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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/18/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Plus Proche Que Vous Ne Pensez</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/plus-proche-que-vous-ne-pensez-r723/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/plus-proche-que-vous-ne-pensez.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La Terre, deux siècles après une guerre atomique totale. Des satellites de mort, planent immobiles au-<wbr>dessus de rares cités encore habitées sous des dômes protecteurs,  traquant toute vie humaine. L’homme, ayant quasiment disparu de la surface de la planète, les plantes ont  survécu en modifiant leurs structures internes, se transformant en êtres mi-<wbr>végétaux  mi-<wbr>animaux. Les " Pieds-<wbr>de-<wbr>feu " se défendent contre les rayons mortels en croisant leurs épines monstrueuses en un dais protecteur au-<wbr>dessus d’eux ; d’autres  se nourrissent d’animaux en les attrapant dans leurs pièges gluants. <br>C’est dans ce décor extraordinaire que quatre individus venus de l’espace,  où les satellites qui subsistent contiennent encore une humanité évoluée, tenteront de gagner l’une des cités épargnées: StevAndr, télépathe capable d’accélérer à volonté son temps physiologique, composé de deux entités; Ina la douce mais psychopathe mortifère; Raâ, le pilote, qui sera transformé en légume vivant au sein d’une plante-<wbr>mère.Tous les quatre, des mutants, relèvent de manipulations génétiques douteuses qui avaient pour objet d’acclimater les hommes à ce nouvel environnement hostile et radioactif. N’ayant pas répondu aux espoirs des généticiens, les " monstres de laboratoire " inspirèrent de la crainte aux derniers humains normaux qui envisagèrent  un programme complet d’éradication. C’est pour échapper à leur sort que les quatre amis se sont évadés de leur enfer mécanisé pour d’affronter une jungle terrestre démente et ses dernières cités hostiles.  <br>Chacun d’entre eux y connaîtra un sort différent. Andr périra carbonisé mais son esprit se réfugiera dans celui de Steve (d’où StevAndr). Inna, blessée, sera recueillie et soignée au sein d’une cité. Raâ connaîtra le sort de l’esclave docile d’une plante-<wbr>sac, amoureuse et vampire. Avec Kaâ, un mutant terrestre, StevAndr gagne(nt) la Cité pour délivrer Inna, en détruisant tout du même coup.<br>Un récit qui n’est pas sans rappeler " le Monde Vert " de Brian Aldiss ainsi que la nouvelle " Ouvre-<wbr>moi ô ma sœur " parue jadis dans la revue " Fiction ".  L’action y est enlevée, le style alerte, mais il n’y a rien de neuf dans cette oeuvre réduite à une intrigue minimale</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">723</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Plus &#xC2;me Qui Vive</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/plus-%C3%82me-qui-vive-r722/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/apotheoses_1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Gannett, s’extrayant enfin de sa mine après plusieurs semaines de travail intense, se promet de prendre du bon temps à Reno. Peu cultivé et d’une mentalité sauvage, il remarque pourtant l’insolite immobilité des voisins de son village, comme statufiés en pleine activité. Dans la ville de Reno l’attend la même immobilité, le même silence. Ni le policeman ni le barman ne se troublent lorsqu’il emprunte de l’argent dans la caisse pour miser au casino, s’amusant avec ses compagnons de jeux pétrifiés. <br>Les journaux, tous de la même date lui révèlent enfin que la menace russe d’utiliser leur nouvelle arme contre les USA a dû se concrétiser : l’Amérique entière a été plongée dans la mort et le silence, sauf lui, protégé dans sa mine. En sortant du drugstore, il contemple désespéré la guirlande clignotante de ce dernier jour avant Noël  où, du ciel, tombe une neige violette…<br><i>« Il s’arrêta en face de l’église et la contempla. C’était un bâtiment bien construit, à l’air respectable. Il était agréable de la trouver ainsi, en plein Reno. – la veille de Noël, murmura Gannett, les lèvres glacées. – C’est la veille de Noël ! (…) Gannett appuya sur les poignées en cuivre de la porte en chêne close. La porte était verrouillée. (…) Dans le clocher, le haut-<wbr>parleur était enfin prêt à chanter un joyeux Noël. – Que Dieu vous conserve la joie, messieurs ! entonnèrent les voix d’un chœur défunt dans une ville silencieuse. »</wbr></i></span><span class="ff2 cf4 fs24"><br></span><span class="ff1 cf4 fs24">La simplicité du traitement littéraire souligne l’horreur sans nom d’un crime de masse.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">722</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Plein Gaz</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/plein-gaz-r721/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/plein-gaz.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Vincent connaît le risque que court la Grande-<wbr>Bretagne. Employé dans un service ultra secret-<wbr>défense, il est à la fois responsable des événements et victime d’un gaz libéré accidentellement, susceptible de provoquer une excitation érotique totale en imprégnant et activant les hormones sexuelles du corps de tout être vivant. Le gaz, de couleur jaune, s’étend progressivement en direction de Londres. Vincent désespérément tente de regagner la capitale pour  emmener sa famille en Ecosse à l’abri (provisoire) de l’effet du gaz. Il sait que la désorganisation sociale suivra immanquablement le déchaînement de pulsions érotiques dans la population et craint que ce dérèglement hormonal ne devienne une constante permanente de la vie, défaisant tous les liens sociaux. Il est confronté au problème en la présence de Cathy, une auto-<wbr>stoppeuse qui le provoque de la manière la plus crue sans que Vincent n’arrive à lui résister. Cela s’achève par un accident, avec la voiture dans le fossé. Ils reprennent la route à pied. Vincent s’injecte de temps en temps des hormones femelles ce qui lui permet de garder les idées claires plus longtemps :<br><i>" Cathy l’avait écouté bouche bée, les yeux écarquillés. Mais…, dit-<wbr>elle, qui pourrait être assez naze pour vouloir fabriquer une cochonnerie pareille ? Vincent ne lui répondit pas. Elle soupira, haussa les épaules. Bon, je sais, tu n’as pas le droit de me le dire… Que va-<wbr>t-<wbr>il arriver quand le gaz retombera ? Est-<wbr>ce que la population de villes entières sera prise de … ? Ce sera l’orgie généralisée, dit Vincent avec un rire sinistre. "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Les conséquences de la transe érotique ont des effets de plus en plus considérables : durant les phases d’excitation érotique les souvenirs disparaissent, émergent par contre des pulsions sadiques ou de mort avec le déblocage des inhibitions. Vincent, après avoir sodomisé Cathy ainsi qu’un vieillard lubrique (un ¨Pasteur !), erre dans une ville en folie. Il aperçoit <i>:  <br>" La grosse femme toujours occupée à sucer le garçon de ferme. Autour d’eux, les corps inanimés revenaient tour à tour à la vie. Un garçonnet de douze ou treize ans, ravi, hilare, tressautait de plaisir sur l’asphalte tandis qu’un homme entre deux âges, en costume et en cravate, lui tripotait habilement le sexe. Une très jeune fille aux boucles dorées avait le visage enfoui entre les cuisses d’une dame qui aurait pu être sa grand’mère. Une femme à lunettes fourrait de force un petit caniche gris sous le tablier qui était son seul vêtement. Vincent s’approcha d’eux à pas de loup. Des buissons et des herbes qui bordaient la route s’élevaient un bruit de frottement continu et des couinements d’animaux minuscules. Dans les arbres, des milliers d’oiseaux gazouillaient frénétiquement. Un pivert martelait au loin, et des insectes vrombissaient et bourdonnaient de tous côtés. Cette symphonie champêtre était plus qu’à moitié couverte par la cacophonie grandissante produite par les villageois emmêlés, mélange de grognements, de ahanements, de gémissements  et de bruits de succion avides"</i><br>Profitant du désordre total, ils s’emparent d’un avion de tourisme. Curieusement, jamais le temps n’aura été aussi beau, l’air aussi transparent. Survolant la région, luttant avec énergie contre leurs pulsions mais pas toujours avec succès, ils sautent en parachute sur la cité, l’avion allant s’écraser au loin. Vincent a un seul objectif : mettre Judith sa femme, Annette et Malcolm, ses enfants, hors de danger. Ils se cachent de la police devenue imprévisible et dangereuse du fait qu’elle est armée. Celle-<wbr>ci quadrille la ville. Judith, en attendant Vincent, s’est préparée au départ en bourrant la Range-<wbr>Rover de victuailles et en emportant des réserves importantes d’injection hormonales. Le petit groupe, en compagnie de Cathy et du Pasteur, se dirige vers le nord et décide de s’arrêter à Cambridge pour s’y reposer chez Edmond, le frère de Cathy, un étudiant. Vincent remarque qu’Edmond est atteint de troubles graves en ce qu’il se comporte de manière sadique avec Mme Denans, la logeuse. La soirée débouche sur une bacchanale indescriptible dans laquelle tous les personnages, y compris Annette et Malcolm se livrent à des excès érotiques impensables, de la zoophilie (avec le petit chien de la logeuse), en passant par l’inceste, jusqu’à la mort de Mme Denans, littéralement mise en morceaux par Edmond qui en apprécie gustativement  la qualité:<br><i>" L’espace d’un court instant, un silence de mort les recouvrit de son aile blanche. Puis, une formidable détonation secoua la maison, et la pénombre du salon fut illuminée d’une grande lueur blanche et fulgurante. Avec un ensemble parfait, Vincent, Annette, Judith, Malcolm et le pasteur jouirent en poussant de grands cris, envoyant des giclées de sperme jusqu’au plafond. La logeuse explosa et la force de la déflagration les envoya tous rouler à terre. Toute la pièce fut éclaboussée d’un mélange indescriptible de sang, de viscères, de fragments de peau, d’excréments, d’urine, d’humeurs, de sperme, de morve, et de sueur. Le cylindre avait déchiqueté la grosse dame en mille petits fragments. "</i><br>Cathy, devenue folle, s’empare de la voiture et disparaît dans la nuit. Edmond kidnappe Judith et l’entraîne vers la cité universitaire de Cambridge pour se livrer sur elle à des expériences scientifiques de la plus haute importance. Vincent reste seul avec ses enfants. Il erre à la poursuite de Judith. Le monde entier délire autour de lui. En ses rares moments de lucidité, il retrouve la trace de Judith pendant que ses enfants se livrent à des jeux sexuels dans un parc, avec d’autres enfants de leur âge.<br>Vincent refait surface en contemplant avec horreur Edmond qui l’a drogué et qui lui fait accomplir – avec la monomanie qui le caractérise – des meurtres " à titre d’expérience ". Il lui laisse rencontrer Judith qui est encore entière et, le couple ne l’intéressant plus, il permet à Vincent de repartir avec Judith jusqu’à ce que Cathy réapparaisse dans sa vie. Totalement paranoïaque, elle hait Vincent en le rendant responsable de son état (ce qui est un peu la vérité). Avec d’autres mégères qui partagent sa haine du mâle, elles émasculent, étripent, lacèrent et tuent tous les hommes qu’elles enlèvent, les attachant au maître-<wbr>hôtel de la cathédrale de Cambridge.  Vincent est capturé , prêt à être énuclée et châtré. Il est sauvé à la dernière extrémité par le Pasteur qui se prend pour le Christ et qui broie la pécheresse Cathy avec une croix avant de finalement se suicider devant toutes les femelles en rut. Vincent en profite pour s’éclipser vers sa famille qui l’attend en voiture grâce à la sagesse de Judith , heureux de s’échapper vers l’Ecosse dont ils atteignent les frontières vers le soir. Les choses rentrent dans la norme se disent-<wbr>ils, tout en se livrant entre-<wbr>eux  à l’inceste, Judith avec Malcolm et Vincent avec Annette , pratiques dont ils ne perçoivent même plus la déviance , l’effet du gaz étant devenu permanent :<br><i>" Malcolm jouit le premier, bien avant sa mère. Il aurait voulu que cela dure plus longtemps, mais elle apaisa ses scrupules en lui disant qu’il l’avait agréablement foutue, et qu’elle avait bien pris son plaisir malgré tout. Annette jouit à son tour, mais elle continua à s’agiter sur Vincent jusqu’à ce qu’il éjacule. En sentant le sperme de son père jaillir en elle, elle eut un deuxième orgasme. Ils étaient tous au comble du bonheur.(…) Comme c’est merveilleux d’être à nouveau réunis , reprit Judith d’une voix pleine de langueur. (…) Nous sommes redevenus nous-<wbr>mêmes. J’avais si peur… Si peur que nous restions comme  cela jusqu’à la fin de nos jours… Je craignais que…Que le gaz ait des effets irréversibles ? demanda Vincent. Judith hocha lentement la tête dans la pénombre. Oui, fit-<wbr>elle en se serrant contre Malcolm et en lui attirant une main entre ses cuisses pour qu’il lui caresse le con. Vincent embrassa tendrement les mamelons dardés comme deux boutons de rose au bout des seins naissants de sa fille, qui dormait déjà à moitié. Tu vois, dit-<wbr>il, tu avais tort de t’inquiéter. Tu as raison. De toute évidence, le gaz n’a pas d’effets durables. "</wbr></wbr></wbr></i><br>Un roman étonnant, à la limite de  l’insoutenable. Débutant comme un récit de pure pornographie, il bascule dans l’horreur d’une apocalypse inattendue prouvant la charge explosive de la libido, sa nature profondément antinomique et sauvage, exclusive de toute récupération sociale. L’usage débridé de la sexualité lié au sadisme/masochisme de l’être humain dynamite toute structure sociale et provoque un malaise d’autant plus grand chez le lecteur lorsqu’il prend conscience que l’apocalypse est en lui, en quelque sorte. Une fin du monde originale qui peut se comparer aux romans de Farmer (" Comme une Bête "), ou de Ian Watson (" Orgasmachine ").</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">721</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Planete  Des Anges</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/planete-%20des-anges-r718/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/planete-des-anges.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf5 fs24"><i>" Dans la cité, les loups allaient s’entre-<wbr>dévorer. Les enfants nés de la négation, du laxisme et d’un enseignement débile, ces enfants issus de parents dénaturés, ces sous-<wbr>produits de la contre-<wbr>culture, de la contre-<wbr>révolution, allaient encore réduire le nombre des choses humaines. (…) <br>Les responsables se trouvaient alors dans toutes les couches de la société, dans tous les partis politiques sans exception, étouffant sous des discours mielleux, sous des paroles trompeuses, sous des actes d’une effroyable bassesse, la bonne volonté de ceux qui voulaient construire. " (…) Des millions de gens trompés, truandés, souillés physiquement et moralement. Des millions de gens tombés dans le piège de la facilité, du confort, de la bourgeoisie… "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>la Terre après la catastrophe dont on ignore la véritable origine mais dont on se doute, d’après les sentences de l’auteur, qu’elle a dû être étroitement subordonnée au concept de  " décadence ". Dans la cité dévastée n’existent plus que des clans qui se font la guerre. Les " Anges " en sont les chefs. Armés jusqu’aux dents, ils s’affrontent pour de se procurer des vivres. <br>Gerst, un Ange, règne sur un groupe de " Protégés ", d’hommes et de femmes, telles que Weena. Les " Protégés " dépendent entièrement de lui pour survivre en profitant de la nourriture arrachée aux " Passifs " ou vieux, infirmes et impotents. Les victuailles se faisant de plus en plus rares, Nakil, un autre Ange, a l’idée de réunir sous sa férule les différents clans. <br>Gerst lui résiste et meurt. Weena, restée seule et enceinte de l’Ange, se décide à abandonner la cité pour aller la rencontre des mystérieux " Visiteurs " ou " Indépendants ", peu nombreux, qui regroupent les descendants des abris anti-<wbr>atomiques d’autrefois. Profitant toujours de connaissances technologiques modernes, les Visiteurs ont espéré survivre au désastre universel en dépassant cette époque de malheur par une mise en hibernation progressive qui les ferait revivre sur une terre rénovée. Eric, que rencontre Wheena, est l’un de ces Visiteurs. Il la ramène à son abri, l’intègre à son groupe et la soustrait à l’influence des insectes. Ceux-<wbr>ci, devenus mutants (et intelligents !) par suite des irradiations, gagnés par une sorte d’âme collective, souhaitent anéantir ce qui reste encore des hommes pour devenir les règne dominant.<br>Nakil et ses Anges, lancés à la poursuite d’Eric, en feront l’amère expérience puisqu’ils seront exterminés par les insectes jusqu’au dernier. Les insectes ne résisteront pas longtemps à l’influence progressive des irradiations et disparaîtront à leur tour. Il appartient aux survivants, dont Weena et Eric, de relancer l’humanité.<br>Un récit  gâché par des leçons de morale portant  sur la déliquescence de la jeunesse et des politiques, de l’influence des militaires et de l’argent qui seraient à l’origine du grand chambardement : Qui trop embrasse…<br></wbr></wbr></span><span class="ff0 fs20"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">718</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Pirate De La Science</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/pirate-de-la-science-r717/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/pirate-de-la-science.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">En 2045, chez le docteur Terry Conway, un cambrioleur est arrêté. Mis en prison, on le retrouve mort sans raison apparente. Fait divers banal, attirant cependant la perspicacité de l’inspecteur Pick qui découvre plusieurs marques bizarres sur le corps du cadavre. Pick procède manière peu orthodoxe en pénétrant subrepticement dans le laboratoire de Conway où de nombreuses pièces animales disposées dans du formol attirent son attention. Après s’être entretenu avec le professeur Bud Gains, ancien confrère de Conway, Pick n’est pas plus avancé.<br>Parallèlement se développe une autre affaire, liée à un vol curieux de pièces d’or. La société d’assurance engage, pour découvrir la vérité, le détective Mike Arlen et son assistante Nancy Riestley. Le piège tendu par ces deux derniers révèle la nature extraordinaire du voleur, une araignée gigantesque dont le classement dans le règne animal  s’avère impossible. On est en face d’une chimère. <br>Alors que Mike rencontre Pick, Conway disparaît. Très loin de là, la petite population –environ une cinquantaine de familles -<wbr>  de l’île de Toua dans le Pacifique, est sauvagement exterminée par des êtres improbables, des sortes de singes. Ces animaux, appelés « Bias » sont les créations de Conway, actionnées par ses deux complices Igor Sedov et Fred Marcus, à partir du laboratoire secret et souterrain qui sert de base retirée au savant renégat, lequel eut la précaution de l’installer préventivement dans l’île voisine de Novo :<br><i>«Cette machine –un générateur d’impulsions bio-<wbr>électriques d’attaque -<wbr>  envoya aussitôt en direction de la plage les consignes silencieuses et invisibles qui touchèrent les monstres toujours alignés au bord de la rive. L’onde d’inhibition qui paralysait le potentiel propre des BIA’s se relâcha peu à peu…Après quinze secondes, les BIA’s –ces monstres velus et musclés-<wbr> s’agitèrent. Tout en se dandinant sur place comme des ours, ils commencèrent à faire bouger leurs bras énormes. Ils tournaient la tête de gauche et de droite et les naseaux de leur face palpitaient. (…) Une ou deux minutes s’écoulèrent, puis les BIA’s se mirent à marcher. Des lueurs cruelles éclairaient leurs prunelles rondes. L’odeur du sang humain les attirait, les appelait. »<br></wbr></wbr></wbr></i>L’équipe d’intervention envoyée sur zone est elle-<wbr>même accueillie par des insectes à la piqûre mortelle. D’abord des guêpes, puis des mouches géantes et venimeuses.Le capitaine Flag sera l’émissaire du gouvernement britannique pour s’occuper de l’affaire ; le danger devenant pressant, Conway et ses complices déménagent dans une île de l’archipel des Phoenix dans laquelle Flag fait la connaissance d’une nouvelle bête curieuse, une espèce de kangourou, très passif, qu’il capture pour analyse. Hélas ! Dans son avion, la bête devient brusquement furieuse et massacre le capitaine Flag.<br>Conway, se doutant des suites de cet événement, piège son repaire, le transformant en un fort chabrol «électro-<wbr>biologique ». Après une réunion de crise, à laquelle participent Pick et Mike, décision est prise d’en finir avec le fou et d’attaquer son repaire. Nancy, partie avec les belligérants, sera fait prisonnière avec son avion par des créatures bio-<wbr>mécaniques de Conway, lequel se retranche derrière une armée de babouins, sur terre, et de squales , sous mer, télécommandés.<br>Pourtant, à Toua, le détective progresse. Il s’approche du poste de commandement de Conway lequel utilise toutes les armes qu’il a conçues dans sa folie : mouettes explosives, poissons-<wbr>volants à percussion, guêpes à piqûre létale :<br><i>« Ce fut un chaos hallucinant. Les mouettes tournoyaient éperdument autour des deux hélistats qui éjectaient leur gerbe de gaz mortels. Frappées en plein vol, elles mouraient, battant des ailes et tombant comme des projectiles. Sur le nombre, beaucoup percutèrent les hélistats et explosèrent comme des grenades atomiques. En moins de deux minutes, les deux appareils furent réduits en miettes »<br></i>Le forcené pense également se servir de Nancy comme otage pour éliminer ses adversaires : il la piège littéralement. Par une opération aux cicatrices quasiment invisibles,  il introduit dans son corps, à la place d’un rein, un engin explosif devants sauter au moment voulu, anticipant (mais n’est-<wbr>ce pas le rôle d’un roman « d’anticipation » ?)  l’action  des kamikazes islamistes actuels.  Nancy relâchée et interrogée par Mike et ses amis, doit la vie sauve à Mike qui, au tout dernier instant, évente le pot aux roses, parvenant à désamorcer la bombe. C’en est trop pour les représentants de l’ordre qui ordonnent la destruction totale de l’île. Ils seront aidés dans leur entreprise par la fausse manœuvre d’Igor qui, maladroitement, lève le blocage psychologique des animaux. Conway et consort seront illico taillés en pièces par leurs créations et ne verront même pas les bathyscaphes de l’armée qui nettoient le secteur à l’aide d’un armement atomique. Le dernier mot restera à l’armée qui,  avant la destruction finale, aura réussi à mettre la main sur les documents de Conway : on ne sait jamais, ils pourront toujours servir…pour le bien de l’humanité. On croit rêver ! Enfin, Le feu d’artifice final est tiré par Mike et Nancy qui se marient (même si elle n’a plus qu’un seul rein).<br>Un récit qui propose (assez intelligemment) l’un des innombrables avatars du thème du «savant fou» qui parsèment le champ de la littérature populaire. L’auteur fait progresser de manière vivante l’intrigue et, avec ce thème archi-<wbr>rebattu, donne une intéressante description du conditionnement animal, sujet dont la science se fit l’écho durant les années d’après-<wbr>guerre.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">717</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Pionniers Du Deluge</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-pionniers-du-deluge-r716/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/pionniers-du-deluge-1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">L'aventure débute sous la forme d'un récit d'enquête policière classique. A Sydney, en Australie, le célèbre détective Tom Biglaw et son fils Bob, qui a de qui tenir, débutent une enquête en parallèle, laquelle connaîtra la même issue heureuse. Bob et son copain Jimmy sont sans nouvelles de la petite Minnie Learning, la fille du savant atomiste Bartholomew Learning, leur voisin. Minnie, ainsi que sa mère, semble avoir disparu. Un indice les met sur la piste d'un chauffeur patibulaire, conduisant une Vauxhall mystérieuse. D'autre part, le savant interrogé chez lui, semble hésitant, inquiet mais affirme pourtant que tout est en ordre. Tom, de son côté est contacté par la richissime Mrs Joss inquiète des agissements de son gendre, le financier Julius Gartner. Ce dernier a liquidé toutes ses actions et mis en vente la maison familiale sans avertir Mrs Joss. Elle demande donc à Tom de faire la lumière sur ce comportement mystérieux.<br>D'un autre côté, Bob et Jimmy avancent dans leurs recherches. Ils sont de plus en plus  persuadés que Minnie et sa mère ont été enlevées. Ils filent le chauffeur patibulaire qui les repère à son tour, les emprisonne et les drogue. Ils se réveillent à bord d'un avion, entourés de gardes et habillés avec une combinaison chauffante. Atterrissant en Antarctide sur la glace de la terre de Wilkes, dans une base secrète, ils seront immédiatement enfermés dans une des nombreuses unités d'habitation autonomes , réservées au personnel prénommé "les pionniers du déluge". A terre, il règne une grande animation: deux hydravions, un navire flottent à quai, destinés à l'on ne sait quelle évacuation. Finalement, amenés devant un pseudo-<wbr>général, en réalité le banquier Julius Gartner, ils se rendent vite compte que le bonhomme est fou à lier:<br><i>"Mes valeureux Pionniers! Qui seront bientôt les maîtres du monde! Grâce à moi! Grâce à mon génie! Vous aussi, mes garçons, vous appartiendrez à la formidable équipe qui commandera sous mes ordres, à ce qui restera du genre humain! Finis, balayés, les rois et les reines, les gouvernements, les parlements, les armées! Nous aurons tout à reconstruire! Ahahahahahahah!"</i></wbr></span><i><span class="cf0 ff1 fs24"><br></span></i><span class="cf0 ff1 fs24">Non seulement il a enlevé l'épouse et la fille de Learning pour forcer le savant à travailler pour lui, mais aussi il envisage, en toute simplicité, de déclencher un déluge généralisé en faisant exploser, à l'heure convenue, les multiples thermo-<wbr>réacteurs, une invention de Learning qu'il lui a escroquée:<br><i>"Mais c'est impossible de tout faire fondre à la fois! Il y a des millions de kilomètres carrés! -<wbr>Hélas!, si, Bob, c'est possible! Chaque thermo-<wbr>réacteur renferme cent grammes d'uranium! de quoi faire fondre cent montagnes de glace comparables à notre mont Kosciusko ou vingt-<wbr>cinq Mont Everest ou encore cinquante Mon Blanc! -<wbr> Effroyable! murmura Bob anéanti".<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>De nombreuses unités atomiques miniaturisées, répandues sur la surface glacée de l'Antarctide devront vaporiser la glace, créer un puissant courant atmosphérique chaud qui déséquilibrera le climat, noyant les continents sous un déluge universel. La catastrophe n'épargnera personne sauf lui et ses sbires, les pionniers du déluge, qui se cacheront en une retraire sûre. En attendant ce moment décisif, les deux garçons se retrouvent dans leur cellule.<br>Mais Bob et Jimmy, toujours astucieux, trouvent le moyen de se glisser à l'extérieur, grâce à Minnie qui arrive à leur transmettre l'outil approprié à leur libération (une clé à molettes). Ils avertiront le monde du danger qui le menace en lançant à l'aveuglette un S.O.S. en morse, à partir du poste émetteur d'un des hydravions non gardés. D'autre part, en discutant avec le savant, prisonnier lui aussi, ils apprennent que l'engin déclencheur de la catastrophe pourrait être neutralisé par les deux petits thermo-<wbr>réacteurs que leur remet Learning. Ils utiliseront le premier pour couler l'un des hydravions,  à la fois pour gagner du temps et aussi pour faire diversion. Quant au deuxième, il servira à faire fondre le poste de commande d'où partirait l'ordre fatal.<br>Entre-<wbr>temps, l'on a averti Tom du message lancé par son fils, intercepté par la marine australienne. Immédiatement, avec l'aide du ministère, il se fait parachuter non loin de la base glaciaire des bandits. Neutraliser les gardes est pour lui un jeu d'enfant. Avec le savant Learning, et son fils enfin retrouvé, il menace le fou , le maîtrise, le ligote étroitement. La base sera détruite par l'armée et les aigrefins mis à l'ombre.<br>Ce récit, sans surprise et naïf par endroits, est l'un des  nombreux à présenter le thème du savant fou durant les années soixante. La miniaturisation des armes atomiques fait bon ménage avec les désirs du lecteur de vivre  une aventure scientifique. Parfois les ficelles de l'intrigue sont grosses comme lorsque l'auteur aborde les motivations du méchant, devenu "fou" parce que la reine a refusé de l'anoblir:<br><i>"Je pense qu'Augustus Gartner est victime de ses origines et des luttes qu'il a dû soutenir pour arriver à la fortune. Il a gardé, une fois la richesses atteinte, le complexe de ses origines. Sans doute aussi a-<wbr>t-<wbr>il surpris bien des fois, sur le visage des grands de ce monde qu'il recevait chez lui, des sourires qui sous-<wbr>entendaient bien des choses! Il est possible que ce soit cela qui l'ait incité à chercher comment il pourrait éviter à son fils cette sorte d'infériorité héréditaire en lui léguant un titre de baronet. Vous savez comment sa Gracieuse majesté a écarté les présents de notre homme et comment elle a refusé de l'anoblir!"<br></wbr></wbr></wbr></i>De même, l'image du "chercheur" est quelque peu écorché, décrit le plus souvent comme un individu falot, lâche, hésitant, entièrement investi dans ses travaux, mais humainement peu sûr. La débrouillardise des jeunes et l'expérience de papa apportent la caution morale que doit offrir tout roman pour adolescent à l'époque. Un roman qui se lit sans ennui, surtout quand on a quinze ans. <br></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">716</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Peur Gigantesque De Monsieur Mediocre</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-peur-gigantesque-de-monsieur-mediocre-r714/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/peur-gigantesque-mediocre.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Monsieur Médiocre alias Eugène Machin a une vie médiocre, très médiocre, vraiment médiocre : <i><br>" Machin ne pense pas. Machin mange, dort, rêve à l’amour, le fait médiocrement, mange encore, travaille, élimine ce qu’il peut, dort encore, travaille encore, et… recommence la ronde. Il ne s’est vraiment passionné que pour voir quelques " matches " de football qu’il est allé voir le dimanche après-<wbr>midi. Il a vaguement ri et vaguement pleuré à quelques films. Il est très adroit pour faire les additions, les soustractions, les multiplications et les divisions. Pour lui, la vie est une sorte de preuve par neuf. "<br></wbr></i>Habitant à Bourg-<wbr>les-<wbr>Bains, postier sachant poster, sans imagination, sans beauté, sans motivation. Eugène Machin, homme moyen, vit sa petite vie étriquée. Ayant pris ses repères à Bourg-<wbr>les-<wbr>Bains, il ne pense qu’à des choses basses et viles, tout rempli qu’il est d’envies et de désirs inavoués. Afin de se sentir moins seul, il se marie avec Dorothée dit Zaza, sa tenancière, pas très belle et bien médiocre elle aussi.  <br>Un jour, Eugène Machin décide de passer une semaine de vacances à Fortville pour s’imprégner des joies et des plaisirs de la grande cité. Totalement désorienté, il se fait dévaliser dès l’entrée par Robert-<wbr>le-<wbr>parasite  et les prostituées dont il a recueilli l’adresse au 24 de la rue des Fauchés.Après deux jours de vie citadine, il se retrouve sur le pavé, sans argent, sans papiers, sale et avec une gueule de bois. Le comble se concrétise lorsqu’il participe à une manifestation dont il ignore absolument tout. <br>Pris dans une charge policière, il ne doit son salut qu’à l’intervention d’un jeune couple qui l’entraîne à l’abri, à l’intérieur d’une maison. Là, avec stupéfaction et écrasé de fatigue, Eugène Machin, écoute, tout en s’enivrant,  le discours étonnant que lui tient Charles, le jeune homme. Celui-<wbr>ci lui dit que la médiocrité, le vice, l’envie et la haine ne sont que des illusions parce que l’homme a perdu le sens de sa propre existence, qui est de nature divine. Ainsi, celui qui vit une vie étriquée subira une mort étriquée. La vie et la mort, c’est tout comme.<br>Eugène machin ne comprend rien à ces paroles et s’endort à même le sol. En se réveillant, il constate que le couple a disparu et qu’il se retrouve tout seul à Fortville, déserté de ses habitants, et peut-<wbr>être seul au monde. Après une petite accommodation à sa situation de dernier homme, il agit de la manière conforme à sa nature. S’appropriant des bijoux, raflant des billets de banques, s’empiffrant de nourriture fine, il lâche la bride à ses instincts, se gavant de ce que jamais il n’aurait pu avoir à Bourg-<wbr>les-<wbr>Bains. eu à peu, grandit en lui une peur gigantesque : pourquoi est-<wbr>il le seul à rester en vie ?<i><br>" Seule la résonance des voûtes répondait à l’appel d’Eugène. Il finit tout de même par se taire et reste immobile, figé par une peur qu’il ne peut plus mâter, par une peur durable aux racines profondes. La peur de ne plus pouvoir se sortir jamais de cette aventure. La peur de la solitude inexorable. La peur de l’ennui, de son propre ennui. Peur de s’ennuyer dans sa peau monotone, peur d’être écrasé par sa médiocrité. "<br></i>Son délire se renforce et comme Néron jadis, il envisage d’incendier la cité pour son unique plaisir:<i><br>" Il pénètre dans la cuisine d’un appartement modeste. Il y trouve d’abord des allumettes. Puis, une bouteille de pétrole. Il répand avec conscience le pétrole sur les rideaux, les tapis, les fauteuils. Il éparpille partout des journaux chiffonnés. Et… allume tranquillement le tout.  Il n’a pas à attendre longtemps le résultat. Le feu, rapidement, encouragé par le pétrole, gagne du terrain à une vitesse qui effraie machin lui-<wbr>même. Il reste planté là, à regarder, et la lueur galopante des flammes donne à ses yeux soumis, un éclat diabolique Brusquement, il se dit : " Je vais foutre le feu à tout le quartier ! ça va être bath ! "<br></wbr></i>L’incendie le talonnant, il abandonne la ville au moyen de diverses bicyclettes, jusqu’à Trévoux, autre bourgade située au bord de la mer. Là, il sombre dans le plus profond désespoir, comprenant soudain par une sorte d’illumination que , bien que tout lui appartienne, il donnerait n’importe quoi contre une présence humaine. Alors il se débarrasse de son argent : <i><br>" Le bruit de ces pièces tombant et roulant sur la chaussée, aurait suffi à provoquer une bagarre sanglante (…) . (C’est curieux comme l’argent qui roule à terre est proche des coups et des blessures.)  Mais là encore, le silence enregistre seul le bruit agaçant de cette chute des métaux inutiles. Oui, si les objets qui l’entourent, les uns après les autres, se foutent tranquillement de lui, Eugène Machin, à son tour, se fout paisiblement des objets. Il se fout du fric. Il s’en fout avec autant d’énergie qu’il l’avait accumulé auparavant à la Caisse d’Epargne de Bourg. Il comprend, malgré lui, la vanité de bien des choses. Il comprend de mieux en mieux. Il apprend à comprendre. "<br></i>Sa personnalité se modifie. Il n’est plus l’être médiocre d’avant. S’installant dans un chalet de montagne, il communiera avec la nature d’hiver qui l’enchante de ses flocons. Il se sent de plus en plus heureux, sensible, ouvert au monde. Il comprend enfin quelle est sa destinée sur la grande roue du karma, il accepte la mort qui le sanctifiera tandis que la terre, délivrée de l’homme, n’en revivra que plus intensément :<i><br>" La Terre, depuis ce jour, n’avait plus d’autre souci que de jouer aux quatre saisons, toute seule avec son rythme à elle. Sans personne pour la déranger. Plus la moindre trace de parasites humains ou animaux. Et lentement, les maisons se lézardèrent, furent envahies par des herbes folles, rampantes ou grimpantes, par des orties majestueuses. Tout, jusqu’aux plus monstrueux canyons, jusqu’aux plus invraisemblables gratte -<wbr> ciels, fut lentement englouti, effacé, nivelé. <br>Des champignons géants poussaient entre les rails du métro. La moisissure gagnait les uniformes militaires. Les drapeaux se déchiquetaient lentement, faisant une salade ignoble de leurs couleurs. Les réserves alimentaires pourrissaient dans les caves et les garde-<wbr>manger. La puanteur elle-<wbr>même était lentement et sûrement vaincue. La verdure engloutissait les tombes des cimetières dans une forêt éternellement vierge désormais. Des arbres nouveaux poussaient dans les maisons, les cabines téléphoniques et les gares, les crevaient ou les arrachaient du sol pour les élever dans leur course irrésistible vers le ciel. "</wbr></wbr></wbr></i><br>" la Peur gigantesque de Monsieur Médiocre pourrait encore s’intituler " une voie vers l’Illumination " ou " une thérapie de la Sagesse ". Eugène Machin, à travers l’épreuve de la solitude totale – celle du dernier homme – vit un cheminement initiatique qui l’amène à comprendre que l’important dans la vie est d’être et non de posséder. Message transparent, apparaissant parfois en d’autres ouvrages cataclysmiques tels que " le Pont sur l’Abîme " ou " le Nuage Pourpre " .<br>Le récit est par endroits desservi par le dessin de Dubout qui, par son humour, se trouve être en décalage avec le sens symbolique du texte. Tel quel cependant, le roman vaut le détour, perle rare difficilement accessible quand on sait qu’il a été imprimé avec un tirage limité de 4000 exemplaires, en 1947, et jamais réédité par la suite.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">714</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Peur Geante</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-peur-geante-r713/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/peur-geante.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le monde en 2157. Bruno Daix et son ami Pol Nazaire vivent en Utopie, c’est-<wbr>à-<wbr>dire en Afrance, partie asséchée de la Méditerranée. Dans le village planétaire, la science et la technologie ont rendu les hommes heureux, qui boivent des "Phoenix" glacés. Glacés, mais sans glaçons, car d’étranges propriétés frappent l’eau qui ne gèle plus.  <br>Chargé par son patron de résoudre le mystère, Bruno n’en a pas le temps. Une catastrophe mondiale s’annonce, la fonte instantanée des banquises arctiques et antarctiques qui, en un raz-<wbr>de-<wbr>marée gigantesque, engloutissent la quasi-<wbr>totalité des villes. L’humanité est à genoux. Seuls subsistent quelques centres souterrains, tels que la ville d’In-<wbr>Salah en Afrance. Bruno, averti à temps, a échappé au raz-<wbr>de-<wbr>marée, en faisant la connaissance d’une charmante chinoise, Kou-<wbr>Sien:<br><i>" A cet instant, le ciel s’assombrit d’un seul coup. Détachant ses yeux du sol, Bruno vit tourbillonner les nuages au-<wbr>dessus d’eux. Tous les appareils se mirent à tanguer. Le pilote se crispa sur les commandes. Un mur d’écume grisâtre boucha soudain l’horizon, une gigantesque falaise d’eaux furieuses avançait en bouillonnant dans la plaine. Bruno vit les piles colossales du pont Alger-<wbr>Marseille renversées les unes après les autres. Un roulement de tonnerre s’amplifia, atteignit une intensité insupportable. (...) <br>Une gifle géante claquait lourdement sur la ville, culbutant les buildings les uns sur les autres. Le valeureux hélico disparut sous les embruns. Déjà, dans les terres, le brutal déluge bouillonnait, envahissait la Mitidja, courait à l’assaut des contreforts de l’Atlas. Au nord, une deuxième falaise d’écume arrivait, chevauchant la première, puis une troisième. On devinait à peine l’ébauche d’une quatrième lorsque tout se brouilla. Il fut impossible de savoir où était la limite du ciel et des eaux. "</wbr></wbr></i></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="ff2 cf4 fs24"><br></span><span class="ff1 cf4 fs24"> Non seulement l’eau ne gèle plus, mais le cycle de l’évaporation s’arrête et, après l’inondation, la sécheresse  menace la Terre.  Tout ceci ne peut être le fruit du hasard. L’humanité est attaquée par les Torpèdes, des raies intelligentes qui veulent la destruction de l’homme, apparemment dérangées dans leurs occupations sous-<wbr>marines. <br>La lutte s’installe des deux côtés. Des bases sous-<wbr>marines spécialement aménagées permettent à des nageurs avertis (dont Bruno et Pol) d’aller contaminer la nourriture des Torpèdes, rendant ceux-<wbr>ci semblables à de vulgaires poissons à bouillabaisse.  Durant ce temps, Kou-<wbr>Sien déchiffre le langage des Torpèdes qui communiquent entre eux à base d’impulsions magnétiques. Tout rentrera dans l’ordre mais le lecteur n’apprendra jamais comment l’eau, qui reprend ses anciennes propriétés, a  pu les perdre un temps donné.<br>Un récit gentillet, bien écrit et fleuron de la collection "Anticipation" au Fleuve Noir des années 60.  Nullement ennuyeux, le récit, à l’intrigue linéaire,  n’approchera jamais du chef-<wbr>d’oeuvre de Kapek "la guerre des Salamandres", brodant sur le même thème, ou du roman de Wyndham "le Péril vient de la mer ".</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">713</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Peuples Vivaient Sous Terre</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-peuples-vivaient-sous-terre-r712/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/peuples-vivaient-sous-terre-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><i>" -<wbr>Ainsi, père, la nuit, il y a beaucoup d’étoiles dans le ciel ? -<wbr>Beaucoup d’étoiles, oui… La lune est tantôt ronde, et tantôt, elle ressemble à un arc fin qui se cambrerait… <br>Les nuits sont belles, là-<wbr>haut, mon enfant… -<wbr> Et les forêts… Je n’ai jamais vu d’arbres… Et la mer !… Oh, papa, quand remonterons-<wbr>nous à la surface de la terre ? -<wbr>  Bientôt, mon petit… Quand la guerre sera finie. "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Parce que la guerre atomique fait rage au-<wbr>dessus d’eux, les peuples vivaient sous la terre, dans de grandes cités. Réduits à deux blocs antagonistes, depuis trente ans, les hommes s’arrosent avec des bombes. Parfois une accalmie de quelques années permet à la nature de reconquérir le terrain perdu, comme en ces ruines fleuries qui avaient été la cité de Paris :<br>"<i>A l’emplacement des villes, il n’existait plus que de gigantesques monticules recouverts de végétation… <br>Une verdure folle, presque monstrueuse, avait recouvert les ruines des immeubles, des monuments, des avenues, de tout ce que la civilisation des hommes avait patiemment édifié au cours des siècles. Plus de ponts en travers des fleuves, plus de champs cultivés et de vignes suspendues au flanc des coteaux. C’était une terre de Préhistoire (…) Toutes sortes d’animaux animaient la surface de cette Europe rendue à la vie primitive… "<br></i>Vania, la fille du professeur Merklin, sera enlevée par Patrick, un jeune officier, espion et traître à sa patrie. Prétextant être amoureux de Vania, il l’entraîne vers la Seine, où l’attend un sous-<wbr>marin de poche. Elle servira d’otage car le professeur Merklin met la dernière touche à sa "fusée-<wbr>vrille asphyxiante", arme secrète qui devrait définitivement assurer la suprématie des troglodytes. L’arme mise au point est lancée. Contrairement aux prévisions, les ennemis ne meurent pas mais sont uniquement endormis, le temps pour Merklin de retrouver sa fille. <br>La guerre enfin terminée,  tous sont heureux de pouvoir ressortir sans crainte à l’air libre. Pour que jamais plus un tel processus ne s’enclenche, Merklin réunit l’ensemble du corps des savants et, à leur insu, leur fait absorber une drogue qui leur enlève la mémoire. Une solution radicale pour arrêter la marche néfaste de la science !<br>Du pittoresque, des  descriptions convaincantes, des tueries, des ruines, une situation originale. En faut-<wbr>il davantage pour captiver le jeune lecteur de ces fascicules populaires ?</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">712</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Petits Points De Suture Dans Le Dos D'un Mort</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/petits-points-de-suture-dans-le-dos-dun-mort-r709/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/ombres-portees.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le narrateur consigne les faits  dans  un journal intime familièrement appelé "Monjournal". La situation n’est pas brillante. Isolé, avec sa femme Mary, à l’intérieur d’un phare, il attend la mort. Comment en est-<wbr>il arrivé là?<br>Heureux père de famille, amoureux fou de Rae, sa fille adolescente, et de Mary, son épouse-<wbr>peintre, il travaillait dans le cadre du domaine nucléaire. Ce qui lui a valu d’être sauf lorsque la « MaxiSuper » a été lancée. Il a juste eu le temps de se réfugier au sein du souterrain de la Base, avec sa femme, tandis qu’au-<wbr>dessus de lui se déchaînaient les feux de l’enfer et que, bien sûr, Rae était pulvérisée.<br>Après la décomposition de la mini-<wbr>société souterraine lui, et quelques compagnons d’infortune sont revenus à la surface, dévastée et méconnaissable. Depuis ce jour, Mary a haï son époux profondément traumatisé et culpabilisé par la responsabilité liée à son engagement professionnel. Ils ont formé dès lors un couple blessé et sado-<wbr>masochiste. Sa femme  qui dorénavant se refusait à lui, le poursuivait toutes les nuits de sa haine, tatouant sur son dos un portrait de Rae et empêchant, jour après jour, que les lèvres de la plaie ne se suturent :<br><i>« Chaque soir, je dénude impatiemment mon dos à Mary et ses aiguilles. Elle pique en profondeur et je gémis de douleur tandis qu’elle gémit de plaisir et de haine. Elle ajoute de la couleur au motif et travaille avec une précision brutale pour faire ressortir le visage de Rae avec plus de relief. »<br></i>Une douleur subie, acceptée par le narrateur, car c’était tout ce qui lui restait de sa vie d’avant. A l’extérieur, le paysage plat laisse apercevoir des formes de vie mutante. La mer – l’océan Pacifique-<wbr> s’est retirée au loin,  découvrant une immense zone pélagique sur laquelle se traînent des baleines empoisonnées. Les formes les plus dangereuses s’appellent les « Roses » , ainsi nommée de par l’aspect de leur corolle, une vie végétale carnivore, parasitaire, qui, à l’aide de vrilles, s’insinue dans tout être vivant, se coulant à la place du réseau nerveux et transformant le corps en zombie, en pantin articulé :<br><i>« Au centre de ces corolles palpitait un cerveau noir tout neuf, et une fois de plus des antennes duveteuses sondèrent l’air à la recherche de nourriture et d’aires de reproduction. Des ondes énergétiques jaillirent des cerveaux floraux et fusèrent tout au long des kilomètres de vrilles qui s’étaient nouées à l’intérieur des cadavres, et comme elles avaient remplacé les nerfs, les muscles et les organes vitaux, elles mirent les corps debout. Puis les cadavres orientèrent leur tête fleurie vers les tentes sous lesquelles nous dormions, et ces cadavres enflés, ces cadavres en fleur (encore un petit jeu de mots, monsieur MonJournal) se mirent en marche, impatients de nous rajouter à leur bouquet animé. »<br></i>Déjà, ses derniers amis Jacob, Suzan, Jane ont été atteints et parasités. Il reste donc seul en compagnie de sa femme tortionnaire, rongé par sa culpabilité et ses fantasmes incestueux, isolé au sommet d’un phare dans lequel le couple a trouvé un dernier refuge.Plus pour longtemps, hélas! Les vrilles ont découvert un interstice le long de la porte et, durant son sommeil, transformé Mary. Alors le narrateur sait que c’en est fait de lui. Après avoir consigné ses derniers mots, il ouvre la porte pour que cesse enfin l’enfer :<br><i>« A ce moment-<wbr>là, je me dresserai et lui présenterai mon dos nu. Les vrilles me cingleront et m’entailleront avant qu’elle puisse m’atteindre, mais je peux le supporter. Je suis habitué à la douleur. Je ferai comme si les épines étaient les aiguilles de Mary. (…) Elle me tiendra pour que les vrilles et la trompe puissent faire leur travail. Et tandis qu’elle me tiendra, je saisirai ses mains délicates, les presserai contre ma poitrine, et nous serons trois une fois de plus, dressés contre monde, et je fermerai les yeux et me délecterai du contact de ses mains douces, si douces, une dernière fois. »<br></wbr></i>Une nouvelle originale, cruelle, désespérée qui détonne dans le champ de la science-<wbr>fiction et dans laquelle l’auteur subvertit le thème de l’irradiation atomique pour en extraire toute l’horreur. Un effet stylistique  particulier contribue à l’envoûtement. Un joyau bien taillé.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">709</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
