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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/29/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Le Navire Des Glaces</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-navire-des-glaces-r555/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/navire-des-glaces.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><i>"Konrad aperçut Friesgalt à peine plus de huit heures après le lever du jour. Comme chacune des Huit Cités, elle s’étendait sous la surface de la glace, dans les parois d’une immense crevasse naturelle profonde de près d’un mille. Ses pièces et ses allées principales étaient creusées dans le roc qui commençait plusieurs centaines de pieds au-<wbr>dessous, bien que bon nombre de ses entreôts et de ses pièces supérieures fussent taillés dans la glace même. Depuis la surface, on ne pouvait pas voir grand-<wbr>chose de Friesgalt; la seule chose que l’on pouvait remarquer facilement était la muraille de blocs de glace qui entourait la crevasse et protégeait l’entrée de la cité contre les éléments et les ennemis humains. Cependant, c’étaient les rangées de mâts des hauts navires qui indiquaient vraiment l’emplacement de la cité. Il semblait, à première vue, qu’une forêt poussait hors de la glace, une forêt dont chaque arbre était symétrique, chaque branche droite et horizontale; une forêt touffue, calme, menaçante même, qui défiait la nature et ressemblait au rêve de paysage idéalement dessinée d’un ancien géomètre.<br>Quand il fut assez près pour distinguer plus de détails, Arflane vit que cinquante ou soixante navires des glaces de bonne taille étaient ancrés dans la glace par des amarres attachées à des pieux d’os que l’on avait enfoncé dans la surface solide. Les coques en fibre de verre patinée étaient rayées par des siècles d’usage et la plupart des accessoires n’étaient pas des pièces d’origine mais des copies faites dans des matériaux naturels. Les bittes d’amarrage avaient été taillées dans de l’ivoire de morse, les bouts-<wbr>dehors façonnés dans de l’os de baleine, et le capelage était un mélange de nylon précieux, de boyaux et de lanières de peaux de phoque. Bon nombre de patins étaient eux aussi, faits d’os de baleine, de même que les espars qui les reliaient aux coques. Les voiles, tout comme les coques, étaient faites en tissu synthétique d’origine. Il y avait dans chaque cité de grandes réserves de toiles à voile en nylon; en fait, leur économie même reposait principalement sur les quantités de tissu entreposées dans les magasins des diverses cités. Tous les navires, sauf un qui se préparait à partir, avaient leurs voiles ferlées de près. Les docks de Friesgalt, qui contenaient vingt navires en longueur et trois en largeur, étaient impressionnants. On n’y trouvait aucun navire récent. Il n’y avait aucun moyen dans le monde d’Arflane, d’en construire de nouveaux. Mais, si tous les navires étaient usés par les ans, ils n’en paraissaient pas moins robustes et puissants, dotés chacun d’une ligne personnelle, due en grande partie aux nombreux ornements dont les avaient dotés des générations de patrons et d’hommes d’équipage, et aussi aux gréements favoris des différents capitaines ou propriétaires.<br>Les vergues des mâts, le capelage, les ponts et la glace a l’entour étaient noirs de marins au travail, vêtus de fourrure, dont le souffle se condensait au contact de l’air froid, tandis qu’ils chargeaient et déchargeaient les vaisseaux, accomplissaient des réparations et mettaient de l’ordre dans leurs canots. Des tas de peaux dénudées, des tonneaux et des caisses se trouvaient près des navires. Les grues de levage surplombaient les flancs des vaisseaux pour remonter les marchandises jusqu’à la hauteur du pont, puis se balançaient au-<wbr>dessus des entrées des panneaux avant de laisser tomber les ballots et les tonneaux entre les mains des hommes dont le travail consistait à s’occuper de l’arrimage.<br>D’autres cargaisons étaient empilées sur des traîneaux tirés par des chiens ou par des hommes jusqu’à la cité.<br>A quelques distances de là, une baleinière embarquait son équipage. Les chasseurs de baleine se tenaient d’habitude à l’écart des autres marins, dédaignant leur compagnie, et les équipages des navires commerciaux ne s’en plaignaient pas: car les baleines, que ce fut ceux de la Glace du Nord ou ceux de la Glace du Sud, avaient des distractions pour le moins bruyantes. C’étaient presque tous des hommes de grande taille, qui se carraient en marchant avec leurs harpons de dix pieds de long sur les épaules, sans se préoccuper de l’endroit où ils les balançaient. Ils portaient aussi la barbe épaisse et fournie; leurs cheveux aussi étaient épais et beaucoup plus longs que la normale. De même que leurs barbes, ils étaient souvent tressés et maintenus en place avec de la graisse de baleine, d’une manière étrange et barbare. Ils avaient de riches fourrures, celles-<wbr>là même que portaient normalement les aristocrates, car les baleiniers pouvaient se procurer tout ce qui leur plaisait si leurs affaires marchaient bien; mais ces fourrures étaient tachées, et ils ne les revêtaient qu’occasionnellement. Pendant presque toute sa carrière, Arflane avait été patron d’une baleinière et il éprouvait de la sympathie pour ces marins à voix rude, venus de la Glace du Nord, qui, maintenant regagnaient leurs bâtiments. Arflane enfonça profondément ses harpons dans la glace et propulsa en avant ses skis surchargés, glissant maintenant entre les lignes et les coques des navires, évitant les marins curieux qui le regardaient sans cesse à leur travail, et se dirigeant vers la haute muraille de glace qui protégeait la cité -<wbr> crevasse de Friesgalt."<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Le Capitaine Conrad Arflane est en route vers Friesgalt, l’une des huit cités du plateau du Matto-<wbr>Grosso creusées dans la glace. <br>De retour de la chasse à la baleine des glaces avec son équipage, il aperçoit un vieillard agonisant sur la banquise. Il le sauve, répondant à une impulsion subite et contraire au code de sa religion la Glace-<wbr>Mère qui lui enjoint de ne s’occuper que de sa propre personne. Il s’agit de Pyotr Rorsefne, le patriarche du puissant clan des Rorsefne, famille dominante de la cité de Friesgalt. <br>Pour le remercier,  les Rorsefne lui offrent l’hospitalité. Des rapports étranges le lient bientôt aux divers membres de la famille, à Manfred Rorsefne, le neveu, jeune homme intelligent, mince et brave, mais mystérieux, à Ulrica Ulsenn, fille de Pytor, dont il tombera éperdument amoureux, à Ulsenn lui-<wbr>même, le mari d’Ulrica, qui le haïra jusqu’à sa mort, enfin à la figure énigmatique d’Urquart le harponneur, un géant apparenté aux Rorsefne par la mère, à la personnalité complexe et archaïque.<br>Pytor  mourra mais, dans son testament,  il propose à Arflane de prendre le commandement de son plus puissant trois-<wbr>Mâts, l’Esprit des Glaces, pour parfaire la quête dont il rêvait, celle de retrouver vers le Nord la mythique cité de New York, le coeur de la Glace-<wbr>Mère.<br>Arflane s’embarquera après avoir choisi soigneusement son équipage, en compagnie des autres membres de la famille,  muni des plans que lui avait laissés le seigneur Pytor. Ils se dirigent d’abord vers l’équateur, glissant vertigineusement, toute voiles dehors, sur l’océan gelé.  Le voyage est plutôt grisant quoique l’hostilité d’Ulsenn commence à devenir manifeste. Il est vrai qu’Ulrica s’était donnée de son plein gré à Arflane, puis, bourrelée de remords, s’est retirée dans ses quartiers. <br>L’humeur d’Arflane est massacrante. Son tempérament renfermé devient insupportable aux membres de l’équipage qui commencent à murmurer contre lui.  La traversée est interrompue par des dangers pressants laissant peu de place aux sentiments: se détourner d’une crevasse qui manque de les engloutir, résister à un assaut de sauvages nomades des glaces montées sur des ours, s’occuper de renouveler les vivres par une inespérée chasse à la baleine. Seul Urquart, solide au poste, ne craignant pas le froid, restera durant le trajet indéfectiblement fidèle à Arflane.<br>Au fur et à mesure que la traversée approche de son but, les passions s’exacerbent. Lors d’un début de mutinerie vite réprimée, Ulsenn est enfermé dans sa cabine et de nombreux matelots meurent, soit en tombant sous les coups de javelots des sauvages, soit sous les patins du bateau. <br>Ils arrivent enfin aux abords du plateau continental dans un immense défilé où les vents qui s’y engouffrent propulsent le bateau à une vitesse inimaginable. Celui-<wbr>ci n’est plus gouvernable et malgré la peur intense des matelots, le seul espoir de survie qui subsiste est de sortir du défilé. Or, celui-<wbr>ci  se resserre en un goulet qui constitue un piège fatal. <br>Arflane jette les ancres en désespoir de cause. A cause de la vitesse acquise, le bateau ne peut freiner à temps ; il heurte le rebord de glace, projette ses occupants au loin tandis que la coque se délite entièrement. Seuls restent en vie les principaux protagonistes. Sauf à mourir de froid sur la glace, ils n’ont d’autre alternative que de se rapprocher de New York sur des skis improvisés.<br>Après avoir marché des jours entiers dans la tempête et atteint le seuil de l’épuisement , ils font à nouveau la rencontre de nomades des glaces et seront faits prisonniers sachant d’avance le sort qui leur sera réservé. Arflane, sortant de son évanouissement, aperçoit Urquart, manifestement libre, en tractation avec le chef des nomades. Urquart est ravi car il avait entrepris ce voyage pour être un jour en mesure de se venger des Rorsefne qui l’ont rejeté quand il était encore enfant. Il songe à mettre à mort Manfred et Ulrica. Libéré de ses liens par Ulsenn, Arflane se jette sur Urquart et lui enfonce son harpon dans la poitrine. Ce dernier avait cependant eu le temps d’émasculer Manfred qui ne survivra pas à ses blessures. Après un moment de flottement, le chef des nomades décide que l’esprit de la Glace-<wbr>Mère est satisfait et les laisse repartir en direction de la cité dont les tours brillent à l’horizon:<br><i>" Quand ils aperçurent les tours élancées de New York, ils s’arrêtèrent, frappés d’étonnement. Arflane comprit que Pyotr Rorsefne avait été particulièrement peu éloquent pour les décrire. Elles étaient magnifiques. Elles étaient resplendissantes. Le petit groupe s’arrêta dans la confusion et les ours grattèrent nerveusement la glace, comprenant peut-<wbr>être les sensations mêlées de leurs cavaliers qui regardaient la cité de verre, de métal et de pierre qui se dressaient jusqu’aux nuages. Les tours flamboyaient. Des immensités de glace miroitante reflétaient des couleurs changeantes et Arflane se souvint de la légende se demandant quelle pouvait bien être la hauteur des tours, si elles s’enfonçaient dans la glace aussi profondément qu’elles s’élevaient au-<wbr>dessus."</wbr></wbr></i><br>Parvenus au coeur de la cité, ils apprendront la vérité sur leur monde de la bouche de l’un des habitants. Les huit Cités du Matto-<wbr>Grosso contiennent les descendants des colons de l’Antarctique tandis que la cité de New York abrite les descendant des colonies de l’Arctique, colonies dont l’existence remontait à plus de deux mille ans. Chacune s’est adaptée selon ses possibilités, la première en développant une civilisation basée sur le froid, les autres en s’enfonçant profondément dans le sol. Ce sont les expériences nucléaires de jadis, associées à un changement climatique fondamental, qui avaient provoqué l’intense glaciation laquelle, actuellement, tendait à se réduire, aidée en cela par la technologie sauvegardée dans la cité. <br>Peter Ballantine, leur guide, espère renvoyer Ulrica et Arflane à Friesgalt pour qu’ils dévoilent la nouvelle situation aux leurs.  Arflane, choqué par ces révélations qui transgressent si manifestement sa culture de primitif et sa religion, poursuivra seul et farouche sa quête vers la Glace-<wbr>Mère du Nord, pour y périr sans doute, pendant que Ulrica se fera raccompagner en hélicoptère chez les siens.<br>Un roman d’une sauvage beauté, flamboyant et héroïque. Les personnages sont exceptionnels, la nature glacée magnifiquement décrite avec poésie et fureur, l’argument de la quête initiatique développé suivant les canons du genre. Moorcok signe une oeuvre magistrale dont le thème post cataclysmique est le prétexte à une épopée individuelle.<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">555</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Naufrages De Paris</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-naufrages-de-paris-r554/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/naufrages-de-paris.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Une épidémie détruit le papier. L’éditeur Veyrier s’en rend compte rapidement lorsque des rouleaux de papier se déchirent sans arrêt. Au départ, la menace n’est pas prise au sérieux, les techniciens incriminant l’humidité de l’air ou la trame du papier. Le phénomène s’amplifie pourtant touchant toutes sortes de papier jusqu’au jour fatidique de juillet ou l’ensemble du papier utilisé en France se dégrade spontanément: livres, journaux, magazines, actes officiels, mandats, lettres, se liquéfient en une pâte grise.<br>Le clan Veyrier, en bourgeois prévoyants, sent la catastrophe se concrétiser  sous la forme d’un effondrement de la société. Veyrier envisage donc de se trouver un abri sûr en attendant la fin de l’orage. Une propriété située dans la campagne, en Ardèche, formera sa base secrète. Comment y arriver? Il lui faut d’abord convaincre Lucienne, sa secrétaire avec qui il entretient une relation, et sa fille Sonia, réticente et amoureuse de Tyrosse, le musicien. Rapidement, tout bascule dans l’anarchie. L’activité économique se ralentit puis s’arrête. Les échanges commerciaux ne se font plus. Des grèves éclatent. La disette apparaît en ville, alors que des stocks alimentaires pourrissent ailleurs. Les gens, en majorité, restent chez eux en proie à un malaise profond et les rues sont de moins en moins sûres.<br>Sonia, en traversant Paris de nuit pour avouer son amour à Jacques Tyrosse,  et vivre avec lui,  manquera de peu de faire les frais de la violence urbaine, alors que Lucienne se fera accoster par un jeune homme qu’elle ne connaît pas et qui souhaite vivre avec elle, puisque, selon lui, les temps ne sont plus à  l’hésitation. Lucienne, d’abord agacée, finira par céder à la forte sollicitation et dorénavant elle,  et Pierre Legros,  resteront ensemble pour la vie. <br>Les clivages comportementaux deviennent de plus en plus marqués. Veyrier songe avant tout à sauver sa peau, à peine libéré par ses ouvriers qui l’avaient séquestré en son usine. Quant à Sonia et Tyrosse, ils pensent venir en aide aux miséreux de la capitale en s’engageant dans une sorte d’armée du salut qui apporte à domicile la soupe populaire. Même cela se défait car la France a été mise en quarantaine par les USA qui ne sont pas atteints par l’épidémie. Veyrier a  du mal a convaincre les siens de partir avec lui:<br><i>"Bien entendu, les villes sont devenues d’autant plus inhabitables qu’elles étaient grandes et pourvues de tous les avantages de la civilisation. Heureusement, en France, la plupart des citadins ont gardé des attaches à la campagne. Cela ne veut pas dire que tout s’arrange facilement, mais pas mal de gens arrivent à se faire héberger. Il y a aussi les camps, où règne, paraît-<wbr>il, une espèce de communisme. Bref, ceux qui ont un refuge campagnard assez confortable doivent s’estimer heureux, et, si vous voulez mon avis, plus tôt nous aurons gagné le nôtre, mieux cela vaudra. "<br></wbr></i>Finalement les voilà aux portes de la capitale dans une puissante voiture, avec toutes leurs affaires. Ils n’iront pas loin. Le système central, en s’effondrant, a laissé les coudées franches aux chefs locaux, anciens maires, militaires en retraite ou non, notables, qui imposent leur échelle de valeurs. Près d’Orléans, ils tombent dans un guet-<wbr>apens dressé par des déserteurs mais des militaires locaux les tirent du pétrin. Pas pour très longtemps puisqu’on leur confisquera leur voiture: <i><br>" Que vous connaissiez ou non le général Ducastillon, monsieur, cela m’importe peu. Le général Ducastillon fait ce qu’il veut dans sa région. Mon domaine à moi s’arrête juste au-<wbr>delà de la Loire et le reste ne m’intéresse pas, j’ai assez à faire ici. Je vous reçois parce que je ne suis pas un sauvage, mais je voudrais que vous compreniez qu’il y a deux choses qui me sont aussi précieuses que la vie: premièrement, mon temps, deuxièmement, l’essence. "</wbr></i><br>Ils repartent à pieds, avec leurs valises. Partout ils se heurteront à l’indifférence et l’égoïsme des autres, alors que leurs orteils sont si douloureux et qu’ils sont si fatigués... Proches du désespoir et de l’abandon, ils effectuent une dernière tentative dans une ferme. A peine ont-<wbr>ils eu le temps d’être menacés par le fermier que celui-<wbr>ci est agressé à son tour par une bande de malandrins arrivés en auto, qui leur volent tout, notamment les lingots d’or, et, avant de s’enfuir, tirent sur Tyrosse. Celui-<wbr>ci agonisera sur le bord de la route, entourés par les siens impuissants.<br>Un couple de bons samaritains s’arrête. Elle est médecin, lui ingénieur. Décidés de se mettre au vert dès le début de la catastrophe, ils ont emménagé dans une ferme où nos héros pourront se remettre à flots.Enfin guéris, psychologiquement et physiquement, ils reprennent la route et atteignent leur refuge au Rousset dans la Creuse où déjà règne Madame Veyrier. Cette aventure les a beaucoup changés. Ils comprennent à quel point les anciennes valeurs culturelles, sociales, morales ont disparu et que pour survivre dans le tourbillon rien ne vaut de cultiver la terre, de vivre en famille, de prier Dieu comme l’a dit si souvent le Maréchal.  <br>La bonne nouvelle leur tombera du ciel  sous la forme de tracts largués par un avion,  annonçant l’éradication de la bactérie papivore par les Américains:<br><i>" L’avion vira et revint, plus bas encore. Il passa au-<wbr>dessus de la vigne en vrombissant de son vieux petit moteur, et redressa au-<wbr>dessus de la prairie. Et là, juste en redressant, il laissa tomber sa neige. D’abord cela ressembla à un oiseau blanc surgi juste au-<wbr>dessous de lui, à plusieurs colombes voltigeantes, puis elles s’ouvrirent et furent ces flocons, ces innombrables flocons blancs. Ils descendaient lentement en tournoyant et en s’éparpillant, et les hommes et les femmes qui les regardaient sentaient battre leur coeur. L’avion avait de nouveau viré et il s’éloignait. Les flocons de papier descendaient en tournoyant et en grossissant, chacun était un rectangle blanc, éblouissant au soleil, éblouissant comme les villes blanches et les robes de mariées, comme la pierre des statues, comme la blancheur sur laquelle l’Humanité écrit son histoire. "</wbr></wbr></wbr></i><br>Un récit qui se rattache à la catégorie de "la disette d’éléments " où l’auteur se pose la question d’école: que se passerait-<wbr>il si ?... En ce cas, c’est la disparition du papier qui est à l’origine d’une dissolution sociale, un événement  possible au moment de l’écriture du roman (1957), époque non encore informatisée. La chute de la société y est analysée dans la veine de " Ravage ", vue à travers les yeux d’un petit groupe de bourgeois réactionnaires, affligés par la disparition de leur morale, pétris par les  conventions sociales et mus par un égoïsme sans nom. <br>On pressent que l’auteur aimerait bien mettre un nom sur la cause du désastre mais que, plus avisé que ses émules des années 20, les Bessières et les Pierre Dominique, il préfère laisser planer le doute...</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">554</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Naufrage De La Garce Aux Baisers</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-naufrage-de-la-garce-aux-baisers-r553/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/fiction-230.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Frey Skalter, accompagné du jeune Dimbo le muet,  rencontre Shurl, la fille du patron de la taverne du Roi Noir dont il tombe amoureux. En provenance de la cité de Friesgalt, le harponneur de baleines a parcouru la vaste plaine glacée "  <i>«que les hommes avaient autrefois appelée le Matto Grosso»</i> pour rencontrer son destin dans la cité glaciaire de Djobhabn. <br>Le risque et la mort, en sus de l’amour, l’attendent en la personne de Barre-<wbr>Droite, capitaine d’une baleinière «la Garce aux Baisers», un géant à qui Skalter avait , quelque temps auparavant, enlevé un œil. Les mœurs brutales en cette nouvelle ère glaciaire sont monnaie courante  et Skalter sait qu’il lui faudra tuer Barre-<wbr>Droite s’il veut écarter le danger qui le menace. Shurl le suivra dans son épopée, sur "la Danseuse ", le bateau à voiles de Skalter, lequel ne pourra cependant distancer celui de Barre-<wbr>Droite, car :<br><i>«La Garce aux Baisers  n’avait  rien d’éthéré. Sa masse se dressait à contre-<wbr>jour, et le soleil était éblouissant entre ses patins larges et écartés ; Son ombre noire et pointue s’étirait en avant comme pour engloutir le petit bâtiment. Skalter observa les complexités du gréement, le sourire caverneux des crânes de baleines terrestres béant à sa proue.»</wbr></i><br>Barre-<wbr>Droite tuera Dimbo, capturera Skalter, le soumettant avec délectation à la torture du froid glacial avant de l’éliminer. Ce délai suffira à notre héros pour immobiliser les patins à glace du gigantesque navire à l’aide de poutres, le faisant basculer dans une crevasse et anéantissant du même coup l’équipage ennemi. Plus tard, il sera récupéré avec Shurl par ses concitoyens de Friesgat. Ainsi va la vie en cette période sauvage et glacée ! <br>"Le Naufrage de la Garce aux Baisers" est à la fois un hommage appuyé à Moorcok et un prolongement de son œuvre "le Navire des Glaces" qui avait fortement impressionné Keith Roberts. Une nouvelle réussie surtout à travers la peinture de la sauvagerie des mœurs dans un univers rude et glacé.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">553</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Lune Etait Verte Et Autres Recits De Fins Du Monde (Anthologie)</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-lune-etait-verte-et-autres-recits-de-fins-du-monde-(anthologie)-r552/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/lune-etait-verte.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">contient les nouvelles :<br><a href="les-bebetes.html" class="imCssLink" onclick="return x5engine.utils.location('les-bebetes.html')">les Bébêtes</a> (Alain Duret)<br><a href="le-jour-se-leve.html" class="imCssLink" onclick="return x5engine.utils.location('le-jour-se-leve.html')">le Jour se lève</a> (Robert Bloch)<br><a href="la-grand-route.html" class="imCssLink" onclick="return x5engine.utils.location('la-grand-route.html')">la Grand-<wbr>route</wbr></a> (Ray bradbury)<br>la Lune était verte (Fritz Leiber)<br><a href="vue-sur-l-apocalypse.html" class="imCssLink" onclick="return x5engine.utils.location('vue-sur-l-apocalypse.html')">Vue sur l’apocalypse</a> (Jean-<wbr>Pierre Andrevon)<br>Le Poids du ciel (Michel Lamart)<br>Le Vaisseau fantôme (Ward Moore)</wbr></span><span class="cf4 ff2 fs24"><b><br></b></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">552</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Lune De Fiel</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/lune-de-fiel-r551/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/lune-de-fiel.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Penny S, alias « Bobinette », alias « la comtesse Orsini » est convoquée d’urgence par la CIA pour laquelle elle œuvre comme agent(e) secret(e). La menace est gravissime. Les Russes, qui font fi de l’appel angoissé du président américain pendu au téléphone rouge, rapportent des échantillons de roches et des outils abandonnés par les astronautes de la NASA lors de leur dernier séjour sur la lune. Or, l’un des astronautes, porteur du virus de la grippe, en avait généreusement  aspergé l’endroit de l’alunissage. <br>Ce virus avait muté et les Américains ont pu se convaincre de son extrême dangerosité : en s’emparant de son hôte, il le fait littéralement fondre en peu de temps. S’il se répand sur la terre, l’extinction de l’espèce humaine sera prévisible en quelques jours :<br><i>« Les autres hommes du laboratoire commencèrent à prendre peur, ils s’écartèrent de plusieurs pas, mais déjà les plus proches d’entre eux étaient touchés. L’un d’eux regardait avec horreur son abdomen se gonfler. Les boutons de sa blouse craquèrent, et la peau distendue de son ventre repoussa les pans de son vêtement. Puis la chair éclata. La scène, qui n’était pas sonorisée, avait quelque chose d’irréel. Comme au ralenti, les intestins de l’homme explosèrent et se répandirent sur le sol. <br>Il les regarda stupidement, essaya de s’avancer vers la porte, se prit les pieds dans ses entrailles et s’affala de tout son long. En une ou deux minutes, il n’était plus qu’un infâme magma jaune blanchâtre où surnageaient les restes de ses habits. »</i><br>Penny S, avec son équipe de play-<wbr>boys spécialistes en électronique et en arts martiaux, aura pour mission de détruire le cylindre à échantillons . L’unique problème est de l’atteindre, les Russes l’acheminant dans leur laboratoire biologique située dans la presqu’île de Kana, au nord de la Finlande, près du cercle polaire arctique.D’autre part, les Chinois, qui ont eu vent de l’histoire, désirent aussi se l’approprier dans le but de développer une arme biologique. <br>Grâce à ses qualités et gadgets électroniques (combinaison chauffante souple, moto-<wbr>neige en « plastex » et tutti quanti) Penny S prend tout le monde de vitesse. En vue de la base puissamment défendue, elle apprendra d’abord à chasser le loup avec Vana, le beau géant blond eskimo doté d’arguments irrésistibles, puis elle  s’échappera des griffes de Penkine, autre géant, russe et sadique celui-<wbr>là, directeur de ladite base. Penkine sera déchiqueté par ses loups et le groupe des Chinois anéanti par le commando américain dans une attaque digne de la charge de la cavalerie légère, enfin le container à virus annihilé au moyen d’une mini-<wbr>bombe atomique.<br>Une série, ancêtre des « techno-<wbr>thrillers » avec, en plus, une héroïne à forte charge érotique et à la sexualité débridée ce qui nous change agréablement des héros WASP modernes et sinistres  missionnés pour sauver le monde.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">551</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Loups</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-loups-r548/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/loups.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Attention, chef-<wbr>d’œuvre ! Voici une chanson qui dénonce toutes les guerres, passées ou futures, toutes les invasions, présentes ou à venir, toutes les spoliations, celles de jadis et celles de l’avenir. La figure archétypale du loup avec son comportement en meute renvoie aussi bien à celui des nazis  qu’à celui de toutes les troupes d’occupation. Ancrée dans la réalité historique de l’invasion de la France par les Allemands et de l’occupation de Paris, elle s’ouvre aussi sur un temps mythique, un Ailleurs barbare, un monde d’avant le désordre où « le rire d’Elvire » se fige en une grimace affreuse. Les causes de la catastrophe sont connues,  telles que la lâcheté, l’irresponsabilité, l’abandon de tout valeur :<br><i>« Les hommes avaient perdu <br>le goût de vivre<br>Et se foutaient de tout<br>Leur mère, leur frangin, leur nana<br>Pour eux, c’était du cinéma<br>Le ciel redevenait sauvage<br>Le béton bouffait le paysage. »<br></i>Le vide moral, l’égoïsme et le développement technique ouvrent des opportunités à toutes les forces obscures de l’univers, les loups» qui, lentement, répondant à leur nature archaïque, se préparent pour la curée. Ayant regardé vers Paris, de la « Germanie », de la «Croatie», profitant de la neige et du froid, du vide des rues comme de celui des cœurs, ils s’infiltrent par « Issy » (ou « Ici ? ».) Peu féroces au début, ils montrent une face de plus en plus agressive, jusqu’à envahir totalement Paris :<br><i>« Attirés par l’odeur du sang<br>Il en vint des mille et des cents<br>Faire garousse, liesse et bombance<br>Dans ce foutu pays de France »</i><br>Le seul remède à la situation réside dans le sens du courage et de la responsabilité, dans «<i> l’amour et la fraternité ».</i><b><br></b>Cette chanson résonne comme un avertissement, un devoir de mémoire, un glas funèbre. «Les Loups» suggère un univers de misère moral où, malgré tout, subsiste un fragile espoir. A comparer avec l’ouvrage de Calonne « Hurleville» qui apparaît de peu de consistance, malgré ses deux cents pages, en face de cette force d’évocation fantastique et sauvage </wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">548</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Loung</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/loung-r546/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/loung.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Les trois officiers Nicolas Barsof, Wladimir Tourmanos et Boris Kachmensky, de l’armée slavanienne, à bord du navire de guerre Norskoi Shorokhod, discutent de la réalité d’un immense serpent de mer appelé « Loung » qui a la mauvaise idée d’intervenir dans les zones de combat, la nuit, terrorisant la marine slavanienne. Ils sont chargés par le haut commandement de traquer la bête et de l’anéantir. La nuit venue, Loung fait une brève apparition près de leur navire, tuant un matelot, engloutissant Nicolas, pour disparaître sous le flots. L’examen de débris flottants révèle que Loung est un leurre grossier, l’imitation d’un gigantesque serpent destiné à épouvanter leurs hommes, en réalité c’est le maquillage d’un sous-<wbr>marin ennemi de la flotte de l’armée du Kitaï (c’est à dire de la Chine) en guerre contre la Slavanie (c’est-<wbr>à-<wbr>dire la Russie soviétique).<br>Dorénavant, les jours de Loung sont comptés. A sa suivante apparition, le décor de carton-<wbr>pâte est incendié et le sous-<wbr>marin des Kitaky  fait prisonnier avec son équipage. A la tête de celui-<wbr>ci, le général Poo-<wbr>Son-<wbr>Ling préfère se suicider plutôt que de tomber entre les mains de ses ennemis. Nicolas, sauvé, participera finalement au bal de fiançailles de l’un de ses deux amis.<br>Un épisode d’une guerre dont les termes imaginaires cachent mal les menées d’un combat sino-<wbr>soviétique du futur.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">546</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Lorsque R'saanz Parut&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/lorsque-rsaanz-parut-r544/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/lorsque-r-saanz-parut.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Lorsque R’Saanz parut la Terre allait déjà très mal mais avec lui les choses ne firent qu’empirer. Marécages, cyclones, tempêtes, effet de serre grandissant, voilà le lot quotidien de N.S., alias Swimmer, le savant qui prit soudain conscience que l’axe de la terre était entré en oscillation, avec tous les désagréments liés à une telle situation. R’Saanz l’extra-<wbr>terrestre, robot semi-<wbr>humain, bagnard et forçat, en était directement le responsable. Venu du fond de la galaxie, ayant échappé à la mystérieuse " Cortward ", il vola le "Galactic Shooter", un engin gigantesque encore expérimental qui progressait par voie ultra-<wbr>luminique,  en s’appuyant sur le rayonnement " anti-<wbr>grav ". C’est l’usage de ces rayons aux abords du système solaire qui déclencha un cataclysme universel, c’est-<wbr>à-<wbr>dire une vague gigantesque qui noya les continents sous une masse d’eau énorme, lorsque R’Saanz atterrit :<br><i>" Il y avait devant lui ou une monstrueuse chaîne de montagnes… ou une vague haute comme une montagne ! L’estomac tordu, les yeux agrandis, NS regardait se creuser le gouffre en dessous. C’était une colline d’eau géante qui montait jusqu’aux nuages, une colline effrayante mais finalement peu dangereuse parce que elle ne déferlait pas. Nelson sentit le bateau escalader cette pente infernale (…) Puis tout à coup ce fut le sommet. Un vent hurlant frappa le bateau qui commença une descente aussi terrifiante que l’avait été la montée. Plus tard, le vacarme de cette énorme masse d’eau se brisant sur le rivage éclata comme un tonnerre de fin du monde, un épouvantable grondement qui résonna comme un cauchemar sans fin. "</i><br>L’agresseur n’avait pas choisi la Terre au hasard. Il comptait se tailler un empire sur mesure, rendre les terriens survivants esclaves de par son incroyable force mentale et s’opposer à la Cortward qui le pourchassait. Mais c’était sans compter avec N.S. , alias Swimmer, et surtout sans le mystérieux "Veilleur" chef de la "Secte en Télécommunications mentales Cosmiques " (rien que cela !), en réalité un physicien génial et méconnu qui avait suivi de près l’arrivée de R’Saanz. Il donna à Swimmer le moyen de survivre au déluge et, avec l’aide d’un émetteur-<wbr> concentrateur de rayons télépathiques,  et de Lisbeth, une jeune résistante acquise à sa cause, il lui permit de s’opposer à l’extraterrestre.<br>La lutte fut terrible. R’Saanz envoya à la rescousse ses escadrons d’esclaves volants cherchant ses ennemis jusque dans le dépôt d’ordures où nos deux opposants avaient établi leur refuge. En dernier recours N.S., alias Swimmer, servit d’intermédiaire psychique aux esprits de la Cortward qui reprogrammèrent Oscar, le tout puissant ordinateur du  Galactic Shooter . R’Saanz vaincu, sans force mentale, sans appui électronique,  sera abattu par une simple et primitive flèche. Quant au Galactic Shooter, il se sabordera, laissant une Terre meurtrie panser ses plaies.<br>Un petit récit plaisant, parfois intéressant par la description quasi-<wbr>surréaliste de la catastrophe, parfois tiré par les cheveux lorsque l’auteur sent le besoin de tirer à la ligne…</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="fs20 cf3 ff2"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">544</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Londres Engloutie</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/londres-engloutie-r543/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/londres-engloutie.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Félix Aquila est le héros de cette histoire qui se déroule quelques siècles après qu’un astre errant a bouleversé la configuration de la Terre, balayant les sociétés et les états, noyant les territoires émergés sous une vague gigantesque :<br><i>« Au bout de trente ans, en-<wbr>dehors des collines, il ne restait plus un seul espace ouvert où l’homme aurait pu se frayer un chemin sans suivre les pistes d’animaux où être obligé de se défricher un passage. Depuis longtemps, les fossés s’étaient emplis de feuilles et de bois mort, si bien que l’eau qui aurait dû s’écouler stagnait et se répandait dans les creux et les rigoles de ce qui avait été autrefois des champs, formant ainsi des marais où prêles, iris et joncs dissimulaient les eaux. »<br></wbr></i>Le site de Londres se trouve enseveli sous un lac gigantesque autour duquel se sont établis les descendants des derniers survivants en une nouvelle société féodale: <i><br>« Car cette cité merveilleuse source de tant de légendes, n’était en fait qu’une construction de briques et quand le lierre, les arbres et les buissons se mirent à croître, et que finalement les eaux souterraines jaillirent, cette vaste métropole fut vite engloutie. De nos jours, tout ce qui était construit sur des terres basses s’est transformé en marais. Les maisons des hauteurs, furent, comme toutes celles des grandes villes, pillées de leur contenu; même le fer en fut extrait. Les arbres fendirent les murs qui ne tardèrent pas à s’effondrer et à se recouvrir de buissons; lierre et orties engloutirent bientôt les amas de briques. »</i><br>Des bois immenses entourent le lac où des « hommes des buissons» primitifs et des « gitans » constituent un réel danger pour les petites cités moyenâgeuses: <i><br>« Dépravé, sans vergogne, l’homme des buissons est essentiellement vêtu de peaux de moutons, ou d’effets volés, s’il est habillé. Il n’observe aucune sorte de cérémonie. Le nombre de ses « camps » doit être considérables, et pourtant on a rarement l’occasion de voir l’homme des buissons et d’entendre parler de ses exactions, ce qui nous donne une indication du terrain qu’il couvre. C’est surtout lors des hivers rigoureux qu’il devient dangereux; poussé par la famine et le froid, il s’approche des villages pour dépouiller les enclos. <br>Il est si habile à se faufiler parmi ronces, roseaux et joncs, qu’il peut passer à quelques mètres de vous sans se faire remarquer, et seul le chasseur expérimenté a une chance de déceler sa trace, mais ce n’est même pas toujours le cas. »</i><br>Tout a basculé dans la barbarie car il ne subsiste rien de l’ancien monde, ni écrits, ni technologie. L’arc et la flèche triomphent, les moeurs sont brutales, les sujets plient devant des roitelets ignares ou incompétents, l’esclavage est particulièrement apprécié: <i><br>« La campagne aussi est affaiblie par la multitude des esclaves. Dans les royaumes et les provinces qui jouxtent le Lac, il n’est guère de villes où ils ne sont pas dix fois supérieurs en nombre aux hommes libres. Les lois sont forgées pour réduire la population à la servitude. Quelle que soit l’offense, la punition en est l’esclavage, et les offenses sont artificiellement aggravées pour que la richesse des rares êtres privilégiés s’accroisse encore. »</i><br>Félix, fils de noble, est un être à part dans ce monde rude. Très habile au maniement de l’arc, il est plus emprunté, plus sensible, plus frêle que son frère Olivier qui frappe de taille et d’estoc (avec une épée magnifique, vestige du passé). Se sentant insatisfait au château familial et honteux de son père qui se livre à l’agriculture au lieu de briller dans la haute société, Félix Aquila conçoit le projet d’explorer les pourtours du Grand Lac, ce qui n’a jamais été fait, en dépit de l’amour qu’il porte à Aurora Thyma, sa dulcinée. <br>En grand secret, et avec l’aide d’Olivier, il construit un canoë qui sera le véhicule idéal. Il s’embarque, après une dernière fête au château du baron Thyma, durant laquelle il a pu mesurer toute l’hostilité que le baron manifeste à son égard. Félix rêve de reconquérir Aurora après son périple.Celui-<wbr>ci s’avère très vite difficile et dangereux, autant pour éviter de s’échouer contre les rochers affleurants avec sa barque que pour échapper aux gitans.<br>En dépit du danger, il traverse de nombreuses contrées, vierges d’hommes et débordantes de vie sauvage. Il se rend compte de l’intérêt stratégique que représente une avancée de terre bloquant tel un verrou le détroit donnant accès au lac. C’est là qu’il décidera de construire son château afin de contrôler la totalité de la région. Cachant son esquif sous des roseaux, il poursuit à pieds vers une ville entrevue -<wbr>qui n’est en réalité qu’un hameau -<wbr> , décidé à s’engager dans l’armée du roi. Cela va prendre du temps car les obstacles s’élèvent nombreux, qui l’empêchent de se faire reconnaître par le seigneur du pays. Enfin mis en sa présence, il est engagé dans un conflit qui n’est pas le sien. Félix, déçu par l’attitude grossière du roi et son incompétence de tacticien, désertera de l’armée. <br>Repartant en canoë sur le lac, il lui arrive une aventure singulière. L’air autour de lui se transforme, l’eau devient toute noire, des vapeurs méphitiques se soulèvent au fur et à mesure de sa progression, sur les bords une terre noire et souillée laisse deviner en creux des silhouettes de squelettes. C’est le site de l’ancienne « Londres engloutie », devenu lieu de mort et de rejet:<br><i>« Il était entré au coeur de cet endroit terrifiant dont il avait tant entendu parler: la terre empoisonnée, l’eau empoisonnée, l’air empoisonné, empoisonnée aussi la lumière des cieux qui traversait cette atmosphère. On disait que par endroits, la terre brûlait et crachait des fumées sulfureuses, venant sans doute des énormes réserves de produits chimiques inconnus, fabriqués par le merveilleux peuple de l’époque. Sur la surface des eaux flottait une huile vert-<wbr>jaunâtre, fatale à toute créature qui la touchait; c’était l’essence même de la corruption. <br>Parfois, elle voguait au vent, et des fragments se collaient aux roseaux ou aux iris, bien loin des marais. Si une foulque ou un canard effleurait la plante contaminée, ou si une seul goutte d’huile tombait sur ses plumes, l’animal en mourait. Des eaux rouges, et du lac noir sur lequel le hasard l’avait conduit, il n’avait jamais entendu parler. »<br></wbr></i>Se sauvant à grand’peine, en un dernier sursaut d’énergie, du piège empoisonné de cette région maudite, il est recueilli par une tribu de pasteurs qui le soignent. Pleins d’admiration envers sa personne -<wbr> il est le premier à avoir survécu à cette épreuve -<wbr> , ils lui reconnaissent des qualités supérieures. Menant victorieusement un combat contre les Gitans -<wbr> les ennemis naturels des Pasteurs -<wbr> Félix est proclamé roi. L’admiration pour Félix se transforme en dévotion. D’autres tribus se rallient à sa bannière. Bientôt à la tête d’une fédération puissante de guerriers, Félix n’a pas oublié son projet premier: celui de construire son château au lieu stratégique découvert précédemment.  Pendant que ses guerriers s’attellent à la tâche, il les quitte  pour annoncer la bonne nouvelle à Aurora.<br>« Londres engloutie » est l’un des premiers romans du genre développant la thématique post-<wbr>cataclysmique: une nature redevenue sauvage, la disparition de la technologie, un retour à la barbarie mesurée d’un nouveau moyen-<wbr>âge. Les épigones de ce type romanesque feront souche à leur tour, les auteurs développant jusqu’à la satiété tel ou tel aspect de la thématique, jusqu’au cliché. <br>Aujourd’hui, les « nouveaux barbares » sont légion et « le nouveau moyen âge » forme la toile de fond de nombreux romans. Jefferies est cependant plus intéressé par la psychologie de son héros que par le décor, par sa volonté affirmée de libération,  par l’amour que Félix porte au lac , symbole de virginité. L’horreur de la technologie et son pessimisme se traduisent par la description étonnante du marécage qu’est devenu l’ancienne cité de Londres.<br>Peu connu en France, avec une traduction à diffusion quasi-<wbr>confidentielle, le roman mérite une place de premier plan dans le courant de la science-<wbr>fiction cataclysmique.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">543</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Litanies Pour L'an 2000</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/litanies-pour-lan-2000-r541/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/litanies-pour-l-an-2000.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">En une suite de quatrains brossant un tableau édifiant,  le compositeur décrit l’horreur d’une société future (la nôtre) avec ses menaces de toutes natures, idéologiques, oppressives, pollutives, ou guerrières : tireurs isolés, viols, insécurité grandissante au sein de la cité,  des mesures de prévention qui augmentent les risques,  à travers des fouilles systématiques et<i> « (des) coups de triques donnés par un vigile viril ».</i> La ville, en état de siège à cause des émeutes, impose un couvre-<wbr>feu inconnu jadis :<i><br></i>«<i> Le couvre-<wbr>feu n’existait pas<br>Les lumières brillaient dans la nuit<br>On sortait bien après minuit<br>Car l’énergie nous manquait pas. </wbr></i>»<br>La pollution de l’air où<i> « l’oiseau tombe en plein vol</i> <i>» </i>oblige au port du masque. Il est donc préférable d’appliquer les consignes gouvernementales qui sont de rester à l’intérieur, ce qui favorise le conditionnement :<i><br></i>« <i>L’on avait encore une adresse<br>Pas de loisirs obligatoires<br>Pas de télé obligatoire <br>et pas de matricule aux fesses. »<br></i>La dénonciation est généralisée, la<i> </i>surveillance des personnes, universelle :<i><br>« On pouvait prendre pour confesseur<br>Sa femme, ses enfants, sa sœur<br>Sans être sûr d’ouvrir son cœur<br>Au ministère de l’intérieur »</i>.<i><br></i>Vision d’une société dystopique où la guérison même des cancers n’améliore pas le sort des gens, poussés au suicide, désespérés par tant de misère morale et intellectuelle. Pourtant les signes avant-<wbr>coureurs ne manquaient pas, à l’époque:<i><br></i>« <i>Je garde en moi le souvenir<br>En ce mois de mai 2010<br>De ces années soixante-<wbr>dix <br>Où l’on sentait tout ça venir. »</wbr></i><br>Une voix sombre et puissante, l’excellence de l’interprète, la justesse prémonitoire des paroles, rendent cette chanson plus actuelle que jamais.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">541</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
