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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/2/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Vuzz...&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/vuzz...-r973/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/vuzz.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Un aérolithe gigantesque s’abat sur la région parisienne écrasant et engloutissant bourgs et campagne sous une chape noire de blocs erratiques en phase de solidification. Sous la pierre lisse et dense bouillonne un magma rougeoyant :<br><i>« Humains, animaux, végétaux, l’immense tombe précipitée des espaces célestes les ensevelissait à jamais. (…) par endroits on eût dit  d’immenses icebergs noirs. Brutalement stoppée, la masse s’était fractionnée en éclats gigantesques affectant les formes les plus imprévues. Des lieux, qui, deux jours auparavant, auraient offert des tableaux achevés de paix bucolique, s’étaient mués en champs infernaux parsemé de monolithes, auprès desquels des pierres énormes telles que les rochers de Fontainebleau ou les menhirs de Carnac n’étaient que des petits cailloux. »<br></i>Deux journalistes de Paris-<wbr>Jour, Morfil et Vincendon sont envoyés sur les lieux où un spectacle désolant et grandiose provoque leur étonnement. L’ami de Morfil, le savant Noël Mayen lui avait demandé de rapporter des échantillons de la pierre cosmique. Il n’en aura pas le temps.Comme des milliers d’autres badauds que la curiosité a attiré vers le point de chute, il sera contaminé par le gaz qui s’échappe du minéral en un soupir discret : Vuzz… :<br><i>« A ses pieds gisaient des fragments plus ou moins gros du champignon de pierre brisé par le choc. Il en ramassa trois ou quatre de la taille d’une noix pour les examiner de près. Et c’est alors que… la chose se produisit. Comme il plaçait l’un de ces rognons noirâtres bien à portée de son regard, il entendit –et Vincendon l’entendit aussi et se retourna – un petit déclic suivi d’un susurrement aigu, comme d’un gaz qui s’échappe. Vuzz… En même temps, il ressentit à la figure une cuisson légère, comme si une fourmi l’eût piqué.»<br></i>La marque distinctive du Vuzz (nom donné par défaut au phénomène) est l’apparition d’un point triangulaire et noir sur la pommette du contaminé. Les symptômes en seront identiques pour tous les êtres humains : d’abord l’apparition d’une exaltation passagère, puis une apathie profonde vaincue temporairement par l’ingestion d’aliments, enfin une totale immobilité se terminant par la mort :<br><i>« Une masse compacte d’une vingtaine de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants encombrait la tête de pont, quelques-<wbr>uns debout, mais immobiles, la plupart assis par terre les uns contre le autres, sans bouger, sans parler -<wbr> ou trop bas pour qu’on les entendît -<wbr> tous visiblement dans un état de lassitude extrême. »<br></wbr></wbr></wbr></i>L’épidémie se propage à une vitesse formidable par contact direct. Les premiers « vuzzés » en fuite vers Paris, achèveront de contaminer la capitale où la désorganisation sera complète en l’espace de quelques jours, les hommes n’ayant même plus la force de lever leurs bras :<br><i>« A l’Etoile, l’arc de triomphe était en partie écroulé. Tout le pilier gauche faisant face aux Champs-<wbr>Elysées avait cédé, enfouissant sous ses décombres le grand bas-<wbr>relief de Rude. Il était à prévoir que l’édifice entier, en équilibre instable, s’effondrerait s’il n’était pas étayé à temps. Mais qui donc pourrait, dans les conditions actuelles, entreprendre ce travail ? »</wbr></wbr></i><br>La vie sociale cesse. Morfil sait que son temps de réaction est limité. En des efforts gigantesques, il s’approprie un échantillon de matière noire et, avec son collègue, tente de réintégrer la capitale. Le chemin est couvert de gisants éparpillés. La force publique n’existe plus. Se nourrissant sans arrêt pour progresser, Morfil arrive à l’Institut des recherches cosmiques, trop épuisé pour signaler sa présence à son ami :<br><i>« La sueur lui coulait à grosses gouttes le long du visage. Jambes flageolantes, il hésita longtemps avant de lâcher prise et de faire un pas. Par bonheur, le sentier était bordé d’arbustes suffisamment rapprochés les uns des autres et c’est ainsi qu’il put progresser sans risque de retomber, en empoignant une branche après une autre, jusqu’à la route. Pour déboucher sur celle-<wbr>ci, il dut abandonner son dernier soutien. De nouveau ses jambes ne le portèrent pas et il tomba, brutalement cette fois, sur le bas-<wbr>côté pierreux. Mais à cent mètres devant lui, il y avait l’imposante masse de l’Institut de la recherche cosmique : cube rose dans le soleil couchant… »<br></wbr></wbr></i>A l’Institut, Noël et sa fiancée Hélène, ont fixé un protocole expérimental. Le jeune savant se fera contaminer et, dans des conditions d’isolement rigoureuses, il lui faudra découvrir le facteur inconnu qui parasite les êtres humains. Il attendra longtemps près de sa fenêtre ouverte qu’un vuzzé veuille bien passer dans les parages. Grâce à Morfil dont la présence lui fut signalée par Hélène, il prit possession des échantillons et se contamina. Couvée anxieusement par la jeune femme, il recherchera sans succès l’agent morbide. Epuisé, il allait sombrer à son tour dans le coma, lorsque Hélène, renversant par inadvertance de l’eau salée,  trouva le catalyseur salvateur :<br><i>« Ce qu’elle entend et voit l’immobilise. Les secondes qui suivent, elle ne les oubliera jamais. Elle perçoit un grésillement de sels en effervescence, tandis que sous ses regards, se forme contre la joue de Noël, à l’endroit même où le Vuzz avait apposé son sceau mortel, une petite excroissance sphérique, noire et brillante, comme une bille de jais, laquelle presque aussitôt se détache, roule et s’arrête sur le carrelage au milieu de l’eau salée qui stagne à présent. »</i><br>Dès que le sel entra en contact avec la marque noire du Vuzz, celle-<wbr>ci se retira du corps humain, se transformant en une petite bille lisse et noire plus dure que le diamant. Noël quoiqu’épuisé, redevint lui-<wbr>même. Avec Morfil et les premiers libérés du parasite, ils organisèrent les secours. Rapidement, les édiles politiques rétablis, l’on mit en place un plan de grande envergure pour soigner les millions de personnes infectées. Certains, trop atteints et à l’agonie, furent euthanasiés miséricordieusement. Les conséquences de l’infection eurent des répercussions inattendues : la petite bille noire devint un minéral onéreux et rare ; la végétation poussa plus drue et les gens se sentirent en bien meilleure forme : le Vuzz avait décuplé leurs forces vitales. Morfil, Noël et Hélène eurent droit à la reconnaissance républicaine en tant que sauveurs de l’humanité. Plus tard, une exploration souterraine de l’aérolithe, où abondait le Vuzz, transforma profondément Mayen et Morfil qui semblèrent  désormais vivre en symbiose avec cet agent extraterrestre.<br>« Vuzz » est un livre d’une lecture facile. L’action est rapide, les descriptions détaillées et les personnages, quoique stéréotypés, restent suffisamment souples pour que le lecteur leur manifeste de l’intérêt. Enfin un roman-<wbr>catastrophe qui mène à une « bonne fin » !</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">973</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Vue Sur L'apocalypse</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/vue-sur-lapocalypse-r972/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/lune-etait-verte.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Curieuse aventure que celle de cet homme du commun se promenant dans Paris, à proximité d’un terrain vague. Dans cet endroit qu’il connaissait fort bien, il aperçoit un cube métallique qui ne devait pas s’y trouver. S’étant rapproché, il y découvre une entrée et, à l’intérieur, une débauche de circuits électroniques, de moniteurs vidéos, de diodes clignotantes. Tout d’abord inquiété par l’étrangeté du lieu, il parvient à fixer son attention au bout de quelque temps, sur un écran:<br><i>« Ce que j’avais sous les yeux, c’était un spectacle de ruines,de désolation, de chaos. Au début, j’avais eu quelque difficulté à interpréter ces images , tellement elles me semblèrent confuses. Mais cette confusion ne venait pas d’une mise au point défectueuse. Elle émanait du paysage lui-<wbr>même, qui évoquait je ne sais quel cataclysme gigantesque. Les écrans montraient une plaine immense, légèrement vallonnée par endroits , et couverte de rocs pulvérisés, concassés, qui ne formaient plus dans les lointains qu’une plage de grains de sable miroitants, vitreux, comme des morceaux de quartz. <br>Je parle de rocs , mais il me vint peu à peu à l’esprit que tous ces blocs étaient en réalité les restes de maisons soufflées, broyées, que tout ce panorama aplati représentait ce qui restait d’une ville immense, anéantie. Dans le milieu de la plaine serpentait un grand fleuve aux eaux grises, morcelé en petits bras capricieux, et qui à un endroit s’évasait en une sorte de lac. Le ciel était parcouru de nuées jaunes , soufrées, qui répandaient sur toute cette désolation une lueur malingre, à la fois crue et terne, qui ne donnait pas d’ombres, mais écrasait un peu plus au contraire cette cité effacée. Rien de vivant ne bougeait dans ce décor de cauchemar."<br></wbr></i>Ce paysage en ruines est la ville de Paris, un Paris d’un futur indéterminé. Cela lui sera confirmé par un être humain noir et nu, apparu brusquement. Il lui expliquera aussi que le cube est un relais temporel et lui-<wbr>même un voyageur du temps. Le tout aurait dû rester totalement invisible au narrateur, mais une légère erreur de connexion a produit un décalage regrettable. Le narrateur sortira du piège temporel et le cube disparaîtra à nouveau dans l’avenir avec son observateur. Jamais plus notre homme ne parviendra à gommer de son esprit les ruines entrevues.  Avec chaque jour qui passe, une seule question l’obsèdera dorénavant : quand cela se produira-<wbr>t-<wbr>il ?<br>Une nouvelle rapide bâtie avec les poncifs du genre qui a paru dans une anthologie pour enfants.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">972</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Vrilles</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/vrilles-r971/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/vrilles.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Dans la campagne du Hertfordshire, des forages font jaillir une pluie acide qui brûle les spectateurs,  et surtout une longue vrille noire, tuyau souple à l’apparence d’un serpent ou d’un vers, qui disparaît aussitôt.Thomas, le biologiste travaille pour la compagnie Nirex tandis que sa propre épouse Anne mène un combat écologiste. Soudainement, des faits inquiétants se multiplient dans la région : on découvre des êtres humains exsangues, réduits à l’état d’enveloppes, privés de tous leurs organes intérieurs. Ils sont l’œuvre d’un ennemi insaisissable, ce long vers noir, sans nul doute un organisme vivant parasitaire, qui, après avoir injecté un enzyme dans ses proies humaines, provoque l’autolyse des corps :<br><i>« Il y a plus de soixante millions d’années, annonça-<wbr>t-<wbr>il à voix lente, par un moyen ou par un autre, un organisme étranger est arrivé sur la Terre et est parvenu à survivre dans cet environnement inconnu de lui. –Et ensuite ? s’enquit Robin, vibrante d’excitation. Thomas se leva, toujours pensif. – Eh bien, il a vécu quelque temps, puis il s’est reproduit… Ou bien, il est entré en hibernation en développant un cocon autour de lui  pour se protéger, et est resté ainsi pendant des millions d’années….-<wbr>Et les couches sédimentaires se sont entassées au-<wbr>dessus de lui jusqu’à ce qu’il se retrouve enterré profondément dans le sol comme n’importe quel fossile(…) jusqu’au jour où le forage de la Nirex a déchiré le cocon et où les vers sont sortis. »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Thomas enquête, tout comme Anne, cependant les révélations inopportunes de celle-<wbr>ci à la journaliste Robin Gray, gâche leurs rapports réciproques.Alors que la police se perd en conjectures sur l’origine du phénomène, Anne se fait agresser à son tour par le vers noir, et en meurt. C’est son mari qui procédera à l’autopsie. Robin Gray entre en contact avec lui. Bien qu’éconduite en un premier temps, elle ne peut s’empêcher d’éprouver de tendres sentiments à l’égard du biologiste. Les meurtres s’amplifient, les victimes étant pour la plupart, surpris près d’une bouche d’égout. Fait plus inquiétant : la vague d’agressions progresse en direction de Londres !Analysant un tronçon de vers, Thomas – à la différence de Trenton, son patron – arrive à la conclusion que l’humanité se trouve en présence d’une créature extraterrestre libérée par les forages de la Nirex, en hibernation sous le sol depuis de nombreuses années. Son organisme, à la structure cellulaire simple, a besoin de se nourrir. Les vers, seuls organes visibles, agissent comme des pseudopodes ou des flagelles, outils avec lesquels il vide les corps. Son domaine d’élection est souterrain, car il craint la lumière. Se fortifiant avec le temps, il utilise les réseaux d’égouts et les tunnels du métro pour progresser et s’étendre. Trenton n’apprécie pas les conclusions de Thomas et le ridiculise. Alors, celui-<wbr>ci, éprouvé par tant de cruauté, se réfugie dans les bras de Robin.<br>Entre temps, la créature a progressé sous le centre de Londres, et a grossi, extraordinairement. L’attaque des vrilles, sortant de toutes les bouches d’égouts à la fois, provoque une intense surprise chez les Londoniens. Thomas, conseiller d’une équipe de spécialistes de la SAS préconise la seule méthode d’éradication possible, car il ne sert à rien de couper les pseudopodes qui repoussent : il faut frapper la bête immonde en son cœur. Pour cela, il convient d’injecter un poison dans la cellule de base -<wbr> , un poison d’une virulence inouïe. L’équipe chargée d’inoculer les toxines comprend à sa tête, Cox-<wbr>Hayward, un agent de la SAS, et Thomas. Ils s’introduisent par les tunnels du métro sous Regent Street, supposée être la tanière du monstre :<br><i>« Le wagon était encore plein de voyageurs. Les trois quarts des corps étaient massés dans le couloir central où ils se tenaient debout, aussi rigides que des mannequins de cire. Leur peau reflétait la lumière d’étrange façon, comme si on les avait saupoudré de paillettes (…)L’homme était recouvert d’une fine enveloppe fibreuse, identique à la toile qu’ils avaient trouvée sur le tronçon du tentacule. Il fixait Thomas de ses yeux grands ouverts comme s’il pouvait voir. Thomas le toucha avec précaution. Sous le cocon, sa main gantée heurta la peau durcie pareille à celle des corps d’Harpenden. »<br></i>Entreprise risquée puisque, en dépit de l’apparente placidité d’une trompe énorme, d’un tapis de vrilles molles et de flagelles suceuses, les divers membres de l’équipe sont happés chacun à son tour. Thomas aura plus de chance : avant de s’effondrer inconscient, il approchera suffisamment la masse cellulaire pour lui injecter le poison. L’effet en est prodigieux. Les Londoniens purent voir jaillir à plus de cent mètres de hauteur, une méduse gigantesque et pustuleuse qui s’effondrera enfin, privée de vie :<br><i>« Comme Thomas, les passagers de l’hélicoptère pensèrent à une méduse</i> <i>colossale et répugnante. Son dôme spongieux était monté sur une immense tige d’où émergeaient d’innombrables vrilles. La créature s’élevait toujours et se dressa sur près de cent vingt mètres au-<wbr>dessus de Regent Street, telle un phallus gigantesque. Puis, tout à coup, la membrane boursouflée du sommet de cette énorme colonne se déchira sous la poussée d’une force éruptive et des ruisseaux épais de fluide visqueux jaillirent dans toutes les directions. »</wbr></i><br>Un texte aux effets « gore » bien menés mais traditionnel dans l’agencement de l’intrigue et du suspense.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">971</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Voyages Et Aventures De La Famille Noe Dans L'arche&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/voyages-et-aventures-de-la-famille-noe-dans-larche-r970/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/voyage-et-aventures-noe.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><i>" Il pleuvait depuis si longtemps que l’on ne savait plus si cela durait depuis quarante jours, quarante fois quarante jours, ou peut-<wbr>être quarante ans ! Toutes les contrées de la terre achevaient de disparaître sous les eaux. (…) Seules les montagnes d’une taille considérable émergeaient encore dans l’immensité des océans en train de se réunir, et l’eau commençait à soulever la quille de l’arche que Noé avait construite au sommet d’un large plateau rocheux. "<br></wbr></i>Monsieur Noé avec sa petite famille prévoit toute l’organisation de l’arche, embarquant minutieusement les couples d’animaux prescrits par le Seigneur. Madame Japhet est une ronchonneuse qui n’hésite pas à se débarrasser des puces qui l’incommodent en jetant leur petite cage à la mer, au grand déplaisir de M. Noé. Puis, ce serait au tour du lion, jugé trop dangereux. Heureusement le mari de Mme Japhet veille. Aidés par la petite Zirba et Azib, ses enfants,  ainsi que de toute la famille Sem, ils récupèrent les cages. Madame Japhet est vertement réprimandée.<br>Le déluge perdure. Il faut s’occuper des animaux, cela fait toujours passer le temps. Sortir l’ours, le tigre, le lion de leurs cages en évitant qu’ils ne s’agressent, se servir de l’éléphant pour promener les lourdes charges, donner à manger à tous les animaux (du foin essentiellement), voici le lot quotidien des navigateurs. Le repas constitue une agréable diversion. La famille Noé n’hésite pas à subtiliser leurs œufs aux poules et autres oiseaux pour battre une bonne omelette. <br>Les très grosses bêtes posent problème : comment s’occuper des mammouths, ptérodactyles, atlantosaures, zanglodons ? Tâche difficile s’il en est,  qui sera résolue lorsque, lors de disette alimentaire, le choix se portera précisément sur ces grandes bestioles qui passeront à la casserole. Voilà pourquoi, aujourd’hui, ils ont disparu du globe. M. Noé entretient soigneusement son livre de bord et note toutes les variations du temps, y compris les moments de grosse tempête lors desquelles l’arche manque  d’être engloutie. Les singes, toujours turbulents, provoquent une révolution à bord en s’échappant de leurs cages. Ils mettent à sac l’arche, se livrant à toutes sortes de pitreries qui fâchent beaucoup le patriarche. Heureusement , les autres animaux, soucieux d’ordre, aident à mater la révolte.  Manquant à nouveau de couler  par la faute des singes, ils seront sauvés en se reposant sur un banc compact de harengs le temps de se livrer au calfatage indispensable. <br>Par une belle matinée, ils aperçoivent enfin la terre. En débarquant, ils sont assaillis par des sauvages qui mettent M. Japhet à la broche. Des cannibales ! Délivré in -<wbr> extremis -<wbr>, remonté dans l’arche, Japhet, avec Noé et Cie, se rendent compte que celle-<wbr>ci a dérivé en abordant le continent américain. Comme le disent si bien Cham et Japhet : <br><i>" Nous devons retourner vers nos montagnes de Judée, retrouver notre pays pour recommencer le monde… Il faut nous dépêcher de lever l’ancre et mettre à la voile rapidement ! "</i><br>Mais comment regagner le Moyen -<wbr> Orient ? Comment remettre l’arche à flots ? Questions angoissantes résolues avec brio. Tirée par l’âne, le cheval et de nombreux autres animaux, poussée par l’éléphant, les chameaux, les tigres, etc., l’arche munie de roues en bois cahote vers la mer. Cette fois -<wbr> ci, ils repartent dans la bonne direction.  Peu après avoir mis le cap à l’Est se dessine une nouvelle terre. Miracle ! C’est le mont Ararat,  destination finale de la famille Noé où de vastes projets attendent nos amis. Mais, chut ! il ne faut pas déflorer une suite aussi palpitante…<br>Robida, avec sa verve habituelle, livre une version romancée du mythe à l’usage des enfants. Version biblique avec laquelle il prend quelques libertés, mais c’est pour la bonne cause. <br>Le roman n’en est pas moins amusant et léger. Est-<wbr>il cataclysmique ? A vous d’en juger. Pourtant,  le déluge, rappelez-<wbr>vous…</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="ff0 fs20"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">970</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Votre Peche Est Le Mien</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/votre-peche-est-le-mien-r969/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/votre-peche-est-le-mien.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Une famille d’agriculteurs de la région d’Abouville dans le middle West constate la présence sur leur terrain de plantes sauvages, épineuses, aux lianes enchevêtrées, des mauvaises herbes poussant à une vitesse ahurissante. Parallèlement, la sécheresse s’étend sur tout le pays :<br><i>" Selon les journaux agricoles, le manque  de neige et de pluie causait aux fermiers de tout le pays de sérieuses inquiétudes. Dans le Sud, il n’y avait pour ainsi dire pas de pluie du tout ; le Texas se desséchait ; les immenses plaines du Iowa, de l’Idaho et du Kansas s’alarmaient du manque total d’humidité depuis le début de novembre. "<br></i>Après de vaines tentatives d’arrachage, les fermiers doivent se rendre à l’évidence : rien ne peut être tentée à l’encontre de l’invasion végétale. La situation devient d’autant plus préoccupante lorsqu’ils s’aperçoivent qu’ils ne sont pas seuls dans ce cas. L’ensemble des cultivateurs de la région est atteint par le fléau. Le père de famille, George, est un homme droit et vertueux, rigoureux et croyant,  qui aperçoit des signes curieux dans le ciel : <br><i>" (La lune) ne reparut pas. Là où elle avait été, on voyait une petite tache ronde et noire dans un ciel d’un violet sombre, une tache à peine perceptible, et si la lune n’avait pas été là quelques minutes auparavant, mon père ne l’aurait même pas remarquée (…) Le silence portait maintenant en lui une impression de terreur, comme si la terre retenait son souffle et avait en même temps aspiré tout bruit. Mon père se trouvait sous les étoiles dans un vide absolu. Et cette impression était si intolérable qu’il frappa du pied le sol ; le faible bruit lui revint, mat et mort, pire que le silence.  Dans le ciel aucun nuage. Les étoiles jetèrent un plus grand éclat maintenant que la lumière de la lune s’était effacée ; Mon père attendit, guettant son retour."<br></i>La famille, devant le danger, se replie sur elle-<wbr>même, Edward et Lucy sa femme, ainsi que son frère Peter et son épouse, avec leurs enfants,   constatent la dégradation de la situation : les animaux maigrissent, les vaches ne donnent plus que du lait de  piètre qualité. Tout se passe comme si une punition d’origine divine s’était répandue sur la nature environnante. L’infestation se répand dans le monde entier. Les sous-<wbr>entendus des hommes politiques en conférence à l’O.N.U. trahissent leurs préoccupations. Même la Russie, bien que réticente à reconnaître qu’elle-<wbr>même était touchée par le fléau, est contrainte,  finalement,  de l’admettre :<br><i>" Nous apprîmes par la suite que le grenier à blé de la Russie, l’Ukraine, n’avait pas produit un épi et que, dans les innombrables fermes collectives, le sol était aussi dur que chez nous et les arbres aussi stériles. Partout la terre refusait de porter du fruit. Mais, pour l’instant, une conspiration du silence recouvrait le monde. "</i><br>Apparaissent ensuite, au milieu des herbes sauvages, des insectes nouveaux, inconnus, identiques à des scorpions, porteurs de mort. Ils se cachent dans la végétation luxuriante pour piquer les gens qui en meurent instantanément. Seul Edward, l’aveugle, en est mystérieusement épargné : <br><i>" Mon père était un homme courageux ; il agit vite. Il saisit une fourche et poursuivit ce nouveau fléau. Mais ce n’était pas un scorpion. Paralysés d’horreur, nous suivîmes des yeux sa lutte pour échapper aux dents de la fourche. Jamais nous n’avions vu une créature semblable. Son corps, d’un rouge sombre, était muni d’une douzaine de pattes venimeuses dont elle fouettait l’air, et elle nous fixait de ses petits yeux noirs. De sa longue bouche coulaient du sang et du venin. Mon père la frappa à plusieurs reprises ; elle résista longtemps, tandis que se tordait son corps protégé d’une carapace dure. "<br></i>La situation empire,  poussant le moral de la famille de George au plus bas. Elle se referme sur elle-<wbr>même à l’instar des autres familles. Dans le monde, les famines, les insectes venimeux, le manque de viande, font mourir des millions de personnes sans que les scientifiques ne puissent établir l’ombre d’une indication quant à l’origine de la catastrophe. Un jour, le fils de la maison, Peter, n’en pouvant plus, tomba à deux genoux au milieu des herbes folles et refoulant toute fierté, se met à prier. O miracle !, l’endroit qu’il foule est aussitôt débarrassé de tout parasite végétal ou animal. L’on vint en nombre contempler l’incroyable réalité sans qu’il soit possible à Peter de rééditer son exploit : il ne se souvenait plus des mots qu’il avait prononcés ! <br>Les scientifiques, arrivés à leur tour se moquent de toutes les causes spirituelles et, en rationalistes étroits, analysent la terre pour y découvrir le processus qui aurait amené le sol à se régénérer.  Tout ceci en vain. Durant ces événements, la situation mondiale a encore empiré. Les hommes – et surtout les enfants-<wbr> meurent d’une sorte de fièvre maligne, caractérisée par des hémorragies internes. Le propre enfant de Peter et de Jane  succombe, rendant ses parents fous de douleur. Partout, en Amérique, et dans d’autres régions du monde, les régimes politiques s’effondrent, les uns après les autres. La garde nationale est tenue d’intervenir, réquisitionnant les denrées que l’on suppose à tort disponibles chez les fermiers accusés de cumul et de marché noir. En Amérique, un fléau pis que tous les autres fait son apparition : le communisme !: Le père en explique le processus à l’un de ses voisins :<br><i>"-<wbr>Shelton, fit-<wbr>il, tout ça ne fait qu’un : ces communistes, les guerres, la sécheresse, les plantes mauvaises, la mine, les scorpions, ce soleil et cette lune de malédiction, les tremblements de terre, les pluies de météores, les enfants morts, les adultes malades, tout… Tout cela fait partie de la même calamité et tous les hommes du monde en sont responsables. "<br></wbr></wbr></i>Au milieu de la tourmente, la famille de George reste inébranlable et, sous l’impulsion du père, met toute sa confiance en Dieu. Repliés sur eux-<wbr>mêmes, les membres du clan se sentent perdus, misérables, anéantis. Il ne leur reste plus que la prière collective, non celle conventionnelle proférée par le Pasteur, mais celle où l’on s’accuse d’être soi-<wbr>même responsable de ces maux pires que les plaies d’Egypte :<br><i>" Il leva la main vers le ciel noir dans lequel la lune était comme une blessure. -<wbr>Il n’existe pas d’homme sans péché en ce monde, pas même ceux consacrés à ton service. Nous avons été de faux bergers. Nous n’avons rien à dire pour notre défense. Nous avons abandonné le Chemin de la Croix, nous avons conduit nos troupeaux, non auprès des verts pâturages et des eaux calmes, mais à la mort. Nous sommes coupables. En notre péché est le péché de toute l’humanité. "</wbr></i><br>La responsabilité de chacun est considérée comme la responsabilité de tous. L’égoïsme, la culpabilité de chacun rejaillit sur tous les autres : " votre péché est le mien ". La reconnaissance explicite de cette culpabilité par tous les êtres humains semble seule capable de faire reculer le mal. Ainsi, la famille de Georges a l’immense surprise de constater que la pratique de la prière collective fait disparaître les herbes mauvaises comme neige fondant au soleil et réapparaître une herbe tendre, remplie d’abeilles , de fleurs, de petits animaux qui sont comme rassurés par la sincérité de l’homme. L’exemple de cette famille a porté ses fruits. Partout, l’on procède à la catharsis collective qui seule montre son efficacité envers l’envahisseur végétal, matérialisation de la haine et de l’égoïsme des hommes. :<br><i>" Les crépitements se renforcèrent jusqu’à produire le bruit d’un feu de forêt et quelques-<wbr>uns d’entre nous jetèrent autour d’eux des regards effrayés, s’attendant à voir des bouffées de fumée. Mais…oui, les lianes fumaient !… Une nuée de vapeur planait au-<wbr>dessus d’elles, s’épaissit, s’étendit, les ensevelit enfin dans un brouillard blanchâtre qui posa un voile fuligineux devant la lumière jaune du soleil. Partout, des traînées de cette vapeur gagnèrent le ciel de safran, par vagues qui s’enflaient et se succédaient, cachant les plantes qui, je le comprenais maintenant, était la manifestation visible de notre haine universelle. " </wbr></wbr></i><br>Y compris en Russie soviétique, longtemps après que les autres nations aient refondé leur foi en un dieu miséricordieux, et qui abandonne les longues années de pratique marxiste pour renouer avec l’orthodoxie chrétienne. Le monde est sauvé, Halleluya !<br>Une allégorie de type prophétique empruntant les voies du roman cataclysmique. Redoutablement efficace dans la description des fléaux qui frappent la nature, elle apparaît d’une désarmante naïveté quand elle en stigmatise les causes, soit l’égoïsme des hommes et… le communisme. Comme pour Bessières (voir " l’Agonie de Cosmopolis ") , la thèse de Caldwell  est tout aussi réactionnaire : le malheur des hommes c’est l’établissement d’un socialisme communautaire qui est l’essence même de la haine, de l’athéisme et de l’immoralité sur notre terre.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">969</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Vorace Albion, Son Appetit Prodigieux, Ses Exces Et Sa Fin Lamentable</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-vorace-albion-son-appetit-prodigieux-ses-exces-et-sa-fin-lamentable-r968/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/vorace-albion.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La nature même des Anglais purs produits du sol et de la géographie les conduisit à leur perte :<i><br>« La création de l’île d’Angleterre fut décidée par le Créateur pour séparer les Anglais des autres nations.»<br></i>Isolationnistes et colonialistes à la fois, « <i>ils construisirent des navires cuirassés et inventèrent les canons Amstrong à longue portée. </i>» En 1890 leur puissance est à son maximum, ayant colonisé le monde entier, ils avaient mis sous tutelle le Canal de Suez, apporté leur aide à la Chine grâce à une consommation forcée de l’opium, envahi l’Afrique et l’Océanie avec deux inconvénients majeurs, le premier étant que<br>« <i>par suite de cet amour invétéré de la race pour la navigation, peu à peu, les extrémités inférieures des dames anglaises s’allongèrent jusqu’à prendre des formes et des proportions de petites chaloupes </i>» , et le deuxième que<br>« <i>le seul inconvénient était de mettre la nation anglaise sur les dents. Il n’y avait presque plus d’Anglais en Angleterre.</i>»<i><br></i>Quatre colonisés, ayant fait leurs armes sous de faux noms en Angleterre, jurèrent sa perte totale. Ils y avait : Nana-<wbr>Sahib, Maadi l’Evanqui, Arabi l’Egyptien, Cettywayo le Zulu et ils se servirent pour cela de la faiblesse de Gladstone qui avait confié la garde du pays à des troupes étrangères douteuses. Tout commença par le massacre de Portsmouth où sautèrent des cuirassés, suivi par des attentats au Caire, à Calcutta, au Cap et de l’insurrection des populations du Congo. Lorsque des vaisseaux ennemis apparurent dans le port de Douvres, Gladstone fit appel aux réservistes. Ils ne purent cependant contenir la révolte des troupes coloniales basées sur le territoire anglais. <br>A Portsmouth, en accord avec les Asiatiques, fut organisée l’armée d’invasion devant remonter jusqu’à Londres. Les voies ferrées furent occupées. De Guildford partirent des hordes de cavaliers afghans résolus à se venger. Avec les débarquement des 10 000 Egyptiens qui laissent Douvres en feu derrière eux, les navires cuirassés d’Arabi remontèrent la Tamise en bombardant les avant-<wbr>postes anglais.Attaqués de partout, les Anglais seront aussi traqués dans leurs colonies :<br>« <i>Des myriades de petits torpilleurs sortis des ports de l’Amérique et montés par des Irlandais ou des coolies chinois harcelaient ses grands navires cuirassés. </i>»<br>Lourds et lents en face de leurs rapides ennemis, les navires de guerre anglais sautent les uns après les autres tandis qu’est attaquée la station navale de Gibraltar. Avec des armes nouvelles, des « <i>obus à dynamite perforants </i>», le canal de Suez fut rendu libre à la navigation et le rocher de Gibraltar rasé. <br>L’inde entière se soulève, réduisant les poches de résistance anglaise et nomme un gouvernement autonome. En Afrique, Maadi libère la région des Grands lacs. Au cap, l’attaque par les Boers et les Hottentots coïncide avec la bataille de Wimbleton et la prise de Londres. La capitale anglaise doit faire face à l’armée de Nana-<wbr>Sahib, des troupes montées sur dromadaires croisant à l’arrière des lignes, grâce à leur parfaite connaissance du terrain et au brouillard.  Les cipayes, appuyés par les cuirassés de la Tamise, pénètrent dans le parc de Richmond. Les Zulus montent à l’assaut, aidés par les Néo-<wbr>Zélandais, tandis que l’armée anglaise se trouve scindée en deux par l’action savante des radjpoutes. Avec la destruction du Palais de Cristal, dès midi, tout est perdu. Sydenham est prise, ce qui sonne la retraite dans les faubourgs londoniens. Les ponts sautent un à un ainsi que des quartiers de maisons. <br>Alors qu’une furieuse attaque se déroule sur le pont de Westminster, des batteries sont mises en place dans Oxford et Regent Street. Dans la Chambre des Lords dont les barricades ont cédées, attaquée conjointement par les africo-<wbr>océano-<wbr>asiatiques, se déroulent des scènes d’une grande atrocité :« <i>Le mobilier parlementaire, les bancs, les tables formèrent un immense brasier devant lequel on fit cuire les lords les plus dodus. Telle fut la fin du coupable mais infortuné Gladstone. </i>»<br>Lorsque les Asiatiques bombardent la cité, trouant Saint-<wbr>Paul et la Mansion-<wbr>House avec des obus à la dynamite, à six heures du soir, lorsque tout Londres flambe, la puissance anglaise a vécue. Cela devait sonner comme un avertissement pour la vieille Europe. La force des Asiatiques et des Africains sera sans faille puisque la science européenne est passée en eux.L’Angleterre, avec Londres réorganisée aux mains du Lord-<wbr>Maire Cettywayo, deviendra la première colonie africo-<wbr>asiatique :« <i>Tout indique hélas ! qu’avant peu nous aurons à défendre le sol européen contre les hordes sorties des flancs féconds de la vieille mère Asie.</i>» Enfin, le sort de S.M. la reine Victoria fut semblable à celui de Napoléon. Assiégée à Windsor, elle fut transférée à Jersey avec le musée Tussaud, la dernière terre anglaise du globe.<i><br></i>Une vision hallucinée, une charge féroce et des prémonitions étonnantes, rendent ce court texte de Robida exemplaire de la haine qu’inspira l’Angleterre à la France au début du XXème siècle.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="fs20 cf3 ff1"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">968</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Voleur D'oceans</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-voleur-doceans-r967/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/voleur-d-oceans-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Warner Ohberg, en cette année 2028,  se présente comme l’archétype du savant incompris. Son projet d’assécher partiellement les océans afin d’augmenter les surfaces cultivables a été rejeté par les représentants mondiaux réunis en conclave. Il en conçoit une terrible amertume et jure de se venger en détruisant l’humanité. Terré en son manoir de Trondhjem en Norvège, en compagnie de sa fille Christine et de son gendre  Georges Landgré, il envisage d’éventrer le fond des océans  par une série de bombes atomiques. Ses enfants, horrifiés, le dénoncent. Déjouant leur surveillance, Ohberg se livre avec délectation à sa vengeance en faisant exploser ses bombes qui dévasteront la terre entière. Il y perdra sa vie mais le jeune couple fuira le cataclysme universel en partant pour la planète Mars, espérant y fonder une humanité meilleure. <br>Une petite nouvelle sans prétention appartenant à la littérature populaire par un écrivain très à l’aise en ce domaine.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">967</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Voleur D'icebergs</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-voleur-dicebergs-r966/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/voleur-d-icebergs--le-.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Dan, le commercial navigant, a des ennuis avec sa cargaison durant la traversée de l’espace intersidéral. Des réparations l’obligent à relâcher sur l’astéroïde AMH-<wbr>435,  à l’écart de toute route commerciale. Une surface entièrement gelée, une transparence parfaite, des blizzards intenses lui font regretter la terre qu’il regagne quelques semaines plus tard remportant de son escale improvisée quelques copeaux d’une glace… qui ne fond pas. D’une dureté à toute épreuve, d’une eau parfaite, ces copeaux s’apparentent aux diamants. C’est en tout cas le prix exorbitant que d’autres négociants acceptent de payer pour les acquérir.  Dan devient riche. Il s’installe comme diamantaire, gardant par devers lui certains de ces copeaux, sans se douter qu’ils vont être à l’origine de la fin du monde. Comme des entités vivantes, les pierres extraterrestres tentent de rétablir à leur profit un équilibre rompu. Agissant  en catalyseurs, elles transforment l’environnement selon trois modes successifs. <br>Le premier est l’instauration d’un froid intense : tout acheteur qui porte l’une de ces pierres  meurt gelé en plein été. Le deuxième est l’invisibilité : paysages, fleurs et arbres disparaissent de la vue parce que parfaitement transparents. Puis c’est le tour des rues, des maisons, des voitures, Telle une épidémie, le mal se répand contraignant les hommes à s’adapter à ce nouvel environnement. Guidées par des aveugles pour éviter les obstacles, incapables de monter dans des tours d’habitation, de procéder à des échanges commerciaux, les sociétés se défont. Le troisième mode provoquera la fin certaine de l’humanité. La nature, en proie à une dissolution universelle se transforme en eau : tout support solide disparaîtra. Dan est le seul à avoir compris le processus puisqu’il en est le responsable. Il sait que les éléments organiques ne sont pas affectés par les pierres extraterrestres. Il construira donc une arche en cousant des peaux d’animaux pour atteindre les banquises du nord,  seuls éléments stables au sein d’une planète liquide.<br></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">966</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Voleur De Mers</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-voleur-de-mers-r965/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/voleur-de-mers.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le célèbre journaliste Florent Vallerin, réputé pour résoudre les énigmes policières, est appelé au secours par la présidence du Conseil. Une catastrophe de taille semble se profiler : la Méditerranée s’assèche sans que l’on puisse attribuer au phénomène une origine naturelle. Quelle est la puissance occulte qui se livre à ce forfait? :<br><i>«Se dire que quelqu’un, quelque part, un esprit infernal, une formation prodigieuse, armée de moyens qui échappent à l’analyse des plus grands savants, s’ingénie à détruire irrémédiablement l’œuvre d’une éternité. Car c’est rien moins que cela qui est recherché : l’assèchement progressif, implacable du bassin méditerranéen. Vous envisagez le résultat d’une telle opération ? La France ruinée, l’empire nord-<wbr>africain anéanti, l’Espagne mutilée, l’Italie et la Grèce rayées pour ainsi dire de la carte géographique, le Turquie rejetée, exsangue dans les sables de l’Asie mineure.»<br></wbr></i>En compagnie du commissaire Fischiani et avec son épouse Berthe, Vallerin se rend à Cap d’Ail. Il y est invité par Sancrisse, le savant responsable de la station marémotrice. Rapidement, le mystère s’éclaircit : qui a assassiné Belsamo, adjoint de Sancrisse et spécialiste en électricité ? Que signifie la prophétie obscure que Vallerin a découverte dans la station, mentionnant « <i>un Taureau au pied d’azur </i>» et une <i>« colonne d’Hercule attaquée par l’armée innombrable des bâtisseurs invisibles » ?</i><br>Le journaliste, grâce à la puissance de ses déductions et après un second meurtre, s’avise que le «Taureau» représente le signe du zodiaque de même nom, soit une période de temps,  et que les « bâtisseurs invisibles » sont des colonies entières de madrépores occupées à édifier une barrière  de corail  du côté de Gibraltar (la colonne d’Hercule) pour empêcher l’approvisionnement en eau de la méditerranée en provenance de l’Atlantique. Ces petites bestioles ne sont pas venues là toutes seules. Elles y ont été attirées, à partir du Gulf-<wbr>Stream, grâce à une puissante machine électrique mise au point par le coupable et l’assassin, c’est-<wbr>à-<wbr>dire… Sancrisse., dont le but inavoué était de fournir une terre d’appoint aux Juifs d’Israël dans leur expansion. <br>Un récit policier populaire dont le catastrophisme sert de prétexte  à la résolution d’une énigme. De l’humour et de la distanciation permettent de lire ce texte encore aujourd’hui.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">965</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Voix Sous La Poussiere</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-voix-sous-la-poussiere-r963/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/baaa-23.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le narrateur, dont c’est la passion, fouille les vieilles ruines. Plutôt évolué (il possède des outils, des médicaments, du chocolat) en un monde primitif, il apprend de la bouche d’un farouche chef de tribu qu’il existe, à l’intérieur des terres, un lieu maudit lourd de menaces. Il s’y rend et découvre les restes d’une cité effondrée, lieu mort où seule règne la poussière :<br><i>« C’était bien un Lieu Mort. Aucune vie n’y régnait. C’était aussi un Lieu Sombre, car il n’y poussait pas d’herbe. C’était devenu un désert aride.  Même ces plantes rudes et hardies dont les racines trouvent subsistance dans les cendres des bâtiments anéantis, ne dressaient point leurs feuilles sur cette désolation. Sous la pluie de la mauvaise saison, ce devait être un bourbier. Maintenant, rôti par le soleil d’août, c’était un monceau de cendres boursouflé d’excroissances grises qui ressemblaient à des tisons éteints.»<br></i>Dans la nuit couraient d’étranges mélopées. Ce lieu paraissait hanté. Mais lorsque des parties de son habillement disparaissent, il met rapidement la main au collet de son voleur : un nain contrefait, un pauvre hère qu’il a de la peine à classer parmi les humains: <i><br>« Telle était donc la chose sans nom qui épouvantait le vieux chef sanguinaire de la Zone Côtière. Un être anémique, à bouche de rongeur, presque sans front et dont les membres étaient pareils aux tiges fragiles que les plantes risquent dans le noir… Il s’était affaissé, gazouillant et geignant à mes pieds. Les yeux étaient vastes, pareils à ceux d’un lémur, ses oreilles longues, pointues, presque transparentes.»<br></i>Il lui fait penser à ces elfes des contes de fées, voire à ces fameux Pictes qui jadis, cachés sous terre, résistèrent farouchement aux envahisseurs. Il le soigne, l’aguichant avec son chocolat avant que le petit être ne disparaisse. En le poursuivant, il découvre l’ouverture de sa retraite : <br><i>« C’est ainsi que je trouvai le couvercle du monde souterrain. C’était un disque de métal érodé qui bouchait un trou dans le sol. Je le frappai de mon marteau. Il s’effrita en pièces qui s’effondrèrent dans l’ouverture. Et de celle-<wbr>ci s’exhala aussitôt cet effluve écoeurant de moisissure que j’avais déjà flairé. »<br></wbr></i>En voulant y accéder, il se brise une jambe et reste étalé en cet endroit souterrain, obscur et humide, ancien réseau d’innombrables tunnels. Sans aucun moyen de se soigner, il subit la sollicitude inquiétante du petit Peuple, ces kobolds dont l’unique ressource sont les rats qu’ils élèvent comme l’on faisait jadis des moutons. Dégénérés et sans structure sociale, dénués de tout, ils végètent là-<wbr>dessous avec leurs rats, attendant la mort. Comme d’ailleurs le narrateur, dont la blessure s’est infectée. En un ultime sursaut, la lumière se fait en son esprit : il se trouve en présence des derniers rejetons des fiers citoyens de jadis, habitants d’une des plus grandes villes de la terre :<br><i>« Annan, ce nom que les Hommes-<wbr>rats donnaient à leur Grande Ville Détruite remontait d’abord à « Onnon » puis à « Lonnon » qui avait été « LONDON ! »<br></wbr></i>Une nouvelle incisive, brève, hallucinée. Le ton désespéré rejoint la situation limite, évocation sans concession des conséquences ultimes d’une guerre nucléaire. Belle nouvelle, et méconnue.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">963</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
