pourtant, quand on y songe, toute l’invasion de la terre tient en 20 petites pages sur 188)</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="ff0 fs20"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">499</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Insectes De Feu</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-insectes-de-feu-r498/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/insectes-de-feu.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Un tremblement de terre provoque l’ouverture d’un trou, près d’une ferme dans le comté de Montgomery, au Sud des Etats-<wbr>Unis. De singuliers insectes, à l’apparence blindée, noirs et maladroits, apparaissent. Ils ont la curieuse propriété de mettre le feu au bois, et incidemment au reste, afin de se nourrir des cendres. Des spécialistes sont appelés à la rescousse, Linden le biologiste, Willy King le biochimiste, et l’entomologiste le plus réputé, professeur au Bainboro Collège avec son assistant Metbaum. <br>L’on entreprend l’étude de l’étrange insecte qui s’avère être une blatte, de l’espèce cafard, et, au vu de ses propriétés, Parmiter lui donnera son nom: Hephaestus Parmitera. La carapace est très difficile à écraser, l’insecte entretenant une relation symbiotique avec des bactéries. Parmitera se déplace lentement et stridule très fortement avant de frotter ses cerques l’une contre l’autre, produisant ainsi des étincelles. Il apparaît d’emblée comme un danger potentiel pour les habitats en bois. Les incendies se multiplient, sans que la police n’ait un seul soupçon des causes réelles : Parmitera avait essaimé dans le Comté:<br><i>" La source de carbone la plus abondante de toute la terre, c’était le réseau d’autoroutes des Etats-<wbr>Unis. Les cafards s’étaient sans doute glissés dans toutes les voitures, tous les camions, tous les tracteurs du pays. Ils y avaient proliféré et, silencieusement, sans être remarqués, ils s’étaient infiltrés dans d’autres véhicules. <br>Pour ces animaux, une automobile, c’était un festin. Le pétrole, l’essence... quel régal! Ils n’avaient sans doute pas cessé d’éclore, et, cachés dans les voitures, ils n’avaient jamais été repérés. Ils avaient inhalé le carbone de l’air : l’atmosphère en était imprégnée. Ils n’avaient pas eu besoin de bouger : les autoroutes les transportaient partout, et bien au-<wbr>delà du comté de Montgomery. Ils continuaient à éclore, changeaient sans cesse de voiture, se répandaient de plus en plus loin... "<br></wbr></wbr></i>La lutte contre l’animal s’accentue. De nombreuses solutions sont envisagées : contamination par le DDT, contamination biologique par des champignons, recherche d’un prédateur propre. Même la tarentule Bruno sera de la partie:<br><i>" La lutte fut silencieuse, mise à part la stridulation du Parmitera. Bruno chargea avec violence, et si rapidement que le cafard fut renversé sur le dos. Bruno mordit et griffa mais ses crocs et ses griffes glissèrent sur la carapace d’obsidienne de la blatte; et le venin de la tarentule fut épuisé après trois morsures inutiles. (...) puis Linden vit très nettement les six pattes de la Parmitera agripper fermement la tarentule épuisée et tirer contre son abdomen le corps velu de l’araignée. Les cerques se tenaient prêts pour l’hallali et bientôt une stridulation rauque retentit. Bruno, en proie à une folle agonie, essayait de se dégager des pattes étreignantes et des cerques perforants du cafard. Les pattes de la tarentule trépidaient de désespoir; une mince volute de fumée s’éleva, puis les mouvements de l’araignée se firent saccadés avant de cesser complètement. Linden ouvrit la cage et, avec tristesse, en retira les restes calcinés de Bruno. "<br></i>Les insectes se multiplient avec les incendies. Une course contre la montre s’engage entre les savants et Parmitera. Les habitants des différentes villes infectées assistent impuissants à la destruction de leurs immeubles. Parmiter, fasciné par cette blatte extraordinaire n’abandonne plus son laboratoire. Il ne comprend pas pourquoi Parmitera ne peut se reproduire alors que les oothèques de toutes les femelles sont remplies d’oeufs. <br>Grâce à Metbaum, une intuition fulgurante le traverse: la raison en est la pression atmosphérique trop faible, ces insectes ayant vécu des millions d’années sous terre sous une pression nettement plus forte. Incidemment, il découvre que le seul moyen pour venir à bout des blattes est l’action des ondes sonores émises à une certaine fréquence :<br><i>" Parmiter transféra les cafards d’une cage dans une autre à l’exception d’un seul. Il emporta celle qui contenait cet isolé dans son bureau et prit la radio de Metbaum avec lui. Il mit le son: c’était le même sifflement de parasite avec le même bruit de fond ronflant. Il plaça la radio dans la cage avec le cafard et poussa le son au maximum. Le parmitera se jeta sur la transistor, grattant furieusement de ses pattes les haut-<wbr>parleur, les cerques vrombissant frénétiquement. Au bout de quelques secondes, il tomba sur le dos. Ses pattes se replièrent puis il demeura immobile. Parmiter le ramassa : sa carapace était ratatinée et molle, fendue de milliers de craquements qui s’entrecroisaient. Il disséqua l’animal: tous les tissus étaient réduits en pulpe. On aurait dit que l’insecte n’était qu’un petit hamburger. "<br></wbr></i>Ce moyen fut mis en action à grande échelle, des haut-<wbr>parleurs installés sur les autoroutes, à l’entrée des villes, dans les divers quartiers. Le fléau sembla enrayé, les incendies cessèrent. <br>De plus en plus isolé et repoussé par ses collègues à cause de son attitude hautaine, refusant de répondre au téléphone, Parmiter poursuit ses expériences sur un couple de blattes. Les ayant enfermé dans un lieu pressurisé, il constate, avec l’augmentation de la pression atmosphérique, l’augmentation de l’activité sexuelle de Clarence, ainsi avait-<wbr>il surnommé son cafard expérimental.. La copulation semblant avoir réussi, quelques temps après se développent, à partir des oeufs fécondés, de petites blattes. Elles sont différentes de Clarence, au corps plus mou, mais garderont les propriétés pyrogènes de leurs parents. Quant à leur organisation intérieure, Parmiter constate que les bactéries se sont entièrement installées dans le cerveau de l’animal. L’entomologiste surveille ses créations jusqu’à ce que se présente l’inconcevable : elles entrent en communication avec lui, car elles sont devenues intelligentes: <i><br>" Les cafards de Parmiter grimpaient lentement le long du mur. Ils se disposèrent dans un espace vide, à côté d’une marine suspendue à la paroi. Leurs corps s’agitèrent pendant un instant, puis s’immobilisèrent, dessinant deux mots très lisibles : JAMES PARMITER. "<br></i>Le nouveau Dr. Frankenstein des blattes approfondit la relation avec eux, étant sûr que ces cafards de la deuxième génération n’échapperaient pas à son contrôle puisqu’il était l’équivalent d’un dieu pour eux. La suite lui prouva qu’il eut tort. Se multipliant de façon exponentielle, les blattes envahirent le voisinage mettant le feu aux divers pavillons jusqu’à ce que Parmiter comprenne qu’elles ne recherchaient qu’un seul but : réintégrer le trou d’où elles étaient sorties. La migration eut lieu et rien ne put arrêter les animaux, coulant en un long fleuve vers leur origine. Le savant leur facilita leur évasion en faisant sauter à la dynamite la plaque de béton obstruant le trou: <i><br>" C’est moi! C’est moi! " La marée d’insectes se retira autour de lui. Les stridulations s’éteignirent partout à travers champs. Maintenant la dalle de béton était tout à fait nue. Les antennes, dressées et immobiles, semblaient attendre. Parmiter sentait le regard de millions d’yeux, derrière lesquels des millions de cerveaux le surveillaient, comme de fines aiguilles braquées vers lui dans les ténèbres". </i><br>Le fléau fut enrayé quand les blattes intelligentes retournèrent à leur destin souterrain.<br>Un récit-<wbr>catastrophe mené tambour battant où l’auteur a montré sa maîtrise de la chose littéraire, faisant croire au lecteur que ses bestioles pourraient être réelles, par une véritable enquête scientifique sur les cafards qu’il étudie avec un regard... d’entomologiste. </wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br>Son personnage principal, le savant Parmiter, bourré de phobies et isolé dans sa recherche, à la fois savant fou, Faust et Frankenstein, est une réussite  Un film, " Bugs " en a été tiré qui a obtenu la Licorne d’Or et le prix du Public du Festival du film fantastique et de science-<wbr>fiction à Paris, en 1975.<br></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">498</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
