<?xml version="1.0"?>
<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/26/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Le Marteau De Dieu</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-marteau-de-dieu-r603/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/marteau-de-dieu.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">La vie du capitaine Robert Singh, commandant du vaisseau « Goliath », est indissociable de sa mission qui l’entraîne aux confins du système solaire, vers Kali, un astéroïde de la famille des Troyens. Détecté par le professeur Millar, un astronome amateur, en dépit du programme « Spaceguard » mise en place par la NASA vers 2100 dans le but de répertorier tous les menus objets du système solaire, Kali, avec ses milliards de tonnes de roche, de fer et de poussière, fonce vers la Terre :<br><i>« Nous sommes en présence d’un petit monde criblé de cratères, en forme d’haltère ou de cacahuète, et d’une masse de deux milliards de tonnes. Par malchance il se déplace sur une orbite rétrograde, en sens inverse de toutes les planètes. Rien de bien inhabituel, la comète de Halley fait pareil, mais cela veut dire qu’il percutera la Terre à pleine vitesse et de plein fouet. C’est pourquoi nous devons absolument dévier sa trajectoire, sinon notre civilisation, et peut-<wbr>être même notre espèce, sera rayée de la surface du globe. »<br></wbr></i>Le parcours personnel de Singh, son travail de spécialiste sur Mars, entre Phobos et Deimos, l’a désigné tout particulièrement pour cette dangereuse mission. A bord du Goliath, un long vaisseau minier en forme de tube, il aura pour obligation, avec ses compagnons et l’ordinateur de bord David, de fixer Atlas, une grosse tuyère propulsive, sur Kali,  pour dévier sa trajectoire, <i>« comme une souris qui pousserait un éléphant. »<br></i>Arrivé dans les parages de Kali, les géologues de la mission recherchent le meilleur endroit d’arrimage. Atlas est mis en place et fonctionne très correctement durant cinq secondes, puis s’éteint définitivement. Quelques exaltés de la nouvelle religion syncrétique terrestre, le Christislamisme, ont décidé que rien ne devrait entraver le plan de Dieu en sabotant Atlas, là-<wbr>bas, sur Mars.<br>La situation est gravissime car le temps presse. Après un moment de découragement, les hommes du Goliath fixent leur propre engin à Kali pour en faire un propulseur, situation vécue avec intensité sur la Terre. Mais un autre danger surgit. Sous l’influence du vent solaire, l’astéroïde commence à dégazer, créant des forces perturbatrices opposées à celles engagées par Goliath, annulant la déviation prévue.<br>Comme deux issues possibles valent mieux qu’une, les Etats terrestres ont aussi activé le projet « Excalibur » qui consiste à faire exploser l’astéroïde par un missile atomique, ancienne arme de la « guerre des étoiles » terrestre, du temps de la guerre froide entre les blocs. Une fusée à forte charge nucléaire prend le départ pour Kali, condamnant à mort le Goliath et ses passagers. Fait incroyable, arrivée à destination, la fusée fait long feu, épargnant les hardis pionniers qui déjà s’étaient apprêtés à mourir. Mais son action ne fut pas nulle. L’ impact cassa Kali en deux par son milieu. L’une de ses parties, avec le Goliath accroché à ses flancs, dériva dans l’espace d’où l’on pourra ultérieurement recueillir les naufragés. L’autre, se dirigeant vers notre planète, rebondit sur son atmosphère non sans avoir, au préalable amorcé une catastrophe planétaire :<br><i>« Par chance, le principal impact thermique se produisit au-<wbr>dessus de l’Antarctique, le seul continent capable de l’absorber. Pourtant, même si Kali n’eut pas la force d’arracher au pôle Sud son manteau de glace, le Grand Dégel bouleversa le tracé des côtes sur l’ensemble de la planète.<br>Parmi ceux qui entendirent passer Kali et survécurent, nul ne peut en décrire le bruit et les instruments n’enregistrèrent qu’un faible écho. Bien sûr les images vidéo furent superbes et les hommes pleins d’effroi les regarderaient pendant des générations. (…) Deux minutes après avoir effleuré l’atmosphère terrestre, l’astéroïde repartait vers l’espace. Au plus près, il avait frôlé la Terre à soixante kilomètres. Pendant ces deux minutes, il avait causé cent mille morts et fait pour trois milliards de dollars de dégâts. »<br></wbr></i>Avertissement sans frais pour les Terriens qui, à partir de maintenant, regarderont l’espace d’un autre œil.<br>Un grand savoir-<wbr>faire littéraire et scientifique se dégage de cet ouvrage de Clarke qui se lit d’une seule traite. En chapitres courts et denses, sans que jamais l’intrigue principale ne se perde de vue, est brossée en arrière-<wbr>plan une société du futur proche,  crédible quant à ses motivations sociales et ses développements technologiques.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">603</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Markoff, L'homme Qui Voulait Faire Sauter La Terre</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/markoff-lhomme-qui-voulait-faire-sauter-la-terre-r601/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/markoff.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le professeur Anatol Markoff est un savant fou de la plus belle espèce. Travaillant de concert avec le jeune ingénieur Jean Dubreuil à Ernicourt, dans l’Oise, il séquestre son collaborateur lorsque celui-<wbr>ci refuse de lui donner sa formule de la désagrégation de la matière. Car Markoff peut tout, y compris faire sauter la terre. Mais pour cela, il a besoin de cette formule :<br><i>« La fin du monde, proféra-<wbr>t-<wbr>il, les atomes, les électrons, les molécules m’appartiennent… Vous entendez ?<br>-<wbr>Vous me faites peur… eut la force d’articuler Dubreuil.<br>-<wbr>Il y a de quoi. Je tiens le sort de l’humanité entre mes mains. Je peux maintenant, à mon gré,, quand je le voudrai, à la minute que je choisirai, anéantir le globe !... (…) Et cet anéantissement commençait quand, sur mon ordre, vous l’avez arrêté… Sur mon ordre… Vous comprenez ? En quelques heures la terre sautait. Tout éclatait, disparaissait dans le néant, montagnes, villes, peuples…Plus rien ne subsistait, ni vivant, ni mort, plus rien, pas même la matière… »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Désirant par-<wbr>dessus tout devenir le maître du monde avant de le faire disparaître dans le néant, il  retient Dubreuil dans sa villa, l’abrutissant avec des anesthésiques et sous la garde de ses âmes damnées, Liptine et Popovitch. Hélène, La jeune épouse de Dubreuil étonnée de ne recevoir que des réponses convenues et optimistes de son mari disparu, confie ses inquiétudes au journaliste Xavier Bernard, puis à l’inspecteur Barral. Soudain, un appel au secours sous forme de message écrit, en provenance de New York, l’alarme davantage. Markoff avait en effet déménagé aux USA, prenant sa retraite au Plaza Hôtel ayant fait édifier son laboratoire dans le quartier de Welfare-<wbr>Island :<br><i>« Dans l’immense salle où, sur les plans de Markoff, avait été installé le fameux laboratoire, Jean Dubreuil avait repris ses travaux. (…) De son côté, Markoff dans une salle attenante, blindée comme une casemate, manoeuvrait l’immense condensateur, commandant à coups de manettes d’énormes étincelles, dont l’éclatement, traversant les épais blindages, arrivait aux oreilles des deux hommes comme le grondement souterrain d’un tremblement de terre ou une canonnade lointaine.Markoff, le savant fou, produisait le fluide mortel… »<br></i>Araki, un diplomate nippon qui a eu vent de toute l’affaire, désire s’approprier l’invention de Markoff et Dubreuil au profit de son pays. N’y parvenant pas, il s’élèvera lui aussi contre le savant fou. Entre temps Hélène et Xavier, embarqués sur le Hindenburg, arrivent à leur tour à New York afin d’explorer les hôtels prestigieux de la cité, sans succès. C’est lors d’une soirée au Waldorf  Astoria que Hélène fera la connaissance du libidineux Araki. Elle est persuadée qu’il connaît Markoff et ne se trompe pas.<br>De son côté, Popovitch, dont la mission était d’enlever Hélène pour faire pression sur Dubreuil, a échoué. C’est donc avec crainte qu’il se rend lui aussi au lieu de rendez-<wbr>vous américain. Accueilli par Araki dès la descente du navire, il est sommé de collaborer avec le Japonais, ce qu’il fait sans complexe, contre une énorme somme d’argent.<br>Mais c’est l’inspecteur Barral qui défera le nœud gordien de toute cette histoire. Ayant discrètement filé Popovitch, il se retrouve lui aussi à New York. Il connaît la planque de Markoff grâce au courrier échangé par le savant avec ses différents complices. Ayant pris contact avec Bernard et Hélène et avec l’appui d’une équipe de « policemen », alors que les «cops» investissent le laboratoire du dément, celui-<wbr>ci tend, en une ultime tentative, de déclencher l’apocalypse. Une hache plantée fort à propos dans son crâne par Barral l’en empêche définitivement. Tout est donc bien qui finit bien pour le jeune couple Dubreuil, heureux de rentrer en France, pour Barral qui arrive enfin à fumer son cigare en s’en délectant, pour Bernard qui va relater cet extraordinaire récit dans son journal… et pour le lecteur,  heureux de sortir d’une intrigue passablement embrouillée.<br>Texte difficile à trouver, ce roman, écrit dans la veine du récit populaire policier paru dans la série « Police et Mystère» présente néanmoins un savant fou gratiné avec des relents de « péril jaune » en prime. Composé en 1938, ceci explique cela. </wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">601</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Maree Jaune</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/maree-jaune-r600/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/maree-jaune.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">L’Inspecteur Yves Domino, qui s’exprime par monosyllabes, se révèle d’une grande efficacité. Personnalité importante de la police, sa sagacité est soumise à rude épreuve en cette Eurafrique future. <br>Le monde, divisé en trois blocs, Eurafrique, Panamérique et empire d’Asie, vit en paix jusqu’à ce jour, malgré les menées impérialistes asiatiques, surtout dans la capitale Tchéliabinsk. La science, le modernisme en tous les domaines, rend la vie aisée : il est facile de sillonner l’Europe avec les «gyros» (cela ne prend que quelques heures), de manger des repas sous forme de comprimés, d’extraire la vérité » du cerveau des condamnés par le «cazzamog », une sorte d’appareil à lire les pensées.Tout irait bien si l’on n’avait volé les plans de la «cellule» permettant la mise en action de la machine à ondes S.E.C., un bouclier électronique impénétrable, arme secrète de l’Eurafrique, contre toute tentative d’invasion du côté de l’Est. <br>Domino enquête, remontant la filière, débusquant les espions à la solde des Jaunes mais sans jamais arriver à saisir l’identité du «Quartier Central», le chef suprême qui tire les ficelles. Sommé par les triumvirs eurafricains de réussir au plus vite, Domino met la pression, allant jusqu’à enquêter à Tchéliabinsk alors que les suspects, tous et invariablement, soit disparaissent, soit sont éliminés avant qu’il ne puisse les interroger.<br>Le 14 mai, les hordes jaunes se lancent à l’assaut de l’empire occidental. Tout semble perdu. Pourtant, Domino débusque le traître fondamental en lui tendant un piège. Avec stupeur, il constate qu’il s’agit de son propre supérieur, Léonardi, chef de la sécurité de l’Eurafrique. Déjà les Asiatiques ont établi une tête de pont en Occident. Mais leur avance sera brutalement stoppée par la mise en route des rayons S.E.C. mettant le vaste territoire à l’abri de la menace ; grâce à l’inspecteur qui possédait par devers lui, un deuxième exemplaire de la cellule de commande, l’Empire put être sauvé. Léonardi,  en fuite et non reconnu par les Jaunes, sera éparpillé aux quatre vents.<br>Didelot plutôt écrivain de roman policier, place son intrigue sur le terrain conjectural et sur fond de péril jaune, avec une écriture nerveuse et enlevée.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">600</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Maree Descendante</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/maree-descendante-r599/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/demain-la-terre--antho-.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Fershid Ben Ezir le palestinien est aussi le pilote présent dans Clim-<wbr>Sat 2, le premier et le dernier satellite météo habité, dont le but est d’observer l’évolution du climat terrestre en cette année 2023. Avec ses compagnons, il assiste à la naissance de redoutables cyclones qui balaieront les côtes, puis l’intérieur des continents, provoquant une catastrophe mondiale,  qui les laissera désemparés. Leur base, Kuru-<wbr>2 ne répondant plus à leurs appels, ils décident de se mettre en phase végétative pour cent ans, histoire de laisser passer le temps et de retrouver un appui terrestre.<br>A son réveil, Fershid constate deux faits désagréables : 1. ses compagnons sont tous morts, victimes d’un défaut d’ordinateur et 2. le temps écoulé a été bien plus long que prévu puisque l’horloge de bord indique l’année 2345. Désespéré, après avoir mis en action la cellule de survie, il replongera sur une terre profondément transformée par la montée des océans. Il amerrira dans ce qui est devenu le Bassin de Picardie. Se servant de sa cellule comme d’une barcasse, il se dirige vers le site de Paris qui dort dans l’eau tiède d’un climat tropical. Là, près de la colline de Montmartre émergée, l’attendent les palétuviers et une quantité de bêtes sauvages qui ont reconquis leur ancien territoire :<b><br></b><i>« …Au-<wbr>dessus d’un empilage de toits partagés par des canaux boueux, la butte Montmartre s’élève, couronnée par l’architecture bulbeuse du Sacré-<wbr>Cœur qu’un rai de lumière huileuse, échappée du plafond bas, nimbe d’ocre et de rose. Plus loin, la tour Eiffel se dresse écornée de son dernier étage, qui pend contre la charpente métallique rouillée. Une tempête plus dévastatrice que les autres ? Un avion fou ? Qu’importe. La tour Montparnasse ressemble à un chicot ébréché mais, là-<wbr>bas, dans l’atmosphère tremblotante de ce crépuscule où couve un orage en suspens, les gratte-<wbr>ciel de la Défense semblent intacts. »<b><br></b></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Authentique Robinson en cette immensité déserte, il ressent un soulagement intense d’entendre soudain le moteur asthmatique d’une grande barge sur laquelle évoluent des humains à l’allure inquiétante et aux costumes chamarrés. Pour son malheur ce sont des pirates,  pour lesquels tout naufragé est un esclave en puissance. Pris à bord, il est immédiatement mis à la tâche, rendue d’autant plus nécessaire que toute technologie semble avoir disparue.. Grâce à Driss, une esclave noire à laquelle l’unissent bientôt de tendres sentiments, il put être sauvé par des intervenants extérieurs au visage plus avenant et sans aucun doute plus évolués. Les pirates anéantis, le commandant l’achemine vers la Nouvelle Scandinavie à bord de son « Dauphin Blanc», où siège le gouvernement de la fédération maritime de l’Europe du Nord. :<b><br></b><i>« La Nouvelle-<wbr>Scandinavie, vue du large, se présente à Driss et à Fershid comme un maillage de petites constructions en dôme, couleur pastel, qui escaladent une colline verte. Le port lui-<wbr>même est solidement pris en tenailles par une succession de hautes digues en quinconce –une solution simple et originale pour briser les vagues en cas de tempête. A l’intérieur du bassin ovale, des centaines de catamarans de toutes taille se balancent. Les deux rescapés sont admis le jour même auprès du régulateur, qui possède son logement personnel dans les bâtiments du Sénat, une sorte d’amphithéâtre couvert, à l’enceinte irrégulièrement ondulée. Tout est circulaire ici, note le pilote. Une manière efficace de lutter contre le vent. »<b><br></b></wbr></wbr></i>Ils seront accueillis par le sénateur Marchetti qui met les naufragés à l’aise. Il connaît Fershid. Il sait qu’il est pilote. Il a suivi sa descente sur terre car il reste encore trois satellites opérationnels. Quoique le monde ait été totalement transformé par une montée des eaux due à l’effet de serre, quoique l’on ait enregistré une perte de plus de cinq milliards d’êtres humains, l’espèce humaine n’a pas totalement été balayée. Les survivants se sont adaptés à cette nouvelle terre nettoyée de sa pollution, et se sont tournés vers la mer, se jurant de ne plus commettre les erreurs de leurs ancêtres. Fershid et Driss ont naturellement une place toute désignée dans ce monde nouveau.<br>Une fable et un hommage à Marion Zimmer Bradley qui, avec sa nouvelle « Marée montante » a joué le rôle de pionnière dans le domaine de la science-<wbr>fiction écologique. Comme d’habitude chez Andrevon, le souci du détail et du mot juste, les personnages solidement campés, rendent cette lecture agréable aux adolescents à qui elle est destinée</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">599</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Mara Et Dann</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/mara-et-dann-r598/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/mara-et-dann.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Une révolution de palais condamne un petit garçon et une petite fille à fuir vers le nord du continent de l’Ifrik, c’est-<wbr>à-<wbr>dire l’Afrique du futur. Une Afrique que la glaciation de l’Europp (avec deux p !) a fortement changé. Les Anciens ont disparu depuis longtemps ne laissant derrière eux que des vestiges incompréhensibles. Un glacier énorme recouvre  Gibraltar, transformant la mer Méditerranée (la Moyenne-<wbr>Mer) en désert salé qui, peu à peu, se remplit à nouveau. <br>Les descendants des Blancs disparus (les Albains) se sont fixés  le long de la côte de l’ancien Maghreb, quant au reste de l’Afrique, une désertification épouvantable, une sécheresse atroce qui remonte jusqu’au niveau de l’ancien Congo, asphyxie le continent alors que le Sahara s’est transformé en un immense marécage. Les villes qui essaiment cet univers sombre sont soit des bourgades attardées comme Rustam en Ifrik du sud d’où sont originaires les deux enfants et où subsistent encore les ruines d’anciennes demeures, soit  des centres titanesques et menaçants comme la mystérieuse Chélops où se dressent vides et gigantesques les tours du centre ville :<br><i>"Mais Rustam était plein de sable, disaient-<wbr>ils. Des tempêtes de sable l’avaient balayé, envahissant les maisons et ensevelissant les jardins. Il n’y avait plus âme qui vive à Rustam : ni gens ni bêtes. Et entre Rustam et ici, alors que la situation était moins grave que dans le Sud, tout était aride. Dans des régions entières des arbres étaient en train de mourir "<br></wbr></i>Les deux orphelins qui ont perdu leur famille à cause d’une mystérieuse menace s’acharnant sur la maison des Mahondis,  portent les noms de substitution de Mara et Dann. Mara, vive et intelligente, sait que pour survivre, il faudra faire preuve de discernement et de ténacité. Elle se servira de la méthode pédagogique utilisée par ses parents à son encontre :<br><i>" Tous les soirs, son père ou sa mère l’appelait pour une séance de " Qu’as-<wbr>tu vu ? ". Elle adorait ça. (…) Mara avait cru que le jeu ne changerait jamais. Mais, un soir, elle était là quand son petit frère s’était vu demander pour la première fois " Qu’as-<wbr>tu vu ? ", et elle comprit alors combien le jeu avait changé pour elle. En effet, maintenant ce n’était plus seulement : " Qu’as-<wbr>tu vu ? " mais : Qu’as-<wbr>tu pensé ? Qu’est-<wbr>ce qui t’a amenée à penser ça ? Es-<wbr>tu sûre que ta pensée est vraie ? "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Dann, traumatisé par l’événement, acquiert une personnalité double, celle du « méchant » ou du « gentil » Dann dont les deux lui serviront. Il ne manque même pas l’ennemi dédié, l’affreux Kulik rencontré dans le village de Daïma et qui les poursuivra tout au long de leur périple pour finir assassiné par les deux adolescents.<br>Chez Daïma, une Mahondie de la « Famille » où Mara et Dann ont trouvé refuge, la vie est difficile. La sécheresse rend leur avenir incertain et Dann disparaîtra, entraîné par des inconnus. La petite fille aidera Daïma, en évitant Kulik, en se gardant des monstres que la sécheresse amène, les araignées géantes et les énormes scorpions:<br><i>" Ces insectes grossissaient à toute allure. Jusqu’ici, ils ne semblaient pas vouloir s’éloigner de leurs nids, mais Mara avait vu toute une colonne marcher en direction des collines des cités antiques – il y en avait tant qu’on ne pouvait songer à les compter, de gros insectes brunâtres, luisants, avec leurs têtes armées de pinces. "(…)<br>" Cette pièce était pleine d’araignées : pas les jaune et noir, mais d’énormes araignées brunes. Il y en avait partout sur les murs comme sur le sol. " Qu’est-<wbr>ce qu’elles pouvaient manger ? " se demanda-<wbr>t-<wbr>elle, trouvant sur-<wbr>le-<wbr>champ la réponse à sa question : elles s’entredévoraient. En effet, sous ses yeux, une grosse araignée brune, de la taille d’un grand chien, sauta sur une plus petite et se mit à la broyer avec ses crochets, tandis que sa victime se tortillait en crissant, et que d’autres se précipitaient pour participer au festin " ?<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Le manque d’eau, la terrible chaleur consume Mara qui observe les signes de la sécheresse en tous  les lieux :<br><i>"Mara vit des défenses si grandes et si épaisses qu’on aurait dit des arbres. Elle vit des os blancs énormes. Elle vit des cages faites d’or, mais savait que c’étaient des côtes. Elle n’avait jamais rien imaginé d’aussi gros.<br>-<wbr> Ce sont des animaux dont la race est éteinte, expliqua l’homme. Ils ont disparu il y a des centaines d’années.<br>-<wbr> Et pourquoi ?<br>-<wbr> C’est la dernière fois où il y a eu une terrible sécheresse. Elle a duré si longtemps que tous les animaux sont morts. (…)<br>" L’inondation avait disparu, laissant une pellicule sur toute chose, teintant de gris les ossements blancs entassés contre les arbres morts. Les trous d’eau étaient remplis et cernés de scorpions, de scarabées et d’araignées. (…) le banc de sable où elle s’était roulée la veille avait réapparu, reflet blanc sur une surface sombre d’humidité. Le long du cours d’eau, les branches blanchies des arbres morts semblaient hérissées de croûtes ou de bosses noires. Encore des insectes de toutes sortes. Avaient-<wbr>ils bu leur content et s’étaient-<wbr>ils  réfugiés dans les arbres pour échapper aux scorpions ? "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>A la mort de Daïma, Mara proche de sa fin elle aussi,  sera sauvée par Dann revenu la chercher. Un Dann sauvage, transformé, dur, intransigeant et capable de se défendre. Munis des pièces d’or léguées par Daïma, ils prennent la route du nord. Conscients que ces pièces leur sauveront la vie, Mara les cache dans une ceinture étroitement enroulée autour de sa poitrine, Dann dans sa peau même qu’il ouvre en longues scarifications. L’arrivée à Chélops se fait en «aéroptère », sorte d’avion du passé que Félice, la jeune femme pilote, entretient inlassablement. Chélops apparaît enfin,  dangereuse et ancienne :<br><i>" En bas, s’étalait la ville entière, dont le plan leur apparut. Première chose qui sautait aux yeux, les artères couraient toutes du nord, du sud, de l’est et de l’ouest vers le centre, qui paraissait monumental. Des édifices noirs, très élevés, qui écrasaient le reste, à des milles à la ronde. Les artères ne ressemblaient à rien de ce que Mara avait même pu imaginer. Elles étaient rectilignes, larges, construites dans une pierre sombre et lisse (…) Ces artères étaient vides de toute circulation. A leur point de jonction à la tour centrale, quatre secteurs, composés chacun d’immeubles plus petits mais quand même d’une certaine taille, tous exactement identiques : six par secteur, tous lugubres, menaçants, massifs, sombres, avec des fenêtres régulières, que le soleil faisait miroiter comme de couteaux. "<br></i>Mara est prise en charge par Juba, le chef d’une nouvelle communauté mahondie, une nouvelle « Maison », esclave des seigneurs dominants, les Hadrons, poussahs obèses et dont la seule préoccupation est de se droguer ou d’avoir des enfants des Mahondis puisque leur propre potentiel génétique est inexistant :<br><i>" le lieu d’où ils étaient originaires était évoqué avec un absolu mépris, qui masquait la crainte que ce qui était arrivé, ce qui arrivait " dans le Sud " ou " là-<wbr>bas ", dans " les terres mortes ", " la mauvaise région ", " le pays de la poussière " ou " le pays sans eau " puisse arriver par ici aussi. Les fonctionnaires étaient les seuls à descendre à Majab dans le Sud, si nécessaire. Les Mahondis, en tant que race inférieure, avaient toujours été des serviteurs et des esclaves. Les Hadrons avaient bâti cette cité et bien d’autres de ce pays, le Hadron, qu’ils avaient peuplées et toujours administrées. "<br></wbr></i>Dann, qui connaît déjà la ville pour y avoir été entraîné, disparaît à nouveau. Mara trouve un mari en la personne de Méryx et essaie de comprendre le monde dans lequel elle survit :<br><i>" -<wbr>Le peuple n’a donc pas voulu de ces choses qui durent éternellement ?<br>-<wbr>Elles ont été inventées bien avant que le Peuple n’existe.<br>-<wbr>Inventées ?<br>-<wbr>Tu ne connais pas ce mot parce qu’on n’invente plus rien aujourd’hui. Jadis, il y a bien longtemps, il existait une civilisation –une certaine façon de vivre-<wbr> qui a inventé toutes sortes de choses nouvelles. Elle possédait la science – c’est-<wbr>à-<wbr>dire des manières de penser qui cherchent à découvrir comment tout marche-<wbr> et n’a cessé de fabriquer de nouvelles machines et des métaux…(…)<br>" -<wbr>Les Mahondis ! Tu ne comprends pas. Ils ne sont rien, nous ne sommes rien. Autrefois, il y a eu des hommes… qui savaient tout. Ils connaissaient les étoiles. Ils savaient…. ils étaient capables de se parler à travers les airs, à des milles de distance. (…) Mais c’est vrai ! Et puis ils avaient des machines qui pouvaient transporter cent personnes à la fois… "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Chélops sera une étape avant la Ville des Rivières. Mara, après avoir quitté Méryx, sauvera Dann qui végétait dans les hautes tours centrales de Chélops avec des compagnons douteux. Ils paieront leur passage sur un bateau à fond plat propulsé par photopiles, technologie dont seule la vieille Han connaît encore le secret. En territoire Agre, Mara et Dann seront enlevés de force par le général Shabis l’un des quatre commandants Agre. Car la guerre contre les Henne, population curieuse qui semble agir sur le mode de la fourmilière, a besoin de tous les gens valides. Mara plaît à Shabis,  et Dann, devenu soldat, gravira rapidement les échelons de la hiérarchie. Enlevée par une patrouille Henne, Mara restera longtemps prisonnière dans l’armée ennemie. Quand elle pourra se libérer, elle apprendra que Shabis lui-<wbr>même a été chassé de l’armée, poursuivi par ses anciens compagnons. <br>Il ne lui reste donc qu’à continuer son voyage vers Bilma. En cours de route, Dann, qui a déserté, la rejoint. La nouvelle cité n’est pas non plus exempte de dangers. Dann y jouera Mara au jeu et la perdra. Devenue esclave dans la maison de Mère Dalida, elle exercera une véritable fascination sur ses compagnes d’infortune, Kira ou Leta l’Albaine, par ses connaissances.<br>C’est par l’entremise de Daulis, membre du Conseil de Bilma, qui fréquente assidûment le bordel,  que Mara et Léta s’enfuieront en prenant la route du Centre, vers la capitale du nord. Comme à son habitude, Dann les avait retrouvés, repentant et inquiet. La route, dont certains tronçons épousaient l’ancienne voie principale de l’Ifrik, s’avèrera longue et pénible jusqu’au Centre où les deux orphelins sont attendus,  dans  une immense forteresse aux mains des derniers Mahondis. Un couple de vieillards, Félix et Félisse les prennent en charge. Leur ayant dévoilé leur ascendance royale, ils espèrent que les adolescents restaureront la Maison des Mahondis jadis florissante dans toute l’Ifrik. Comme les pharaons d’Egypte, ils comptent sur le frère et la sœur pour assurer une descendance de sang royal. Alors que Dann semble être séduit par cette proposition, Mara explore les Musées où pourrissent les grandes inventions des millénaires passés. Toute l’histoire de l’Ifrik s’y lit,  mais les ruines s’entassant sur les ruines, elle sait maintenant que jamais plus, les Mahondis ne régneront :<br><i>" Il était maintenant midi. Dann avait envie de visiter le bâtiment baptisé " l’Aventure spatiale ", mais Mara objecta qu’elle avait besoin de continuité, qu’elle était déjà suffisamment désorientée. Lui répliqua qu’il se moquait de la continuité. De la tristesse et de la colère perçaient dans sa voix, mais Mara aussi était en colère, à cause de la vanité de tout cela, de l’absurdité générale. Là où vivaient ces anciens peuples, la glace était épaisse comme deux fois la hauteur de la montagne où Daulis avait dit qu’ils trouveraient l’auberge de l’Oiseau Blanc. Des fenêtres de leur chambre, ils voyaient se découper celle-<wbr>ci dans le ciel glacé. Au sommet brillait une calotte blanche, de neige et de glace. "<br></wbr></i>Elle suggère donc à Dann de pousser encore plus au nord, au bord de la Moyenne Mer où les attendent Daulis et Léta. Le départ dans le froid fut pénible mais grande leur surprise de retrouver Kira et Shabis dans la propriété de Daulis. Isolés, au bout du monde, en face de la Moyenne-<wbr>Mer, Mara et Dann arrêtent enfin leur quête, décidés à vivre en harmonie au sein de leur nouvelle Famille, en face du glacier de l’Europp :<br><i>" Au-<wbr>delà, le terrain s’affaissait brusquement en un vaste précipice qui s’étendait à perte de vue d’ouest en est. Jadis la Moyenne-<wbr>Mer l’avait rempli : une mer bleue, tiède, vivante, qui avait enfanté une civilisation après l’autre – dont les artefacts et les peintures encombraient de nombreuses salles du centre-<wbr> et où des vaisseaux avaient entrepris de longs et périlleux voyages. Sauf que   tout ce qu’ils voyaient à présent, c’étaient des pentes rocheuses. Mais s’ils regardaient de l’autre côté de l’abîme, de cette énorme cavité dans la terre, au loin se profilait une ligne blanche qui n’était pas des nuages, ils le savaient, mais le bord de l’océan de glace qui avait englouti l’Europp. "<br></wbr></wbr></wbr></i>« Mara et Dann » se présente comme un livre exceptionnel autant par le décor cataclysmique dont, par touches successives, l’auteur trace un tableau entier, que par la psychologie fouillée des deux personnages principaux. Roman d’aventure, roman picaresque, roman de formation ou d’initiation, conte moral, tous ces qualificatifs conviennent pour caractériser une œuvre magistrale, exemple de ce que peut devenir la roman cataclysmique lorsqu’il se libère du carcan du genre.<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">598</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Manuscrit Hopkins</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-manuscrit-hopkins-r597/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/manuscrit-hopkins.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">L’avant-<wbr>propos du roman explique ce que représente le Manuscrit Hopkins : un des seuls vestiges ayant survécu de la culture anglaise, un témoignage sur les derniers jours de la civilisation occidentale, retrouvé quelque mille ans plus tard, <i>"un fragile, un solide cri d’angoisse qui perce les ténèbres grandissantes de l’Angleterre moribonde".</i><b> <br></b>Qui donc est cet Edgar Hopkins à qui l’on doit le manuscrit? Célibataire de quelque cinquante ans, de petite bourgeoisie, ancien professeur de mathématiques qui a pu se retirer grâce à un petit héritage soigneusement géré. Son dada, l’élevage des poules, dont il est très fier, et qui lui a apporté quelques délicieuses satisfactions d’amour-<wbr>propre dans les comices agricoles locales. Autre occupation, l’astronomie, plus particulièrement l’étude de la lune, ce qui lui permettra d’être au coeur du drame.<br>Hopkins met un soin maniaque à décrire ce qui fut la vie quotidienne du temps de la catastrophe  qui détruisit son monde familier. Dans le même élan, il se met à nu avec ses petits triomphes, ses découragements, ses élans de générosités et son égoïsme… Dans un moment de colère vite regretté, il accepte d’endosser les risques de la construction d’un téléscope par la société d’astronomie dont il fait partie. Les risques financiers que représente cette entreprise deviennent sa hantise. Aussi est-<wbr>il désespéré quand il reçoit une convocation pour une réunion exceptionnelle où il va devoir endosser la honte de ne plus pouvoir assumer ses responsabilités ; il en est convaincu, il court à sa perte quand un miracle a lieu: une catastrophe imminente! Une force inconnue rapproche la lune de la Terre qu’elle fera s’écraser sur celle-<wbr>ci dans sept mois. Quel soulagement pour lui!<br>Quand peu à peu, il comprend le sens de l’événement, il commence par éprouver la naïve satisfaction d’être parmi les "élus qui savent". Car la nouvelle sera cachée le plus longtemps possible à la population, même si , dès le départ, le gouvernement entreprend la construction de vastes abris qui permettront de sauver au moins une partie de la population. Au milieu de ce drame, Hopkins continue sa vie tranquille et s’étend sur ses préoccupations quotidiennes. C’est ainsi qu’il décrit son invention de "<i>perchoirs métalliques chauffants</i>" pour les poules qui "<i>pondent des oeufs d’une qualité incomparablement supérieure </i>". Mais voyez la bêtise humaine: dans "l’Echo du mercredi de Mulcaster", ses "<i>perchoirs chauds feraient éclore les oeufs à l’intérieur des poules"...</i><br> L’attachement enfantin à sa petite vie, à ses rites quotidiens, à ses vanités, c’est sa manière à lui de résister à l’épée de Damoclès suspendue sur sa tête, que son cerveau a acceptée mais que son instinct, sa vanité d’homme, refusent de reconnaître. Il se rend compte que la construction de l’Abri, devenue la préoccupation unique du village de Beadle, a quelque chose de futile, d’irréel, mais il y participe activement, parce qu’il faut le faire, et en même temps, il savoure en gorgées attentives les petits plaisirs d’une vie quotidienne pourtant si insipide. Et puis la catastrophe va lui apporter son premier et seul vrai bonheur, la rencontre avec la famille Parker.<br>Le cataclysme tant attendu finit par arriver. Dans un sursaut de dignité humaine, Hopkins, comme les Parker, a refusé de se réfugier dans l’Abri: " <i>Le ciel, atroce et terne, se fit lumineux; cette souillure brunâtre fut traversée d’une traînée rouge -<wbr> sang, qui s’enfla et emplit le ciel. Le vent ne soufflait plus par rafales;  il se précipitait en un torrent mugissant et continu. Je restai près de la fenêtre, fasciné. Il m’était impossible de bouger. Alors, retentit un déchirement formidable, comme si la colline s’entr’ouvrait, et je vis les hêtres géants se roidir, broncher, et choir, comme le maïs sous la faux. "<br></wbr></i>La lune, en frôlant l’Angleterre, déclenche un formidable ouragan destructeur qui entraîne la mer jusqu’au fond de la vallée, noyant la plupart des hommes dans l’Abri, tuant M. Parker mais donnant à Hopkins une nouvelle famille dans les personnes de Pat et Robin. Courageusement, ils vont entreprendre de revivre comme les autres survivants d’une Angleterre meurtrie. La Lune ne s’est pas contentée de frôler la Terre, avant de partir se perdre dans l’espace. Elle s’est abattue dans l’Océan Atlantique, qu’elle bouche, du Canada à la France. Or, il se trouve qu’elle contient d’immenses richesses minérales vite convoitées par les Européens. Et, pour l’Angleterre seulement, s’ajoute un problème lancinant: la Lune barre ses routes maritimes vers ses colonies (le livre fut écrit en 1941). Alors se produit l’inconcevable: la guerre entre Européens.<br>L’un après l’autre, Robin et Pat, en bons citoyens, s’engagent dans l’armée britannique. La mort de sa poule favorite dénoue les derniers liens de Hopkins avec Beadle alors que, peu à peu, l’Angleterre et toute l’Europe sombrent dans le chaos. Il se retrouve dans un Londres devenu terrain de chasse de quelques cinq mille humains démunis. Au même moment il apprend qu’un homme s’est levé à l’Orient, Sélim le Libérateur, qui avait annoncé aux peuples opprimés que la Lune était leur dieu et que bientôt "<i>elle descendrait sur la terre pour détruire les Blancs qu’ils haïssaient</i>". Là s’arrête le manuscrit Hopkins.<br>Un récit élaboré où la narration à la première personne accentue l’effet de réel. Plus anglais que nature, le texte est à classer dans la veine du catastrophisme britannique dévolu au "home sweet home ", et à l’idée de la précarité insulaire, île dans la tourmente de la 2ème guerre mondiale.  "Le manuscrit Hopkins", avec son souci maniaque du détail, son humour à froid (les héros profitent de l’approche de la lune pour jouer une partie de cricket de nuit!), son désespoir en filigrane est une ode au masochisme anglais et une pierre de taille dans le genre qui nous intéresse. A lire absolument pour son originalité.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">597</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Manuscrit Enterre Dans Le Jardin D'eden</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/manuscrit-enterre-dans-le-jardin-deden-r596/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/manuscrit-enterre-dans....jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Singulier destin que celui du narrateur, inconnu, sans diplômes, sans argent, habitant de Castelnaudary, amené à devenir le nouvel Adam d’une humanité sinistrée. Son aventure, il la relate sur un manuscrit en peau d’agneau avec son propre sang. Elevé comme tout élément de la classe moyenne,  avec les valeurs de la petite bourgeoisie, né d’un père propriétaire d’une mine de plomb à l’abandon, il grandit dans la société hypothétique de l’an 1982.<br>Après sa rencontre avec Lilith qui lui fait découvrir les frissons de l’extase et la manière de se pousser dans le monde, il s’inquiète, comme tout un chacun,  de la situation politique internationale. Prévoyant, puisque cette dernière se dégrade, il s’isolera avec Lilith dans ces fameuses mines de plomb pour un séjour de longue durée, attendant que le ciel rouge sombre (au sens littéral du terme) redevienne bleu clair.<br>Lorsqu’il sort à l’air libre, Lilith, à la vue des décombres épars devant eux, subira un choc tel qu’elle en mourra. Le voici donc, sans aucun doute pour lui, le dernier homme sur terre. En face de lui, des ruines et quelques squelettes grimaçants : <b><br></b><i>« Je trouvais des bourgs et des villes, déserts, silencieux. J’y prenais des provisions –le riz conservé dans une cave n’est pas contaminé -<wbr> et j’y changeai de camionnette. Je fis environ un millier de kilomètres<b>. </b>J’étais seul. Je me fixai dans un ancien entrepôt de comestibles, pas très loin de Montpellier, parce qu’il était bien approvisionné et situé pourtant presque en plein campagne.  J’avais depuis longtemps pris avec moi une vieille radio à piles, mais elle ne livrait que des bruits d’ondes parasites, aucune émission humaine. »<b><br></b></wbr></i>Exit Homo Sapiens. Le dernier représentant de l’espèce humaine sera pourtant recueilli par un hélicoptère et mis en quarantaine en un lieu scientifique où se retrouve aussi une poignée de savants, de techniciens et de militaires (il y en a qui survivent même à la guerre totale), tous irradiés, hélas ! Tous, sauf notre héros. Une analyse rigoureuse de son corps prouvera qu’il est le seul encore apte à la reproduction. Mais à quoi bon relancer l’espèce humaine dans un monde en morceaux ? <br>Une invention nouvelle et fabuleuse faite peu de temps avant la catastrophe, une sorte de machine à voyager dans le temps, servira de vecteur. Les scientifiques pensent l’envoyer dans un passé lointain et imprécis en compagnie d’une femme, qu’il ne connaît pas encore  et qui, tout comme lui, est isolée et préparée dans ce but. Le problème c’est que seuls les éléments organiques peuvent franchir la barrière temporelle. Ni armes, ni artefacts technologiques. Ainsi, nus tous deux, ils seraient livrés au futur sans mémoire et sans protection.<br>C’est pour éviter cela qu’il trace son récit avec son sang sur une peau d’agneau, un témoignage de la grandeur de l’homme, que ses descendants découvriront en leur temps, un « manuscrit enterré dans le jardin d’Eden » :<b><br></b><i>« Dans quatre minutes, je devrai tenir à la main ces feuillets, et, brusquement, je serai nu sur un sol primitif . De notre civilisation et de sa ruine tout sera encore lointainement à venir. De la guerre qui a tué la vie planétaire tout sera encore impensable. Du refuge de plomb où j’écris, il ne restera rien, pas plus que du dôme voisin où l’on a également formé la femme que l’on me destine. Je pense que, à cinquante mètres l’un de l’autre, nous ne<b> </b>manquerons pas de nous retrouver. Autour de nous, il n’y aura que des fougères géantes. »<b><br></b></i>Une nouvelle intéressante écrite dans un style simple et fluide avec un humour en demi-<wbr>teinte. Albérès, qui s’est toujours intéressé à la SF, y touche parfois, sans  s’y s’impliquer de trop, cependant.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">596</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Manitoba Ne Repond Plus</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-manitoba-ne-repond-plus-r595/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/manitoba-ne-repond-plus.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Qui ne connaît la bande dessinée de Hergé – sinon il faudrait d’urgence combler cette lacune – mettant un scène l’archétype du savant fou?<br>Jo et Zette, enlevés en mer par une bande de pirates, se réveillent à l’intérieur d’une base sous-<wbr>marine où des inventions scientifiques extraordinaires sont à la disposition du «Maître», un gnome contrefait barbu et bossu comme le professeur Tornada dans le roman de Couvreur, «une invasion de macrobes ». <br>Pillant les navires de ligne en utilisant un gaz soporifique de son invention pour se procurer le financement nécessaire à ses néfastes projets, il a conçu un robot, prototype d’une armée de métal destinée à envahir le monde. Grâce à Jocko, et par les lois du hasard, le robot géant aux gestes fous, fait perdre la raison à son créateur, le transformant pour de bon en « savant vraiment fou », ce qui permet la fuite des deux enfants. S’engouffrant dans un engin d’exploration sous-<wbr>marin, ils aborderont une île habitée par des cannibales, ce qui promet une suite croustillante dès le deuxième volume de la série.<br></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">595</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Malheurs De John Bull</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-malheurs-de-john-bull-r593/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/malheurs-de-john-bull--les-.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Si Lord Killyett n’avait pas été si plein de morgue à l’égard de Maxime-<wbr>Jean Darnozan, rien ne se serait produit. Mais il se trouve que Darnozan, jeune Français robuste et intelligent, ayant sauvé du naufrage le « Lapwing » sur lequel se trouvaient Lord Killyett et sa fille Héléna, non seulement essuya le mépris de ce dernier mais encore se vit refuser la main de sa fille , Lord Killyett se pinçant le nez devant la roture.<br>Maxime-<wbr>Jean, de caractère fier et ombrageux, promit de se venger et de faire plier l’obstiné vieillard, en déclarant la guerre à l’Angleterre. Son projet, chimérique à première vue, fut soigneusement élaboré.A son arrivée en Amérique, il consulta un banquier qui lui accorda un prêt pour démarrer son entreprise. Il réunit une quarantaine d’aventuriers prêts à risquer leur vie pour parfaire leur fortune. Des meilleurs, il en fit ses lieutenants : Pontins, Kasaloff, Kellner, Lamanon, qui jouèrent un si grand rôle dans la conquête du pouvoir. Il sut également se faire respecter et éliminer les profiteurs et les instables.<br>En leur dévoilant son projet de conquête, il leur indiqua la première étape à atteindre, celle de se procurer l’armada navale de base en l’empruntant à l’Angleterre même,  par d’audacieux coups de mains, partout dans le monde,  et de garnir ces cuirassés de marins habiles aptes à en découdre :<br><i>« -<wbr>Vous, Pontins, quel compagnon voulez-<wbr>vous ?<br>-<wbr>Je demande à opérer seul<br>-<wbr>Comment ferez-<wbr>vous ?<br>-<wbr>J’irai chercher à Salé, sur la côte du Maroc, trois ou quatre mille gaillards qui s’ennuient joliment depuis une quinzaine d’années, et qui viendront pour rien »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Sa fortune ayant été augmentée par le don inattendu d’Ata-<wbr>Capac, authentique descendant des rois incas, Maxime-<wbr>Jean officialisa son entreprise :<br><i>« Je veux fonder l’Empire des mers. Je veux que toutes les îles du globe nous appartiennent un jour. L’Angleterre, qui avait acquis la plus grande puissance maritime du monde, a joué naguère une comédie infâme pour s’emparer de l’isthme de Suez, qu’elle convoitait depuis longtemps. Elle s’est moquée de l’Europe. (…) L’Europe ne regimba pas. Eh! bien, messieurs, ce que l’Europe n’ose pas faire, nous le tenterons, nous, avec l’aide de Dieu. Nous attaquerons l’Angleterre sur son terrain favori, sur toutes les mers ; nous la battrons, c’est du moins mon espérance ; nous la diminuerons, nous la détruirons, et nous aurons ainsi accompli le plus grand acte de justice des temps modernes.»</i><br>Se proclamant roi de Pola, Maxime-<wbr>Jean Ier, basé sur l’île de Perim, envoya en Angleterre son ministre plénipotentiaire Boilucas pour exiger une entrevue avec Gladstone :<br><i>« Toute l’Angleterre fut prise d’un rire inextinguible quand le Times révéla au monde que le roi de Pola, en sa qualité de souverain océanien, prétendait avoir quelque droit au règlement des affaires d’Egypte et surtout du canal de Suez.»</i><br>Il prépara donc  une opération de vaste envergure avec pour cible les arsenaux de Woolwich où se construisait la flotte anglaise. Au moyen d’aérostats qui lui permirent également de s’échapper, il les fit incendier. Le Premier ministre anglais écuma de rage et promit de venger l’affront. Sa colère s’accentua quand il apprit, que partout dans le monde, les vaisseaux commerciaux anglais étaient pris pour cible, attaqués et pillés, menaçant la suprématie anglaise dans le cadre du commerce international. La population anglaise accusa les Irlandais d’être de mèche avec l’aventurier.Le coup le plus dur fut asséné à Gibraltar où Maxime-<wbr>Jean enleva deux vaisseaux avec leurs équipages, orgueil de la flotte anglaise, puis il établit sa base près de Madère, attendant la réaction anglaise.<br>L’amiral Hopkins commettant l’erreur de sous-<wbr>estimer son adversaire lors de la bataille de Pontevedra, et par une tactique militaire et navale supérieure, la flotte de l’Empereur des mers  coula les navires anglais.Le succès de l’aventurier entraîna un nouveau jeu des alliances en Europe; alors que la France resta en une stricte neutralité, l’Espagne prit parti pour l’Angleterre et l’Italie pour l’Empereur des mers, escomptant un substantiel profit dans cette affaire.<br>La lutte continua. Chypre est enlevée, les navires de Maximilien-<wbr>Jean semblent partout, dans le canal du Mozambique, dans les Antilles où Haïti, la république Dominicaine, Madagascar seront investis par Kellner et Smith. En Angleterre l’on vota des crédits massifs pour venir définitivement à bout du trublion ; une flotte moderne sera mise à l’eau, commandée par l’amiral Beauchamp Seymour. Elle cingla vers Gibraltar dans le but de pénétrer en Méditerranée dont l’accès était gardé par les « tortues » de Maxime-<wbr>Jean :<br><i>« S’inspirant, en la rendant pratique, de l’idée qu’a eue, il y a vingt-<wbr>cinq ans, l’amiral russe Popoff, il avait demandé aux ingénieurs américains de lui construire d’immenses bâtiments entièrement ronds, d’un diamètre de quatre cents mètres environ, pouvant contenir dans leurs flancs une garnison considérable, couverts d’un toit en acier d’une épaisseur prodigieuse et bâti en dos de tortue, de façon à ce que les obus ennemis ne fissent que ricocher sur cette glissante carapace. »</wbr></i><br>Douées d’une force de frappe prodigieuse, appuyant le reste de la flotte polane, les tortues s’opposèrent avec efficacité aux nouvelles armes anglaises, navires en forme d’obus destinés à accrocher l’ennemi, bateaux-<wbr>volcans en forme de cigares. Rien ne put venir à bout de l’arme secrète de l’aventurier :<i><br>« Jamais on ne vit pareille fureur dans l’attaque, ni semblable vigueur dans la défense. Chacune des tortues s’entourait à chaque minute d’un cercle de feu et vomissait d’épouvantables projectiles. »</i><br>Finalement, le reste de la flotte anglaise dut se replier  dans un port espagnol. En Angleterre la fureur redoubla. Partout, de par le monde, l’on rappela les unités anglaises et sur terre les réservistes. La bataille maritime dite des Trois-<wbr>Jours allait décider du sort de l’Angleterre. A nouveau devant Gibraltar, se rencontrèrent les deux formidables armadas :<i><br>« Des béliers furent lancés contre les cuirassés du roi des Iles et allèrent les ébranler dans les profondeurs de leur carènes, pendant que les obusiers envoyaient en l’air de formidables poids. »</i><br>La réponse ne se fera pas attendre :<i><br>« Presque au même instant, une espèce de radeau qui n’avait l’air de rien, et qui sortait aussi des flancs du Vésuve, s’avançant entre les deux flottes se dirigea vers l’endroit où se tenaient les torpilleurs et les petits navires de guerre. (…) Les Anglais tirèrent dessus avec rage, mais l’autre avançait toujours. Il aborda par tribord un cuirassé de station, et l’on vit, tout à coup, de grands bras de fer se dresser en l’air automatiquement et s’abattre sur le bâtiment qui fit de vains efforts pour se soustraire à cet embrassement terrible ; puis on entendit une explosion, un déchirement effroyable, et tout s’effondra pour disparaître, brûlot et cuirassé, dans la mer. »</i><br>La bataille devint décisive à la fin des trois jours, par l’héroïque sacrifice de Pontins et l’admirable percée de William Smith, qui, séance tenante, devint Duc de Gibraltar.<br>A cette catastrophe répondit la chute du ministère Gladstone. Toutes les îles de la Méditerranée tombèrent dans l’escarcelle de Maximilien-<wbr>Jean, la géopolitique de la région fut bouleversée, ainsi qu’en Asie, où les place-<wbr>fortes anglaises furent réduites les unes après les autres :<br><i>« Dans la mer des Indes, et au même moment, Lamanon, comme contre-<wbr>amiral, Joshua Klett et Prytz comme généraux d’armée, attaquaient successivement les Philippines, les Célèbes, les Moluques, Bornéo, Sumatra, Java, la Nouvelle Guinée, et parvenaient à installer partout des garnisons composées d’Indous et de Malgaches, de Malabars et de Malais. »</wbr></i><br>Alors que le roi des îles réclamait son dû, soit la main de Lady Héléna, l’Angleterre joua sa dernière carte en fomentant des sabotages sur les navires de l’Empereur, allant jusqu’à la tentative d’assassinat sur sa personne même, tentative qui échoua. L’idylle, rendue enfin publique, divisa les Anglais. Les uns, accusant Lord Killyett de haute trahison voulurent le forcer à céder, les autres  -<wbr> en majorité des femmes -<wbr> trouvèrent une telle situation si romantique :<br><i>« Il n’est donc pas étonnant que le cœur ratatiné de toutes les vieilles misses dont la fatale destinée est d’être vouées au célibat se soit agité, sous la cendre, en faveur de ce galant marin qui bouleversait l’univers entier et ruinait totalement un peuple puissant, par l’unique raison qu’il était amoureux d’une héritière. »</i><br>Lady Héléna, elle aussi se montra sensible à l’appel du Napoléon des mers. Une rencontre fortuite à Paris entre les deux tourtereaux décida Maximilien-<wbr>Jean d’envahir l’Angleterre afin que son mariage soit béni par l’Archevêque de Dublin. L’Irlande investie – et qui ne demandait qu’à l’être,  les navires du roi des Iles acheminèrent en divers endroits de la côte anglaise les vagues d’invasion qui toutes devaient converger vers Londres. Bousculant les ultimes lignes de défense mises en place dans la hâte, cheminant avec rapidité, les armées de Maximilien-<wbr>Jean réalisèrent sa promesse, scellant le sort de l’Angleterre pour les années à venir à cause de l’obstination d’un vieil homme cacochyme.<br>Ouvrage original, d’une écriture passionnée et frémissante, rempli de fureur et de bruit, « les Malheurs de John Bull » est l’un des meilleurs romans anti-<wbr>anglais de l’époque. Dans un post-<wbr>sciptum l’auteur explique son animosité envers la «perfide Albion » qu’il accuse de mépriser les autres nations. Prenant une revanche fantasmée sur la réalité historique où fut vaincu le véritable Napoléon, Camille Debans invente aussi des engins extraordinaires – proches de ceux de Robida -<wbr> qui assureront le succès de son héros. Un récit qui mériterait d’être réimprimé.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">593</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Maladie Du Papier</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-maladie-du-papier-r592/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/maladie-du-papier.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le narrateur est témoin des étranges événements survenus ce soir-<wbr>là. Le papier, tout le papier, les livres, papiers d’identité, testaments, traités, pactes, papier-<wbr>monnaie, etc. s’est transformé en une poussière grise à l’odeur désagréable. Avec son amie Laila, ils observent de leur chambre, désabusés, la décomposition sociale qui en résulte.<br>D’abord, comme une inquiétude, puis un cri dans la foule : " C’est la fin du monde ! ", ensuite, des catastrophes individuelles (suicides) suivies par des actions collective en vue de s’approprier de la nourriture. La loi martiale est proclamée, les militaires prennent position dans les rues, le rationnement  et le couvre-<wbr>feu sont proclamés.  <br>Par la suite, l’on se rendit compte de l’immense perte survenue à la littérature, ce qui impliquera la mise en place de clubs de lecture et de cercles de conteurs. En attendant la nouvelle découverte d’un papier indestructible, l’ardoise et la craie, les microfilms et la photo, seront les supports les plus utilisés. Enfin le jour vint, où l’on découvrit un papier résistant à la maladie. Et ce jour-<wbr>là, le monde fut à nouveau noyé sous un flot de paperasse inutile.<br>Une courte nouvelle, malicieuse et poétique, qui traite bien mieux du sujet que les trois cents pages de Georges Blond dans " les Naufragés de Paris ".<br></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="fs20 cf3 ff2"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">592</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
