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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/12/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>Le Temps De Venus</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-temps-de-venus-r814/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/temps-de-venus.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Depuis l’An 1 de la nouvelle ère, l’Empire de Vénus étend son pouvoir sur la totalité de l’Europe. Les femmes, fatiguées de l’agressivité des mâles et des grandes batailles de l’ère ancienne, se sont données une position dominante :<br><i>« Ils (= les hommes) y présidaient si mal, qu’ils finirent par provoquer un effroyable cataclysme qui détruisit la plus grande partie de notre globe. C’est à ce moment-<wbr>là que les femmes lasses de subir les folies des hommes, s’emparèrent du pouvoir. Elles fondèrent avec les survivants l’Empire de Vénus. Elles limitèrent volontairement les frontières du monde vivant, laissant le reste désertique et abandonné. (…) Elles limitèrent les libertés des hommes, afin que jamais plus ils ne puissent accéder à des postes de direction »<br></wbr></i>La nature même s’étant lassée de leur arrogance : <i><br>« Quelques jours plus tard, malgré les centaines de millions de morts, malgré les destructions massives, la vie semblait vouloir reprendre le dessus. Chacun des deux antagonistes essayant de panser ses plaies, enterrant ses victimes, déblayant ses ruines, luttant contre la contamination des radiations atomiques. C’est alors que se produisit ce que personne n’avait prévu. Sans doute, réveillée par les innombrables explosions, de formidables forces enfouies sous la croûte terrestre se déchaînèrent. La surface du globe se mit à se craqueler, laissant entrevoir des gouffres béants. Des volcans surgirent un peu partout, déversant des océans de lave brûlante, engloutissant des Etats entiers. Dans les airs, des typhons dévastateurs balayèrent les continents, emportant comme des fétus de paille les maisons, les hommes et leurs belles installations modernes. »<br></i>Les hommes dominés, ne sont ni méprisés ni dégradés mais l’accès à la culture et à la politique leur est interdit. Près d’Alphaville, dans une clairière, en l’an 356 se réuniront les futurs tenants de la libération masculine. Les leaders Marc, Bernard, Robert, René et Jean se promettent de mettre un terme au diktat de Vénus, espérant toutefois faire couler le moins de sang possible. Marc devra se renseigner sur les conditions de vie des hommes d’avant l’ère vénusienne. Il se rend clandestinement à la Bibliothèque centrale où il se fera finalement repérer. Poursuivi, il devra son salut à Câline, une jeune femme qui s’éprend de lui. Rétabli, Marc poursuit son grand projet. Le discours qu’il prononce dans la salle de gymnastique de l’Impérial Collège d’Alphaville –discours autorisé et enregistré-<wbr> sonnera comme le début de la guerre des sexes.<br>Les premières actions militaires tournent autour de la prise de la ville de Grasse, dans le sud de la France où les révoltés se heurtent aux milices féminines, utilisant cependant des armes conventionnelles, non mortelles.Après six années d’une lutte intense, les hommes, de victoires en victoires, se rapprochent d’Alphaville, la capitale, où le front se stabilise. L’Impératrice consent, lors d’un cessez-<wbr>le-<wbr>feu, à une rencontre de la dernière chance avec Marc, chef incontesté du parti masculin. Elle eu lieu près du Guadalquivir. Lors de cette rencontre, Marc éprouve un choc à la vue de Câline, perdue depuis le début des affrontements et véritable nièce de l’Impératrice. <br>Tout accord étant impossible, la bataille finale pour la conquête d’Alphaville commence. Les femmes prennent l’avantage en utilisant des gaz de combat, provoquant une hécatombe dans les rangs masculins. Les survivants, avec à leur tête Maurice, en se repliant, découvrent au sein d’une colline, des souterrains qui les mènent à des dépôts d’armes d’avant l’ère vénusienne, oubliées là et encore d’une terrifiante efficacité. Maurice transgresse les ordres de Marc de ne pas utiliser des moyens d’extermination de masse, et, devant la crainte d’être définitivement vaincu par les femmes, provoque une tuerie sanglante avec ces armes du passé :<br><i>« Quand ils débouchent sur les lieux du combat, le soleil se lève à l’horizon, éclairant de ses chauds et vivants rayons, un immense champ de morts… Des véhicules éventrés ; des engins tordus et désarticulés, comme soufflés par une force surnaturelle ; de grands trous béants éventrant le sol comme des cratères irréels ; partout des corps ignominieusement déchiquetés, des membres arrachés, du sang, maculant de grandes taches rouge sombre la terre, les personnes et les choses. Certains véhicules terminant de se consumer. Dans l’air une atroceodeur de soufre et de chairs calcinées. Plus d’êtres vivants, tout au plus quelques moribonds s’accrochant désespérément à la vie. Des milliers de morts.»<br></i>Marc, capturé par les femmes, promet à l’Impératrice d’arrêter cette folie homicide. Maurice mourra et les meneurs de la révolution avortée, seront traînés devant la cour de justice impériale pour y être condamnés à mort. Marc échappera à ce sort par l’intervention même de l’Impératrice puisqu’il est le seul à avoir jamais prôné une révolution non-<wbr>violente :<br><i>« Quelques-<wbr>uns d’entre nous, poussés par je ne sais quelle folie, ont fait resurgir du passé le spectre de la mort et de la désolation. Ils ont ainsi donné raison à la domination des femmes. Ils ont ainsi prouvé la vanité des hommes, qui s’imaginaient dignes de participer aux destinées du monde. Tout cela démontre de manière irréfutable le bien-<wbr>fondé de la civilisation féminine, le bien-<wbr>fondé de ses lois, de ses principes et même de sa tyrannie. »<br></wbr></wbr></wbr></i>L’Impératrice se rend compte que les événements passés sont les signes d’une nécessité de réforme profonde des structures sociales. Marc, désespéré d’avoir failli à la cause des hommes et d’avoir du même coup perdu Câline, sera sauvé du suicide par la jeune femme qui lui renouvelle sa fidélité. Tous deux vivront une nouvelle vie dans une société plus égalitaire.<br>Une gentille fable utopique toute pétrie de bons sentiments : le despotisme éclairé des femmes sera tempéré par une dose de proportionnelle mâle. L’écriture classique, d’un style scolaire, est (parfois) rachetée par une envolée lyrique (dans la description des horreurs notamment). Un premier ouvrage et le seul à ma connaissance d’un jeune auteur alsacien.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">814</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Temp&#xEA;te Universelle De L'an 2000</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-temp%C3%8Ate-universelle-de-lan-2000-r813/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/tempete-universelle-de-l-an-2000.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Adam Pearson (Dam) , le fils du roi de la viande, en cette veille de l’an 2000, tient compte du mystérieux avertissement d’un mage de sa connaissance, Nadir, annonçant pour bientôt des événements catastrophiques d’après les signaux électromagnétiques du soleil. De nature mélancolique, le jeune homme avait déjà perdu des êtres chers :<br><i>" Deux chères images du passé apparurent devant ses yeux : celle de sa mère, celle de cette adorable miss Lili Atkins, sa fiancée. Toutes deux, il les avait aimées tendrement. Elles étaient parties, victimes de la surcivilisation régnante, de ces réfrigérants subtils, de ces radiateurs réglables à moins d’un dixième de degré, toutes inventions merveilleuses destinées à dompter la nature, à maîtriser les éléments ; par l’excès même de leur perfection, elles avaient rendu les organismes humains plus délicats encore, plus susceptibles aux maux foudroyants. "<br></i>Désireux de fêter la nouvelle année dans la solitude, il s’élève dans les airs à bord de son ballon à vol libre. C’est de là qu’il assiste, en spectateur privilégié, à la vague énorme qui non seulement engloutit la ville d’Atlantic-<wbr>City en y effaçant tous ceux qu’il aimait, mais encore, rythmiquement, parcourt la terre pour y  détruire toute vie :<br><i>" Ainsi, ce soir-<wbr>là, le ciel avait pris un aspect extra-<wbr>terrestre: la teinte livide de paysage et de la mer se transformait en sable jaune sale et en rouge sombre à mesure que l’œil s’élevait vers le zénith. Dam ne put s’empêcher de tressaillir en constatant que l’aiguille aimantée de la boussole tournait en tous sens, affolée comme lors des grandes perturbations magnétiques.  (…) <br>En même temps, du fond de l’horizon, un mugissement montait, avec un crescendo de plus en plus intense. De l’Océan, il voyait venir avec une vitesse foudroyante, une montagne noirâtre. En un gigantesque raz de marée, la mer déferlait vers la côte, vers la ville, masse d’eau d’une hauteur qui devait dépasser trois cents mètres. "<br></wbr></wbr></i>Le ballon est entraîné par des vents impétueux à plus de 12 000 mètres d’altitude. La température extérieure se modifie. Des débris de toutes sortes flottent dans l’air. Avec surprise mais détermination, il sauve de la mort une jeune Française, Eve Dampierre, qui dérivait à côté du ballon, accrochée à un parasol ( ! ). Celle-<wbr>ci lui narre son aventure depuis le départ de Chine où l’usine de son père avait été détruite par les grévistes jaunes jusqu’à son séjour sur un immense paquebot-<wbr>ville où la main-<wbr>d’œuvre chinoise s’avèrera bien utile :<br><i>" L’afflux de cette main d’oeuvre jaune était nécessité par les travaux indispensables aux pays civilisés et que ne voulaient plus faire les artisans des races affinées : terrassements, mines, chemins de fer, routes. Une garnison de police de 1500 soldats était nécessaire pour donner toute sécurité aux passagers ordinaires.  Sur un pont supérieur, établi à 15 mètres au-<wbr>dessus des logements de coolies, des cottages entourés de jardin et de pelouses donnaient à ces voyageurs de marque plutôt l’impression d’une villégiature au bord de la mer que d’une traversée réelle. "<br></wbr></i>Le bateau a été brisé par la tempête comme un fétu de paille. Le vent qui entraîne les jeunes gens à grande vitesse autour du globe, les oblige à stabiliser leur ballon au-<wbr>dessus de l’ancienne vallée du Nil, près de constructions de type égyptien remises au jour par le cataclysme universel. Après l’atterrissage, ils explorent le " Pharaon Hôtel " où , à côté de quelques cadavres, ils trouvent de la nourriture. Mais des êtres étranges, cancrelats gigantesques et vers suceurs énormes ont surgi du sol et les attaquent :<br><i>" De couleur gris sale, l’être n’avait pas de tête : une sorte de trompe aux contours dentelés semblait constituer la "bouche " par laquelle ce protozoaire  subvenait à son entretien. Tour à tour, la bouche s’évasait et se rétrécissait, comme pour happer ce qui se trouvait à sa portée (…) Dans les affouillements creusés par le vent avaient dû être entraînés des dépouilles d’animaux, d’hommes sans doute aussi. Et ces bêtes annelées, vestiges d’une époque accomplie de l’histoire du globe, vivaient dans ces profondeurs inaccessibles, se nourrissaient des détritus des premiers âges. Brusquement, le cataclysme les avait exhumés. A la lumière, gauches, lourds, terribles quand même, ils s’adaptaient, l’intérêt aidant, à la vie nouvelle qui se résumait pour eux à la recherche d’une proie. "<br></i>Se réfugiant dans la plus haute tour, ils y découvrent un émetteur de radio ainsi qu’un avion prêt à l’usage. A tout hasard, ils appellent au secours sur les ondes. Une voix leur répond : c’est celle du grand-<wbr>père d’Eve qui s’était réfugié auprès du sage Nadir (qu’il connaissait lui aussi), dans sa retraite himalayenne. Guidés par radio, ils échappent aux monstres gluants et fluorescents pour se retrouver quatre heures après à côté des leurs qui les accueillent à bras ouverts. Finalement tous les ingrédients seront réunis pour un nouveau départ : Adam et Eve, avec la bénédiction de leur grand-<wbr>père et la sanctification de l’église (un prêtre fait partie des sauvés), copuleront dans la décence pour assurer l’avenir du genre humain :<br><i>" Vous vous aimez, n’est-<wbr>il pas vrai ? Les deux jeunes gens s’étaient levés, au comble de l’émotion. Grand-<wbr>père Philippe prit la main de la Française et la mit dans celle de l’Américain. -<wbr> Adam Pearson, prononça-<wbr>t-<wbr>il, je vous donne en mariage ma petite-<wbr>fille, Eve Dampierre. Et, il ajouta, en une boutade presque joyeuse : -<wbr> Ne suis-<wbr>je pas le maire de la dernière commune terrestre ? Et maintenant, venez. Allons retrouver le père Luc dans son oratoire, où il prie, pour la pauvre humanité défunte. A son tour, il vous unira, selon les rites des aïeux, devant l’Infini. Mais, auparavant, petite Eve, je veux te remettre ta dot. Il tendit son sac. Oh, ce n’est pas de l’or, combien inutile. Ce sont des grains de blé ! "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Une nouvelle inédite qui vaut par la naïveté de sa  mise en œuvre dans le champ de la littérature populaire : bons sentiments, monstres gluants, méchants grévistes et maudits Chinois, permanence de la religion. Un petit texte réactionnaire à l’état brut !</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">813</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Temp&#xEA;te De Neige</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-temp%C3%8Ate-de-neige-r812/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/londres-engloutie.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf5 fs24"><i>" Le 29, le vent s’apaisa, mais, entre-<wbr>temps, la neige n’avait cessé de tomber, formant une couche uniforme de trois mètres d’épaisseur. Avec de légères variations, elle s’étendait partout à la même profondeur, mais les congères atteignaient une hauteur prodigieuse. La national Gallery disparaissait totalement sous une montagne de neige. De Saint Paul, on ne voyait plus que le dôme qui se dressait tel un immense igloo. "</wbr></i><br>Jefferies s’essaye à une description réaliste de la grande tempête de neige qui gela le coeur de Londres et sa région. Il en étudie les conséquences humaines, vitales, économiques à travers le journal intime de Smith, le narrateur. De la tempête proprement dite à la disparition de la cité sous la neige, l’horreur croît: les réserves pillées, les cadavres entassés, la guerre civile, la chute du gouvernement, la folie, le feu et la mort en sont les étapes obligées:<br><i>" Les quartiers riches furent envahis par une armée de gueux affamés qui avaient escaladé les congères et, en un instant, les maisons furent dépouillées de toutes leurs victuailles. (...) L’aspect terrifiant de ces hordes incarnait la violence. Jamais je n’oublierai leur visage. Ils avaient les tempes enfoncées, les pommettes saillantes, les lèvres rentrées, les gencives bleues de froid et d’anémie, et des dents semblables à celles d’un chien prêt à mordre. "</i><br>Un grand texte en peu de lignes.</span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">812</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Tell De La Puissance</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-tell-de-la-puissance-r811/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/tell-de-la-puissance.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Sur une terre du futur, Seth, " l’homme vraiment né ", fuit la "Cité" pour rejoindre dans leur refuge secret ses derniers frères humains. Poursuivi par les Trann, il sera sauvé et emmené en lieu sûr. Gaella, une jeune fille de la tribu,  deviendra sa compagne et le présente à Vaken, le chef tribal. Celui-<wbr>ci le reconnaît immédiatement pour l’envoyé, celui qui sauvera les derniers restes de l’espèce humaine de la griffe des Trann qui règnent sur la terre depuis plus de 4000 ans. Grâce aux machines sophistiquées laissées par les "Grands Anciens", Set apprendra qu’il est l’élu, l’incarnation des Anciens Am et Ima , qu’il fait partie d’un plan prévu de longue date consistant à éradiquer les Trann en utilisant les armes de ces ancêtres déposées dans le Tell de la Puissance.<br>Les Trann sont des monstres sans âme, des termites géantes menées par la toute puissante reine Rachout qui attend, elle aussi, l’ultime moment de confrontation afin d’annihiler Seth, de récupérer pour son compte les armes et de procéder à la copulation avec son homologue extraterrestre, en vue d’instaurer sur terre le règne éternel des Trann. Ceux-<wbr>ci se trouvaient présents sur la terre depuis longtemps de par leurs ancêtres, aujourd’hui dégénérés sous la forme d’innocentes colonies de termites mais qui, en des temps immémoriaux, avaient procédé à l’édification des grandes Pyramides, ainsi que d’autres monuments architecturaux encore lisibles dans le paysage terrestre. La confrontation entre l’Envoyé et la reine eut lieu, au détriment de celle-<wbr>ci. C’est le moment qu’attendaient les humains, descendant des ancêtres de Seth qui avaient fui la terre sous la pression des Traan afin de fonder des colonies sur Mars et Vénus. <br>Les termites géantes seront défaites lors d’une gigantesque bataille interplanétaire. Seth,  avec l’aide de ses cousins vénusiens et martiens accède à nouveau à la connaissance et avec lui refleurira l’espèce humaine sur une terre débarrassée de ses envahisseurs<br>Un divertissement qui joue aussi bien sur la thématique des pulps que sur celle de l’archéologie parallèle, en proposant un personnage principal,  nouveau Moïse d’une humanité en quête d’elle-<wbr>même.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">811</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Tchernobagne</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/tchernobagne-r810/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/tchernobagne.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La centrale nucléaire Phénix 8 emploie des détenus comme personnel d’entretien depuis la catastrophe avignonnaise. Jordan est un infiltré, ancien membre de l’OSAF (Organisation Secrète des Antilles Françaises) qui espère rendre public le rapport K-<wbr>17, lequel mentionne les doses d’irradiation excessives que subissent les détenus. S’appuyant sur l’épouse du Directeur Rouvre, une dévoreuse d’hommes, pour lui fournir des informations, Jordan fait connaissance de son groupe de co-<wbr>détenus et s’habitue à son travail qui consiste à nettoyer des canalisations radioactives. <br>Rouvre décide d’augmenter la production au grand dam de ses collaborateurs directs, notamment Maillard le surveillant en chef, qui se sont façonnés une petite vie tranquille. Le jour du coup de force venu, Jordan, entraînant ses amis qui n’ont plus rien à perdre, sème le trouble dans les contrôles électroniques et prend d’assaut le poste de commandement de la centrale par l’extérieur, seule voie possible et point faible du système de contrôle. Il fait convoquer la presse, menaçant la direction de la P.I. (Pénitentiaire Indépendante) et la région d’une catastrophe nucléaire majeure. Maillard, soutenu par le Contrôleur Général de la P.I., manipule la presse et fait croire à Jordan que son entreprise de communication se déroule correctement. Pourtant, le groupe des émeutiers, ainsi que le journaliste, seront éliminés dès leur sortie, les intérêts de la P.I. dépassant de loin le sort de quelques malheureux bagnards.  Rouvre profitera d’une promotion ascensionnelle pour répondre à la loi du système de Peter.<br></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">810</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Ruines De Paris En 4908</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-ruines-de-paris-en-4908-r808/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/ruines-de-paris-en-4908-eps.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Une première lettre envoyée par l’Amiral Quesitor au Ministère de la Marine relate la découverte de Paris. Partie de Nouméa, l’expédition archéologique jeta l’ancre de ces trois vaisseaux dans une baie immense et sûre, à proximité des ruines de Paris, prouvant déjà la montée des eaux qui avaient englouti ces côtes primitives. Ils furent accueillis par les autochtones, curieux, sympathiques, fiers de leur cité, mais barbares et attachés à leur sol, doués d’un intérêt viscéral envers la politique :<br><i>« Il y a d’ailleurs bien d’autres difficultés à résoudre pour organiser le pouvoir chez une peuplade où tout le monde brûle de commander, et où personne ne consent à obéir. Les plus modestes rêvent une fonction publique, qui leur livre au moins quelques subalternes à gouverner ; mais tous, même les plus misérables et les plus ignorants, se croient parfaitement aptes à régir la tribu, parlent à tort et à travers des affaires de la cité, émettent des idées, des théories, des principes aussi insensés que disparates, et ne les voyant pas adoptés, se sentent envahis par un impérieux désir de révolte. »<br></i>D’après Quesitor, ce sont les descendants des Français d’antan. Accompagnés par les naturels, il se rend au sommet d’une petite colline pour avoir une vision complète de la cité antique :<br><i>« C’était bien Paris, nul de nous n’en douta, ces ruines grandioses étaient bien le tombeau de la reine du vieux monde. Sa tête orgueilleuse plane encore au-<wbr>dessus de ces espaces désolés. <br>Dans une vallée, dont nos yeux pouvaient à peine embrasser l’étendue, se dressaient pêle-<wbr>mêle des dômes, des colonnes, des portiques, des flèches élancées, des combles immenses, des frontons, des statues, des chapiteaux, des entablements, des crêtes, des corniches ; et à notre gauche nous voyions se profiler, fier et hardi sur le ciel noir, le couronnement de l’arc triomphal élevé par un des derniers Poléons de la France à la gloire de ses armées. »<br></wbr></wbr></i>Le déblaiement des ruines aussitôt commencé avec de grands moyens amena son lot de découvertes et de fausses interprétations, les restes de la flore et de la faune prouvant que l’endroit était jadis fortement habité. Des statues furent mises à jour comme celle du Laocoon, et les hardis explorateurs s’attachèrent à relever l’arc de Triomphe au bout de « l’Avenue des Chefs Illustres » » (les Champs Elysées). La découverte de l’obélisque entièrement engravée d’une écriture inconnue les plongea dans la perplexité. La lettre de Quesitor provoque la constitution d’une séance de «l’institut de Calédonie ». L’enthousiasme sera immense et la discussion acharnée autour de la nature d’une statue féminine découverte,  appelée "la République". La conclusion de l’Institut fut sans appel. Il s’agissait « <i>d’une Minerve qui a été fondue dans la ville d’Orléans sous le gouvernement de la Reine République </i>». <br>On attribua aussi la médaille d’honneur aux hardis navigateurs. Pendant ce temps, à Paris, la curiosité des indigènes se fait de plus en plus vive à l’égard des étrangers dont ils ont assimilé les principes politiques et les institutions :<br>« <i>Nos institutions politiques leur sont aujourd’hui connues dans leurs moindres détails, et ils les critiquent tout haut. Chose étrange, dès qu’ils abordent ce sujet, la passion les emporte et la raison semble les abandonner.Ces barbares, absolument étrangers, il y a quelques mois, à notre organisation sociale, sur ce point encore nous proposeraient volontiers des perfectionnements ; ils ont déjà à nous offrir deux ou trois systèmes complets, plus insensés les uns que les autres, et qui renversent toutes les idées reçues en matière d’impôts, d’instruction publique, de religion, de franchises municipales, etc…, etc…. Ils seraient enfin charmés de nous voir adopter le principe fondamental de leur gouvernement, qui consiste à changer de chef le plus souvent possible. </i>»<i><br></i>Pourtant les fouilles continuent, livrant d’abondants trésors comme cette magnifique Vénus sans bras qui fut attribuée au sculpteur du XVIème siècle, « Karpeau »,  ou la Mairie du Louvre qui fut reconnue comme un bâtiment dédié à « la Sainte Marie du Louvre ». L’exhumation de deux fioles et d’un bouchon prouvèrent que les Français de l’époque participaient grandement à des libations, surtout à l’époque de la dynastie des « Poléons » dont une médaille votive prouva sans contestation possible le règne.<br>La dernière lettre de Quesitor sera alarmante et terrible. Il dit que ses marins se sont mutinés en faisant cause commune avec les natifs, fraternisant dans leur idéal de liberté. Les mutins le convainquirent aussi de se joindre à eux sans qu’il ne perde rien de ses titres ou prérogatives. L’amour de la politique chez les barbares avait contaminé les explorateurs:<b><br></b><i>« Ma dépêche d’hier a été interrompue par la visite de notre nouveau chef. Il venait me développer les idées politiques qui serviront d’assises à son gouvernement, et m’exposer les réformes sociales qu’il médite. Quelques-<wbr>unes m’ont paru, en réalité, fort sensées, fort urgentes même ; car, à bien des égards, les bases sur lesquelles repose la société moderne sont barbares, injustes et heureusement vermoulues. Je n’ai donc pas cru devoir lui refuser mon concours et l’appui de ma longue expérience .D’ailleurs, à moins de regagner Nouméa à la nage, force m’est bien de demeurer ici, puisque tous mes marins m’ont abandonné et que l’on a confisqué ma flotte. »<br></wbr></i>« les Ruines de Paris  en 4875 » forment une courte nouvelle par lettres , une étude fine et ironique de la difficulté à établir la vérité historique et une critique des moeurs politiques du régime impérial en un style d’une grande virtuosité.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">808</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Ruines De Paris (Mery)</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-ruines-de-paris-(mery)-r807/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/archeologie-du-futur_1.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Deux savants archéologues du futur en provenance du phalanstère atlasien universellement connu, sont à la recherche du site de Paris. Denis Zabulon et Jérémie Artémias, descendants de vaillants découvreurs dans l’art de se faire la guerre, traversent en « steam-<wbr>table  le ruisseau qui sépare l’Afrique de l’ancienne France ». Eblouis, ils découvrirent : <br><i>« du haut des airs quatre-<wbr>vingt kilomètres de ruines moussues, lesquelles, d’après leurs calculs, devaient appartenir à l’ancienne capitale de la France, nommée Paris, selon les uns, et, selon les autres, mieux instruits, Parigi ou Lutétia, mot qui signifiait dans une ancienne langue, boue. »<br></wbr></i>Avec les « aides-<wbr>famille », ils dressent leurs tentes près des ruines de l’arc de Triomphe. L’approche de la défunte cité est malaisée à cause d’une vaste forêt de lianes, ce qui les mène à un temple grec ou romain. Ils y découvriront une mosaïque que Zabulon date de 1848, soit de la plus haute antiquité. A partir des tronçons de phrases (les restes de l’inscription figurant au fronton de l’église de la Madeleine), qu’il interprète comme «<i> Madeleine a trouvé un mari sous sa maison </i>», il démontre que ce temple était dédié à la vertu domestique. Donc, contrairement à ce que prétendent certains historiens concurrents, les mœurs de cette époque étaient loin d’être corrompues.<br>Plus loin, ils tombent en arrêt devant une colonne (la colonne Vendôme) où le nom de « Nea Polion » démontre à coup sûr qu’elle avait été érigée à la gloire du général « Nea Polio », celui qui termina la guerre commencée par Germanicus. Elle daterait de 1805 et prouve également que la langue latine était encore usitée à Paris en ce temps-<wbr>là. Enfin, ils exhumèrent la preuve d’un passé depuis longtemps disparu à cause , notamment, du sage roi Spirigh qui, en 3235, fit incendier tous les livres pour que la terre n’étouffe pas sous leur poids :<br><i>« La terre était sur le point de n’être plus habitée que par des livres ; les insectes et les animaux rongeurs qui vivent des papiers imprimés, se multipliaient d’une manière effrayante, et il aurait bientôt fallu que l’homme abandonnât les villes aux bibliothèques et aux vers. Le sage roi Spirigh, le conquérant éclairé des trois parties du monde, a donc rendu un véritable service aux hommes en livrant au feu ces innombrables montagnes de livres, qui ne servaient plus qu’à infecter l’atmosphère ; car ils étaient devenus si nombreux que leur masse formidable décourageait la science et l’instruction. »<br></i>Ainsi administrèrent-<wbr>ils la preuve qu’au XIXème siècle l’on parlait un latin dégénéré sous des rois habillés en César. La découverte d’une  statue en bronze (le cavalier de Louis XIV place des Victoires) incite pourtant les deux savants à la prudence. Le personnage est identifié sans erreur possible comme étant une représentation de l’empereur Adrien, mais pourquoi cette perruque ? La seule déduction possible est que :<br><i>« les peuples qui ont habité ce pays devaient tous porter d’énormes perruques pour défendre leurs têtes contre une atmosphère toujours humide ou glaciale. »<br></i>Car les monuments n’ont pas été détruits par violence, ils ont fondu sous un déluge universel en ce pays de froid, de neige et de glace. La fontaine (de Jean Goujon au Marché des Innocents) leur parle des nymphes et du paganisme puisque le christianisme n’était pas connu à Paris à cette époque. Les ruines de l’ancienne école de Droit, du côté du Panthéon, les confortent en cette théorie :<br><i>« -<wbr> Oh ! s’écria Zabulon, voilà qui est décisif ! regarde à tes pieds, frère Artémias ; ceci est une plaque de marbre détachée d’une muraille de ce monument voisin, élevé autrefois en face du Panthéon. Lisez ces deux mots : JUS ROMANUM. 1853 – Jus romanum ! dit Artémias en croisant ses mains par-<wbr>dessus son front. En 1853, Paris était gouverné par le droit romain ! Les pères y coupaient la tête à leurs enfants, et l’esclavage n’y était pas aboli ! Grand Dieu, que la terre a été longtemps acharnée dans ses erreurs. »<br></wbr></wbr></i>Ayant engrangé un savoir incomparable, après une escale à « Marsyo » ou « Marsalia », en des ruines disposées en face d’Alger, ils reviennent, triomphants, chez eux. Zabulon, qui appartient à la « Société du Portique des Amis de la Vérité » produit sa prestation devant ses pairs. Il a pu démontrer que les ruines de Paris sont les derniers témoins d’un lieu exécrable :<br><i>« Figurez-<wbr>vous un océan de boue noire, soulevé en vagues énormes par la tempête et subitement glacé dans sa folle insurrection. L’œil a de la peine à distinguer la maison du citoyen de la demeure des rois et des dieux. Une teinte uniforme couvre ces collines artificielles et l’air n’y sonne d’autre bruit que la plainte continuelle des gouttes d’eau sur les feuilles, et le croassement des corneilles qui tourbillonnent dans le brouillard.»<br></wbr></i>Ce qui explique le paganisme de ses habitants qui auront vécu « <i>à l’ombre de la mort et de l’erreur </i>». Les savants se félicitent de vivre à leur époque, si lumineuse, si agréable, comme ils le chantent par cent mille voix reprises en refrain:<br><i>« Frères, chantez ! voici les temps prédits ;<br>Dieu, sur la terre, a mis le paradis. »<br></i>Une nouvelle peu connue d’archéologie fantaisiste rejoignant les textes du Dr. Mettais (An 5865), de Henriot (Paris dans 3000 ans), de Béliard (Découverte de Paris), de Bonnardot (Archéopolis) et, plus récemment, de Mc Aulay (la Civilisation disparue) ou de Waydelich (Mutarotnegra). L’impact sur le lecteur en est toujours aussi fort et la leçon évidente, incitant à la prudence dans le cadre de la restauration historique basée sur des ruines pénétrées de mystères.</wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf4 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">807</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Les Ruines De Paris</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/les-ruines-de-paris-r806/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/ruines-de-paris-claretie.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24"><i>" Ce qui fut l’île de la Cité, le berceau de Lutèce, le centre de Paris, n’est plus qu’un amas confus de pierres éboulées que la mousse recouvre. Des chênes,  robustes et forts, ont éventré les voûtes; les lézards se chauffent au soleil sur les autels de Notre-<wbr>Dame. Les deux grosses cours démantelées, échancrées, à demi effondrées, élèvent encore au-<wbr>dessus des fourrés épais leurs squelettes déchiquetés. Un pan de muraille se soutient encore, appuyé sur un arc-<wbr>boutant qui repose dans un taillis, et troué par les hautes fenêtres dont les ogives se sont affaissées. <br>De temps en temps un bruit sec éclate dans le grand silence, effarouchant les lézards et les couleuvres, seuls bêtes de ces ruines. C’est une pierre qui se détache, laissant un trou béant, et qui vient rejoindre sur le sol verdoyant les autres pierres, ses soeurs. Les vieux piliers trilobés de la cathédrale se sont couchés, pareils à des géants de granit fatigués du lourd fardeau porté pendant des siècles. <br>A terre gît tout ce peuple de dragons, de goules, de hiboux, de démons, nuée sinistre qui s’était abattue sur l’église gothique. A demi brisés, ils dorment dans les hautes herbes, peu à peu recouverts, ensevelis par la marée montante des ronces et des broussailles."</wbr></wbr></wbr></i> <br>Enumérant les divers monuments connus de Paris, Notre-<wbr>Dame, le Panthéon, l’Arc de Triomphe, l’auteur les décrit tels qu’en son imagination la végétation les transforme. <br>Dans la plus pure tradition de la poésie romantique établie par Volney, Clarétie précède l’architecte Speer qui, par la présentation d’une maquette, a enthousiasmé Hitler avec sa vision d’un Berlin futur.  Une description touchante et fugace de la grande métropole française.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">806</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Ruee Vers L'est</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-ruee-vers-lest-r805/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/histoires-de-fins-du-monde.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Jerry Franklin est plénipotentiaire et fils du sénateur de l’Etat de New York, envoyé avec son compagnon Sam pour négocier l’arrêt de l’expansion territoriale en direction de l’Est entreprise par les Séminoles. A sa grande surprise, ce sont les Sioux, déjà présents à Trenton, qui l’accueillent. Le vieux chef Trois-<wbr>Bombes-<wbr>à-<wbr>Hydrogène, plein d’humanité et de pitié envers Jerry comprend les difficultés de sa démarche, contrairement à son fils  Faiseur-<wbr>de-<wbr>Radiations, empli de haine et de mépris pour ces Blancs, dégénérés rétrogrades, osant se dresser sur son chemin. La situation américaine a fondamentalement changé dans les temps futurs. Les Blancs se sont exterminés. Abâtardis, redevenus des sauvages, sans forces et sans technologie, ils sont profondément divisés, l’état fédéral et les titres du pouvoir n’étant plus que des leurres. <br>Partout subsistent encore de petites enclaves, comme celle de New York. Partout, dénonçant les multiples traités signés avec les Blancs, les nations indiennes revendiquent leurs territoires de jadis. Plus organisés, plus avancés technologiquement (ils ont même des lampes à pétrole !), ils avancent, comme le font les Séminoles, dans les diverses régions en éradiquant ce qui reste de la race blanche :<br><i>« Oui, à quoi pouvons-<wbr>nous donc encore renoncer ? Et où pouvons-<wbr>nous nous retirer encore ? Il ne reste rien des Etats-<wbr>Unis d’Amérique, juste quelques kilomètres carrés et il faudrait que nous nous éloignons encore ? Du temps de mes ancêtres, nous étions une grande nation d’un océan à l’autre, d’après les légendes de mon peuple, et maintenant nous sommes misérablement entassés dans un coin de notre terre, affamés, sales, malades. Notre race s’éteint et on continue à nous humilier. »<br></wbr></wbr></wbr></i>Jerry, malgré les cadeaux extraordinaires qu’il a apportés au vieux chef, ne réussit pas dans son entreprise de médiation. Trois-<wbr>Bombes-<wbr>à-<wbr>Hydrogène consent pourtant à un échange, lui offrant une arme merveilleuse (un pistolet !) et lui permettant d’emmener la fille du « Président à la Cour Suprême des Etats-<wbr>Unis », une jeune femme blanche, otage consentante des Sioux parmi lesquels elle désire s’intégrer en fréquentant le fils du chef.  Jerry, avec Sam, saoûlé à mort par les Indiens, suivit le conseil amical de Sylvester Thomas, un Noir ambassadeur auprès du vieux chef, conseil donné en raison de sa très vieille appartenance aux valeurs de la nation américaine :<br><i>« Dans quelques heures, votre gouvernement ne sera plus qu’un souvenir. Le chef avait eu vent de ce projet, c’est pourquoi il lui a semblé nécessaire d’établir une sorte de tête de pont sur la côte avant que tout cela ne soit entériné. En occupant le New Jersey, il empêche la jonction des Séminoles et des Ojibwas. Mais il s’est pris d’amitié pour vous, comme je vous l’ai dit, et il voulait que je vous avertisse pour que vous ne retourniez pas chez vous.<br></i>Ils devraient galoper droit vers l’Est et s’éloigner d’un pays où ils n’auraient plus leur place. Au bout d’un trajet chaotique où son cheval a failli être dévoré plusieurs fois par des réfugiés blancs affamés qui fuyaient devant l’avancée des Séminoles, Jerry rencontra l’amiral Chester, chef suprême de la flotte des Etats-<wbr>Unis, trois goélettes de quinze mètres de long, que ce dernier mit à sa disposition. Peut-<wbr>être, en faisant route vers l’Est, vers une Europe aux mains des Tartares, vers ces « terres légendaires où l’homme blanc a le droit de vivre debout », y aura-<wbr>t-<wbr>il encore un avenir possible?<br>Une nouvelle très fine, magnifiquement écrite qui joue à la fois sur les peurs d’un avenir  douteux et sur l’esprit de revanche des races qu’opprimèrent jadis les Blancs américains. Avec une mordante ironie et une efficace simplicité, l’auteur, à travers la distanciation que provoque l’inversion des situations, crée un malaise propice à une réflexion sur l’histoire récente de ces peuples. Un petit bijou!<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">805</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Royaume Des Fourmis</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-royaume-des-fourmis-r802/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/pays-des-aveugles.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Le capitaine Guérilleau et l’ingénieur anglais Holroyd  sont chargés d’une mission bien ennuyeuse : on leur a signalé la présence de fourmis susceptibles de chasser toute la population d’un village de brousse. Parcourant sur leur canonnière, le Batimo, affluent du Guaramadena au Brésil, ils devront rendre compte du fait et  prendre les mesures appropriées. La première rencontre avec les insectes a lieu lorsque qu’une barcasse, chargée de cadavres, s’approche de la canonnière. Les fourmis venimeuses ont colonisé le bateau. Le lieutenant Da Cunha monte à bord :<br><i>« Holroyd vit les fourmis battre en retraite devant les bottes de Da Cunha. Le Portugais marcha lentement vers le cadavre tombé, se pencha, hésita, empoigna la veste et retourna l’homme. Un flot noir de fourmis se précipita hors des vêtements.»<br></i>Holroyd reprit la lorgnette. Il aperçut autour des pieds de l’intrus les fourmis dispersées et agissant comme il n’avait jamais vu agir des fourmis. Elles n’avaient rien des mouvements aveugles de l’espèce commune ; elles regardaient le lieutenant comme un groupe d’hommes, en se ralliant, pourraient observer un gigantesque monstre qui les a mis en déroute. Elles agissent comme si elles étaient douées d’intelligence :<i><br>« Il découvrait qu’un grand nombre</i> <i>de fourmis géantes – elles mesuraient environ deux ou trois pouces de longueur -<wbr> et qui traînaient des fardeaux aux contours baroques, dont il ne pouvait saisir l’utilité, se déplaçaient par petits élans d’un coin obscur à un autre. Elles ne se formaient pas en colonnes dans les endroits découverts, mais en lignes ouvertes, clairsemées, évoquant curieusement les bonds de l’infanterie moderne progressant sous le feu. » <br></wbr></i>Da Cunha sera mordu lui aussi et mourra le soir même. Arrivé devant le village déserté par les humains et colonisé par ces fourmis géantes, Guérilleau se rend compte de son<i> </i>impuissance : comment combattre des adversaires aussi minuscules ? Il fit donc ridiculement donner du canon contre eux puis s’en retourna à son port d’attache avec un désagréable pressentiment : <i><br>« Jusqu’ici leur action consiste en une progressive et croissante installation, impliquant le meurtre ou la mise en fuite de tout être humain dans les nouvelles zones envahies. Leur nombre augmente rapidement, et Holroyd tout au moins est fermement convaincu que les fourmis enlèveront finalement à l’homme la totalité de l’Amérique équatoriale du Sud. Et pourquoi s’en tiendraient-<wbr>elles à l’Amérique du Sud ? »</wbr></i><br>Une nouvelle dont le ton intimiste accentue le sentiment d’horreur. Nous sommes en présence de l’archétype du thème de l’invasion par les insectes ennemis du genre humain, largement exploité au cinéma (« Arachnophobia », « les Insectes de feu », « Them », etc.)</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">802</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
