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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/19/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Le Petit Lapin Tondu</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-petit-lapin-tondu-r708/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/10-facons-d-assassiner-notre-planete_1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">L’arrêt du Gulf-<wbr>Stream dû au réchauffement climatique a paradoxalement précipité l’Europe dans une nouvelle ère glaciaire. La société humaine s’y est adaptée, retrouvant d’instinct les gestes et les traditions de nos ancêtres eskimos. Pas très loin de « Parisse », dans les Malroches, vit la tribu du petit Denilo. Grâce aux « Liseurs » qui perpétuent les souvenirs anciens, ils se rappellent le temps béni du «karbon et gas-<wbr>soile ». <br>Denilo porte un lourd secret. Dans les « Fondemines de Soulahaine », il a apprivoisé un « petit lapin tondu ». Il aime à le retrouver à la douce lumière des cubes marqués HAVL. Cependant, bientôt, il dépérit, se languit, développe des rougeurs et des plaques inattendues sur son corps. Son état empirant, il se rappelle avec nostalgie la belle fleur gravée sur la porte de sa cachette et de ses quatre lettres, dont il ne pouvait comprendre la signification mais qui disaient : «Déchets de Haute Activité à Vie Longue. »<br>Un récit rapide, distillant, sans y toucher, un monde de froid et de terreur.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">708</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Peste Ecarlate</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-peste-ecarlate-r707/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoires-de-siecles-b.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Grand’père, en compagnie d’Edwin, un jeune garçon de  douze ans, avance péniblement le long de rails de chemin de fer à demi -<wbr> ensevelis:<br><i>" Ca et là, un morceau de fer rouillé apparaissait, indiquant que, sous les buissons, rails et traverses subsistaient. On voyait, à un endroit, un arbre surgir qui, en croissant, avait soulevé en l’air tout un rail, qui se montrait à nu. La lourde traverse avait suivi le rail, auquel elle était rivée encore par un écrou. "<br></i>En 2083, ces hommes forment les éléments des dernières tribus  encore en vie en Californie. Seul Grand’père se souvient du temps d’avant le désastre. Lors d’une halte le long de la plage  ils rencontrent Bec-<wbr>de-<wbr>Lièvre et Hou-<wbr>Hou, deux autres jeunes de la Tribu de Santa -<wbr> Rosa et du Chauffeur, qui déterrent des squelettes:<br><i>" Ce sont, annonça-<wbr>t-<wbr>il des victimes de la peste écarlate. Voilà comme on mourait n’importe où. Cela fut sans doute une famille qui fuyait la contagion et qui est tombée ici, sur la grève de Cliff-<wbr>House. Ils...  ais que fais-<wbr>tu là , Edwin? Edwin avec la pointe de son couteau de chasse avait commencé à faire sauter les dents de la mâchoire d’un des squelettes. -<wbr>Seigneur, que fais-<wbr>tu là? répéta le vieux, tout effaré. -<wbr>C’est pour fabriquer un collier..., répondit le gamin."<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Les enfants ont fait griller des moules et des crabes, ce dont Grand’Père est friand : <i><br>" Sa maussade humeur se mua instantanément en gaîté. Il renifla, puis avec un ronron de béatitude, il commença à manger. Et, tout en mâchant des gencives, il marmottait un mot qui n’avait aucun sens pour ses auditeurs: -<wbr> Mayonnaise... Mayonnaise... "<br></wbr></i>L’estomac bien rempli, Grand’Père,  alias le professeur de littérature James Howard Smith, raconta aux enfants la terrible histoire de la Peste Ecarlate.Tout avait débuté en 2012, lorsque l’humanité se trouva confrontée à une bactérie impossible à éradiquer, celle de la Peste Ecarlate:<br><i>"Des convulsions accompagnaient d’ordinaire cette première phase de la maladie. Mais elles ne semblaient pas graves et, après leur passage, celui qui les avait surmontées redevenait souvent très calme.  C'était maintenant une sorte d’engourdissement qui l’envahissait. Il montait du pied et du talon, puis gagnait les jambes, les genoux, les cuisses et le ventre, et montait toujours. Au moment même où il atteignait le coeur, c’était la mort. (...)<br>Et ce qui était non moins surprenant, c’était, après la mort, la rapidité de la décomposition de la victime. Tandis que vous la regardiez, sa chair semblait se désagréger, se dissoudre en bouillie. Ce fut une des raisons de la rapidité de la contagion. Les milliards de germes du cadavre se retrouvaient en liberté instantanément. "<br></i>Les êtres humains tombaient comme des mouches et, l’épidémie se répandant de manière exponentielle, la vie sociale s’effondra avec son cortège habituel de monstruosités. Tout individu atteint se voyait impitoyablement rejeté. Les violences, les exactions, les meurtres ne se comptaient plus. Des incendies éclataient un peu partout dans les centres urbains. Croyant fuir la Peste en fuyant les villes, les survivants ne firent que prolonger leur agonie:<br><i>" Je sus ainsi que New York et Chicago étaient en plein chaos. Il en était de même dans toutes les grandes villes. Le tiers des policemen de New York avait déjà succombé. Le chef de la police et le maire étaient morts. Tout ordre social, toute loi avait disparu. Les corps restaient étendus dans les rues, là où ils étaient tombés, sans sépulture. Les trains et les navires, qui transportaient coutumièrement, jusqu’aux grandes villes, les vivres et toutes les choses nécessaires à la vie ne fonctionnaient plus, et les populaces affamées pillaient les boutiques et les entrepôts</i>. "<br>Smith, dès le début de l’épidémie, se sentit réfractaire à celle-<wbr>ci. Avec quelques autres personnes, des intellectuels pour la plupart, ils tentèrent en un premier temps de se réfugier au sein des locaux universitaires pour échapper à la violence. Avec les premières atteintes de la Peste au sein de leur groupe, ils décidèrent de s’enfuir à la campagne, non sans difficultés. Le groupe s’amenuisa de plus en plus, laissant derrière lui des cadavres, jusqu’à ce que Smith se retrouve le seul être vivant dans la région. Il continua malgré tout son voyage qui l’emmena à Yosemite Parc, dans un état de désespoir total. <br>Au bout de quelques années de vie sauvage et régressive, lassé de sa solitude, il décida de faire le chemin inverse pour observer ce qui avait bien pu rester après l’épidémie. Tout avait changé. La nature redevenait sauvage et recouvrait déjà les derniers vestiges d’une civilisation à jamais abolie:<br><i>" Ce qui advint des animaux domestiques est tout à fait étrange. Ils retournaient à l’état sauvage et s’entre-<wbr>dévoraient. Les poules, poulets et canards furent les premiers détruits. les cochons, au contraire, s’adaptèrent merveilleusement à leur vie nouvelle, ainsi que les chats et les chiens. Ceux-<wbr>ci devinrent rapidement un véritable fléau, tellement ils étaient nombreux. Ils dévoraient les cadavres et n’arrêtaient pas d’aboyer et de hurler, la nuit comme le jour. " <br></wbr></wbr></i>C’est alors qu’il rencontra le Chauffeur, une brute épaisse, ancien ouvrier, et qui prenait sa revanche de classe en contraignant par la force son épouse, la fille du magnat Van Warden, à accomplir tous ses fantasmes:<br><i>" Il me répondit que, dans les temps anciens, il avait été un domestique, de la boue que foulaient aux pieds les hommes comme moi et les femmes comme elle. Maintenant la roue avait tourné. Il possédait la plus belle femme du monde, elle lui préparait sa nourriture et soignait les enfants qu’il lui avait faits. "</i></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="ff2 cf4 fs24"><br></span><span class="ff1 cf4 fs24">L’accueil fut mitigé et le Chauffeur accorda une confiance dédaigneuse et condescendante à Smith qu’il voyait aussi comme un ennemi de classe. Néanmoins, il lui permit d’épouser de nombreuses années plus tard, sa propre fille, afin que lui également puisse fonder une Tribu.  Malgré toute sa commisération à l’égard de Melle Van Warden, Smith ne put la sauver puisqu’elle mourra assassinée de la main même du Chauffeur. Révolté par ce crime odieux, il s’enfuit avec sa femme pour se réfugier au sein de la Tribu des Santa Rosa. <br>Hou-<wbr>Hou, Bec de lièvre et Edwin représentaient ses petits-<wbr>fils entièrement tournés vers la primitivité mais déjà prêts, dans leur mentalité, à rebâtir une société basée sur des rapports de pouvoirs et de classe:<br><i>" Moi, dit Edwin doucement, je veux ne jamais oublier ce que grand-<wbr>père nous a dit de la poudre à fusil. Quand j’aurai trouvé le moyen de la fabriquer, c’est moi qui vous ferai marcher tous. Toi, Bec-<wbr>de-<wbr>Lièvre, tu chasseras pour moi et tu me rapporteras ma viande. Et toi, Hou-<wbr>Hou, quand tu seras docteur, tu enverras le bâton de la mort où je voudrai, et chacun me craindra. Si Bec-<wbr>de-<wbr>Lièvre essaye de te défoncer la tête, c’est à moi qu’il aura affaire, et je le tuerai avec ma poudre. Grand-<wbr>père n’est pas si sot que vous croyez. Je mettrai ses leçons à profit et je vous dominerai tous. "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i></wbr></wbr></span><span class="ff2 cf4 fs24"> <br></span><span class="ff1 cf4 fs24">Jack London raconte une histoire pessimiste dans laquelle même la revanche sociale que prend enfin la classe ouvrière après le cataclysme purificateur n’effacera pas la sauvagerie intrinsèque de l’être humain.</span><span class="cf3 ff1 fs24"> <br>La description réaliste des sentiments humains, sans fioritures romantiques ni délayage, fait de cette nouvelle, l’une des premières du genre,  une réussite totale et un modèle qui sera copié maintes et maintes fois par des épigones moins bien inspirés<br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">707</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Reine Au Masque Vert</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-reine-au-masque-vert-r706/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/reine-au-masque-vert.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Pasacalon et Le Bozec sont deux inspecteurs de la P.J. envoyés de Paris à Sens, aux alentours de Noël, pour enquêter au sujet d’un crime commis sur la personne de madame Péchut, une mère maquerelle notoire. Morte assassinée, elle présente des taches vertes sur le corps, signe d’un empoisonnement. Mais lequel ? Et comment ? <br>Ils mènent une enquête serrée auprès des commensaux de madame Béchut : Véria et Brevin, deux médecins retraités, Victor, le cousin, Doudou et Flora, pensionnaires de la « maison d’illusions ». L’enquête piétine alors qu’autour d’eux « la mort verte » fait des ravages. Les cadavres se comptent par dizaines puis par centaines. En présence d’une épidémie foudroyante qui se propage par l’haleine, la morgue et l’hôpital sont débordés :<br><i>« Aux abords de l’hôpital Saint-<wbr>Jean, la ruée des malades se faisait plus dense, rendue plus lamentable encore par le mauvais temps. La salle d’attente étant désormais trop petite pour recevoir tous les postulants à l’admission, les derniers venus devaient rester dehors. Dans le nombre, il y avait des morts récents, déjà recouverts d’un linceul de neige, qui leur donnait l’aspect de statues allongées sur une pierre tombale.»</wbr></i><br>Comme nos deux enquêteurs, ainsi que Véria et Flora ne sont pas atteints, ils supposent avoir été immunisés d’une manière quelconque ; en l’occurrence, ils soupçonnent le produit contenu dans la fumée des cigarettes rares offertes par Véria à Flora, et qui,  à son tour et sans le savoir, les a proposées aux inspecteurs, malgré la défense de Véria.<br>Automatiquement, les soupçons de la mise en œuvre de la mort verte retombent sur Véria que les inspecteurs prennent en filature. Entre temps Sens et sa région ont été mises en quarantaine par les services sanitaires de l’armée américaine (nous sommes dans l’immédiate après-<wbr>guerre). Nul ne sort plus de la ville. Des étrangers, pourtant, y entrent, un Chinois (To Van Ba), deux Suisses allemands (qui se disent représentants de commerce) et un comte italien, le comte d’Ella Croce, alias Vittorio Spoletta, alias Demonax, un bandit et assassin notoire, lié à la mafia. Pour Le Bozec, ces arrivées traduisent la volonté de pays étrangers de s’approprier le microbe inconnu pour un usage militaire.  Une entrevue entre les malfrats éliminera Chinois et Allemands, laissant le champ libre à Demonax, qui n’hésitera pas non plus à perpétrer des attentats contre les deux inspecteurs. L’épidémie provoque des ravages dans la population :<br><i>« Dès que le fourgon, quittant les grandes artères centrales, se fut engagé sur la route du cimetière, il rejoignit et dépassa d’autres cortèges funèbres, presque tous sommaires, improvisés, dépourvus de tout faste : charrettes de campagne, voitures à bras, voire même brouettes, chargées de cercueils, la plupart faits de planches de sapin hâtivement rabotées, sans un drap noir pour les recouvrir. Plus on se rapprochait du</i> <i>champ de repos, plus cette circulation macabre devenait intense. Le verglas donnait à ce pitoyable défilé une allure grotesque. Les chevaux glissaient, s’abattaient sur les genoux, leur conducteur les relevait en jurant. Les rares piétons qui suivaient leurs morts butaient à chaque instant, tombaient, se remettaient debout et, au risque de choir de plus belle, couraient pour rattraper le convoi. Un tombereau empli de cadavres entassés, recouverts d’une bâche que le vent soulevait, laissait entrevoir, par intervalles son lugubre chargement. »</i><br>Alors que Brévin est mitraillé par mégarde, un dernier et mystérieux personnage entre en scène, que l’on peut confondre avec Véria. Il (ou plutôt elle) s’avère être la sœur jumelle de Véria, Héléna, la vraie responsable de la dissémination du microbe mortel, laquelle a agi par vengeance envers une humanité détestée.  <br>Blessée à mort par Démonax (toujours lui), Héléna indique à Le Bozec l’endroit où elle a caché, et le réservoir à microbes, et son antidote. L’épidémie sera enrayée mais Démonax s’éclipsera, emportant avec lui un échantillon de l’arme biologique. Tout le monde est content. Surtout Le Bozec et Pascalon qui, en cette veille de Noël, et avant de rejoindre leurs familles respectives, consommeront gratis à la pension de feu Madame Béchut.<br>Un roman policier dont l’argument épidémique cède le pas à l’évocation d’une ambiance crépusculaire et provinciale, deux personnages de policiers avisés un brin franchouillards, des morts par centaines, entretiennent l’intérêt du lecteur.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">706</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Peste A New York</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-peste-a-new-york-r705/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/peste-a-ny.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Unité de temps, de lieu, d’action comme dans une tragédie classique, en trois phases. <br>Phase 1 : la jeune fille riche, Sarah Dobbs revient de Californie porteuse de la peste pneumonique récoltée sur son écureuil apprivoisée et préférée. Elle est contaminée mais ne le sait pas. Durant son trajet, par effet ping-<wbr>pong, elle contamine une soixantaine de personnes et meurt deux jours plus tard au Metropolitan Hospital :<br><i>« Ils firent basculer le lit de façon qu’elle soit presque assise, Bergman la pencha en avant et écarta la chemise de nuit de l’hôpital, mouillée par la transpiration, pour mettre à nu son dos. « regardez ça ! » s’écria-<wbr>t-<wbr>il. Ca et là, sous la surface lisse de la peau, fleurissaient des taches bleues et rouges. « Super bizarre ! »</wbr></wbr></i><br>Le docteur Hart, directeur du centre de prévention de New York, et son supérieur, sont alertés. L’autopsie de la malheureuse conforte la crainte des médecins : une forme extrêmement contagieuse de peste en est à ses débuts. Il est vital de l’éradiquer au plus vite. Alors que certains de ceux mis en contact avec Dobbs meurent à leur tour (notamment les médecins et infirmières qui ont soigné la jeune fille), Hart, avec Dolorès, son assistante (plus tard sa maîtresse) se livre à une course contre la montre. En essayant de convaincre les autorités de Manhattan de décréter l’état d’urgence, ce qui n’est guère facile devant la crainte des administrateurs de déclencher une panique, il se livre à une enquête policière pour identifier les porteurs secondaires dangereux, à qui il injecte la tétracycline salvatrice.<br>Phase 2 : un contaminé passe entre les mailles du filet. Celui-<wbr>ci meurt de la peste, incognito, en en profitant pour contaminer sa compagne, une Portoricaine des bas quartiers. Celle-<wbr>ci répand le fléau en phase explosive à travers la ville. Les hôpitaux sont débordés. Quatre jours après le déclenchement de la maladie, le maire de New York fait appel au pouvoir fédéral.<br>Phase 3 : Le général Cosgrove et Marks, du cabinet du Président, sont très inquiets. Mis au courant de la situation, ils soupçonnent une attaque bactériologique d’un pays ennemi (en l’occurrence Cuba), étant donné que de nombreux Portoricains touchés se trouvaient être des indicateurs locaux du FBI. Ils préconisent l’envoi de troupes armées pour boucler l’île de Manhattan. <br>Pendant que Hart, à cause de son imprévoyance, est touché à son tour, dans les deux jours suivants, la situation se dégrade totalement, la ville se décomposant aussi vite qu’un cadavre. Les rats font leur apparition. Les morts se comptent par centaines de milliers. Les zones de pouvoirs se sont effondrées. La rue est livrée à l’anarchie. Hart, à son réveil dans un hôpital bourré de morts, n’a qu’une seule idée : celle de retrouver Dolorès :<br><i>« Il arriva devant une porte sur laquelle il put lire : SOINS ; il l’ouvrit. Un nuage de mouches lui bourdonna au visage. La pièce sentait la putréfaction. Il vit trois cadavres. L’un était vraisemblablement mort sur la table d’examen. Un homme portant un vêtement blanc éclaboussé de sang s’était effondré sur une chaise dans une attitude bizarre et le troisième gisait à même le sol. Lui aussi portait le pyjama vert de l’hôpital. Le rictus de la mort lui donnait l’air de sourire. »</i><br>Il traversera la ville du nord en sud en échappant aux rats, aux snipers, aux déments malades, aux pilleurs, et en trébuchant sur les cadavres :<br><i>« Les gens s’étaient noyés dans leur propre sang. Certains parmi ces corps ressemblaient aux sacs d’ordures disséminés un peu partout. Hart vit plusieurs corps ballonnés au point que leur ventre gonflé rappelait les caricatures grotesques des obèses. Le soleil et la chaleur en étaient responsables. Ils activaient la décomposition particulièrement dans les intestins. L’estomac d’un mort avait fait sauter les boutons de sa chemise blanche, toujours attachée à la taille. D’autres cadavres avaient explosé. »</i><br>Retrouvant son amie qui a survécu elle aussi, ils tentent de rejoindre un centre de médecine préventive mis en place à Central Park mais tombent entre les mains de jeunes Portoricains issus de gangs. En réalité, c’est une chance, car ceux-<wbr>ci représentent la seule force organisée mise en place par Katz, un ami de Hart. Entre temps Cosgrove et Marks suggèrent de cautériser la plaie en noyant la ville sous un aérosol innervant qui provoquera la mort de tout être vivant susceptible de propager l’épidémie. <br>Le président se rend à leurs arguments. Le groupe d’autorité new yorkais, apprenant fortuitement la décision fédérale, organise son plan de survie : en distribuant de l’atropine aux centaines de milliers de personnes encore saines, ils espèrent atteindre à temps le Queens par un tunnel routier en construction. L’évacuation s’organise dans l’ordre tandis que les premiers hélicoptères apparaissent, arrosant la ville avec les capsules de gaz :<br><i>« A l’horizon, une longue ligne en pointillé : des hélicoptères. Leur vrombissement rappelait le bourdonnement des mouches.  Une volée de mouettes s’éleva au-<wbr>dessus du réservoir, dont elle mit en éclats la surface ridée. Un coup de vent secoua les branches des arbres. Le bruit des hélicoptères emplissait maintenant le ciel, il emplissait toutes choses. Se déplaçant sous la ligne des hélicoptères, arrivaient des rangées inégales de lames blanches, tournoyant sur elles-<wbr>mêmes, qui commencèrent à s’abattre entre les immeubles. Le bruit retentit dans la poitrine. « Prenez l’atropine, MAINTENANT ! »</wbr></wbr></i><br>L’épidémie se terminera aussi brutalement qu’elle aura commencé un demi-<wbr>million de cadavres plus tard,  et dans une mégapole ruinée. <br>Les deux auteurs, journalistes et spécialistes en leur domaine, signent un roman d’une redoutable efficacité où la rapidité du fléau à se transformer en pandémie donne froid dans le dos. Une machinerie efficace.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">705</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Peril Des Hommes</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-peril-des-hommes-r704/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/peril-des-hommes.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le péril des hommes ce sont les femmes, c’est bien connu. Trois gynécologues décident de sauver l’espèce humaine. Celle-<wbr>ci est condamnée, puisque, pour des raisons inconnues,  les femmes ne mettent plus au monde que des garçons. Or, sans femmes... Les années passent et nos gynécologues, pressés par l’échéance de la ménopause pour les rares femmes encore en état de concevoir, proposent un plan hardi. Il s’agit de les enlever à leurs maris respectifs, de les amener sur Cérès, un astéroïde, dans une cité parfaitement aménagée pour pratiquer sur elles des expériences de parthénogenèse, actions de la dernière chance. Celles-<wbr>ci échouent également. Nos gynécologues, découragés, passent la main à leurs fils, gynécologues, eux aussi (C’est une vocation familiale !): <br><i>" Clider, Nitosh et Horray avaient chacun un fils, John, Mac et François. Ces derniers, après de brillantes études dans les universités de Londres, de Washington et de Paris, suivaient les traces de leurs pères. Tous trois avaient déjà atteint la trentaine. Mac étant l’aîné, que déjà, ils étaient célèbres dans le monde. Il est vrai qu’ils avaient de qui tenir!  Un jour, se jugeant trop vieux, leurs parents décidèrent de passer le relais à leurs fils. Ceux-<wbr>ci débarquèrent donc un beau matin sur Cérès. Les trois jeunes docteurs présentaient des visages énergiques et ils étaient décidés à tenter quelque chose. "</wbr></i><br>Voilà où en sont les choses lorsque nos jeunes savants se font kidnapper par un vaisseau spatial qui les emmène sur une lointaine planète, Méphyr, dans le système de Procyon. Les Méphyriens sont des êtres protéiformes dont la passion est de se calquer au physique et au mental sur des êtres plus évolués  afin de pouvoir progresser eux-<wbr>mêmes. Or, merveille troublante, les terriens représentent pour les Méphyriens le sommet de l’évolution. Composée d’une seule cellule, Naru,  l’un des chefs méphyriens est volontaire. Il se transforme physiquement en terrien.<br>Nos amis vont-<wbr>ils le laisser faire? Un plan extraordinaire jaillit dans leurs esprits. Si les Méphyriens sont capables de devenir terriens pourquoi ne soumettraient-<wbr>ils pas Xys, leur gardien, à la métamorphose en le transformant en... femme nubile? L’expérience est ardue, mais ils n’hésitent pas un seul instant: estourbissant Xys, ils reprogramment la machine des Méphyriens:<br>" <i>Rook ne se lassait pas d’admirer Xyse sous tous ses angles. Il hochait sans cesse la tête, admiratif: -<wbr> Une perfection! gloussa-<wbr>t-<wbr>il . Je n’aurais jamais cru qu’il fût possible de créer un être aussi ressemblant. Une vraie femme, et qui me ressemble! Nitosh tapota l’épaule du capitaine: -<wbr>Il faut habiter Méphyr pour parvenir à un tel résultat! Quand je pense que les aïeux de Xyse étaient de vulgaires paquets de gélatine, et que maintenant... "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Et Xys devint Xyse, une merveilleuse femelle humaine apte à procréer (cela se vérifiera très facilement) et de plus épousant le parti des Terriens. Elle les aide à fuir les Méphyriens: direction la Terre. Enceinte des oeuvres de l’un des gynécologues (le Français), Xyse fera l’admiration des habitants de la terre. Un bébé femelle naîtra d’elle parfaitement constitué. L’espérance est donc revenue, mais fragile, car cela ne suffira vraisemblablement pas à enrayer la disparition de l’espèce humaine. Or, oyez le nouveau miracle: l’arrivée d’un deuxième vaisseau méphyrien qui annonce que l’ensemble des habitants de Procyon, convaincus de l’excellence de l’enveloppe humaine, et encore plus de celle de la femme, sont prêts à se transformer en de sincères et loyales épouses pour les Terriens. Un triple ban pour nos trois gynécologues qui ont réussi à sortir le genre humain de l’impasse!<br>Un récit de bric et de broc, à l’intrigue décousue, aux invraisemblances majeures, avec des marionnettes à la place des personnages, bref un florilège de tout ce qu’il faut réunir pour constituer un mauvais roman et discréditer le genre. Heureusement, il reste les couvertures de Brantonne...</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">704</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Partage De L'allemagne</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-partage-de-lallemagne-r701/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/partage-de-l-allemagne.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le « Partage de l’Allemagne » est une réponse au « Partage de la France », paru un an auparavant. Prédisant comment l’Etat français sera aboli, le pays dépecé et intégré au «Gross Deutschland ».  Le lieutenant – colonel R. de D., dont le sang ne fit qu’un tour  à cette lecture, s’est senti une âme vengeresse. « Finis Germaniae » sera son mot d’ordre. A travers une approche rigoureuse – dit-<wbr>il -<wbr> , il montre à son tour le processus de mise à mort de l’Allemagne par une guerre rapide, joyeuse et enthousiaste.<br>Son récit ne comporte aucune scène de carnage, ni manœuvres politiques, ni croc-<wbr>en-<wbr>jambe diplomatiques,  ni revers bleu -<wbr> horizon.  C’est par une alliance franche et cordiale entre les membres européens (en gros toutes les nations sauf celles de la Triple Entente) que, par la « Furia Francese », à l’aide de généraux remarquables s’appuyant sur des soldats prêts à mourir pour la patrie dans la joie, que les victoires s’accumulent sur terre et sur mer, conduisant tout droit vers Berlin. Partout des peuples heureux d’être débarrassés des Prussiens, en tous lieux des soulèvements populaires contre les oppresseurs teutons, partout des accueils chaleureux pour les libérateurs –même dans certaines régions autrichiennes. Des faits ? <br>L’organisation déficiente de l’ennemi ajoutée à son orgueil qui, attaquant le long des frontières de l’Est sans préparation, sûr de remporter une victoire aisée sur des Français en décadence, rate d’emblée son entrée en guerre. A cette illusion répond notre appareil militaire, parfaitement ordonné, parfaitement réglé, qui achemine dans l’ordre nos soldats sur le front, avec des armes nouvelles :<br><i>« Ces petites flèches étaient en fil d’acier écroui, d’une longueur de dix centimètres, d’une épaisseur de 1millimètre, très pointues d’un bout, aplaties de l’autre pour former deux petites ailettes hélicoïdales qui, en tombant, devaient faire tourner la flèche afin d’orienter sa pointe vers la terre. Les essais avaient démontré qu’une  de ces flèches, parfaitement droite, bien pointue, bien écrouie, tombant d’une hauteur de 800 mètres, était capable de traverser un homme de part en part. Enfin le poids de l’unité était de 1 gramme. Un avion de puissance moyenne pouvait donc emporter 150 000 de ces fléchettes dont le poids total était de 150 kilogs (sic). Quant au procédé de jet, il consistait à les laisser tomber régulièrement à l’aide d’un semoir tenu à la main. »<br></i>Pendant que deux régiments français se font tailler en pièces pour contenir la ruée de l’ennemi, le reste de l’armée s’enfonce comme un coin en Lorraine et en Alsace, aidés par les sabotages des autochtones, qui n’ont jamais digéré la défaite de 1871 :<i><br>« Ce fut pendant deux jours,  une lutte épique, où tous, depuis le chef placé au plus haut degré de la hiérarchie jusqu’au dernier troupier, se défendirent sans compter et firent preuve de l’abnégation la plus pure et de l’esprit de sacrifice le plus complet. (…)  Résolus à mourir plutôt que de manquer à la mission qui leur avait été confiée : donner au reste de l’armée le temps d’arriver, ils ne cédaient le terrain que sous l’effort des baïonnettes infiniment plus nombreuses et après avoir infligé à leurs ennemis des pertes qui leur faisaient chèrement payer les succès partiels obtenus. »<br></i>Les Français culbutent l’ennemi et le poursuivent au-<wbr>delà du Rhin, cavaliers et fantassins se montrant d’une redoutable efficacité.Les autres pays participent à l’assaut. La Russie, qui guigne vers Berlin, en espérant augmenter son glacis protecteur. L’Angleterre, dont le sens de l’équilibre est bien connu, qui pense développer sa domination économique en Atlantique. L’Espagne qui lorgne vers les colonies d’outre-<wbr>mer. Les pays baltes qui ont maintes fois soufferts des exactions prussiennes et autrichiennes. Dans le Sud, l’Italie, qui n’arrive pas à se forcer un passage dans les Alpes, et dont la flotte, immédiatement anéantie, ne pourra acheminer les renforts de ses colonies d’Afrique du Nord. L’Autriche elle-<wbr>même, embarrassée par la Hongrie, et dont les intérêts sont divergents de ceux de la Prusse :<br><i>« Au bout de ce délai de 30 jours, non seulement les Allemands étaient battus à l’ouest ; mais sur la frontière de l’Est le danger devenait pressant, car trois armées russes étaient sur le point de déboucher de la région de Varsovie. Et ce n’était pas l’Autriche qui pouvait être d’un grand secours à la Prusse. Dès le début de la guerre, elle avait eu les plus graves désordres à réprimer dans l’intérieur. Tous les peuples divers qui la composent, toujours en bouillonnement, toujours bataillant pour la conquête de leur autonomie, avaient cru enfin l’heure venue, de la liberté. <br>La Bohême s’était proclamée indépendante. Le drapeau tchèque avait été arboré à Prague. A Trieste, le préfet autrichien avait été massacré. Partout, dans les nations de races slaves : Ruthènes, Tchèques, Slovènes, Croates, on acclamait le nom de la Russie ; il n’est pas jusqu’à la Hongrie qui ne témoignât d’une tiédeur inquiétante… »<br></i>La lenteur de la mobilisation russe qui aurait pu apparaître comme un avantage pour l’Allemagne, se retourne contre elle lorsque, harcelée d’un côté par les rapides troupes françaises, elles tombent dans la nasse russe enfin tendue du côté de Berlin.<br>Si, sur terre, les victoires s’accumulent, sur mer, la confrontation tourne très vite en faveur de l’Alliance. Les Anglais, déjà maîtres en Atlantique, se faufilent en mer du Nord et en Baltique, pilonnent les villes hanséatiques. En Méditerranée, la partie est jouée : les Italiens, à genoux,  leur laissent toute la mer à courir :<br><i>« Certes les adversaires s’étaient bien défendus ! Ce fut, durant des heures, une vision d’enfer dont nul peintre, plus tard, ne pourra rendre l’effroyable et tragique beauté. Ceux qui y assistèrent conserveront toute leur vie, la vision de ce spectacle fabuleux: des énormes tourelles crachant, vomissant le feu ; des canons énormes de 370 et de 420 dont les détonations étaient si monstrueuses qu’elles secouaient la mer et faisaient trembler les masses des navires ; des projectiles énormes arrivant en trombes dévastatrices et éventrant les cuirasses les plus épaisses ;Des gerbes d’eau fusant jusqu’à des hauteurs insensées et retombant en tornades parmi les marins excités. Puis, au milieu de tout cela, de ce cataclysme, des sous-<wbr>marins surgissaient des gouffres, apparitions fantastiques et soudaines, pour replonger plus loin. Il en fut qui ne reparurent jamais ! »<br></wbr></i>D’ailleurs la France, fille aînée de l’Eglise, sera aidée par la providence. Au début de la guerre, lors d’une audacieuse action aérienne, une bombe, lâchée au-<wbr>dessus de la demeure du Kronprinz, tuera celui-<wbr>ci, démoralisant  les Allemands dès l’ouverture des hostilités. Finalement, lorsque les belligérants entrent dans la capitale du Reich, il n’y plus d’armée, plus de chefs, plus d’Allemagne. Par le nouveau traité de Berlin, le pays sera démembré. Ne subsistera que la Thuringe en tant que pays autonome. Le Bade-<wbr>Wurtemberg ira à la France, l’Angleterre s’octroie les anciennes colonies allemandes de l’Est Africain, le Danemark récupère le Schleswig-<wbr>Holstein, la Belgique étend son territoire jusqu’au Rhin, l’Espagne acquiert l’Ouest africain, enfin les frontières de la Russie passeront au-<wbr>delà de Berlin et de l’Elbe moyen.<br>L’Italie sera bridée, avec interdiction de construire une flotte de guerre comportant plus de dix cuirassés. Les états balkaniques, pour leur aide précieuse, se partagent Bosnie, Herzégovine, Slovénie et Croatie. L’Autriche, réduite de moitié, portera en germe, grâce à la diplomatie française, de futures dissensions avec ce qui reste de l’empire déchu, qui empêchera à jamais une nouvelle union avec la Prusse.<br>Ce texte constitue un témoignage intéressant, à travers une guerre conjecturée, de l’inconscient collectif français. Ce que la France aurait souhaité met davantage en relief la tragique distorsion d’avec la réalité de la guerre de 14-<wbr>18, celle qui enverra mourir des millions de jeunes dans les culs de basse fosse que forment les tranchées de Verdun et d’ailleurs, sous le commandement d’incapables somptueux, tels que les Gamelin, purs produits d’une nomenklatura militaire « fin de race » semblables, dans leur criminelle insouciance,  aux officiers prussiens bouffis de morgue, dans leurs bottes et sous leur casque à pointe.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">701</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Partage De La France</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-partage-de-la-france-r700/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/partage-de-la-france.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La France battue, écrasée, mise en pièces, démembrée et rendue soluble dans l’empire allemand, voilà «<i>ce qu’on verra un jour </i>». La vision de Sommerfeld, crée<br><i>« De l’outre pleine de vent dont a accouché le cerveau de l’officier français (c’est à dire le Commandant De Civrieux), (il n’a) donc pas perçu le moindre souffle. Etait-<wbr>ce alors le livre de ce Français joint au fromage de roquefort ou bien était-<wbr>ce bien celui-<wbr>ci seul dont le parfum fit de (lui) l’émule de la Pythie (…) Il en résulta cet effrayant tableau de la dernière guerre et la chute de la France. »</wbr></wbr></wbr></i><br>Pour lui, la France est entièrement responsable de son sort. Par traîtrise elle avait fait sauter le pacifique croiseur allemand « l’Hirondelle » qui patrouillait innocemment dans les eaux marocaines, ce qui révolta à la fois ses amis de l’Entente Cordiale (Russie et Angleterre), lesquels garderont une prudente neutralité dans le conflit futur, et mortifia dans son ensemble le peuple allemand qui déclara la guerre à sa voisine.<br>L’engagement commença mal pour le coq gaulois puisque son front de l’Est, de Thionville jusqu’à Belfort, céda sous la poussée irrésistible des valeureux soldats germaniques. Une ligne irrégulière de front se stabilisa, en attendant que l’armée italienne, magnifique, ayant franchi sans coup férir le col du mont Cenis, occupa le Briançonnais, puis Grenoble  et poussa enfin jusqu’à Grasse.<br>Le front maritime, en Méditerranée, se révéla tout aussi catastrophique pour la France qui perdit rapidement le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Les troupes coloniales censées défendre leur patrie fraternisèrent avec les troupes italiennes. Toulon, Marseille ainsi que d’autres places-<wbr>fortes furent bombardées puis réduites à rien, jusqu’à Montpellier. Les tirailleurs sénégalais sur lesquelles les Français mirent beaucoup d’espoir, capitulèrent vite car:<br><i>«Lorsque le combat a lieu sur une ligne de tir très étendue et à une distance d’au moins 1500 mètres (la technique de la guerre moderne) permet de prévoir la victoire finale. A cette distance, la vue et l’odorat ne jouent aucun rôle et il faut supposer que les soldats qui sont en train de charger et dont la narine est bouchée par la poussière et la fumée de la poudre ne tomberont pas en défaillance devant les exhalaisons malodorantes des Noirs.(sic!) »</i></wbr></span><span class="ff2 cf4 fs24"><br></span><span class="ff1 cf4 fs24">Le lendemain, les Italiens, en entrant dans la ville, s’y livrèrent à un carnage sans précédant :</span><span class="ff2 cf4 fs24"><i><br></i></span><i><span class="ff1 cf4 fs24">«Lorsque, le lendemain, le soleil levant parut sur Montpellier, on eût dit que la ville avait été détruite par un tremblement de terre. Partout des ruines fumantes ; sur les places et dans les rues, des monceaux de cadavres sans sépulture. Même les morts n’avaient pas été laissés en repos»</span></i><span class="ff1 cf4 fs24"><br>L’escadre maritime anéantie, il ne resta à la France que deux corps d’armées : celle du Sud et celle du Nord. L’armée du Sud prit appui sur Lyon. Alors que les Allemands progressent, faisant bouger tout le front de l’Est, une lutte gigantesque s’engagea de Dijon à Châlons, atrocement meurtrière :<i><br>« Comme des grêlons fouettés par la tempête, les myriades de projectiles des mitrailleuses balayent le champ de bataille. Avec le rauque éclat du tonnerre, les canons rugissent leur terrible chant de guerre et crachent infatigablement la mort et la dévastation, le feu et le soufre, à l’horizon lointain, où, décimés et à bout de forces, l’ennemi lutte pour un pouce de terre jusqu’au dernier soupir. »</i><br>Elle s’acheva par la prise de Lyon. Au nord, l’armée française se replie sur Orléans au grand dam des citoyens qui se désolidarisent des militaires. L’approche des troupes ennemies, leur puissance de feu inspirent la terreur :<i><br>«L’immense étendue de ce champ de bataille, le plus affreux de tous ceux que connaît l’histoire du monde, était parsemé de tas de cadavres hauts comme des collines et comme des montagnes. Lentement, les flocons de neige tombaient du ciel gris, en couche toujours plus épaisse, jusqu’au moment où la candide neige blanche étendit à perte de vue son linceul sur les victimes de la guerre… »</i><br>Les morts en masse font vaciller la pusillanime velléité de l’Etat-<wbr>major français qui se crut autoriser à négocier les conditions de la reddition.Un éclat de rire général teinté de mépris résonna du côté des Prussiens: Orléans leur appartenant déjà, il n’y avait plus rien à négocier !<br>Avec la chute de la dernière forteresse s’ouvrit la voie vers Paris. Les centaines de milliers de prisonniers français, la perte quasi-<wbr>totale de leurs moyens défensifs, n’arrêtèrent cependant pas les Parisiens dans leur folie de s’opposer à l’invasion. Les chefs légitimes de la cité ayant été démis par les idéologues et les anarchistes, ceux-<wbr>ci, de manière brouillonne, placèrent tous leurs espoirs dans une défense aérienne de la ville, sans tenir compte des armes secrètes allemandes :<i><br>« Presqu’aussitôt le ciel fut obscurci par une sombre armée de monstres qui partaient à grand bruit, dans toutes les directions de la rose des vents et qui, dans la détonation de certains gaz explosifs, laissaient tomber des excréments en forme de boulettes. Ces boulettes se dilataient au fur et à mesure qu’elles s’approchaient du sol, et, au moindre contact, elles éclataient comme des grenades d’artillerie, en répandant autour d’elles une grêle de petits projectiles<br>Au premier moment, quelques centaines de soldats furent les victimes de ces bêtes ailées dont l’action, sans être écrasante, n’en aurait pas moins, en fait, été sensible, si les bombes asphyxiantes des Allemands n’étaient pas venues donner le coup de grâce aux pilotes en train de se soulager comme l’on sait. »</i><br>Les Parisiens, d’abord sous le choc, défendront leur capitale, maison après maison, avant d’être vaincus et de subir toute la rigueur prussienne :<i><br>« Mais à peine les soldats s’étaient-<wbr>ils dispersés dans les places et les rues que, soudain, toutes les fenêtres jusqu’alors tenues fermées et derrière lesquelles étaient cachés les soldats français s’ouvrirent, et il tomba sur le dos des envahisseurs une avalanche de balles. Il en résulta d’abord un effroyable désordre ; beaucoup d’Italiens succombèrent ici sous les coups de la trahison. »<br></wbr></i>Le traité de Zurich, auquel se joignirent les autres pays européens, opéra la mise en pièces de la France qui cessa d’exister au profit de l’empire prussien et de l’Italie. Selon l’auteur, cette conclusion s’explique aisément par la décomposition des vertus françaises :<br><i>« Les vices latents qui avaient toujours existé dans la race se déployèrent de plus en plus. Les enfants français devinrent une rareté, l’absinthe s’affirma encore davantage comme la boisson nationale et ici aussi se manifesta l’étrange phénomène que l’on avait déjà pu constater chez les Polonais, à savoir, qu’après la chute d’une nation toute la race penche vers la ruine et devient la proie de la phtisie. »</i><br>D’autre part, l’Allemagne qui a pour elle la probité et l’innocence, s’est trouvée dans l’obligation de défendre sa culture et ses valeurs :<br><i>« La guerre est terrible, mais la peur de la guerre est encore plus terrible. A chacun donc de placer sa guérite devant sa porte, de hérisser son château-<wbr>fort de bouches à feu et de s’équiper, -<wbr>de s’équiper, non pas seulement pour la défensive, -<wbr> ah ! certes, non, -<wbr> mais pour porter droit devant soi un coup unique qui écrase à jamais l’ennemi héréditaire, -<wbr>puisque tous les procédés humains n’ont pu venir à bout de la haine et du ressentiment, de l’envie et de l’ambition. »</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Authentique brûlot littéraire et militaire à ranger, au choix, dans la catégorie des uchronies ou des guerres futures, « le Partage de la France » souleva de nombreuses protestations. L’évocation de la lâcheté française et du désastre total – même conjectural-<wbr> subi par notre pays, fit grincer des dents et appela une réponse cinglante, dans le même esprit, avec la parution en parallèle du « Partage de l’Allemagne ».</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">700</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Paris Se Saborde</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/paris-se-saborde-r699/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/paris-se-saborde.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">« Paris se saborde » ou la chanson cataclysmique dans sa quintessence. A savoir, des « <i>microbes purulents </i>»  qui se tordent « <i>devant les ruines de la place de la Concorde </i>», des « <i>mantes religieuses géantes en rut</i>» qui envahissent la place de l’Arc de Triomphe, un vent qui souffle sur les pierres pendant que des « <i>créatures visqueuses </i>» sortent des "<i>eaux pourries de la Seine</i>", enfin un silence de mort qui fige une capitale pétrifiée pour l’éternité :<br><i>« Détritus de pierres blanchis par le silence<br>Avenues d’acier rouillées par l’absence<br>Mélange d’asphyxie, ordures de la peur<br>Sous les cendres, j’ai vu dormir une fleur</i>.»<br>La chanson, fortement référencée, énumère les motifs canoniques du thème cataclysmique. La voix sourde du chanteur, une cadence mélodique répétitive, participent de l’envoûtement. <br>Une réussite incontestable  qui n’a pas eu le succès mérité, et, par conséquent,  un disque strictement introuvable.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">699</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Paris Envahi Par Un Fleau Inconnu</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/paris-envahi-par-un-fleau-inconnu-r698/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/paris-envahi-par-un-fleau-inconnu.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Tisserand, avocat célèbre du tout Paris s’apprête à quitter son bureau pour déjeuner avec son ami Maître Martineau pendant que sa secrétaire mademoiselle Fanny Lebeau tapait une dernière lettre. Sur le boulevard, de légers flocons blancs se déposent sur ses vêtements. Ce sont des graines, emportées par le vent et qui finissent par recouvrir totalement les rues de la capitale. Tisserand, intrigué, poursuit son chemin tandis que des lianes, en tapis verts et serrés, croissent à vitesse accélérée. Sa marche devient pénible et, pris de peur, il assiste à une scène incroyable :<br><i>" Traverser la place en tenant les enfants par la main, il n’y fallait pas songer, car les lianes montaient à mi-<wbr>jambes des grandes personnes. Une dame même qui avait cherché à s’enfuir elle aussi, avait glissé, était tombée et les herbes terribles s’étaient refermées sur elle, la faisant entièrement disparaître. " <br></wbr></i>Rencontrant Martineau en cours de route, ils rebroussent chemin. Les deux hommes  se réfugient au bureau de l’avocat pendant que la végétation, de plus en plus dense, envahit les maisons, étouffant ses occupants sous une chape verte. Avec la secrétaire, ils se blottissent d’abord au grenier puis, au fur et à mesure de l’avance des lianes, épaisses maintenant comme des baobabs, ils se rendent à la cave. Là, ils découvrent des racines asséchées et y mettent le feu :<br><i>" Des caves, le feu gagna rapidement la rue, et, en quelques heures, la végétation qui avait envahi Paris se trouva complètement anéantie. Les morts se comptaient par milliers. La plupart des immeubles ne formaient plus que des amas de ruines. "<br></i>L’alerte fut chaude, aussi subite qu’inexpliquée. Des milliers d’êtres humains avaient péri sans que l’on n’ait jamais su  pourquoi. Mais pour Tisserand ce fut un moment de gloire puisqu’il découvrit l’amour en la  personne de Fanny.<br>Une petite nouvelle sans prétention et sans épaisseur psychologique. Bien qu’inédite et oubliée à juste titre, elle est à verser à notre dossier.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">698</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Paris En L'an 3000</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/paris-en-lan-3000-r697/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/paris-en-l-an-3000.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La comète de Halley a eu raison de l’indifférence des citoyens de la Terre à son égard. Lors d’une de ses réapparitions, en 1985, sa queue balaie la surface du globe provoquant une catastrophe mondiale et notamment, le détournement du Gulf-<wbr>Stream:<br><i>"New York, Londres, Paris, Pékin, Berlin, le Maroc, la principauté de Saint-<wbr>Martin, le val d’Andorre et le Japon lui-<wbr>même s’effacèrent de la carte du monde. Ainsi que jadis Troie, Herculanum, Pompéi, toute la terre habitée en 1985 s’ensevelit sous les couches de cendre de boue ou de glaces. <br>Je dis de glaces, car la température tomba partout à 55° au-<wbr>dessous de zéro. Un amas prodigieux de bolides et d’aérolithes, une pluie de scories recouvrit tout. Villes et villages, collines et montagnes, rivières et routes, tout fut ballotté, cahoté, écrabouillé."</wbr></wbr></wbr></i><br>Le Pôle Sud devient l’une des seules régions tempérées qui accueille les rares survivants , alors que l’Europe est ensevelie sous de vastes étendues glaciaires. <br>Mille ans après, en vue de favoriser la vérité historique, l’Académie des Sciences de Pôle-<wbr>Sud dépêche " l’Obus-<wbr>32", un navire volant dernier cri, pour explorer ces confins glacés et de redécouvrir Paris. <br>A son bord prennent place deux distingués Académiciens, messieurs Pudding et Ventrepotte, aussi dissemblables au physique qu’au figuré. L’un se réfère aux (fausses) mémoires historiques de Valtermoche pour situer la ville, l’autre analyse et déduit son emplacement à partir de preuves fossiles et géologiques.<br>Ils s’arrêtent tout d’abord dans leur voyage au-<wbr>delà d’un équateur glacé, au-<wbr>dessus d’une plaine en mettant à jour ce qui apparaît comme une ancienne boîte de foie gras, preuve incontestable qu’ils survolent bien le territoire français. <br>Les découvertes se multiplient, toujours plus prodigieuses et toujours plus frustrantes : une statue sans bras (c’est la Vénus de Milo), un ancien couloir de métro effondré (c’est la station Rome), le tombeau de l’empereur Napoléon, des morceaux de fer (c’est la Tour Eiffel).<br>Pudding et Ventrepotte se chamaillent, l’un en faveur de l’hypothèse de l’origine  " romaine ", l’autre croyant indéfectiblement à l’origine " parisienne " des trouvailles:<br><i>" C’était un spectacle étrange que celui des dix hardis explorateurs, lampe électrique à la main suivant ce tunnel où mille ans auparavant circulèrent des trains de voyageurs. <br>On marcha pendant dix minutes ; les ferrailles, les fils tordus s’enchevêtraient de plus en plus. Puis un amas informe de débris sans nom: restes de plates-<wbr>formes et de wagons assurément, car on retrouvait des roues de fer, des plaques blindées, et, spectacle horrible, sous l’amas de terre, de bois pourri, le capitaine Balthazar retira un ossement humain. <br>Pudding s’écria: -<wbr>Messieurs, ce sont les débris d’un train... d’un train rempli de voyageurs au moment où se produisit le cataclysme. "</wbr></wbr></i><br>L’ambiguïté sera levée  en la personne de Gallichard, un vrai de vrai de Pantruche, qui a décidé en son temps de se faire congeler et de ne se réveiller qu’au bout de cent ans:<br><i>" C’était en effet, entre deux rocs, une sorte de boîte, de parallélépipède de glace qu’avait aperçu le lieutenant, et dans la glace transparente, on voyait distinctement les formes d’un corps humain, admirablement conservé. On travailla toute la journée à remonter le bloc, et on décida de remettre l’ouverture au lendemain. L’aurore vit ce spectacle inoubliable, extraordinaire et pourtant véridique: les parois de la glace fondant doucement à la chaleur d’un chalumeau, et débarrassant de son enveloppe réfrigérée le corps d’un homme ayant vécu mille ans auparavant. "</i><br>Au grand contentement des savants polsudiens, Gallichard rétablit la vérité historique en traçant un portrait flatteur de l’empereur. <br>Pressé cependant de faire connaissance avec le doux climat de Pôle-<wbr>Sud, il s’empare de " l’Obus-<wbr>32 " en compagnie de Ventrepotte, abandonnant les hardis explorateurs à leur sort, en leur promettant de leur envoyer vite du renfort. Ceci fut fait. Une flottille d’engins volants viendra à leur secours, explorera en profondeur le site et tout le monde rentrera au bercail avec une ample moisson de renseignements sans prix.<br>Un ouvrage cataclysmique français, tout en ironie et bonne humeur, destiné au public enfantin de l’époque. Henriot y fait courir son admiration envers la personne de Napoléon. Au-<wbr>delà de l’humour, subsiste l’hypothèse de l’hibernation (déjà utilisée par Boussenard dans "les secrets de M. Synthèse ").</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">697</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
