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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/17/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Le Projet Conscience</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-projet-conscience-r742/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/projet-conscience-b.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Deux femmes, amies depuis l’enfance, forment les personnages principaux du roman. L’une Alice Prince, bio-<wbr>généticienne de haut niveau a crée l’entreprise « Viro Vector Solutions » à Palo Alto.  Dans ce laboratoire de génétique de type V, on y étudie tous les virus mortels connus à ce jour. Grâce au super-<wbr>ordinateur Titania, les codes génétiques les plus complexes, les manipulations les plus risquées, sont possibles. <br>L’autre, Madeline Naylor détient le poste de responsable du FBI. Traumatisées toutes deux par les hommes, elles travaillent sur le " Projet Conscience ", s’arrogeant les éléments de découverte de Katryn Kerr, jeune et brillante généticienne, ancienne maîtresse et amie de Luke Decker,  "profileur " au FBI.  La découverte de Katryn est que l’agressivité est une marque de fabrique du mâle, un codage génétique spécifique du chromosome Y : <br><i>" L’invention du génoscope a permis aux scientifiques d’effectuer le séquençage du génome humain. Mon équipe et moi-<wbr>même avons mené une étude sur l’agressivité des primates et identifié dix-<wbr>sept gènes clés susceptibles de programmer la production d’hormones et de neurotransmetteurs critiques chez les primates de sexe masculin – dont les humains. Ces gènes interdépendants sont effectivement responsables d’un comportement agressif chez l’homme. "<br></wbr></wbr></i>En supprimant des éléments de ce codage et en les remplaçant par d’autres plus appropriés, l’agressivité pourrait disparaître chez le mâle d’Homo Sapiens, avec son cortège, de guerres, de crimes, de meurtres et de viols.  Le Projet Conscience consisterait à infecter les êtres humains par un virus porteur avec ce nouveau codage, les hommes seuls devant en être affectés : <br><i>" Le fait d’augmenter le nombre de prisons et d’exécutions capitales s’est chaque fois révélé inefficace, poursuivit Weiss.  Il nous faut endiguer la criminalité en maîtrisant les délinquants avant qu’ils ne se rendent coupables d’un délit grave. Maintes études ont montré que plus de soixante-<wbr>dix pour cent des homicides, viols et agressions avec coups et blessures sont commis par un noyau irréductible de six pour cent des criminels.  Si nous pouvons cibler ces délinquants, et les empêcher de nuire, nous réduirions le nombre de délits de façon significative. Outre le bénéfice évident pour la société, pensez à l’économie considérable réalisée sur le budget de l’état : un milliard deux cent millions si nous diminuions le nombre de crimes de un pour cent. Cela donne à réfléchir. "(…) <br>" J’ai une vision de l’Amérique, que j’aimerais vous faire partager. Grâce à cette thérapie, les hommes violents utiliseront leur énergie de façon positive. Ils ne nuiront plus à la société. Imaginez un pays où tous les hommes reconnus coupables d’un crime violent recevraient ce traitement.  Une société dans laquelle les délinquants redécouvriraient la meilleure part d’eux-<wbr>mêmes. Nous créerions ainsi un monde plus productif, plus tolérant. Meilleur, en un mot. Imaginez ce monde-<wbr>là. Une Amérique plus forte, plus humaine. Votre Amérique ! "<br></wbr></wbr></wbr></i>Alice et Madeline s’associent pour faciliter l’accès au pouvoir suprême de la présidence des USA de leur ancienne amie commune, Pamela Weiss. Pour mettre toutes les chances de leur côté, elles pratiquent des expérimentations sauvages sur les condamnés à mort de St Quentin et, toujours piloté par Titania, envisagent une simulation grandeur nature de la propagation sur les Irakiens, à leur insu, en leur envoyant des armes biologiques contaminées par " Conscience ". Leurs ambitions ne s’arrêtent pas à ce stade. Elles ont aussi programmé la " Phase Deux " du Projet qui consiste en l’élimination physique des criminels mâles. <br>Les augmentations massives d’hormones générées par le nouveau codage n’offrent aucune alternative à l’homme : ou bien pris d’une angoisse insoutenable il se suicide ou bien il meurt par embolie cérébrale. Katryn qui découvre le détournement de ses travaux se fait mettre sur la touche par Naylor. Quant à Luke Deker sur la piste d’un psycho-<wbr>killer du nom de Karl Axelman, il apprend que celui-<wbr>ci est son père et que lui-<wbr>même est le fruit d’un viol. Luke délivrera Katryn et parviendra à accumuler des preuves de la forfaiture des deux femmes, en faisant comparer son matériel génétique avec celui d’Axelman qui avait été infecté par " Conscience " et qui en est mort.<br>Entre temps Paméla accède à la présidence au moment de la crise irakienne où des milliers de chars s’apprêtant à nouveau à envahir le Koweit sont arrêtés au bout de trois jours par la mort subite de leurs conducteurs et des soldats, suivie peu de temps après par celle du Raïs : <i><br>" Les rangs des blindés, déjà moins réguliers qu’au départ, se désagrègent peu à peu. Certains tanks faisaient demi-<wbr>tour. De même que les camions qui transportaient les troupes. Des fantassins, dans les véhicules à l’arrêt, sautaient sur le sable, jetaient à bas leurs armes, puis repartaient en sens inverse. "<br></wbr></i>Naylor et Alice triomphent mais Paméla n’est pas d’accord avec la déviation du projet initial pratiquée à son insu. Elle prend Katryn sous sa protection. Pendant ce temps Luke est traqué par Jackson, le séide noir de Naylor. Titania, interrogé, révèle la totalité du monstrueux complot  fomenté par les deux femmes.  Au-<wbr>delà du " Projet Conscience ", elles pensent déclencher la phase " Crime Zéro " qui n’est rien moins que l’éradication complète sur cette terre de l’ensemble des mâles. En l’espace de trois semaines, infectés par voie aérienne par un virus-<wbr>vecteur, les hommes seraient éliminés : <i><br>" -<wbr>Expliquez-<wbr>nous, dit Weiss. -<wbr> Ce virus est conçu pour infecter les femmes de tous âges, qui deviennent des porteurs sains. Il se loge dans leur trachée. Ces femmes contaminent quiconque les approche, mais ne présentent aucun symptôme, excepté une légère toux. Le vecteur modifie le génome des garçons prépubères, sans toutefois les tuer. Il se contente d’altérer leur agressivité. Le virus affecte également leurs cellules reproductrices. Ainsi, ils transmettront ces modifications génétiques à tous leurs descendants de sexe masculin. Les véritables victimes de Crime Zéro sont les hommes infectés après la puberté. (…)  Dans un premier temps, ils deviennent incapables d’actes violents. Puis ils meurent. "<br></wbr></wbr></wbr></i>Les jeunes  constitueraient donc le noyau futur d’une société toute entière dévolue au matriarcat. Naylor a fait diffuser les virus par les bouches d’aération de l’aéroport de Heathrow : <i><br>" En l’espace de trois ou quatre jours, le virus de Crime zéro se propagerait sur la terre entière, par l’intermédiaire des passagers du vol de Londres à Calcutta. Plusieurs centaines de millions d’humains seraient atteints. Après une semaine, seules les zones les plus reculées du globe auraient échappé à la contamination. Là-<wbr>dessus les plus jeunes passagers du vol BA 186 commenceraient à mourir. "</wbr></i><br>Elle a échappé à toutes les poursuites et s’apprête à faire exploser Titania sur lequel travaille désormais une équipe de scientifiques à la recherche d’un vaccin qui permettrait de faire l’économie de trois milliards de morts. Alice, prise de remords, se suicide, en fournissant à Luke qu’elle infecte, le futur vaccin tant recherché.  Luke sera le sauveur de l’humanité. Pour diffuser rapidement le contre-<wbr>poison, un vecteur extrêmement contagieux doit être utilisé. Par une ironie du sort, c’est l’Irak qui le fournira car il est le seul pays à conserver encore le porteur adéquat, c’est-<wbr>à-<wbr>dire des stocks du virus variolique :<br><i>" Tandis qu’on lâchait les premières bombes, la mappemonde, sur le grand écran central, se couvrit de points rouges. Londres et Paris s’allumèrent, puis une buée rouge envahit la majeure partie du continent européen. Les Etats-<wbr>Unis et le Canada suivirent, de même que l’Amérique du Sud, et les vastes terres d’Asie et d’Afrique. Les points étaient plus lumineux au-<wbr>dessus des mégapoles. Ces points grossirent, puis s’étirèrent en fonction des vents dominants, propageant le vaccin sur des milliers de kilomètres carrés. Ces brumes rouges en mouvement se raccordèrent de façon homogène, formant comme un voile autour de la planète. "<br></wbr></wbr></i>Naylor, disparaîtra dans l’explosion de la " Matrice ", le cœur du laboratoire bio-<wbr>technologique de Viro Vecteur. L’humanité est sauvée, mais le revers de la médaille est que les hommes, vaccinés et vivants, ne seront plus jamais les mêmes : ils ont perdus leur agressivité et, bien plus tard, le fils de Katryn et Luke considère,  désabusé, la stagnation scientifique et technologique de l’espèce humaine :<br><i>" D’aucuns se plaignaient toutefois d’une stagnation des progrès technologiques : manquait ce catalyseur qu’était la guerre. Blake avait-<wbr>il eu raison d’affirmer qu’il n’y a pas de progrès sans conflit ? "<br></wbr></i>Un techno-<wbr>thriller qui repose sur les dernières hypothèses de la génétique et qui dénonce les dangers d’une technologie émergeante mal maîtrisée. Il constitue la énième mouture du combat des femmes contre les hommes, vu du côté des hommes, évidemment, et le socle le plus sûr du roman-<wbr>catastrophe</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">742</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Printemps Des Monstres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-printemps-des-monstres-r737/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/printemps-des-monstres.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Eve est une petite fille, née au village:  <i><br>" Je suis née peu après l’an 2000 à la Maternité du village .Mon village! Quelques maisons au bord d’un petit lac, étiré entre des montagnes. "</i> <br>L’organisation de cette bourgade est extraordinaire. Certaines figures marquantes émergent d’entre les nombreuses femmes qui y résident en une sorte de communauté matriarcale: un homme, appelé simplement "l’Homme ", Sébastien, le protecteur d’Eve, Anna, sa mère nourricière. Parfois, d’autres ombres croisent le chemin d’Eve, bien au-<wbr>delà de limites qu’elle n’a pas le droit de franchir ; d’autres femmes, en hélicoptère, des femmes encore qui vivent dans une base secrète.  Tandis que pour Eve la vie se déroule sans problèmes entre les airs de guitare de l’Homme et les chamailleries avec ses " soeurs ", il n’en est pas de même dans les terres extérieures. Ce qui est norme et habitude pour Eve est une exception dans ce monde. <br>La société ancienne a disparu avec presque tous les hommes,  dans la terrible conflagration nucléaire qui a ravagé toute la planète.  Les hommes  survivants ayant perdu leur pouvoir procréateur, un collectif de savants, regroupés autour d’Hélènel’épouse du savant Reboul,  a pris en mains les destinées de l’humanité: <br><i>" Les collines boisées où s’abritait la maison de Reboul s’étaient trouvées en dehors des zones détruites et contaminées. Le message de Reboul, radiodiffusé par tous les émetteurs intacts, avait réussi à rallier ce qui restait de grands savants. Ceux-<wbr>ci, par une juste représentation des dangers présents et à venir engendrés par vingt-<wbr>quatre heures de guerre atomique à outrance, étaient parvenus à mettre fin à ce déchaînement d’absurdité. Tous avaient suffisamment collaborés avec les forces armées de leur pays respectifs pour savoir à qui parler. Les quelques récalcitrants avaient été calmés par la force, et sur la planète meurtrie, à jamais défigurée, le Praesidium des savants avait établi son pouvoir, sous la haute direction de jean Reboul. Ainsi avait commencé le règne d’Hélène (...) <br>Nous tous, les survivants de la Grande catastrophe, nous étions un peu comme des naufragés sur une île au sol incertain, promis aux convulsions, aux séismes et aux raz-<wbr>de-<wbr>marée. Ce n’était que par une organisation méticuleuse de toutes nos aptitudes et ressources que nous pouvions espérer traverser, dépasser même le temps des tempêtes. <br>Les quelques mâles actifs étaient employés au maximum ; les femmes non sélectionnées pour la reproduction constituaient la masse ouvrière. Ce qui n’empêchait point de leur faire procréer des doubles par parthénogenèse ; il fallait ne négliger aucune possibilité, le nombre des naissances était en régression permanente et croissante»<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Les femmes ont constitué une sorte de société utopique scientifique dans laquelle les enfants -<wbr> tous du genre féminin -<wbr> crées par parthénogenèse, sont conditionnés à l’aide de pilules chimiques, pour accomplir avec plaisir des tâches spécifiques: on y trouve les " Maternelles " qui s’occupent des accouchements, les " Organisatrices " qui planifient la structure sociale, les " Techniciennes ", sortes de prolétaires du régime:<br><i>" Alors Stéphanie a soupiré: Tous ces gens dont tu parles, je ne peux plus les comprendre. Je ne vois dans ce que tu appelles bonheur, qu’une satisfaction animale. Si le mot existait encore, il ne pourrait signifier pour nous que sens de l’utilité, exaltation de faire partie d’une machinerie parfaitement réglée, dont rien ne peut troubler le fonctionnement. Oui, les créatures que tu as vues hier sont heureuses, crois-<wbr>moi. Les plaisirs animaux qui donnaient le bonheur à Anna, elles n’en ont plus besoin. Une boîte de pilules leur ouvre encore plus sûrement les portes de l’extase que la gymnastique copulante pratiquée avec l’Homme, ou ses simulacres.</wbr></i>(...) <i><br>Les Organisatrices ont crée une Société dans laquelle chaque individu a sa valeur et la conserve. Il n’y a pas d’épaves, pas de déchets. Personne ne peut se sentir sacrifié, inférieur. (...) Les villages constituent une survivance regrettable qui ne durera plus très longtemps. "<br></i>Les villages sont les lieux protégés de cet étrange univers post-<wbr>cataclysmique, puisque au-<wbr>delà des dernières terres habitées rôdent des monstres sans nom,  des mutants meurtriers. <br>Eve découvre cette vérité progressivement, son insouciance se transformant en quête constante de savoir. Toujours protégée par Sébastien, fils d’Hélène, l’un des derniers leaders, elle transgresse tous les interdits, explore les environs du village, les fermes abandonnées, en solitaire : <i><br>" Je ne sais combien de temps je suis restée immobile, figée par la peur. La vie se retirait de moi. Peut-<wbr>être, après tout, suis-<wbr>je morte ce matin-<wbr>là d’avoir découvert que, seule, je n’étais qu’une ombre parmi les ombres, que mon sort n’était concevable que lié à celui des autres vivants, si étrangers qu’ils me parussent. "</wbr></wbr></wbr></i> <br>Elle fait aussi la connaissance de Stéphanie, une "Organisatrice " qui lui montre la réalité, celle d’un monde où les rares hommes qui restent ne sont que des étalons chargés de féconder quelques rares femmes " normales " dans ces lieux archaïques que constituent les villages. Alors, Eve se rebelle. Intelligente et sensible, elle prendra de plus en plus d’indépendance à l’égard du village et d’Anna. Lorsque Sébastien disparaît de sa vie -<wbr> en se réservant la jeune fille pour plus tard-<wbr>, Eve occupe sa demeure. Malgré le tassement technologique universel, il semble subsister des pôles d’excellence dont ferait partie l’exploration de l’espace. Sébastien avait rejoint ceux qui s’entraînent à un départ vers Mars. Eve l’attend longtemps. Lorsque il revient, elle apprendra de sa bouche l’horrible vérité: les Organisatrices, convaincues du cul de sac évolutif de leur société parthénogénétique, ont décidé de faire sauter tous les lieux où subsistait encore de la technologie avancée : <i><br>" Rien n’avait fait prévoir la catastrophe. Brusquement tout avait sauté. Tous les centres, toutes les usines, toutes les cités, toutes les agglomérations, tous les lieux habités, où qu’ils fussent situés, avaient été anéantis en même temps. Les Nouvelles (comme elles s’étaient dénommées) avaient mis au point une méthode de destruction utilisant les réseaux de transmission d’énergie. Tout l’édifice de la civilisation s’était effondré sur ses habitants. "<br></i>Les explosions ont déclenché un raz-<wbr>de-<wbr>marée et de nombreuses régions seront englouties sous les eaux.  En compagnie de Sébastien, d’Anna, de l’Homme et de quelques enfants, Eve abandonne le village. Se dirigeant vers l’intérieur des terres (région qui ressemble à la Provence), marchant de repères en repères, Eve recherche un endroit où la vie soit encore possible. En remontant vers Paris, elle se rend à l’évidence: il ne reste nulle part où aller, sinon de retourner au village: <br><i>" La poussière brune changeait de visage sous mes yeux, révélant les ruines qu’elle masquait: les bribes de murs, les parois calcinées, les entassements de débris. Et sous les ruines, sous la poussière, les morts. La poussière ultime. (...) <br>La première bombe était tombée sur Paris, sur la Tour Eiffel exactement; par hasard, ou parce qu’elle était si facile à repérer, dans sa boucle de la Seine. "<br></i>En une sorte de voyage initiatique à rebours, où se mêlent l’onirique et le réel, le petit groupe décide de revenir au point de départ. Eve frôle les monstres: <i><br>" Je ne sais si j’ai rêvé la suite, ou si je l’ai vraiment vécue; si je me suis trouvée tout à coup au milieu d’un tourbillon de formes aux faces grimaçantes qui cherchaient à me saisir entre leurs moignons atrophiés. Une odeur fade, écoeurante, de pourriture faisait monter en moi la nausée. Leurs yeux, luisants entre des paupières gonflées et suppurantes, guettaient chacun de mes gestes. (...) Un gémissement continu montait des ténèbres, puis des cris aigus, des sanglots. Une intolérable souffrance s’exhalait dans la nuit. Je sentis mon souffle se précipiter; les cris se faisaient plus lointains; les visages, les moignons s’estompaient. Je tombai comme une masse au fond d’un puits d’inconscience. "<br></i>Sébastien, de plus en plus lointain, se détache finalement du groupe. Il veut voir ailleurs ce qui subsisterait encore. Eve sait maintenant que son rôle sera de diriger les destinées de la petite communauté d’enfants, et, avec l’Homme -<wbr> devenu l’Adam primitif -<wbr> d’envisager une nouvelle vie, une nouvelle société édifiée sur de nouvelles bases.<br>Un récit cohérent, dense, sensible et original qui renouvelle quelques-<wbr>uns des vieux thèmes hantant le roman -<wbr>catastrophe: mutations radioactives, société dystopique, stérilité masculine, dangers du nucléaire, etc. L’empreinte de l’oeuvre d’Anne-<wbr>Marie Soulac vaut surtout par la forme. Par le biais d’un roman à la première personne, en monologue intérieur, la romancière, appartenant au courant de la littérature générale, avec sa sensibilité féminine, s’essaye dans la veine littéraire de la science-<wbr>fiction. Sans que jamais l’introspection ne soit pesante, elle rend crédible son héroïne et vraisemblable la destruction d’une société arrivée à bout de souffle, apportant en ce domaine l’originalité d’un style typiquement issu du roman psychologique à la française.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">737</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Princesse A Encore Fugue</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-princesse-a-encore-fugue-r736/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/princesse-fugue.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La Princesse-<wbr>si-<wbr>jolie en a assez de vivre dans sa chambre où on lui ramène sans cesse les cadavres des petites bêtes qu’elle avait tant de plaisir à visionner sur son écran.  Prise d’un coup de folie, elle assassine sa chambrière et s’enfuit à l’extérieur rejoindre le prince charmant de ses rêves. Rattrapée par des gardes en habits de protection anti-<wbr>radiations, elle est ramenée de force dans l’abri anti-<wbr>atomique où l’attend son père en colère. <br>Chef de la cité souterraine, il n’a d’autre alternative que de la faire isoler, après décontamination, dans une cellule plombée. Tous les survivants, le visage ravagé par la maladie, devront être beaucoup plus vigilants à l’avenir.<br>Une BD qui joue sur l’opposition entre la réalité post-<wbr>nucléaire et la beauté d’un paysage de conte de fées.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">736</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Presages</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/presages-r735/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/presages.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Alors que Jim Rivers, météorologue de son état, est accidenté en coulant étudier de trop près les conditions dans l’œil d’un cyclone, partout dans le monde se développent, de façon anarchique, des événements catastrophiques : volcanisme réveillé en Sicile, sècheresse et typhon au Texas, raz de marée au Bengladesh, etc.,  relatés à travers les témoignages divers d’individus fortement typés. Ce qui est étrange dans chaque cas, est l’apparition d’un petit globe lumineux (appelé « présage »), dont la vision provoque d’abord un sentiment d’émerveillement avant de se terminer en cauchemar. En ce décor, de plus en plus bouleversé, Rivers mis sur la touche pour « fatigue exceptionnelle » est contacté par une étrange famille résidant à Hazelrod, au nord de Londres. La jeune Diane – dont il tombera amoureux -<wbr> assure le contact entre lui et deux jumeaux, Josh et Azel, aux pouvoirs psy très curieux. Ce sont eux qui ont convaincu Diane de ramener Rivers vers Bibby et Poggs, leurs parents adoptifs et éminents scientifiques écologistes. Rivers, d’abord très méfiant, n’adhère pas à la théorie de Poggs qui prétend que la terre, organisme vivant (hypothèse Gaïa) est arrivé à son seuil d’intolérance et tente de se débarrasser de l’horrible parasite qu’est l’homme :<br><i>« le mont Pinatubo éclata purement et simplement. Les cieux s’embrasèrent, et l’on entendit la déflagration à près de cinq mille kilomètres(…) Cette seconde explosion dévastatrice projeta des cendres et des roches à quatre-<wbr>vingt kilomètres, et créa des vagues de pression qui firent le tour du globe. Séismes et raz de marée s’ensuivirent.(…) Les habitants des Philippines crurent que la fin du monde était finalement arrivée. »<br></wbr></i>Les rêves tiennent un part importante dans le récit. D’après les jumeaux, qui sont en contact métapsychique avec d’autres enfants semblables à eux dans le monde, Rivers aurait un rôle particulier à jouer, celui de retrouver «l’Homme du rêve ». Ce dernier, au rôle bénéfique, est seul apte à contrer le mal que la terre fait peser sur l’espèce humaine, notamment en la personne de Mama Pitié, une gargantuesque et monstrueuse prêtresse noire de Saint-<wbr>Louis, Missouri. Mama Pitié se veut l’incarnation de la « Mère Terre » et de sa volonté de se débarrasser des êtres humains. Sa tâche sera donc de mettre les mains sur Josh et Eva qu’elle considère comme les catalyseurs d’une nouvelle nature en train de naître, et bienfaisante, celle-<wbr>ci, pour les hommes (du moins les survivants).<br>Tandis que des présages se manifestent un peu partout dans le monde, de plus en plus nombreux et signant des catastrophes inattendues, tels que des tremblements de terre à Londres où des geysers d’eau bouillante au centre de diverses cités, Rivers, guidé par un présage s’envole en direction de l’Ecosse en compagnie de Diane et Josh, à la recherche de l’Homme du rêve. Parallèlement, Mama Pitié prend l’avion pour Hazelrod avec son âme damnée Nelson Shadebak, pour mettre la main sur Eva. Rivers y fera la connaissance d’un ermite aveugle au fond de la campagne écossaise qui lui enjoint de retourner immédiatement auprès d’Eva et d’écarter la terrible menace qui plane sur les jumeaux, car eux seuls seront capables de réduire la «colère» de la terre. A son retour à la propriété, Rivers se rendit compte que Mama Pitié avait déjà commencé son œuvre de mort. Bibby morte, la prêtresse noire s’apprêtait à dévorer Eva, comme l’ogre de la fable. Un combat titanesque se déroulera entre Rivers et la diabolique Mama jusqu’à ce qu’un coup de fusil de chasse de Diane mette fin à l’affrontement :<br><i>« D’un geste lourd mais rapide, Rivers s’élança et sauta. Son bras valide enserra la taille d’Eva, et son poids fit le reste comme il retombait sur le sol.(…) Rivers poussa un cri car son bras cassé avait heurté le lit, mais il reçut le poids d’Eva sur sa poitrine, ce qui amortit la chute de l’enfant.(…) et, les yeux à demi-<wbr>fermés sous l’effet de la douleur, il regarda la géante ensanglantée qui se tourna vers eux. »<br></wbr></i>Alors la terre, délivrée de l’entité malfaisante qui était censée la représenter, put enfin s’apaiser, entrée par les présages bénéfiques d’Eva et de Josh, à Hazelrod, comme partout dans le monde.<br>Un récit peu crédible qui présente un salmigondis de descriptions catastrophistes liées à la sauce métaphysique : L’hypothèse Gaïa a bon dos ! Quant à l’intrigue,elle « flotte» entre la lutte Rivers/Mama Pitié et les annotations à caractère spiritualiste. Un roman raté qui nous fait regretter la série des « Rats ».</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">735</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Premier Cavalier De L'apocalypse</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-premier-cavalier-de-lapocalypse-r734/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/premier-cavalier-de-l-apocalypse.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">L’éradication d’un village contaminé en Corée du Nord crée une suspicion chez les Américains.  D’après des témoignages, il semblerait que celui-<wbr>ci ait été atteint par l’influenza ou grippe espagnole, affection virale hautement contagieuse. Ce virus ayant pratiquement disparu de par le monde, le dernier espoir qui subsiste d’en retrouver des souches pour la mise en place d’un vaccin, est de prélever des tissus infectés sur des cadavres de mineurs préservés par le froid et enterrés dans le nord de la Norvège, à Kopervick. <br>Une expédition est mise sur pied, comportant les principaux protagonistes, lev Gleason, l’agent spécial du FBI et Annie Adair, une jeune biologiste, responsable du projet.  Le désappointement est d’autant plus grand lorsque, arrivés sur les lieux, ils s’aperçoivent que quelqu’un les y a précédés. Les corps ont disparu et un grand cheval blanc a été tracé sur les murs de l’église attenante.<br>Daly Franck, reporter au « Post » aurait dû faire partie de l’expédition. Pour des raisons d’encombrement, il est resté en arrière, ce qui ne lui a pas déplu.  Reprenant contact avec Annie – obligée au silence par le FBI -<wbr>, il se livre à une enquête minutieuse concernant l’événement et en arrive à l’existence d’une secte mystique-<wbr>écologiste, « le Temple de Lumière », animée par son gourou Luc Solange, ayant tous les aspects d’une multinationale aux ramifications multiples dans divers domaines. <br>C’est le cercle intérieur de la secte qui s’est livré à l’exhumation des corps, récupérant les virus pour s’en servir comme matériau de base afin de créer, par manipulation génétique, un super-<wbr>virus de l’influenza dans le but de le répandre dans le monde entier, en commençant par les USA.  Luc Solange, dans sa folie paranoïaque, se veut le « cheval blanc », le « premier cavalier de l’apocalypse » dont le destin est de détruire une grande partie de l’humanité pour régénérer la biosphère.<br>Petit à petit, avec l’aide d’Annie et de Stern, l’un de ses amis, Franck remonte à la source. Mais le Temple a les bras longs. Dans sa naïveté, Franck se fait repérer rapidement et les adeptes de la secte tentent de l’éliminer par de l’intimidation, par des accusations mensongères ou du harcèlement. Parallèlement, Solange, dont la base se situe à Lake Placid se livre déjà à des essais de diffusion du virus par aérosol en Californie et à Washington. Tous les moyens porteurs seront utilisés : avion, bateau, camion avec pot d’échappement trafiqué. <br>Puis, Stern disparaît et Franck subit le vol de toutes ses disquettes informatiques.  Après en avoir informé le peu sympathique agent Gleason, Annie et Franck se rendent dans le repaire du gourou. Ils y seront capturés et menacés de mort.  Heureusement, la cavalerie arrive en la personne du FBI, investira le campus, arrêtera les protagonistes du Temple (sauf Solange) et délivrera nos piteux héros. <br>Tintin et Milou (pardon : Annie et Franck) poursuivent inlassablement le maniaque de la destruction, l’arrêtant d’un « punch » bien senti lorsqu’il envisage d’introduire son virus dans le réseau urbain de distribution d’eau. Franck a gagné mais ne pourra écrire son article, toujours condamné au silence : la secte n’aura été qu’un cheval de Troie pour les Nord Coréens, avec lesquels elle entretenait des rapports, qui espèrent affaiblir la puissance des Etats-<wbr>Unis. C’est du moins ce que lui apprend Gleason.  Le journaliste se consolera en épousant Annie.<br>Un techno-<wbr>thriller faible avec des personnages peu perspicaces et une intrigue primaire, un pur produit marketing dont il ne restera que peu de choses.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span><span class="fs20 ff2 cf3"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">734</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Poussiere De Lune</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/poussiere-de-lune-r732/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/poussiere-de-lune.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">De retour de la Lune, l’astronaute Jays rapporte une pierre de lune « de fond », c’est-<wbr>à-<wbr>dire dérobée dans un sillon situé en profondeur. Stockée à l’écart durant de longues années, elle sera examinée par le géologue Henry Maelström à Edimburg, mis sur la touche. En effet, son projet «Shoemaker », celui qui consistait à  mettre le pied sur la lune pour se rendre compte in situ de la réalité géologique de notre satellite, ne verra pas le jour, par manque de crédits. Divorcée d’avec sa femme Geena, une astronaute, il reprendra du service avec Mickaël, un jeune géologue, pour examiner les fragments de la pierre lunaire. Lors de la découpe, un peu de poussière de lune s’envole. Elle sera ramassée par Mickael qui pense en faire cadeau à Jane sa sœur. Lors d’une promenade avec elle   sur le mont Arthur’s Seat, un ancien volcan, quelques grains de cette poussière tombent à terre. Mickael ignore qu’il vient de déclencher la fin du monde.<br>Agissant comme un catalyseur, la poussière semi-<wbr>vivante dans sa structure, transformera le basalte volcanique, ainsi que tout le substrat de l’écorce terrestre, en une nano-<wbr>structure cristalline qui fera « fondre » les roches :<br><i>« -<wbr>Nous croyons que nous commençons à comprendre comment la poussière de lune fonctionne. A défaut de comprendre pourquoi. Elle s’attaque principalement aux roches basaltiques, surtout celles qui sont riches en olivine. (…) –Elle réorganise apparemment la structure cristalline d’une masse de roches sous une forme récursive qui… -<wbr>En anglais, docteur, dit Monica. (…) – Elle transforme la structure des roches avec lesquelles elle entre en contact. Elle construit quelque chose. »<br></wbr></wbr></i>Un signe aurait dû inquiéter l’humanité, celui de la transformation complète de la planète Vénus en une sorte de poussière cosmique dû au fait que les sondes terrestres à destination de Vénus ont pu, là aussi, contaminer la quatrième planète du système solaire. Le mouvement sur terre, d’abord peu perceptible, s’étend bientôt comme un cancer, détruisant de façon exponentielle toute roche, induisant un volcanisme de plus en plus actif, même dans les régions où des volcans avaient été en sommeil depuis des centaines de millions d’années :<br><i>« Image animée de la terre. Points rouges sinistres apparaissant partout. Tout d’abord, ils se présentèrent comme une ceinture, à la latitude de la  Grande-<wbr>Bretagne, s’étendant en direction de l’ouest au-<wbr>dessus des Etats-<wbr>Unis et de l’Asie ; puis de nouvelles taches et traces dans les régions les plus géologiquement les plus instables du monde: la Ceinture de feu, les volcans de subduction du pourtour du Pacifique ; les volcans du rift du milieu de l’Atlantique et des chaînes d’autres océans ; les volcans d’affleurement tels que ceux de Hawaï. Ailleurs, dans des régions généralement stables, la poussière de lune semblait créer du volcanisme, descendant jusqu’à l’asthénosphère grâce aux failles de l’écorce, comme elle l’avait fait à Edimbourg. »</wbr></wbr></wbr></i><br>Mickael, se sachant responsable de l’immense catastrophe, adhérera à une secte qui attend le nouvel avènement d’une ère de feu. Parties d’Edimbourg, les catastrophes volcaniques se multiplient, ainsi que les tremblements de terre, les épanchements de champs de lave, les modifications météorologiques. <br>Partout de par le monde, des séismes de plus en plus intenses, à une échelle jamais connue par l’humanité, désorganisent les sociétés humaines. Le sort d’un nombre important de personnages secondaires nous révèle les différentes facettes de la catastrophe : comme l’éclatement d’une centrale nucléaire qui anéantit l’agent Morag Docker, ou Ilbo, le géologue assis sur un volcan qui se soulève à une hauteur extraordinaire, ou Ted Dundas, l’ancien flic,  qui sauve le petit Jack, fils de Jane, avant de mourir carbonisé lui aussi. Il apparaît de plus en plus clairement que l’humanité entière est condamnée puisque la terre doit subir une refonte totale de sa surface. Selon Henry, cela prendra quelques décennies avant que la fin du monde ne soit définitivement accomplie. Pourtant, à partir d’une intuition, un plan extraordinaire jaillit de son esprit.<br>La clé de la poussière de lune se trouve sur notre satellite où, manifestement,  la poussière est inactive sinon la lune aurait déjà volé en éclats. Comment arriver à convaincre la NASA de réactiver l’ancien plan « Shoemaker » pour acheminer une équipe d’astronautes sur la Lune ? N’ayant plus rien à perdre,  la NASA convaincue,  s’adjoignant l’aide des Russes en un projet commun avec un lanceur de type Soyouz , monte, en l’espace d’un mois, l’expédition du dernier recours.  Celle-<wbr>ci nous est narrée avec une précision extrême dans le réalisme, de la phase de lancement jusqu’à l’alunissage. Les personnages de l’expédition sont des êtres hors-<wbr>normes : il y aura Geena, la cosmonaute, chef de mission et ex-<wbr>femme de Henry, Henry, le géologue génial mais malhabile en face des procédures techniques de la mission et Arkady, le pilote du module, l’amant russe de Geena.<br>Se déroulant sans anicroches, l’expédition permet à Henry de rejoindre le site d’où Jays, l’ancien cosmonaute, a extrait l’éclat lunaire. Il peut effectivement constater que toute la lune, jusqu’en son centre, est contaminée par cette poussière dont l’origine remonte au planétésimal formateur de la lune et de la terre lors de  la collision initiale qui a présidé à la naissance du système solaire. Comment procurer à l’humanité un abri provisoire avant que l’homme ne disparaisse définitivement  du cosmos? La solution adoptée par Henry est de terraformer la lune, de la doter d’une atmosphère respirable, en faisant s’évaporer les immenses réserves de glace météoritiques centrées sur le pôle sud de notre satellite. A cet effet, une bombe thermonucléaire téléguidée par laser servira de détonateur, les nano-<wbr>structures de poussière lunaire devant continuer le processus amorcé.<br>Arkady meurt durant la mission, dans l’éclatement de la bombe. Et le miracle a lieu : la lune s’entoure progressivement d’une atmosphère suffisante pour les 10000 prochaines années, le temps pour l’humanité de repartir éventuellement à l’assaut de l’univers en quittant une terre totalement impropre à sa survie.<br>Plus tard, Henry resté sur la terre, au fond d’un bunker, désire assister en témoin impuissant mais heureux, à la destruction wagnérienne d’une terre à l’agonie : <i>« Mais le coup de grâce fut le jaillissement géant de magma qui se déclencha, sans avertissement, dans la vallée de la Yellowstone.  Ce fut une explosion dix mille fois plus puissante que l’aurait été celle de tous les arsenaux nucléaires. Jaillissant d’un cratère de la taille du New Hampshire, des matériaux en fusion étaient sortis de l’atmosphère –une partie restant même en orbite-<wbr> l’essentiel retombant sous la forme de bombes volcaniques géantes qui incendièrent ce qui restait de la végétation terrestre. Et une énorme boule de feu, suivie d’un nuage de poussière, étaient montés jusqu’à la stratosphère, s’étaient ajoutés à la suie et la fumée des forêts en feu, créant un couvercle de ténèbres sur la planète.</wbr></i></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><i><span class="ff2 cf3 fs24"><br></span><span class="ff1 cf3 fs24">Extinction des feux sur la terre.(…)<br>Des montagnes apparurent dans l’Antarctique, notamment quand la plaque indo-<wbr>australienne décida brusquement de prendre le chemin du sud. D’autres jaillissements de magma avaient franchi l’écorce dans les régions volcaniques, aux Canaries, sous les restes , ravagés par les raz-<wbr>de-<wbr>marée, de Hawaï, sous l’Islande. Et les rifts, sur toute la Terre, s’ouvrirent, en Afrique orientale, au lac Baïkal, dans la mer Rouge , les continents se séparant. Le Rhin avait disparu dans une faille, puis une nouvelle plaque océanique apparut dans le graben qu’il occupait. Essentiellement, hormis tuer les gens et faire bouillir les océans, le volcanisme transformait l’atmosphère de la Terre : un air irrespirable d’oxyde de carbone, d’oxyde de soufre et d’hydrogène, mêlés d’arsenic et de chlore qui, selon les estimations, serait au bout du compte dix fois plus dense que l’ancienne, faite d’oxygène et d’azote. De vastes cycles d’effet de serre avaient commencé, les océans s’évaporaient et ne tarderaient pas à bouillir… Et la terre bien-<wbr>aimée de Henry devenait ce qu’avait été Vénus. »</wbr></wbr></wbr></wbr></span></i><span class="ff1 cf3 fs24"><br>Une décennie plus tard, les choses avancent sur la lune. Nadhezda, la petite fille de Henry, sera la première cosmonaute à conquérir définitivement l’espace, portant le flambeau de l’humanité sur le satellite Icare, dans une nouvelle rencontre avec la « poussière de lune » ce qui les met tous deux à égalité pour la conquête du cosmos.<br>Un roman dense et touffu de plus de 700 pages, écrit avec une précision de bénédictin, fortement charpenté et documenté, et, pour aussi étranges que paraissent les hypothèses ou les théories énoncées, d’un grand réalisme. L’aspect psychologique est toujours présent, l’auteur nous laissant le temps d ‘apprécier l’évolution des personnages avant leur disparition. Un de meilleurs romans du genre récemment paru.</span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">732</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Post- Sapiens&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/post--sapiens-r729/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/post-sapiens.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Une ville morte qui devrait être Genève, juste après la catastrophe. Une épidémie foudroyante a réduit drastiquement le nombre des survivants. Le narrateur y traîne une existence vide, à l’instar de quelques autres, tenant à jour son journal intime.  D’un naturel peu communicatif et sauvage, il s’est installé une niche sur les hauteurs de la ville, qu’il appelle " la Tanière " :<br><i>" Je mange les haricots à la même boîte, actionne la pompe pour remplir un verre d’eau. Par bonheur la conduite n’a pas gelé. L’eau n’a pas mauvais goût. Il y a un sac de charbon à côté du poêle. Je le bourre jusqu’à la gueule, car je commence à avoir froid. Plus tard, je retourne au fourgon pour y prendre mon journal. La neige est toujours aussi épaisse. Elle craque sous mes semelles."<br></i>Aménagée selon son goût, en compagnie de ses vieux 78 tours, il y coule une existence paisible se ravitaillant de temps en temps, à l’aide de son 4X4, en boîtes de conserve encore disponibles  dans les magasins :<br><i>" Souvent, je pars seul à l’aventure ; j’ai trouvé sur un bateau au bord du lac, des talkies-<wbr>walkies et des piles de réserve. Ainsi nous pouvons communiquer, Ji et moi, quand je m’absente.  Et, en variant les fréquences, j’ai même eu d’autres interlocuteurs. Malheureusement, ils sont à des centaines de kilomètres. Il faudrait carrément monter une expédition pour les rencontrer et Ji n’en a pas envie. J’ai rencontré en ville quelques solitaires que j’ai apprivoisés. (…) <br>La ville se dégrade de plus en plus, au point de ne plus ressembler à une ville, mais à un champ de ruines. Ca a commencé par les toits. Un orage violent il y a quelques années, a cassé et déplacé des tuiles si bien que l’eau a pu pénétrer et a pourri les murs. Il n’a pas fallu dix ans pour que certaines maisons s’écroulent. De nombreuses rues sont obstruées de gravas, où pousse maintenant une envahissante mauvaise herbe, voire même des arbres. "</wbr></i><br>Namor (c’est son nom, anagramme de Roman, autant pour désigner la Suisse que pour la narration) a également aménagé son fourgon pour y résider à l’occasion.  Sa tranquillité est cependant troublée par un groupe d’inquiétants survivants qui ont pris assise au café de la Rotonde, ont suivi ses déplacements, et aimeraient qu’il les rejoigne. Ce groupe désespéré, nihiliste en son essence, comporte la femme au manteau de fourrure, le Plongeur, l’Amiral, la Barbie et le Grand Noir, ainsi que Ji, une jeune asiatique. Tous se droguent ou s’alcoolisent sauf Ji qui devient la compagne de Namor, l’accompagnant en la Tanière. Le narrateur se coule dans ce sursis que lui offre la vie. Ji, en fonction de ses fantasmes matrimoniaux, transforme la Tanière, l’humanise. Au bout de quelque temps,  elle attend un enfant. Parfois, d’autres inquiétants personnages traversent l’espace du récit. Comme ce vicomte de la Parlotte qui vit encore selon les privilèges d’un ancien régime, enfin restitués par le cataclysme. <br>En ville, près du parking où il s’était garé, Namor rencontre Gédéon dont la fonction, semble-<wbr>t-<wbr>il, est d’accumuler un quantité d’objets invraisemblables. Insensiblement, le narrateur perd la notion du temps. Au sortir de son éclipse –où était-<wbr>il ?-<wbr>, il estime que plusieurs mois se sont écoulés. <br>De retour à la Tanière, il retrouve une Ji différente de celle qu’il a connue, en compagnie du " Mécanicien " qui l’aide en ses divers travaux. Elle apprend à Namor que son fils, baptisé Roman, est né. Elle est toujours prête à jouer à Adam et Eve avec lui mais selon des normes bourgeoises qu’elle veut imposer à Namor.  Sans un mot, le narrateur repart dans son fourgon :<br><i>" Le mécanicien amateur de poule et de coq a garé le fourgon devant la palissade. J’ai vu son arrivée depuis la fenêtre. Il entre dans la maison comme chez lui, me salue vaguement et se précipite vers Ji qui tient Roman dans ses bras. D’autorité, il s’empare du bébé, le couvre de baisers. Le petit se met à pleurer. Je n’en supporte davantage, je sors. Je vais vers le fourgon. Je monte dans la cabine. Miracle, mon journal est là sur le tableau de bord ! Je mets le moteur en marche. Il tourne rond. Ji se montre à la fenêtre. Elle me sourit. Je démarre. Salut."</i><br>En ville, les signes de la décomposition s’affichent de plus en plus nettement : <br><i>" Je remplis mon sac à dos de provisions de bouche et d’objets de première nécessité. Je continuerai à pied, car les rues sont maintenant impraticables à tous véhicules. Même un char d’assaut n’y passerait pas. Les profondes crevasses et les énormes amoncellements de gravas sont autant d’obstacles infranchissables. La ville enfin rendue aux piétons !. "</i><br>A la Rotonde, plus trace du groupe des " Immortels ". Ils résident maintenant dans un bateau, sur le lac d’où ils s’amusent à des jeux de pouvoir. Namor s’y rend, est capturé, réduit en esclavage selon les codes d’un jeu qui suit une stricte discipline militaire.  Libéré par la femme au manteau de fourrure, il remonte à la Tanière, mais il n’y a plus trace de Ji et de Roman ; ont-<wbr>ils seulement existé autre part que dans son imagination ?  Le lieu est dégradé, envahi par la végétation : serait-<wbr>il resté absent au monde encore plus longtemps qu’il ne l’avait pensé ?<br><i>" Et si soudain, je me retrouvais il y a dix ans sur un parking encombré de véhicules, de cris, de rumeurs, de bruits, d’odeurs, de passants pressés, actifs, entreprenants, dynamiques ? Que cette césure verdâtre disparaisse ? Que je me retrouve à enseigner des banalités à des enfants dociles ? Car peut-<wbr>être cette prison où je suis enfin seul, n’est-<wbr>elle qu’un avatar ? Qu’un moment de ma folie ? "</wbr></wbr></i><br>A Genève, il fait la rencontre incongrue d’un cheval errant dans les ruines urbaines :<br><i>" Soudain, j’entends du bruit. Je regarde autour de moi. Aussi insolite que cela paraisse, on dirait un galop de cheval. Après tout, pourquoi pas ! J’ai déjà vu, dans cette ville que la nature reconquiert, des chèvres, des poules, des vaches et même un tigre ! le galop se précise. Débouche bientôt sur la place un superbe cheval alezan. ",</i><br>Puis apparaît Lara la naine, comédienne en son théâtre,  où elle se joue une pièce sans spectateurs. Fuyant à nouveau vers la Tanière en sa compagnie, il y fait la connaissance de Paul Trachner, un soi-<wbr>disant militaire qui s’est donné pour mission de réorganiser la société en recensant les survivants. <br>Lara est séduite et accompagne Trachner en son illusion. Namor, resté définitivement seul et penché sur son journal, livre ses dernières réflexions sur la mort et la survie, la disparition de l’Homo Sapiens, se demandant si la naissance de son enfant Roman ne correspondrait pas à une nouvelle race, celle de l’Homo Post-<wbr>Sapiens  sapiens:<br><i>" Déjà, avant le bouleversement, j’étais un solitaire. Je n’avais avec les autres que des rapports absolument indispensables. C’est ainsi. Et pour Roman, ma foi, je ne vois rien à lui apporter , sinon un passé frelaté… la situation fait de ce petit bout d’homme ou le résidu condamné d’un désastre ou le début d’une autre espèce : l’homo post-<wbr>sapiens sapiens. Prions pour cette dernière éventualité (…) Il faut que je cesse de penser. Que je n’écoute que le bruit du temps </wbr></i> <i>qui me conduit vers la mort. Une bonne fin, car alors tout disparaîtra lentement. Les souvenirs s’effilocheront. Ji et Roman se dilueront dans une brume indéfinissable… "</i><br>Ce texte cataclysmique offre en une écriture serrée l’ensemble du bouquet thématique rattaché à la problématique du genre.  Dépassant la pure description d’un décor qui forme la toile de fond où s’inscrivent les événements, le romancier s’immerge de manière permanente dans le narrateur et transcrit des réflexions liées au vécu d’une situation dramatique, adoptant pour cela la posture de héros post-<wbr>romantique.  Cette histoire,  baignant dans la couleur crépusculaire d’un désespoir tranquille,  forme la trame  d’un texte original et peu courant dans notre domaine.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">729</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Portes De Thule</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-portes-de-thule-r727/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/portes-de-thule.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Fred Vasseur, le directeur du département géologique du CEMONEG (Centre Mondial d’Etudes Glaciaires) est appelé par le général Finlay via son secrétaire, le capitaine Mac Callum, à se rendre en Islande, dans l’arrière-<wbr>pays de Reyjavik, afin qu’il parte à la recherche du professeur Villungson et de son assistant Olsen qui, tous deux, ont mystérieusement disparu.<br>La Terre, en ce 23ème siècle, a singulièrement rétréci. Les calottes polaires se sont agrandies jusqu’à menacer la totalité du globe, à l’exception d’une ceinture équatoriale, et de l’Islande, terre de volcanisme, où s’est déplacée la capitale mondiale de l’humanité survivante, Reyjavick, encore libre de  glaces. L’avancée des pôles, suite à la déstabilisation du climat provoquée par les armes atomiques lors du siècle précédent, est inéluctable, rendant les quelques millions de Terriens survivants pessimistes quant à leur avenir.<br>Echappant mystérieuse à une énorme tempête de neige, Fred Vasseur, muni de renseignements précis, recherche donc, avec ses compagnons, les professeurs Mangati, Schiller et Pal Thovarensen, un Islandais gigantesque, la trace des savants disparus, dans une grotte, près du volcan Askja. A Reyjavick même, il avait été pris en charge par l’horrible et obèse secrétaire de Mc Callum, laquelle s’avèrera plus tard être une alliée précieuse, plus connue sous le nom de ode de « Viviane ».<br>Le petit groupe ne trouve pas Villungson mais Viviane les dirige vers une autre grotte, appelée « la tête de Chien », non sans qu’ils aient entre aperçus dans leur déplacement des nains, les trolls de la légende, hauts de 30 cm. Sur site, ils retrouvent effectivement Villungson et son compagnon, survivant chichement dans un environnement hostile puisqu’il n’a pu prévenir les autorités, faute de moyens, de sa découverte, soit l’existence, au fond de la grotte, d’une cité merveilleuse qu’il assimile à « l’Ultima Thulé » et dans laquelle vivent des « trolls » et des « fées » . La grotte semble être une porte d’accès vers ce royaume situé sur une Terre parallèle à la nôtre mais interdit d’accès. Ce qui n’empêche pas Thovarensen d’être enlevé par une bande de trolls, commandés par une fée, en l’occurrence la reine Lurn-<wbr>Dyjia, à des fins de jouissance immédiate.<br>Désireux de prévenir Finlay de leur découverte, le groupe de savants est arrêté à la sortie de leur tunnel par une troupe armée, les « Poliarms », la police de cette époque, afin d’être conduits à Mc Callum pour interrogatoire. Heureusement le troll Rulgoo (un ami !) veille au grain. Il explique à Fred Vasseur les fils d’une intrigue passablement embrouillée ; lui est l’élément avancé d’un commando opérationnel visant à sauver les Terriens de la glaciation en leur offrant la possibilité d’émigrer dans le monde de Thulé. D’ailleurs leur cheftaine, la ravissante Shun-<wbr>Loha, alias Viviane, alias la grosse Peggy, sous la gouverne du savant Ryl-<wbr>Drug, a depuis longtemps infiltré l’état-<wbr>major terrestre et aidé Vasseur en le protégeant des menées de Mac Callum, un autre infiltré, sbire de la méchante reine Lurn-<wbr>Djya, régnante du royaume des fées  appelé de son vrai nom Oklinda-<wbr>Gzuur, et qui s’oppose, elle, à cette immigration. Elle a cependant quelque excuse, puisqu’elle est folle et toute prête à être destituée :<br><i>« Notre monde – analogue à ce qu’était le vôtre voici seulement deux siècles, sur le plan du climat – ne possède plus que deux cités géantes où vit la quasi-<wbr>totalité de mes semblables. Seule la race de notre ami Rulgoo est prospère ; mais sans nous, sans notre technologie, elle serait vouée à une régression certaine. Depuis des millénaires, nous faisons bon ménage ; une « symbiose sociale »  s’est établie entre eux –que vous baptisez trolls, ou d’autres noms légendaires-<wbr> et nous, les Gzuurs. Vos ancêtres nous appelaient les « fées » et plus particulièrement « Aes Side » dans les légendes irlandaises. »<br></wbr></wbr></i>La situation se règlera au profit des Terriens, notamment de Fred qui épousera Shoun-<wbr>Loha,  après une révolution de palais réussie. Comme quoi, quand on veut…<br>Une sotte intrigue de notre ami Guieu qui en profite pour étaler ses fantasmes à grands renforts de « authentique », ajoutés en bas de page. Tout y passe : les « Supérieurs Inconnus », infiltrés dans la société humaine, les mythes nordiques de « Thulé », la « fraternité des Polaires », les «Trolls » et les « Fées » des sagas hyperboréennes. Même les soucoupes volantes (un fantasme récurrent chez lui) ne sont pas écartées, puisque les trolls se déplacent  en «curlachs » islandais. Un vrai catalogue de l’ésotérisme populaire sur fond cataclysmique.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="fs20 cf0 ff1"><br></span><span class="fs24 cf0 ff1"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">727</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Pont Sur L'ab&#xEE;me</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-pont-sur-lab%C3%8Eme-r725/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/pont-sur-l-abime.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Ish, le héros du récit est géologue. Il s’est perdu dans la montagne et s’est fait mordre par un serpent qu’il a écrasé avec son marteau lequel deviendra le futur symbole de sa toute puissance.  Grâce à cette morsure qui l’immobilise quelque temps, il sera le seul à survivre à une épidémie foudroyante, d’origine inconnue, destructrice du genre humain dans le monde. De retour au village, après avoir pris conscience de la situation,  il tente de rechercher d’autres survivants. <br>Il traversera pour cela les Etats-<wbr>Unis d’Est en Ouest et rencontrera celle qui deviendra sa future femme, Em, ainsi que de rares  êtres hagards et désespérés, traumatisés par la catastrophe. En définitive, il s’installe à San Lupo, non loin de San Francisco, pour y fonder une famille qui s’agrandira au fil des années, devenant un clan, surnommé « la Tribu ».<br>Les membres de la Tribu arrêtent progressivement de se servir des reliquats technologiques pour réinventer "leur" monde. <br>Ish, le père et le moraliste, est préoccupé, car les enfants ne se donnent plus la peine de se cultiver, d’apprendre à lire, bref de lever leurs yeux au-<wbr>dessus des tâches quotidiennes. Il fonde tous ses espoirs de succession en Joey qui lui apparaît précocement comme l’intellectuel de la Tribu.  Ish , de plus en plus isolé , est vu comme une sorte de Dieu par les siens, parce qu’il est âgé, parce qu’il détient la puissance mystérieuse du marteau, parce qu’il est Américain:<br><i>" Et quand je dis: "je suis un Américain, je veux dire que les Américains n’avaient rien de surnaturel. Ce n’étaient que des hommes." Telle avait été sa pensée mais les enfants avaient mal interprété ses paroles. "Je suis Américain", avait-<wbr>il dit, et ses jeunes auditeurs avaient hoché la tête. <br>"Oui, bien sûr, vous êtes un Américain. Vous savez des choses extraordinaires que nous, humbles mortels, nous ignorons. Vous nous apprenez à lire et à écrire. Vous nous décrivez le monde. Vous jonglez avec les chiffres. Vous portez le marteau. Oui, c’est évident, les gens comme vous ont fait le monde et vous êtes le dernier survivant de l’ancien temps. Vous êtes un des vieux de l’autre monde. Oui, bien sûr, vous êtes un Américain ".</wbr></i><br>Deux de ses enfants partis en voyage d’exploration ramènent Charlie, un fauteur de troubles et un porteur de maladies,  au sein de la Tribu. La communauté se sentant menacée le condamne à mort. Mais il est déjà trop tard: le groupe est frappé par une violente épidémie ; de nombreux enfants meurent et, entre autres, Joey, l’enfant choisi. Le coup est dur pour Ish: <i><br>" Les tombes étaient au nombre de cinq seulement, mais représentaient une perte catastrophique. En proportion, cinq morts dans la Tribu étaient plus de cent mille jadis dans une cité comptant un million d’habitants ".</i><br>Ish sait désormais qu’il est vain de vouloir marcher dans les traces de l’ancienne culture. Il donne donc à ses enfants, plutôt que la connaissance de la lecture, celle de l’arc et de son maniement, par lesquels ils pourront survivre:<br><i>" Il demeura un moment la baguette d’une main, et la corde de l’autre. Séparément aucun de ces deux objets n’avait de sens . Alors courbant la tige de citronnier, il fixa les noeuds de la lanière dans les encoches pratiquées à ses extrémités et les deux objets n’en firent plus qu’un. La lanière était plus courte et la banche s’arrondit en forme d’arc. La corde se tendait d’une pointe à l’autre. Réunis, ces objets prenaient une signification nouvelle. "</i><br>La vie qui continue transforme Ish en patriarche. Les adultes meurent graduellement, les fondateurs de la tribu ne sont plus que cinq. Em disparaît à son tour. Puis:<br><i>" Ish comprit qu’il accomplissait la dernière étape de sa vie. De plus en plus souvent il recherchait la compagnie d’Ezra, son compagnon de vieillesse. C’est chose banale, semble-<wbr>t-<wbr>il de voir deux vieillards assis côte à côte, ressassant leurs souvenirs; mais ici ils étaient les seuls vieillards. Tous les autres étaient jeunes, du moins en comparaison. La Tribu fêtait des naissances et enterrait des morts, mais les naissances étaient plus nombreuses que les morts et parce que la jeunesse prédominait, l’air vibrait de rires. "<br></wbr></wbr></i>Ezra meurt à son tour. Ish, rivé à son rocher, devient l’oracle de la Tribu. Lorsqu’il arrive au bout de sa route. Il voit, en un dernier éclat de lucidité: <i><br>" Au-<wbr>delà du groupe de jeunes gens (...) le pont lui-<wbr>même. (</wbr></wbr></i>Il s’agit du Golden Gate<i>). A ses derniers moments, plus que les hommes, il se sentit proche par l’esprit de ce pont qui, lui aussi, avait connu la civilisation. Ish n’était-<wbr>il pas lui-<wbr>même le "pont sur l’abîme"? (...) Ses yeux cherchèrent les hauts pylônes et les grands câbles aux courbes parfaites. Cette partie du pont paraissait encore en excellent état. Elle résisterait longtemps et verrait passer plusieurs générations humaines. Les parapets, les pylônes et les câbles avaient pris une teinte pourpre, la rouille ne les rongeait que superficiellement. Le haut des pylônes cependant n’était pas rouge, mais blanc de la fiente des innombrables mouettes qui s’y étaient perchées. <br>Oui, bien que le pont pût encore durer des années, la rouille le mangerait de plus en plus profondément. Les tremblements de terre secoueraient ses fondations, et un jour d’orage, une arche s’effondrerait. Pas plus que l’homme, la création de l’homme ne durerait éternellement."  Et Ish mourut. "<br></wbr></wbr></i>" Le Pont sur l’abîme" est, selon Nicholls, " l’un des romans les plus fins du genre cataclysmique et généralement reconnu comme un classique du genre ".  <br>Il est rare que ce thème du dernier homme et de la reconstruction sociale, pourtant récurrents, soient traités avec cette finesse d’analyse psychologique. Le récit se développe tout en sensibilité,  selon la technique du montage alterné. Les faits et gestes de Ish, sa lente prise de conscience de la nouveauté radicale de la situation, sont appuyés en contrepoint sur l’évocation des restes d’une société technologique frappée à mort, par l’irréductible décomposition du monde civilisé. Parallèlement à l’action, maintenant que l’homme s’absente de la terre, les animaux en reviennent à occuper leurs niches écologiques respectives. Le symbolisme est omniprésent dans l’oeuvre. <br>Par la présence du marteau (celui du Dieu Thor) jusqu’à l’idée noachite de l’arche (le pont lui-<wbr>même), le récit fonctionne comme une immense parabole. Une oeuvre à redécouvrir.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">725</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Poitiers Demain</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/poitiers-demain-r724/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/poitiers-demain-1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le dénigrement systématique des valeurs traditionnelles lié à l’immigration et à la faiblesse d’une démocratie exsangue, le relâchement des moeurs et la lâcheté des dirigeants provoquent la faillite de l’Occident et l’apparition du " Sida foudroyant ", une maladie mortelle qui décime les villes et les campagnes :<br><i>" Le nombre de séropositifs a augmenté dans toutes les couches de la société. La psychose a gagné tous les pays lorsque la première centaine de milliers de morts à travers le monde est comptabilisée, trois mois à peine après la fin du conflit militaire. Alors que tout l’Occident commence à faiblir économiquement, que des impôts supplémentaires sont levés pour financer le surcoût hospitalier, le nombre de sidaïques augmente dans de telles proportions que l’on vient de reparler de créer des sidatoriums. Immédiatement, les associations humanistes, au nom des Droits de l’Homme, se sont opposées à cette mesure, tout autant qu’à celle du dépistage automatique aux frontières. "<br></i>En quelques mois, tout est consommé. La société civile s’est effondrée et les immigrés essentiellement musulmans<i> </i>revendiquent un pouvoir laissé vacant. S’installant sur un front fortifié en Provence sous l’autorité du cheik Akim, les anciens Beurs constituent une armée forte de plus de 15 000 hommes, prêts à envahir les restes d’une Europe exsangue. Heureusement, des hommes de courage et prévoyants qui incarnent encore les vrais idéaux européens, selon l’auteur, c’est-<wbr>à-<wbr>dire l’idée de prééminence de la race blanche et sa supériorité intellectuelle, ont compris longtemps que l’égalitarisme était un leurre. <br>Pierre Vallère, Tancrède le Beuve, Thibaut Guddard et Emmanuel Chanost anticipèrent la décomposition sociale en établissant en diverses parties de l’Europe (Suisse, Jura, Bretagne,…) ,des bases secrètes qui serviront de viviers à une renaissance souhaitée. Là, de vrais patriotes seront éduqués  en attendant des jours meilleurs sous la haute surveillance de Tancrède Le Beuve.  Plutôt que de laisser faire le hasard en ce qui concerne l’émergence d’un chef charismatique, Le Beuve le suscite par des parents-<wbr>porteurs. Cela lui est d’autant plus facile qu’il est doué de capacités psy, en connection spirituelle avec les anciens Celtes : le jeune Gauthier, le fils des Grubarson sera considéré comme un authentique descendant du roi Arthur. En lui se conjugueront savoir et volonté. Tancrède, caché dans le château de la "Vouivre" dirige son éducation par imprégnation " in utero " :<br><i>« Nous devons, déclarait André Grubarson à la création du PNE, retourner à des temps spartiates, guidés par des chefs rudes et intraitables, sans compromissions et sans flétrissures. Bousculant un régime taré, sceptique, vidé d’idéal, la génération nouvelle doit imposer au plus tôt au pays son honnêteté et son intransigeance. "(…) <br>Le christianisme n’a pas été un progrès moral, bien au contraire. Il aurait fallu continuer, développer l’acquis gréco-<wbr>romain. Le christianisme, par ses origines sémites, a reculé d’autant l’avènement d’une Civilisation définitive.  Le christianisme, c’est la page la plus sombre de l’histoire de l’humanité, la réaction suprême de la " brute " sur le véritable civilisé. Une preuve de la supériorité du paganisme, c’est sa renaissance, aujourd’hui, au-<wbr>delà de vingt siècles de christianisme, de son obscurantisme, et de ses superstitions humiliantes. Pour reconstruire, nous devrons nous souvenir de Rome et d’Athènes, y rechercher les fondements de notre nouvel édifice moral. "</wbr></wbr></i><br>Gauthier grandira en un monde difficile et sauvage, un nouveau moyen âge où la France est livrée à la barbarie de bandes de pillards. Sa première mission consistera à débarrasser son pays des vauriens qui le parasitent et qui rendent impossible le véritable combat, celui de Gauthier contre Cheik Akim, dont l’enjeu est la sauvegarde de l’Occident. La première bande de truands, celle de Lucas, est éliminée, suivie de près par celle de Manfunkel, un ancien chef de guerre. <br>Les troupes de Gauthier s’étoffent bien que toujours numériquement inférieures à celles des Arabes. Une aide précieuse pour les Blancs consistera en la réactivation de la centrale nucléaire de Rouen, toujours opérationnelle, mais dont le fonctionnement exige un logiciel de décryptage. Le programme informatique, volé avant la catastrophe sociale, a abouti, par diverses voies, en la possession du grand-<wbr>père de Cheik Akim, ancien éboueur parisien. L’expédition de récupération du logiciel est couronnée de succès et accroît l’indépendance énergétique des guerriers blancs. Cheik Akim, irrité par les différents coups de mains des Européens, se décide enfin, avec l’appui de ses 15 000 hommes, à crever l’abcès.<br>Entre temps, des renforts inattendus en provenance de Baja, en Hongrie, apportent un nouveau soutien logistique à Gauthier ; avec deux hélicoptères de transports de troupes remis en état, la délégation hongroise est conduite par la jeune Anastasia –future femme de Gauthier-<wbr> à la recherche de son frère, esclave des beurs. Tout est donc en place pour la confrontation finale qui aura lieu à Poitiers, là où Charles Martel arrêta les Arabes en 732.Leur chant de ralliement ne laisse planer aucun doute : <br><i>" Nous sommes la jeune Europe<br>Nous sommes les gens de l’avenir,<br>Nous conquérons l’Europe,<br>Nous combattons pour la bonne cause<br>Pour l’Europe aux Européens</i><br><i>Pas pour l’Europe aux Africains.<br>Nous sommes nés dans la souffrance, <br>et nous voulons vaincre ou mourir,<br>Prenez garde à la jeune Garde,<br>Vous les pourris, tous les mêmes et les tarés, et les tarés<br>Prenez garde à la Jeune Garde.<br>C’est la lutte nationale qui commence<br>Et qui sera victorieuse demain<br>C’est le grand nettoyage de la France<br>La grande revanche pour les Européens. <br>Prenez garde, prenez garde,<br>V’la la Jeune Garde. "<br></i>Cheik Akim est sûr de sa victoire : n’a-<wbr>t-<wbr>il pas le nombre pour lui ? A marche forcée, il se dirige vers le nord. Gauthier, de son côté, met dans la balance sa science de la guerre.  En véritable empereur, il confie à Edmond, son quasi-<wbr>frère, le commandement de "l’armée régulière", appuyée par les hélicoptères. D’autre part, des pourparlers engagés avec  l’opposant du Cheik, Walid El Hatan, règle le sort futur des Arabes en cas de victoire européenne : ils retourneront à leurs frontières naturelles constituées par le Maghreb. Le combat engagé, la tactique de harcèlement porte ses fruits. <br>Les archers de Gauthier, redoutables guerriers, malmènent les assaillants. La bataille décisive se déroulera à Poitiers même. L’ennemi blanc, insaisissable recule devant Cheik Akim afin d’attirer les Arabes dans un piège,  au centre de la ville , tout l’espace y étant miné. Les Arabes concentrés, les Blancs disparaissent par les égouts et l’explosion qui se déclenche ensevelit sous des tonnes de gravats les Musulmans. L’ambition pan-<wbr>arabe a vécu. Cheik Akim est mis à mort, les beurs survivants se rendent.Une nouvelle ère européenne, brillante, inégalitaire, heureuse (pour les dominants), basée sur le culte du chef, se lève en cette Europe de 2023, sous le despotisme impérial de Gauthier et de sa garde noire :<br><i>"Ce n’est pas avec des principes démocratiques qu’on sauve une nation : l’entretenir, peut-<wbr>être ; la tuer, probablement. Dans l’état où nous sommes tombés, nous n’avons que faire d’une démocratie à l’usage interne.D’abord, la démocratie, c’est un leurre ; ça n’existe pas réellement, ça n’existe nulle part (…) le gouvernement du peuple, par le peuple à travers le bulletin de vote quadri-<wbr>annuel et le suffrage universel : quelle dérision, quelle plaisanterie ! "</wbr></wbr></i>(…)<br><i>" Mai 2033… en ces magnifiques jours de printemps, toute la population de Rouen a été conviée à se rassembler dans le stade Friedrich Nietzsche qui s’élève à l’est de la ville. Près de vingt mille femmes, hommes et enfants attendent l’arrivée de Gautier, descendant du roi Arthur, chef suprême des armées et Empereur de la Nouvelle Europe. Les croix celtiques noires sur fond blanc se détachent sur les milliers d’étendards rouges flottant au vent. Les quatre mille membres de l’armée conduite par Edmond Le Beuve défilent les premiers, hurlant de toutes leurs poitrines le chant des lansquenets. "<br></i>Un récit dont les idées extrémistes ont le mérite de la transparence. Les références  à l’idéologie du 3 ème  Reich, la supériorité native de l’homme blanc, de ses actions inspirées, sont constantes. Tout cela est articulé en un texte tendu, truffé de notes critiques et de références bibliographiques sélectives. Formellement, le roman est une réussite et se lit d’une traite.. Quant  aux idées…. A chacun d’apprécier.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">724</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
