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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/21/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Les Ombres De Demain</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-ombres-de-demain-r680/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/ombres-de-demain.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Rapportées du cœur de l’action, ces notes de guerre, rédigées par le narrateur-<wbr>soldat, médecin de son état, représentent un effroyable témoignage. Engagé dans une guerre moderne où deux armées s’affrontent avec un arsenal scientifique, le témoin observe et étudie les bactéries nocives, les gaz inédits, les armes sophistiquées, et leurs effets sur des êtres humains qui pataugent dans la boue, la sanie et la peur. Les gaz, tout d’abord. Incolores, inodores qui, en 24 heures pourrissent le corps de l’individu. Ou, au contraire, parfumés à l’odeur de violette, d’amande amère, de réséda ou de moutarde, qui s’infiltrent dans les combinaisons, rendent aveugles, asphyxient, en bloquant les poumons :<br><i>« Gaz puants et irritants à peine dangereux, acides liquéfiés, gaz amoniac, donnant une fausse impression de sécurité, servant parfois à masquer la présence de gaz mortels, à odeur faible tel l’acide cyanhydrique, poussières impondérables de composés persistants et caustiques capables de corroder la peau à travers les vêtements. »</i><br>Ils obligent au port d’un masque lourd, gluant, incommode qui fait de l’homme un monstre. Le champ de bataille, ensuite. Terre dévastée, noire, inondée par endroits, parsemée de cadavres, où flottent des nappes de fumée suspectes : là s’affronteront les « ombres de demain ». :<br><i>« L’horizon s’est nivelé. A nos yeux se présente une plaine qui, au loin, devant nous, se perd dans une grisaille de brume où ne se devinent même pas les lointains renflements des coteaux. Une plaine, ou plutôt un cadavre de plaine, crevée d’innombrables abcès où stagne une eau bourbeuse. Cloaques parfois réunis les uns aux autres par des lignes plus sombres. Sans répit une pluie fine, tenace, hargneuse, nous harcèle. »</i><br>Les infiniments petits, végétaux ou animaux, dont l’apparente et inoffensive petitesse cache une puissance maléfique, créatures de terribles maladies, comme l’actinomycose, due à un champignon microscopique dont le siège est les poumons. La gangrène gazeuse, conséquence de la prolifération du vibrion sceptique dans une plaie infectée, provoquera, elle, le pourrissement généralisé du corps du soldat. Les effets en sont spectaculaires :<br><i>« La sueur perle à ses tempes, il hoquette doucement, un peu de bave s’échappe entre ses lèvres. Sa jambe est déjà toute noire, la cuisse est devenue énorme. L’enflure gagne du terrain, continue sans arrêt sa marche ascendante. Hier on ne songeait pas encore à l’amputation, maintenant toute intervention est inutile. </i>»<br>Il en existe encore d’autres, comme le bacille de Koch, (tuberculose) ou le bacille d’Eberth (typhoïde), de toutes les formes, soigneusement concoctés par les génies militaires, expédiées sur l’ennemi à l’aide de fléchettes empoisonnées ou de grenades en verre. <br>Une offensive sur un terrain miné s’est terminée par la mort mystérieuse de nombreux soldats, un nuage d’hydrogène arsénié ayant eu raison d’eux. L’attaque s’est faite en fonction du vent dominant car il ne faut pas que les gaz puissent se retourner vers ceux qui les ont lancés.  La famille des composés du cyanure impose le port du masque : la légèreté en ce domaine se paye au prix fort :<br><i>« Il en est qui n’ont sans doute pas eu le temps de mettre leurs masques. D’autres, peut-<wbr>être pour faciliter leur fuite, l’ont enlevé, ont fait quelques mètres, et se sont effondrés là, sans blessures, la poitrine broyée par l’étau de fer des gaz. Ils tournent vers le ciel leurs yeux révulsés, leur face tordue dans un rictus d’agonie, dans un dernier effort pour respirer. »</wbr></i><br>Les vivants et les morts forment un ensemble sur le champ de bataille, paysage d’enfer sillonné de fantômes blancs ou gris :<br><i>« On s’efforce de trouver un chemin moins mauvais, et on continue à se heurter aux troncs sales et boueux, à s’empêtrer dans les lianes épineuses et rouillées des fils barbelés, à trébucher sur les cadavres, à tomber dans des fondrières insoupçonnées, à s’effondrer dans d’inextricables amas de tubes de fer de toutes formes, de toutes dimensions. On s’écorche, on se meurtrit, on se déchire, on se relève, couvert de boue. »</i><br>Aucune amitié ne dure longtemps, étouffée dans l’œuf par la mort rapide :<br><i>« Je soulève doucement la pauvre tête. La face aux yeux d’ombre se couvre d’une teinte bleu-<wbr>âtre. Son corps raidi est horriblement froid, malgré les couvertures. J’essaye de lui faire prendre un peu de boisson. Il ne peut avaler. Maintenant le délire s’empare de lui. (…) Puis brusquement, il suffoque, il s’effondre, prostré.(…) Et bientôt, je n’ai plus dans mes bras qu’une pauvre chose inerte. S… a maintenant rejoint les fantômes du royaume des ombres. L’Arsenic ne pardonne pas. »</wbr></i><br>Parfois, par jour clair, il lui arrive de sentir la nature qui souffre sous le déferlement de fer et de feu, lors d’une action hors des « boyaux ». Le temps qui passe et l’inaction forcée des combattants augmentent leurs angoisses. Les armes se modifient, insensiblement, toujours plus efficaces dans leurs fonctions mortifères. Certains gaz ne seront plus utilisés. D’autres apparaissent, inédits. L’Anhydride sulfureux, par exemple, qui s’enflamme à l’air, à l’eau, au contact des tissus humains, s’alimentant de l’humidité contenue dans les corps.<br>Autour des combattants, s’étendent des champs laissés à l’abandon, des bourgs morts annihilés par les déluges d’obus, les gaz, les maladies. La mort à brève échéance est parfois supplantée par des épidémies que l’ennemi espère voir éclater dans la population, ce qui affaiblirait l’adversaire. Il compte sur la peste, ou le typhus, ou le choléra dont rats, puces et autres parasites seront les vecteurs de dissémination.<br>Ainsi va la vie quotidienne remplie de nuages artificiels qui dissimulent l’ennemi, d’attaques-<wbr>surprise, de fatigue, de crasse et de peur. Parfois, lors d’une sortie, des chars précèdent les fantassins, apportant une touche fantastique à l’apocalypse :<i><br>« Les lourds chars d’assaut, non montés, commandés à distance électromécaniquement précèdent notre avance. De leur masse énorme, ils écrasent les invraisemblables amas de barres, tubes, cerceaux, fils, ferrailles jetés là, parsemés d’embûches. Quelques monstres disparaissent dans un volcan soudain surgi sous eux, à la place du mastodonte : un trou. »</i><br>Parfois, il arrive que l’on reconquiert des ruines sur lesquelles flotte un drapeau déchiré de la Croix-<wbr>rouge, sans que l’on sache le nom de ce village, concassé, anéanti, disparu. nLa guerre chimique du futur ne fera que des perdants, des adversaires réunis dans un même sort. Des gaz corrosifs dont les effets ne peuvent même pas se décrire guetteront chacun d’entre nous. C’est ainsi que le narrateur, ayant respiré sans même sans douter une bouffée de ces gaz, se sentira mourir doucement, lentement et douloureusement. Il aura juste eu le temps de transmettre ces notes à un ami…<br>« Les Ombres de demain » représente un témoignage précieux sur les conditions d’une guerre bactériologique ou chimique «totales », si elles devaient survenir un jour. Largement basées sur l’expérience des tranchées de 14-<wbr>18, sur sa pratique de médecin et ses connaissances scientifiques, les notations impressionnistes de l’auteur font surgir un monde infernal, fantastique, un enfer déshumanisé crée par l’agressivité humaine. Un ouvrage à mettre au niveau de ceux de Malaparte ou de Barbusse.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">680</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Oiseaux Lents</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-oiseaux-lents-r679/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/oiseaux-lents.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La Terre a une époque indéterminée (La Russie s’appelle "Russ" et l’Amérique "Méric"). La grande joie des villageois survivants, notamment ceux de Tuckerton et d’Edgewood,  est de pratiquer le patin à voile sur des surfaces circulaires, parfaitement planes et vitrifiées. Celles-<wbr>ci sont le résultat de déflagrations des "oiseaux lents", sortes de missiles planant silencieusement à hauteur d’homme au-<wbr>dessus du paysage terrestre. Depuis plus d’un siècle, leurs apparitions et disparitions aléatoires, ainsi que leur nature, demeurent mystérieuses. A la suite d’une rivalité, le jeune Daniel Babbidge se fait attacher sur l’un de ces oiseaux. En dépit des efforts de son frère Jason pour le libérer, il disparaît soudainement avec l’artefact. <br>L’ épisode affecte gravement la santé mentale de Jason qui  transforme sa façon de penser au contact de la mort symbolisée par  le cylindre d’acier. Il prêchera, le reste de sa vie une philosophie du néant et du vide, un zen désespérée, repris en chœur par nombre de ses concitoyens, la vitrification des enclaves humaines restantes accentuant la pression. <br>Puis, un jour, Daniel revient, toujours aussi jeune, en face d’un Jason vieilli. Il connaît maintenant la clé du mystère : les " oiseaux lents ", sont des armes, produits technologiques de deux races qui s’entretuent "ailleurs", par machinerie électronique interposée. Ne pouvant s’atteindre directement, ils envoient leurs missiles par-<wbr>delà le temps terrestre avec les conséquences prescrites par la relativité : une heure de leur temps représente un siècle du nôtre. Désireux de mettre un terme à leur extermination, ils ont renvoyé Daniel sur terre avec, en sa possession, tous les plans nécessaires à la destruction des missiles et aussi ceux de la construction d’arches stellaires. Cette explication heurte trop violemment son frère Jason qui ne peut l’admettre. D’un coup de canne, il voudra tuer son frère. Celui-<wbr>ci, non seulement ne meurt pas mais se transforme avec le temps en une sorte "d’anti-<wbr>prophète " en suscitant ses propres adeptes. La rivalité prendra fin à la mort de Jason. Les forces de vie triomphantes mettront un point final à la période des  oiseaux lents , sur une terre appauvrie et dévastée.<br>Un concept intéressant de guerre relativiste dont la richesse du  thème aurait pu mieux s’épanouir dans une forme de narration plus longue.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">679</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Oiseaux</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-oiseaux-r678/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/10-facons-d-assassiner-notre-planete_1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Un couple de canards, Curtis et Daffy, le mâle plutôt optimiste et la femelle plutôt angoissée, s’interrogent sur leur avenir en un monde pollué. Déjà leur unique rejeton est mort-<wbr>né. Ne trouvant plus rien à manger, leurs ailes lourdes comme du plomb, ils décident de partir vers le Sud, sous de meilleurs climats, en faisant très attention aux voitures qui pourraient les écraser et aux rats qui souhaiteraient les manger. Mais leurs ennemis naturels sont tous morts, ou presque, sauf le dernier rat qui, hélas ! égorgera Curtis :<br><i>« Sur toute la longueur du fossé, il y avait des rats à divers stades de décomposition, ainsi que deux belettes mortes et un hibou à moitié dévoré. Daffy considéra cette légion d’ennemis hors d’état de nuire avec un mélange de peur et de triomphe. D’un côté le monde serait certainement meilleur sans animaux de proie, mais de l’autre… Elle ne savait pas exactement ce qu’il y avait sur l’autre plateau de la balance, mais il y avait à coup sûr quelque chose. »<br></i>Daffy, restée seule, prend son envol au-<wbr>dessus de la mer. Enfin libre ! Pour peu de temps, puisqu’elle terminera sa course morte dans l’eau, aplatie par le souffle du Concorde au-<wbr>dessus d’elle.<br>Une délicieuse nouvelle, tellement bucolique, qui adopte enfin le point de vue du pollué dans un monde que nous détruisons.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">678</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'oeil Geant</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/loeil-geant-r675/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/oeil-geant.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">David Hughes est l’adjoint du Dr Watson, astronome de réputation mondiale qui s’occupe de " l’oeil géant ", c’est à dire du télescope du mont Palomar. Au moment où s’ouvre le récit, la tension est vive entre les Américains et les Soviétiques. Ces derniers paraissent employer une arme secrète qui rompt l’équilibre de la terre en déstabilisant les USA. Des tremblements de terre, des inondations catastrophiques se multiplient qui ne peuvent être provoqués que par ces Soviétiques tant haïs. C’est du moins la thèse du joyeux va-<wbr>t-<wbr>en guerre, le général Harshaw, qui ne souhaite qu’une chose: déclencher la 3ème guerre mondiale, la 1ère guerre nucléaire, et de casser du Soviet!<br>Le docteur Watson est convié à une réunion de la dernière chance à New York, en compagnie de tous les militaires munis d’un cerveau, en y apportant ses arguments écrits . Ne pouvant s’y rendre, Watson y délègue David. Le jeune homme débarque dans une ville de New York au bord de la crise de nerfs. Le centre en est quasiment désert et toutes les fonctions habituelles d’une cité sont paralysées. Les gens ont peur du déclenchement imminent des hostilités, d’autant plus qu’à son arrivée survient une nouvelle secousse tellurique descellant toutes les vitres et semant la panique parmi les citoyens encore présents:<br>" <i>Fasciné, les cheveux plaqués aux tempes par une horrible sueur froide, Hugues regardait de tous ses yeux, incapable de remuer pied ou patte, incapable même de respirer. C’est alors que les premières vitres s’abattirent d’un coup, du haut des fenêtres du Plazza Hôtel, du Savoy-<wbr>Plazza, du Tiffany et du Plummer. Elles dégringolaient en cascades de verre, en avalanches d’éclats mortels qui s’abîmèrent dans les rues. Des cris de frayeur retentirent. Des gens couraient de toutes leurs forces pour s’abriter sous les portes cochères. Un grand gaillard s’effondra dans un flot de sang, la tête à moitié tranchée au vol, par une façon de couperet. "</wbr></i><br>Malgré le danger, David court vers Cora, sa bien-<wbr>aimée qui , comme journaliste, n’a pas voulu fuir la ville. Il passe la nuit avec elle, en dépit de sa morale puritaine , et bien lui en prend car un coup de téléphone de son patron lui apprend que, toutes affaires cessantes, il doit revenir immédiatement au Mont Palomar. David obéit . Il arrivera sans peine à convaincre Cora de l’accompagner. En utilisant son passe-<wbr>droit et en se camouflant à l’occasion, le retour se fera sans problèmes. <br>Avec stupeur, il apprend de la part du majordome Francis, que sont réunies autour de Watson les sommités mondiales en matière de cosmologie, y compris les Russes. Watson lui apparaît fermé, préoccupé, soucieux . Il y a de quoi. Un bolide a été découvert fonçant vers la terre. Celui-<wbr>ci, de la grandeur de Jupiter, sans qu’aucun doute ne soit permis, coupera l’orbite de la terre le soir du 24 décembre 1962. Ce sera la fin du monde. Lui et ses collègues ont vérifié plus de mille fois la trajectoire du corps céleste :<br><i>" Cela paraissait impossible, bien sûr. Dans l’immensité de l’espace infini, la terre n’était guère qu’un grain de poussière. Il en était de même de cette nouvelle planète, de cette planète Y. Toutes les lois qui régissent le hasard étaient contre cette conjonction, qui n’avait qu’une chance sur des milliards et des milliards de se réaliser. Et, cependant, elle était fatale. Les orbites s’intersectaient. Le point de collision était patent. Et rien ni personne ne pourraient empêcher le cataclysme. La fin du monde. La fin du monde ! La fin du monde! Les syllabes cognaient contre les parois du crâne du jeune homme avec une résonance tragique. "</i><br>La nouvelle de la fin du monde fut proclamée lors d’une conférence de presse. Le monde entier, frappé de stupeur, mesure alors le minuscule laps de temps qu’il lui reste à vivre et au-<wbr>delà des réactions instinctives d’une somme d’individus apeurés -<wbr> suicides " préventifs ", vols, viols, fornication, jouissance débridée, -<wbr> entreprend une totale reconversion morale: <br><i>" Puis, à mesure que le temps passait, le dérèglement s’atténua . Les gens retrouvèrent une forme d’équilibre, se résignèrent à vivre sous la menace de la planète, puisqu’ils étaient impuissants à en détourner le cours. Des millions d’indifférents se convertirent, se mirent à fréquenter assidûment les sanctuaires et les temples. (...) L’argent avait perdu beaucoup de sa valeur relative. Son utilité s’amenuisait dans la proportion où se rétrécissait l’avenir. Les riches distribuaient leur fortune. (...) La pauvreté se résorba progressivement. Vers les derniers mois de l’an I, les mendiants avaient disparu. (...) En juillet, un gouvernement mondial fut instauré."</i><br>La guerre est bannie (qui la ferait encore et pour quel gain?), un gouvernement mondial est instauré, des comités de salut public naissent comme des champignons pour organiser le minimum vital dont aurait besoin l’humanité jusqu’au jour fatidique, puisque tout échange économique s’arrête net.  <br>La planète maintenant visible dans son approche tourne toujours la même face  vers la terre, comme un oeil géant, comme l’oeil même de la conscience. Beaucoup d’humains y voient l’oeil d’un dieu vengeur décidé à se débarrasser de sa créature malfaisante. « L’Oeil géant » -<wbr> c’est ainsi qu’on nomme la planète vagabonde par glissement sémantique -<wbr> répand une lueur malsaine dans le ciel terrestre qui éclipsera bientôt celle de la lune. Les hommes continuent de vivre en attendant le choc final. David et Cora donnent naissance à un bébé et agissent "comme si..." Le Docteur Watson meurt gelé, assis devant le tube du télescope géant. <br>Le moment fatidique étant imminent, David a décidé de mourir debout, en homme, avec toute sa famille. Entraînant sa femme et portant son enfant, ils sortent affronter l’instant fatal, comme bien d’autres êtres humains: <br><i>" On n’entendait aucun bruit en dehors du carillon lugubre et funèbre des cloches. Aucun véhicule ne circulait plus, aucun klaxon ne cornait par la ville paralysée. Sous la voûte sonore des glas, des milliers et des milliers d’êtres humains avaient envahi les rues, se pressaient sur les boulevards, engorgeaient les parcs, masse compacte et silencieuse, figée dans une attente morne. Des oraisons ferventes et des gémissements montaient des églises et des temples à la pâle lueur des cierges. L’empreinte de la mort marquait déjà tous ces visages tournés vers l’Oeil Géant, ceux des hommes, ceux des femmes et jusqu’à ceux des enfants. Toute peur avait disparu et faisait place au calme et à la résignation. Le ciel s’empourpra davantage. La planète parut augmenter de volume . Les cloches sonnèrent plus fort ! Il était trois heures. D’un même élan tous les gens se jetèrent à genoux dans la neige, courbèrent la tête et se mirent en prière dans l’expectative du dénouement final.<br>Les cloches cessèrent de tinter. Tout fut silence. "</i><br>La collision n’aura pas lieu. L’Oeil géant évite la terre, diminue de volume puis disparaît causant à notre globe des dégâts limités, quelques raz-<wbr>de-<wbr>marée titanesques, des tremblements de terre, du volcanisme... , bref, des broutilles.<br>La planète est sauvée et, dans les jours qui suivirent, David mettra la main sur une note de Watson qui stipule clairement que celui-<wbr>ci savait tout dès le début, le bolide ne devant que frôler la terre et non l’écraser. D’où l’idée d’une mise en scène de la fin du monde, décision prise à l’unanimité par le groupe de savants, désireux d’extirper une fois pour toutes la guerre et de rendre morale la vie publique nonobstant les déséquilibres et les morts que devait obligatoirement engendrer une telle décision.  Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité , grâce à la menace universelle  de l’Oeil géant, les êtres humains se seront sentis solidaires devant le danger et auront modifié leur comportement en conséquence. David gardera pour lui la terrible découverte.<br>Malgré quelques naïvetés charmantes (les protagonistes contempleront la venue du bolide du pas de leur porte), quelques outrances caractéristiques pour décrire la psychologie des militaires, quelques avertissements moralisateurs très anglo-<wbr>saxons, on peut noter la tonalité optimiste générale dans laquelle se développe l’intrigue (David et Cora ont un bébé malgré le danger mortel). Les savants, loin d’être les promoteurs du désastre -<wbr> lieu commun habituel dans le genre -<wbr> sont au contraire les artisans d’un véritable renouveau social en assumant personnellement les conséquences de leur complot du silence. Une oeuvre originale dans le cadre d’une thématique vétuste.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">675</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'odyssee Du Vagabond</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/lodyssee-du-vagabond-r674/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/odyssee-du-vagabond-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><b> </b>Lorsque Neil le skipper et Jim le fils de son employeur et ami Frank,  atteignent la baie de Chesepeake à une centaine de kilomètres de Washington, les nouvelles internationales étaient préoccupantes. Prêts pour une virée en mer, Frank leur avait fixé un rendez-<wbr>vous à Christfield, de l’autre côté de la baie, où ils devraient également embarquer Jeanne, une de ses amies, et sa fille Lisa. Tous réunis, ils repartiraient en mer sur le trimaran « Vagabond ». Mais le sort en a décidé autrement. La guerre nucléaire mondiale venant de débuter,  tout près d’eux, une bombe avait anéanti Washington :<br><i>« Auparavant, ils avaient tous écouté le transistor. Sur la bande AM, ils n’avaient pu capter que cinq stations là où, d’habitude, il y en avait plus d’une quarantaine. Des bribes de nouvelles chaotiques, parfois à peine cohérentes arrivaient. Ce n’était que lorsqu’une information avait été répétée plusieurs fois, et sur des postes différents, qu’ils la croyaient vraie. Ainsi, il paraissait établi que Whashington, New York et entre cinquante et cent grandes villes avaient été détruites ; que le nombre des victimes se situait  dans une « fourchette » de vingt à quatre-<wbr>vingt millions ; enfin,  que la plupart des grandes  stations de radio et de télévision ne fonctionnaient plus. Et ce n’était qu’un début… »<br></wbr></i>C’est le sauve qui peut. Neil suggère de prendre la large alors que Frank souhaite maintenir son rendez-<wbr>vous. Une course contre la montre commence pour chaque personnage, liée à son destin propre :<br><b><i>«</i></b><i> Jeanne regarda de nouveau son rétroviseur et vit la même lueur. Elle jeta un bref regard sur sa gauche : deux voitures la dépassaient à toute vitesse. Alors, elle se retourna carrément : la lueur grossissait à l’horizon, s’élargissait, s’élevait… le noyau central semblait baisser d’intensité à mesure que le reste du ciel s’illuminait. Les doigts de Lisa s’enfonçaient dans la chair de son bras, qui tremblait toujours. Jeanne pensa simplement : « une bombe nucléaire est tombée sur Washington. » Elle en ressentit sur le coup ni terreur ni peur, seulement une lucidité à l’égard de l’événement.»</i><b><br></b>Lorsque Neil arrive à Christfield avec, derrière lui, un immense nuage de cendres radioactives, c’est pour sauver Jeanne et Lisa menacées par la folie humaine. Déjà, des personnages douteux ont pris son bateau d’assaut, notamment Macklin, une sorte de truand, qui tente aussitôt de prendre le pouvoir à bord. Neil l’accueille malgré tout car,  en ces circonstances,  il a besoin d’un second à poigne. De retour du ravitaillement à quai, il s’aperçoit que Vagabond a disparu. Macklin le lui a volé, avec à son bord tous ses amis. <br>Le skipper légitime sait qu’il lui faudra reprendre son bien avant que Macklin ne le fasse sortir de la baie. Avec Olly, un ancien capitaine pêcheur haut en couleurs et marin émérite, qui, lui aussi, n’a plus rien à perdre, ils se lancent à la poursuite du trimaran, réussissant par ruse à investir son bord. Macklin sera désarmé et si Neil l’épargne à nouveau c’est qu’il lui sera indispensable dans les jours à venir. Il est d’ailleurs plus que temps de chercher Frank qui monte sur Vagabond avec Tony, un autre individu susceptible d’aider à la manœuvre.<br>Vagabond prend le large en direction du sud alors que des retombées radioactives s’abattent sur un pont que Frank et Neil nettoient scrupuleusement :<br><i>« Une terreur diffuse planait sur les équipiers de Vagabond, tandis qu’ils continuaient de descendre le Chesapeake vers l’Atlantique. Ceux qui attendaient, entassés dans le carré, parlaient à voix basse comme s’ils étaient à une veillée funèbre. De tous côtés, les monstrueuses masses grises semblaient converger avec des intentions meurtrières : tandis que l’un des nuages virait au nord, l’autre bouchait l’horizon sud au-<wbr>dessus de Norfolk, c’est-<wbr>à-<wbr>dire la région où ils étaient contraints de passer. Ils n’échapperaient pas aux retombées. »<br></wbr></wbr></wbr></i>Les journées en mer sont très dures pour des non-<wbr>marins, des êtres désespérés et qui vivent dans la promiscuité. Souvent les terribles tensions seront apaisées par la douceur de Jeanne. D’autre part, Neil, vu les circonstances, fait adopter un règlement de fer auquel tous seront soumis. Sur terre règne la désorganisation la plus complète et les nouvelles les plus insensées circulent. <br>A bord, après que plusieurs d’entre eux aient souffert de la maladie des radiations, les survivants se divisent dans leurs options. Les uns souhaiteraient pousser jusqu’aux Caraïbes pour mettre le maximum de distance entre eux et la menace,  les autres, dont Frank et Tony,  encore mus par un esprit patriotique, suggèrent d’aborder au plus vite la terre ferme pour pouvoir se mettre à la disposition des forces combattantes. <br>Neil, quoiqu’ancien combattant, et Olly, savent qu’il importe de fuir mais devant la fatigue engendrée par des jours de  mer sans pitié, ils se résignent à gagner le port de Morehead City, à la pointe du cap Hatteras. Dès leur arrivée, l’organisation locale de l’armée les avertit de se tenir à disposition. Vagabond devra être réquisitionné et tous les hommes valides rejoindront les rangs. Les autres, dont les femmes, seront reversés parmi les réfugiés. Ils trouveront asile dans un grand garage désaffecté. Olly, trop vieux, restera à bord en attendant. Jim et Tony touchent leur paquetage. Jeanne travaillera avec Katya, une nouvelle venue, pour soigner les nombreux grands brûlés. La situation semble désespérée :<br><i>« Une dizaine de personnes gisaient à même le sol de ce qui avait dû être auparavant une grande salle d’attente ; certains de ces malheureux gémissaient et l’un d’eux hurlait. Deux au moins étaient déjà morts. La salle sentait le vomi. Tous ces corps agonisants, sur le parquet, avaient des brûlures irréversibles. Un homme n’avait plus d’yeux et son visage était arrivé à un tel point dans l’horreur que sa vue était difficilement soutenable : la peau d’une de ses joues pendait comme de la chair sur un croc de boucher. »<br></i>Neil se résout à rejoindre la corvette commandant le port dont il croit connaître le capitaine, un ancien ami de l’école militaire, tandis que les conditions des réfugiés s’aggravent jusqu’à devenir insupportables :<br><i>«D’autres maladies commençaient à faire autant de ravages que les radiations et les brûlures. Les dysenteries, le typhus et le choléra devenaient rapidement endémiques dans de nombreuses régions du monde : en effet, l’interruption du réseau électrique avait entraîné une raréfaction et une pollution des ressources en eaux dans les régions surpeuplées. Et la maladie mystérieuse apparue dans l’Ouest des Etats-<wbr>Unis s’étendait… »<br></wbr></i>La rencontre de Neil avec le commandant tourne au désastre. En lieu et place de l’homme fier dont il se rappelait, il rencontre un être brûlé, velléitaire, dont le seul objectif est d’attendre la mort,  et qui lui signale que la défaite des Etats-<wbr>Unis est totale. Il lui apprend aussi que de nouvelles retombées sont attendues au-<wbr>dessus de la région pour les jours prochains :<br><i>«la Guerre », l’holocauste : la guerre des missiles, des bombardiers, des lasers, des satellites ; la guerre mettant en action toute une technologie sophistiquée de la science militaire moderne ; la guerre entre les Etats-<wbr>Unis et leurs alliés d’une part, l’Union Soviétique et ses alliés d’autre part ; cette guerre était finie.  Plus personne n’envoyait de missiles ; les explosions nucléaires avaient cessé. La mort descendait encore du ciel, mais elle tombait à présent lentement, comme une pluie molle. Les gens mouraient encore mais ils ne quittaient plus ce monde dans une lueur de feu, pulvérisés ou réduits en cendres. Ils disparaissaient d’une façon plus naturelle, plus banale : vaincus par la faim, le typhus, le choléra, la dysenterie, l’épuisement et le désespoir. Personne n’avait crié victoire, personne ne s’était avoué vaincu. »<br></wbr></i>La décision de Neil sera vite prise : il faut repartir, tout de suite ! Battant le rappel de ses compagnons avec Katya en prime, il tente de sortir d’un port surveillé jour et nuit. Feignant un naufrage qui détournera l’attention de la vedette patrouilleuse, ils se retrouveront au large,  en fuite devant l’horreur.<br>Voguant vers les îles Saint-<wbr>Thomas où ils espèrent enfin jeter l’ancre, ils subissent encore la dureté quotidienne de la vie à bord,  là où les jeux de pouvoir se révèlent de plus en plus intenses. Neil est amoureux de Jeanne mais n’ose se déclarer à cause de Frank. Jim et Lisa resserrent leurs liens affectifs. La lutte pour la survie est continuelle, la pêche aléatoire. Ils apprennent aussi que de nombreux pays du sud rejettent les Américains qu’ils accusent d’avoir mis le feu aux poudres :<br><i>«Et c’est ainsi que dans la foulée de l’holocauste et du conflit Nord-<wbr>Sud, une troisième guerre commença : une guerre aussi ancienne que l’est l’humanité : une guerre entre ceux qui mangent à leur faim et ceux qui ne mangent pas à leur faim. Les gouvernements d’Amérique du Sud se cramponnaient à leur pouvoir, exécutant tous ceux qui résistaient, tous ceux qui tentaient de franchir leurs frontières, tous ceux qui remettaient en cause l’état de  siège par lequel ils se protégeaient. A travers le monde, les réfugiés de guerre menaient un combat le plus souvent perdu d’avance. Un combat pour survivre. Une guerre était finie. Les survivants ne l’avaient pas remarqué.»<br></wbr></i>Devant l’invasion des réfugiés, les Caraïbes se ferment, la piraterie se fait coutumière. Ils en feront l’expérience au large des Bahamas où des soldats déserteurs tentent de s’attaquer à Vagabond. Avec l’expérience acquise, le groupe les met en fuite et se fixe comme escale le port de Charlotte Amélie, capitale de l’île de Saint Thomas.<br>Bien que les restrictions pleuvent, ils ont quand même le droit de quitter le bord. Mais ici, rien ne peut s’acquérir sans or ou sans argent. Or, ils avaient un besoin vital de trouver des vivres dans cette société qui commençait à se désintégrer. Jim et Lisa, de plus en plus repliés sur eux-<wbr>mêmes s’étaient liés d’amitié avec des jeunes de l’île et passaient leur temps à zoner. Comment reprendre la mer ? Grâce à Philip et Sheila, un couple d’anglais, désireux de partir eux aussi, un plan fut mis en place. <br>Dans l’île s’était cachée une bande de pirates dont il fallait voler et les vivres et le bateau. Avec Jeanne comme appât sexuel, Neil et les siens attaquèrent avec succès les bandits, s’emparant du Mollycoddle et du Scorpio deux bateaux qui, avec Vagabond, allaient leur permettre de quitter l’île. Le départ se fit dans la précipitation car une émeute généralisée anti-<wbr>Blancs venait d’éclater ce matin-<wbr>là.Sous la mitraille, Macklin et Tony manoeuvrèrent, prenant à bord Katya et Neil en toute dernière extrémité. Avec la mer démontée et Philip blessé, la sortie du port fut un enfer :<br><i>« La première vague d’une hauteur de sept à huit mètres était une colline plutôt qu’un mur d’eau, et elle était coiffée d’une couronne d’écume blanche. Le grondement s’intensifia, puis la vague gigantesque les saisit, souleva l’avant de Vagabond et l’ensevelit aussitôt, heurtant sauvagement les trois coques : trois mètres d’eau déferlèrent sur tout le bateau, faisant voler en éclats l’arrière de la timonerie et propulsant le bateau à une vitesse d’une vingtaine de nœuds. Olly, Jim, Jeanne et Frank se retrouvèrent écrasés et entassés contre le mur et le panneau de descente vers le carré, tandis que Neil se cramponnait à la barre. »<br></i>Grâce à l’habileté de Neil le danger fut jugulé avec une seule victime, Katya, emportée par la vague gigantesque. Le convoi reprend la route du sud, vers Punta Arenas , l’extrême pointe de l’Amérique. Cependant, la peste qui vient d’éclater à bord d’un des bateaux crée une nouvelle situation conflictuelle : Macklin et Tony, subvertissant Frank, font sécession. Menaçants les autres, ils espèrent s’emparer de Vagabond laissant le groupe en perdition. Le revirement de Frank qui lui coûtera la vie, règlera définitivement le sort de Macklin écrasé entre les deux quilles de bateau. Tony, abandonnant Vagabond, cherchera la terre à bord du Scorpio. Le groupe meurtri et endeuillé aura au moins un motif de satisfaction: les guérisons de Jim et de Lisa que la peste a épargnés. <br>C’est donc au sein d’une famille ressoudée que Neil et Jeanne aborderont à Punta Arenas où, avec quelques autochtones indifférents au sort du monde, quelques Roumains et d’autres rescapés de l’holocauste, ils tenteront de refaire leur existence dans la paix et la  sincérité :<br><i>«Au Nord, les guerres auxquelles ils avaient échappé continuaient sans doute à faire rage. Ici, au bout du monde, quelques survivants s‘étaient rassemblés. Ils luttaient encore pour survivre, mais ils luttaient ensemble et non plus les uns contre les autres : un premier pas sur la route du long retour d’Apocalypse. »<br></i>« L’Odyssée du vagabond » est un grand roman dans lequel se conjuguent l’amour de la mer et du grand large, une vision humaniste de l’homme et une description minutieuse de la folie nucléaire. C’est une œuvre aux rebondissements multiples et à l’action enlevée qui se lit d’une traite. Peu connu en France malgré sa date de parution récente, il n’en constitue pas moins une performance impressionnante dans le genre.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">674</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'odyssee Barbare</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/lodyssee-barbare-r673/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/odyssee-barbare.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">A bord du vaisseau le « Coldwater », le jeune amiral Turck patrouille entre le 30 ème  degré de latitude ouest et le 175 ème . Ces deux chiffres forment la limite absolue qu’il lui est interdit de franchir car depuis longtemps la fédération Pan-<wbr>Amerika, à laquelle il appartient, a perdu tout contact avec l’Europe. Par suite de différentes guerres, les régions interdites ont sombré dans le chaos et depuis deux cents ans la fédération – d’un haut niveau technologique-<wbr> les a laissées à l’écart.  Un orage terrible ajouté à un sabotage des écrans-<wbr>moteur obligent Turck à braver l’interdit. Il se retrouve naufragé avec son vaisseau et ses hommes en pleine terra incognita (soit près de l’Angleterre). <br>Alors qu’il s’était isolé du vaisseau avec trois de ses hommes, il le voit passer au loin. Le véhicule avait été réparé et le saboteur (son deuxième officier) a décidé  d’abandonner son chef  à son triste sort. Les quatre survivants, ne pouvant traverser l’Atlantique sur leur esquif, abordent en territoire hostile. Ils naviguent à travers l’ancienne baie de Plymouth puis prennent la direction de l’ancienne Londres :<br><i>« Nous avions accosté, et je me tenais à présent à l’endroit, où, d’après ma carte, une grande cité aurait dû ériger ses tours et ses cheminées. Il n’y avait rien qu’un sol rude et craquelé recouvert d’une épaisse couche de mauvaises herbes, de ronces et de hautes tiges exubérantes. »</i><br>Leur traversée est mouvementée et dangereuse à cause des nombreux lions et tigres qui pullulent dans la région. Dans l’île de Wight, ils font connaissance avec des sauvages qui disent appartenir au « Camp Est », en guerre contre ceux du « Camp Ouest », ignorant tout des événements historiques qui les avaient menés à cette situation. <br>Vers Londres, nos survivants tombent à nouveau, lors d’une dramatique expédition de chasse à l’antilope, sur un groupe de barbares traînant avec eux une jeune fille, Victory, qu’ils délivrent. D’après ses dires, il apparaîtrait que des anciens Anglais auraient déserté leur pays d’origine pour se diriger vers le continent. Hormis quelques tribus primitives, l’Angleterre serait donc vide d’habitants. Victory elle-<wbr>même est promise à un être brutal, Buckingham. <br>Turck la libère de cet odieux personnage,  mais obligé de prendre la fuite,  le couple aboutit dans les ruines de Londres, surnommées « le Camp des Lions ». Ils seront poursuivis par ces fauves jusque dans l’ancien palais du Parlement anglais :<br><i>« Des tapisseries splendides, à présent moisies et pourrissantes, pendaient aux murs. Il y avait aussi des peintures murales, représentant de grands événements historiques du passé. Pour la première fois, Victory vit l’image d’un cheval et elle fut fort émue par une gigantesque peinture à l’huile représentant une charge de l’ancienne cavalerie contre une batterie d’artillerie.<br>D’autres scènes dépeignaient des vaisseaux à vapeur, des navires de guerre, des sous-<wbr>marins et des trains aux allures surannées. »</wbr></i><br>Au prix de grands efforts, en s’enfuyant à la nage dans la Tamise, ils retrouvent leurs compagnons. Ensemble, ils  se dirigent d’abord vers Ostende, puis vers Cologne, sur le Rhin supérieur : <i><br>« A Cologne, j’avais espéré trouver quelques indications rassurantes, mais il n’y avait plus de Cologne. Et comme il n’y avait nulle autre cité le long du fleuve jusqu’à ce point, la dévastation était infiniment plus grande que ce qu’aurait pu causer le temps seul. Des armes lourdes, des bombes et des mines avaient dû raser tous les édifices que l’homme avait élevés, puis la nature, sans frein, avait recouvert de son beau manteau de verdure l’affreux témoignage de la dépravation humaine. »<br></i>Là, Snider, l’un des survivants,  disparaît en enlevant Victory,  au grand dam de Turck. La liberté du petit groupe sera de courte durée : ils seront capturés par les éléments d’une armée moderne, des soldats de Ménélik, un empereur éthiopien, conquérant moderne de la barbare Europe. Dans la condition d’esclave, Turck suivra au front son maître, le colonel Mélik,  un fin lettré, qui le fera jouir d’une relative liberté. Les Ethiopiens ne sont pas les seuls envahisseurs. Ils se battent contre les Jaunes, eux aussi supérieurement armés,  et décidés à conquérir le territoire européen :<br><i>« Les hommes jaunes de l’Est et du Nord contestent à présent nos droits ici, dit le colonel. Mais nous vaincrons… nous conquerrons le monde, apportant le Christianisme à tous les païens ignorants d’Europe, et d’Asie aussi. – Vous êtes un peuple chrétien ? demandai-<wbr>je. Il me regarda, surpris, hochant affirmativement la tête. –Je suis chrétien, dis-<wbr>je. Mon peuple est le plus puissant de la terre. Il sourit et hocha la tête avec indulgence, tel un père à un enfant qui oppose ses jugements puérils à ceux de ses aînés . »<br></wbr></wbr></i>Turck retrouve, lors d’une fête, Victory prisonnière,  en passe de devenir la favorite du tyran noir. Ensemble, ils assassinent Ménélik pour s’enfuir au moment où la ville-<wbr>frontière est bombardée par les Jaunes. Ils tomberont de suite entre les mains de l’Empereur jaune qu’ils devront suivre jusque sur le site de l’ancienne Moscou. L’Empereur, qui fédère le Japon, la Chine, les Philippines, la Russie et la Corée est bien plus ouvert que Ménélik . Son ambition étant de nouer des rapports étroits avec la confédération pan-<wbr>américaine, Turck et Victory lui serviront d’envoyés plénipotentiaires. Rétabli dans ses droits, marié à Victory, lors de sa réhabilitation, Turck verra avec satisfaction la condamnation de celui qui l’avait trahi et abandonné.<br>Un récit d’aventure qui distille l’idéologie d’une Amérique isolationniste, frileuse et pacifiste, dans le cadre d’une Europe redevenue barbare par la faute de ses habitants. C’est donc en toute logique que les Américains s’entendent avec d’autres peuples pour continuer à répandre les bienfaits de la civilisation. Cet ouvrage pourra être comparé avec profit à celui de Léon de Tinseau (le Duc Rollon) et à celui de Morgin et De Kean (le Continent maudit) dont les hypothèses de base sont très différentes.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span><span class="ff0 fs20"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">673</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'odieux Tout-Puissant</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/lodieux-tout-puissant-r672/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/odieux-tout-puissant-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Gérard Manvussa  petit truand paresseux et inapte au travail est coincé sur un boulevard à Paris. Il espère rentrer chez lui avant que l’orage n’éclate, bien qu’il n’ait pas un sou en poche. Il pense voler une voiture et se rabat sur un triporteur. <br>Les cris d’orfraie poussés par une concierge alertent la maréchaussée. C’est la poursuite infernale qui se conclura par une rencontre de calandres avec la voiture d’Emma. Grâce à cette jeune femme, tout aussi anti-<wbr>conventionnelle que lui, Gérard échappe aux policiers. Il sent qu’Emma ne lui est pas indifférente et lui fixe un rendez-<wbr>vous pour le lendemain dans son taudis en se rendant chez ses parents qu’il déteste. Comme c’est son anniversaire, ils ne pourront lui refuser quelques billets. Chez eux il apprend de la bouche de sa mère qu’il est né d’un autre père, un bonhomme vieux et curieux qu’elle n’a plus jamais revu mais qui l’a chargé en son temps de révéler à Gérard son origine et son identité. <br>Goguenard, Gérard se rend chez Simon Cussonnet qui l’attend. L’abominable vieillard connaît tout de lui et lui révèle l’extraordinaire vérité : Cussonnet est Dieu et, par conséquent son fils Gérard, également ; mais c’est un dieu paillard, jouisseur, fatigué des hommes qu’il a crées,  et qui envisage de prendre sa retraite. Se retirant du monde pour se consacrer exclusivement aux femmes, il délègue à Gérard sa toute-<wbr>puissance.<br>Celui-<wbr>ci de retour chez lui  prendra progressivement conscience de son pouvoir lorsque voulant arranger son taudis il lui suffit de le vouloir pour avoir. Ayant rendez-<wbr>vous avec Emma ce jour même, il embellit son intérieur en y accrochant la Joconde qu’il fait disparaître in petto du musée du Louvre. Leur nuit d’amour est merveilleuse et Gérard ressent un trouble profond : pour la première fois, il est en train de tomber amoureux d’une femme. Lorsqu’il l’annonce à Emma, celle-<wbr>ci reste très distante : elle ne croit pas à l’amour. <br>Profondément contrarié, l’Odieux tout-<wbr>puissant, anarchiste et amoureux transi, se libère de sa mauvaise humeur en perturbant la vie sociale des humains. Après avoir envoyé la Tour Eiffel au sommet du Mont Blanc, il bafoue le président de la République lors d’une interview télévisée et, comme si cela ne suffisait pas, transfère la ville de Paris au bord du lac Titicaca :<br><i>" Paris se trouvait désormais au bord du lac Titicaca à cheval sur le Pérou et la Bolivie, à près de 4000 mètres d’altitude. Les banlieusards venant travailler dans la capitale ne découvrirent, à la place de celle-<wbr>ci, qu’une vaste étendue désertique au bord de laquelle s’interrompaient brusquement routes et voies ferrées. Seule la Seine était toujours là, sans ces ponts. "</wbr></i><br>De tels bouleversements provoquent les prémices d’une guerre européenne, impossible à mener puisque Gérard transforme et les armes et les hommes :<br><i>" Les soldats, n’ayant plus d’officiers pour les commander, auraient alors pu peinardement rentrer chez eux. Ils n’en firent rien, s’associèrent entre ex-<wbr>ennemis, se mirent à rançonner la population civile et se livrèrent, pour passer le temps, à d’affreux holocaustes sur celle-<wbr>ci, décimant et détruisant des villages entiers avec d’autant plus d’allégresse qu’ils étaient </wbr></wbr></i>a<i>ssurés de ne pas subir de représailles. "</i><br>Agacé de voir les religieux évoquer Dieu à tout instant, il envoie sur orbite d’attente toutes les cathédrales, temples, mosquées qui jalonnent le monde, bientôt suivis par le pape lui-<wbr>même :<i><br>" L’instant d’après, le palais papal tout entier, et avec lui tous ses occupants, du pape lui-<wbr>même au plus insignifiant des gardes pontificaux, prenaient leur essor et décollaient, avec toute la lenteur convenant à la solennité du moment, pour rejoindre dans la stratosphère les temples arrachés au sol français. "</wbr></i><br>Enfin, il se décide de vivre dans la solitude avec la seule Emma, comme au début des temps, quand on jouait la pièce d’Adam et d’Eve. Alors, de par sa seule volonté, il abolit toute la création en faisant disparaître la totalité de l’espèce humaine, à l’exception d’Emma (et de Berthe on ne sait jamais!), qu’il rend immortelle.<br>Roman truculent, humoristique, au texte argotique lestement  troussé, " l’Odieux tout-<wbr>puissant " se greffe sur le genre cataclysmique comme par hasard, et sans vraiment y toucher. Un petit roman très curieux.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">672</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Octobre Noir</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/octobre-noir-r671/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/octobre-noir.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Coup sur coup deux bombes atomiques de vingt kilotonnes explosent sur Milan et sur Paris. Ghülam Ismaïl Khan qui a passé en force avec son camion de la mort, et bien qu’arrêté par la police, déclenchera sa bombe à proximité de l’Arc de Triomphe. La capitale dévastée reflète l’apocalypse rêvée par Al Quaïda à l’égard des Occidentaux :<br><i>« La gifle du vent fut si violente que la tour Eiffel entière vacilla, comme prête à s’effondrer sur le Champ-<wbr>de-<wbr>Mars. Un hurlement métallique insensé résonna dans l’armature de l’édifice, et l’ascenseur se désagrégea : le toit, les portes et la cloison côté nord s’arrachèrent et s’envolèrent comme des feuilles de papier prises dans un courant d’air. (…)<br>La tour Eiffel avait résisté ; seules l’antenne et les superstructures du sommet avaient été emportées par le souffle, plus les restaurants et les autres excroissances commerciales des deux premiers étages. En revanche, lorsque Mehdi se décida à contempler Paris, il ne put s’empêcher de pousser un cri d’angoisse : de tous côtés, ce n’étaient qu’incendies et dévastation. <br>Sur la rive droite, la quasi-<wbr>totalité des immeubles étaient éventrés ; il ne restait pratiquement plus un toit, plus une fenêtre, et des monceaux de débris  jonchaient les rues et les avenues. Plus au nord encore, il n’y avait plus rien, hormis quelques pans de murs de forme irrégulière, de-<wbr>ci, de-<wbr>là. Et puis partout, aussi loin que portait le regard, les flammes et la fumée noire d’immenses incendies, qui dévoraient des quartiers entiers, et ce nuage bizarre, déchiqueté, de couleur de plomb, qui planait au-<wbr>dessus de la ville. »</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Les répercussions des attentats furent immenses dans le monde entier, sans toutefois générer une guerre totale dans laquelle l’Iran, le Pakistan, le Soudan ou l’Arabie Saoudite auraient été engloutis.<br>Luc Lacordaire, un policier en exercice, a perdu sa femme Claire dans le cataclysme parisien et lui-<wbr>même a été atteint par les radiations. Aussi, lorsqu’un an plus tard, devant l’incapacité des Etats à liquider définitivement le réseau terroriste, un coup de chance lui fit connaître la cache de Ben Laden dans une caserne désaffectée de Riyad, n’hésita-<wbr>t-<wbr>il pas un seul instant. Ne vivant désormais plus que dans l’espoir de se venger, il mettra en place l’opération devant aboutir à la capture du leader terroriste. <br>Son informatrice, Shéhérazade, une prostituée marocaine avide d’argent, intelligente et authentique bombe sexuelle, possède en son pouvoir  Al Sallam, un médecin issu de la bourgeoisie arabe qui soutient le chef terroriste,  à qui il veut offrir une version illuminée du coran :<br><i>« -<wbr> Dis-<wbr>donc, chouchou, tu pourrais quand même me le faire rencontrer, si tu m’aimes autant que tu le dis. – Qui donc ? s’étonna Al Sallam. –Ben Laden, voyons ! – Oh, c’est bien le moment de parler de lui ! – Allez, chouchou, puisque tu m’as raconté que tu l’avais vu à Riyad. – Moi, je t’ai dit ça ? Allons, continue et ne gaspille pas ta salive ! – Dis-<wbr>moi où je peux le trouver, chouchou, s’il te plaît. Entre chaque supplique de Shéhérazade, les baisers reprenaient, toujours plus près de l’épicentre des préoccupations d’Al Sallam. – Et ça</wbr></wbr></wbr></i> <i>te servira à quoi ? Personne ne peut l’approcher, sauf cas exceptionnel. – Mais je suis un cas exceptionnel ! glapit Shéhérazade. Allez, dis-<wbr>moi. -<wbr>Dans le quartier Al Foutha, murmura le satrape. –Ne te moque pas de moi ! Si tu ne te moques pas de moi, je te jure que je viendrai chaque fois que tu m’appelleras, même dans ton pays ; je te jure que je ne ferai jamais passer personne avant toi ! –Mais je ne me moque pas de toi ! Il est dans l’ancienne caserne Al Babaka. Il y est arrivé juste avant les attentats de Paris et de Milan. – Chouchou, tu es un ange ! Et la bouche climatisée à la glace pilée se referma autour du braquemart à 100 millions de dollars. »</wbr></wbr></i><br>Luc, avec Shéhérazade en son camp, obtient l’agrément des Américains, qui souhaitent rester au-<wbr>dessus de tout soupçon. Avec efficacité, il enclenche un processus pour la capture de Ben Laden, identique à un mouvement d’horlogerie. <br>Ayant recruté par l’intermédiaire de Michel de Fallières, lieutenant-<wbr>colonel du 3 ème  RPMIA, un groupe efficace d’une vingtaine de paras, il articulera son action autour de la figure  de l’Irakien Assam Ouari, ressemblant à s’y méprendre à Saddam Hussein.Celui-<wbr>ci, avec ses faux gardes du corps, demanderait à rencontrer Ben Laden au sein de sa caserne d’Al Babaka et l’enlèverait sous sédatif. Action périlleuse précédée par une logistique sans faille : faux-<wbr>papiers pour tous, hôtels différents, véhicules tout-<wbr>terrain à disposition, armes négociées d’avance.<br>A l’heure dite, les protagonistes de l’enlèvement arrivent séparément à Riyad et prennent leurs quartiers. Les sommes d’argent promises, payées par les Américains, ont levé toutes les hésitations. L’avion du retour pour Djibouti, un Falcon, qui décollera d’un tronçon d’autoroute libéré de ses véhicules, attend déjà, veillé par Millari, un as du pilotage. Les premières phases du dispositif se déroulent  sans anicroche. Le commando, muni d’un armement sophistiqué se fait donner l’entrée de la caserne, trompant la vigilance, pourtant extrême, des gardes de Ben Laden. Déjà, cependant, le grain de sable qui risque de gripper la machine, s’est manifesté.  <br>Barnabé Crèvecoeur, l’un des paras, trop pressé de profiter de sa prime se fera agresser dans la vieille ville de Riyad, éveillant la curiosité de l’astucieux chef de la police locale, Hassan Faradinn. Ce dernier fait part de ses doutes à la hiérarchie parmi laquelle, le colonel Al Samarriah, qui a introduit Ben Laden et sa bande en toute illégalité en Arabie Séoudite. Convaincu du sérieux de la menace française, peu enclin à être fusillé pour trahison, il fait bloquer les points d’accès à la caserne. Dans les quartiers terroristes, Ben Laden et ses gardes seront neutralisés, puis drogués. Sa barbe coupé, lunettes de soleil sur le nez, le leader d’Al Quaïda s’achemine vers la sortie avec ses ravisseurs, sans éveiller de soupçons. Lorsque le centre de la caserne saute, entraînant les principaux lieutenants d’Al Quaïda dans la mort, le barrage policier ne résistera pas à la force de frappe du commando. <br>Pendant que Faradinn s’escrime à convaincre ses supérieurs d’acheminer des hélicoptères et des blindés sur le terrain, l’équipe française, débarrassée non sans casse de tout poursuivant, s’envole avec le Falcon au-<wbr>dessus de militaires saoudiens impuissants. Samarriah, fait exécuter les terroristes présents sur le territoire saoudien, -<wbr> autant de témoins en moins :<br><i>« Al Samarriah contemplait le corps sans vie de Souleyman Barastan et de ses deux derniers acolytes. La Mercédes 600 était garée dans l’un des nombreux entrepôts abandonnés situés à la périphérie de la capitale, qui servaient de temps en temps de théâtre à ce genre de besogne. L’exécution s’était faite sans bavure, à bout portant ; les trois hommes n’avaient eu aucune possibilité de se défendre ni de s’enfuir. <br>Mais ils n’avaient pas supplié non plus, et le colonel savait qu’il lui faudrait un peu de temps pour se défaire du regard de haine qui lui avait lancé l’Afghan, lorsqu’il avait compris que son ancien complice avait opté pour le nettoyage par le vide. »</i><br>Puis il donne la chasse à l’avion des Français. Le Falcon, proche d’être abattu, sera sauvé en dernière extrémité par des avions américains venus à la rescousse, lui permettant d’atterrir dans le désert éthiopien. Les Français, qui traînent toujours avec eux Ben Laden inanimé, réquisitionnent les voitures d’un groupe de touristes, puis filent vers la frontière où, se croyant sauvés, ils seront pris en mains par l’armée française.L’enlèvement du terroriste a soulevé une intense effervescence diplomatique et des accords sont intervenus entre les pays impliqués par lesquels Luc, Michel, Jessica et les autres seraient prêts à être sacrifiés sur l’autel de la raison d’état. <br>Heureusement, Thorenssen, le contact américain libère le groupe, le président Bush ayant déjà signé un accord avec la France qui livrera Ben Laden aux Etats-<wbr>Unis. L’aventure pourrait s’arrêter là si le chef d’Al Quaïda, revenu enfin à lui, n’avait menacé le monde de l’explosion d’une autre bombe atomique s’il n’était libéré. Intense recherche. Michel découvre, grâce à Shéhérazade et à son intuition, que Léïlah, l’amie de la jeune fille, avait été contactée par Moundir et Toufik, deux de ses cousins, intégristes convaincus qui connaissaient aussi Al Sallam. La bombe devant volatiliser la Haye au moment précis où Ben Laden passerait en jugement, toutes les forces de police, coordonnées par Thorenssen et Michel, recherchent les deux frères chargés de l’acheminer en caravane sur l’objectif  :<br><i>« Toufik s’était mis à hurler et avait brandi le téléphone de l’apocalypse en invoquant Allah. Il s’apprêtait à appuyer sur la touche verte qui composait le numéro programmé lorsque la voiture se fit mitrailler presque à bout portant. Une vingtaine de projectiles frappèrent Moundir, provoquant une mort quasi instantanée. En revanche, Toufik, en partie protégé par le corps de son frère, ne fut que blessé au bras et à la cuisse gauches.»</i><br>Les terroristes éliminés, Ben Laden jugé, les protagonistes survivants de l’expédition purent enfin profiter des millions d’euros si durement gagnés.<br>Un ouvrage de circonstance, politique-<wbr>fiction, thriller technologique, roman d’action. La description de Paris assassiné a été particulièrement soignée par les auteurs et ouvre un récit que l’on ne lâche qu’à la dernière page. On aimerait que le texte qui s’inscrit dans un futur proche, passât de l’invraisemblance à la réalité. (Ce qui a été fait au moment où ce texte apparaît sur mon site!)</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">671</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>L'obus De Cristal</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/lobus-de-cristal-r670/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/obus-de-cristal.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Max Trelam, reporter célèbre au Times de Londres, retrouve sa mystérieuse Tanagra, sœur du non moins célèbre X323, l’espion au mille visages, terreur des ennemis de la France. En mission à Boulogne, il doit également résoudre l’énigme de la disparition de Miss Elen d’un pensionnat de jeunes filles,  et qui ressemble à la sœur jumelle de Tanagra (ce qu’elle est.) Entre temps, plusieurs personnalités européennes ont été retrouvées inexplicablement mortes avec, figé sur leurs lèvres, un horrible rictus, environnés d’une poussière de cristal :<br><i>« Un spectacle terrifiant attendait les personnes qui se précipitèrent dans la chambre. Le député était mort, assis devant sa table, ses notes éparpillées sous sa main. Et, détail stupéfiant, la mort avait figé sur ses traits un rire formidable, convulsif. »<br></i>Sur le ferry qui l’emmène en France, Trelam est persécuté par Aghatas Block, un soi-<wbr>disant confrère, qui n’est autre que le sinistre comte Strezzi, ennemi juré de X323 et responsable des morts subites européennes. Avec l’aide de Tanagra déguisée, Trelam déjoue la surveillance de Strezzi. Par un long périple qui les conduit en Bavière via Bruxelles, le couple – répertorié dans les hôtels comme mari et femme au grand plaisir de Trelam, amoureux de Tanagra-<wbr>  sera rattrapé par Strezzi et capturé.<br>Pourquoi le comte montre-<wbr>t-<wbr>il un tel acharnement à leur encontre ? Par le biais de Trelam, il espère capturer X323 seul capable de le contrer dans ses sinistres projets de déstabilisation de l’Europe. Strezzi est aussi le ravisseur d’Elen, comptant se servir de ses proies pour faire sortir de l’ombre le mystérieux espion X323, qui a suivi toute l’affaire de près. Ce dernier apparaît donc à Strezzi  sous un déguisement. Nos héros seront embarqués de force dans le dirigeable du comte d’où celui-<wbr>ci, de façon très précise, choisit de nouvelles cibles qui seront bombardées avec des boules de cristal remplies de miasmes mortels, tirées par le «canon du sommeil » :<br><i>«Il paraît que dans quelques</i> <i>minutes, nous arriverons au-<wbr>dessus d’un village, occupé par des troupes de Serbie… Là, se trouve le quartier général d’un commandant de corps d’armée, dont la compétence militaire exalte les espérances des patriotes serbes… Si cet homme vit, la guerre est presque inévitable contre l’Autriche ; des milliers de jeunes soldats périront. Alors, au-<wbr>dessus du logis de cet homme dangereux, M. le comte Strezzi m’accorde l’insigne honneur d’actionner la manette du Canon du sommeil… Le général meurt de rire, et une charmante petite épidémie de choléra asiatique donnera satisfaction à ces Serbes remuants, qui ne rêvent que morts et batailles. »</wbr></wbr></i><br>Tous ceux qui sont touchés par les projectiles meurent de maladies épidémiques: choléra, peste, etc. Strezzi -<wbr> décidément très odieux – recourt au simulacre d’un mariage avec Tanagra pour tenir en laisse X323. Le dirigeable flotte vers la forteresse de Gremnitz  qui servira de prison aux infortunés, sous la paternelle et obèse surveillance des époux Logrest. <br>Alors que Strezzi disparaît dans son usine à fabriquer des miasmes dont l’emplacement est tenu secret, nos amis s’étiolent à Gremnitz jusqu’à ce que X323, se prétendant malade, arrive à détourner l’attention des Logrest et à s’évader. Strezzi, prévenu, écume de rage. Immédiatement, il conduit ses prisonniers à son usine, prêts à les faire mourir par une injection du bacille de Hansen si X323 ne se manifeste pas. Cette usine, située au bord du lac Weisen, représente le centre malfaisant de la corruption allemande d’où Strezzi , en compagnie de son âme damnée le docteur Morisky, un savant fou de la pire espèce, compte bouter le feu à l’Europe :<br><i>« Tout un côté de la pièce est occupé par une vaste étuve, où mijotent des liquides dont la seule vue donne le frisson. Quelles épidémies grouillent dans ces marmites véritablement infernales, quels bacilles virulents, bâtonnets, virgules, chapelets, microcoques ou streptocoques ? Ah ! le professeur Morisky, cet insensé sinistre, a eu raison de s’intituler l’Attila des microorganismes.(…) <br>Ce savant (car il l’est au plus haut degré) avait trouvé le moyen de préparer un projectile dont la combinaison est telle qu’en cas d’explosion,</i> <i>il se fragmente en impalpable poussière, ne permettant pas de connaître sa nature. Mais le génial de sa découverte consistait dans la charge de ce projectile. Du protoxyde d’azote liquide, qui par sa soudaine expansion pour redevenir gazeux, produisait à la fois un froid intense congelant instantanément tout dans un rayon déterminé et figeant, sur les traits des défunts, cette contraction joyeuse (…) Le docteur Morisky avait réussi à ensemencer ses projectiles des bacilles ou microbes de diverses maladies contagieuses, et à assurer la vie de ces atomes dangereux dans le gaz comprimé jusqu’à la liquéfaction.  Le projectile explose : les assistants meurent de rire ; ceux qui pénètrent plus tard dans la salle, emportent avec eux les germes de maladies terribles, germes qui ont conservé toute leur virulence. »</i> <br>Surviennent plusieurs événements imprévus qui entravent ses abominables projets. X323, qui a suivi incognito le criminel en son antre souterrain, a fait exploser le dirigeable pour provoquer une diversion. Trelam, Tanagra, Miss Elen s’apprêtent déjà à mourir en d’atroces souffrances, rongés par la lèpre, lorsque X323 , ayant pris l’apparence de Goertz, un garde-<wbr>chiourme, se fait reconnaître par eux et les délivre, élimine Strezzi, fait sauter l’usine infernale. <br>L’Europe (notamment l’Angleterre et la France) devront une fière chandelle au patriotique espion et le reconnaîtront en anoblissant X323 tandis que Trelam aura pour royale récompense la main de Miss Elen (au fond c’est comme s’il épousait Tanagra elle-<wbr>même), avant de repartir vers de nouvelles et merveilleuses aventures.<br>« Le Canon du Sommeil » constitue la suite de « X323, l’homme sans visage ». Le style, résolument teinté d’anglicismes et souvent amphigourique, s’allie à la thématique du savant fou et de la menace bactériologique, ainsi qu’à l’antigermanisme début de siècle. Le roman, quoique vieillot et parfois lourd à digérer, se lirait encore n’était sa rareté sur les rayons des bouquinistes.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">670</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Objectif Place Rouge</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/objectif-place-rouge-r669/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/objectif-place-rouge.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Lorsqu’une tête de missile atomique muni d’un message des autorités russes s’abat dans Hyde Park, l’angoisse étreint l’Angleterre. Les Soviétiques invitent les Anglais à leur rendre la pareille ou à se soumettre à leurs désirs, sous peine de déclencher un conflit nucléaire. Les autorités anglaises se demandent comment relever le défi :<br><i>« Le Premier Ministre poursuivit d’une voix impassible l’énumération des événements fâcheux de la veille. L’U.R.S.S. avait prouvé qu’elle pouvait déposer ses roquettes où elle l’entendait ; une fusée était tombée près des rampes du cap Carnaveral, après que la radio de Moscou eut annoncé son lancement vers ce point ; une seconde avait atteint les environs de Woomera, et une troisième le voisinage de Uist. Les défenses antimissiles, encore embryonnaires, du camp occidental avaient montré leur inefficacité. Il n’y avait rien là qui surprît, mais le fait demeurait décourageant, et même effrayant. Les communistes, bien sûr, tiraient grand parti de la déconfiture occidentale. »<br></i>Trois compagnons dans l’aéronautique, Christabel Barlow, jeune femme spécialiste en télécommunications, le commandant Ken Oakman et le major Polhill sont affectés sur le « Bat »,  un avion capable de trouver sa route grâce à un système de navigation révolutionnaire par cartes magnétiques. Ils proposent au major Polwell d’utiliser le Bat, qui est opérationnel, pour rendre la monnaie de leur pièce aux Russes et déposer la réponse du berger à la bergère au centre de la Place Rouge. Le temps presse : le délai accordé n’est que d’une semaine. Le premier Ministre anglais, plongé en pleine crise, est d’abord réticent à cette solution,  mais il lui faut admettre que les moyens de dissuasion occidentaux sont inférieurs à ceux des Russes. D’ailleurs l’annonce de la menace russe crée la panique à Londres qu’évacuent en masse les citadins :<br><i>« Sur la route, la circulation parut bizarre à Christabel, mais il lui fallut longtemps pour en comprendre la raison : les voitures d’écoulaient dans le mauvais sens. A 8 heures du matin, elles auraient du se diriger vers Londres ; au contraire, elles en sortaient. Christabel savait pourquoi. On lui avait parlé de l’exode qui, depuis la veille, vidait les grandes villes ; on lui avait appris que des dizaines de milliers de familles fuyaient vers les côtes, pour se tapir comme des oiseaux migrateurs sur les plages de Cornouailles, du Pays de Galles ou du sud-<wbr>ouest de l’Ecosse. Mais elle n’avait pas réalisé ce que le mot d’exode voilait de fatigues et de souffrances humaines : les autos surchargées, les remorques bondées, les pelotons de cyclistes. La foule des piétons répétant le geste de l’auto-<wbr>stop, car les transports publics ne pouvaient absorber tous les fuyards. »<br></wbr></wbr></i>Polwell convainc le gouvernement anglais d’utiliser les Bat. Trois équipages différents devront s’entraîner sans délai pour cette mission délicate. Les deux principaux problèmes à résoudre sont le ravitaillement en cours de vol – le Bat ayant une autonomie restreinte-<wbr> , afin que l’équipage puisse en revenir sain et sauf, et le réalignement régulier de l’appareil sur des amers significatifs, puisque toute tentative de la part des Anglais sera étroitement surveillée par les Russes. <br>Sir Basil Timperley, général en chef de l’armée de l’air anglaise, n’a plus d’autre choix et donne son accord au projet.  Un concours malheureux de circonstance, maladie dans la première équipe, déstabilisation de la deuxième, propulse l’équipe d’Oakman, initialement en troisième position, aux commandes du Bat. Le jeune pilote, sous des dehors impeccables, est en proie au doute et à la peur : réussira-<wbr>t-<wbr>il dans sa mission sans se faire tuer ?  <br>Christabel, en secret amoureuse d’Oakman, règle les problèmes d’alignement de l’engin. Elle suggère que le point se fasse en un endroit précis de la mer Baltique, à partir d’un chalutier de pêche dans lequel serait dissimulée la balise émettrice.<br>D’autre part, le Bat, pour parvenir à son but devra se ravitailler en plein vol, en se confondant avec un avion de ligne finlandais régulier à côté duquel il volera de si près qu’il échappera aux radars russes. Ainsi, arrivé au-<wbr>dessus de la steppe russe, et rasant le sol, il filera jusqu’à Moscou sans être repéré :<br><i>« Ils rasaient l’eau, sachant que plus ils volaient bas, moins ils risquaient d’être signalés. La lune continuait à monter dans le ciel au-<wbr>dessus d’une mer inondée de laque dorée. Les aiguilles du compas et de l’altimètre conservaient une immobilité de roc. Les nautiques fuyaient derrière l’avion, à raison de 10 à la minute -<wbr> 1100 kilomètres à l’heure. Au bout d’un moment, l’atmosphère de la cabine devint fâcheusement chaude, car, à pareille vitesse, le revêtement extérieur de l’avion dépassait la température de l’eau bouillante »<br></wbr></wbr></i>Les rôles sont donc distribués : Oakman pilotera l’avion, Polhill s’occupera de la navigation en examinant préventivement et en détail toutes les cartes aériennes de la région survolée, quant à Christabel, elle sera responsable de l’opération « chalutier » sous la direction de Mac-<wbr>Kinnon, un véritable agent secret.<br>Avec des luxes de précaution qui s’avéreront très utiles, le couple embarquera sur le « Karl Ego », authentique bateau de pêche, prêt à prendre la mer pour une saison à partir du port finlandais de Lorista. La balise réceptrice sera fixée sur le Bat qui prend son essor pour son rendez-<wbr>vous avec la mort. Lorsque la bombe anglaise aura été larguée, les deux hommes devront annoncer par message codé au monde entier la réussite de leur mission.<br>Au moment où le chalutier opère sa jonction avec le Bat, le bateau est repéré par les gardes-<wbr>côtes soviétiques et arraisonné. MacKinnon se sacrifiera en faisant sauter la vedette russe. Le réalignement n’ayant pu se faire, c’est grâce à Polhill, qui se rappelant les cartes étudiées, que Oakman, corrigeant sa trajectoire par touches successives, à une vitesse inimaginable et en rasant le sol russe, placera sa bombe en plein dans sa cible :<br><i>« Libéré du poids de la bombe, la Bat sauta comme un saumon, que le pêcheur a ferré. Du coin de l’œil, Polhill vit jaillir la flamme de la roquette de propulsion de la bombe autoguidée, en route maintenant vers la Place Rouge. Rien ne pouvait plus arrêter le projectile (…) A cet instant, le cockpit s’illumina ; un craquement violent résonna dans la carlingue, puis un cri de douleur, et, dans le fond du fuselage, une sorte de sifflement. Le Bat, saisi dans le feu d’une batterie de D.C.A., fut à demi renversé sur le dos.»<br></i>Comme ils sont pris en chasse dès leur retour par l’armement russe, un coup au but détruira l’émetteur radio ainsi que  le système d’éjection du pilote. Le contact avec le chalutier « Karl Ego » sera de ce fait des plus périlleux. Oakman savait qu’il allait mourir puisqu’il ne pouvait plus s’éjecter. En sombrant avec l’avion, il permit à Polhill d’être repêché et de lancer son message de victoire lequel, bien que brouillé par les stations russes mais relayé par la Finlande, atteignit le monde entier. Ainsi furent évitées de justesse la troisième guerre mondiale et la première guerre nucléaire.<br>Un roman d’aventures et d’espionnage rempli de rebondissements, écrit en un style alerte, avec des personnages soigneusement étoffés. L’ambiance de menace universelle, l’écoulement strictement contingenté du péril, déterminent une intrigue de style classique. Jouant sur la peur à l’égard de la Russie soviétique, et de l’arme atomique –thématiques courantes des années soixante-<wbr> ce roman de politique-<wbr>fiction se lit d’une traite.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">669</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
