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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/22/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Mysterieux Delai&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/mysterieux-delai-r668/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/mysterieux-delai.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le vaisseau interplanétaire « Nuage cosmique », en route vers Vénus, explosa sans raison après avoir capté un message suivi d’un son de cloche à résonance grave. Avant de disparaître corps et biens, le commandant Henderson pu faire parvenir ce message à la terre.<br>Nat Williams, directeur d’une chaire mondiale de mathématiques et pionnier de l’espace, présenta le message au président, après qu’il ait pu  décrypter celui-<wbr>là. C’était l’annonce d’une menace pesant sur le monde. Après un «mystérieux délai », scandé par les battements réguliers d’une cloche cosmique, les Vénusiens, très avancés technologiquement, ayant fui depuis longtemps leur planète d’origine, et pour éviter que leurs secrets ne tombent entre les mains de terriens inaptes et destructeurs, ont, en toute simplicité, piégé leur planète. Après 400 000 battements, soit un délai de deux ans, Vénus devait exploser, entraînant dans sa disparition la Lune et la Terre :<br><i>« Nous (ce sont les défunts Vénusiens qui parlent) avons calculé que la force expansive de cette explosion fera voler en éclats notre planète tout entière qui se transformera en poussière cosmique. Vous qui écoutez ce message, vous êtes certainement parvenus à une culture scientifique très élevée puisque vous avez pu réussir à voyager dans l’Espace. Vous comprendrez donc que la brusque désintégration d’une planète et sa réduction en poussière, surtout lorsqu’il s’agit d’une planète du volume de la nôtre, c’est-<wbr>à-<wbr>dire de dimensions à peu près égales à celles de la vôtre, provoqueront certainement chez ses voisins l’anéantissement et la panique. Bref, nos calculs démontrent que la destruction de notre planète entraînera celle de tous les mondes du système solaire. Il ne s’agira pas d’une désintégration complète, mais toute vie sera balayée de leur surface. »</wbr></wbr></i></wbr></span><i><span class="ff2 cf4 fs24"><br></span></i><span class="ff1 cf4 fs24">L’heure était gravissime et il convenait de désamorcer cette machine infernale. Nat Williams pressenti comme sauveur constitua son équipe : Tony Dyson, le « Muscle » et Mike Benton, le « Cerveau », en dépit de son grand poids. Enfin, Myriam, sa secrétaire, la « touche féminine », qui aura bien du mal à échapper à son rôle de soubrette.<br>Ils partirent donc en direction de Vénus, croisant en chemin les restes éparpillés du « Nuage cosmique », au nom prédestiné. Ils échappèrent aussi, grâce à la subtilité de Nat, aux ondes magnétiques tendues par les Vénusiens , destinées à les éparpiller eux aussi dans l’espace.<br>Vénus était une planète chaude proche du mésozoïque terrestre avec une omniprésence de cuivre dans les roches et les océans, ce qui mit les Terriens sur la piste de l’engin infernal qui ne pouvait être que situé profondément sous terre. Avisant, après leur atterrissage un volcan éteint, ils s’en approchèrent pour y pénétrer. Cela n’alla pas sans mal, car la faune était à l’aune de la planète. Ils eurent donc à se défendre contre une guêpe gigantesque avant de se retrouver en une fragile sécurité. La descente du puits volcanique s’avéra périlleuse, semée de dangers, comme cette coulée de lave programmée par les vénusiens et déclenchée à leur passage.<br>Arrivés au fond, ils aperçurent une gigantesque rangée de machines, ces engins que les Vénusiens avaient décidé de détruire car elles auraient pu faire faire aux Terriens un bond décisif vers le progrès. Encore plus loin, au fond, dans une salle, ils virent la machine infernale : un câble reliant un globe à une pyramide de cuivre qui puisait son énergie dans les profondeurs mêmes de la planète, connecté à la totalité du cuivre disponible dans le manteau. C’est la planète elle-<wbr>même qui devait déclencher la bombe, après une onde initiale, à peine le délai écoulé. <br>Nul ne semblait être en mesure de la désamorcer. La Terre était donc irrémédiablement perdue lorsque l’excès de précautions dont s’étaient entouré les Vénusiens se retourna contre eux. Une machine infernale robotique et programmée en conséquence, se mit en marche pour annihiler les intrus. En face de ce danger extrême, Nat fit sauter une mini-<wbr>bombe atomique qui dérégla l’engin, lequel dirigea son rayon mortel sur  la bombe, envoyant le globe, le câble et sa pyramide dans l’avenir.<br>La terre était donc sauvée… pour le moment ! Nul doute que d’ici un futur proche, avec l’aide de la technologie étrangère, les Terriens auront trouvé le moyen de désamorcer définitivement la mortelle menace.<br>« Mystérieux délai » présente un récit d’aventure dans un contexte de science-<wbr>fiction. Toujours écrit avec clarté et simplicité, l’intrigue se développe de manière linéaire, associée aux stéréotypes et aux poncifs récurrents du genre, verrouillant quelque peu l’imaginaire du lecteur (Mais il est vrai que l’on s’adresse aux adolescents des décennies écoulées……)</wbr></wbr></wbr></span><span class="ff0 fs20"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">668</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Mystere De La Nuit Sans Lune</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-mystere-de-la-nuit-sans-lune-r667/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/mystere-de-la-nuit-sans-lune.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Franz, jeune homme d’une vingtaine d’années, parcourt les gorges du Verdon, une région qu’il affectionne, avec son ami Claude. Le soir venu, celui-<wbr>ci disparaît alors que Franz , par hasard, découvre dans une cavité située sous un gros rocher un manuscrit en latin. Il s’agit d’une prophétie de l’illustre physicien Gassendi. Celui-<wbr>ci prédit pour l’année 1954 (nous sommes en 1952) des bouleversements cataclysmiques sur la terre. Selon lui, la lune éclatera subitement en morceaux par l’activité  des taches solaires , ce qui ne sera pas sans influence sur notre globe : <i>" Luna in permultos satteles distrahetur  (La lune se divisera en multiples fragments.) "<br></i>Franz prend cette histoire très à cœur et confie le manuscrit à Nadège sa petite amie en lui faisant jurer de garder le secret. Mal lui en prend. Le lendemain, elle l’a déjà trahi en remettant le document entre les mains de Claude qui disparaît au Japon (!) emportant l’ultime preuve du cataclysme annoncé. Franz fait ce qu’il peut pour prévenir ses semblables. Il demande audience à l’Académie des Sciences à Paris et se fait proprement éjecter. Les gens de sa région le prennent pour un fou. Nadège même, sa tendre petite amie, le bat froid. Désespéré, il erre dans la montagne pour retrouver une preuve de ce qu’il annonce partout à corps et à cris. Rien n’y fait.  Si ce n’est qu’à l’heure dite, la lune disparaît du ciel et que tombent des bolides sur la terre. Les conséquences de la catastrophe sont terribles : la pesanteur augmente et surtout l’oxygène de l’air se raréfie. Les cardiaques, les vieillards, les enfants, les gens faibles meurent asphyxiés.<br>Nadège , la pâle petite amie chlorotique de Franz, atteinte par le mal, fait amende honorable et regrette ses agissements. Pas bégueule, Franz l’installe sous une tente à oxygène, car, lui au moins avait prévu le manque d’oxygène. Claude, le grand absent du récit, lui renvoie d’urgence le manuscrit volé à partir du Japon. Que faire ? Les ouvriers et habitants de la Provence accordent unanimement leur confiance à Franz (n’avait-<wbr>il pas pressenti l’événement avec justesse ?) quand celui-<wbr>ci leur indique un moyen susceptible de les sauver.  Grâce à de l’eau jetée sur un bolide lunaire, il arrive à en extraire un corps radioactif, le lunarium, qui aura la propriété de régénérer l’oxygène terrestre. Hourrah ! le monde est sauvé ! Des fragments de bolide serviront de par le monde à réanimer toutes les populations qui se sentaient déjà condamnées. Franz, marié à Nadège (à sa place, on aurait hésité), sera adulé et riche mais n’aura pour toute ambition que de continuer ses chères expériences de chimie dans sa chère vallée de Haute Provence.<br>Une nouvelle gentillette qui n’a pas peur de friser le ridicule ni " l‘héneaurme ", dans la tradition des opuscules pour adolescents de l’immédiate après-<wbr>guerre</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">667</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Mutarotnegra</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/mutarotnegra-r666/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/mutarotnegra.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Quatre expéditions archéologiques se succèdent.<br>La première, menée en 2820 après J.C., découvrit l’«Homme de Frédehof », qui daterait de 1978 . On eut ainsi la preuve irréfutable de l’existence d’humanoïdes sur la Planète Bleue.<br>La deuxième, en 3500, explora le site de Grubierf et confirmera l’idée d’une grande catastrophe survenue autour de 1990-<wbr>98, appelée la « Grande Irradiation » suivie par la «Grande Immersion ».<br>La troisième, en 3720, analysa le site de l’île d’Orsi et mit à jour des preuves irréfutables d’une survie humaine par la découverte de bols et de reliefs de repas.<br>Enfin, la quatrième expédition, la plus riche en trouvailles, exhuma une grande quantité d’objets des plus divers sur le site de Mutarotnegra, en 3790. Voilà la manière dont il fut découvert :<br><i>« Sans le savoir, nous venions de repérer la flèche qui surplombait le Grand Sanctuaire de Mutarotnegra. Quelle ne fut pas notre surprise émerveillée lorsque notre équipe découvrit un édifice qui atteint la hauteur totale de cent trente deux mètres, entièrement réalisé en grès.(…) Tous les indices tendent à prouver que nous nous trouvons en face d’un édifice à caractère sacré, preuve que les humanoïdes se livraient bien au culte, confirmant ainsi les hypothèses de nos précédentes expéditions. »<br></i>L’ouvrage reproduit en magnifiques photos couleur les objets ainsi répertoriés, exposés par le musée archéologique de Strasbourg, Palais Rohan.<br>« Mutarotnegra » (soit prononcé à l’envers «Argentoratum», le nom latin donné à la ville de Strasbourg) est le témoin rare (puisque tiré à un très petit nombre d’exemplaires) de l’artiste alsacien Raymond Waydelich.<br>Celui-<wbr>ci, lors d’un show télévisé a enterré en juin 1995 près du parvis de la cathédrale de Strasbourg des « capsules temporelles » remplies d’artefacts de notre époque et destinées aux générations futures. L’exposition, se projetant dans le futur, présente de manière fictive ces mêmes objets devenus reliques, tirant des déductions fausses quant à leur usage ou nature. Il n’y a aucun exemple actuel plus net du concept de « fouille industrielle » et bien qu ‘il apparaisse à plusieurs reprises dans notre thème (par exemple chez Mac Aulay), jamais il n’avait été illustré aussi splendidement.<br>Pour être complet, citons la postface tirée du « livre de bord du Capitaine Imot Reregnu (= Tomi Ungerer) » qui précise les conditions de la découverte en un style joyeusement surréaliste et scatologique :<br><i>« Au centre du sphinc-<wbr>terre se dressait une émergence pointue de nature pas naturelle. Il fut décidé sur le champ d’explorer ce lieu de saillance apparemment occulte d’ori-<wbr>chine, donc de forer en diagonale une fistule de Coulanges pour y voir dans le dedans de l’intérieur. Avec notre casse-<wbr>croûte ostéomatique, nous perforâmes un passage parfaitement souterrain. Cette opération de fossoyeurs fut rendue souvent difficile par la nature de la croûte garnie d’obstacles. Soudain, la queue du tunnel se fissurita pour céder la place à rien du tout. La fistule de Coulanges débouchonnait sur le vide. Heureusement que nous étions immunis par nos masques de Carnaveral, car les tests olfactifs enregistraient du fétide en saturation.(…) Nous avions donc abouti à une sorte de grotte de proportions coloniales. Il y régnait une chaleur de canicul. Les colonnes soutenaient une voûte de colon, vestige d’une civilisation cruelle à en juger par sa structure. Nous étions à l’évidence dans une cité ensevelie –quand et comment c’était encore à découvrir. »</wbr></wbr></wbr></i><br></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">666</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Mot De La Fin</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-mot-de-la-fin-r662/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/dernier-homme-leroy-b.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le journal intime de Franck Dumoncel rapporte ces événements tragiques : le gouvernement, pour remplir les caisses d’un Etat mises à mal, a décidé la privatisation des lettres « inutiles » de l’alphabet. <br>Sauf à en racheter les droits d’une manière temporaire ou définitive (beaucoup plus cher !), des phrases telles que : <i>«un grizzly peroxydé zozote dans un blizzard moyenâgeux…»</i> seront totalement interdites. Devant le succès remporté par l’initiative gouvernementale, toutes les lettres seront progressivement privatisées, jusqu’à la …***.<br>Une idée neuve et poétique, une nouvelle percutante dans sa brièveté.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">662</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Mort Noire</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-mort-noire-r660/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/mort-noire.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le Dr. Petrie, médecin d’un quartier riche de Miami, détecte un cas curieux en la personne du jeune Dario Kelly qu’il envoie, pour analyse complémentaire, à l’hôpital, chez le Dr. Selmer. La conclusion est sans appel : nous sommes en présence d’un cas de peste très virulente. Une autre patiente, Mme Fairfax signale que la plage de Miami est envahie  par des rejets, excréments de toutes sortes, rendant la baignade impossible. Devant l’affluence des victimes, l’origine de la maladie ne fait guère de doute.<br><b><i>« </i></b><i>A l’heure qu’il est, je ne suis pas en mesure d’identifier ces débris détrempés par l’océan, expliquait le médecin-<wbr>colonel, mais nous avons recueilli des plaintes attestant qu’il s’agissait d’un mélange de résidus de pansements de soins, de couches, de matières fécales. Quant à la provenance de ces déchets, nous n’en avons aucune idée. »</wbr></i><br>Pour éviter une épidémie massive et foudroyante, le Dr. Petrie prévient les autorités municipales. Les propres affaires familiales de Petrie interfèrent ainsi avec son travail. <br>Séparé de sa femme Margaret (elle aussi malade), il tient à récupérer sa fille Priscilla pour, en compagnie de sa maîtresse Adélaïde, les mettre à l’abri de l’épidémie, qui a singulièrement progressé depuis que le Dr. Selmer a dignostiqué <i>« une super-<wbr>peste bubonique, pneumonique et septicémique virulente, totalement résistante à tous les traitements connus. »</wbr></i>  <br>Le danger d’infection par  voie pharyngée est maximal :<br><i>« La peste pneumonique est transmissible par les voies respiratoires ? -<wbr>Oui, c’est exact, approuva le Dr. Selmer. Si quelqu’un est atteint de peste pneumonique, il suffit qu’il tousse devant le visage d’une autre personne pour que celle-<wbr>ci la contracte presque à coup sûr. Les bacilles sont contenus dans la salive, et sont capables de rester actifs dans la salive séchée plus de trois mois. »<br></wbr></wbr></i> En ville, la situation se dégrade. En un seul jour, (le premier), l’on comptabilise vingt-<wbr>huit cas d’hospitalisation. L’inspecteur sanitaire fédéral Jackson sera informé de la situation.<br>Plus loin, à New York, dans un immeuble, se trouvent réunis les divers protagonistes du roman. En premier, Ivor Glanz, chercheur en biologie, au caractère entier, qui entretient des relations incestueuses avec Esmeralda, sa fille. Il est en procès contre Forward, un chercheur forban, au sujet d’une même découverte faite autour de la mutation provoquée de certains bacilles qui donneront le futur médicament de la super-<wbr>peste. Hubert Gaines est un acteur sur le déclin. Homosexuel et d’extrême-<wbr>droite, il appellera au lynchage des Noirs qu’il rend responsables de la propagation de l’infection :<br><i>« Ces rejets –ces excréments infectés– proviennent des intestins des noirs, des Portoricains, des mendiants fainéants et des hippies qui se complaisent dans leur crasse. Non seulement ils ont empoisonné notre société avec leurs hommes politiques subversifs et leur goût pour la révolution, mais ils ont de surcroît matériellement empoisonné nos fils et filles d’Amérique avec leur saleté d’excréments ! »</i><br>Garunish, le responsable syndical des ambulanciers devant la menace encourue par la corporation, décrète une grève générale. A travers la ville, Petrie constate la progression de la maladie : les cadavres restent à terre, la police est débordée, les ambulanciers, respectant l’ordre de grève, ne roulent plus :<br><i>« J’ai compté entre cinquante et soixante morts au long des rues, déclara le chauffeur sur le ton de la conversation, en tirant quelques bouffées de son cigare. Je suis en service depuis ce matin, et je n’arrive pas à en croire mes yeux. Vous savez ce qu’ils prétendent à la radio ? Que c’est une sorte de grippe, et que tout sera bientôt terminé d’ici la fin de la semaine. Pas de raison de s’énerver. Vous croyez que cinquante ou soixante macchabées, ce n’est pas une raison de s’énerver ? »<br></i>Il lui est difficile d’approcher Firenza, le chef de la Santé Publique, les édiles politiques minimisant l’événement devant les médias. A la recherche de sa fille dans une ville devenue folle, il se rend à l’hôpital où se déroulent des scènes atroces :<br><i>« Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent, et il se retrouva à nouveau en enfer. Les couloirs étaient obstrués de gens qui poussaient des gémissements et des sanglots. Certains étaient tournés contre le mur et frissonnaient, le visage blême ; d’autres toussaient en pleurant ; d’autres encore étaient assis à même le sol en silence, le tête rentrée dans les épaules. » <br></i>Lorsqu’il apprend que les Fédéraux préconisent de cautériser Miami par le feu, rien ne pourra l’empêcher de quitter la ville avec Priscilla et Adélaïde. Un départ en voiture qui coïncide avec l’anarchie grandissante du centre-<wbr>ville :<br><i>« On croirait la fin du monde, chuchota Adelaïde. Mon Dieu, Léonard, on croirait vraiment la fin du monde.-<wbr> Une odeur écoeurante de brûlé accompagnée des bruits inhumains d’une cité à l’agonie emplirent la voiture, et le Dr. Petrie finit par remonter la vitre. Il se sentait vidé comme jamais encore. (…) Ils étaient presque arrivés à la hauteur de Gratigny Drive lorsqu’il fut contraint de donner un brusque coup de frein. La route était totalement bouchée par deux voitures en feu. L’une, une Riviera, était déjà carbonisée et fumante, cependant que l’autre, une Cadillac, avait toujours les roues en feu, tel un char ardent descendu du ciel. »<br></wbr></i>Forçant les barrages établis par la Garde Nationale, ils prennent la direction de New-<wbr>York via la Georgie et Atlanta qui est en feu, la peste les ayant devancée. Mais pourquoi Petrie n’attrape-<wbr>t-<wbr>il pas la maladie ? Serait-<wbr>il immunisé ? <br>A New York, les rapports entre les personnages se dégradent; Esmeralda est soumise à un chantage sexuel, ce qui oblige son père à abandonner les poursuites judiciaires contre Forward. Garunish, sur le terrain, est frappé par des briseurs de grève. Petrie, en pénétrant à Manhattan par le Lincoln Tunnel se retrouve en enfer. Les pillards ont investi la ville, Holland Tunnel est bourré de morts, les rues deviennent le terrain de jeu des psychotiques :<br><i>« La peste avait frappé le New Jersy, expéditive et implacable, et en une seule nuit, elle semblait avoir éradiqué le souffle de la vie sur la totalité des 11300 kilomètres carrés de cet état. Couchés sur le ventre, des corps sans vie parsemaient les routes luisantes de pluie, à l’endroit même où la mort les avait fait trébucher. Nombre de véhicules de toute sorte encombraient l’autoroute, leurs conducteurs toujours assis au volant, tels des mannequins de cire au teint blafard. Ils croisèrent deux ou trois autres voitures qui erraient au hasard dans l’après-<wbr>midi humide, mais la grande majorité des villes qu’ils traversèrent se révéla déserte, silencieuse et jonchée de cadavres. »<br></wbr></i>Il sait maintenant pourquoi la peste ne l’a pas atteint : son exposition constante aux rayons X, du fait de sa profession, a éradiqué la super-<wbr>bactérie. Il est urgent d’annoncer la nouvelle aux autorités médicales de l’hôpital Bellevue, ce qui s’apparente à une odyssée car des grévistes en interdisent l’entrée. Le Dr. Muray, enfin averti, renvoie Petrie vers Glanz, seul capable de créer l’antigène approprié. <br>En attendant, les rats envahissent la ville, y compris l’immeuble de Garunish, piégeant le Dr. Petrie, Ivor Glanz et tous les autres :<br><i>« Les rats, eux, pullulaient sans crainte au grand jour… investissant les charcuteries et les restaurants à l’abandon et sautillant sur les cadavres disséminés dans chaque rue. Tous les immeubles de bureaux et les tours résidentielles étaient verrouillés, surveillés et en état de siège. Mais même si les résidents réussissaient à tenir en respect les maraudeurs et la plupart des rats, ils n’étaient pas en mesure de se protéger contre la peste. Durant la matinée de lundi, les bacilles à incubation foudroyante, charriés par d’infimes postillons de salive infectée, furent responsables de l’agonie tragique de milliers de New-<wbr>Yorkais. Il suffisait simplement d’adresser un mot d’encouragement pour transmettre la peste, ou de toucher une main en signe d’amitié.»</wbr></i><br>Il est pourtant essentiel que Petrie puisse transmettre  aux autorités la solution trouvée par Glanz. Dans l’immeuble, les rats passent à l’attaque. Chez les humains, c’est le sauve-<wbr>qui-<wbr>peut général. Petrie et Adélaïde, malgré leurs vêtements de protection, ce qui leur permet de gagner la sortie par les câbles d’ascenseur, ont beaucoup de mal à se débarrasser des rongeurs :<br><i>«  Ils atteignirent le onzième étage en étant complètement recouverts de rats. Ceux-<wbr>ci mordaient et déchiraient leurs édredons et leurs couvertures protecteurs, les transformant en créatures à forme humaine mais au pelage sombre et mouvant qui progressaient péniblement. Adélaïde chuta à nouveau et le Dr. Petrie dut arracher des rats de son dos pour essayer de réduire leur masse repoussante. Il était maintenant si accablé par les rats qu’il les déchirait littéralement en deux pour les ôter. »<br></wbr></i>Enfin hors de danger, tandis que tous deux roulent vers la mairie, Petrie se sent touché par la peste à son tour…<br>Un roman-<wbr>choc à base médicale, aux aspects et aux protagonistes multiples, aux descriptions horribles. Quoique la trame des aventures conjugales du Dr. Petrie semble insipide dans l’océan de malheur déclenché par la peste, le roman, à l’action éternellement relancée, se lit sans difficultés.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">660</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Mort Luit</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-mort-luit-r659/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/mort-luit.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><i>« Le gros morceau fut découvert dans le troisième bâtiment: un cyclotron et cent kilos d’uranium 235 récupérées sur les réveille-<wbr>matin ainsi que dix litres d’eau lourde. Une bombe atomique d’un modèle réduit était en cours de fabrication. Cette bombe était destinée au Cap Carnavéral. La présence parmi les physiciens et ingénieurs de quatre agents exécutifs d’un pays situé derrière le rideau de fer prouvèrent que la mystique des « Frères de la paix » n’était pas si pure que Wasterman voulait bien l’affirmer. Les fichiers saisis permirent de situer toutes les agences des « F.P. » aux U.S.A. Six cent quarante Frères de la Paix purent être ainsi mis hors d’état de nuire. Tous les « accidents » mystérieux furent également expliqués. Les « projets » immédiats des Frères de la paix étaient les suivants : l’explosion en vol de vingt prototypes de chasseurs supersoniques, le sabotage de sept engins téléguidés de la base de Van Den Berg et l’assassinat de douze spécialistes de questions nucléaires. Wasterman venait de terminer le plan de ces « exécutions » au moment de son arrestation. »<br></wbr></i>L’extrait ci-<wbr>dessus résume l’ensemble du contenu conjectural et cataclysmique de notre ouvrage. Le reste de l’intrigue n’étant qu’une course-<wbr>poursuite menée conjointement par O’Shea et Roy qui remontent la piste des terroristes, lesquels utilisent des réveille-<wbr>matin maquillés, aux aiguilles badigonnées d’uranium 235, moyen astucieux  qui leur permettait de rassembler la quantité de minerai nécessaire à la fabrication d’une bombe A.<br>Un roman policier comme il y en eut tant dans les années soixante,  égaré dans notre thématique.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">659</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Mort Est Dans La Ville</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-mort-est-dans-la-ville-r658/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/mort-est-dans-la-ville.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Yves débarque dans sa ville natale, une bourgade provinciale de 7000 âmes. C’est l’été et il fait une chaleur écrasante. En provenance de Paris, criminologiste et écrivain, il initie une année sabbatique qu’il passera dans sa maison d’enfance en compagnie de Maria, la bonne qui l’a élevé et qui, bien que vieille, est toujours active. Il retrouvera son ami de toujours, Pergaud, ainsi que d’autres collègues policiers, Michel et Jaubert. <br>Cette année sera également une année de réflexion, loin de son épouse Mireille et proche de sa belle-<wbr>sœur Marie qu’il a toujours aimée en secret. Toutes les conditions sont donc réunies pour faire de ce temps un temps de vacuité, mais les événements en décident autrement. Le premier suicide réussi n’est guère suspect. Il est, peu à peu, suivi par d’autres, tout aussi inexplicables :<br><i>" Mais le lendemain, 8 juin, avant même que le journal local ait fait état de la mort de Madeleine Larose, deux autres cas sont enregistrés. Un homme de soixante-<wbr>dix ans, Victor Marot, se pend dans sa cuisine. Il est veuf et il vit seul, ses deux enfants travaillant à l’étranger. Il est pensionné depuis quatre mois. Et le même jour, Sébastien Defrance, étudiant, vingt ans, se tire une balle dans la tête à la terrasse d’un café de la ville basse. "</wbr></i><br>Des cadavres de citoyens sans histoire s’accumulent sans que Jaubert ou Lorelle, le médecin -<wbr> chef de l’hôpital, ne puissent établir aucun lien entre ceux-<wbr>ci. L’ambiance de la petite ville se transforme et, lorsque les maisons de la carrière exploitée par le maire et Jean-<wbr>Marie Suc son gendre et adjoint explosent, l’énervement devient perceptible. Yves est confronté à un insondable mystère : pourquoi tous ces gens se suicident-<wbr>ils ?  Lorelle envisage l’hypothèse d’une imprégnation psychologique, par télépathie, Jaubert une contrainte d’ordre social ressemblant à celle des lemmings, ou encore une épidémie d’origine inconnue.La chose est prise très au sérieux par la préfecture et lorsqu’un suicide d’une famille qui a quitté la petite ville se constate à Lyon, les autorités bouclent la bourgade de crainte d’une propagation. <br>Le colonel Costello est chargé avec son unité d’encercler la ville, d’y établir des barrages pour que nul ne s’échappe. Le contact avec l’extérieur est maintenu par hélicoptère. Cette vive tension, ressentie par les habitants, se traduira non seulement par une montée en flèche des suicides mais encore par une nuit d’émeute où des maisons incendiées, des jets de pierre sur les autorités, signent le désarroi de la  population. Lorelle propose une théorie sur l’évolution des divers états de l’agonie chez l’individu en la rapprochant de ce  qui se passe au niveau social : <br><i>" En fait, on pourrait dire que c’est le véritable début de l’agonie, que le délabrement général qui conduit à la mort est imminent. Vous m’avez compris, n’est–ce-<wbr>pas ? Vous avez saisi le parallèle que je suggère ? Notre ville vient de connaître sa période combative. Je prévois, je prophétise même qu’elle ne va pas tarder à entrer dans sa période dépressive. Et alors, mon cher commissaire, vous verrez que ce ne sera plus par dizaines que l’on dénombrera les cadavres… "</wbr></i><br>Plus de cinquante suicides se perpétuent ainsi jusqu’à ce que la morgue de l’hôpital soit encombrée. Le médecin, qui se dévoue corps et âme aux soins, bascule dans la déraison. Yves semble " immunisé ", contrairement à Lortac, dont la femme s’est suicidée, qui met à profit le désordre ambiant pour empoisonner à l’arsenic, Jaubert, son chef qu’il déteste, sans y parvenir cependant. Soudain, l’épidémie semble marquer un arrêt : avec le temps qui passe, l’on enregistre une diminution notable des cas de suicide. Le dernier en date,  clôturant la série, est celui de Marie laquelle -<wbr> mystérieusement -<wbr> a décidé de se tuer en sortant définitivement de la vie d’Yves. Lorsqu’en novembre, l’état de siège est levé, Yves repart vers Paris, différent de ce qu’il était, aussi bien moralement que physiquement, sans avoir pu résoudre l’énigme de cette vague de mortalité<br>Un roman à l’approche behavioriste dont le cadre en huis clos augmente l’intensité de l’intrigue. La minutie des descriptions jusqu’au moindre détail crée une atmosphère d’angoisse autour de personnages qui paraissent marqués par le destin. Les relations entre eux s’établissent dans l’ambiguïté, les sentiments sont exacerbés par la violence de la pulsion suicidaire. Un ouvrage original, à la limite du genre, entre enquête policière et  catastrophe sociale.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">658</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Mort Du Vieux Monde</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-mort-du-vieux-monde-r656/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/mort-du-vieux-monde.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Grand’père, sollicité par son petit-<wbr>fils friand d’histoires horribles, lui raconte à nouveau comment l’espèce humaine a perdu sa suprématie sur cette terre.  A cause d’Alexander Partagas Scobie, un savant irresponsable, inventeur du robot opportuniste. Sa machine, exclusivement programmée pour se dupliquer de n’importe quelle manière et en empruntant n’importe quel matériau, a résisté à toutes les tentatives humaines dans le but d’enrayer sa progression. <br>Ces robots, aptes à se reconstituer à partir d’autres robots, utilisant les artefacts des décharges technologiques, se créant même à l’occasion un corps en bois, ont envahi la totalité de la sphère économique, réduisant les ouvriers au chômage et empêchant tout échange purement humain. Instaurant son propre ordre du fait même de son existence, la machine agissante, sans animosité aucune envers l’homme, a triomphé de l’espèce humaine qui sera condamnée désormais à vivre de ses reliquats :<br><i>« -<wbr>Nous sommes encore en retard pour le dîner, je parie, », dit le petit garçon, avec un sentiment soudain de culpabilité. Il monta rapidement les marches qui étaient faites avec des carcasses de robot solidement soudées ensemble, et agrippa la poignée de la porte. C’était une ancienne main de robot ; on n’avait qu’à la serrer comme pour donner une poignée de mains, puis la tourner pour ouvrir la porte.<br>L’enfant disparut à l’intérieur. »<br></wbr></i>Une nouvelle courte et inventive s’appropriant un thème usé jusqu’à la corde pour en extraire le meilleur.<br></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">656</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Mort Du Pape Des Derniers Jours</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-mort-du-pape-des-derniers-jours-r655/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/danse-macabre-1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Sur la place du Vatican se dresse l’Antéchrist et son armée marquée de chiffre de la Bête. Le pape Pierre XII le Dernier contemple, fatigué, du haut de son balcon le triomphateur se proclamant Messie d’Israël. Devant lui, étendus à ses pieds, les cadavres d’Hénoch et d’Elie, couchés là sans sépulture, par dérision, puisqu’ils sont censés ressusciter au troisième jour et confirmer la victoire du Christ.  Sûr de son empire, établi sur la terre entière, l’Antéchrist venait narguer le vicaire du Christ :<br><i>« Déjà le fils de la Bête, né à Corozaïn, grandissait dans Capharnaüm suivant la parole, et la puissante finance juive préparait l’avènement du Messie des Juifs, les trusts mondiaux accaparaient les richesses de la terre afin que s’accomplît la vision de l’apôtre et que nul ne pût acheter ni vendre que cela qui aurait le caractère ou le nom de la Bête ou le nombre de son Nom ». »<br></i>Alors le vieux pape sut, pour que les paroles soient vérifiées, qu’il devrait mourir. Il bénit les corps des deux prophètes et fut abattu par l’Antéchrist. Au même instant le monde bascula quand les deux cadavres se réveillèrent. L’Apocalypse se réalisa, signant la défaite de la Bête.<br>Une nouvelle étrange, plus proche de l’eschatologie que de la science-<wbr>fiction. La description de ce dernier moment du monde dégage une beauté tragique non exempte d’un anti-<wbr>sémitisme sournois à l’encontre de ceux qui ont déclenché l’apocalypse.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span><span class="fs20 ff2 cf3"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">655</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Mort De La Terre</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-mort-de-la-terre-r654/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/rosny-recits-de-sf.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Targ et Arva font partie du dernier noyau humain résidant sur terre. Des éons se sont écoulés depuis l’ère radioactive. Aujourd’hui, partout, s’étale le règne du minéral. La terre qui se transforme rend impossible la survie de l’espèce humaine. L’eau des océans, des lacs, des fleuves disparaît:<br><i>« Depuis cinq cents siècles, les hommes n’occupaient plus, sur la planète, que des îlots dérisoires. L’ombre de la déchéance avait de loin précédé les catastrophes. A des époques fort lointaines, aux premiers siècles de l’ère radioactive, on signale déjà la décroissance des eaux : maints savants prédisent que l’Humanité périra par la sécheresse ».</i><br>Les derniers clans, ceux des Terres-<wbr>Rouges, des Hautes Sources, de la Dévastation, se regroupent autour des rares oasis qui subsistent. Utilisant encore les prodigieux artefacts d’un passé révolu, tels que le Grand Planétaire ou l’Ondofère, il leur est pourtant impossible de combattre l’avancée de la nuit du monde, ainsi que la progression d’un nouveau règne vivant qui leur est hostile : les Ferromagnéteux, créatures minérales incompréhensibles qui vivent du magnétisme en absorbant le fer contenu dans les globules sanguins des humains. <br>En dépit de leur lenteur, ils constituent une menace terrible pour les derniers survivants de la terre, que l’instinct de vie a déjà quitté. Une résignation faite de tristesse confuse et de fatalité leur fait choisir, quand la pression de mort est trop forte, l’euthanasie douce. Des tremblements de terre permanents finissent aussi par tarir les derniers points d’eaux:<br><i>« D’ailleurs les phénomène sismiques continuaient à remanier les terres et détruire les villes. Après trente mille ans de lutte, nos ancêtres comprirent que le minéral, vaincu pendant des millions d’années par la plante et la bête, prenait une revanche définitive. Il y eut une période de désespoir qui ramena la population à trois cents millions d’hommes, tandis que les mers se réduisaient au dixième de la surface terrestre. »</i><br>Targ est différent des autres : il sent encore couler dans ses veines un peu de l’impétuosité de la jeunesse. Arrachant des griffes des Ferromagnéteux  Eré, celle qui deviendra plus tard sa femme, il s’aventure dans des failles profondes à la recherche d’une source souterraine. Son entreprise réussit et augmente pour un temps la longévité du clan des Terres-<wbr>Rouges alors que tous les autres, désespérés et sans eau, se donnent la mort :<br><i>« L’euthanasie était d’une extrême douceur. Dès que les condamnés avaient absorbé les merveilleux poisons, toute crainte s’abolissait. Leurs veilles étaient une extase permanente, leurs sommeils profonds, comme la mort. L’idée du néant les ravissait, leur joie croissait jusqu’à la torpeur finale. »</i><br>Targ sait cependant que pour survivre il lui faut gagner la zone équatoriale avec Avra, Eré et les enfants. Ils s’y établissent mais pour peu de temps car, de retour d’une expédition en planeur, Targ trouve Eré mourante et sa famille engloutie dans une faille. Tandis que ceux du clan des Terres Rouges se sont depuis longtemps euthanasiés, Targ reste véritablement le dernier humain sur terre. Constatant enfin l’inutilité de ses efforts, il livre sa vie aux Ferromagnéteux qui grouillent sur les ruines :<br><i>« La nuit venait. Le firmament montra ces feux charmants qu’avaient connus les yeux de millions d’hommes. Il ne restait que deux yeux pour les contempler !… Targ dénombra ceux qu’il avait préférés aux autres, puis il vit encore se lever l’astre ruineux, l’astre troué, argentin et légendaire, vers lequel il leva ses mains tristes… Il eut un dernier sanglot ; la mort entra dans son cœur et, se refusant l’euthanasie, il sortit des ruines, il alla s’étendre dans l’oasis, parmi les Ferromagnéteux. Ensuite, humblement, quelques parcelles de la dernière vie humaine entrèrent dans la Vie Nouvelle. »</i><br>« La Mort de la terre » se présente comme une nouvelle originale et envoûtante, autant par le style que le thème. La vision minérale d’un monde à l’agonie, l’improbable existence d’êtres radicalement différents, l’étrange comportement de désespoir tranquille manifesté par des hommes, l’ensemble de cette thématique, pillée à maintes reprises par les épigones de l’auteur, constitue une innovation majeure dans le genre. <br>Ajoutée à « la Force mystérieuse » et aux « Navigateurs de l’infini », ces rares récits suffisent à faire de Rosny Aîné l’un des maîtres de la science-<wbr>fiction française.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">654</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
