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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/31/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Le Jour Du Professeur Kometevsky</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-jour-du-professeur-kometevsky-r523/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/leiber.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La polyfamille  des Wolver, Céleste et Théodore, Rosalind et Frieda, Edmund et Madge ainsi que leur fille commune Dotty, s’inquiètent, en cette société future, de faits qui semblent corroborer le texte du Dr. Kometsvsky : " la Danse des planètes ". <br>La disparition des satellites de Mars, suivie de peu par ceux de Jupiter, ainsi que les inductions psy de Dotty, accréditent l’idée selon laquelle le noyau ferrique de la Terre constituerait l’enveloppe externe d’un gigantesque vaisseau spatial. La Terre elle-<wbr>même, sa lithosphère, sa biosphère et par conséquent les terriens, serviraient de camouflage à des extraterrestres cachés au sein de notre planète.<br>Aujourd’hui, poursuivis par leurs ennemis de toujours qui ont éventé leur ruse, ils envisagent de repartir dans l’espace avec leur vaisseau vouant du coup notre planète et ses habitants à une totale destruction. C’est du moins ce que les Wolver apprennent de la bouche de Dotty dont les qualités perceptives lui permettent de communiquer avec les "intraterrestres ". Tout est-<wbr>il donc perdu et le monde destiné à l’annihilation totale ? Oh ! que non, puisque les méchants, lassés sans doute de leur rôle, se sont décidés à devenir des gentils. L’humanité est sauvée.<br>Une nouvelle formellement réussie mais au concept de base forcé.</wbr></wbr></span><span class="fs20 cf3 ff2"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">523</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Jour Des Fous</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-jour-des-fous-r522/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/jour-des-fous.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Greville vit sa vie de publiciste à succès (surtout grâce aux coups de pouce de sa femme Pauline) quand, poussé par une impulsion mystérieuse, il écrase sa voiture contre les montants du pont de Chelsea à Londres. Signe avant-<wbr>coureur de la vague de suicides qui va submerger le monde et qui va le transformer dans les années à venir. Vague surnommée "le Suicide Radieux" dont tout le monde tente d’expliquer l’origine, les journalistes comme les philosophes, les illuminés religieux autant que les psychologues:<br><i>" A les entendre, le Suicide Radieux était tout à fait explicable. Dans un monde où l’idée même de guerre devenait rapidement absurde, ce phénomène représentait la simulation névrotique par l’homme moderne des conséquences d’un conflit tribal. Les psychologues et les psychiatres émirent tant d’explications plausibles du Suicide Radieux qu’ils donnèrent presque l’impression de l’avoir inventé. "</i> <br>Cette vague touche presque tout le monde, mais certaines catégories de personnes y échappent: <i><br>" Les sujets les moins exposés au SR étaient les artistes créateurs dans toutes les disciplines les fous, les fanatiques politiques et religieux, les acteurs, les danseurs et le monde du music-<wbr>hall, les illuminés, les homosexuels, les prostituées, les excentriques, les médecins et les infirmières, les enseignants (mais pas les professeurs d’Oxford et de Cambridge), les sportifs, les sadiques, les masochistes et les personnes atteintes d’un amour pathologique pour les animaux. "<br></wbr></i>Peu à peu la société se délite. Greville, qui est sorti de prison s’engage dans les Corps des Inhumations d’Urgence. Il traverse la période de décadence en tentant de faire le maximum pour les autres, puis agira comme eux: il survivra, plus ou moins bien. Dix ans plus tard, le monde est livré aux chiens et aux chats errants, aux porcs sauvages et aux rats, aux bandes plus ou moins armées et plus ou moins fanatiques, et Greville survit toujours. Il s’est trouvé un bon refuge sur une petite île au milieu d’un lac et y vit sans joie quand, lors d’une expédition de ravitaillement à Londres, il sauve la vie de Liz en la débarrassant d’une horde de chiens sur le pont de Chelsea , où il était venu en pèlerinage. A partir de cette rencontre, sa destinée se transforme, il retrouvera un second souffle. Ensemble, ils seront confrontés tout d’abord à un petit groupe de jeunes pillards :<br><i>" Cessez vos salades. Tout le monde se fout de tout. Et pourquoi pas? Nous ne sommes tous que des fichus cinglés, après tout.(...) Soudain Greville ressentit une bouffée d’amère pitié pour le garçon. Caïd devenait plus qu’un jeune psychopathe: il représentait l’humanité. Caïd représentait la tragédie humaine écrite en petites lettres. "</i><br>Ils rencontrent aussi le «Père Jacques», jardinier d’un couvent qui s’en est annexé et le terme et les habitantes. Il leur sauve la vie et les vole avec élégance : <br><i>" Pour services rendus. Je suis sûr que vous n’auriez fait aucune objection, mais pourquoi risquer une querelle désagréable ? " </i><br>Puis ils retrouvent le " cottage " de Gréville et y passent une période calme, partagée entre l’amour, la musique et des parties de chasse qui leur donnent l’occasion d’assister à l’affrontement de bandes de rats et de porcs sauvages:<br><i>" Aucun des deux adversaires ne put revendiquer la victoire totale dans cet affrontement, car les cochons survivants finirent par rompre le front des assaillants. (...) Les cochons étaient réduits à l’état de squelette, de même que les rats morts. Le raz de marée était passé, ne laissant derrière lui que l’odeur de la mort, chaude, dégoûtante et d’une obscène intimité. "</i><br>Tout irait pour le mieux si, par  une nuit de brouillard, les Frères de l’Iniquité n’arrivaient dans leur village et ne massacraient la population, sauf nos deux héros ,  protégés par leur isolement. Après la tuerie, ils récupèrent un blessé,  le professeur Francis Watkins expert en psychologie des anormaux et «Frère de l’Iniquité à titre temporaire», personnage qui permettra à Greville d’avoir une vision plus claire de la vie:<br><i>" Bien sûr qu’on trouvait la tyrannie, la peur et un inimaginable gaspillage. Mais, à votre avis, quelle réponse pourrait-<wbr>on trouver? Le communisme, le tomisme, l’humanitarisme ou tout autre -<wbr>isme? Eh bien laissez-<wbr>moi vous dire que les -<wbr>ismes n’ont jamais mené nulle part</wbr></wbr></wbr></wbr></i>. "<br>La disparition de Francis entraînera Liz à la recher de sa soeur jumelle, quête qu’elle avait d’abord rejetée. Greville la suivra. <br>Nouvelles expéditions et nouvelles découvertes. Celle, entre autres, de la société néo-<wbr>féodale de Sir James Oldknown, rétrograde et réactionnaire, en lutte contre un groupe d’anarchistes. Greville rejoindra ces derniers, les aidera lors d’une attaque des Frères de l’Iniquité et récupèrera Liz qui pourra enfin accoucher de son fils.  La fin du roman, trente ans plus tard, verra Greville qui aura restauré une partie de la civilisation, boucler la boucle en revenant terminer sa vie sur le pont de Chelsea.<br>La fin du monde par les radiations, un thème de plus dans la longue cohorte des romans cataclysmique, un thème qu’Edmund Cooper traite de façon remarquable. C’est un roman d’une grande force renouvelant le genre par le fait que les survivants sont des psychopathes de tous poils ce qui permet une approche plus fouillée des motivations humaines. Avec de l’action, des temps forts, de l’humour, le texte mêle habilement les moments de tension et les moments de réflexion. Un modèle du genre dans la tradition anglaise.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span><span class="ff0 fs20"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">522</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Un Jour A La Plage</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/un-jour-a-la-plage-r521/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/fiction-072.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Ben et Myra nous font entrevoir ce que peut être, au quotidien, la vie dans une Amérique d’après la guerre nucléaire. Chauves tous les deux, se nourrissant de bouillies, ils tentent de vivre une existence normale, en compagnie de leur petit enfant de trois ans, Gaminou, au comportement et à l’allure très étrange, agressif sous une abondante chevelure qui lui descend jusqu’aux reins.<br>Myra souhaiterait, comme jadis, passer une journée à la mer malgré le danger de rencontres hostiles. Finalement Ben cède. Calculant soigneusement les litres d’essence nécessaires, empruntant une route maintenant déserte, n’oubliant surtout pas d’emporter sa grosse clé anglaise en guise d’arme, la famille prend le départ. La journée est délicieuse, la mer sans mémoire. Le soir pourtant, trois individus décident de les agresser. Ben se défend et tue l’un d’entre eux. Les deux autres, des jeunes, prennent la fuite. Pendant que Gaminou s’amuse avec le cadavre, Ben rassemble ses affaires et tout le monde reprend le chemin du retour.<br>En somme, une journée banale en des temps perturbées, contée sur le mode intimiste.<br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">521</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Jouet</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-jouet-r520/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoires-pour-rire-et-pour-pleurer.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le petit Jackey trouva dans un terrain vague un jeu magnifique, une sorte de puzzle. Avec empressement,  il s’ingénia à le rassembler pour le plus grand malheur de l’humanité. Ce jeu formait en réalité une sorte de canon qui, augmentant de taille très rapidement, de même que ses projectiles,  menaça  la maison de Jackey, le quartier de Jackey, la ville de Jackey…. Et il était impossible de le désamorcer! Le Pentagone ne s’inquiéta que lorsque le gigantesque canon se mit à envoyer d’immenses projectiles au-<wbr>delà de la frontière des Etats-<wbr>Unis  en direction de la Russie….<br></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">520</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Je Vous Salue, Maris&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/je-vous-salue-maris-r517/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/reservoir-des-sens.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><i>«Depuis des millénaires déjà, nous vivons de nouveau sous le régime du matriarcat»<br></i>Les hommes ont définitivement lâché prise dans ce monde d’après la catastrophe. Sans aucun pouvoir, les quelques étalons restants sont conditionnés par l’I.D.H.E.V. (Institut des Hautes Etudes voluptueuses) à servir ces dames, au son d’une sonnerie et en un réflexe pavlovien, quelle que soit l’horreur qui s’approche d’eux.  Mais ils auront leur revanche car déjà surgissent ces<i> " étranges mutants apparus après la première Grande Destruction, androgynes troublants aux yeux semés d’or. "…<br></i>Une novelette ciselée à l’emporte-<wbr>pièce qui joue avec le thème  de la guerre des sexes</wbr></span><span class="fs20 cf3 ff2"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">517</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Je Suis Une Legende</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/je-suis-une-legende-r516/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/je-suis-une-legende-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Robert Neville, dernier homme sur terre, est cerné dans sa maison par des êtres humains transformés en vampires. Comme d’autres avant lui, il s’était gaussé jadis du phénomène du vampirisme le tenant pour un mythe. Mais cette fois, la réalité dépasse la fiction. Pour une raison indéterminée, peu à peu, tous ses contemporains ont basculé dans le camp des morts-<wbr>vivants, y compris son ami Ben Cortman et sa femme Virginie. Vivants la nuit, se nourrissant de sang et de chair humaine, ils sont inoffensifs de jour.  Neville met à profit la pause diurne afin de nettoyer la zone autour de sa maison avant de chercher des provisions pour pouvoir survivre :<br><i>" Il arrêta la camionnette et en descendit rapidement pressé d’en finir avec ce travail. Il tira l’un des corps jusqu’au bord de la fosse et l’y jeta. Le corps roula le long de la pente et s’arrêta sur l’énorme tas de cendres brûlantes, au fond du trou. Neville retourna à la camionnette, en respirant avec peine. "</i><br>La nuit venue, les vampires envahissent à nouveau son territoire et Cortman surtout,  le supplie de les rejoindre. La lutte de Neville contre les vampires prend deux formes. La première, traditionnelle, consiste à empêcher l’approche des êtres de la nuit par de l’ail disposé en chapelets, par des croix, des miroirs. Il constate aussi qu’avec le traditionnel pieu dans le cœur ou la lumière du jour, ils sont immédiatement détruits. D’un autre côté, il cherche l’origine du vampirisme de façon scientifique. En examinant du sang corrompu au microscope, il découvre une bactérie inconnue, vraisemblablement à l’origine de l’épidémie :<br><i>" Ainsi, ce n’était pas un virus. Un virus eût été invisible. Et ce qu’il voyait se trémousser légèrement entre les lamelles de verre, c’était un germe… Tandis qu’il regardait avidement, l’œil collé à l’oculaire, les mots se formèrent eux -<wbr> même dans son esprit : " Je te baptise vampiris… </wbr></i>"<br>Cette bactérie  a le pouvoir de survivre lorsque les conditions sont mauvaises, en produisant des spores. Les tempêtes de sable incessantes, les retombées douteuses de poussière suite à une guerre antérieure, ont dû être les vecteurs de sa propagation sur une grande échelle. <br>Quant à lui, il semble être naturellement immunisé contre le fléau. Cependant Neville se sent seul. Il aspire à une compagne et, à plusieurs reprises, souhaite en finir avec une vie si difficile. Une lueur d’espoir se manifeste cependant lorsqu’il trouve un chien qui, comme lui, paraît immunisé, car le fléau n’a pas épargné les animaux.Il essaye de s’en faire un ami. Après de longs efforts et au moment même de sa réussite, le chien meurt.<br>Neville constate que la maladie affecte deux catégories d’êtres humains. Les déjà morts que la bactérie réanime artificiellement en investissant leur corps. Ceux-<wbr>là tombent en poussière dès que leur sang se retrouve en contact avec l’oxygène (le pieu dans le cœur) car l’envahisseur est anaérobie. Les autres ont été infectés de leur vivant. Ils restent donc vivants, quoique vampires. Mais comment distinguer les deux types de mutants? Voilà pourquoi Neville les tue, sans distinction : <i><br>" En mettant des chapelets d’ail aux fenêtres, en défendant la serre, en brûlant leurs cadavres, en les détruisant un à un, il réduisait lentement leur nombre. Mais à quoi bon se leurrer ? Il n’avait jamais rencontré un homme pa</i>r<i>eil à lui, un homme normal … "</i><br>Un jour il rencontre Ruth, une jeune femme qui a échappé à l’épidémie. Neville, bien que  méfiant à son égard, l’entraîne dans sa maison. Après une nuit d’amour, Neville, pour être définitivement convaincu de l’innocuité de sa compagne, lui propose un test sanguin. Ruth feint d’accepter, puis, par surprise, l’assomme. Neville se réveille prisonnier tandis que dans les couloirs, au-<wbr>dehors,  grouillent les vampires. Ruth lui explique qu’elle a été envoyée par les vampires pour le capturer afin de faire cesser ses inutiles tueries, que ses compagnons considèrent d’ailleurs comme des assassinats puisque Neville reste le seul être monstrueux dans une humanité enfin normalisée. Il lui faudra donc disparaître pour que le nouvel ordre puisse s’installer : <i><br>" -<wbr> Robert Neville, dit-<wbr>elle. Le dernier représentant de la vieille race… Le visage de Neville se crispa. -<wbr> Le dernier ? questionna-<wbr>t-<wbr>il, envahi par l’étrange sentiment d’une solitude affreuse. -<wbr> Autant que nous le sachions, répondit prudemment Ruth. Lorsque vous ne serez plus, il ne restera personne de votre espèce dans notre société… particulière. Il regarda en direction de la fenêtre. -<wbr>Il y a …des gens… dehors…Elle acquiesça. -<wbr> Ils attendent, dit-<wbr>elle. -<wbr> Ma…mort? -<wbr> Votre exécution. "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Récit classique porté à l’écran par Bob Segal sous le titre "le Survivant ". Récit exemplaire qui fonde la différence entre les deux genres, fantastique et science -<wbr> fiction en asseyant le mythe sur des éléments rationnels. Par une étrange inversion, Neville, le dernier homme, est le seul monstre aux yeux d’une humanité transformée. L’intrigue sans fioritures, l’approche behavioriste du personnage permet un texte tendu et une lecture aisée de ce roman toujours actuel.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">516</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Je Suis Une Herbe</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/je-suis-une-herbe-r515/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/je-suis-une-herbe-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Oziard, le héros journaliste de l’histoire, avec Bibille et Planchin, ses deux amis, enquêtant sur Fos-<wbr>Chimie, découvre un péril inconnu: les chardons et les violettes, jusque-<wbr>là inoffensifs, se mettent à proliférer et, doués d’une mobilité inquiétante, dévastent toute l’usine causant la mort d’êtres humains. Le péril s’étend ensuite jusqu’à Paris encerclé. Les autoroutes vacancières sont détruites, le barrage de Serre-<wbr>Ponçon saute et toutes les plantes se mettent de la partie certainement écoeurées par la pollution. <br>Le règne végétal devenu subitement conscient s’élève contre l’Homme qu’il veut faire disparaître de la planète. L’ensemble de la végétation se transforme en une seule entité appelée l’Herbe, omniprésente et toute puissante. <br>Le dictateur d’opérette qui gouverne cette France du futur l’apprend à ses dépens car voulant allumer sa cigarette, il meurt illico. (L’Herbe tue, c’est bien connu!) Après moult  investigations on découvre enfin que l’Herbe se calme en entendant les chansons de Bob Dylan et en percevant de la lumière rose (sic!). L’Herbe assassine mais pas nos héros qui l’aiment et qui parviennent à établir une communication avec elle.<br>Celle-<wbr>ci leur fait la grâce de les transformer en mutants, mi-<wbr>hommes mi-<wbr>végétaux liés à la conscience unique et planétaire représentée par l’Herbe en un immense amour collectif. Il fallait bien cela pour qu’ Oziard accepte l’idée de faire l’amour avec sa fille Béatrice jalousement couvée par lui tout au long du récit:<br><i>" Nous ne sommes pas encore totalement transformés. Le Végétal nous a laissé la convoitise, le désir sexuel. Je me sens femelle car j’étais femme. Notre apparence ne compte plus beaucoup. Le Végétal a voulu que nous soyons végétaux supérieurs; phanérogames, plan à fécondation évidente. Cela veut dire que nous possédons des fleurs. Nous aurions pu être métamorphosés en lichens, en mousses, en bactéries... Peut-<wbr>être le deviendrons-<wbr>nous? Mais je ne le crois pas, la mutation s’arrêtera à un certain stade morphologique, à titre d’exemple, à titre d’expérience. <br>En tout cas, je deviens plante de l’intérieur. Des sécrétions chaudes et ondoyantes m’agitent. Un bouillonnement cellulaire, cellulosique, remonte le long de ce qui me reste de cuisses. La fente de mon sexe est là encore, mais sans pilosité autour. Je ressemble à une grosse aubépine luisante. Je n’ai pas, hélas, les rondeurs des femmes qui m’entourent. Je ne serai jamais une grosse jacinthe pourprée avec des seins et des fesses confondus de divinité nègre. <br>Une voisine est ainsi: bulbe de partout, la tête ronde comme une fleur d’ail -<wbr> elle a beaucoup de succès auprès des mâles! Je devine leur appétit plus que je n’assiste à sa représentation. Car mes yeux ont disparu. Je vois quand même. Toute la vibration de l’Univers afflue vers moi. Je m’ouvre à Lui. Je vais accoucher...  Je suis enfin à l’écoute du Monde, palpitante, disponible. Le désir des autres m’enfièvre, m’atteint en pleine tige. J’appelle mon voisin, le pommier mutant, mon compagnon de voyage  mon "père" -<wbr> à m’enserrer. Il a conservé un bras, à la chair pendante et sèche, qui bat l’air en cherchant désespérément à me toucher. Le malheureux, il m’aime, il piétine pour moi. Il sent confusément aussi que je ne peux le rejoindre: sa terre m’est inhospitalière. "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>L’Herbe a gagné la partie. Le règne de l’homme s’achève. Bientôt elle va prendre conscience de la menace que constituent les animaux que, dans sa précipitation à éliminer les humains , elle avait complètement négligés. De ce fait, le roman se termine tragiquement pour l’Herbe et pour l’Homme. Bien fait pour elle et pour Lui.<br>Roman au style pénible et contourné (à moins qu’il ne faille le lire au énième degré) dans la veine idéologique des années soixante. La société est caricaturée: les bons journalistes s’opposent aux  méchants ministres, les Français sont des veaux et le héros sauve sa mise en se transformant en végétal. Quelques pages descriptives intéressantes avec des tentatives de rendre compte d’une conscience radicalement " autre ".<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">515</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Je Br&#xFB;le Paris</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/je-br%C3%9Ble-paris-r514/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/je-brule-paris.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Dans le monde ouvrier impitoyable de l’entre-<wbr>deux guerres, Pierre se fait licencier sans espoir de retrouver du travail. Partageant la vie des sans-<wbr>abris, il aperçoit les lumières de la ville comme un rêve perdu, et surtout Catherine, sa fiancée, sa promise, sortant d’un bouge, aux bras d’un gros richard. Fou de douleur, il en conçoit une haine terrible envers l’humanité qu’un ancien ami, venu juste à propos, lui permettra de réaliser. Prenant pitié de sa situation, Bernard, qui travaille à l’Institut, lui montre toutes sortes de  préparations biologiques mortifères dont le dosage minimum n’a d’égal que la capacité de nuisance :<br><i>" Ici, dans ce verre qui ne paie pas de mine, nous avons un jardin d’acclimatation unique en son genre : toutes les épidémies terrestres. Dans cette éprouvette, à gauche, la scarlatine ; dans celle-<wbr>ci, le tétanos ; à côté la fièvre typhoïde ; dans la suivante, le choléra. Hein, c’est pas mal comme collection ? Tu vois là, à droite, ces deux éprouvettes à liquide blanchâtre et trouble ? C’est la préférée de notre assistant – la peste (…) Les bacilles sont forts comme des éléphants ; (…) Représente-<wbr>toi ça, si on lâchait toute cette horde pour une petite promenade en ville ! Il n’en resterait pas lourd, hein, de notre Paris !<br></wbr></wbr></i>Profitant d’un moment d’inattention de Bernard, Pierre s’empare des tubes pestifères qu’il videra dans l’un des réservoirs d’eau potable de la ville de Paris :<br><i>" Alors Pierre retira de sa poche deux petites éprouvettes. Il les examina attentivement. Un liquide blanchâtre et trouble les remplissait. Pierre les secoua légèrement devant la lampe. Ensuite, les éprouvettes dans une main, il s’approcha de la grande pompe centrifuge actionnée par un moteur Diesel. (…) Alors, avec la grosse clef, il se mit à ouvrir le robinet de l’entonnoir de la pompe. (…) Les deux éprouvettes débouchées, il versa lentement leur contenu dans la gorge de l’entonnoir, qui haletait lourdement. "</i><br>Quelques heures plus tard, l’on emmène le premier pestiféré moribond à l’hôpital,  puis, la ville, prise de frénésie, constate une augmentation exponentielle du nombre de ses morts :<br><i>" Des  milliers de robinets, comme des veines ouvertes de Paris, coulait avec bruit l’eau glacée et limpide et la ville, sans force, pâlissait de chaleur et de faiblesse. La première ambulance fut aperçue à dix heures du soir sur la place de l’Hôtel-<wbr>de-<wbr>Ville. (…) Le jour se leva suffocant et blafard : les magasins restaient fermés. Sur la chaussée, comme dispersées par la panique, des chaises traînaient. Les lampions se balançaient dans les rues désertes, comme des bulles gazeuses sur un marécage stagnant. La plupart des journaux ne parurent pas. Radio-<wbr>Paris annonçait qu’à midi on avait enregistré 160.000 cas mortels. "<br></wbr></wbr></wbr></i>En quelques jours, l’univers parisien se modifie profondément avec des services administratifs et policiers  totalement désorganisés.<br>Le moment est venu pour le jeune Chinois P’an Tsiang Koueï d’imposer une nouvelle loi. Ayant vécu une enfance misérable de coolie à Pékin, il a pu acquérir un niveau de connaissances qui lui a permis de connaître le sens du mot "exploitation. ". Devenu leader ouvrier reconnu dans son pays, la peste le surprend pendant qu’il étudie à Paris. Ayant déjà tissé ses réseaux et devant la faiblesse de la ville, il décrète que le Quartier latin deviendrait zone chinoise d’où serait exclue les Blancs sous peine de mort :<br><i>" le 30 juillet, Radio-<wbr>Paris diffusa une nouvelle stupéfiante : dans la nuit du 29 au 30, les jaunes du Quartier Latin avaient fait un véritable coup d’Etat. Ils avaient chassé tous les blancs sur la rive droite et proclamé une république autonome des jaunes. (…) Le gouvernement provisoire déclarait, au nom de tous les jaunes, que sur le territoire de la nouvelle république, dans le but de lutter contre l‘épidémie des Européens, aucun blanc ne serait toléré et serait passé par les armes dès sa capture. (…) <br>Suivait un court appel aux jaunes, dans lequel le gouvernement leur confiait les bibliothèques et les musées, trésors inestimables de la culture européenne que l’on devait conserver intact pour les générations futures. Les proclamations étaient signées au nom du gouvernement provisoire par P’an Tsiang-<wbr>koueï. "<br></wbr></wbr></i>Suivi aussitôt par le rabbin Eel-<wbr>Zéar ben Tsui qui y voit l’opportunité pour lui et ses concitoyens juifs de se faire une place au soleil. Ainsi la zone de l’Hôtel de Ville devint zone juive dont l’entrée était sévèrement contrôlée. M. David Lingslay, le grand capitaliste américain en déplacement d’affaires s’était bêtement fait piéger au moment où la ville fut déclarée en quarantaine. Comme il lui était impossible de partir, il en profita pour rendre des visites régulières à sa maîtresse parisienne qui, au bout du compte, l’infectera, l’obligeant à réviser ses valeurs de vie.<br>L’occasion fut splendide pour les Russes exilés à Paris, en la personne de Solomine, un ancien chauffeur de taxi, de prendre le pouvoir sous le sobriquet de "Capitaine Solomine." Avec les siens, il tiendra une autre partie de la capitale, exigeant des royalistes de la rue de Grenelle qui ont décrété le royaume de France retrouvé, la remise de leurs prisonniers soviétiques aux Russes installés dans un édifice du Faubourg St Germain. Mais c’est autour des Buttes-<wbr>Chaumont que la peste fit surgir les camarades prolétaires de la République de Belleville menée de main de maître par les camarades Laval et Lecoq :<br><i>" le 4 août, les ouvriers des quartiers de Belleville et de Ménilmontant, poussés par la nécessité impérieuse de s’emparer de la totalité des biens indispensables à leur vie, glissant entre leurs doigts, déclarèrent leur territoire république autonome soviétique. Les soldats passèrent de leur côté. En réponse, en signe de protestation, dans la même journée les camelots du roi avec l’aide de la population catholique du faubourg Saint-<wbr>Germain prirent le pouvoir sur la rive gauche, des Invalides au Champ-<wbr>de-<wbr>Mars, en proclamant le rétablissement de la monarchie."</wbr></wbr></wbr></i><br>Quoique bien structurés, les prolétaires meurent de faim, enfermés dans leur quartier. Le camarade Lecoq suggère un audacieux coup de main pour s’emparer des stocks de farine situés en aval de la Seine. Avec deux péniches,  il s’approche, rompant la quarantaine, des moulins du village de Tansorel. L’aller fut un jeu d’enfants, le retour un cauchemar, sous les bombardements et les tirs russes.<br>Paris continuant de mourir, le destin de chacun fut bientôt écrit. T’san Tian, qui faisait fusiller à tour de bras les ennemis de la révolution chinoise fut contaminé intentionnellement par un étudiant dont la femme n’avait pas trouvé grâce aux yeux du tyran. Les Juifs, ayant eu vent de la présence de David Lindslay, établirent avec lui un compromis : ils l’emmèneraient  avec eux aux USA à condition qu’il établisse les contacts nécessaires leur permettant d’arriver à bon port. Il accepta mais, pris de remords et pour ne pas contaminer à son tour les Etats-<wbr>Unis, il trahit les Juifs en donnant aux autorités américaines toutes les indications qui leur permirent d’envoyer le navire des immigrants par le fond.<br>Solomine  fut tué dans une rixe. La peste poursuivit son œuvre de désertification dans Paris, puis s’arrêta faute de combustible. Elle avait épargné les prisonniers, les malfrats, les bagnards au fond de leurs geôles. Rendus à la rue, ils constatèrent leur bonheur. Avec des mots simples, empreints de bon sens, ils décidèrent tous de garder Paris isolé du reste du monde et d’y fonder la première Commune Libre du Premier Gouvernement mondial. Ils prospérèrent, veillant scrupuleusement à maintenir le silence radio, se nourrissant avec simplicité des produits agricoles cultivés dans la ville même. Paris devint la parfaite société utopique et égalitaire rêvée par les philosophes du XIXème siècle :<br><i>" Là où auparavant s’étendait la nappe lisse de l’asphalte, de la Chambre des députés à la Madeleine, et des Champs-<wbr>Elysées aux Tuileries, au souffle léger de la brise, se balançaient les épis d’un champ de blé. Des hommes aux larges épaules, hâlés, vêtus de blanc, moissonnaient. Des hommes et des femmes, aussi légèrement vêtus, glanaient et chargeaient des camions de gerbes d’or. A l’extrémité du champ des femmes allaitaient des enfants. (…) Là où auparavant s’étendait le Luxembourg, des carrés de choux-<wbr>fleurs blanchissaient au soleil, et un jardin potager immense étalait ses quadrilatères. "<br></wbr></wbr></i>Le pot aux roses fut découvert par un avion étranger qui survola la capitale par hasard. Mais il était déjà trop tard. Le puissant appel révolutionnaire issu de Paris, courant de ville en ville, fit rapidement des émules en Europe où s’instaurèrent de nouvelles formes de gouvernement basés sur le respect de la personne humaine..<br>" Je brûle Paris " est une fable utopique dans laquelle un  temps de purification  précède nécessairement la mise en place d’une société nouvelle. Un style métaphorique, des destinées individuelles qui se fondent dans l’aventure collective, rendent ce roman encore lisible de nos jours. La preuve en est qu’il a été récemment réédité.<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">514</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Java Des Bombes Atomiques</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-java-des-bombes-atomiques-r513/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/java-des-bombes-atomiques.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le poète raconte les affres de la conception d’une bombe atomique domestique, à l’époque un pur fantasme, aujourd’hui une dramatique réalité. (voir à ce sujet l’essai de Mc Phee : comment j’ai fabriqué la bombe chez moi).<i> </i>Les préoccupations permanentes du tonton, le réalisme du quotidien,<br>(« <i>quand il déjeunait avec nous<br>Il dévorait d’un coup<br>Sa soupe aux vermicelles </i>»),<br>La stupeur muette de la famille qui participe au difficile accouchement, introduit la distanciation ironique nécessaire à la dénonciation d’un acte criminel. La chanson se clôt sur une double chute. L’oncle a enfin trouvé le point qui faisait obstacle à son projet :<i><br></i>« <i>Voilà des mois et des années<br>que j’essaye d’augmenter<br>la portée de ma bombe<br>Et je ne me suis pas rendu compte<br>Que la seule chose qui compte<br>C’est l’endroit où c’que’elle tombe. </i>»<br>Il utilisera ce défaut pour débarrasser la terre des « <i>grands personnages </i>», responsables, selon lui, de la menace mondiale. Mais le meilleur reste à venir. Loin de lui en vouloir pour cet assassinat, « <i>le pays reconnaissant </i>» le décorera, car :<br><i>« en détruisant tous ces tordus<br>je suis bien convaincu<br>D’avoir servi la France ».<br></i>Une chanson célèbre en pays de conjecture, un bijou de la contestation anarchique et populaire qui donnera lieu à de nombreuses interprétations (Nous en connaissons une savoureuse en alsacien de  Humel et Ham à écouter ci-<wbr>après!)</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">513</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Jaune</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-jaune-r512/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/jaune--la--ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Quelque part , au centre d’une ville, un réservoir de gaz mortel, de couleur jaune a éclaté. Le gaz, plus lourd que l’air, se répand lentement dans les divers quartiers en enroulant ses volutes. Tout être vivant entrant en contact avec lui meurt en d’atroces souffrances avec force pustules, brûlures et empoisonnement du sang. Aucun remède possible.  A peine la nouvelle connue, la ville se vide de ses habitants qui se précipitent vers sa périphérie :<br>"<i> Mardi. Dix-<wbr>sept heures. La ville hurlait de toutes ses sirènes et de tous les klaxons des voitures prises au piège des rues embouteillées. Devant le monument aux morts de l’avenue des Meuniers, la circulation était littéralement bloquée. Les automobilistes occupaient toute la largeur de la chaussée, flanc contre flanc, museau pointé en direction de l’est. Même les voies qui remontaient vers le centre ville étaient garnies de véhicules roulant en sens inverse. D’ailleurs qui aurait été assez fou pour aller faire un tour du côté des lieux de la catastrophe, au cœur même du nuage de la mort ? "</wbr></i><br>Elle laisse derrière elle, comme une vague qui se retire, ceux qui, pour une raison ou une autre, ont décidé de mourir ou de se battre contre " la Jaune ". Ils ne sont pas nombreux, mais bien caractérisés : une bande de jeunes loubards, un groupe de travailleurs immigrés noirs que l’on avait enfermés dans leur atelier, des " destroys " décidés d’en finir avec la vie.  Tout ce monde se côtoie, se tue, s’étripe et ne se vient en aide que sous la pression de la nécessité, lorsqu’il s’agit de circuler de toits en toits, par exemple. Un seul couple représente la fraîcheur et la vie en cet enfer. Doo (prononcez "doux"), le marginal au grand cœur et Elisabeth, avec sa cage à oiseaux. Ils représentent l’amour et la soif de vivre, n’hésitant pas à tuer cependant pour conserver ce droit. Progressant de toits en toits à l’aide d’une échelle, ils tentent de gagner la terrasse de la cathédrale où ils seront en sécurité le temps pour que le gaz se dilue. Cheminement risqué, puisque plusieurs de leurs compagnons de route forcés disparaîtront rongés par " la Jaune " ou tués par les destroys :<br><i>" Elisabeth ne put retenir un cri d’horreur. La femme gisait à présent dans la mélasse orange, les jambes brisées. Au bout de quelques instants, ils la virent qui tentait de se relever. Elle souleva un bras, gémit, progressa de quelques centimètres. A présent, son corps recouvert de boue gélatineuse, paraissait grésiller. Sous la brûlure de l’acide, Roddia arracha de sa poitrine un long et insoutenable hurlement. Doo n’hésita pas. Il visa soigneusement en posant le canon du revolver sur le rebord du toit pour assurer la précision du tir et lâcha la seconde balle du barillet. Le crâne de la femme explosa. Doo ferma les yeux et ne put retenir davantage le sanglot qui  lui encombrait la gorge. "</i><br>Finalement,  prêts de succomber sous la poussée de l’ennemi, Doo et Elisabeth seront sauvés par l’un des hélicoptères que l’armée envoie pour combattre le fléau.<br>L’intérêt dramatique constant, les personnalités bien affirmées des deux personnages principaux,  renforcent  ce récit par ailleurs assez inconsistant, à l’instar de " la Jaune ".</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">512</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
