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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/24/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Les Tueurs D'elmendorf</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-tueurs-delmendorf-r628/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/tueurs-d-elmendorf.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf5 fs24"><b>Vol.01 : la Vengeance</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, Fleuve Noir éd., 1988, coll. "Anticipation "N°1634, 1 vol. broché, in-<wbr>12 ème , 188 pp. couverture illustrée. roman d’expression française<br>1ère  parution : 1988<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Raff al Raff est le nom d’un gigantesque vaisseau extraterrestre qui croise au-<wbr>dessus de notre planète. C’est de là que sont originaires les Raffs, des êtres tenant à la fois du félin et de l’ours, à la civilisation avancée, au code d’honneur intangible et pratiquant l’eugénisme dans un souci constant d’amélioration de leur race. Daniel Ivols est le nom de l’un des derniers terriens ayant participé à la bataille d’Elmendorf où les humains ont failli battre les Raffs. Aujourd’hui, habitant caché dans la Zone, sorte de no man’s land canadien où se retrouvent tous les marginaux agressifs et désaxés, Ivols, toujours efficace, la quitte pour venger la mort de sa femme et de sa fille, carbonisées par des Raffs chasseurs. <br>Au-<wbr>delà de la Zone, c’est le monde normal, celui de la société humaine qui collabore et qui est soumise aux Raffs lesquels dominent l’humanité par l’intermédiaire des "Chiens", sortes de cyborgs humains dans le cerveau desquels est implantée toute une électronique incitant à l’obéissance. Quant aux autres, le niveau de civilisation que leur ont laissé les extraterrestres, les incite à la mollesse et la vie facile. Ivols, l’un des derniers tueurs d’Elmendorf, prend contact avec le M.O.R.T., une organisation secrète de résistance, peu efficace par ailleurs. L’organisation a besoin d’Ivols pour relever son prestige en lui proposant de tuer Jill Tarr le Raff, ministre de la Culture interraciale et incidemment meurtrier de la famille du héros.<br></wbr></wbr></span><span class="cf5 ff1 fs24"><b>Vol.02: la Mission</b></span><b><span class="cf4 ff1 fs24">, Fleuve Noir éd., 1988, coll. "Anticipation " N°1639, 1 vol. broché, in-<wbr>12 ème , 187 pp. couverture illustrée.<br>1 ère  parution : 1988<br></wbr></span></b><span class="cf4 ff1 fs24">Nanook le Zonard, tueur d’ours et de Chiens, alias Ivols, le dernier des tueurs d’Elmendorf, s’apprête à liquider Jill Tarr, le chef des Raffs envahisseurs, sur l’instigation de Felice, l’un des dirigeants de M.O.R.T., mouvement de résistance à Raff Al Raff, le vaisseau des extraterrestres. Un doute lui fait épargner la vie du Raff. Bien lui en prend. Caché par Joanna Guanwista dans son appartement, Ivols apprend avec stupeur, et en un renversement absolu, l’incroyable vérité de la bouche même de celui qu’il a failli tuer. Felice est l’un des responsables des "Trois", les supérieurs des Chiens. La bataille d’Elmendorf a été gagnée par la Terre mais, dans le vaisseau des envahisseurs, les Trois, désireux de faire perdurer la pression exercée sur la société terrestre, ont obligé les Raffs à assumer leur rôle d’oppresseurs, eux, qui n’avaient qu’un désir, celui de repartir dans l’espace avec leur engin enfin réparé !<br>En désespoir de cause, et pour sauver l’honneur de sa Maison lors de la cérémonie du Kriss ou automutilation rituelle, Jill Tarr partage son secret avec Ivols : c’est lui, le chef Raff qui a subverti le M.O.R.T., c’est lui qui a travaillé dans l’ombre pendant plus d’une vingtaine d’années pour détourner la colère des Terriens sur les Chiens et non plus sur les Raffs, c’est lui enfin qui a surveillé et protégé Ivols pour le conduire vers la Zone d’où pourront sortir les nouveaux libérateurs de la Terre  afin que les Raffs puissent enfin s’en retourner dans l’espace.<br>Un récit intelligent, structuré, original qui vaut par la crédibilité que l’on  accorde à ces félins extraterrestres à travers la description de leurs rites sociaux et psychologiques. Un bon roman noyé malheureusement dans une gigantesque collection proposant une marée d’ouvrages illisibles.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">628</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Miss Du Ch&#xE2;teau</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-miss-du-ch%C3%82teau-r627/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/miss-du-chateau.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Surprenante Miss  qui survit sous les ruines effondrées, dans un abri de béton, en compagnie de sa « <i>cousine Anne </i>», sans aucun lien avec un extérieur que l’on suppose bouleversé par une guerre totale. L’arrivée impromptue d’un fier guerrier, mâle et viril, relève quelque peu un ordinaire plutôt fade. Une curiosité inextinguible la consume en premier: <br><i>« La guerre est-<wbr>elle enfin terminée ? <br>Quelle est la nouvelle mode à Paris ? »  <br></wbr></i>Enfin, comme le temps de jouir est bien court et que l’ennui suinte des murs, elle presse activement et avec malice le héros de s’exécuter, lui demandant de la combler dans ses fantasmes érotiques :<i><br>« Pas de chichis, et mettez-<wbr>vous à l’aise<br>C’est dans un tout petit instant que l’on baise (…)<br>Enfoncez-<wbr>moi à fond par tous les bouts<br>Laminez-<wbr>moi par-<wbr>dessus, par-<wbr>dessous<br>Sous ces tonnes de béton<br>On manque de distraction<br>Normal… »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>La chose faite, elle le somme de «<i> récupérer (ses) douilles et (son) obus </i>» et de disparaître de son univers.<br>Chanté d’une voix angélique, un instantané cru, ironique et débridé de la vie quotidienne après la catastrophe, et qui n’aurait certes pas mérité les foudres d’une censure stupide.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">627</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Mirabelle A Les Foies</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/mirabelle-a-les-foies-r626/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/mirabelle-a-les-foies.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Polo le maquereau  et Orsini l’inspecteur de police, s’entendent bien en dépit des apparences ; originaires tous deux de Corse, ce sont des « pays ». Orisini se fait du souci pour Mirabelle, légitime de Polo et prostituée notoire :<br><i>« Qui ne connaît Mirabelle ?  (…) Elle fait partie de ces aimables filles qui ne savent rien refuser à personne et qui, en essaim pressé, s’efforcent, à l’ombre de l’église de leur patronne, sainte Madeleine, de faire passer d’agréables moments aux amateurs de leur beauté agissante. »<br></i>Ses services l’ont vu « faire une passe » en compagnie de Hans Herz, alias le docteur Wiener, un spécialiste bactériologue :<br><i>« -<wbr> Hans Herz, qu’est-<wbr>ce que c’est que ça ?<br>-<wbr>C’est un savant allemand qui est spécialiste de la bactériologie. Tu sais, le truc à lancer des microbes sur les populations pour les faire mourir de sales maladies. Au moment des nazis, Herz, qui est juif, s’est sauvé en Angleterre où il a continué ses travaux. (…) On se demande ce que Herz peut bien être venu faire à Paris. »<br></wbr></wbr></wbr></i>Polo interroge Mirabelle à ce sujet, d’une façon plutôt musclée. Elle lui relate les étranges manières de Herz qui l’a examinée avec un speculum avant de lui faire pratiquer un coït avec un Anglais du nom d’Altman. Mais comme il payait bien… Peu de temps après, Mirabelle est droguée, enlevée et se réveille en compagnie de deux autres prostituées, Minette et la môme Toutou, en un étrange hôpital. Elle se rend compte, en dépit de son cerveau un peu fragile, qu’on ne leur veut pas que du bien en ce lieu. Elles arrivent à s’enfuir de la villa. Heureusement Polo et Orsini, alertés par hasard, ramassent les trois filles et avec d’autres policiers investissent l’endroit. Herz leur glisse entre les mains et se fera oublier, jusqu’au moment où, jouant le tout pour le tout, il subtilise à nouveau Mirabelle et ses amies pour les</span><span class="ff2 cf4 fs24"> </span><span class="ff1 cf4 fs24">exhiber (à l’Hôtel-<wbr>Dieu !)  en face d’un mystérieux auditoire dans le plus simple des appareils: il tient à prouver l’efficacité de son microbe « de la pourriture » : <br><i>« «J’ai découvert le microbe qui provoque cette pourriture et suis arrivé à l’inoculer à des êtres vivants, de sorte que la désintégration des corps peut avoir lieu sur des vivants et non sur des cadavres.(…) Un pays que nous aimons pour les sacrifices qu’il fait à la science, m’a permis de transporter mes expériences de laboratoire sur des êtres de la dernière abjection physique et mentale. (Dans la pratique) il fallait le pays d’application. Il nous est apparu immédiatement que la France remplissait toutes les conditions voulues. C’est un pays pourri politiquement et mentalement. Les Français ne songent qu’au plaisir et sont incapables du moindre esprit scientifique. Ils sont vaniteux, turbulents, agressifs, incapables de la moindre réflexion. Ils ne peuvent se diriger eux-<wbr>mêmes, pas plus que leurs gouvernements ne sont capables de les diriger. C’est un pays qui doit disparaître de la carte du monde. »<br></wbr></i>Bon savant mais piètre connaisseur du monde féminin, il n’a pas réussi à infecter Mirabelle, ni Minette qui avaient pris «leurs précautions ». Une deuxième fois, Mirabelle obligera Herz alias Wiener à s’enfuir, tout en mettant la main sur un magot qu’elle partagera avec son grand romantique de Polo. Plus tard, Orsini apprend aux filles l’existence d’un sérum probable du  «microbe de la pourriture » caché dans la villa. Mirabelle s’y transporte de toute urgence avec la môme Toutou qui elle, a été infectée. <br>La maladie gagnera rapidement et, lorsqu’elles découvrent Wiener en train de détruire le stock de sérum, la môme Toutou, se sachant condamnée, pris d’un accès de rage terrible, entraînera le savant fou dans son abjection en le contaminant à son tour.<br>Tous les ingrédients du récit populaire sont réunis en une rapsodie du crime : la présence constante du thème de Paris, les filles de joie, le sexe (osé pour l’époque), un savant fou et ses bactéries, une haine tenace envers la société (surtout française), des ressortissants de la pègre parisienne (sympathiques) et un policier qui affiche de troublantes ressemblances avec Bérurier, le guignolesque personnage de San-<wbr>Antonio.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">626</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Microbe X</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-microbe-x-r625/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/microbe-x.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Peu de temps après la deuxième guerre mondiale, grâce à la S.D.N., l’Europe resurgit de ses ruines. Raoul Sizeran, ingénieur français à la C.E.F.F. (Compagnie Européenne de Fonçage et de Forage), avec son compagnon, le Belge Bert Van Lindhout et le contremaître polonais Franz Lydik, roulait vers sa destination en Hongrie, dans la vallée de la Tisa, un affluent du Danube. Le premier, heureux d’intervenir sur le terrain européen. Le second, encore jeune, pensant sans arrêt à sa « Moeder » (sa mère) restée à Bruxelles. Le troisième enfin, content de vivre, à condition qu’il puisse tirer sur sa pipe de façon continue.<br>Soudain un choc d’une grande violence déporta le car, évitant l’accident mortel d’extrême justesse. Un événement improbable venait de se produire, un météore de quelques centaines de kilogrammes s’était abattu non loin d’eux. Revenus de leur surprise, les trois compagnons allèrent contempler l’objet extraterrestre encore brûlant, qu’ils soupçonnaient être radioactif. Ils pensèrent immédiatement à faire mettre en place un cordon de sécurité en avertissant les autorités du village proche de Torbagy. Cette réaction rapide ne put pourtant empêcher deux jeunes, Emeric et Ida de s’approprier en secret un fragment du météore.<br>Pendant que Sizeran se propose d’envoyer un échantillon de la roche  pour analyse à son ami américain Edward-<wbr>Boy Lister, à Vienne,  Les autorités hongroises dépêchent sur les lieux des militaires encerclant le village par un cordon sanitaire infranchissable. Mais il est déjà trop tard. Emeric et Ida, le soir venu, sont dans un piteux état :<br><i>« Sur un lit sommaire, deux petites formes que la lampe illumina crûment. Sizeran éprouva une stupeur affreuse. Ce garçonnet… cette fillette… Comment dire ? Ils faisaient penser à ces momies égyptiennes qu’après tant de siècles, on retire des pyramides, et qui ne sont plus que la caricature d’êtres humains. Les yeux étaient creusés, la chair s’affaissait sur les os. Une respiration haletante et sourde s’échappait d’entre des lèvres aussi grises que si elles avaient été modelées dans la poussière du chemin. »<br></i>Quelques heures après, les parents des deux enfants décèdent à leur tour. Le fragment de météorite était le siège d’une contamination mortelle, foudroyante et mystérieuse, responsable de la maladie que l’on baptisa « maladie du squelette mou », sans doute d’origine microbienne. Comment faire pour acheminer un fragment vers Vienne sans être bloqué par les autorités ? Les trois hommes eurent une idée. Pendant que le Français se chargerait de voler le fragment déposé dans la maison des infectés, le Belge négocia avec les journalistes présents leur évacuation en échange des photos du météore. Grâce aux poings du solide contremaître qui neutralisèrent les sentinelles, les trois compagnons purent s’envoler vers Vienne avec le précieux fragment.<br>Dans son laboratoire,Edward-<wbr>Boy prouva, qu’effectivement, le facteur de transmission du mal était ce fameux « Microbe X ». Il découvrit, de justesse, un antidote avant qu’un espion infiltré ne mette la main sur l’échantillon pour que son pays puisse créer, à partir de celui-<wbr>là, une arme bactériologique susceptible de contaminer la planète. Ce péril écarté – l’espion étant abattu sine die -<wbr> , le chimiste donna des ordres pour que le météore soit désintégré par la toute nouvelle arme atomique, rien ne devant subsister qui pourrait remettre en question la paix dans le monde.<br>Un récit d’un fascicule populaire, écrit en lettres si fines qu’il faut une loupe pour le déchiffrer, chantre de la réconciliation européenne. La brièveté du récit ne permit pas à l’auteur de développer des idées, souvent intéressantes, pour que la lecture en soit suffisamment prenante.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">625</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Microbe Du Professeur Bakermann</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-microbe-du-professeur-bakermann-r624/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/microbe-prof-bakerman.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le professeur Bakermann, savant passionné par les microbes, les collectionne, les étiquète, les bichonne, les élève. Ses ambitions – hormis le fait de boire des bocks avec ses amis  Rodolphe Muller, César Pück et Valérian Grossgold -<wbr>  est de créer une race de microbes résistants et invulnérables. Après d’acharnées recherches, il atteint son but en transformant le microbe du beurre rance en un petit monstre. Il le baptise du nom de " Morti-<wbr>fulgurans ". Lui-<wbr>même est immunisé, mithridatisé, résistant à tous les microbes connus et inconnus, y compris le Morti-<wbr>fulgurans. <br>Ce n’est pas le cas de Mme Joséphine Bakermann épouse aigre, mégère non apprivoisée et jalouse de surcroît. Soupçonnant M. Bakermann de quelque liaison avec une ancienne servante, elle fouille son laboratoire pour y découvrir des preuves de sa trahison sans se douter qu’elle s’infecte avec le nouveau microbe pendant que M. Bakermann vide des bocks. Elle meurt au bout de trois heures des résultats d’une contamination foudroyante. <br>M. Bakermann, atterré, y reconnaît l’activité du Morti-<wbr> fulgurans. Par acquis de conscience il fait appeler le Dr.Rothbein qui prétend que la mort est causée par l’influence pernicieuse d’un microbe du Dahomey, le "koussmi-<wbr>koussmi ".<br><i>" Il examina quelques instants la malade et secoua la tête d’un air navré. -<wbr>  Eh bien ? —Ah ! mon pauvre ami, du courage, du courage ! -<wbr> Mais quelle est cette affreuse maladie ?  osa dire Bakermann. Rothbein réfléchit un instant ; puis, après un nouvel examen minutieux : Ca, dit-<wbr>il, c’est une maladie extrêmement rare, qui ne se voit presque jamais en Europe : c’est le koussmi-<wbr>koussmi du Dahomey. -<wbr>Vraiment ! " dit Bakermann. "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>L’infection se répand comme une traînée de poudre,  d’abord dans la bonne ville de Brunnwald, puis de proche en proche, jusqu’à Berlin, Munich, et de là à travers le monde :<br><i>«La rapidité avec laquelle se développait ce microbe maudit empêchait toute mesure préventive. Point de quarantaine possible. Plus d’entraves aux frontières. En douze heures, avec les chemins de fer à vapeur surchauffée, on va de Cadix à Saint-<wbr>Pétersbourg. Ce n’est plus comme au XIXème siècle où l’on faisait péniblement 60 kilomètres à l’heure. Aussi en une nuit, l’Europe entière fut-<wbr>elle empoisonnée. La ville de Brunnwald, à moitié anéantie, Berlin, Vienne et Munich comptant déjà quelques cas de mort et probablement infectées en tous les points ; Paris, Londres, Rome, Saint-<wbr>Pétersbourg envahis, sans qu’on puisse arrêter l’invasion, et en quarante-<wbr>huit heures l’humanité anéantie, tel était le bilan de l’heure présente. (…)  <br>La désolation régnait. Chacun se répétait que la fin du monde vivant était venue. Un grand nombre d’individus, préférant une mort rapide aux angoisses d’une douloureuse et invincible maladie, s’étaient tués pour échapper à la mort. Toutes les affaires étaient suspendues. Plus de chemin de fer, plus de bateaux, plus de police, plus d’administration. Quelques crimes furent constatés. C’étaient des gens, ordinairement pacifiques, qui, affolés, reçurent à coups de revolver des fournisseurs qui essayaient de pénétrer chez eux. La sauvagerie humaine, latente en nous tous, avait repris le dessus. Le monde civilisé, si fier de sa civilisation, était redevenu barbare comme aux premiers temps de l’humanité. On reculait à l’époque de la pierre polie, même au delà. "</wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Le professeur Bakermann se sent responsable du désastre. Ira–t-<wbr>il se dénoncer ? A quoi cela servirait-<wbr>il, surtout s’il reste le dernier être humain vivant sur terre ? Etant le seul à être immunisé contre son microbe, il se met au travail pour trouver une parade. Et il la trouve. Il suffisait de mettre le corps infecté en contact avec de "l’énergie électrique positive" pour que Morti-<wbr> fulgurans (alias koussmi-<wbr>koussmi) soit tué. En expérimentant son procédé sur ses amis buveurs et menacés, il prouve au monde son éclatante réussite. L’humanité reconnaissante lui élève des statues. Bakermann comblé, riche et libéré de son épouse savoure de nouvelles bières et sa victoire sans nuages.<br>Une petite nouvelle injustement oubliée  pleine d’ironie et d’un humour noir qui n’est pas sans entretenir quelques rapports avec celui des dadaïstes.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">624</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Miasmes De Mort</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/miasmes-de-mort-r623/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/miasmes-de-mort.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">A Paris se présente une situation invivable. Des milliards de mouches, de l’espèce Calliphora Vomitoria Sarcophaga (mouches bleues et mouches à viande), en provenance de tout l’hexagone, ont envahi le ciel de la capitale. Elles constituent un danger mortel pour les Parisiens au moment même où  la ville est mise en quarantaine :<br><i>" Fou de peur, l’homme se giflait de toutes ses forces pour chasser les diptères. Son visage était à présent couvert d’une purée visqueuse, broyat d’abdomens et de lymphe. Une terreur innommable le liquéfia. Celle qui devait hacher les tripes des premiers humains au moment où les mandibules des insectes géants qui peuplaient alors la planète se refermaient sur eux pour les déchiqueter. Il ouvrit la bouche pour hurler sa détresse et un nuage de mouches s’y engouffra. Elles se frayèrent un chemin vers les poumons et les viscères afin d’y pondre leurs larves à charogne. Quand il la referma, mâchant la bouillie vibrionnante qui lui engluait la langue et le palais. Mornier disjoncta. "<br></i> Des chars ont pris possession aux divers points d’accès de la cité pour empêcher toute évasion désespérée. Des hélicoptères sillonnent le ciel larguant régulièrement des paquets de Di-<wbr>Phényl Benzène, insecticide plus puissant que le D.D.T. Les Parisiens sortent la nuit, et en scaphandre, pour éviter d’être dévorés vivants :<br><i>" Le son s’enfla soudain dans un crescendo à l’aigu insoutenable. Le convoi venait de pénétrer dans l’œil du cyclone. Au même instant, un formidable crépitement grêla les tôles. On aurait dit que des millions de petites billes d’acier se déversaient sur le wagon. Tous les regards convergèrent vers le plafond et ces yeux reflétaient une atroce terreur. Ceux qui ne l’avaient pas encore fait enfilèrent fébrilement leur heaume et réglèrent le respirateur.<br>-<wbr>Les mouches, dit simplement Sherman. "</wbr></i><br>C’est dans cette ambiance de fin du monde que les détectives Sherman et Silvani cherchent une piste, supposant qu’un tel fléau ne peut avoir une origine naturelle. Aucun indice ne sera négligé, même le vol dans un obscur bureau du palais de justice de Dijon, d’un embryon dans le formol, ancienne pièce à conviction d’un crime particulièrement horrible commis en son temps par un prêtre défroqué :<br><i>"Le bac mesurait un mètre cinquante de longueur sur soixante centimètres de hauteur et quarante de profondeur. Empli d’un liquide rose, légèrement luminescent, il s’irisait régulièrement de fulgurations mauves. Un fœtus, recroquevillé, se balançait tout doucement dans le faible courant généré par la différence de potentiel électrique. Son corps, presque translucide, laissait apparaître sa fragile ossature. Ses longues mains brassaient le liquide amniotique."<br></i>Les voleurs ont signé leur forfait de quatre lettres hébraïques, le Beth, le Zaïn, le Vau et le Tau, ce qui s’interprète comme " Baal Zevoth ", autre formulation pour "Belzébuth ", le " 666 " ou le " chiffre de la Bête ". L’affaire sera mise en relation avec une autre où apparaissent les mêmes lettres. <br>Entre temps, le deuxième fœtus volé est acheminé à travers les égouts de Londres vers sa destination où il sera branché sur le réseau électrique. Immédiatement, des nuages denses de mouches se rassemblent car le Baal Zevoth est le catalyseur par lequel s’installera le règne de la " Bête ". Sherman est invité à la conférence du professeur Morasse, grand spécialiste des diptères. Il fait la connaissance de Tara, la femme du professeur, qu’il croit impliquée en cette ténébreuse affaire. En réalité, Tara est un agent double au service du 2 ème  Bureau et sera éliminée par les dévôts du "Baphomet ", le grand organisateur de l’apocalypse,  tandis que Sherman, livré aux mouches,  est à deux doigts de périr :<br><i>" Il sembla à Sherman que le son diminuait en même temps qu’un liquide visqueux dégoulinait de ses oreilles. Il comprit. Les larves. Sarcophagas et Calliphoras pondaient par rafales, lui emplissant tous les orifices du corps. Le caviar blanc ruisselait au coin de ses lèvres, recouvrait ses paupières, emplissait toues ses cavités. Le privé s’efforçait de n’ouvrir les yeux que par brefs instants. Malgré cela il pleurait déjà des centaines de millions d’œufs. "</i><br>A l’origine de l’affaire se situe le Baphomet, un magicien noir, le " Seigneur des mouches " qui espère provoquer l’arrivée d’un nouveau règne dès la chute des " babylones modernes ". <br>A Londres, Sherman et Silvani, encadrés par des troupes de choc, recherchent le foetus maudit dans les égouts. La lutte avec les disciples du Baphomet est âpre mais aussitôt le monstre éliminé, les mouches cessent toute activité au-<wbr>dessus de la ville. Lord Humphrey Hupsdrick (HHH) est l’un des complices du Baphomet, chargé d’engrosser la jeune vierge Fiona,  en vue de continuer l’action entreprise :<br><i>" -<wbr>Mais les temps sont venus, continuait la fille, enflant la voix comme un animateur de reality-<wbr>show. Après le Big Bang, le Big Crunch approche. Après l’expansion, ce sera la Grande Récession. Les mouches vont détruire l’homme. Puis elles seront exterminées par les fourmis et les fourmis succomberont à leur tour sous la masse des termites. L’imago rejoindra la nymphe et la pupe rentrera dans l’œuf. Toute vie retournera dans le sein de Mère.  Après s’être dilaté, l’espace se contractera. Ce qui était infini redeviendra de la taille d’un point.<br>-<wbr>Amen ! baîlla Sherman, à qui elle commençait à casser les burnes. Et c’est le Baphomet qui doit réaliser les projets de ta Mère machin ? "<br></wbr></wbr></wbr></i> Il n’en aura pas le temps et sera éliminé par Sherman. A Paris, le désastre est déjà tellement prononcé qu’il faut un moyen radical pour se débarrasser du Baal Zevoth, soit inonder la totalité des égouts de la capitale. L’action sera couronnée de succès puisque, là aussi, les mouches abandonnent la ville. In fine, le fléau est éradiqué … mais le Baphomet court toujours.<br>Un récit policier qui repose essentiellement sur des effets "gore ", en un style paroxysmique, par ailleurs, savoureux. </wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">623</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Meteore&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-meteore-r622/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/meteore--floreal.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">A l’observatoire des « Monts maudits », dans les Pyrénées, quatre savants attendent des événements inquiétants. Les astronomes Blackbliss et Simpson, réticents à l’idée de céder à la panique, s’enferment dans leur laboratoire. Le jeune météorologue, Herrick Redern, en conversation avec Sophie Dupont, la passionaria de la Science métapsychique et sa mère spirituelle, se demande combien de temps il reste à l’espèce humaine avant d’être anéantie. Sophie Dupont prévoit en effet que trois « marées électromagnétiques », trois vagues létales pour la sensibilité et l’âme terrestres déferleront d’ici peu sur le globe :<br><i>« Dans trois minutes, Redern, la grande caresse somnifère passera sur nous. Pendant deux heures, la marée sera étale. Puis, une autre vague déferlera, puis une autre, et une dernière enfin, éteignant la vie par tranches successives, compliquant la torture physique des civilisations de la plaine par le martyr moral et l’épouvante. »<br></i>Envoyées par des Marsiens choqués par l’insensibilité et le matérialisme terriens, elles renverront au néant toute vie animale et humaine. Ses collègues, incrédules face à cette théorie,  ne la feront pas changer d’avis :<br><i>« Voyez-<wbr>vous, Herrick, si ces énergumènes m’avaient écoutée, nous eussions eu, ici, un train de cerfs-<wbr>volants, muni d’un chapelet de nacelles contenant, chacune, un animal quelconque et un altimètre enregistreur, pour sonder les zones successives et mesurer l’épaisseur du fuseau des ondes meurtrières qui, d’heure en heure, enveloppent la terre de leurs tourbillons concentriques. »<br></wbr></wbr></i>Elle sait que les Marsiens provoqueront leur mort, en leur envoyant une paralysie physique et mentale, un vieillissement précoce de toutes les facultés, une corruption fulgurante de l’esprit :<br><i>« Devant l’incuriosité des terriens, ceux d’en-<wbr>haut ont jugé que nous étions en parfaite décadence. Ils en ont conclu à un gaspillage, par nous, des forces universelles qui se concentrent dans les êtres pour l’action. En somme, ils ont décrétés l’originaire meurtre des vieillards. »<br></wbr></i>Ayant cru au malheur, elle seule sera en mesure d’y faire face grâce à un médicament de sa composition qu’elle injectera d’abord à Herrick, puis à elle-<wbr>même. Lorsque le météorologue est atteint de plein fouet ,<br><i>« On eut juré que ce n’était plus le même être. Son dos se voûtait. Sous le poids du corps, ses jarrets faisaient une grimace géométrique. Mais ce qu’il y avait de plus impressionnant, c’était le ravage progressif de sa physionomie. Les muscles de ses joues étaient distendus. Sa lèvre inférieure(…) retombait, flasque comme la lippe d’un cheval fourbu. »<br></i>En se débattant, Herrick casse la seringue condamnant Sophie à mort. Il ne pourra plus rien pour elle au moment où la deuxième vague magnétique , à son apogée, enveloppe la terre, produisant une chaleur effrayante et une profusion de taches sur le soleil :<br><i>« Il s’agenouilla près du corps de Sophie Dupont qu’on eut déjà dit momifié. Il joignit les mains exsangues pour la prière éternelle. Il se pencha sur la sybille endormie, la baisa au front. Et il se redressa, s’inclina encore, en saluant, la main à la visière, comme lorsque l’on envoie par le fond, enveloppé dans un drapeau, le corps du marin péri en mer. »<br></i>Ouvrant la porte du laboratoire pour faire part de la triste nouvelle à ses collègues, il s’aperçoit que Simpson et Blackbliss, pris de folie, se sont entretués. Alors, comme possédé, il forge une nouvelle seringue, la remplissant du produit salvateur, s’étant rappelé que sa fiancée, Maria Pia, devait venir à sa rencontre à travers la montagne, avec un couple d’amis, Gonzalo et Juanita. Il bondit vers eux et, les trouvant inanimés, les rend à la vie :<br><i>« La bouche s’ouvrit, découvrant les dents petites et d’un pur émail. Et il y eut dans le soulèvement rythmique du buste, dans les mouvements des membres sveltes, une telle puissance de volupté que Herrick Redern se releva, épouvanté, comme s’il se méfiait de lui-<wbr>même et que, dans ce monde renaissant, l’envahissait le désir impulsif qui dut cravacher le sens des primitifs à chaque fois que triompha l’espèce des cataclysmes qui modelèrent violemment, à travers les millénaires, la physionomie multiple de la terre.»<br></wbr></i>Il se dit qu’étant seuls survivants sur une terre vide, ils seraient de nouveaux Adam et Eve… et il se réveille ! Pris de boisson la veille, il s’était endormi et avait fait ce rêve effrayant. Mais lorsque Blackbliss, goguenard, vint lui raconter les nouvelles politiques du jour, Herrick pensera que la réalité est bien pire que le rêve et songera à se rendormir :<br><i>« Ecoutez donc !… La France a conquis l’Allemagne , sans coup férir, et les Allemands s’entrecogent à-<wbr>qui-<wbr>mieux-<wbr>mieux, un vrai charnier, mon cher, parce que ces bougres-<wbr>là ne peuvent pas admettre qu’il n’y ait pas de la bidoche en charpie partout où campent des soldats !… En Italie, fascistes et communistes se sont administrés, à Milan, une de ces peignées !…(…) La Lithuanie a envahi la Pologne !… Les Lapons déferlent en Russie ! (…) L’Angleterre est occupée par l’Irlande ! »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Une nouvelle dont la théorie de base, proche de celle des «spiritualistes », rend responsable de la décrépitude et de la mort la relation anthropocentrique que le psychisme humain entretient avec l’univers. L’anglomanie dominante rend irritante une lecture d’un texte gâché par son épilogue : tout ceci n’était qu’un rêve ! Un beau rêve pourtant qui débarrasserait la terre de tous les cacochymes haineux se faisant la guerre sur le dos de jeunes lesquels pourraient prendre à leur compte le titre d’un ouvrage de Champsaur : «Tuer les vieux, jouir ! »</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><b><br></b></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">622</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Metal De Mort</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/metal-de-mort-r621/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/metal-de-mort.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Scott Andrews et sa femme Nancy, en exploration sur Mercure en son terminateur, ramassent des diamants gros comme des œufs de pigeon et, pour faire bonne mesure, y adjoignent un morceau de mâchefer mercurien pour analyse. <br>De retour sur terre, ils se rafraîchissent chez eux avant d’aller faire leur rapport d’activité aux autorités. (Heureuse époque !)<br>Le financier véreux, Calvin Munro,  qui a eu vent des richesses rapportées,  charge Webster, son homme de confiance, de les dérober. Deux aigrefins s‘emparent donc du coffre aux diamants et, par la même occasion, du mâchefer lequel révèle une propriété désagréable : il transforme tout élément humide en or pur comme dans le mythe de Midas !<br>Les statues en or de ce qui était des voleurs soulèvent une insatiable curiosité. Mais le plus grave reste à venir. Le morceau de mâchefer mercurien perdu durant la fuite, aboutit dans les égouts londoniens et transforme ipso facto toute l’eau en or, bouchant les déversoirs et provoquant une épidémie sévère au sein de la capitale anglaise :<br><i>« L’épidémie commença par une femme du quartier et s’étendit ensuite avec une telle rapidité que le service médical local put à peine y faire face. La maladie était comme une sorte de diphtérie, mais beaucoup plus virulente.»</i><br>Andrews, appelé d’urgence, ne peut que constater la transformation progressive des bâtiments de Londres en or :<br><i>« La catastrophe s’étendait avec une rapidité effroyable. Plus l’or se répandait dans le réseau d’égouts, plus les autres régions étaient exposées à l’attaque de la maladie. La mort suivait de près l’or massif. L’or était répandu dans les rues, à portée de tout le monde, et personne n’y touchait. De minces épées du précieux métal jaillissaient à travers les grillages des canalisations et des couvercles de puits de regard. Les immeubles revêtaient un éclat d’un jaune étincelant qui s’accentuait et brillait encore plus quand la pluie apportait de l’eau à cette invraisemblable  création. »</i><br>Que se passera-<wbr>t-<wbr>il lorsque l’action du catalyseur extraterrestre se fera sentir jusqu’à la Manche ? Tout est donc mis en œuvre pour retrouver la pierre mercurienne… Partout dans le monde la cotation de l’or s’effondre :<br><i>« Les premières répercussions se firent sentir à la Bourse où les actions des mines d’or firent le plongeon à une vitesse qui mit le chaos dans les milieux financiers. Tout le crédit mondial était basé sur l’or, et l’apparition soudaine de ce métal en quantités que l’on pouvait ramasser à la pelle, détruisait sa valeur et ruinait son rôle d’étalon-<wbr>monnaie ».</wbr></i><br>Cependant, Munro n’a pas désarmé. Il envisage de s’approprier les marchés vénusien et martien jusqu’ici épargnés. Il fait enlever le jeune couple afin qu’il le guide, lui et Webster, jusqu’à la source de richesse. Hélas ! rien ne se passe comme prévu : Webster et Munro mourront, Andrews et Nancy retourneront sur la terre ;  mais comment éviter d’autres catastrophes ?  Heureusement, le hasard leur révéla que l’eau des océans de Vénus, grâce à son acidité, avait la capacité de dissoudre l’or mercurien. <br>Néanmoins, la seule solution envisageable pour éviter que des tentations ne se fassent jour était,  en toute simplicité, de réduire la planète Mercure en poussière, laquelle tombera sur le soleil. Grâce aux rayons désintégrateurs et avec toute la douceur requise pour ne pas perturber le délicat équilibre du système solaire, l’on procéda à l’opération avec un plein et total succès, délivrant la Terre de l’horrible sort d’être transformée en une planète en or pur.<br>Roman populaire des années cinquante, « Métal de mort » appartient à la veine cataclysmique anglaise de « la disette d’éléments »(quoique ici, il y en aurait plutôt pléthore). Récit pour adolescents mené avec fougue, le roman proclame haut et fort son appartenance au genre du «space-<wbr>opéra »</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">621</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Messiada</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/messiada-r620/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/messiada.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Les chefs d’état des pays arabes unissent leurs efforts pour se débarrasser définitivement d’Israël. Le complot, ultra-<wbr>secret, repose sur deux piliers : un Russe, Anatoli Léonov et un Américain, John Hicks, ancien directeur-<wbr>adjoint de la CIA. Ces deux hommes, des mercenaires achetés à prix d’or par les Arabes, mettent sur pied un plan monstrueux qui devra aboutir à la destruction totale du pays juif. Leur conversation téléphonique, où il est question de taupes infiltrées en Israël qui servent de relais, a été surprise par Judith Steven, une brillante journaliste américaine, en mission en Irak. Convaincue de tenir là un scoop exclusif, elle dissimule la cassette et tente de se renseigner pour son propre compte. Mal lui en prend. Repérée, elle sera grièvement blessée dans un attentat où elle perd totalement la mémoire. Le Dr. Abou Chariff, brillant médecin faisant partie de l’équipe qui la soigne est l’un des pivots du complot en Israël.<br>Le plan se déroule en trois étapes. La première consiste à multiplier les offres de paix avec Israël. Chaque président arabe, tour à tour, déclare ouvrir une ère de fraternité avec les Juifs et se propose de visiter Jérusalem. Ces annonces déclenchent l’hystérie dans le monde entier. Toute action pour saboter le processus en cours par les Israéliens serait donc universellement considérée comme une manœuvre de nuisance. La deuxième, à travers des provocateurs infiltrés ou soumis à un chantage, aboutit à des actions terroristes, telles que l’explosion du Saint-<wbr>Sépulcre à Jérusalem, la suppression du rabbin extrémiste Abramov, des explosions au Vatican et à Paris dans l’église de Saint-<wbr>Germain. <br>Les attentats en Israël seront revendiqués par un groupe terroriste chrétien et ceux en Europe par les « Fils de Sion », de prétendus extrémistes juifs, en réalité des terroristes irakiens. Leur but est évident : faire se battre entre eux Chrétiens contre Musulmans, Juifs contre Juifs, Chrétiens contre Juifs. Le pape – comme il est naïf !-<wbr> s’indigne et menace. Les troubles augmentent en Israël et l’insécurité du moyen orient atteint un niveau très élevé. La troisième phase, grâce à Ahmed Salah, faux promoteur immobilier, consiste à implanter des villages en Israël pour touristes arabes, syriens, irakiens, saoudiens, en réalité des soldats entraînés qui attendront leur heure. Plus de 5000 Arabes, sous l’aspect d’inoffensifs visiteurs sont prêts à passer à l’action.<br>Face à ces manigances, se dresse un seul homme, David ben Zion, le patron du Mossad. Avec une âme tourmentée, en recherche religieuse, il comprend que son pays court un grave danger. Il met lui-<wbr>même en place ses pions au sein du Mossad, outil d’une remarquable efficacité. Son informatrice habituelle, une espionne hors-<wbr>pair, est déjà en place en Irak, proche des services secrets irakiens. Elle se nomme Khalida ben Omar – en réalité « Esther » -<wbr> affichant de telles qualités qu’elle se fait même connaître du président irakien. Elle transmet à David une information essentielle, celle d’un avion irakien transportant à son  bord une bombe thermonucléaire, qui vient de s’envoler pour la Mauritanie. Le Mossad, simulant un accident en mer, abat l’avion et s’empare de la bombe.<br>David, qui s’appuie sur le Shin-<wbr>Bet, se soucie également de faire protéger Judith, pièce essentielle du puzzle, espérant que celle-<wbr>ci recouvrera un jour la mémoire. Le Dr. Aboud Charaff commettra alors une erreur et sera éliminé par le Mossad. Mais pour David, il n’est pas facile d’agir dans un contexte où Israël est accusé de saboter le processus de paix engagé avec les pays arabes. Il lui faut donc absolument mettre la main sur les deux concepteurs de ce plan démoniaque, Léonov et Hinks, en résidence secrète à Bagdad.<br>Tandis que les rencontres entre les politiciens arabes et Dan, le Premier Ministre israélien, se poursuivent, appauvrissant Israël de par leur coût exorbitant, les frontières s’ouvrent. Des milliers de Juifs essaiment dans les pays voisins devenus théoriquement sûrs. Pourtant Esther alerte à nouveau David du déclenchement imminent du plan «Ismaël», soit une attaque combinée d’Israël, aussi bien intérieure qu’extérieure, par la totalité des armées arabes, l’invasion du pays, et l’éradication des Juifs :<br><i>«Tous les juifs doivent quitter la Palestine. Resteront seulement ceux qui peuvent attester qu’ils sont ici depuis dix générations. Ils auront une semaine pour le prouver et leur nombre ne devra en aucun cas dépasser vingt mille. Un million sera réparti dans les pays arabes où ils redeviendront ce qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être : une minorité méprisable au service de l’Islam. Les autres seront éparpillés en Asie. Ni l’Europe, ni l’Amérique ne pourront les accueillir, sous peine d’embargo pétrolier. Les restes du Mur des Lamentations disparaîtront. Nous construirons deux nouvelles mosquées : l’une sur les ruines du Mur, l’autre sur celles de la Knesset. Jérusalem sera désormais la Ville sainte de l’Islam. Aucun juif ni aucun chrétien ne pourra jamais plus y vivre. »<br></i>S’opposant à la fois au travaillistes et défaitistes juifs, à l’extrême-<wbr>droite religieuse, à l’incrédulité de Dan, aux menaces de l’ONU, David actionne son arme ultime surnommée « le plan Messiada », synthèse de « messie » et «massada », l’apocalypse.  Il envisage de déclencher l’apocalypse nucléaire sur les pays belligérants et pour que l’Europe et l’Amérique ne puissent contrecarrer le processus, il exercera sur eux un chantage de type terroriste, en cachant dans chacun de ces pays des charges nucléaires, prêtes à exploser, y détruisant au moins trois grandes métropoles :<br><i>« Paris, Marseille et Lyon risquaient d‘être rasés de la carte. Des bombes atomiques de vingt kilotonnes chacune y étaient enfouies en des lieux secrets, prêtes à exploser à cinq heures du matin , ou avant – on ne donnait aucune précision-<wbr>, si l’Elysée n’exécutait pas les instructions contenues dans la lettre. La première phase du plan détruirait l’ensemble des axes routiers de trois grandes villes. La seconde ferait voler en éclats deux centrales nucléaires par implosion. La troisième phase signifiait  la destruction totale des trois grandes villes à l’arme nucléaire. »<br></wbr></i>Esther a été repérée. Elle sera « exfiltrée » d’urgence non sans qu’elle ait réussi au préalable à contaminer le président irakien, dorénavant condamné à mort. L’invasion d’Israël repose sur l’effet de surprise, à l’instar  du plan Messadia. Mais la France – toujours traître à l’égard d’Israël !-<wbr> relaie l’information aux pays arabes, allumant prématurément la mèche. L’heure de l’invasion sera avancée, obligeant les Juifs à une réponse immédiate, dans une grande précipitation  -<wbr> situation rapidement maîtrisée – puisque la capitale libyenne sera réduite en poussière par une bombe nucléaire.<br>David apprenant qu’une autre bombe nucléaire, arabe celle – là, a été enterrée à Jérusalem même, y oppose l’anéantissement nucléaire de tous les pays du moyen-<wbr>orient. La Syrie, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, l’Irak seraient annihilés par l’utilisation totale et complète de l’ensemble de l’arsenal nucléaire israélien si la bombe arabe explose. Un vent de folie souffle dans le monde. La cinquième colonne arabe en Israël entre en action, la guerre fait rage :<br><i>« La vue du centre de la ville de Ramat Gan atteint par des missiles à tête chimique était insoutenable. Ils discernaient des centaines de corps, gazés, au visage intact, au rictus convulsé. David n’avait pourtant éprouvé aucun scrupule à l’égard des centaines de milliers de Libyens qui avaient été sacrifiés par le feu nucléaire. Pourquoi avait-<wbr>il fallu en arriver là ? Les Arabes allaient-<wbr>ils enfin comprendre que leur avenir était lié à celui d’Israël ? Que les deux peuples étaient condamnés à vivre et à mourir ensemble ? Que ceux dont le Coran disait qu’ils seraient humiliés et misérables détenaient à présent l’arme qui effaçait cette prophétie ? Le Vatican, de son côté, allait-<wbr>il enfin comprendre que la renaissance d’Israël en 1948 était une résurrection, un miracle ? »<br></wbr></wbr></wbr></i>Les pays arabes, bombardés sans arrêt, arrêtent leurs chars. A présent, les Etats-<wbr>Unis soutiennent officiellement Israël. Les présidents arabes, l’un après l’autre, se suicident. Léonov, capturé à Genève par le Mossad qui l’a fait sortir de sa tanière, révèle aux Juifs l’emplacement de la bombe de Jérusalem qui sera désamorcée. La guerre est terminée. Les Arabes ont perdu. Israël revendique le droit à la vie, symbolisé par leur décision de reconstruire le Temple de Salomon.<br>Messiada est un roman polémique, farouchement sioniste, anti-<wbr>français et anti-<wbr>chrétien. David apparaît comme le messie attendu depuis si longtemps par les Juifs. Le judaïsme y est exalté comme seule religion authentique et les Arabes présentés comme faux et cruels. Malgré toutes ces prises de position, les 450 pages du récit se lisent d’une traite, l’intrigue est montée avec minutie, dans la connaissance intime des mécanismes du pouvoir en Israël. Le rôle fondamental des services secrets, les actions terroristes et les rebondissements constants en font un ouvrage passionnant, récit d’une « guerre future » qui paraît si vraie et si proche</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="fs20 ff1 cf4">.</span><span class="fs24 cf3 ff1"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">620</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Message A L'univers</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/message-a-lunivers-r619/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/message-a-l-univers-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Sous la forme d’un message adressé à ceux qui seuls seraient encore capables de nous sauver, soit des extraterrestres du Sagittaire, les Terriens, conscients de la voie sans issue qu’emprunte l’humanité, les appellent au secours. Cette estimation de la gravité de la catastrophe est partagée par les E.T. avec lesquels ils  (les « gentils » ?) se sentent en harmonie par « ondes psychiques ».<br>Pollutions, destructions, réchauffement climatique, guerres, voici les principaux chefs d’accusation : <br>« S.O.S. ils sont fous <br>S.O.S. , ils cassent tout <br>Ils polluent, ils détruisent, <br>Ils réchauffent les banquises »<br>L’humanité ne peut régler la situation sans aide . Il est nécessaire que des amis extérieurs « qui surveillent la Terre depuis des millénaires » interviennent, proposant « l’amour » comme unique solution  à « ce vide qui pourrit âme et corps ». L’espèce humaine, qui manque de maturité, mais aussi de valeurs spirituelles, puisqu’elle « crache sur les Dieux », mérite dès lors une sanction appropriée :<br> « Bien perçu ta détresse<br>Il est temps que ça cesse <br>Nous frapperons très fort»<br>Les principaux thèmes  cataclysmiques véhiculés par la SF moderne apparaissent dans cette chanson, le « message » étant lumineux : Si l’homme détruit sa planète ce ne sera pas au goût des « Grands Galactiques » qui veillent sur elle. On aimerait y croire ! New age, Aliens, soucoupes volantes et développement spirituel s’y mélangent allègrement  sans arriver cependant à pousser la chanson vers la notoriété (Alors, vous pensez, sauver la Terre… !)</span><span class="fs20 cf1 ff1"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">619</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
