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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/13/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>La Route De L'atlantique</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-route-de-latlantique-r801/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/route-de-l-atlantique.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le professeur Solvol a réuni autour de lui un aréopage de financiers pour leur expliquer sa fantastique découverte. Par un changement opéré dans la structure atomique de l’eau, Solvol a pu solidifier l’eau de mer. Il envisage de construire une route sur l’Atlantique pour relier l’Europe à l’Amérique en sollicitant des fonds pour son projet. Celui-<wbr>ci n’eut pas le temps de voir le jour pour deux raisons. La première, c’est que le professeur Solvol disparut peu de temps après sans plus donner de signes de vie. La deuxième, c’est le déclenchement de la deuxième guerre mondiale où les Allemands triomphèrent sur terre et sur mer. De terribles batailles maritimes eurent lieu qui devaient empêcher l’approvisionnement de la Grande-<wbr>Bretagne en fournitures de guerre :<br><i>«Les mers étaient sillonnées par de véritables forteresses flottantes qui bravaient les pires tempêtes uniquement pour aller surprendre l’ennemi dans ses repaires les plus inexpugnables. Et l’ennemi, bien entendu, répondait par les mêmes moyens et rendait les coups avec une générosité digne d’un meilleur usage. Bref… La guerre faisait rage et menaçait de détruire le monde entier pour peu qu’elle durât encore longtemps à ce rythme épouvantable. »</i><br>Alors que le sort semblait favorable aux Alliés, soudainement, de nombreux navires coulèrent, comme s’ils avaient heurté un obstacle transparent et solide.Les Allemands, qui avaient enlevé le professeur Solvol, avaient mis en application son invention, barrant la route maritime depuis les Açores jusqu’à l’Islande. Cette digue fut puissamment bombardée mais les brèches immédiatement comblées par les diligents sous-<wbr>marins allemands qui utilisaient le « Désintégrateur A » mis au point par Solvol. Les Alliées étaient en passe de perdre la partie malgré les batailles titanesques livées autour de l’obstacle, lorsqu’un aviateur français nommé Dumoulin, fortuitement évadé d’un camp allemand, les éclaira sur le sort du professeur Solvol, qu’il avait fréquenté dans une cellule du camp de Meresbourg. Le savant était mort depuis, mais avait confié les principes de son invention à Dumoulin, surtout les plans de construction d’un « Désintégrateur B », censé désunir les atomes solidifiés :<br><i>« Ce ne fut qu’au bout de quatre heures que le premier résultat apparut : une fissure dans le barrage. Puis cette fissure grandit, grandit encore, prit la forme d’une véritable brèche, semblant s’affaisser dans l’abîme. Littéralement, elle fondait, ce qui n’avait rien de surprenant puisque les éléments du Solvol dont elle était composée avaient été empruntés à la mer. Sans bruit, presque instinctivement, la route de l’Atlantique retournait à sa forme première. Bientôt elle fut complètement disloquée sur plusieurs milles de longueur. D’énormes blocs de Solvol flottaient et partaient à la dérive, semblables à des icebergs. »<br></i>Un travail scientifique acharné permit la démolition progressive du mur et fut la cause de la victoire des Alliés sans que l’Européen moyen ne sût jamais rien de cette aventure.<br>Une petite nouvelle gauchissant l’histoire datée par des éléments conjecturaux injectés dans une guerre réelle qui, du coup, prend une dimension onirique.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">801</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Robert</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/robert-r799/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/dernier-homme-leroy-b.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">J. (pour Julius) Robert grimpe le long de la colline de cette région désertique du Nevada, taraudé par l’angoisse, hanté par sa culpabilité, fuyant les hommes, afin de se retrouver seul avec lui-<wbr>même. Il n’est pas le dernier homme sur terre mais il mériterait de l’être. Sa science, son intelligence, son sens de la coopération ont fait de lui le meurtrier de masse, que déjà réclament les centaines de milliers de morts, ceux d’Hiroshima et de Nagasaki.<br>Car J. Robert Oppenheimer, conducteur du projet Manhattan, à l’origine de la mise au point pratique de la première bombe atomique pourrait être vu comme le fossoyeur du genre humain. C’est pourquoi, replié sur lui-<wbr>même en cette caverne obscure, il démissionne sans appel.<br>Une novelette d’un intérêt mineur à l’apparence d’ un exercice de style</wbr></wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24">.<br></span><span class="fs20 ff2 cf4"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">799</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Rives Du Crepuscule</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-rives-du-crepuscule-r797/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/rives-du-crepuscule.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">En un futur lointain,  la Terre qui a cessé de tourner, présente une large frange crépusculaire et deux faces, l’une au jour éternel, l’autre à la nuit. L’espèce humaine, clairsemée, car il ne subsiste plus que deux cents individus, habite dans de somptueuses villas, à la technologie raffinée, éparse dans les différentes zones :<br><i>" Le soleil éternellement au zénith brillait sur la mer. L’étendue d’eau bleue et libre de marées était parfaitement immobile. La plage blanche qui montait jusqu’à la maison était déserte, comme toujours ou presque. Sur la Terre diurne, les gens vivaient loin les uns des autres. Leurs demeures étaient autosuffisantes et les transports rapides. Les villes n’avaient aucune utilité. Ce qui s’en rapprochait le plus, c’étaient les quelques bâtiments qui abritaient naguère les bureaux administratifs . "‘<br></i>Mais une maladie mortelle la ruine : tous les individus sont devenus stériles. La stérilité, comme l’immobilité de la terre, sont les conséquences de l’action dévastatrice d’extraterrestres appelées le Raid. Depuis ce moment, les humains se livrent aux fêtes, aux extravagances, soit une manière comme une autre pour remplir le temps qui reste à vivre avant de disparaître définitivement de la surface de la planète :<br><i>" Dans deux cents ans, nous aurons disparu du monde. De l’espèce humaine, il ne restera que quelques ossements et quelques bâtiments. Nul ne peut nier que nous devons nous efforcer d’éviter cela ; pourtant chacun sur Terre semble s’être replié sur lui-<wbr>même ; il règne une apathie à laquelle je ne m’attendais pas.</wbr></i><br>Même l’accès aux étoiles ne représente plus pour eux un objectif. Après un premier voyage catastrophique  vers Titan dans lequel disparut le grand savant Orlando Sharvis, ils abandonnèrent la course aux étoiles à cause d’une maladie surnommée " la douleur de l’espace " qui fait périr tout homme se trouvant loin de la Terre durant plus de trois mois. Clovis Marca, un jeune homme fatigué, en provenance de la zone crépusculaire,  recherche Orlando. Il a abandonné pour cela toute implication dans la politique et se contente d’observer ses semblables en leurs fêtes futiles. Bien que stérile, la jeune Fastina Cahrmin n’est pas insensible au charme de Clovis. Elle en fera son amant, en dépit de la jalousie  d’Andros Almer. Alors que plusieurs de ses compagnons tentent de concevoir une dernière réalisation avant le moment ultime, Fastina et Clovis se réfugient dans une région isolée du monde pour y jouer à Roméo et Juliette:<br><i>" Le temps passait et cela leur était égal. Un bonheur euphorique et un plaisir à se trouver ensemble les avaient saisis, bonheur qu’ils ne pouvaient ressentir que loin de la société. Ils vivaient un amour primitif, ils le savaient, qui ne se répéterait sans doute jamais. Ils désiraient le faire durer. S’ils n’avaient embarqué aucun moyen de mesurer le temps, ils avaient en revanche des vivres en quantité. Ils poursuivirent ainsi leur périple sur un océan d’huile, sans presque plus rien se dire, mais en souriant beaucoup, en riant parfois aussi, et en restant toujours l’un près de l’autre comme s’ils redoutaient, une fois séparés, de ne plus jamais se retrouver. "<br></i>Le reste de la société se décompose rapidement. Un mystérieux groupe de destructeurs surnommés " la Confrérie de la Coulpe " incendie des demeures ou tue des êtres humains, actes incompréhensibles pour une société terrienne qui avait depuis longtemps abandonné toute agressivité. S’opposant à eux –mais dans une même perspective de sauvagerie -<wbr> apparaissent les tenants d’un " ordre nouveau " avec à leur tête le " Guide suprême " Andros Almer. Jouant aux jeux du pouvoir, par le glaive et le mensonge, celui-<wbr>ci élimine tous ses opposants, sabote tous les projets individuels, poursuit Clovis et Fastina de sa vindicte. Sans l’intervention du mystérieux Rafle aux pouvoirs surhumains qui met le couple en sûreté au sein d’une tour-<wbr>maison,  il y serait parvenu. <br>Clovis Marca et Fastina s’accommodent de cette situation de cloîtrés jusqu’à ce qu’un des sbires d’Andros les découvre. S’emparant de son aéronef, Marca poursuit Rafle en sa retraite au sein de la lune (tombée sur terre durant le Raid), en plein océan Pacifique. Là, au centre d’un village à l’architecture démente, il fera la connaissance d’êtres qui n’ont plus d’humains que le nom. Ce sont les anciens compagnons du savant Sharvis, dont fait partie Rafle. Orlando serait revenu de Titan avec la maîtrise de l’immortalité. En dépit du danger, Clovis souhaite rencontrer Sharvis pour lui demander de le transformer bien que  l’immortalité ne se donne pas sans contrepartie. Il n’est que de voir l’apparence de Sharvis :<br><i>" Il s’attendait à voir un homme, mais c’est un monstre qui se présenta à ses yeux ; un monstre magnifique cependant. La tête d’Orlando Sharvis ressemblait à celle d’un serpent. Son long visage étroit était moucheté de rouge et de rose ; il avait des yeux à facettes comme une mouche, un nez camus et bien formé, et une bouche édentée aux lèvres rentrantes. Quant au corps, il n’avait rien de reptilien ; il était presque cubique et très massif. Jambes courtes et solides, bras et jambes, quand il les remuait, comme dépourvus de charpente osseuse. "</i><b><br></b>Sharvis le rendra effectivement immortel mais dans un corps dénué à jamais d’émotions. A Fastina,  il donnera le pouvoir d’enfanter. Quant à Andros, qui les avait suivi en ces lieux dangereux, il lui procurera le pouvoir éternel mais sur l’obscurité, ayant fait se mouvoir la Terre de telle sorte que le royaume du dictateur se retrouvât dans les ténèbres définitives.<br>" Les rives du crépuscule " est un livre étrange, exhalant des sentiments de tristesse, de désespoir et de mort, dans lequel des personnages jouent à des jeux vains et inutiles dans une ambiance de fin du monde. Le récit est à rapprocher de l’œuvre du même auteur, le cycle des " danseurs de la fin des temps. "</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">797</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Rivages De Lumiere&#xD;
</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-rivages-de-lumiere-r796/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/rivages-de-lumiere.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">François Renaud, parisien de son état, dirige le Bureau Central des Services Internationaux de la rotation terrestre. Or la Terre perturbée sans raisons apparentes, d’abord d’une manière infinitésimale puis de plus en plus nettement, ralentit sa course : " <i>Le lendemain à l’observatoire de Paris, le relevé indiquait un retard de 2 millisecondes. 86 400 secondes et 2 millisecondes. Rien que l’homme de la rue puisse percevoir, mais assez énorme pour ébouriffer François. "</i><br>Avec ses deux collègues au nom transparent de Tocante et de J.&amp;B., François tente d’alerter les édiles politiques sur la singularité du phénomène. Selon ses projections, la Terre s’arrêtera de tourner dans neuf ou dix mois, plongeant la moitié du globe dans l’obscurité :<br><i>" Du côté jour, il y aurait autour de l’équateur une région très chaude et humide, due à l’évaporation des océans. Au-<wbr>delà, vers le nord et le sud, on trouverait des régions sèches, puis progressivement des régions plus froides au fur et à mesure que l’on s’éloignerait de l’équateur. Autour de l’équateur on devait imaginer des températures avoisinant 40°C, peut-<wbr>être plus. Et ces températures allaient devenir permanentes. 40° ou 50°C tout le temps, toute l’année, à jamais, sans nuits pour faire tomber la température. Celle-<wbr>ci monterait-<wbr>elle beaucoup plus haut ? Difficile de répondre. (…) Du côté nuit, la situation serait terriblement simple. Il n’y aurait plus de réchauffement par le soleil et peu de transport de chaleur du côté jour vers le côté nuit, du fait de la forte diminution de la circulation atmosphérique et océanique. Ainsi, si Paris se situait dans cette nuit éternelle, les températures seraient celles rencontrées en hiver en de ça du cercle polaire, c’est-<wbr>à-<wbr>dire entre moins 20° et moins 30°C, sans exclure quelques pointes à moins 50°C. "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Les conséquences économiques, écologiques, humaines d’un tel événement étant dramatiques, la seule question à laquelle il faudra trouver réponse est de connaître la position finale de l’hémisphère éclairé :<br><i>" -<wbr>Si le phénomène se poursuit… et que la planète s’arrête de tourner, quels pays vont se retrouver dans l’obscurité ?<br>François soupira. (…) Le président avait posé </wbr></i>la bonne question<i>, car si la rotation de la Terre sur elle-<wbr>même ralentissait au point qu’elle présente toujours la même face au Soleil, il allait devenir fondamental, primordial, de savoir au plus vite quelle partie allait se retrouver dans la nuit. " <br></wbr></i>Alors que le black-<wbr>out est décidé pour éviter une panique généralisée, le Président constitue une cellule d’études et de prévisions du phénomène, avec à sa tête François, coiffé par le directeur de Cabinet, Richard Chambaz, dont le scientifique sent l’hostilité à son égard. <br>La vie de François basculera tout d’un coup. Devenue la personne du monde la mieux protégée, il disposera d’un garde du corps, Rémy, il habitera à l’Elysée, sa famille même étant mise au secret pour éviter la divulgation de la nouvelle. Comme un bouleversement n’arrive jamais seul, il rencontre Nathalie, une jeune femme mystérieuse, qui prendra soin de ses enfants. Son ami J.&amp;B. en face de l’horreur du phénomène à venir, s’acoquine avec Chambaz et complotera contre François. Partout, dans le monde, des comités scientifiques divulguent la nouvelle et les Etats se mobilisent dans l’attente de la réponse ultime : quels pays resteront éclairés ? A Paris en proie à quelques convulsions sociales, les amis et la famille de François commencent à organiser leur survie. Enfin, la cellule d’étude est en mesure de donner une réponse : la France, au moment fatal restera éclairée !  C’est une explosion de joie dans le pays qui prend toutes les mesures nécessaires pour bloquer l’invasion sur son sol des nouveaux immigrants fuyant leur destin, en provenance d’Amérique du Sud, notamment :<br><i>" Il tira. La boule de feu alla s’écraser en mer à quelques centaines de mètres de la côte de l’île d’Oléron. D’autres avions furent abattus de la même manière.(…) Quelques heures plus tard, les fuyards qui songeaient encore à partir pour l’Europe renoncèrent pour la plupart, et les avions demeurèrent sur les pistes des aéronefs civils ou clandestins d’Amérique latine. "<br></i>Mais, pour une raison indéterminée, un grain de sable cosmique (survenue d’une comète dans le système solaire, aimantation du soleil ?), une légère perturbation allongera finalement le processus, inversant la position des hémisphères face au soleil : c’est l’Europe et non l’Amérique qui souffrira des affres du froid et de la nuit éternelle ! Aussitôt la nouvelle connue, les structures sociales de la France explosent :<br>"<i>Quel Etat accepterait que des millions de Français débarquent sur son territoire ? L’annonce par la Chine de la fermeture de ses frontières le 23 février (…) accentua la panique. Les jours suivants, à Paris, le ministère des Affaires Etrangères – à demi déserté -<wbr> ordonna l’installation au Trocadéro et à la Concorde, de deux mappemondes lumineuses gigantesques, divisées en deux moitiés égales – la nuit d’un côté le jour de l’autre. On pouvait y suivre du regard quels pays, au fil des heures, fermaient leurs frontières au reste du monde. Après la Chine, vinrent le Japon, l’Inde, le Pakistan, la plupart des Etats de Malaisie et d’Indonésie.</wbr></i> "<br>François sera enlevé, mis en hôpital psychiatrique et sa mort simulée. Difficilement, Mano (le père de François) et Rémy le tireront de cette mauvaise situation. La vie n’étant plus possible dans le pays, le petit groupe programme son départ vers Tahiti où résident d’autres membres de la famille (une chance !). Le départ vers la Rochelle pour y embarquer sur le voilier " Sun Society ", appartenant à un oncle de Nathalie, s’avère extrêmement compliqué. Les routes bloquées, l’agressivité générale, l’affolement et l’effondrement de l’économie n’empêcheront pas la réussite du groupe mais sans Nathalie, disparue mystérieusement dans la foule. Le 23 juin, à Paris, l’on célèbre dans une tristesse infinie , le dernier coucher de soleil :<br><i>"Quand les derniers rayons du Soleil disparurent, une immense clameur s’éleva, relayée bientôt dans toute la ville par des cris de ferveur, de crainte, de désespoir, de douleur, des pleurs , des gémissements, des chants religieux, des hurlements hystériques et les vociférations de ceux qui, des ponts, se jetaient dans la Seine. (…) Et soudain la luminosité, déjà faible, diminua encore. François leva la tête et comprit. Sur les cieux désormais bleu foncé et rouge flamboyant se découpaient une multitude de points noirs venant de l’Est, qui se dirigeaient vers l’Ouest. Les oiseaux. Des millions d’oiseaux traversèrent le ciel de pairs pour voler vers la lumière. La plus grande migration jamais observée devait durer trois jours. La France venait d’entrer dans la Grande Nuit… "<br></i>Navigants sur une mer encombrée, évitant les actes de piraterie, se défendant de toute pulsion humanitaire, les fugitifs auront à affronter en plein océan l’ultime barrage à leur fuite, la " Vague ", une gigantesque turbulence marine produite par le choc thermique entre le front froid et le front chaud, séparant la zone éclairée de la zone obscure :<br><i>" Grelottant, François regardait cet himalaya d’eau, de vent, de tornades et de crêtes gigantesques. (…) Jusqu’à quelle altitude s’élevait-<wbr>elle ? Les avions de ligne qui volaient à dix mille mètres y échappaient-<wbr>ils ? Et quelle était la largeur de cette ceinture infernale ? Cent, deux cents, trois cents kilomètres ? Quels autres phénomènes insensés la démarcation jour-<wbr>nuit engendrait-<wbr>elle ? "</wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Arrivant vaille que vaille à Papetee, François, requinqué physiquement n’a pourtant pas perdu tout espoir de retrouver Nathalie. Sa décision est prise : il repartira vers la France, vers Paris pour ramener son amie en lieu sûr. Cependant, les conditions climatiques ont profondément modifié le paysage. Abordant l’océan atlantique désormais gelé en profondeur, François s’agrégera à une caravane des neiges, s’y déplaçant en traîneau, engoncé dans un " Skadi ", un vêtement-<wbr>réchauffeur inventé depuis peu qui lui permet de survivre à une température de moins cinquante-<wbr>sept degrés :<br><i>"Quand François eut les pieds sur l’Atlantique gelé, il contempla à travers son casque ce spectacle invraisemblable. Malgré sa Skadi, il ressentait déjà les effets du froid. Le blizzard devait souffler à plus de cent cinquante kilomètres à l’heure. Une bouteille d’eau, tombée de la cabine (…) avait gelé en quelques secondes. A son poignet , le thermomètre de la Skadi indiquait moins 57° C. Il ne put s’empêcher de se dire : " Mon Dieu, c’était ça, la grande Nuit ! "</i><br>La France, le pays gelé, ne montre plus aucun signe de vie : les survivants, tant bien que vaille, se sont réfugiés sous terre. Paris, envahi de congères, présente une vision sinistre, amplifiée par la dictature de fer que fait régner sur la ville un certain Richard Chambaz, qui a pris le pouvoir à la mort du président :<br><i>"Paris était couvert de plusieurs mètres d’une neige lumineuse. L’Arc de Triomphe, la Madeleine , Notre-<wbr>Dame de Paris, le Trocadéro, l’Odéon et tous les monuments étaient à peine reconnaissables sous leur lourd manteau blanc. Les rues étaient régulièrement débarrassées de leur couche de neige… qui retombait sans cesse. (…) La circulation était souvent impossible, en raison de l’épaisseur de la neige qui atteignait plusieurs mètres. On progressait avec des raquettes, des crampons et des piolets. (…) le 23 juin, le dernier coucher du Soleil avait été filmé par des milliers de caméras. Sur des écrans géants répartis un  peu partout, on en diffusait des images en boucle, pour que les gens n’oublient pas.</wbr></i> "<br>François, apprendra de la bouche même du traître J.&amp;B. que la disparition de Nathalie n’est pas due au hasard mais programmée par Chambaz lui-<wbr>même, puisqu’il est son père. Finalement, la jeune femme, mise au courant de la présence de François, le rejoindra ,alors que, dans le même temps, le lecteur apprend que la rotation terrestre a repris (une coquetterie de l’auteur, certainement !)<br>Un récit dense où se côtoie, comme dans tout roman cataclysmique qui se respecte, la sphère privée, sentimentale et la sphère sociale, dramatique. Les notations précises et scientifiques, la descriptionde l’atmosphère  englobant les événements, accentuent l’effet de vraisemblance, déclenchent le suspense qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la fin, malgré quelques " coups de pouce " de l’auteur pour forcer le destin des personnages. Dans l’ensemble, un roman agréable et réussi</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24">.<i> <br></i></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">796</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Apocalypse</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/apocalypse-r795/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/apocalypse-corman-1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf5 fs24"><b>Vol. 01 : les Parasites de l’horreur</b></span><b><span class="cf3 ff1 fs24">, Média 1000 éd., 1987, 1 vol. broché in-<wbr>12 ème , 156 pp. couverture illustrée par Roland Barthélémy. roman d’ expression anglaise (USA)<br>1ère parution : 1987   titre original :  Apocalypse<br></wbr></span></b><span class="cf3 ff1 fs24">A Kensington quelque temps après la catastrophe nucléaire. Dans une ville meurtrie, en une zone appelée " l’Enclave ", le commandant Russ Norton, en provenance de l’Etat libre d’Alamogordo, retrouve son fils Dick à l’hôpital de la ville allongé sous une tente-<wbr>bulle car ce dernier souffre de déficience immunitaire. Dans ce décor,  Russ affrontera le «parasite», une invention biologique, une espèce de mollusque mutant qui s’empare des êtres humains, se love dans leur estomac et, tout en communiquant une force terrible au cadavre, infecte tous les êtres sains. La contamination s’est trouvée provoquée par le «Terminateur», un savant contrefait se prenant pour un prophète de l’apocalypse, qui s’appuie sur une bande de truands pour perpétrer ses méfaits. L’ambiance, elle, est franchement gore :<br><i>" Bientôt les artères de l’immense bidonville furent le théâtre d’une vraie boucherie. Les morts se ruaient sur les vivants pour leur ouvrir la gorge ou les dépecer, dégorgeant aussitôt en eux leurs parasites infernaux. (…) à peine les victimes avaient-<wbr>elles été mordues qu’elles se relevaient pour foncer vers le premier être vivant. Des flaques de sang où subsistaient des débris de viscères ou d’excréments maculaient le macadam fissuré des chaussées et les trottoirs jonchés d’ordure. "<br></wbr></i>Russ Norton qui ne manifeste aucune répugnance envers la dégradation physiologique, retrouve la trace du Terminateur à l’intérieur d’une ville en folie et récupère la machine incubatrice responsable de la contamination. Quant au savant nabot il disparaît… jusqu’à une autre fois ! L’infection, elle, s’arrête toute seule puisque le temps de contamination trop court provoque  derechef la mort du porteur.<br>De la tripaille, du sang, du vomi et du caca-<wbr>boudin sur fond apocalyptique. !<br></wbr></wbr></span><span class="cf5 ff1 fs24"><b>Vol. 02. les Murailles de l’angoisse</b></span><b><span class="cf3 ff1 fs24">, Média 1000 éd., 1987, 1 vol. broché in-<wbr>12 ème , 154 pp. couverture illustrée par Roland Barthélémy. roman d’ expression anglaise (USA)<br>1ère parution: 1987<br></wbr></span></b><span class="cf3 ff1 fs24">Russ Norton est renvoyé en mission à Las Vegas  gouvernée par un certain Parker, prête à rentrer dans le giron de l’Etat-<wbr>Libre d’Alamogordo, seule force encore policée aux USA ruinés par la guerre. Son objectif est de ramener Cynthia, la fille de Parker, enlevée par des " Damnés " (des mutants) et de vérifier l’approvisionnement de la cité en eau potable. <br>En compagnie de Parker, il franchit la zone des bidonvilles entourant Las Vegas dans laquelle ils étripent moult mutants, éparpillant leurs viscères aux quatre vents. Mais déjà, il est trop tard pour Cynthia qui a servi de couveuse à trois clones développés par le Terminateur  lequel envisage de s’emparer d’un ancien missile russe ayant fait long feu au centre de Las Vegas. <br>Parker, conscient du danger que cet engin représente pour les citoyens, l’avait maquillé en objet de culte. Nos deux guerriers tirent la fausse Cynthia (l’un des clones) et deux de ses compagnons des griffes des Damnés et reprennent le chemin du retour. Alors que la Cynthia diabolique fera sauter le mur d’enceinte, ses deux complices se placeront à la tête de milliers de mutants remplis d’hémoglobine, tous plus avariés les uns que les autres. La cité est envahie. Sur le conseil de Norton, Parker fuira avec une poignée de braves, lui-<wbr>même restant en arrière pour amorcer la bombe qui débarrassera la région de ces êtres malfaisants, et du Terminateur.<br>Un aperçu de l’ambiance ?… Voilà :<br><i>" Le plaisir de Cynthia défiait l’imagination. Elle plongeait ses doigts dans les plaies sanglantes, touchait les os, contemplait ses ongles auxquels restaient accrochés des lambeaux immondes. Elle força Max à ouvrir la bouche de la pointe du poignard, forçant le passage, lui cassant toutes les incisives. Ses doigts saisirent la langue, griffèrent la chair. Elle tira, sans égard pour le regard insoutenable de sa victime. Elle se pencha et mordit. Ses dents claquèrent, emportant un morceau de langue. " <b><br></b></i></wbr></wbr></span><b><span class="cf5 ff1 fs24">Vol.03. les Enfants du diable</span><span class="cf3 ff1 fs24">, Média 1000 éd., 1987, 1 vol. broché in-<wbr>12 ème , 156 pp. couverture illustrée par Roland Barthélémy. roman d’ expression anglaise (USA)<br>1ère parution: 1987<br></wbr></span></b><span class="cf3 ff1 fs24">Russ Norton est à nouveau expédié vers la communauté de Jason Carry à Glass Valley qui a été entièrement décimée par une horde d’enfants extraordinaires, munis de serpettes et de faux, dont l’idéal carnassier aura été de couper en morceaux tout ce qui vivait là. <br>C’est ce que rapporte Emma Sirk, la seule rescapée du désastre.  Norton se met en chasse et avec son savoir hors pair, traque les jeunes délinquants commandés par un véritable suppôt du diable, l’adolescent Tom Wolfe, qui les tient sous sa coupe. Car ces adolescents ne sont pas des meurtriers consentants. Ils sont le résultat d’une autre expérience menée par le Terminateur. Infecté par un virus qui les fait mourir dans une explosion s’ils ne prennent pas le contre-<wbr>poison à temps, ils sont téléguidés par l’horrible savant pour  affaiblir le gouvernement central d’Alamo-<wbr>gordo.<br>Norton neutralise John Wolfe, récupère les autres enfants, leur insuffle le courage nécessaire pour qu’ils le mènent au laboratoire du Terminateur. Avec une entrée en force réussie, le centre médical sera bouleversé, ses occupants étripés, le contrepoison récupéré. Pourtant le Terminateur fuira en hélicoptère, ce qui permettra de rallonger la sauce de la série. Heureusement, Norton se retrouve en possession du médicament sauveur. Il pourra donc arracher de la mort Hostins, l’aide de camp du président, (qu’il n’aime pas) contaminé lui-<wbr>même par une prostituée, en pleine réunion du conseil présidentiel. <br></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf5 ff1 fs24"><b>Vol.04. Carnage aux Caraïbes</b></span><b><span class="cf3 ff1 fs24"> , Média 1000 éd., 1987, 1 vol. broché in-<wbr>12 ème , 156 pp. couverture illustrée par Roland Barthélémy. roman d’ expression anglaise (USA)<br>1ère parution: 1987<br></wbr></span></b><span class="cf3 ff1 fs24">Le " Hammer ", un cargo chargé de sucre en provenance des Caraïbes, envoyé par la république libre d’Alamogordo, a coulé corps et biens, agressé par une bande pirates-<wbr>zombies en embuscade au large de Haïti. <br>Russ Norton sera à nouveau l’homme de la situation. Il fera le coup de feu avec la belle Noémie et réduira en pâté les abominables monstres qui subissent l’emprise télépathique de leur capitaine, Toussaint Lenfermé, (l’anti Toussaint Louverture!) un noir gigantesque. Les principaux responsables de l’armée zombie sont le président Duponnier, un immonde tas de graisse, et son bras droit, Rubas-<wbr>au-<wbr>pied-<wbr>d’éléphant. Comme si la galerie tératologique n’était pas suffisante, il convient d’y ajouter Bichon, un gigantesque homme-<wbr>serpent vivant dans les égouts, mis à mort par Russ et Noémie, qui souhaitaient accéder au sein du palais présidentiel pour réduire Duponnier à l’impuissance. Noémie y fera la connaissance de la douce Azelma, une esclave sexuelle destinée aux jeux du président, laquelle connaîtra un sort funeste comme victime sacrificatoire entre les mains du sorcier vaudou Mchawi, le grand-<wbr>père de Noémie.<br>Norton, en un premier temps réduit à l’impuissance par les zombies, s’échappera ensuite des griffes du redoutable homme siamois Johny/Aoumdah dont les viscères décoreront le plafond de sa prison. Durant la fuite de Duponnier, Russ détruira à coups de grenade la cuve aux cerveaux monstrueux censés activer les zombies, les rendant à leur lenteur primitive. Le président, lui, mourra brûlé de l’intérieur par l’envoûtement de Mchawi. Enfin, le récit se clôt sur l’affrontement marin homérique entre Norton et Lenfermé :<br><i>" Chacun se débrouillait comme il pouvait, à coup de chaîne ou de planche, parfois de rame. La quinzaine de créatures qui étaient sur la galère proliférait, en réalité. Les membres sectionnés continuaient à se détendre, à griffer, à frapper. Les ennemis qu’on croyait éliminés surgissaient d’un coup par derrière, et c’étaient des mains, des tronçons de corps putrides qui crochaient les chairs, lacéraient la peau, ouvraient les ventres. "<br></i>Haïti rendu à sa crasse d’avant la catastrophe nucléaire, Noémie, les sens satisfaits par Russ, notre héros retournera à Alamogordo avec la satisfaction du devoir accompli. Et tant pis pour les tontons-<wbr>macoutes zombies !<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf5 ff1 fs24"><b>Vol.05. Les hommes d’acier</b></span><b><span class="cf3 ff1 fs24"> , Média 1000 éd., 1987, 1 vol. broché in-<wbr>12 ème , 156 pp. couverture illustrée par Roland Barthélémy. roman d’ expression anglaise (USA)<br>1ère parution: 1987<br></wbr></span></b><span class="cf3 ff1 fs24">A nouveau, Russ Norton est convoqué par Mc Gregor dans la base d’Alamogordo. Des séries de chiffre cryptées en provenance de la région des Grands Lacs ont attiré l’attention des militaires qui ordonnent à Russ d’enquêter. Avec Robinson le noir comme pilote d ‘hélicoptère, Norton découvre une base souterraine épargnée par l’holocauste nucléaire. Il prendra en charge Vanessa, une adolescente mutante qui arrive par télépathie à entrer en communication le propre fils de Russ sous sa tente auto-<wbr>immune. <br>En compagnie de Vanessa, il explore la base à la recherche de Mom, la mère de la jeune fille et ancienne responsable informatique des lieux. Mom est la protégée de deux de ses créations robotiques Gearbox et Fusebox – auteurs du code chiffré-<wbr> qui se sont adaptés. Leur projet est de conquérir le monde avec une nouvelle génération de robots auxquels ils auraient greffé un cerveau humain avec l’aide de Mom. Russ s’aperçoit qu’ils sont déjà passés à l’action :<br><i>" Il eut un haut-<wbr>le-<wbr>cœur en constatant qu’on avait enlevé les parties supérieures des boîtes crâniennes. Les visages des suppliciés étaient marqués par l’horreur qui avait déformé leurs traits, leur laissant des masques de souffrance insoutenables. Tous deux avaient un œil crevé dont le globe s’était vidé sur la joue, y laissant une longue coulée glaireuse maintenant figée. "<br></wbr></wbr></i>A cet effet, ils ont capturé des dizaines de créatures humaines misérables qu’ils maintiennent en esclavage par des piqûres de morphine avant de les décérébrer et d’implanter leurs hémisphères cérébraux dans des carcasses de métal. L’un d’entre eux, surnommé Valvek s’avère d’ores et déjà opérationnel, contenant le cerveau d’un ancien colonel d’aviation russe échoué là lors des hostilités. Guidé par Nick à travers la pensée de Vanessa, Russ élimine les robots meurtriers et fait sauter la base qui reste un lieu d’abomination même en ce monde d’après la catastrophe.<br></wbr></wbr></span><span class="cf5 ff1 fs24"><b>Vol.06. Le Rituel des damnés</b></span><b><span class="cf3 ff1 fs24">,  Média 1000 éd., 1988, 1 vol. broché in-<wbr>12 ème , 146 pp. couverture illustrée par Roland Barthélémy. roman d’ expression anglaise (USA)<br>1ère parution: 1988<br></wbr></span></b><span class="cf3 ff1 fs24">Norton Russ mène une petite troupe en direction d’Alamogordo, le seul état libre où subsistent encore les "Elus ", c’est-<wbr>à-<wbr>dire les non-<wbr>irradiés. L’opposition d’Irving fait se rebeller le groupe de fugitifs contre Norton. Ceux-<wbr>ci souhaiteraient se diriger vers la Californie imaginant y trouver une région sauvegardée, alors que Russ a la certitude que cette dernière s’est abîmée dans les flots. Norton est fait prisonnier par le groupe. Pour leur malheur, ils s’approchent d’une bâtisse encore debout en plein désert, un ancien pénitencier devenu le repère puant et horrible d’un ancien détenu transformé en légume vivant par une mutation régressive.<br>Homme-<wbr>tronc baignant dans un magma putride et acide fait de chair dissoute dont il se nourrit, Devil Burt, le mutant, commande à toute sa bande de malfrats, anciens compagnons de geôle, tels que Black Hands ou Spider, tous personnages pittoresques et dangereux. Ils se prétendent " "Elus " et condamnent les " Damnés ", soit leurs anciens geôliers, à l’esclavage, en leur faisant tourner la roue d’un immense générateur qui fournit l’énergie destinée à garantir l’acidité du magma. L’arrivée d’Irving et de Russ prisonnier fournira aux Elus leur quota de viande fraîche.<br>Norton transféré au générateur se lie d’amitié avec Bullet, le géant noir, un ancien gardien. A eux deux, ils organisent la révolte pour arracher les Damnés à leur enfer. Les Elus seront massacrés et Devil Burt dissous dans son propre magma :<br><i>" Tétanisé, Devil Burt vit la langue de feu couler vers lui, inexorablement. Il eut un soubresaut lorsque les flammes l’enveloppèrent. La peau de son visage éclata, projetant des giclées d’humeur jaune. Ses yeux fondirent dans leurs orbites. (…) Son estomac se révulsa et il vomit le contenu de ses entrailles. De ses narines jaillit un flot nauséabond. Son cerveau était en train de fondre. Il parvint cependant à se redresser et se laissa tomber sur le bord du bassin. (…) Sa tête se sépara du tronc, retomba dans le magma enflammé, roula jusqu’au conduit d’évacuation. Le crâne fondit, se réduisit à la taille d’un étron. Le flot d’acide l’emporta. "<br></i>Enfin, les survivants se remettront en route vers l’unique état libre de l’Amérique post-<wbr>nucléaire.<br>Un ensemble de cinq épisodes " gore " sur fond d’apocalypse nucléaire, un héros se situant dans la lignée des " Mad Max ", " Survivant ", " Ranger ", etc, la cruauté et le sanguinolent composant les principaux ingrédients d’un genre dont la poubelle est la destination finale après un voyage en train.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">795</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Rire Jaune</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-rire-jaune-r794/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/rire-jaune--mericant-.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Nicolas Moutonnot, le héros, est un individu quelconque, bien français et sans grande éducation. Après des études maladroites et un amour déçu avec Alice Cossonière, il s’engage dans la Légion étrangère. Sans trop savoir pourquoi, il sera l’un des rares à être épargné par le nouveau virus qui décime peu à peu la France, puis le monde. Les gens meurent dans un incoercible éclat de rire, la bouche distordue, la langue pendante : c’est le  " rire jaune " :<br><i>"Alors, notre oncle fit peine à voir. Sa figure s’illumina tout d’un coup, comme un poêle qui tire bien, subitement enthousiasmé par un courant d’air, son cou monta au violet de l’aubergine, il porta les mains à son faux col... -<wbr> Remettez-<wbr>vous, mon oncle, dit ma mère. -<wbr> Ha! ha! le sacré Jef... sacré Jef... Le rire du vieux garçon touchait à l’apothéose. Ce n’était plus le hi! hi! et le ha! ha! de la minute précédente. Sa bouche fendue jusqu’aux oreilles laissait percevoir une sorte de sifflement qui semblait sortir de sa gorge en se prolongeant assez longtemps pour que le capitaine perdît la respiration complètement. -<wbr>Tape-<wbr>lui dans le dos, tape-<wbr>lui dans le dos, cria mon père. -<wbr> Je vais lui jeter de l’eau au visage, répondit ma mère. -<wbr> Hi! hi! continuait l’oncle, les yeux pleins de larmes. Et puis la crise recommença. Mon père tapait dans le dos du capitaine comme s’il eût voulu y poser un clou pour accrocher un tableau. <br>Alors se produisit un fait épouvantable. Dans un suprême éclat de rire, l’oncle ouvrit la bouche; sa langue sortit, ses deux pupilles se dilatèrent; un filet de sang coula lentement de ses narines et il s’écroula,  entraînant la nappe et le service à café. Il roula sur sol, sa chaise renversée sous lui. -<wbr> Il a dû se faire mal, gémit ma mère. Oui, l’oncle s’était fait mal. <br>Allongé sur le dos, son grand corps semblait tenir toute la pièce. Sa figure convulsée et raidie gardait encore un air de jubilation si sincère que nous ne pouvions tous trois nous empêcher de sourire."<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Après avoir été démobilisé, être retourné à Paris, devenu correspondant du "Tire-<wbr>Bouchon", une feuille de chou, et l’épidémie faisant de plus en plus de ravage, il décide, en garçon prévoyant,  d’éviter désormais les villes et de se tracer un itinéraire à travers la campagne en vivant dans des abris provisoires. Accompagné par son ami, Mouchaboeuf, lui aussi réfractaire à la maladie, il se dirige vers Rouen:<br><i>"Nous décidâmes de partir dans la semaine, car Paris devenait de plus en plus inhabitable. Les attaques nocturnes se multipliaient. Chacun se dépêchait de jouir de l’existence selon sa moralité et ses aspirations. Il est à remarquer que  les  femmes souffrirent particulièrement pendant cette période. L’imagination  humaine, tout en choisissant des routes différentes tendait vers un but unique. Ce fut une ruée terrible des désirs les plus vils."<br></i>Peu à peu, ils arrivent à l’idée que la femme leur manque. En cours de route, ils rencontrent George Merry, un colosse simplet, et Prince Hamlet, un homme-<wbr>tronc célèbre, survivants eux aussi avec lesquels ils fraternisent. Un soir Mouchaboeuf disparaît et Nicolas le suit. Il découvre que Mouchaboeuf courtise une jeune femme échappée au désastre devenue la proie du colosse. <br>George Merry et Mouchaboeuf s’entretuent pour elle, mais la femme, certainement lassée, disparaît de la circulation. Moutonnot, écoeuré,  trimballe quelque temps sur son dos l’homme-<wbr>tronc. Comme celui-<wbr>ci se montre de plus en plus exigeant, Moutonnot s’en débarrasse en le jetant dans un ravin :<br><i>"J’avais tourné la tête de son côté et mes yeux ne quittaient pas les siens.-<wbr> Ce qu’il faut faire, prononça-<wbr>t-<wbr>il avec emphase. Voilà! D’un geste circulaire de son menton, il désigna l’horizon, les champs en friche, les forêts et les collines, les marais et la falaise crayeuse. C’est bien simple, reprit-<wbr>il, il faut creuser la terre, retourner cette terre nourricière avec nos bras; semer le bon grain avec nos mains, et faucher le bon blé, le blé doré, qui ne tardera pas à pousser dru. Il faut, sur les ruines de l’ancienne civilisation, reconstruire la Cité future : la cité de justice, de fraternité et d’égalité. Nous sommes les pionniers d’un monde nouveau. Nous aurons nos noms dans le dictionnaire et nous pourrons croiser nos bras avec orgueil quand la besogne sera terminée. Défrichons, semons le blé, reconstruisons l’édifice pourri, voilà ce qu’il faut faire. <br>Je fus quelque temps sans pouvoir répondre, lorsqu’une idée de génie me traversa la cervelle. Avec des précautions de mère prenant son bébé, je saisis l’homme-<wbr>tronc par la peau du cou, et malgré ses cris, je le lançai de toutes mes forces dans l’abîme entr’ouvert sous nos pieds. Longtemps, je le vis tourbillonner dans l’air; puis il piqua tout droit, résolument, et se planta la tête la première dans la boue fétide des marais."<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Enfin, Moutonnot repart à la recherche d’autres survivants dans l’espoir de fonder un nouveau foyer.<br>Récit curieux, très français, "le Rire jaune" est dédié à Gus Bofa. L’auteur règle pas mal de comptes avec la littérature, son éducation, la classe des militaires, les politiciens. <br>D’une ironie amère, le thème catastrophique y est totalement présent, mais comme en filigrane. L’humour noir domine. Les personnages sont bizarres et extraordinaires. Les intrigues se défont très vite et si le roman apparaît comme un témoignage de ce qui se passe à l’époque sur la scène internationale, la situation sociale douloureuse est décrite sur un mode psychologique et intimiste.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">794</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Rinocerox</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/rinocerox-r793/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/rinocerox.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Sur une terre arasée réduite à une affreuse plaine sillonnée par des mastodontes d’acier énormes comme des collines, l’homme est considéré comme un intrus. Les villes et les cités ont disparu, réduites à de fines pellicules, broyées :<br><i>«  Rien ne résistait au passage du char. Le char aplatissait tout, enfonçant dans le sol les objets les plus solides. Les voitures, les camions se changeaient ainsi en de beaux crachats de métal luisant sans plus d’épaisseur qu’une plaque de tôle. Des villes entières s’allongeaient dans la poussière, telles les toiles peintes d’un décor brusquement abattu ».<br></i>Le ciel étant parcouru par des « mouettes », c’est-<wbr>à-<wbr>dire des avions-<wbr>robots détectant et détruisant tout humain adulte de plus de quinze ans, une vie robotique prodigieuse prolonge avec obstination une guerre périmée d’où l’homme est absent. De jeunes enfants, sans arrêt traqués, constituent des clans. Nus et primitifs, ils parcourent inlassablement un territoire plat et dangereux, autant à cause de la radioactivité résiduelle qu’au fait d’être écrasés durant leur sommeil. Les adultes restants, pour échapper aux mouettes ont élu domicile dans des trous de bombe où ils survivent autant par le cannibalisme que par le vol d’aliments parachutés à heure fixe pour des soldats fantômes. Les boîtes de conserve cherchées par « les petits », seuls capables de se mouvoir sans risque, leur seront envoyés au hasard :<br><i>« Les choses se gâtaient aux niveaux inférieurs, là où s’accrochaient les plus âgé , les adultes ou les vieux aux capacités physiques déjà entamées. Ceux-<wbr>là poussaient des couinements de souris terrifiée, ne sachant s’ils devaient se protéger des chocs ou tendre les mains. C’était une pitié de les voir se dandiner dans la pénombre, une expression d’avidité angoissée sur le visage. Leurs mains battaient l’air, suppliantes, grandes bêtes blanches couturées de cicatrices. Pour les conserves en folie, ils constituaient une cible d’élection. « Boum ! » scandaient les mioches chaque fois qu’une boîte de fer-<wbr>blanc frappait un vieux au visage, le décrochant de son surplomb comme une maigre quille enveloppée de guenilles. </wbr></wbr></i>»<br>Dan et Suzie des « grands » de douze ans, dirigent les enfants de leur clan, des « mioches » ou des « bébés », leur permettant d’éviter les pièges d’un paysage où toute hauteur, toute montagne, tout nuage peut recéler en son sein des artefacts meurtriers. Ils feront la rencontre de Fucker Boum-<wbr>Boum, un adolescent singulier abrité dans un trou à bombe. Son charisme, sa connaissance des automatismes technologiques et des nouvelles données sociales, le feront accepter comme nouveau meneur du clan, même par Suzie, reléguant Dan au rôle d’observateur moral et témoin horrifié face du destin qui attend les « mioches ».<br>Pour Boum-<wbr>Boum, la seule possibilité de survie à long terme se trouve sur l’un de ces chars immenses qui parcourt sans arrêt la plaine et s’arrête parfois sans raison. Ils vivront sur son énorme dos de métal  comme des puces sur celui d’un chien. Profitant de l’arrêt momentané de l’un des mastodontes, le clan se rue à l’assaut non sans risques : <i>«Dan hésita, puis empoigna les barreaux des échelons à son tour. C’était comme d’escalader un mur et il crut</i> une seconde qu’il n’aurait pas assez de force dans les bras pour aller jusqu’au bout. L’acier du blindage derrière lequel vrombissaient les moteurs était brûlant et il devait prendre garde à ne pas le toucher. Suzie et Antonin l’aidèrent à prendre pied sur le capot. Un hélicoptère explosa au même moment  et des fragments de pale tordue rebondirent sur la tourelle. Suzie hurla. Pris de panique, l’un des gosses sauta dans le vide sans réfléchir et s’écrasa sur le sol craquelé, dix mètres plus bas. »<br>Lorsque le monstre, le « Rinocérox » se remet en mouvement, ils contemplent ravis leur nouveau territoire, désormais invincibles, à l’abri des mouettes, protégés par le géant. Mais comment faire pour se procurer à manger ?<br>Fucker à l’idée d’envoyer par une trappe de ravitaillement le plus petit des bébés, le plus malingre de la bande,  récolter au fond d’une réserve d’aliments, dans le corps même de Rinocérox, les rations qui doivent indubitablement s’y trouver. Le petit « rat » est terrifié à cette idée. Après plusieurs tentatives, il remplit sa mission sans pouvoir participer à l’euphorie générale, Fucker lui ayant interdit de se nourrir :<br><i>«Le garçonnet s’approcha de la calebasse du banquet et voulut plonger la main dans la nourriture chaude. Fucker le tira violemment en arrière, le faisant tomber sur les fesses. -<wbr> A quoi tu joues ? intervint Dan en fixant le blondin dans les yeux. Il a droit à la première part… C’est lui qui a ramené la bouffe, non ? -<wbr> Rigolo, va, siffla Fucker. Tu veux qu’il se bourre la panse et qu’il grossisse ? Comment il se glissera dans la soute ensuite, hein ? Tu y as pensé ? Ce gosse, il faut qu’il reste maigre comme une trique. Il en va de notre survie. – Quoi ? protesta Dan . Tu veux le condamner à mourir de faim ? -<wbr> Le moyen de faire autrement ? ricana Fucker. Personne n’est aussi maigre que lui et pourtant c’est tout juste qu’il passe dans le conduit. C’est triste mais on n’a pas le choix. »</wbr></wbr></wbr></i><br>Mais, à chacune de ses descentes, la terreur du petit grandit. Dan soupçonne qu’un engin-<wbr>robot dépeceur de viande doit être sur ses traces. Fucker ne veut rien savoir jusqu’au jour où le filin de retenue coupé net et ensanglanté prouve la véracité du fait: le « rat » a été transformé en steaks juteux pour tankistes morts !<br><i>« Du ventre du char monta soudain l’écho d’une cavalcade et les cris apeurés de l’enfant. Il ne hurlait pas,</i> <i>non, il poussait de petits gémissements de chiot malade, comme s’il essayait d’attendrir son implacable adversaire. Dan l’entendit murmurer une ou deux fois : « Bébé, le bébé recommencera plus… Pitié, monsieur, c’est rien qu’un bébé qui avait faim… », puis la supplique fut cisaillée par un couinement de souffrance qui s’éteignit brusquement. Sans attendre l’ordre de Fucker, Dan se mit à tirer sur la corde… mais il sentit tout de suite qu’elle était molle et qu’il n’y avait plus rien au bout. »</i><br>Lorsque le jeune tyran obligea un autre enfant à se glisser par l’étroite lumière du gigantesque canon afin de leur permettre à tous d’accéder à l’intérieur du Rinocérox en leur ouvrant une écoutille d’accès, Dan évoque la possible catastrophe d’un cadavre obstruant le fût :<br><i>« -<wbr>Le canon, répéta-<wbr>t-<wbr>il d’une voix qui s’enrouait déjà, il va nous péter à la gueule au prochain obus ?. C’est comme ça que les soldats, dans le temps, piégeaient les pièces d’artillerie : en les bourrant avec des pierres, de la boue qu’ils tassaient pour former un bouchon… -<wbr> Ta gueule, aboya Fucker , tu racontes n’importe quoi. L’obus éparpillera le cadavre de ce petit con. Il rentrera dedans comme une lame dans la glaise. – Non, s’obstina Dan. Il explosera et la tourelle sera mise en miettes. Les éclats nous éplucheront vifs, et pas un d’entre nous ne survivra. Il faut… il faut abandonner le char à la première occasion. Cette fois, Fucker le frappa au visage, lui expédiant son poing en pleine face, et Dan tomba sur le dos, sonné, du sang plein la bouche. »</wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Le soir venu, Boum-<wbr>Boum jeta Dan ligoté du haut du char dans la terre meuble où par miracle il put survivre. Seul, proche de la mort, sa rencontre inopinée avec une équipe médicale robotisée infléchit le destin de Dan. Pris pour un soldat blessé, il fut transféré en un hôpital militaire , base suspendue et camouflée en nuage, où, avec pour uniques compagnons des squelettes, les automates prirent soin de lui:<br><i>« La litanie ne variait jamais, d’un lit à l’autre elle demeurait aussi stupidement optimiste, comme si ces squelettes desséchés depuis dix ans possédaient encore une bonne chance de voir leur « maladie » régresser. Un court-<wbr>circuit s’était produit quelque part, à n’en pas douter, et l’ordinateur régissant l’antenne médicale n’était manifestement plus capable d’apprécier la gravité des cas qui lui étaient soumis. Jadis programmé pour sauver coûte que coûte les combattants les plus atteints, il continuait à appliquer cette règle de conduite, en dépit de toute logique, s’épuisant à soigner des morts dont la peau, dont les viscères étaient depuis longtemps retournés à la poussière. »</wbr></i><br>Jamais il n’eut une meilleure vie. Bichonné, engraissé, il connut un intense sentiment de bien-<wbr>être qui disparut brutalement lorsque, dans la salle opérationnelle, il put suivre sur un écran son clan posé sur le dos de Rinocérox. <br>Fucker, tel l’ogre de la légende, y faisait régner la terreur tirant à la courte paille celui qui devait être mangé. Suzy sauvait de temps en temps quelques enfants, en les jetant du char, à l’insu du meurtrier. La rencontre de Rinocérox avec deux mouettes en recherche mit un point final à l’aventure. Comme prévu, le canon obstrué éclata, éventrant l’énorme engin, tuant le clan et déversant ses organes de métal dans la plaine environnante. Dan profita de l’expédition de secours pour être du voyage et disparaître dans le fouillis mécanique. <br>Il arrivera à réunir autour de lui les quelques « mioches » rescapés en leur proposant de rejoindre un abri sûr de sa connaissance où ils pourraient survivre.<br>Comme à son habitude, Brussolo signe un roman terrifiant où le mythe de l’ogre rejoint celui de la famille primitive, tout en disséquant le mécanisme absurde d’une guerre sans but. Ce récit charpenté et dense pourvu d’une intrigue simple mais puissante qui donne un relief psychologique fort aux personnages, constitue un bel exercice de style.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">793</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Rhesus Y-2</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/rhesus-y-2-r792/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/rhesus-y2.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Zalnakatar a vu le jour dans le camps de vacances  " Rio Dell " en Californie, au bord de la mer, près d’un entrepôt de réservoirs bourrés de déchets radioactifs. Etonnante symbiose d’eau de mer, de cellules animales et humaines radioactives, Zalnakatar accède à la vie sous la forme d’une masse protoplasmique verdâtre parcourue de pulsations rouges. En connexion avec son cerveau qui est la résultante de tous les cerveaux individuels des êtres humains par lui absorbés, Zalnakatar a pour unique ambition de s’étendre, de s’agrandir, en une coulée verte létale.<br>Pour progresser plus rapidement, il envoie ses cellules – des hommes au sang vert appelé Rhésus Y-<wbr>2 – infester les réservoirs d’eau des grandes capitales de la côte Ouest des Etats-<wbr>Unis. Prenant appui sur les centrales nucléaires, sa masse, haute de trente mètres, aplatit tout sur son passage. C’est la panique dans les villes et les morts se comptent par centaines de milliers, de Temecula jusqu’à San Diego. La quasi-<wbr>totalité de la Californie est recouverte par son corps gigantesque.<br>Son point faible reste cependant son cerveau qui palpite au fond d’un trou d’eau là où tout a débuté, près du camping "Rio Dell ". Yvanovitch le scientifique, Suzan la journaliste et Nitosi le pilote, au risque de leur vie, annihileront l’organisme aberrant né de la pollution radioactive en pulvérisant sur sa surface l’aérosol " Wincat ", hautement toxique, découvert en derniers recours par des savants américains survoltés. Les USA se dégageront de justesse du piège mortel.<br>Un récit transcrivant la vie du " Blob " cinématographique. Style efficace mais intrigue banale.</wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff2 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">792</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Revolte Du Petrole</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-revolte-du-petrole-r791/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/mare-aux-gosses-b.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Cette nuit de Noël fut spéciale. Lorsque les bourgeois sortirent des restaurants parisiens pour rentrer chez eux, toutes les automobiles  -<wbr> et leurs chauffeurs -<wbr> avaient disparu. Arrivés chez eux, ils eurent une autre mauvaise surprise : les gens de maison, de connivence avec les chauffeurs, avaient dérobé tous leurs biens :<br><i>" Ils eurent beau sonner, heurter, appeler : personne ne vint à leur rencontre. Il n’y avait plus de domestiques dans aucune des maisons des soupeurs ahuris. L’électricité, fébrilement " allumée ", éclaira une sorte de carnage. Tous les coffres-<wbr>forts avaient été forcés, pillés. Dans les armoires, des mains hâtives avaient fait une abondante razzia. Des objets de valeur manquaient dans les salons. L’argenterie avait disparu. "<br></wbr></i>C’est ainsi que débuta le mouvement universel de révolte des petites gens contre la classe dominante, appuyé sur l’avancée mécanique : des milliers de voitures qui sortaient de Paris en un grand élan fraternel et d’opposition, pour prendre la route du sud :<br><i>"Vers onze heures, l’exode commença. Des Champs-<wbr>Elysées, des Ternes et de Montmartre, de Passy et des Buttes-<wbr>Chaumont, autos de luxe et autos de commerce, vastes limousines, coupés ministériels, voiturettes défraîchies, confortables omnibus, camions, taxi-<wbr>autos, toutes les sortes de véhicules à pétrole se dirigèrent vers le sud de Paris, comme attirés par un puissant aimant. L’entente était parfaite, grandiose.<br>En silence, par les avenues, les boulevards, les rues, roulaient les voitures de Paris. Chargées de butin, elles se rejoignaient, prenant la file, à leur rang, obéissantes et têtues ; elles s’en allaient. Elles fuyaient le froid de Paris, à la poursuite du soleil, de la joie, de la liberté. <br>Les sociétés secrètes qui existent entre les domestiques s’étaient depuis quelques années, étrangement développées, resserrées. Les meetings, -<wbr> à cause de leur  indiscrète publicité,-<wbr> avaient été supprimés. Une vaste association, toujours en éveil, toujours en séance, pour ainsi dire, avait été crée dont les membres se tenaient comme les anneaux d’une chaîne. (…) Vingt mille chauffeurs avait médité, puis brusquement décidé un grand coup de force qui les faisait tout à la fois, riches et libres. Par la porte d’Orléans et la porte de Montrouge, par la porte d’Italie et celle de Choisy et par quelques autres portes de secours, -<wbr> car il fallait éviter les attentes, les bousculades, les autos quittaient la ville. Le mot d’ordre était : " réveil et réveillon " -<wbr> Réveil et réveillon, criaient les chauffeurs. "</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i><br>Arrivée dans les grandes plaines de Beauce, il fut procédé à un  ralliement et au partage du butin. Cela ne se fit pas sans mal car la démocratie – surtout pour les voleurs – ne s’improvise pas. Après les premières dissensions et les premières victimes, la cavale sauvage se poursuivit avec, parfois, des accidents mortels. Bien accueillie au départ par les autochtones qui voyaient en cette bande motorisée une nouvelle troupe de Spartakistes, les voleurs qui se querellaient entre eux eurent bientôt mauvaise presse :<br><i>"Alors recommença le terrible concert des cornes et des sirènes. Dans la campagne bêtes et gens tremblaient de peur: cette clameur ne ressemblait à rien de déjà entendu. C’est à croire à l’envahissement de la terre par des êtres extraordinaires dont la respiration eut été un beuglement. (…) Au bout de deux heures, comme un ouragan passe, le bruit brutal s’atténuait, quelques notes encore éclataient, puis c’était le silence, un silence qui laissait les oreilles malades, hallucinées, bourdonnantes."<br></i>Les portes claquèrent et les volets se fermèrent à leur arrivée. A plusieurs reprises, et malgré des arrêts dans le sud du Massif Central consentis pour étudier une forme de gouvernement applicable au mouvement, l’anarchie perdura. De nombreux chauffeurs, pensant qu’il valait mieux être un chien gras qu’un loup maigre, décidèrent de retrouver leurs maîtres parisiens. Les autres, poursuivant leur équipée en direction de la mer, furent peu à peu décimés par les gendarmes et par leur mauvaise conduite (au propre comme au figuré). Lorsque les dernières automobiles basculèrent dans l’eau du haut d’un ravin,  tout fut consommé :<br><i>" Tout à coup, à un virage, sur la corniche à pic, la première voiture perdit pied, s’élança dans le vide et les autres, du même élan, suivirent. Les sirènes chantaient. Les hommes, cramponnés, éclataient de rire : -<wbr>Nous arrivons, nous arrivons ! Vive la liberté ! A bas les patrons ! Un petit bruit au milieu du bruit de la mer, les cinq dernières voitures n’étaient plus. "<br></wbr></i>"La révolte du pétrole " s’appuie sur le fantastique technologique : tout se passe comme si "la mécanique", douée d’une vie propre avait décidé de rouler pour son propre compte. Pourtant, l’état d’anarchie, si joyeusement évoqué par l’auteur, se défait devant l’ordre établi. Un conte débridé et rare.</wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">791</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Revolte Des Monstres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-revolte-des-monstres-r789/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/revolte-des-monstres.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">A Yen-<wbr>Bang, près du fleuve Son-<wbr>Coï au Tonkin, surviennent des événements très bizarres. Le savant Léonce Dauriac s’active derrière les murs de sa concession où s’alignent de mystérieuses cages. Protégé par un détachement de gardes français commandé par Séverin Leclerc, un vieil officier "jugulaire-<wbr>jugulaire", approuvé par les politiques, Dauriac entretient une étonnante ménagerie. Ceci ne fait pas l’affaire de M. Simpleton, un brasseur d’affaires américain et vaguement espion, extraordinairement curieux de connaître ce qui se trame derrière ces portes.  Avec sa famille,  son fils Harris qui ne songe qu’à "boxer" tous ceux qui le contredisent, sa femme Margaret et sa fille, il utilisera tous les moyens possibles pour pénétrer à l’intérieur de la propriété de Dauriac. Comme il  essuie systématiquement une fin de non-<wbr>recevoir, il chargera son serviteur N’Guyen de se débrouiller pour lui faciliter cette entrée. <br>N’Guyen soudoie Hoc, le serviteur tonkinois de Dauriac contre une coquette somme de piastres. Celui-<wbr>ci versera de l’opium dans le thé des soldats les rendant inoffensifs et endormis, ouvrira la porte de la concession  à Simpleton et Cie. Horrifiés, les Américains découvrent le contenu des cages : des insectes géants, énormes, de la taille de l’éléphant, un scolopendre grand comme un train, des mouches et des moustiques comme des avions, une mygale de la taille d’un char, etc.  Il s’agit d’un projet secret sur lequel travaillait Dauriac avec l’approbation du gouvernement français, le biologiste ayant mis au point un produit " la vitalose " capable de centupler la taille des plus inoffensifs insectes. <br>Hoc, spolié par N’Guyen de sa rémunération,  tient à se venger illico: il ouvre toutes les cages commandées électriquement et les monstres s’échappent.  Les Simpleton prennent leurs jambes à leur cou tandis que les insectes géants s’égayent dans la forêt de bambous proche de Yen-<wbr>Bang, sauf la terrifiante mygale qui poursuit Miss Margaret laquelle se réfugie en un bunker qui résistera aux assauts de la bête :<br>"<i>Avec une sorte d’obstination rageuse, la mygale s’acharnait contre la porte. Elle y cognait, la griffait, l’ébranlait de telles secousses que Margaret craignit qu’elle ne finît par l’enfoncer ou l’arracher de ses gonds. Les plaques d’acier qui la bardaient extérieurement tinrent ferme, mais rien ne décourageait la formidable assiégeante, dont la fureur se tourna vers les barreaux de la fenêtre. "</i> <br>Dauriac prend connaissance de la catastrophe lors de son entrevue avec le préfet de Védrine qui met immédiatement à sa disposition des forces militaires. Les animaux seront traqués jusqu’au dernier, non sans mal, la mygale se trouvant être la plus coriace.  Monsieur Simpleton se repend, promettant d’assumer tous les frais de son inconséquence, sauf ceux de Hoc, judicieusement aplati par le scolopendre, juste punition pour sa trahison. L’honneur de tous est sauf, les monstres détruits, la révolte écrasée, les Tonkinois pourront dormir sur leurs deux oreilles grâce à la diligence des Français.<br>Une histoire sans prétentions destinée aux adolescents par un romancier populaire et qui a dû faire frémir plus d’un petit cœur à l’époque de sa parution.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">789</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
