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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/25/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Merodak</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/merodak-r618/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/merodak.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Le monde a cédé à la pollution due à l’emploi abusif du charbon. Toutes les basses terres d’Australie sont noyées dans un smog impénétrable. Il reste quelques survivants, les "Perms" qui vivent dans le Smog et qui sont dangereux, ainsi que quelques groupes humains basés dans des villages de hautes montagnes, au-<wbr>dessus du smog. Farouchement fermés sur eux-<wbr>mêmes, ces petits clans évitent – et au besoin tuent -<wbr> tout ce qui est étranger. Ils subsistent sur les ruines d’une civilisation technologique brillante dont ils utilisent les miettes comme, par exemple,  des voitures qui fonctionnent à la vapeur. Paradoxalement, l’énergie ne leur manque pas puisqu’ils ont réussi à remettre en activité l’une ou l’autre station hydroélectrique :<br><i>" Qu’est-<wbr>ce qui avait mal tourné à ce moment-<wbr>là pour l’espèce humaine ? Difficile à dire, car il ne restait que peu de données. Mais la cause première de l’effondrement n’avait-<wbr>elle pas été cette tendance des minorités à s’attaquer aux structures sociales existantes, sans avoir, pour les remplacer, le moindre système viable ? Détruire était devenu trop facile. Il y avait eu d’abord ce sabotage hystérique de deux centrales nucléaires. Suivi de l’incendie des mines de charbon pour tenter d’inverser la tendance ! La plus grande partie du Smog marron qui recouvrait toujours le Dehors, à l’ouest et au sud, provenait de</wbr></wbr></wbr></i> <i>cet incendie des mines à ciel ouvert de Yallourn et de Morwell, feux immenses qui avaient fait rage bien avant la naissance de Roy "</i><br>Roy, un jeune homme, est peu à l’aise dans son milieu . Il recherche un contact avec l’extérieur. Chaque nuit il contemple dans le ciel un satellite artificiel qui doit, selon lui,  abriter des hommes évolués, lancés à la conquête de l’espace quelques siècles plus tôt.  Défense est faite à quiconque d’entrer en contact avec le satellite car il est présumé dangereux. <br>Avec l’aide d’Ev, la bibliothécaire, et Jill, sa petite amie, Roy transgresse l’interdit. Il communique avec le satellite par signaux lumineux. Vaya, une troublante jeune femme  extraterrestre – quoique âgée de plus de cent vingt ans – répond à ses appels  et lui propose un échange : les secrets de sa très grande longévité contre des artefacts d’ancêtres terrestres. Roy, ayant précédemment découvert une sorte de musée, s’y rend en compagnie de ses nouveaux amis. Repéré par les siens, immédiatement stigmatisé comme traître, il est recherché par Max Lang et Snowy  pour être mis à mort.<br>Les extraterrestres, des colons terriens peuplant maintenant Merodak,  une planète lointaine  de type terrestre, se dévoilent alors à tous et offrent de nombreux cadeaux aux terriens survivants. Roy, réhabilité, se prépare à partir avec Jill, pour un voyage sans retour sur la planète Mérodak.  Tout de suite après le départ, ils ont vent de la véritable nature de leurs nouveaux amis : Vaya ainsi que les autres, sont des robots actionnés à distance par d’anciens Terriens que des siècles de manipulation génétiques ont transformé en monstres bienveillants à quatre bras. La longévité est à ce prix…<br>Un space-<wbr>opera plat qui se déroule sur fond de décor cataclysmique Rien ne ressort à la lecture sinon une seule question: quelle forme ont-<wbr>ils vraiment, ces extraterrestres?… C’est beaucoup de mots pour  pas grand-<wbr>chose...</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">618</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Mere Des Temp&#xEA;tes</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-mere-des-temp%C3%8Ates-r617/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/mere-des-tempetes.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">2028. Le monde a profondément changé grâce à  l’informatique. D’autres nations se sont formées et se disputent la prééminence dans un contexte planétaire. De nombreux personnages vivent leur vie personnelle et se retrouveront alternativement en compagnie des uns ou des autres au fur et à mesure du déroulement du récit. <br>Une rivalité opposant la République de l’Alaska et celle de la Sibérie d’Abdulhashim mettra le feu aux poudres. Afin d’annihiler le stock de missiles de la République de Sibérie, les Etats-<wbr>Unis lanceront une contr’attaque avec des missiles nucléaires, ce qui changera la face du monde. Les engins de mort, s’enfonçant profondément dans la banquise polaire, libèrent des centaines de milliards de tonnes de méthane dans l’atmosphère jusque-<wbr>là maintenues à l’état de clathrates au fond de la mer. En quelques jours l’atmosphère se réchauffe provoquant un effet de serre inattendu et mortel.La conséquence en est la naissance d’un extraordinaire cyclone tropical, baptisé " Clem " qui, pompant l’énergie de l’océan Pacifique menacera de plus en plus dramatiquement à travers son trajet erratique l’espèce humaine, plus particulièrement celle située le long des bordures continentales:<br><i>" Le rapport qui sera rendu public et communiqué à l’ONU affirme que l’été prochain verra l’émergence d’une vingtaine d’ouragans, de typhons et de cyclones d’une violence inconnue à ce jour, de sécheresses radicales dans les zones tempérées et de moussons dévastatrices dans les tropiques; les neiges d’Afrique de l’Est se transformeront en glaciers et la Colorado River cessera probablement de couler; la famine, les inondations et les tempêtes causeront la mort de plusieurs dizaines de millions de personnes (...) Il sera probablement impossible de sauver les Pays-<wbr>Bas et très certainement impossible de sauver le BanglaDesh ainsi que les très grands deltas. Certaines îles du Pacifiques seront rayées de la carte et, dans l’hémisphère Sud, les glaciers de l’Antarctique gagneront en volume durant l’hiver austral pour fondre plus rapidement que d’ordinaire en octobre et novembre. Les conséquences de ce dernier phénomène sont encore imprévisibles. "</wbr></i><br>Il en résultera un milliard de morts ainsi que l’écroulement des anciennes nations avec une nouvelle donne géopolitique. <br>Le cataclysme est vécu " en direct " grâce aux acteurs de la XV, chaîne télé qui permet l’empathie totale des spectateurs par le biais des branchements informatiques de simulation. L’événement est vu, ressenti, analysé à travers les acteurs de la XV (certains acteurs mourront en direct),  relayé par des centaines de millions de téléspectateurs:<br><i>" Ils s’effondrent doucement sur la moquette, toujours tendrement enlacés, sentent la fatigue s’emparer de leurs corps. Bill prend le visage de Candy en coupe et l’embrasse; sa bouche est grande ouverte et lorsque Porter zappe sur elle, il constate qu’elle est encore en train de jouir, que des  vaguelettes de plaisir montent encore de sa vulve endolorie.<br>La bourrasque choisit cet instant pour frapper. Le vent cyclonique est susceptible de doubler, voire de tripler sa vitesse initiale. Cette bourrasque, venue de la mer brise simultanément toutes les fenêtres de l’hôtel. Les deux tourtereaux ont à peine le temps de voir la baie vitrée se fracasser contre le mur; Candy ouvre la bouche pour hurler."</i><br>Enfin les "datarats", sortes de programmes informatiques "intelligents", en puisant et en volant les informations ultra-<wbr>secrètes des ordinateurs, permettent, en quelques nanosecondes, de révéler à qui le désire, les secrets  découverts. Les personnages du récit se livrent ainsi une guerre larvée à coups de manipulations informatiques par datarats interposés. <br>Les uns en profiteront, telle la présidente des Etats-<wbr>Unis, Brittany Lynn Hardshaw,  pour hâter l’émergence du nouveau monde, parfois à leur propre détriment, et pour lutter contre les éléments naturels. Les autres s’en serviront à leur profit personnel comme Jameson, la journaliste ou John Klieg, le requin de la finance internationale.<br>Clem et ses rejetons constituent l’unique souci de Hardshaw. Comment arrêter ou atténuer l’effet des cyclones? Elle se tient au courant de la situation à travers Carla, une femme spécialiste mondiale de la météorologie qui croise dans la pacifique avec son sous-<wbr>marin personnel. Carla est en liaison avec son époux Louie Tynan qui tourne sur orbite terrestre,  dernier humain dans un espace totalement robotisé. Ces deux personnages joueront un rôle de premier plan dans le récit. Grâce à eux la terre sera sauvée. Louie, inutile jusque là, reçoit soudain l’ordre de réactiver la base robotique lunaire pour des lancements éventuels. En ce but, il se branche en visualisation symbiotique sur les machines-<wbr>robots disponibles à la surface lunaire. Une conséquence inattendue de cette manipulation en est la transmutation asymptotique de son esprit,  bientôt totalement imprégné par des programmes de plus en plus sophistiqués qui développeront ses capacités de manière exponentielle: il représentera à très court terme l’équivalent de milliards de cerveaux humains en connexion, et ses facultés continuent encore à se développer:<br><i>" Pour lui, huit mille ans environ se sont écoulés. Il utilise plusieurs milliards de processeurs, en fait il atteindra le trillion cet après-<wbr>midi même, et comme chacun d’eux est massivement parallèle, il fait tourner en tout plusieurs quintillions de programmes (...) Il s’amuse à élaborer une douzaine de projets destinés à transformer Jupiter en petit soleil pour faciliter la terraformation de ses lunes, imagine quelles nations pourraient s’y établir ".</wbr></i> <br>Heureusement pour l’espèce humaine, Louie reste une sorte de dieu bienveillant  et compatit à son malheur. En connexion avec Carla,  qui s’est totalement immergée dans le web terrestre, Louie abandonne son corps physique pour être plus à l’aise, et envisage de mettre fin aux activités du cyclone Clem en transportant à proximité de la terre une comète de glace puisée aux confins du système d’Oort, de la découper en tranches (" des fresbees "),  et de les lancer dans l’atmosphère terrestre en vue de rafraîchir la terre. Le mécanisme cyclonique s’arrêtera ainsi de lui-<wbr>même, privé d’énergie calorique. <br>Durant ce temps, Klieg le financier avec son idéologie de la middle-<wbr>class et ses datarats, apprend que tous les lanceurs terrestres seront détruits par le cyclone. Comme il en envisage toutes les conséquences, il installe sa propre base de lancement dans la république de Sibérie, s’acoquinant avec un financier du coin. Hardshaw aura besoin de lui pour se débarrasser du fléau par le lancement d’une myriade de ballons en mylar dans la haute atmosphère, ce qui réduira l’intensité lumineuse, donc l’énergie disponible pour Clem. En situation monopolistique, Klieg est, en désespoir de cause, l’autre espoir de l’humanité. Louie se rend compte cependant que si d’aventure Klieg remportait la mise, sa réussite livrerait la Terre à la plus féroce dictature jamais envisagée.<br>Restent Synthia Venture alias Mary Ann, la reine hard du porno de la XV, et Jesse , l’amoureux éconduit.  Ils se retrouvent au Mexique, elle fatiguée d’être le modèle de la copulatrice médiatisée, et lui à la recherche d’un vrai amour "centré". Ils vivront ensemble leur amour dans un décor bouleversé par le cataclysme et s’ouvriront à l’amour des autres en se forgeant un destin grandiose. Par sa notoriété et grâce à l’empathie universelle de la XV, Synthia deviendra l’outil consentant de Hardshaw qui lui proposera d’être le modèle positif d’une renaissance sociale. A travers Synthia, les survivants pourront reconstruire un monde meilleur.<br>Berlina Jameson, la journaliste par qui le scandale est arrivé, devenue célèbre grâce aux secrets diplomatiques qu’elle a pu révéler avec ses datarats, est aussi manipulée par la présidente Hardshaw en vue de  piéger Klieg dont Louie lui a signalé le danger énorme que ce dernier constituerait pour l’avenir. Et, durant que ces personnages se battent ou s’unissent, les cyclones s’amplifiant, balaient le monde:<br><i>" Clem 650, le cyclone dont le bilan se révèle le plus meurtrier, est certes l’un des plus puissants qu’ait engendré Clem, mais il frappe au bon endroit et au bon moment. Il était impossible d’évacuer le Japon et, en dépit de leurs parcs de réplicateurs, les Japonais n’ont pas eu le temps matériel d’édifier assez de digues. Clem 650 tourne au nord-<wbr>est de Honshu et ravage un corridor peuplé d’êtres humains condamnés à l’avance. Il en tue cinq cents millions en l’espace de neuf jours. Le 26 août, il arrive au large de Yokohama, et le lendemain, bien que les autorités japonaises conservent un silence obstiné, on apprend grâce aux radars que Tokyo n’est plus qu’un champ de ruines. Clem 650 fonce vers le sud, achève de submerger Honhsu et Kyushu, envoie une marée de tempête sur les côtes de Chine et jusque dans le détroit de Formose. En s’engageant ainsi dans le détroit, cette marée donne naissance à un courant si puissant qu’il arrache à la côte tous les ports situés entre Quanzhou et Zianjang -<wbr> y compris Hongkong et Macao -<wbr>, à la façon d’un jet d’eau fendant une plaque de neige. Les images en provenance de la Chine sont horribles : on voit des masses d’hommes et de femmes piétiner des montagnes de cadavres dans leur fuite éperdue. "</wbr></wbr></wbr></i><br>Louie revient finalement en orbite terrestre avec sa comète. La terre est sauvée mais pleine de cicatrices. Au plan géographique, des terres ont sombré, des mers sont apparues. Au plan politique, des pays ont disparu, des états nouveaux se sont imposés. La prééminence des Etats-<wbr>Unis est terminée. Enfin, au plan de l’espèce humaine, un nouvel être est né : un quasi-<wbr>dieu, Louie Thynan, qui veille sur la destinée des êtres humains. <br>"la Mère des tempêtes" est un ouvrage complexe croisant habilement divers thèmes, les uns anciens, comme celui de "la tempête universelle", et d’autres appartenant au courant cyberpunk. La richesse des descriptions, l’effet de réel engendré par la véracité scientifique des faits, apparenté à la hard-<wbr>science, la trame de fond des intrigues politiques sans que ne soit abandonnée l’épaisseur psychologique de personnages  incarnés, traduisent le métier de l’auteur et sa volonté de susciter un livre-<wbr>univers crédible quant à un futur alternatif proche. L’analyse des conséquences du web et son interaction avec l’être humain en est une de ses créations les plus fascinantes.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">617</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Menace Invisible</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-menace-invisible-r613/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/menace-invisible.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Les événements se précipitent en cette année 1987. Trois nouveaux croiseurs récemment lancés par des pays européens coulent à pic. Des lettres de menace aboutissent mystérieusement sur le bureau du ministre de l’Intérieur, Etienne Gromier. Elles annoncent d’autres sabotages, d’autres désastres à Paris, s’il n’est pas mis fin immédiatement à toute activité belliqueuse internationale. <br>Louis Berson, journaliste employé aux " Nouvelles du Monde ", se met en piste pour découvrir le redoutable individu qui menace le monde. Ayant eu vent de l’évasion de Melpomès, un condamné à mort, il découvre qu’une jeune femme " <i>à la phalange gauche coupée " </i>est probablement une intermédiaire entre le criminel inconnu et le monde politique. Ayant obtenu certains renseignements de la part du père Félibien, vieil huissier original au Palais de justice, Louis Berson est enlevé puis retrouvé, amnésique. Son patron, Jean Sorlin le fait hypnotiser par le mage Sankar pour que les souvenirs lui reviennent.  Il semble avoir été retenu prisonnier dans une salle souterraine parcourue par une machinerie électrique et, sur son trajet, mis en contact avec une termitière géante aussi imposante que les tours de Notre-<wbr>Dame<i><br></i>Ces insectes, lancées à l’assaut de la ville, sapent les fondations des bâtiments officiels et militaires. la Tour Eiffel elle-<wbr>même, symbole d’une France fière et victorieuse, s’écroule, tragiquement minée : <i><br></i>"<i> Après plusieurs secondes qui semblèrent des siècles, on vit enfin le sommet de la Tour décrire un arc de plus en plus grand, tandis que s’éteignaient toutes les lumières qui, jusqu’alors, avaient clamé que, là-<wbr>haut, il y avait des hommes qui vivaient, qui pensaient, qui osaient. Et, brusquement, dans un fracas de tonnerre où le bruit des haubans d’acier qui se rompaient était semblable à l’explosion des obus, la Tour entière, orgueil de Paris et voix de la France, bascula tandis que la foule, incapable de se maîtriser, hurlait d’horreur, et que se rompaient les rangs des soldats noirs destinés à la maintenir. Elle se cassa en deux avant de toucher le sol, projetant sa partie supérieure sur les immeubles abandonnés, et les réduisant en ruines, tandis que sa masse principale labourait le sol et s’y enfonçait profondément. Et tout aussi rapidement que la clameur et le fracas de la chute étaient montés au ciel, un silence lourd comme une crêpe s’appesantit. La Tour était morte ! "</wbr></i><br>C’en est trop pour les Parisiens qui quittent la ville en masse, laissant derrière eux le vide et la désolation. Etienne Gromier de son côté, a été battu par le démagogue Duguay-<wbr>Baillon qui prend la  Présidence du Conseil à sa place,  et dont la première mesure sera d’évacuer le gouvernement à Alger. Quant à Louis Berson, il suit à nouveau la trace de la mystérieuse jeune femme dont il apprend l’identité : Viviane Dermoz, étudiante en Sorbonne. Les menaces épistolaires continuent de pleuvoir, les bâtiments de s’écrouler les uns après les autres. Gromier convoque ses corrélatifs européens pour une mission de la dernière chance dans une ville de Paris désertée.<br>Sir Horace Mersy, le représentant anglais, est le premier à capituler. Il suggère de signer le protocole européen de désarmement que le fou réclame. Coup de théâtre !  Person reconnait en la personne de Félibien le savant fou qui l’avait enlevé, de son vrai nom Victor Dermoz, c’est-<wbr>à-<wbr>dire le papa de Viviane. Dermoz refuse d’abandonner son idée fixe qui est la destruction de l’ensemble des ouvrages humains par ses termites auxquels il commande par vibrations interposées.  <br>L’enlèvement de Sir Horace et de Viviane par le collaborateur dément de Dermoz le fait changer d’attitude. Pour sauver sa fille,  il coopère avec Person. Après une longue poursuite dans les tunnels souterrains de Paris où oeuvrent les termites, les deux hommes neutralisent le fou et délivrent ses infortunés cobayes. Dermoz, dont l’idéal anarchiste s’effondre, ne peut survivre à son échec et se suicide. Quant au protocole adopté par les pays européens, il ne tint pas la route longtemps. Au moindre malentendu, il sera abandonné en faveur d’un bon et solide réarmement.<br>Un roman policier qui présente de nombreux éléments conjecturaux et offre une vision désabusée du futur.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf1 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">613</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Memorial</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/memorial-r612/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoires-de-fins-du-monde.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le savant et l’artiste. Le logicien et l’esthète. Grenfell et Jack Roway. Le savant est possédé par une vision et un objectif : rendre la guerre impossible. Pour cela il faudra infliger une telle terreur à l’humanité que jamais plus elle ne prendrait les armes. Il conçoit « l’Abîme », un mémorial tellement angoissant, et qui devra durer si longtemps, que l’être humain, en le voyant, oubliera son agressivité.<br>Le physicien atomiste est capable de construire l’Abîme qui mettra en œuvre les conditions d’une explosion nucléaire des milliers de fois plus puissantes que celle d’Hiroshima, mais contrôlées et limitées en surface. La fusion qui en résulterait, en transformant toute la matière disponible en énergie, créera une zone interdite où subsistera un lac en fusion, de la chaleur et de la lumière. <br>S’attelant à cette tâche, Grenfell sait qu’il sera maudit et activement recherché par les autorités. Il se fait donc discret dans son laboratoire personnel. Le seul qui l’approchera est Jack à qui il garde sa confiance. Lorsque le poète le retrouve, Grenfell achevait son œuvre. <br>Cependant Jack a peur. Très peur. Des Soviétiques notamment. Seule l’invention du physicien mise entre les mains des militaires pourrait sauver la situation. Alors il trahit Grenfell, signalant sa retraite aux autorités.  En s’emparant des éléments constitutifs de l’Abîme, les policiers activèrent la masse critique et déclenchèrent l’apocalypse. La conflagration nucléaire fut telle qu’on l’attribua aux Soviétiques. Suivit une guerre nucléaire, puis une autre, qui balaya l’humanité de la scène de l’histoire. Jamais plus les hommes ne se feraient la guerre :<br><i>« Quelques humains avaient survécu. Les rats en mangèrent la majorité – car les rats avaient accru leur population dans des proportions fantastiques. Et puis, il y eut des épidémies. Ensuite, il resta des êtres nus, se tenant à peine droits, dont l’hérédité déformée remontait sans doute jusqu’à l’homme. Mais ceux-<wbr>là savaient, individuellement et collectivement, ce qu’était la peur, et il n’y eut pas d’évolution. Ce n’étaient certainement pas des hommes. »</wbr></i><br>Seul l’Abîme, le Mémorial voulu par Grenfell continuerait à déverser son horrible lumière sur une terre dévastée.<br>Une nouvelle en forme d’avertissement, toujours d’une «brûlante » actualité.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">612</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Memoire Des Hommes</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-memoire-des-hommes-r611/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/memoire-des-hommes.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Daniel, jeune adolescent de treize ans, vivant dans les environs de Québec, est resté seul avec son ami le chien Filou, dans le chalet familial. Les nouvelles sont mauvaises et mentionnent une tension internationale croissante. Profitant de l’abri anti-<wbr>atomique savamment agencé par ses parents, il a la douloureuse surprise de s’apercevoir que le monde est passé de la théorie à la pratique. Québec soufflé par la bombe, les Laurentides en feu, un couvercle de ténèbres sur la nature en deuil,  voilà ce que montrent les caméras de l’abri :<br><i>« Daniel poussa un cri de surprise et d’effroi. Un énorme brasier avait envahi l’écran. La vallée tout entière flambait. Fébrilement, il commanda à la caméra un mouvement de balayage vers le haut. Un immense nuage en forme de champignon emplissait le ciel, assombrissant l’horizon, là où normalement on aurait découvert le château Frontenac, la Concorde, les gros immeubles du gouvernement et des édifices modernes. Des volutes gigantesques roulaient les unes sur les autres. Certaines semblaient naître des précédentes pour alimenter la fumée opaque qui obscurcissait le firmament à perte de vue. Elles formaient une chape mortuaire qui couvrait la région tout entière. Pas possible ! Québec, là-<wbr>bas, et toutes les villes environnantes. Mon Dieu ! »<br></wbr></i>Il sait qu’il doit attendre que le cataclysme s’apaise. Il sait aussi que ses parents sont morts. C’est ainsi que commence une veille tragique de quelques mois où, soutenu par Filou, Daniel reste la seule personne sur terre à se soumettre à des occupations quotidiennes car la nourriture ne manque pas dans l’abri, ni même les livres.Vint enfin le temps de la première sortie. Engoncé dans son habit de survie, Daniel sera confronté aux cendres, à la dévastation, à la mort, sous la forme de squelettes ou de cadavres en décomposition qui sont tout d’abord ceux de ses voisins et amis qu’il aimait tant :<br><i> « Il frotta une vitre du salon. Comme frappé en plein visage, il se rejeta en arrière. Non, non ! Pas vrai. PAS VRAI ! Instinctivement, il serra les poings et ferma les yeux. (…) Assis dans un fauteuil, un homme au visage décharné le fixait de ses orbites vides ! Comme le fixait de ses orbites vides une femme assise dans le fauteuil voisin ! Monsieur et madame Villeneuve. »<br></i> Le choc de la découverte lui fait aussitôt réintégrer son abri, le temps d’assimiler la nature de la catastrophe universelle, ce qui le plonge sans transition dans l’âge adulte. Arrive aussi la grande solitude : Filou, qui a gambadé sans précautions autour de l’abri, meurt, irradié. Daniel sait qu’il doit aller de l’avant. Avec son vélo qu’il prépare soigneusement, il projette d’explorer la région chaotique qui s’étend devant lui. <br>Il rencontrera deux exemplaires de survivants, gentils ou méchants selon le cas, bien qu’ils portent tous sur eux les stigmates de la lèpre radioactive. Yves, un homme de vingt neuf ans (il en paraît quarante), malgré son aspect repoussant, s’apparente aux gentils. Le premier moment de méfiance envolé, Daniel l’adoptera comme son père putatif et apprendra de lui les règles de la survie :<br><i>« Il enferma l’enfant dans ses bras, longuement, fortement, presque à lui en faire mal. Sur l’autoroute en ruines, encombrée de milliers de voitures désintégrées, dans un cimetière où des milliers et des milliers de morts attendaient d’être inhumés, éclatait une image merveilleuse : un homme embrassait un enfant. Prodigieuse promesse d’un monde qui refusait de mourir. La tendresse avait retrouvé son droit de cité. La tendresse, la solidarité. Un lien venait de nouveau de se créer entre deux êtres humains. Et maintenant seulement, ils venaient de briser leurs solitudes. »<br></i>Il lui sera précieux surtout à l’égard d’un clan familial, dirigé par une femme doucereuse mais dangereuse, Madeleine, dont le seul but sera de découvrir la cache de Daniel afin de la piller. Poursuivis par Richard, l’un des fils de la famille, Yves sera tué dans l’action et Daniel renvoyé à sa solitude.<br>Poursuivants a quête, il fera peu après la rencontre de Raymond, un nouvel ami, qui est à la recherche de livres constituant, selon lui, la « mémoire des hommes ». Daniel, lui faisant confiance, lui indique la direction de son abri où Raymond pourra s’approvisionner. Durant ce temps, le jeune adolescent découvre un vieillard, le Père Martin, un gentil grand’ père qui vit en compagnie de Lise une charmante jeune fille de l’âge de Daniel, recueillie elle aussi. Protégés par un abri naturel, ils ont organisé leur survie, et l’arrivée de Daniel constitue pour eux une divine surprise. Le jeune garçon se sent bien avec eux (surtout en compagnie de Lise) et, pour améliorer leur sort, il leur propose de chercher des victuailles, dont il dispose en abondance dans son ancien abri. <br>Le père Martin ne voulant bouger de chez lui, Daniel repart en leur promettant que son absence serait de courte durée. Lorsqu’il reviendra vers Lise, il aura la désagréable surprise de constater que la place est occupée par ceux qu’il nommera « les coucous », à savoir des parasites dirigés par un faux prêtre lequel a subjugué le père Martin. Mais Daniel a gagné en maturité et lorsque l’Abbé, mielleusement, le somme de se soumettre à la nouvelle discipline instaurée par lui pour le groupe, le jeune garçon le contre durement. Il sait pourtant qu’il n’aura pas le dessus éternellement :<br><i>« -<wbr> Martin est pourtant très content de me confier sa place. Je l’ai rendu heureux. Peux-<wbr>tu me reprocher cela ? – Avant votre arrivée,  Martin était heureux aussi. – Mais il l’est davantage maintenant. – Hum… vous dites cela parce que ça fait votre affaire. Mais je suis persuadé que Martin fait semblant d’être heureux, parce qu’il respecte les prêtres. Ou parce qu’il a peur d’eux. – Tu te trompes. A travers moi, Martin respecte Dieu. – Vous n’êtes pas Dieu, monsieur. Vous êtes un homme comme tout le monde. Et vous n’avez pas le droit de vous servir de Dieu pour profiter de nous. – Mais…-<wbr> Oui, c’est vrai, vous êtes un homme comme nous. La seule différence, c’est que vous portez une robe. Et je trouve ça plutôt ridicule. – Petit impertinent ! Comment oses-<wbr>tu me parler de la sorte ?  Tes parents ne t’ont donc pas appris le respect ? Il va y avoir quelque chose à corriger chez toi dans les jours qui viennent. – Je vais vous déplaire encore, monsieur. Je n’aime pas que vous disiez du mal de mes parents. Ca aussi, c’est du respect ! – Petit polisson ! – Et par-<wbr>dessus le marché, je n’aime pas les gens qui disent qu’ils honorent Dieu, alors qu’ils ne respectent même pas les hommes.<br>Les doigts du prêtre se crispèrent, il serra les mâchoires. »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>La seule solution pour se débarrasser des parasites sera de prendre la fuite avec grand père et Lise abandonnant la place aux profiteurs. Le Père Martin ne fut pas trop long à convaincre et, une nuit, le trio partit vers la sécurité qu’offrait l’ancien abri de Daniel. Il sera rejoint plus tard par Raymond. Peu de temps après grand père Martin s’éteignit dans la sérénité car de doux liens s’étaient tissés entre Lise et Daniel.<br>Un petit ouvrage à destination des adolescents. Les psychologies sommairement esquissées ne cachent pas trop les leçons de morale que tout jeune homme doit intégrer, selon l’auteur, pour passer au stade  adulte : courage, force et vigilance, ouverture au monde et optimisme,  quelle que soit la tragédie à venir. Le style parfois trop simple et le ton, parfois mièvre, ne déparent pas trop un roman adapté à cette tranche d’âge.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">611</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Melinda</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/melinda-r609/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/melinda.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le dialogue innocent entre une petite fille et son papa expose en filigrane l’horreur d’un état de la société d’après «la dernière guerre », entendez la dernière guerre nucléaire.<br>Elle a trouvé dans les ruines un livre d’images montrant de bien jolies choses, des dessins sur lesquels elle s’extasie : des petites filles comme elles (rarissimes semble-<wbr>t-<wbr>il aujourd’hui), une jolie femme comme l’était sa mère (disparue semble-<wbr>t-<wbr>il aujourd’hui) et des arbres verts  (qui n’existent plus semble-<wbr>t-<wbr>il aujourd’hui). Les réponses tristes de son père, sa pudeur, s’opposent à la gaieté innocente de sa fille et amplifient le malaise ambiant :<br><i>« Papa, papa, dis-<wbr>moi papa, papa, je serai sage<br>Pourquoi c’est  pas comme ça<br>Comme c’était dans ce livre d’images…<br>Viens petite Melinda, viens près de ton père<br>C’est parce qu’ils n’ont rien compris <br>avant la dernière guerre. »<br></wbr></i>Une petite chanson qui dénonce de bien grands crimes.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="fs20 cf3 ff2"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">609</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Megalopolis</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/megalopolis-r608/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/megalopolis.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">1.Prélude à Mégalopolis<br>2. Discours du président Directeur Général de l’Europe<br>3.Arche de Noé<br>4. Sérénade<br>5. Radio taxi<br>6.la Cuisine, le Ménage et l’Amour<br>7. les tapis roulants<br>8. Chez nous<br>9. le P.A.P.E.<br>10. confession d’un cadre supérieur<br>11. Mégapocalypse<br>12. le printemps d’après la fin du monde<b><br></b>«Mégalopolis» est une œuvre musicale ambitieuse s’articulant sur une chorégraphie soignée, qui décrit le passage d’un monde dystopique (le nôtre) à une société utopique à travers un cataclysme technologique lequel, comme dans « Ravage » de Barjavel, provoque la chute de la cité. Le fil conducteur y est assuré par un jeune et sympathique couple et leurs enfants vivants au sein de l’enfer technologique. Ils parviendront à survivre au cataclysme pour se fondre dans le noyau de la société future.<br>La société dystopique est analysée au plan politique et idéologique, débutant par la conférence du Président Directeur Général des Etats-<wbr>Unis d’Europe, Maxime Vanderlove , qui promet, à qui veut le croire la « liberté d’entreprendre et l’édification de communications plus étroites » :<br><i>« Cette bataille de la circulation sera notre victoire. Le Rhin, le Danube, le Tibre, la Seine et la Tamise, ces merveilleuses voies de circulation naturelles seront recouvertes de béton pour nous permettre d’aller plus vite et plus loin. Nous avons les autoroutes, nous aurons les auto-<wbr>fleuves ! »</wbr></i><br>Coupé par des flashs publicitaires, le discours trouvera un écho auprès des militaires engagés dans une guerre impérialiste sous le prétexte de défendre les valeurs occidentales (rappel transparent de l’engagement américain au VietNam), et à qui l’on promet l’impunité pour leurs crimes :<i><br>« Soldats !<br>Avant de quitter le pays<br>Rasez-<wbr>moi les fermes et les villages !<br>Pour cette dernière sortie<br>Droit de vol, de viol et de pillage !<br>Groupés autour du drapeau<br>Vite de l’héroïne aux héros<br>We’re ready, let’s go ! »</wbr></i><br>La situation des citoyens connectés, conditionnés, répertoriés, particules de l’immense réseau planétaire leur donne l’illusion  d’une liberté consistant à consommer les gadgets d’une société post-<wbr>industrielle par un travail répétitif et abrutissant :<br><i>« Au premier click du Métronome des Métropoles<br>Les portes claquent<br>Et les gens quittent leurs alvéoles<br>Et en avant<br>Les tapis roulants ! (…)<br>Remplis ton sac au bric à brac électronique<br>A des prix choc.<br>La viande en stock c’est plus pratique<br>Et en avant<br>Sur tapis roulants. »<br></i>Bien que le jeune couple vive replié sur leurs amis et fasse de la résistance passive, autour d’eux la ronde infernale se poursuit jusqu’à ce qu’un accident mineur, mais analysé dans le détail, déclenche l’apocalypse avec son cortège de malheurs :<br><i>« Tout a commencé <br>le mardi 6 décembre<br>Il neigeait ce soir-<wbr>là<br>des flocons couleur cendre<br>Sur la ville oxydée<br>Que traquait le destin… »</wbr></i><br>Un avion géant en perdition a percuté un noeud électrique privant Mégalopolis d’énergie au sein de l’hiver :<br><i>« Carcasses et tripes de ferraille<br>percutent au cours de leur descente<br>Un bras de la Centrale quarante<br>En superélectropagaille<br>Et l’Europe thermonucléaire<br>Reçoit partout ce choc sauvage<br>Et à la vitesse de la lumière<br>La panne se propage… »<br></i>Les conséquences en sont terribles : arrêt des activités, arrêt des transports, désorganisation sociale, famine, manque de chauffage. Le froid et la neige s’abattent sur les hautes tours de béton qui illuminent la nuit :<br><i>« 10 millions de passagers<br>se trouvent prisonniers du métro<br>Rayons X poumons d’acier<br>S’arrêtent dans tous les hôpitaux (…)<br>Et le lendemain<br>Sous un ciel de Norvège<br>On a vu la cité <br>qui flambait sous la neige ! »<br></i>La mort, l’agressivité dans le malheur, la peur des épidémies enclenchent les réactions égoïstes. Chacun se calfeutre dans son malheur, la société régresse vers la barbarie :<br><i>« La ville est retombée<br>dans un étrange moyen âge<br>et les supermarchés<br>sont les vedettes du pillage<br>les forces de police<br>ont employé les grands moyens<br>la faim systématique<br>multiplie les assassins (…)<br>Les morts qui s’amoncellent<br>Dans les places et dans les rues<br>Appellent des gourmands<br>Dont on ne se souvenait plus<br>Les rats, oui, par milliers,<br>Les rats remontent à la lumière<br>Avec la rage aux crocs<br>Avec la peste en bandoulière… »</i><br>A pieds, avec leurs enfants, le couple traverse la ville vers la campagne glacée où se manifeste la guerre de tous contre tous:<br><i>« Et voilà les révolvers<br>qui se gavent de munitions<br>Je te creuse une boutonnière<br>Pour deux tranches de jambon<br>Et voilà les tours d’hier<br>Qui se dressent en châteaux forts<br>Les vivants se font la guerre<br>On ne compte plus les morts,<br>La guerre a commencé. »<br></i>De loin, Mégalopolis, comme un monstre asphyxié, a cessé de vivre. Seules les carcasses tordues des voitures témoignent encore de sa grandeur passée. Ni l’argent, ni les appels politiques, ni les lamentations oiseuses du pape ne parviennent à enrayer le processus de décomposition :<br><i>« Je suis malade<br>je suis malade<br>je sens les forces m’abandonner<br>Maître céleste<br>Il ne me reste<br>Même plus le temps de me racheter…<br>Sur les plaies sanglantes de la terre<br>J’ai souvent pleuré, mais<br>Par prudence, oui, Mon Père<br></i></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">608</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Matin Des Femmes&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-matin-des-femmes-r607/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/matin-des-femmes.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">L’action se déroule à Tbilissi, en Georgie. Klevchine, agent du KGB, découvre sur le mont Kazbek la momie en très bon état d’une guerrière identifiée comme une amazone datant de 5000 ans. La femme (une princesse) a dû être surprise par le froid et mourir rapidement. Le docteur Diomka qui l’examine, découvre en elle un embryon parfaitement conservée et peut-<wbr>être viable. D’où son idée qui consisterait à implanter cet embryon dans l’utérus d’une femme d’aujourd’hui.<br>Svekta Bagratouni, la femme de Klevchine est stérile. Voilà une excellente occasion pour tenter l’essai. Svekta deviendra mère porteuse d’un enfant de sexe féminin, du nom de Daria, censé être la vraie fille de la momie amazone que l’on baptise Mzekhala. A la naissance de Daria, Svekta qui milite pour la promotion des femmes, est arrêtée et envoyée en camp de travail forcé. Daria sera élevée dans ce camp. Durant de longues années, les deux femmes seront soumises à un labeur inhumain au fond de la mine, et Svekta en concevra une haine indicible à l’égard de tous les mâles, haine qu’elle fait partager à Daria :<br><i>" …les wagonnets qu’elle devait pousser étaient lourds, les galeries obscures et les gardiens brutaux. Alors, chaque soir après le travail, les deux femmes la réconfortaient, la baignaient, la massaient. Et puis, pour la consoler, elles lui racontaient la découverte de cette princesse d’autrefois dans un glacier, en lui expliquant que cette princesse était sa vraie mère. Elles lui promettaient un avenir féerique. Héritière d’une famille régnante, elle aurait une destinée hors du commun lors de la grande révolution des femmes. "<br></i>Guillaume Lenk appartient à la Croix Rouge suisse. Il se trouve à Tbilissi pour y travailler dans l’humanitaire et incidemment y retrouver Alice, son ancienne compagne qui l’a quittée avec ses deux enfants. Alice adhère la «Womyn’s Promotion» qui a édifié un camp près de Tbilissi, le camp de Gombori :<br><i>" Sur les murs de toutes les cités du monde on pouvait lire le slogan de ce mouvement : PEACE AND LOVE. La paix et l’amour, mais entre femmes. Quant aux hommes, la WP les rejetait au point d’avoir remplacé par un " y " le " e " de " women ". Ses adeptes pratiquaient l’entraide, recueillaient les alcooliques, les prostituées, les femmes battues ou abandonnées. Elles avaient ouvert plusieurs villages dans des pays en guerre ou en difficulté et regroupaient là des veuves, des orphelines, des femmes et des filles seules, à l’exclusion absolue de tout élément mâle. "<br></i>Ce village, exclusivement féminin, est établi sous la direction de Nan Potters, assistée de Svekta qui deviendra la voix de la libération des femmes :<br><i>" Ici même, en URSS, les femmes travaillent quatre vingt heures par semaine, dorment quatre heures par nuit, reçoivent la moitié du salaire que reçoivent les hommes, sont astreintes à de durs travaux sur les routes ou dans les champs .Elles doivent porter tous les fardeaux, tous les soucis sur leurs épaules, sont à la fois la mère de leurs enfants et celle d’un mari infantilisé. Epuisées, à bout de forces, elles n’ont que l’avortement pour moyen de contraception. Elles n’ont jamais accès aux postes de responsabilité et leur sexe ne leur vaut que du mépris. "<br></i>Mzekhala représente pour elles le parfait symbole de la révolte. Lorsque les amis de Guillaume sont assassinés, celui-<wbr>ci, protégé par Alice,  trouve refuge au camp de Gombori, malgré les réticences des femmes. A Gombori, on y enseigne la haine des mâles et leur éradication : <i><br>" Il s’apprête à regagner son lit lorsque deux enfants de six ans l’aperçoivent. Elles le désignent du doigt et, aussitôt, une meute de filles se masse contre le grillage, vociférant, grimaçant, crachant et tirant la langue en le regardant. L’institutrice rit en contemplant la scène. "<br></i>On y a installé un centre de procréation assisté où seules survivent les filles. Guillaume,  étant le seul à connaître l’endroit où Mzekhala a été entreposé par Diomka, devient un élément précieux pour les féministes qui désirent par-<wbr>dessus tout se réapproprier leur symbole : <i><br>" Mzekhala était là, éclairée par quatre chandelles, prête à bondir, le poing prêt à frapper, la bouche prête à mordre ou à vomir des insultes.(…) Elle incarnait un cauchemar de vengeance imméritée, venue du fond des âges "<br></i>Les autorités russes s’inquiètent de ce qui se trame à Gombori et entreprennent, sous le commandement de Klevchine, une opération "récupération" au village : Guillaume est à tort soupçonné d’avoir trempé dans l’assassinat de ses amis, alors qu’il est de notoriété publique que c’était à cause de l’action de la mafia russe. Il est caché par les femmes puis accompagnera Daria à Londres dans le cadre d’une action de propagande, et surtout pour donner la preuve au monde entier par des tests génétiques que Daria est bien en parenté avec la momie. Les discours féministes de Daria mettent le feu aux poudres. Elle s’aliène les ligues fascisantes  et masculines. Expulsé d’Angleterre, le couple rejoint à nouveau Gombori où se pratique dorénavant le clonage d’embryons féminins. Afin de stimuler l’ardeur révolutionnaire des femmes qui avaient tendance à s’endormir, Svekta fait tirer sur le village par les "Monitrices", les sections d’assaut des féministes, prétextant une attaque de la mafia (et de mâles extrémistes).<br>L’exemple de Gombori fait tache  d’huile. Partout dans le monde surgissent des contestations ; les femmes, bien que surveillées de près, s’arment.<i> </i>A Gombori, afin de survivre économiquement  et éviter la tutelle russe, les femmes vendent du caviar génétiquement modifié.<i> </i>Lorsqu’une explosion se produit soudain à Tbilissi, au moment où, une nouvelle fois le village est fouillé par la milice,les Monitrices vont porter la révolution en ville même. L’hôtel de ville est pris d’assaut. <br>L’U.F.G. (Union des Femmes de Géorgie) prend le pouvoir. Rejetée de la présidence à Tbilissi, Daria prétend mettre la main sur Gombori. Elle se heurte à Alice qui représente la tendance modérée, qu’elle déstabilise. Après un affrontement verbal dont Daria sort vainqueur, avec pour argument la présentation de jeunes asexués crées génétiquement et destinés à devenir l’esclave des femmes, Alice et Guillaume sont définitivement chassés du village. Le couple se réfugie chez Diomka tandis que l’organisation du camp se transforme en véritable dictature.<br><i>S</i>vekta se rend compte que Daria va trop loin : les femmes du camp courent à leur perte. Gombori est un échec. Svekta brûle ce qu’elle a adoré : elle aide Guillaume et Alice à s’enfuir de Géorgie, en compagnie de leurs enfants. Poursuivis par les Monitrices, Svekta reste à l’arrière-<wbr>garde et se sacrifie pour que le couple puisse se sauver. Quant à Klevchine qui n’arrive pas à surmonter son échec, il se suicide. En compagnie des plus modérées des féministes fugitives, Guillaume et Alice, toujours avec l’aide de la Womyn’s Lib, fondent un nouveau village, à Markakert, à la frontière de la Géorgie.<br>Le "Matin des femmes" est un récit novateur à deux titres. Premièrement, l’auteur, généticien de renom, articule la thématique du roman sur la science qu’il connaît bien et dénonce l’exploitation de la femme dans le monde, notamment dans les pays de l’Est. Deuxièmement, en se servant du présupposé de l’amazone, il ancre historiquement le sens de la révolte des femmes et de la lutte des sexes</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24">   <br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">607</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Masse Pritcher</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-masse-pritcher-r606/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/masse-pritcher.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La Terre est en en proie à une terrible épidémie, la pourriture rouge, générée par les spores de plantes dont l’existence est due à la pollution généralisée. Les hommes, totalement protégés, ont installé leur cité sous bulle, en milieu aseptisé, pour éviter tout contact avec l’extérieur. Repliés sur eux-<wbr>mêmes, les humains ont malgré tout gardé un haut niveau de technicité. <br>Le héros, Chaz Sant, est un être psycho-<wbr>sensible qui tente d’accéder à la " Masse Pritcher ". Tel est le nom donné par son découvreur à une sorte "d’inconscient collectif" réunissant les meilleurs esprits aux aptitudes parapsychiques avérées en vue de rechercher, par le biais de la pensée dirigée, une nouvelle terre où la survie de l’espèce humaine serait assurée.<br>N’accède pas qui veut à la Masse Pritcher. C’est par des tests que le héros, au destin singulier, se trouve connecté et immédiatement repéré par les tenants de la "Citadelle", une mafia qui souhaite préserver pour son propre compte la Masse Pritcher, en abandonnant le reste des humains à son triste sort. Il est aidé dans ses périls par Eileen, une jeune "Sorcière", c’est ainsi que l’on prénomme les êtres aux capacités psi qui ont échoué aux tests.<br>Chaz, après diverses péripéties, se retrouve à l’extérieur de la bulle où il fait la connaissance des "Roux", des hommes naturellement immunisés contre le fléau. Avec leur aide, il envisage de provoquer l’ouverture irréversible de la bulle, ce qui condamnerait à mort les citoyens, mais permettrait aux émeutiers de s’attaquer à la Citadelle. Fait prisonnier, il apprend que la Masse Pritcher est totalement infiltrée jusqu’à son plus haut niveau par les responsables de la Citadelle. C’est à ce moment-<wbr>là qu’il a la certitude de pouvoir jouer le rôle d’un catalyseur en parvenant à réunir tous les esprits humains en réseau. La pourriture rouge, qui n’était en fin de compte qu’une maladie psychosomatique, est balayée,  et le chemin des étoiles s’ouvre devant une humanité libérée :<br><i>" Les spores de la pourriture qui étaient touchées mouraient instantanément, comme elles mouraient dans les poumons des sorciers et des exilés immunisés. L’ouragan grossit et rugit. Un tourbillon se forma, montant vers les nuages les plus bas. (…) La force massique éventra le ciel, allant vers l’ouest, détruisant les nuages et la pourriture sur son passage. Une longue déchirure s’ouvrait dans l’épaisse couverture de nuages au-<wbr>dessus de la ville. Comme le printemps fait éclater la glace d’une terre longtemps gelée, le soleil brilla soudain à travers cette déchirure dans un ciel sans nuage au-<wbr>dessus d’un horizon libéré. "</wbr></wbr></i><br>Le lecteur se trouve face à un récit confus qui exploite de nombreux thèmes – pollution, parapsychologie, dystopie, etc.-<wbr>  sans jamais pouvoir les relier avec harmonie. Un roman peu convaincant!</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">606</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Mascaret Rouge</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-mascaret-rouge-r604/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/mascaret-rouge.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Claudie Argal, en compagnie d’un groupe de réfugiés, dont ses amis Violette Kauffmann et Olivier Ghersaint, attend le sous-<wbr>marin « le Marsouin » qui les prendra à bord près de la côte bretonne. L’engin est de la conception de Robert Argal un savant et ingénieur français, père de Claudie. Enorme, sophistiqué, invincible, le submersible croise contre la flotte mongole dans l’Atlantique, qui appuie l’invasion jaune sur l’Europe. la France à genoux comme tous les autres pays européens, Paris envahi a dû s’incliner devant la race jaune – Chinois, Japonais, Mandchous, Touchkènes, etc.-<wbr> qui a déferlé, avec, à sa tête, Tamerkhan le tyran asiate :<br><i>«L’occupation totale de l’Europe par les Asiates est terminée ; mais les diverses contrées n’ont pas souffert des mêmes maux. Ainsi, l’Espagne et le Portugal, reconquis surtout par l’islam, n’ont pas subi de massacres. Madrid, Séville et Lisbonne sont intacts. Hélas ! Paris et Londres, submergés par l’Asie Centrale, ont été détruits ; deux millions de victimes ont péri dans leurs ruines (…) Les Mongols ont asservi les survivants. La terreur règne partout où il sont, sauf en Ecosse et dans les montagnes difficiles à occuper, les Alpes, les Pyrénées, quelques hauts plateaux du massif d’Auvergne. Rouen, Brest, Bordeaux, Orléans, Lyon sont démantelés : Bruxelles et Anvers jonchés de décombres. En Allemagne, par contre, Berlin, Dresde et Francfort, aux mains des soviets et des Mandchous, restent indemnes, n’ayant pas voulu résister. Là, les vaincus aident les Asiates à installer une nation neuve. »<br></i>Des îlots de résistance subsistent, comme celui symbolisé par le Marsouin. Avec ses torpilles à l’argalite, un puissant explosif, Robert Argal coule un grand nombre de vaisseaux mongols. Le commandant du Marsouin recueille donc les réfugiés ainsi qu’une pièce de choix arrachée des mains des Mongols : Vigorde Médéric. <br>Ancien partenaire d’Argal, savant renommé considéré comme son fils spirituel, Médéric n’a su résister au sang slave qui coulait dans ses veines. Il avait enlevé Martine, la femme d’Argal, exigeant en contrepartie de sa libération, les plans du Marsouin. S’étant rallié à la cause des Jaunes, il s’était acoquiné avec Tamerkhan en commandant les unités indiennes du dispositif d’invasion. <br>Seize ans durant, Martine fut détenue sur l’îlot de St. Roman, près des côtes brésiliennes où Médéric avait installé une base sous-<wbr>marine. Bientôt ses divergences de vue avec les Mongols  condamna Vigorde Médéric à être démis de ses fonctions et fusillé. C’est là qu’Argal le prit à son bord, avec la joie qu’on lui soupçonne.Bien que Médéric, dégoûté à jamais des Asiates, s’était dit prêt à se soumettre avec ses unités indiennes aux ordres des Européens, en délivrant enfin Martine, il n’en fallut pas moins que les supplications conjuguées d’Olivier, de Violette et de Claudie pour que Robert Argal cède,  et lui fasse à nouveau confiance. <br>Enfin, le Marsouin, piloté par Médéric, mit le cap sur l’îlot de St. Roman. Hélas ! trop tard. Martine, lassée de ses seize années de captivité (on la comprend !) venait de s’enfuir avec un pilote américain, prisonnier lui aussi, un « old timer» dont la passion était la remise en état de son vieil avion. S’étant trompé de route, les évadés s’abîmèrent en mer avant d’être recueillis par les Mongols, sur le vaisseau même de Tamerkhan. Dès que, à bord du Marsouin, l’on sut la vérité, la traque recommença, et l’on coula les navires mongols les uns après les autres. En face de ce danger, Tamerkahn libéra la femme d’Argal avant de prendre lui-<wbr>même la fuite vers le continent, se réfugiant d’abord dans une de ses bases en Gironde, puis à Paris.<br>Lorsque le Marsouin fut rejoint par son frère jumeau, le Dauphin, dont Médéric prit le commandement, la reconquête de l’Europe put commencer, ces deux formidables engins étant appuyés sur terre par les troupes américaines d’une part et la résistance européenne d’autre part. Partout, l’on élimina des millions de Jaunes en un élan irrésistible, auquel se joignirent les forces indiennes de Vigorde Médéric. La France enfin reconquise, l’on se battit dans les ruines de Paris :<br><i>« Et Paris, dévasté par la barbarie orientale, apparut à tous les yeux dans l’horreur de son bouleversement. Un gigantesque chaos de décombres, dominés ça et là par des pans d’architecture calcinées, une nécropole immense au lendemain d’un tremblement de terre, les vestiges de vingt cités en une seule après l’éclatement de ses poudrières, tel fut le funèbre spectacle qu’embrassèrent de leurs regards épouvantés les témoins de la rage asiatique (…) Le Louvre, brûlé, ne dressait plus au bord du fleuve que sa colonnade de l’est, et, le long de la rue de Rivoli, les dépendances du Musée des Arts décoratifs, saccagés de fond en comble, mais encore abrités de façades noircies et de vastes toitures effondrées à demi. Sur l’Arc-<wbr>de-<wbr>Triomphe, les bas-<wbr>reliefs étaient brisés ; mais « l’arche » démesurée avait cassé les dents du fauve asiatique et se dressait, ébréchée à peine, sur un amoncellement de caissons et d’affûts en morceaux.»<br></wbr></wbr></wbr></i>Les derniers envahisseurs, galvanisés par l’arrivée du dirigeant suprême, l’ascète Liou-<wbr>Tchang, le marxiste ultime, s’y cramponnaient encore. En face de la forte pression occidentale et se voyant en difficulté, Liou-<wbr>Tchang proposa une alliance à Robert Argal pour qu’ensemble ils établissent en Europe – devenue l’Eurasie-<wbr> cette société rouge marxiste dont il défendait les valeurs. Argal refuse avec horreur cette proposition et lui préfère la constitution des Etats-<wbr>Unis d’Europe. Alors Claudie, plein de haine et de rancune envers ce personnage, le tua d’un coup de fusil électrique, malgré l’immunité parlementaire  de ce dernier (ce qui n’est pas bien !).La guerre terminée, le « Mascaret rouge » endigué, Claudie et Vigorde, accompagnés d’Olivier et de Violette purent enfin convoler en justes noces.<br>Un roman à l’eau de rose sur fond de péril jaune. Peu convainquant dans son intrigue, il présente de belles descriptions de Paris, humilié et ravagé par les Jaunes, et surtout sa très belle illustration de couverture…</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">604</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
