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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/30/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>La Liberation De La Terre</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-liberation-de-la-terre-r539/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoires-de-guerre-futures.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Un immense vaisseau extraterrestre apparaît dans le ciel de la planète bleue, au-<wbr>dessus de la France. Branle-<wbr>bas de combat. Le premier Alien qui en sortit était énorme, totalement différent des Terriens, au propre comme au figuré. Sa langue incompréhensible, aux racines étymologiques proches du sanskrit, mit longtemps à être déchiffrée. <br>De cela, les Aliens ne s’inquiétaient pas trop. Ils suivaient leur petit bonhomme de chemin, installant en divers endroits du globe d’étonnantes unités techniques. Lorsqu’enfin le contact put être établi, les Terriens apprirent avec stupeur que les Dendi – c’était leur nom – se trouvaient là pour les protéger contre les Troxxt, une race de vers évolués dont le but était de conquérir la galaxie, et par conséquent, la Terre. Non que celle-<wbr>ci soit particulièrement visée. Mais elle devait servir de base stratégique aux Dendi dans cette lutte contre les Troxxt, qui, à terme,  était celle des Terriens<br>Après discussion, les habitants de la Terre se rassemblèrent autour de cette idée et fournirent aux Dendi, expressions de la volonté de la Fédération Galactique,  toute leur aide, ainsi que du matériel et des lieux appropriés. En conséquence, Washington fut évacuée, des masses humaines déplacées, des montagnes arasées. Lorsque les vaisseaux Troxxt apparurent dans  le ciel, les Dendi étaient fin prêts :<br><i>« De chaque canon maintenant en mouvement se dégageait une série de nuages écarlates qui poursuivaient avidement les Troxxt jusqu’à ce qu’ils soient contraints par leur perte de vitesse à retomber sur la Terre. Là, ils produisaient un malheureux contrecoup. Toutes les régions peuplées sur lesquelles ces pâles petits nuages rouges s’abattaient se trouvaient rapidement transformées en cimetières (…) Les habitants de ces infortunées localités étaient soumis à d’énormes augmentations de température. Leur peau rougissait, puis noircissait ; leurs cheveux et leurs ongles rétrécissaient ; leur chair se transformait en liquide et bouillonnait en se détachant de leurs os. Ce fut vraiment une désagréable manière de mourir pour un dixième de l’humanité. »<br></i>Le combat acharné fit directement quelques millions de morts parmi les Terriens, puis, avec les dégâts collatéraux , encore d’autres millions. Les Troxxt reculèrent, réattaquèrent et vainquirent. Les Dendi prirent la fuite, remplacés par les Troxxt. L’indispensable épuration consommée, quelques millions de morts plus tard, les Troxxt mirent un comble à l’ahurissement des Terriens, en leur démontrant toute la fausseté des Dendi, des créatures à base siliceuse qui avaient décidé d’éradiquer toute vie protoplasmique, tels que eux , les Troxxt, dans l’univers. Donc, en dépit des différences morphologiques entre Troxxt et Terriens, ces deux dernières races étaient plus proches l’une de l’autre que ne pouvaient jamais l’être les Dendi et les Terriens. Par conséquent, les Troxxt, ayant libéré les Terriens, demandèrent instamment à ceux-<wbr>ci  d’entrer dans la ligue « protoplasmique » pour repousser définitivement les arrogants Dendi. Après un moment d’hésitation, les Terriens acceptèrent :<br><i>« Et au-<wbr>dessus de tout cela –veillant courtoisement sur nous tel un parent intelligent – il y avait nos mentors marchant à pas de géant pour tout superviser avec leurs béquilles métalliques, tandis que leurs pâles petits corps étaient tapis dans les hamacs qui étaient accrochés à chacune de leur paire de pattes brillantes. Vraiment, même au sein d’une paralysie économique complète occasionnée par la concentration de toutes les facilités essentielles de production sur d’autres armements militaires détachés de ce monde et en dépit des cris d’angoisse de ceux qui souffraient de blessures industrielles particulières que nos médecins n’étaient pas équipés pour traiter, au sein de cette désorganisation torturante, il était quand même très réconfortant de se rendre compte que nous avions pris notre place légale dans le futur gouvernement de la galaxie et que nous contribuions même maintenant à préserver l’Univers et sa Démocratie. »</wbr></i><br>Cela ne devait pas durer bien longtemps, puisqu’ils furent «relibérés » par les Dendi, revenus en force qui, pour marquer le coup, firent sauter l’Australie et désertifièrent quantité de villes au moyens d’armes atomiques. Quoique la Terre n’eut aucune importance sur le plan stratégique (elle n’était qu’un petit relais perdu dans l’espace), les Dendi vainqueurs consentirent à oublier l’affront qui leur avait été fait mais demandèrent dorénavant une franche coopération de leurs alliés dans la lutte qui les opposaient aux Troxxt. <br>Ainsi, de libération en re-<wbr>libération, de re-<wbr>libération en re-<wbr>re-<wbr>libération, la Terre fut réduite en cendres, ses océans pollués, son économie ruinée, ses populations annihilées. Les quelques survivants, réfugiés dans des cavernes, constatèrent, à la disparition des deux belligérants qui poursuivaient leur lutte dans la zone de Proxima du Centaure, que l’axe même de leur planète avait bougé, modifiant défavorablement et durablement le climat :<br><i>« Ceci se passait il y a neuf générations, mais l’histoire qui s’est transmise de père en fils, n’a pas perdu beaucoup de ses détails. Je vous l’ai contée presque exactement comme on me l’a contée. Mon père me la racontait pendant que je courais avec lui de flaque en flaque dans la chaleur desséchante du sable jaune. Ma mère me l’a racontée tandis que nous aspirions de l’air et saisissions frénétiquement les arbrisseaux verts lorsque la planète en-<wbr>dessous de nous, était ébranlée par un sinistre spasme géologique qui aurait pu nous faire disparaître au sein de ses entrailles consumées ou par une giration cosmique qui menaçait de nous projeter dans le vide de l’espace. »<br></wbr></i>Un essai philosophique sous la  forme d’une nouvelle ironique, grinçante et bouleversante qui met l’accent sur la fragilité des faibles, sur le mépris des hommes de guerre à l’égard des masses, dont la mort n’est que l’indispensable rouage d’un jeu joué par d’autres. N’est-<wbr>ce pas, général Gamelin ? </wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf0 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">539</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Lettre Aux Survivants</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/lettre-aux-survivants-r538/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/lettre-aux-survivants-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><i>" Où en sommes-<wbr>nous ? Tout ce qui reste de vivant est sous terre. Un facteur roule en surface dans les cendres végétales et animales, parmi les superstructures concassées de la civilisation. Il zigzague pour éviter les trop gros morceaux. Il porte une lettre à une famille qui végète sous l’emplacement de sa pelouse atomisée. Plus de boîte aux lettres. Le facteur ne peut communiquer avec eux que de vive voix, par le conduit d’aération de l’abri anti-<wbr>atomique. Il leur lit la lettre après l’avoir décachetée. <br>C’est une longue lettre. Une très longue lettre à épisodes Elle parle des temps humides et verts d’avant la calcination. Les dessins qui, ici, illustrent la lettre, servent à montrer le facteur dans son morne paysage et les destinataires dans leur lugubre abri. Ils montrent aussi les représentations que le facteur et ses auditeurs forcés se font des récits de l’auteur de la lettre Pour toutes ces raisons les dessins sont utiles. ON CONTINUE… "<br></wbr></wbr></i>La famille Bonnelle "d’avant la catastrophe",  se trouve coincée au sein de son abri anti-<wbr>atomique. Au-<wbr>dessus d’eux, des ruines et des gravats parcourus par des facteurs à bicyclette  en tenue NBC. Ils ont pour tâche de lire des lettres aux survivants pour qu’ils ne s’ennuient pas trop. Par le biais du conduit d’aération chaque lecture de lettre insiste sur la beauté de la vie d’antan en faisant émerger des "plages de souvenirs " où tous les sens (goût, odorat, toucher, vision, audition,) sont concernés, d’une manière synsthésique. <br>Telle celle du petit garçon qui attend le train dans une bourgade ensoleillée avant que, vieillissant, il ne soit broyé par la vie, ou celle évoquant un moment de vacances au bord de la mer lorsqu’un vieux musicien joue de la mandoline spécialement pour la petite Marie Véronique pendant qu’elle sirote sa limonade ; ou celle qui raconte l’histoire de Joseph Banderin qui, circulant de village en village, propose dans les granges le spectacle de sa lanterne magique qui rend présent – ô miracle ! – un chou, une vache, les malheurs du charcutier Groboudin ainsi que ceux de Cirage, le petit négro. En ces temps-<wbr>là " <i>les lilas embaumaient </i>"...<br>Un récit étonnant, singulier et prenant, sous forme de roman dessiné. Les images accentuent le caractère concret, émotionnel des choses et des êtres pour ressusciter en les opposant, le monde d’avant, lumineux et poétique, au monde de maintenant terne et malheureux. Une fable en guise d’avertissement.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">538</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Lendemain Du Grand Soir</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-lendemain-du-grand-soir-r537/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/lendemain-du-grand-soir.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le " lendemain du Grand Soir " ou la vie de Jacques Humus, dont le nom est tout un programme. Professeur d’université, intellectuel révolté par l’exploitation sociale, Jacques Humus, le libre-<wbr>penseur chrétien,  se retrouve à  la tête d’une organisation révolutionnaire dont le but est la prise de Paris. <br>Avec ses vrais amis, Franard, le révolté tuberculeux, bras armé de la révolution, et ses faux amis, Beuchin, l’idéologue puritain et traître à la cause, le Grand Soir peut commencer.<br>Auparavant, comme Jésus au Mont des Oliviers, Jacques Humus s’abstrait des futurs lieux de combat , pour aller en Normandie où il rencontrera l’évêque Charles, le prédicateur de Notre-<wbr>Dame, avec qui il joutera loyalement, en lui démontrant tout ce que l’Eglise a raté en se rangeant du côté des possédants. Il lui arrivera également de croiser la route de Tatiana, la "Princesse" russe, vraie noble, fausse semi-<wbr>mondaine, vrai agent double et future épouse de Jacques. La prise de Paris, sur l’instigation de l’exalté Franard et du douteux Beuchin, a lieu. Les combattants courent les rues. Le Peuple se lève, dans un élan victorieux :<br><i>" Eventrée, la colline de Montmartre croulait, entraînant, dans son effondrement, la basilique dont les pierres étaient projetées à plusieurs centaines de mètres. Une pluie de bombes venait de déchirer de part en part la Sainte chapelle et le Palais de Justice, qui gisaient dans un chaos effrayant de ruines fumantes. Des centaines de maisons s’écroulaient en un fracas de tonnerre. Des incendies gigantesques dressaient leurs vagues de flammes sous un ciel rouge de feu et noir de fumée. Des hurlements de blessés emplissaient de nombreux quartiers d’une clameur confuse et rauque. L’horreur de la mort passait, tel un spectre innombrable, dans les rangs compacts des combattants."</i><br>Un Comité de Salut Public se met en place. La nationalisation des biens et des terres est proclamée. Jacques Humus tempère l’ardeur de ses compagnons. Il sait que le succès est fragile et qu’il reste à pérenniser les nouvelles institutions. Il n’a pas tort puisqu’il apprend de la bouche même de Tatiana repentante,  que la Révolution a été trahie par Beuchin à la solde de la Ligue contre-<wbr>révolutionnaire. <br>Les " infâmes " ont laissé faire en un premier temps pour prendre la totalité du peuple dans la nasse, à l’occasion des grands rassemblements. Tous les corps d’armée stationnés en Province sont en train de converger vers la capitale. L’élan révolutionnaire est brisé. Beuchin, découvert, tire sur Jacques Humus. Quant à Franard, convulsé à l’idée de la trahison, il meurt d’une crise tuberculinique. Jacques Humus, toujours bon et aimant, passe en jugement dans le cadre d’un grand procès inique où se côtoient tous les prédateurs de la Réaction: <br><i>" Financiers douteux, anciennes demi-<wbr>mondaines, converties sur le tard et devenues " dames -<wbr> patronnesses " de leurs paroisses; jeunes gens aux allures équivoques; hommes d’affaires en mal de combinaisons, parmi des groupes de vedettes des établissements à la mode; publicistes -<wbr> marrons, déshonneur de la presse; vieux beaux reniflant l’occasion, au passage des petites filles, de stupres nouveaux; toute la tourbe qui déferle dans l’omnipotence de la sanie aux jours des sociétés corrompues, passait et repassait dans les couloirs, esquissant des gestes louches et lassés, s’apostrophant de mots à double-<wbr>sens, murmurés aux oreilles; une bacchanale de vices, grouillant dans la mêlée des rencontres d’où s’exhalait une âcre odeur de parfums dont tous ces corps s’étaient empreints pour refouler la puanteur des âmes ".</wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>En dépit du témoignage sincère de l’évêque Charles, du cri de Tatiana, il est condamné à vingt ans d’exil... en Espagne. <br>Il coulera une retraite paisible dans sa maison " le Refuge ", dans le village de Loyola, en compagnie de Tatiana qui l’a suivi dans son malheur De là, en observateur privilégié, il mettra ses idées sur papier, toujours abondamment pourvues de citations en latin tirées de l’évangile. L’évêque Charles, qui a été prié de méditer dans un couvent espagnol après son témoignage en faveur de Jacques, lui rend une ultime visite. Pour remercier ce " Cher grand Ami ", le couple de révolutionnaires en exil donneront son nom à leur futur fils.<br>Un livre qui se veut prophétique et qui n’est que prétentieux. On comprend que l’histoire de la littérature ne l’ait pas retenu en dépit de tous les témoignages en exergue des contemporains " qui comptaient " à l’époque de l’auteur. Quelques belles pages évoquant de la chute d’un " monde bourgeois ", catastrophe affectant une classe sociale obsolète (dans le roman évidemment!)</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">537</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Legion Alpha</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/legion-alpha-r536/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/legion-alpha.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le dernier refuge des Terriens se trouve sous terre,  deux siècles après la grande catastrophe que constitua la guerre contre Mars. La surface dévastée obligea les survivants à s’enterrer. Perkins prend la tête de la "légion Alpha", un groupe de cyborgs constitué pour l’occasion et chargé d’explorer la surface inconnue de notre planète. En émergeant, ils trouvent la mort partout. Un seul individu, le vieillard Kovak, mis en hibernation, a survécu. Il les met en garde contre les Khoreliahs, sortes de plantes élégantes, douées de mouvement et extrêmement agressives qui dominent à présent le monde :<br><i>" Une fleur gigantesque lui faisait face, les racines hors du sol. Maître de lui, Smith hésita un instant avant de tirer, doutant encore de la scène dont il était le témoin. La tige, dressée comme un cierge , balançait à son extrémité supérieure un calice jaunâtre tacheté de rouge, dont la gueule béante laissait apparaître un pistil nerveux et fourchu comme une langue de serpent. Des vrilles vigoureuses, qui avaient la consistance du cuir, s’échappaient de la tige, à la naissance des feuilles cornues et dentelées qui claquaient comme des mâchoires de caïman.  Se détendant comme un éclair, une vrille fouetta l’air au-<wbr>dessus de la tête de Smith ".</wbr></i><br>Ces  végétaux crées artificiellement par les Martiens ont essaimé sur la Terre. Ils sont sensibles à la musique et entrent en transes lorsqu’ils en entendent. Quelques-<wbr>uns sont vaguement télépathes et peuvent influencer les cerveaux humains. Le groupe des cyborgs diminue à vue d’oeil, tués par les Korelliahs. Sauvés par Kovak, les derniers cyborgs brûlent la ville maudite et regagnent leur cité souterraine. Une grande offensive est alors préparée pour libérer la Terre de l’envahisseur végétal.<br>Une bluette dans la veine des " Triffides " mais avec le talent en moins.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">536</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Juste Quelques Flocons Qui Tombent...</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/juste-quelques-flocons-qui-tombent...-r531/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/juste-quelques-flocons.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Ces «flocons qui tombent» sont de nature curieuse, s’apparentant plutôt à l’hiver nucléaire et aux retombées de cendres radioactives, par suite de la bombe qui a soufflé la ville de Paris. <br>Au cœur de la cité foudroyée<br><i>« Les seuls vivants<br>c’est toi et Moi »</i>, <br>qui marchent timidement <br>« <i>dans la rue du Marais </i>»<br>S’interrogeant sur ce qui a poussé les hommes à s’autodétruire, le couple veut croire encore à l’avenir d’un amour prêt à refaire le monde puisque <br>« <i>Adam et Eve ont raté le précédent </i>»<br>Par une voix douce et mélancolique mise au service de l’horreur pure, Antoine dérange en sortant de sa production habituelle.</span><span class="cf5 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">531</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Journal De La Fin Du Monde</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/journal-de-la-fin-du-monde-r528/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/journal-de-la-fin-du-monde-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Ils sont quatre. Quatre copains qui survivent à la fin du monde. Par suite d’un conflit généralisé, tout le monde est mort, ou presque: <i><br>" L’odeur de cadavre était pourtant particulièrement commune à ce moment-<wbr>là, omniprésente et parfois presque tangible. Les restes des villes puaient la mort, les routes défoncées étaient pavées de charognes, l’air était saturé du riche parfum de la chair en décomposition. Ca va bien mieux à présent que les vers, les chiens et les oiseaux ont fait leur petit travail de nettoyage, et on tombe plus souvent désormais sur une momie desséchée ou sur un squelette bien récuré que sur la spongieuse fermentation d’un cadavre relativement récent. "</wbr></i><br>Les rares survivants s’organisent, subsistant seuls ou en petits groupe,  par la violence. Balki, Niko, Markus et Nic sont de ceux-<wbr>là. S’entendant bien entre eux, n’ayant rien à reconstruire ni à prouver, ils avouent aimer cet état de liberté absolue où tout est disponible, où le temps se structure en fonction des fantasmes individuels. Ils voyagent en moto pour le plaisir et se débrouillent parfaitement en ce nouveau monde hostile. Apparaît Léo, une de leur ancienne amie, qui a survécu, elle aussi. Léo la mystérieuse a changé. Très vite, elle domine le groupe, le cimente en se donnant à chacun:<br><i>" Peu à peu, ce partage équitable est devenu naturel. Léo y était pour beaucoup: c’est elle, et elle seule, qui veillait à préserver nos ego. De nous-<wbr>mêmes -<wbr> je parle de la section mâle de l’équipe -<wbr> nous aurions plutôt eu tendance à l’exhibitionnisme primaire, mais Léo a imposé rapidement, et avec des moyens très discutables, du point de vue de l’éthique, un mode de vie en alternance. <br>Il y avait deux Léo: celle qu’on pouvait caresser, et celle qui mordait. Je l’ai vue un jour se battre jusqu’au sang avec Niko -<wbr> il était plus lourd qu’elle, mais elle était plus méchante -<wbr> pour une allusion plutôt amusante à leurs ébats récents. "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Ses compétences vont au-<wbr>delà de la sexualité puisqu’elle s’affirme véritable chef de guerre lors de l’épisode des "cannibales ". Tombés dans un guet-<wbr>apens tendu par un groupe d’individus qui se font un plaisir d’améliorer leur ordinaire grâce à la viande humaine: <i><br>" Je n’entendais pas un mot de ce qu’il lui disait, mais je l’ai vu détacher les mains de Balki, pendant qu’un autre le maintenait. Tout en parlant, sans quitter Balki des yeux, il l’a forcé à tendre un bras vers lui, et a commencé à lui caresser la main, dépliant ses doigts un à un. Il a terminé sa phrase, s’est penché en avant, et a porté la main à sa bouche. J’ai cru qu’il l’embrassait. Le hurlement de Balki  m’a frappé comme un coup; j’ai vu le cannibale retirer de sa bouche le doigt arraché, le contempler en riant, et en ronger la chair. Un filet de sang coulait sur son menton. "</i><br>Seuls Nic et Léo parviennent à leur échapper. Devant cet énorme danger, Léo organise une contre-<wbr>attaque précise, meurtrière, techniquement sans défaut. Les cannibales seront systématiquement tués, leurs motos incendiées,  et les amis libérés. Cette action d’éclat leur fait découvrir une autre Léo qui leur était inconnue jusque là: impitoyable et meurtrière. Tous les quatre désirent connaître la manière dont Léo est arrivé à posséder cette maîtrise dans l’art de se battre. <br>Après quelques atermoiements -<wbr> car elle sait que jamais plus leurs relations ne seront pareilles à la suite de sa confession -<wbr> Léo leur explique comment elle a réussi à survivre dans le groupe des " Chasseurs ", individus qui ont élevé la mise à mort au rang d’une esthétique en rejouant pour leur compte les " chasses du Comte Zaroff ". Elle avait survécu à la Chasse et de victime était passé au statut de " Chasseur émérite ":<br><i>" En dehors de ses quelques membres d’origine, la meute était constituée de ses meilleures prises; elle s’était peu  à peu développée jusqu’à rassembler une trentaine de membres, jamais beaucoup plus, jamais beaucoup moins: une bonne chasse engendrait parfois la défection de quelques-<wbr>uns des chasseurs pour cause de mort violente, mais la meute se reconstituait en intégrant l’élite de ses proies; il était rare en effet que cette proposition se voie opposer un refus. <br>Bien entendu, la seule alternative à l’intégration était la mort, mais jamais personne n’avait tenté de quitter, par la suite, son nouveau clan. La traque accédait à la grandeur sanglante d’un rite initiatique: celui qui passait l’épreuve non seulement y prenait l’envie dévorante de la faire passer à son tour, de devenir chasseur après avoir été chassé, mais découvrait que ce rite de passage lui accordait ce droit, et ce plaisir, en toute justice. "</wbr></i><br>Toujours liée aux autres par la passion du sang, elle participe à de nombreuses mises à mort avec un brio inégalable... jusqu’à ce que le groupe rencontre le " Solitaire ", un psychopathe qui se pique au jeu et décide de les éradiquer tous, les uns après les autres. Seule Léo, mue par un réflexe de survie, parviendra à trancher la gorge du " Solitaire ", trop sûr de sa victoire finale. Quelque mois plus tard, elle rencontrait le groupe de ses anciens amis...<br>Gênés par ces révélations, les quatre garçons ont du mal à comprendre le fond de perversité qui réside en Léo. Elle, pour leur éviter des angoisses inutiles, disparaît de leur vie. C’est l’effondrement psychologique du groupe qui passe un temps infini à la rechercher. Ils y arriveront, au bout d’un long  voyage en bord de mer. <br>Ils retrouvent une Léo, nouvelle figure charismatique d’un nouveau clan. Ils réussissent même à s’intégrer à ce nouveau groupe mais jamais plus ils ne retrouveront la complicité qui les unissait à elle. Quant à l’avenir de l’espèce humaine, il n’y en aura pas puisque -<wbr> sans raisons apparente -<wbr> toutes les filles s’avèrent stériles:<br><i>" Alors qu’il est bien entendu avec moi-<wbr>même que je m’en fous, je ressens l’envie stupide, l’envie sans cause, sans rime et sans raison, d’écrire nos noms, juste pour moi, juste pour dire que j’aurais au moins fait ça. Nous étions le produit de millénaires d’antiques exodes, le fruit des hasards d’une histoire morte. Nous étions tous nés au même endroit, au bord de la même mer, et dans nos noms pourtant se rassemblaient des peuples. Ils finiront avec nous.  Car nous cinq, nous, Nicolas Solovki, Pascal Balcchi, Marc Hauser, Eléonore Cohen et moi, Jean-<wbr>Christophe de Kerveden, dernier de ma race, nous mourrons un jour, et il n’y aura pas de suite à notre histoire. "</wbr></wbr></i><br>Un récit à la première personne (C’est Nic le narrateur) relatant une " tranche de vie " de l’après-<wbr>guerre totale. L’analyse psychologique fine des personnages compte bien plus que les explications sociologiques et que le décor. La brièveté de la durée (l’action se passe en quelques mois), l’intensité des sentiments de " l’Homo Gestalt " que représente le groupe avec comme clef de voûte la fascinante Léo permet au lecteur de négliger les stéréotypes du genre. La charge explosive des images et des situations est constamment désamorcée par un style distancié et plein d’humour qui rend ce bref roman non seulement agréable à lire mais donne aussi du souffle à un genre aujourd’hui sans surprise</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span><span class="ff0 fs20"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">528</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Journal De J.h. Smithson</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-journal-de-j.h.-smithson-r527/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/contes-philosophiques.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">J.H. Smithson, un archéologue américain, est en visite en Europe et s’émerveille de tous les monuments laissés à l’abandon. Alors que les Etats-<wbr>Unis d’Amérique sont tournés vers la contemplation spirituelle et la vie culturelle, les Etats-<wbr>Unis d’Europe, en ce siècle futur, enfoncés dans le pire des matérialismes, ne jurent que par l’Economique et l’Industriel, laissant sombrer dans l’ignorance les lieux magnifiques des époques passées, comme les jardins du château de Versailles :<br><i>« Je marchais dans les allées dont le tracé se conservait à peine parmi les herbes folles. Des rejetons poussés au hasard obstruaient le chemin. Une prairie sauvage recouvrait ce qui avait dû être du gazon. Des degrés, des bassins, des colonnades s’écroulaient sous les futaies, et laissaient deviner un plan d’ensemble qui les avait distribués. »<br></i>Une vision de l’Europe et de l’Amérique qui semble avoir du mal à se concrétiser.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span><span class="fs20 ff2 cf3"><br><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">527</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Jour Se Leve</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-jour-se-leve-r526/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/lune-etait-verte.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><i>« Les têtes nucléaires tournoyaient haut dans le ciel, et le fracas de leur passage ébranlait la montagne. »<br></i>Le survivant avait tout prévu : un abri blindé, des vivres, le costume de protection (rarissime) qui lui permettrait de sortir aussitôt le forfait accompli. A l’aube, il voulut savoir et émergea de son abri :<br><i>« Au bout d’un moment le brouillard se dissipa et il put contempler le paysage. Des arbres jaunes et de l’herbe jaune, se découpant sur un ciel jaune dans lequel se tordaient d’immenses nuages ».<br></i>En butant contre les restes pitoyables de la société de consommation – kleenex, listes d’achats froissées, chaussettes de nylon-<wbr> , il progressa le long des rues :<br><i>« Il avait du mal à suivre un trajet régulier, car les rues étaient encombrées de véhicules détruits et les trottoirs souvent barrés par des poutres  ou des façades entières d’immeubles écroulés. »<br></i>Au loin, sur une colline, il aperçut le bâtiment fédéral. De là-<wbr>haut, la vue devait être magnifique. Il fallait y parvenir.  Mais :<br><i>« Il savait qu’autour de lui, dans le noyau de la cité, se trouvaient d’autres êtres, certains accomplissant des actes de pitié, d’autres portant héroïquement secours. Mais il les ignora tous, car ils étaient morts à ses yeux. Quelques-<wbr>uns d’entre eux le hélèrent, mais il poursuivit son chemin sans les écouter, sachant que leurs paroles n’étaient que des râles de mourants. »<br></wbr></i>Touchant enfin au sommet, puis au bâtiment, négligeant les soldats hébétés qui s’y traînaient , il entra dans la dernière pièce, le dernier bureau, d’où la vue sur les ruines devait être fantastique :<br><i>« A l’horizon la nuit se mêlait à la brume, mais il n’y avait pas d’obscurité. Les petits foyers d’incendie s’étaient étendus, apparemment avec l’arrivée du vent, et maintenant il contemplait une marée de flammes grandissantes. Les clochers tordus et les édifices ravagés se noyaient dans les vagues pourpres. Tandis qu’il regardait, ses larmes revinrent, mais ii savait qu’il n’y aurait jamais assez de larmes sur terre pour éteindre les feux. »<br></i>Un chef de guerre, un général, regardant par la fenêtre, lui tournait le dos. Au moment où il déplora cette vision de mort,<br><i>« il vit le visage exultant, presque joyeux, du général.<br>-<wbr>Que voulez-<wbr>vous dire ? dit le fier guerrier en se rengorgeant. Nous avons gagné ! »<br></wbr></wbr></i>Un tableau sinistre des effets d’une guerre nucléaire, un témoignage probant de la sottise humaine, et plus encore, de la stupidité militaire. Un classique !<br><br></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">526</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Jour O&#xF9; Ca Craquera</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-jour-o%C3%B9-ca-craquera-r525/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/anne-sylvestre.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Chanson d’amour à la première personne «le jour où ça craquera» montre l’intensité du sentiment amoureux supposé durer jusqu’à la fin du monde et au-<wbr>delà. Pudiquement métaphorisé dans l’expression « <i>ça craquera </i>», le thème de la guerre finale se décline en leitmotiv, repris et scandé par le refrain obsédant:<br><i>« Quand à force de n’y pas croire<br>Notre monde explosera ».</i><br>Le malheur qui s’abattra sur l’humanité accumule les images de la mort :<br><i>« Notre monde explosera… <br>Quand se fera la nuit noire »</i> <br>Les causes de la catastrophe, quant à elles, restent inconnues, ce qui imprègne d’absurdité le conflit :<br><i>« Comme ça n’est pas mon affaire<br>De mourir en sachant pourquoi»<br>(…)<br>« Au diable ses lois trop grandes<br></i></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">525</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Un Jour Et Des Poussieres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/un-jour-et-des-poussieres-r524/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/ersatz-d-alsace-b.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf5 fs24">Conte écologique moderne, l’auteur nous présente sans fioritures l’édifiante histoire d’une ville au bord du Rhin envahie par une pourriture blanche d’origine industrielle. <br>Les comités de défense, les associations, les médias qui essayèrent d’en connaître un peu plus long au sujet de cette mystérieuse poussière furent tous muselés. La poussière s’accumulait au fil des jours, se déposant dans les habitations, sur les meubles et les objets sans qu’un danger autre ait pu être détecté, ce qui confortait les autorités sur l’innocuité de l’événement.<br>Pourtant, lorsque des riverains inquiets voulurent quitter la zone, ils virent avec stupéfaction que leur quartier avait été bouclé par la police avec l’assentiment de la municipalité. La préfecture maintint cette disposition de sécurité, détournant l’attention des gens sur d’autres points, tels que le chômage ou la croissance économique en baisse. <br>Le quartier, soumis à ce blocus changea d’aspect, devint misérable et les manifestations qui suivirent, furent réprimées à la matraque. Les habitants survivant  grâce aux rations alimentaires généreusement distribuées par les autorités,  devinrent de plus en plus passifs jusqu’au jour où l’on découvrit  les restes de deux époux, <i>«des formes blanchâtres, côte à côte, sur le lit conjugal. »</i><br>Une relation, pas si fictive que cela, d’une menace écologique majeure minimisée, puis étouffée par les autorités. Souvenons-<wbr>nous que le nuage de Tchernobyl s’est arrêté à la frontière allemande et franco-<wbr>suissse…</wbr></wbr></span><span class="cf1 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">524</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
