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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/14/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>La Revolte Des Fleurs</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-revolte-des-fleurs-r788/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/revolte-des-fleurs-2.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">L’homme, de par son activité, dédaigne le règne végétal ou l’utilise en un but mercantile. Plus particulièrement, il méprise la rose, fleur splendide dont il ne fait qu’un artifice de commande. Blasé et brutal il déshonore la nature. La rose, mortifiée, convainc ses sœurs et au-<wbr>delà d’elle, le reste de la nature florale, d’arrêter de fleurir :<br><i>Retirons-<wbr>lui, dons inutiles,<br>Nos parfums et nos coloris,<br>Que des choses qu’il dit futiles<br>Il apprenne à sentir le prix ! »<br></wbr></i>La révolte est déclenchée, faisant que, au printemps suivant, les prairies et les arbres restèrent sans fleurs, ce qui désarçonna les insectes. Sans effet, les vents s’efforcèrent d’émouvoir les arbres fruitiers, les suppliant de revenir à leur nature première. Mais la situation perdura. Le printemps d’après, il n’y eut pas de changement :<br><i>Au mois de mai suivant, les plantes obstinées <br>verdirent sans parure, et pendant trois années,<br>En dépit des savants qui ne comprenaient pas,<br>Et de main esprit fort qui s’alarmait tout bas<br>Et la campagne resta lugubre et monotone.</i> <br><i>Et le morne printemps semblait un autre automne.(…)<br></i>Le regret des fleurs devint vif pour la race humaine <i>«Aux durs labeurs condamnée. » </i>Ce regret, avec le temps, se changea en besoin obsédant. Comme les rêveries de la jeune fille qui se sont évanouies, l’ennui gagne les êtres humains qui soupirent, nostalgiques, en se rappelant les beautés passées. Car sans fleurs, plus de fêtes :<br><i>« La démence fut telle à la cinquième année,<br>Que la foule vaguait stupide ou forcenée.<br>Les uns, à deux genoux, subitement dévôts,<br>Imploraient du soleil les anciens renouveaux ;<br>Les autres blasphémaient, péroraient sur les places,</i><br><i>Et soufflaient sans motif, l’émeute aux populaces<br>« Des fleurs ! des fleurs ! criait la foule aveuglément.<br>Puis cette fièvre éteinte, un vaste accablement<br>Fit taire la révolte et l’espérance même,<br>Et sur l’humanité le spleen muet et blême<br>Comme un linceul immense étendit son brouillard. »</i><br>Ce fut un vieillard poète, qui sut convaincre la rose d’arrêter son projet fou et néfaste, <i> «Et voici qu’un Rosier s’attendrit à sa voix » </i>La merveille de la renaissance aura lieu. Partout, la nature foisonne, les boutons éclatent à profusion, rendant à l’humanité sa joie de vivre. La foule en liesse se rue dans les champs faisant vibrer l’amour en un élan fraternel. Partout, avec les bouquets que l’on cueille avidement, éclate la joie de vivre, et les hommes<i>« tisse(nt) des arcs triomphaux, à festons de verdure ».<br></i>Un poème cataclysmique inattendu promouvant la beauté et la grâce d’une nature saine, exempte de pollution. Sonnant comme un avertissement écologique avant l’heure en ces temps d’industrialisme naissant, la longue poésie de Sully Prud’homme interpelle encore aujourd’hui  le lecteur (rare!), avec ses accents sombres ou prophétiques d’une évidente actualité.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">788</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Revolte Des Femmes</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-revolte-des-femmes-r787/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/revolte-des-femmes.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Travis, journaliste en congé sabbatique, découvre un vieil homme à l’hôpital dont la peau grise puis noire, augure de sa mort prochaine. Intrigué, il est témoin d’une tentative d’assassinat opérée sur le moribond par une jeune femme blonde.  De retour chez lui, il est contacté par le commissaire Tomkins l’informant que plusieurs autres cas de maladie viennent d’apparaître, tous voisins d’une maison située à Winthrop Street.  Travis s’y rend pour enquêter, y découvrant une carte de visite au nom de Rosalie Turner. Tandis qu’il retourne chez lui, il est victime d’une nouvelle tentative d’assassinat. Son agresseur, la belle blonde d’avant, qu’il désarme facilement, s’appelle Betty. <br>Alors qu’elle prend la fuite, Hale, l’ami photographe de Travis, l’appelle pour lui signaler que toutes ses épreuves sont voilées. De même, tous les postes de radio d’Union City se révèleront brouillés. Une réunion de crise à la mairie met en évidence le rôle néfaste joué par ces rayons dans le déclenchement de la maladie mortelle qui ne semble toucher que les hommes. En ville une ou plusieurs sources émettrices contaminent les citoyens amenant vers  les hôpitaux quantité de moribonds :<br><i>« Depuis la fin de l’après-<wbr>midi, les douze ambulances des cinq hôpitaux  n’avaient pas eu un moment de repos. On avait convoqué les entrepreneurs de pompes funèbres et réquisitionné leurs véhicules. A l’un des bouts de la pièce, un homme inscrivait des chiffres sur un tableau noir : le total se montait à 316. Un peu plus loin, un autre homme piquait des épingles à tête rouge sur un plan de la ville.</wbr></i> »<i> <br></i>Grâce à Travis qui suit la piste Rosalie Turner, la police met la main sur une mallette générant<i> </i>du rayonnement gamma.  Par Betty tombée amoureuse de Travis, le journaliste apprendra l’horrible vérité : partout dans le pays les hommes seuls sont visés dans leur chromosome Y par le rayonnement mortel. Les responsables de ces crimes sont des femmes, toutes élevées en couveuse, porteuses de chromosomes XX pour lesquelles il est impossible de procréer : ce sont des «haploïdes ». Elles ont juré la perte de l’élément masculin :<br><i>« Un haploïde ? Expliquez-<wbr>moi, docteur, dit Travis. – Eh bien, vous, par exemple, vous êtes un diploïde – soit dit sans vous offenser. Chacune de vos cellules comporte douze paires de chromosomes mâles et autant de femelles. Si vous ne possédiez qu’un seul type, vous ne seriez sans doute pas vivant, mais une  femme… une haploïde constituée par un seul type de chromosomes… ce serait théoriquement possible. Par parthénogenèse. »<br></wbr></i>Travis alerte Tomkins alors que dans toutes les organisations administratives, ou dans les rue, les haploïdes, se révélant enfin au grand jour,  éliminent impitoyablement les hommes. Le journaliste et ses amis seront poursuivis, capturés, enfermés au sanatorium de Faircrast, le quartier général des haploïdes. Ils doivent la vie sauve à la nature de leur groupe sanguin de type AB, réfractaire aux rayons gamma. Travis fera enfin connaissance avec le chef suprême des haploïdes, le Docteur Garner dont Betty est la fille. Cette vieille femme a juré une haine implacable à la gent masculine :<br><i>« Un homme maigre, hâve et hirsute sortit de l’ombre et s’avança timidement. « je vous en prie, madame, laissez-<wbr>moi partir ! Ma femme est malade… j’allais chez le pharmacien quand on m’a arrêté… ayez pitié, madame… » Une gifle brutale l’atteignit en plein visage et le fit tomber à genoux. Il essaya de continuer à parler tout en se protégeant la tête avec ses mains. « Je vous en supplie… ma femme… elle souffre… » Un coup de pied à la mâchoire l’envoya rouler sur le dos. « Débarrassez-<wbr>moi de cette saleté ! dit le docteur Garner. Allons, vite ! »<br></wbr></wbr></i>Elle explique à Travis comment elle a détourné l’invention de son ex-<wbr>mari (le premier mort de la série). Heureusement, ils seront sauvés par Betty en dernier recours, mais resteront assiégés, isolés, menacés par des femelles haploïdes jusqu’à ce que des hommes armés, en provenance de Chicago où la menace avait enfin été prise au sérieux, viennent les libérer. Garner mourra, Betty épousera Travis pour lui faire de beaux enfants (c’était une fausse haploïde !), et les hommes conserveront le pouvoir.<br>« La Révolte des femmes » est un roman policier en son essence et traduit surtout l’incroyable angoisse de l’homme envers la femme qu’il veut soumise. Beaucoup de personnages peu fouillés, un psychologisme primaire, un mélange d’événements font de ce récit une histoire ratée. Pour du plus sérieux voir « le Rivage des femmes » de Pamela Sargent, ou « Belles dames du siècle  prochain » d’Edmund Cooper.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">787</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Revolte Des Carnassiers</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-revolte-des-carnassiers-r786/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/revolte-des-carnassiers.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Lester, rédacteur à la revue « Modern Science » et Liza, un jeune couple de citadins, sont séduits par la vie à la campagne. Ils s’installent à Amangansett, une région boisée de l’île de Long Island et abandonnent leur chat dans la campagne environnante pour se sentir plus libres. Un voisin les avertit : <br><i>« A mon avis, les véritables responsables, ce sont les gens qui perpétuent cet état choses. Je pense en particulier aux estivants qui viennent ici pour la saison et qui prennent un petit chat pour amuser leurs gosses. Quand vient le moment de retourner en ville, ils ne s’embarrassent pas de scrupules: hop, ils déposent le minet au bord d’un chemin et le laissent se débrouiller comme il pourra. »<br></i>Ceci n’est pas bien du tout et le reste du récit le prouvera. Des signes inquiétants leur révèlent que des chats, beaucoup de chats, sont très présents autour de la propriété :<br><i>« Je tournai la poignée et entrouvris la porte de quelques centimètres. Ils étaient toujours là. Il semblait y en avoir encore plus qu’avant. La cour en était remplie, ainsi que l’allée jusqu’à la limite du pré et de la forêt. Ils encerclaient la maison. Ils étaient tous tournés vers elle, parfaitement silencieux, assis ou allongés sur le côté, leurs yeux obliques à demi-<wbr>clos, dans une attitude d’attente. »<br></wbr></i>Bishop, un fermier, signale de nombreuses disparitions de bêtes domestiques. Un cerf est découvert mort, avec de graves blessures et les yeux crevés.  En un mot, les félins ne se contentent  plus d’observer les êtres humains ; à l’occasion, ils les attaquent. Leur voisine Julia en fera les frais, puisque mordue à la main par l’un des chats, elle mourra de septicémie à l’hôpital. De même, leur vieux chien Charlie se fera agresser à mort dans les bois. Lester se demande comment il pourrait se débarrasser du fléau. Une première visite auprès de Castelli, le gardien de la fourrière, ne produira aucun résultat sinon d’apprendre que les chats abandonnés sont légion en cet endroit. Il faudra la mort de l’un des policiers, le sergent Kruzer, envoyé en observation et sauvagement assailli, pour que les autorités municipales, après de nombreuses délibérations, prennent la décision de nettoyer ce coin de forêt où se sont rassemblés les félins :<br><i>« Le gros chat état là, couché dans l’herbe flétrie de l’hiver. J’espérais qu’il était bien mort. Car un autre chat, celui de tout à l’heure, marron et gris, était penché sur lui, occupé à lui déchirer les entrailles. Il m’entendit, ou bien me vit, et releva la tête. Ses crocs étaient sanglants. Je le mis en joue. Il ne bougea pas. Je tirai. Sa tête vola en éclats. »</i><br>Une battue sera organisée par tous les gens de bonne volonté dans le but d’éliminer définitivement le danger en tirant les chats au fusil ou en les repoussant à l’aide de gaz lacrymogène vers la rivière où ils se noieront. Lester pousse un soupir de soulagement : sa femme et lui pourront vivre en paix ! C’est en rentrant chez lui après cette dure journée qu’il aperçoit, sur le pas de la porte, un chat en train de se lécher…<br>Un roman pour jeunes enfants dans lequel l’auteur envisage la révolte animale, certainement comme réponse aux vilenies des humains, et le danger que constitue la multiplication incontrôlée d’anciens animaux domestiques. Un petit récit sans grande surprise.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">786</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Revolte De La Terre</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-revolte-de-la-terre-r785/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/revolte-de-la-terre.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Sur une Terre livrée depuis des années aux Saturniens gélatineux, l’humanité a régressé au niveau préhistorique. La majorité des hommes servent de nourriture à ces vampires extraterrestres. Seuls de petits groupes à la tête desquels Iskander, sillonnent  l’Europe pour canaliser l’énergie de la révolte. Dans Paris en ruines, les insurgés s’abritent dans les couloirs du métro devenus des catacombes, afin d’ échapper à leurs tortionnaires : <i><br>"Sur l’autre rive ils tombèrent dans une infernale broussaille métallique où des poutrelles tordues et rouillées s’enchevêtraient comme une irréelle forêt vierge. -<wbr> Voici les restes de la Tour Eiffel, cette construction extraordinaire mesurait trois cents mètres. Les Saturniens ont soufflé ses bases et elle s’est écroulée d’une seule pièce. "</wbr></i><br>Jean Frassard est le chef de la cité souterraine. Pendant qu’Iskander, Georges, Godfroid et Bertrand sont capturés et envoyés sur Saturne où ils parviennent à se libérer et à faire sauter la planète honnie, Jean Frassard attaque avec ses troupes les Saturniens restés sur Terre pour délivrer des masses apathiques et faméliques de terriens esclaves. Les extraterrestres sont balayés et la Terre sauvée. Chic !<br>Encore un petit épisode coloré d’une vilaine invasion, fort apprécié par les jeunes lecteurs des années cinquante qui, grâce au petit format pratique des fascicules Ferenczi, purent passer à l’école mainte journée d’ennui.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">785</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Retour Des Barbares</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-retour-des-barbares-r783/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/retour-des-barbares.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Jean Sibiril écrivain de théâtre réputé, voue un amour inconditionnel à Dinah Magis, son actrice préférée. Pour elle, il a l’intention de créer une nouvelle pièce portant sur l’influence grandissante qu’exerce l’Orient sur l’Occident en mettant en scène la secte des Assassins qu’il imagine toujours active sous l’égide du Vieux de la Montagne, poursuivant son influence néfaste et occulte dans l’Europe contemporaine.  Un cheik arabe du nom de Mohamed-<wbr>Aziz-<wbr>Bey, jeune homme de grande culture et immensément riche, ancien condisciple d’université de Sibiril, renoue des liens avec son ancien ami et, par la même occasion, avec Dinah. Hautement intéressé par le projet de l’écrivain, il se tient à disposition du couple pour les faire profiter à la fois de ses largesses et de sa connaissance du sujet. Incidemment, Sibiril suppose qu’Aziz se sert du prétexte de la pièce pour courtiser la jeune femme, ce qu’elle dément.<br>De fil en aiguille, Aziz, toujours charmeur et dévoué, les invite à passer quelques jours de vacances dans sa résidence au Maroc où ils pourront mieux s’imprégner de leur sujet. Il peut même faire rencontrer à Sibiril le seigneur Ahmet-<wbr>Ben-<wbr>Hassan, l’actuel chef de la secte des Ismaëlites, improprement appelée " Assassins " et mieux connue sous le nom de " Haschichins ".  Cette secte, érigée en société secrète, existerait donc encore.  A la faveur d’un somptueux repas agrémenté d’une douceur au haschich, Sibiril est enlevé et se retrouve prisonnier dans une chambre rustique en plein cœur de la montagne marocaine. Toutes les attentions d’Aziz n’étaient que des leurres.  Alerté par les idées de l’écrivain qui, par hasard, semblait avoir vu juste sur les intentions de la secte, Aziz, affidé de celle-<wbr>ci,  a pensé, plutôt que d’éliminer son ami, de le faire adhérer à ses convictions.  Toujours active depuis plus de mille ans, la secte, en secret, pousse à la subversion dans l’ensemble des sociétés occidentales. Véritable franc-<wbr>maçonnerie à caractère initiatique, par le meurtre, le chantage ou la conviction, elle se trouve à l’arrière-<wbr>plan de toutes les révolutions, y compris la bolchevique, de toutes les guerres, de toutes les agitations qui sont bonnes pour déstabiliser l’Occident. Son but ultime est l’anarchie, la destruction de tout pouvoir organisé, le retour de la barbarie :<br><i>" -<wbr>En vérité, murmura-<wbr>t-<wbr>il, je n’imaginais pas que vos tendances fussent si uniquement destructives et je pensais qu’il s’agissait seulement de substitution. Dans la théorie communiste, les masses populaires qui s’estiment esclaves du capital, veulent imposer leur dictature,prendre possession de la richesse commune et l’exploiter au bénéfice commun, selon les capacités et les ressources de la production moderne. (…) <br>D’une voix calmée Aziz répondit : -<wbr>Que la masse, pour l’instant, l’estime ainsi, soit. La masse ne doit connaître qu’à l’heure voulue le secret profond de la doctrine (…) car, soyez-<wbr>en certain, mon cher maître, bolchevisme, communisme, dictature du peuple, ce ne sont là que des étapes nécessaires que nous aidons à préparer, tout en sapant les vieilles assises sociales sur lesquelles repose l’édifice vermoulu de cette civilisation qui vous semble encore si belle mais dont vous connaissez bien les lézardes et la précaire puissance. "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Aziz persuade son ami d’entrer dans la secte ou de mourir. Sibiril cède, à contrecoeur.  L’Arabe lui fait accomplir les étapes initiatiques nécessaires pour être reconnu par le Vieux de la Montagne, appelé encore Kourkia, un vieillard fanatique et dangereux. Sibiril doit abandonner toute idée d’écrire sa pièce et, en l’espace d’un an, se transforme en membre actif et inconditionnel de la secte. Le dramaturge retourne dans la villa de Gézirah chez Aziz. C’est là qu’il apprend l’atroce vérité : Dinah est morte, tuée par une dose trop forte de haschich ou intentionnellement, qui sait ? <br>Revenant à Paris où il se traîne, n’étant plus que l’ombre  de lui-<wbr>même, Sibiril songe à se venger. S’abstenant de toute vie sociale, il passera sa dernière année à rendre compte du danger qui menace l’Occident avant d’être lui-<wbr>même assassiné :<br><i>" En sommes-<wbr>nous là ? Le flot qui submergea Babylone et Alexandrie, les barbares qui vinrent déferler sur le monde romain pour l’engloutir, le transformer, allons-<wbr>nous les voir revenir sortir de cette traditionnelle forteresse, de ce rocher où je sais qu’ils rêvent et d’où leur influence agit magnétiquement sur le monde depuis des siècles, au plus profond de cet Orient demeuré fidèle aux premiers errements humains, en révolte contre notre ardente civilisation et toujours prêt à la détruire ? "<br></wbr></wbr></i>Un ouvrage intimiste écrit dans un registre de langue soutenu où l’amour entre les deux personnages principaux occupe une place importante. La thèse du complot occulte, de la menace idéologique rampante, par lesquels l’Occident risque de retourner à la barbarie, forme le soubassement d’une oeuvre qui trahit les préoccupations communes de plus d’un écrivain de l’entre-<wbr>deux guerres<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">783</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Retour A "O"&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/retour-a-%22o%22-r782/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/retour-a-zero.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Jâ Benal est un scientifique condamné à être déporté sur la Lune devenue bagne dans les siècles futurs. En réalité, il est envoyé par la Terre comme espion car les forces terrestres  désirent connaître l’exact danger que représente les Lunaires qui préparent l’invasion cette dernière.  Ils savent que Jâr est un espion; ils lui adjoignent une contre-<wbr>espionne en la personne de Nira qui, vaincue par son charme, deviendra une contre-<wbr>contre-<wbr>espionne. <br>Le parcours sera jalonné par des êtres et des événements comme les " Gôr " télépathes (réminiscence de Wells ?), une intervention chirurgicale sous forme d’expédition dans le corps humain  (annonce du «  voyage fantastique » ?), des bombes et des émetteurs miniaturisés ayant pour but mettre à genoux " l’Excellence ", c’est-<wbr>à-<wbr>dire le chef des Lunaires.<br>Nira et Jâr eux-<wbr>mêmes réduits à une grandeur Tom Pouce (réminiscence de " l’homme qui rétrécit " ?) , l’Excellence dans sa mégalomanie fera exploser la Lune ce qui dévaste du même coup la Terre. Tout le monde meurt. Vraiment tout le monde ? Non, surtout pas Jâr et Nira, qui se sont échappés de la Lune peu de temps avant son annihilation et qui deviendront les Adam et Eve miniatures d’une terre édénique.<br>Un récit qui se lit sans ennui sinon avec le plaisir douteux que provoquent " les enluminures idiotes " (Rimbaud)</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span><span class="ff0 fs20"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">782</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Retablissement De L'empire D'occident&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-retablissement-de-lempire-doccident-r781/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/illustration-blitz.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">A La Haye, les états européens à l’instigation de la Russie, décidèrent d’une paix commune et prolongée entre eux. Les difficultés demeuraient nombreuses, dues surtout à l’arrogance de l’Allemagne, plus impérialiste et militariste que jamais. Les négociations semblaient donc prêtes à échouer lorsque se produisit un coup de théâtre. Le professeur Zorn, délégué allemand intransigeant, fut remplacé par le Dr. Friede, selon la volonté même du roi de Prusse.  Tout en rondeurs et aménités, le Dr. Friede se déclara en tous points d’accord avec le protocole, l’Allemagne étant prête désormais à jouer le jeu de la transparence et de l’harmonie, à condition, toutefois, que l’on ne touchât pas à sa marine de guerre, seule force légitime  qui devrait servir à défendre sa nation si celle-<wbr>ci se trouvait d’aventure menacée.<br>D’abord incrédules, les autres pays européens mirent du temps à admettre la sincérité de l’Allemagne. Enfin convaincus – sauf la France qui limita difficilement son armement-<wbr>, ils virent avec étonnement l’ère de paix qui s’ouvrait devant eux :<br><i>« Par contre, c’était surtout des Allemands qui inspectaient nos manufactures d’armes, nos fonderies de canons, nos ateliers de précision, nos cartoucheries, et les établissements du Creusot, du Havre, de Fourchambault-<wbr> Commentry. Ils ne pouvaient pas ne pas constater qu’il en sortait des engins de guerre en quantité considérable, dont certains, à la vérité, étaient déclarés rebutés pour malfaçon, mais sans que la malfaçon rédhibitoire apparût en toute évidence. Au surplus, ils auraient été en droit d’exiger la destruction des exemplaires marqués du signe de rebut. »</wbr></i><br>L’Allemagne, avec douceur, rendit l’Alsace-<wbr>Lorraine à la France. Cette détente fit que de nombreux Allemands purent s’installer dans les pays riverains pour y faire du commerce, y vivre ou établir des industries de paix : machines agricoles, voitures de caractère, mais ni armes ou autres engins militaires. L’industrie allemande déploya des trésors d’ingéniosité et d’invention pour découvrir ou mettre au point de nouveaux produits chimiques destinés à l’amélioration du rendement agricole. Le tourisme allemand prospéra et de nombreuses colonies teutonnes et pacifiques se fondèrent en terre de France :<br><i>« Le développement de l’Allemagne pacifique dépasse toutes nos prévisions. Les préventions qui flottaient autour de nous se dissipent. Nous nous sentons vivre dans une atmosphère de sympathie où nous respirons à l’aise. Ce nous est un grand soulagement. On nous accueille partout ; on nous aide, au lieu de nous rester hostile ; on nous sourit, au lieu de nous bouder. Et nous travaillons au milieu d’une allégresse que nous n’avons jamais connue. »</i><br>La vigilance militaire française ne put prendre en défaut son voisin : l’Allemagne respectait scrupuleusement les décrets de La Haye. L’harmonie fut telle qu’au mois d’août 1914, le Kaiser fit part de sa décision de visiter Paris :<br><i>« La saison, certes, n’est pas très favorable aux grandes cérémonies : les vacances vident Paris de ses habitants, et elles y ramènent des étrangers. Peut-<wbr>être, après tout, était-<wbr>ce justement ce qui avait motivé la détermination prise par l’Empereur. Qu’elle qu’en fut la cause, d’ailleurs, cette détermination provoqua une émotion extrême non seulement en France, non seulement en Europe, mais même dans le Nouveau-<wbr>Monde. On câbla de New York et de San-<wbr>Francisco pour le jour de l’arrivée du souverain.<br>De leur côté, les Allemands redoutèrent sans doute qu’il arrivât malheur à celui-<wbr>ci, car ils affluèrent en France, et se ruèrent sur les hôtels.  Depuis l’Exposition du Centenaire, Paris n’avait pas été aussi surpeuplé. Jamais autant d’automobiles n’y étaient venues, de toutes les directions : du Nord, en particulier. L’occasion, en effet, était tentante de visiter la Hollande et la Belgique en se rendant chez nous. »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Bien que de nombreux Français fussent en vacances à ce moment-<wbr>là, rien ne s’opposait à cette visite. Le lendemain de sa venue, rien ne fut plus comme avant. L’armée française se trouva paralysée en ses casernes, endormie par des gaz soporifiques, alias « produits chimiques agricoles » répandus judicieusement par une cinquième colonne germanique motivée. Elle se réveilla prisonnière et sans armes, à quelques exceptions près. <br>Une lettre du Chancelier de l’Empire expliqua les faits, notamment qu’en une nuit, grâce à l’infiltration « pacifique» allemande en Europe et la transformation instantanée de tous les engins agricoles en engins militaires, du Danemark jusqu’à Paris, à l’heure dite, les « touristes » allemands, disposés suivant un plan rigoureux, s’étaient emparés de toutes les armes, neutralisant tous les régiments, et assignant les quelques unités résistantes en cours de justice à La Haye pour entrave à la paix et usage d’armements militaires !<br>Elle expliqua qu’il était tout naturel pour l’Allemagne d’avoir à procéder de la sorte, étant donnée son exigence «d’expansion vitale» et «territoriale», celles-<wbr>ci ayant toujours été une nécessité absolue, ce qui justifiait la ruse dont elle avait fait preuve et que devaient comprendre les Etats voisins. Enfin, tous les chefs d’états des pays soumis récemment seront convoqués à l’investiture à Paris de Sa Majesté qui a décidé de prendre le titre «d’Empereur d’Occident » :<br><i>« Quoi qu’il en soit, la situation qui nous est faite nous crée des obligations nouvelles. Sa Majesté a décidé de prendre le titre d’Empereur d’Occident. Elle avait songé à se donner l’investiture à Aix-<wbr>la-<wbr>Chapelle, mais il a été décidé finalement que la cérémonie aurait lieu dans la Galerie des Glaces de Versailles, le 15 août, date anniversaire de la naissance de l’Empereur Napoléon. Vous comprendrez sans peine les motifs qui ont déterminé le choix de ce jour et de ce lieu. Vous remettrez au chef de l’Etat auprès duquel vous êtes accrédité la lettre autographe qui le convoque pour la solennité. »</wbr></wbr></i><br>Une nouvelle féroce et ironique mettant à jour la duplicité prussienne, la noirceur de ses objectifs, son mépris du droit des peuples. Un brûlot à verser au gigantesque dossier des guerres conjecturales.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">781</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Restera-T-Il Un Chant D'oiseau?</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/restera-t-il-un-chant-doiseau%3F-r780/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/restera-t-il-un-chant-d-oiseau.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le poète, amoureux de la montagne, ne peut que s’émouvoir en face du sort réservé à la Terre : <br><i>« Que restera-<wbr>t-<wbr>il sur la terre<br>Dans cinquante ans<br>On empoisonne les rivières<br>Les océans ».</wbr></wbr></i><br>La pollution par le pétrole, la menace atomique, la disparition des espèces animales, y compris les oiseaux : (<i>«Pour les enfants d’un temps nouveau, restera-<wbr>t-<wbr>il un chant d’oiseau »), </wbr></wbr></i>l’amènent à faire appel à la jeunesse qui doit <i> </i>«<i>crier plus fort pour que se réveille le monde </i>».<i><br></i>L’attention est touchante mais la mélodie  molle et les paroles convenues manquent à leur but, faisant pâle figure auprès des chansons de ses débuts tels que « Potemkine » ou « Je ne chante pas pour passer le temps. »</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span><span class="fs20 ff2 cf3"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">780</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Republique Des Muets</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-republique-des-muets-r778/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/republique-des-muets.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Un groupe de joyeux bourgeois passe une merveilleuse soirée mondaine chez Aristide Pommart, l’industriel richissime, le vendeur de gramophones. Il y a là un jeune politicien brillant, Félicien Machado qui laisse percer une liaison avec Nicole Pommart, la fille du susdit industriel, Plancher-<wbr>Valcour, le directeur de " l’Indépendant ", qui ne l’est que de nom, le fier ténor Fioravanti Campobasso, Johan Sprnk (comme ça se prononce !)  diplomate moldo-<wbr>valaque et Marmaduke Buffalo, industriel américain.  Tout ce petit monde ne songe qu’à profiter du système politique en place, quand Plancher-<wbr>Valcour, après une séance à la Chambre des députés, apprend que l’Allemagne, en grand secret, aurait isolé un nouveau microbe ayant la capacité de rendre aphone les êtres humains. Sous la direction du teuton Von Sputz, ce microbe, baptisé " Aphonitus Generalis "  serait destiné aux  nations européennes :<br><i>" Ce savant, le fait est indéniable, a découvert une sorte de microbe enroulé en spirales, de l’espèce dite vibrion. Le bacille Von Sputz est mobile et se colore en rouge ; il s’attaque aux cordes vocales avec virulence, et les détruit pour ainsi dire instantanément. Au contact de l’air, l’Aphonitus generalis (c’est le nom scientifique de la terrible bactérie), se multiplie et se propage avec une rapidité tellement extraordinaire qu’une bombe, chargée seulement de quelques grammes de ces êtres microscopiques, en explosant sur une agglomération, pourrait rendre cent mille personnes complètement muettes en moins d’un quart d’heure. "</i><br>Pour en avoir le cœur net, Plancher-<wbr>Valcour envoie en mission exploratoire un jeune journaliste, Emmanuel -<wbr>André-<wbr>Louis. Grâce à un passeport moldo-<wbr>valache, à sa relation avec une ancienne amie amoureuse de lui, Melle Nina Kroll, le jeune homme arrive à entrer en contact avec Von Sputz, passionné par les bactéries de toute espèce. Le couple dérobe une éprouvette remplie d’Aphonitus Generalis et reprennent le train pour la Belgique.  Mais un affreux malheur est sur le point de se produire : André-<wbr>louis, dans le train, profitant du sommeil de Nina, offre ses hommages à une demoiselle présente dans le compartiment. Mal lui en prend. Nina se réveille et lance sur  Emmanuel-<wbr>André-<wbr>Louis ce qui lui tombe sous la main, c’est-<wbr>à-<wbr>dire l’éprouvette d’Aphonitus :<br><i>" -<wbr>Nina ! Le journaliste s’était dressé comme un fou pour arrêter le geste : -<wbr>Nina !… Trop tard : le petit sac à main avait pris son vol et il alla s’aplatir contre la cloison. On entendit un bruit de verre brisé… -<wbr>Nous sommes foutus, c’est le bocal d’Aphonitus !… hurla Emmanuel-<wbr>André-<wbr>Louis. Nous sommes fout… Et, tout à coup, il n’entendit plus le son de sa voix… "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Immédiatement le microbe se répand, enlevant toute faculté de parler à quiconque. Affolé, Louis-<wbr>André accourt en pleine réunion chez les Pommart pour avertir son patron du désastre : <br><i>" Mme Estagnon gisait évanouie sur un canapé, Machado courait de long en large comme un possédé, Campobasso et Johan Sprnk, les yeux fixes, affalés contre la table, remplissaient et vidaient leurs verres machinalement, et Plancher-<wbr>Valcour, debout, froissait et refroissait entre ses gros doigts le papier maudit. " </wbr></i><br>Toute la compagnie est rendue aphone et, de là, l’épidémie se répand comme une traînée de poudre, d’abord à Paris, puis à l’ensemble de l’Europe. Les conséquences en seront terribles et parfois… inattendues. Félicien Machado, orateur puissant, mènera dorénavant une vie de clochard, puisque privé de son bel organe et de Nicole. Amédée Québec, un jeune politicien timide gagnera en assurance n’étant plus influencé par l’affreux bégaiement qui le handicapait. Les sourds-<wbr>muets reprennent du poil de la bête, prodiguant des formations à ceux qui voudront s’initier au langage des signes.  Le gouvernement tombe, remplacé par un autre plus en rapport avec la nouvelle société de muets qui émerge. Longtemps après, le 22 novembre 2850, l’archéologue patagon Chicuk Uhi met à jour une vieille caisse qui lui démontre combien ses ancêtres politiques étaient vociférants:<br><i>" De nos jours (et c’est tout naturel), aussi bien à Oslo qu’à Caracas, à Nairoby qu’à Pernambouc, si vous levez votre petit doigt de la main gauche en l’air, le premier venu vous dira l’heure qu’il est ; si dans un restaurant vous croisez vos deux pouces l’un sur l’autre, le garçon immédiatement vous servira une tasse de thé… En un mot, un citoyen français moyen peut traverser le globe du Grönland jusqu’en Tasmanie, et partout, sans difficulté, il se fera comprendre."</i><br>Une charge un peu lourde en forme de pochade dirigée contre les moeurs politiques françaises de l’entre-<wbr>deux guerres.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">778</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Reprise</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-reprise-r777/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/reprise--la-ok.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le narrateur est d’un type biologique particulier. Quand sa mère, une Française de Paris, s’est trouvée seule survivante de l’avion qui s’était écrasé au cœur de l’Afrique, elle a pu survivre en étant recueillie par une tribu de gorilles. <br>Devenant l’objet du mâle dominant, elle s’est trouvée enceinte de ses œuvres. Le narrateur est son fils, produit d’un gorille et d’une humaine. Elevé comme ses frères et sœurs dans la sauvagerie, il a néanmoins acquis, à travers l’éducation active de sa mère, des réflexes purement humains et la logique de pensée qui caractérisent notre espèce. <br>Encore jeune, lui, ainsi que sa mère, n’eurent aucune conscience qu’ils restaient les seuls survivants humains de ce globe. En effet, un vent d’apocalypse composé de l’ensemble des miasmes produits par des charniers guerriers, a soufflé la mort sur le monde, tuant instantanément la totalité des êtres humains.<br>A ses quinze ans, sa mère meurt,  terrassée par une fièvre maligne. Resté seul de sa race il va s’appliquer à se chercher une compagne humaine, suivant en cela les ultimes recommandations de sa mère. Sa fuite fut difficile. Talonné par son père-<wbr>gorille qui brûlait du désir de se venger de l’avorton, il fut obligé de le tuer. En sortant de la grande forêt, tout en suivant les bordures des déserts et en longeant les diverses côtes, il se retrouva en Egypte au bout d’un très long temps, s’attendant à y rencontrer ses semblables. Une terrible déception le guettait : des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, personne, ou plutôt :<br><i>« Pas à pas, j’arrivais à la mer promise, trébuchant sur les tas, dans la plaine, d’ossements desséchés ; des crânes, patinés par le vent du désert, grimaçaient au soleil ; des monceaux de squelettes plaquaient leurs blanches ondulations sur la terre durcie, vestiges des charniers où se brisèrent les chocs des cohortes humaines. »</i><br>Se repérant sur un atlas, il entra en terre de Canaan puis, guidé sans doute par l’Esprit universel, il continua sa route vers la terre de France, en traversant l’Italie, espérant découvrir à Paris, sa patrie, la femme avec laquelle il pourrait perpétuer le genre humain. Il arriva dans une capitale déserte de vie mais peuplée de squelettes. Sa première visite fut pour les trésors de la Bibliothèque nationale où il méditera sur les restes humains :<br><i>« Aussi endurci que je fusse contre les évocations, après quatorze années de pèlerinage dans le fantastique ossuaire qu’était devenu le monde, ancien domaine de l’homme, une stupeur respectueuse m’arrêta quand, sur un lit aux draps dentelés par les mites, je trouvai deux squelettes allongés côte à côte. Toute mon hérédité reflua vers mes tempes qui se mirent à trembler. Qui étaient ces deux-<wbr>là ? mes grands-<wbr>parents peut-<wbr>être ? Je tombai à genoux. Pourquoi ce geste auguste ? Retour miraculeux du formidable aimant qui relie les générations. La chaîne se renouait. »</wbr></wbr></wbr></i><br>Une évocation indispensable de la belle histoire française, liée à la grandeur de l’empereur Napoléon, lui fait comprendre à quel point il ressemble à ce dernier.  Enfin, las de chercher une femme introuvable, il s’établira en une petite maison avec jardin,  proche de l’avenue des Champs Elysées où il fera pousser mélancoliquement des fleurs.<br>Pourtant, il n’abandonne pas l’exploration de la ville, poussant de la gare d’Austerlitz à la chapelle de la Salpêtrière où –chose inouïe !-<wbr> il aperçut des traces de pas étrangères. Enfin, l’avait-<wbr>il trouvé,  sa femme !:<br><i>« La silhouette grandit ; elle marche toute droite ; mes mains s’agitent ; je me mets à trembler. O merveille ! Les formes se précisent ; c’est une femme ; ma vue prend une étrange acuité ; « elle » porte des vêtements, car il fait froid, mais la marche accuse le dessin voluptueux ; les épaules étroites ; les hanches qui débordent ; les ondulations lentes des fesses qui louvoient ; les cheveux sont épars et flottent librement. (…) Un frisson sinueux court dans mes vertèbres; mes artères sont gonflées d’un grandissant tumulte ; un voile de sang injecte mes prunelles ; mes tempes battent à se rompre ; les nerfs de mon cou se tendent comme des cordes ; ma mâchoire se rétracte, découvrant mes canines ; un peu de bave monte à mes gencives rouges ; les ailes de mon nez palpitent en saccades. C’est le rut qui rue, c’est la bête en folie »</i><br>Domptant à grand’peine sa part animale, il procédera à un contact en douceur, vainquant le gorille en lui et se soumettant au génie de la féminité. <br>Geneviève – c’est son nom – devenue son amie, évoque brièvement son passé, comment, en ayant essayé le narcotique de son père médecin, elle fut épargnée par la catastrophe universelle et comment, seule depuis trente ans, elle avait survécu, à moitié folle en arpentant la grande ville silencieuse. <br>Aujourd’hui elle habite au muséum d’Histoire naturelle, dans un coin du Jardin des Plantes. Ne souhaitant pas de rapport sexuel prématuré, elle soumet donc le jeune homme-<wbr>gorille a un rituel d’attente en lui fixant un rendez-<wbr>vous dangereux, où, menacé d’être dévoré par des loups, il sera sauvé par l’éléphant domestique de Geneviève et réconforté entre des fleurs et du vin, dans son petit chez-<wbr>soi. Ainsi se trouva-<wbr>t-<wbr>elle finalement enceinte,  accomplissant malgré tout « la Reprise » :<br><i>« Dans les compétitions que les hommes organisaient jadis entre eux, courses desquelles il était beau de sortir vainqueur, il arrivait qu’ils se groupaient par équipes se relayant à volonté ; et lorsque dans un groupement de coureurs solidaires, l’un, en ligne, faiblissait, il se voyait remplacer par un camarade frais, je veux dire non fatigué, c’était la reprise ; les hommes ne sont plus , l’humanité a faibli par sa faute et son opiniâtreté à se détruire, je reste pourtant, et mon idéal est d’opérer une miraculeuse Reprise, car il faut que la course continue, l’Homme ne saurait mourir. »</i><br>Un ouvrage curieux et nombriliste où l’auteur, se servant du prétexte cataclysmique, se livre à une série de réflexions à propos de la littérature, la peinture, la sculpture, privilégiant des tableaux artistiquement travaillés à la mode «romantique-<wbr>kitsch » fin de siècle. Un récit en décalage à cause d’un style contourné et précieux travaillé par un auteur en représentation permanente devant le miroir des lettres.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">777</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
