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<rss version="2.0"><channel><title>Livres: Livres</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/page/10/?d=23</link><description>Livres: Livres</description><language>fr</language><item><title>La Toussaint Blanche</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-toussaint-blanche-r841/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/toussaint-blanche.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">De 1994 à 2000, la France est en danger de disparition. A travers l’influence des groupes de pression anti-<wbr>racistes, tels que ceux de l’AIR (Association internationale contre le Racisme) animé par Raphaël Blumenfeld, appuyé par la SITIF (Syndicat International des Travailleurs Immigrés en France), avec l’assentiment des intellectuels de gauche, la compromission de tous les médias, l’action continuelle en faveur des minorités ethniques de la part du gouvernement Mitandier, les portes de l’immigration sont largement ouvertes à tout ressortissant du Maghreb ou d’Afrique noire. L’avortement est encouragé, toute contestation, la plus futile soit-<wbr>elle, est immédiatement mise sur le compte de comportements racistes :<br><i>«21 mars 1995, le printemps pointait. Il était 19h 59, l’émission « les Français devant la masturbation », animée par la sexologue Rachelle Bensaïd, maître de conférence à l’université de sexologie Wilhelm Reich de Nanterre, venait de se terminer. On entendit les premiers accents ralentis de la carmagnole, par laquelle le Président Timandier aimait à se faire annoncer. L’écran s’imprima du traditionnel « le Président de la République vous parle » et, bientôt, apparut le visage de Timandier que l’on comprit, aux clignotements de ses yeux, fort ému. »<br></i>En cette France du changement, le récit relate la trajectoire de vie de Vincent Fournier, jeune Français orthodoxe et sa prise de conscience progressive du danger ethnique. C’est par lui que le scandale arrive : ayant fait paraître une annonce matrimoniale dans laquelle il se disait à la recherche d’une âme-<wbr>sœur « distinguée, blonde aux yeux bleus et européenne », l’AIR, en la personne de Blumenfeld, crée de ce fait-<wbr>divers un exemple. Par une publicité tapageuse, attaqué devant la justice pour délit raciste, Vincent est lourdement condamné :<br><i>« Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement et en premier ressort…déclare Vincent Fournier coupable du délit de discrimination publique envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance, de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, à une race ou à une religion déterminée (… )Condamne : Fournier Vincent à la peine de deux ans de prison avec sursis et à dix mille francs d’amende. Le condamne : A payer à l’Association Internationale contre le racisme, reconnue d’utilité publique, la somme de : un franc à titre de dommages et intérêts. Ordonne la publication du présent jugement dans le prochain numéro de « Femmes de Demain ». Ordonne la publication du présent jugement par extrait dans six journaux ou périodiques français au choix de la partie civile. Condamne enfin Fournier Vincent en tous dépens du présent jugement…<br>Il se revoyait bien encore devant le tribunal rendant le jugement final « Condamne Fournier Vincent à la peine de deux ans de prison avec sursis et dix mille francs d’amende… » et les hystériques à la sortie du tribunal qui applaudissaient la décision, hurlaient, le huaient, le sifflaient… et scandaient : « raciste, fasciste, salaud, le peuple aura ta peau ! »…<br></i>Il perdra son travail, restera au chômage ; sa jeune épouse (qu’il a finalement trouvée) enceinte vivra de plus en plus difficilement dans une capitale inter-<wbr>ethnique. Alors que l’union franco-<wbr>maghrébine se renforce par la décision du président Mitandier de faire de la France une terre d’asile pour tous les Palestiniens –décision applaudie par les Juifs autant que les Arabes-<wbr> la sociologie urbaine se modifie : des migrations de population auront lieu de l’est vers l’Ouest de la capitale. Contrairement aux lénifiantes annonces officielles, les tensions racistes se font de plus en plus fortes, mais toujours aussi sévèrement réprimées. <br>Vincent, à qui son ami Georges a définitivement ouvert les yeux sur le danger que court la France, devient (comme chômeur il a du temps à revendre) messager à Paris de groupes européens dissidents. La situation du pays empire à un point tel que Mitandier fera appel, dans le cadre de l’amitié franco-<wbr>maghrébine, à l’intervention, sur le territoire français, d’un contingent militaire marocain qui aura une tâche de maintien de l’ordre, d’abord dans la région de Marseille, agitée par des émeutes sanglantes, puis à Paris. Un incident entre deux communautés (noire et maghrébine) met le feu aux poudres. Alors que Paris est bouclé pour éviter la fuite des autochtones blancs vers la Normandie et la Bretagne, les quartiers Est sont contrôlés par l’armée du général Ali. Les émeutes ne s’arrêtent pas pour autant. Mitandier étant en voyage culturel chez ses amis africains, les rues, les monuments, les bâtiments officiels de la capitale sont incendiés : <br><i>« Il était plus d’une heure de matin, lorsqu’il avait pu atteindre, se frayant difficilement un chemin au milieu d’une foule compacte de badauds, les abords de la place de Clichy. La foule regardait, livide et atterrée, sans ne presque rien voir, la place remplie de policiers et de CRS l’arme au pied, qui attendaient vraisemblablement des ordres. Continuellement des flics repoussaient une foule compacte, venant des rues adjacentes, qui, semblable aux vagues sur un rivage, se jetait en va-<wbr>et-<wbr>vient contre eux. D’autres essayaient, tant bien que mal, de maintenir libre un vague chenal permettant aux voitures de police ou de pompiers d’aller et venir. Des lueurs d’incendie, venant de la droite, éclairaient lugubrement cette nuit profonde et triste de décembre. »<br></wbr></wbr></i>Les opposants « racistes », dont Georges et Vincent, seront arrêtés et mis dans des camps de détention. L’économie de la France s’anémie. Les régions-<wbr>frontière quoique sévèrement contrôlées, dérivent vers l’autonomie :<br><i>« La fermeture des frontières était donc loin de faire l’unanimité au sein de la piétaille démocratique. A Paris, l’affaire passait car on avait d’autres soucis immédiats, mais dans les régions frontalières, de véritables jacqueries avaient éclaté un peu partout. En Alsace, Strasbourg était pratiquement en état de sécession. A Chambéry et à Annecy, des manifestations spontanées et violentes s’étaient déroulées devant les préfectures et des CRS avaient été envoyés d’urgence en renfort. A la frontière franco-<wbr>belge, de Roubaix à Charleville, des foules manifestaient leur attachement à l’amitié franco-<wbr>belge, de part et d’autre de la frontière. »<br></wbr></wbr></i>Vincent, enfin libéré, se hâte de rejoindre au péril de sa vie sa femme et ses amis en Vendée où subsiste la dernière enclave de la France libre et européenne. Là, avec la population et les forces de police dissidentes, il participe comme résistant à l’invasion à des coups de force contre l’armée maghrébine dont les interventions sont constamment approuvées par les thuriféraires médiatiques du régime «socialo-<wbr>libéral ou libéral socialiste » en place :<br><i>« Normandie : meurtrière embuscade ce matin à l’aube. Un convoi des forces de l’ordre appartenant à l’armée maghrébine a été sérieusement accroché, à Pont-<wbr>Douilly. Après avoir fait sauter le pont, alors qu’un important convoi se dirigeant vers Cherbourg venait de le franchir, une bande rebelle estimée à trois cents hommes, a attaqué le convoi aux fusils lance-<wbr>grenades et aux armes automatiques. Une vingtaine de camions ont été détruits. Les forces de l’ordre auraient éprouvé de lourdes pertes estimées à une cinquantaine de tués et blessés. Malgré l’intervention immédiate de l’aviation alliée, qui a réussi à mettre hors de combat une vingtaine de rebelles, la bande a pu décrocher. Une vaste opération de ratissage se déroule en ce moment dans la région, afin de la retrouver. »<br></wbr></wbr></i>Malgré les efforts des héroïques résistants, l’Ouest est progressivement envahi. Déjà Blumenfeld, qui a su se garder des excès de la capitale, prend la direction de l’antenne régionale de l’AIR en Normandie pour y dénoncer « les inqualifiables atteintes racistes ».<br>La « Toussaint blanche », pourrait apparaître comme le récit romancé des  craintes du Front National et pousse la vision à son terme ultime : le démembrement et la dissolution d’une France «ethniquement pure, et de ses valeurs, au profit d’un « Universalisme » menteur. Le récit, enlevé et intéressant au plan sociologique est hélas ! desservi, à certains endroits, par un style approximatif et fautif. Roman à comparer à l’oeuvre de René Sédillot : « la France de Babel-<wbr>Welche ».</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">841</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Le Tournant Decisif</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/le-tournant-decisif-r840/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/tournant-decisif.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">La Terre est au pouvoir des rats, conséquence de la guerre atomique de 1992 qui a fait disparaître l’homme en tant qu’espèce dominante. Le rat mutant, grâce à sa fécondité prodigieuse, a occupé la niche écologique de ce dernier. S’étant développé en taille et en intelligence, il a permis le maintien de quelques tribus humaines dans quelques enclaves éloignées et barbares, car il se rappelle avec nostalgie sa cohabitation de jadis, la relation amour/haine qu’il entretenait avec le bipède déchu :<br><i>« La situation ne manquait pas d’ironie. Les rats, de par leur expérience immémoriale de l’homme, lui portaient des sentiments curieusement ambigus : ils se rappelaient avec fureur les pièges, furets et raticides de jadis ; mais ils se souvenaient aussi, avec une sorte d’émotion, qu’un surmulot ne vivait vraiment heureux que dans le voisinage de l’homme. Non pas seulement pour les avantages de la nourriture et du gîte, mais pour le plaisir aussi d’avoir des gens autour de soi. »<br></i>Mais, pour que jamais plus l’homme ne reprenne le dessus, le rat contrôle rigoureusement sa fécondité, stérilisant au préalable tout humain en âge de procréer. A cette seule condition, il permet à certains d’entre eux d’émigrer au loin, dans ces enclaves sauvages, où les humains qui haïssent trop les rats pourront encore mener une misérable existence.Sans le savoir, ce vingt août 2067, ce rat, fonctionnaire du Bureau de l’Emigration de l’Empire, venait de vivre le tournant décisif pour sa race. Ce jour-<wbr>là, il a permis à Walter Nolan, un opposant irréductible, et à sa femme Gloria, d’émigrer. Non sans s’être assuré que l’individu avait été soigneusement stérilisé et que la femme, qui avait fait une fausse couche peu de temps auparavant, avait subi une ovaritectomie. Ce qu’il ignorait, c’est que rien de tout cela n’était vrai. L’embryon, parfaitement viable, avait été transitoirement implanté dans le péritoine du mâle ce qui lui permettra de survivre jusqu’à ce qu’il retrouve son logement primitif dans l’utérus de la femme. Encore quelques cas de ce genre, et le glas de l’Empire des rats sonnerait à l’horloge de l’éternité.<br>Une nouvelle intelligente et ironique menée de main de maître.<br></wbr></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">840</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Ton Sang Tel Du Lait</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/ton-sang-tel-du-lait-r838/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/chronomachine-lente_6z6432cs.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">L’adorateur du soleil, le prêtre de Tetzcatlipoca, Considine, le guerrier au buggy de feu, gît dans son filet avec deux de ses acolytes, prisonnier des W.A.S.P. (White Anglo Saxon Protestant). Il subit la douleur inouïe de son sang qui lui est soutiré par l’infirmière Marina en compensation de ses crimes. Car, dans cette société du futur, sur une terre totalement plongée dans un smog perpétuel,  deux classes sociales se partagent le pouvoir: ceux de «l’Establishment », dit aussi les W.A.S.P., enfermés dans leur dômes de plastique, et les adorateurs du soleil qui, comme Considine, sillonnent les autoroutes dans leurs buggies dans l’espoir d’assister à cet événement inouï, le smog qui se déchire et qui laisse entr’apercevoir un coin de ciel bleu parsemé de lumière.  Parfois les guerriers de la route, dans leur hâte, se laissent aller à renverser ou tuer l’un de ces honnêtes citoyens. Capturés, ils sont condamnés, par une stimulation permanente, à fournir leur sang comme gage de réparation.Mais Considine, qui connaît toute la valeur d’un sacrifice,  se sent porté par sa mission et possédé par Tetzcatlipoca, le dieu aztèque du soleil. <br>Par une impérieuse et mystérieuse domination psychologique, il convainc Marina de le libérer et de fuir avec lui à la recherche du soleil. Cette fois-<wbr>ci, il a la certitude de réussir puisqu’il offrira au dieu lumineux le cœur de la jeune fille, arraché tout sanglant de sa poitrine, avec un authentique couteau cérémoniel aztèque. La mise a mort a lieu. Elle semble plaire au dieu puisque le brouillard se déchire. Mais Tetzcatlipoca est aussi un dieu trompeur. De partout Considine entends des messages l’avertissant qu’il se trouve en danger de mort s’il reste dans la lumière :<br><i>« Espèce de maniaque assoiffé de sang. Je m’en fiche. Je ne peux rien voir là-<wbr>haut. Où est la couche d’ozone ?!  Je me suis tourné vers lui sans comprendre, tenant toujours le cœur trempé de sang. -<wbr>Quoi ? -<wbr>La couche d’ozone dans la haute atmosphère, tu ne comprends pas qu’elle est partie ? Le centre météo est en train de crier au meurtre ! les radiations dures arrivent jusqu’à nous. Tu vas brûler à mort si tu restes là-<wbr>dehors. C’est pour ça qu’il n’y a pas de plantes, imbécile ! Répandre le sang n’y fera rien !. »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Par un effet de catalyse, le smog en s’évaporant a détruit la couche d’ozone qui protégeait la terre :<br><i>« C’était bien plus que l’ozonosphère qui s’était altérée en ces mutations chimiques des dernières heures. Le voile funèbre de crasse qui avait enveloppé la terre pendant tant d’années se transformait rapidement, quel que soit le nouveau catalyseur qui s’était trouvé un asile dans le smog ; à présent, partant d’un point et se déployant aux alentours avec le catalyseur comme avant-<wbr>garde (…) sur une onde frontale à partir d’un point lumineux, le smog métamorphosé cédait aux radiations dures issus du soleil nu. »<br></wbr></i>Cette tache de feu ira en s’accroissant jusqu’à englober le globe qu’elle stérilisera entièrement. Considine, en accomplissant son sacrifice, a condamné la terre à périr.<br>Une nouvelle curieuse et originale dont la forme même (surtout dans sa langue d’origine) témoigne de sa radicale nouveauté.</wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">838</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Thomas Et Le Rat</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/thomas-et-le-rat-r836/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/thomas-et-le-rat.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Thomas ne se rappelle plus quand tout cela a commencé. A présent, grimpant par-<wbr>dessus l’encombrement des ruines urbaines rongées par la végétation, il recherche de la nourriture. Grenoble dévastée par une déflagration nucléaire ressemble à bien d’autres villes françaises dans le même état. Le danger rôde, car des êtres inquiétants parcourent la solitude de Thomas. Il le ressent d’autant plus vivement qu’un lien télépathique fort s’est tissé entre lui et un rat qui devient, par force, son compagnon en symbiose. Les deux amis ( ?) manquent rarement une proie :<br><i>" Comment peut-<wbr>on continuer à vivre lorsqu’on connaît la date de sa mort ? Mille jours ! En lui était gravée l’absolue certitude de sa disparition au terme de cette échéance. Il était prêt à la mort. Le Message pesait en lui, renforcé par l’obscurité totale. Il se coucha, et attendit. La sensation de n’être pas seul le tira de sa torpeur. Il y avait quelqu’un ,  là, quelque chose qui avait peur et qui gémissait. En essayant de découvrir la provenance du son, Thomas se rendit compte que l’appel résonnait dans sa tête. Il vit alors, en un " flash " rapide, la grotte vue différemment, par d’autres yeux que les siens, et une forme humaine nimbée de rouge, qui était lui, Thomas. L’être qui le regardait était un rat, et il avait mal. "<br></wbr></i>Thomas se cache d’une bande de fanatiques prêts à mettre à mort une jeune fille mutante, Léïa, qu’ils ont capturée.  Thomas arrache Léiä des griffes ennemies et apprend qu’elle fait partie d’un groupe (la famille) de mutants. Celui-<wbr>ci est dirigé par Gur, une masse protoplasmique informe mais au cerveau télépathique puissant qui assure la cohésion du cercle en le transformant en homo-<wbr>gestalt.  Thomas et son rat sont admis dans la famille. Chaque mutant possède des caractéristiques spécifiques ; Karl, par exemple, est capable de brûler son adversaire alors que les jumeaux hypnotisent leur proie. Leur existence est difficile puisqu’ils sont poursuivis par les " chasseurs ", les derniers hommes soi-<wbr>disant normaux, vivants en zone urbaine, et que la bombe a épargnés.<br>L’errance du groupe prend place dans la problématique du "Message ". Il s’agit d’une information télépathique puissante, émise par on ne sait qui, avertissant les Sapiens de leur annihilation dans un délai de mille jours. Le Message sonne comme une certitude dans l’esprit  des mutants qui se décident donc à passer le reste de leur temps dans la liberté qu’ils s’octroient à l’intérieur d’un monde ravagé. Il en va de même pour les Chasseurs, qui, en-<wbr>dehors de la chasse aux mutants, organisent des jeux de cirque. C’est dans l’ancienne ville de Marseille (Manhem) que Thomas et Léïa seront capturés par Sco (pour Scolopendre) le chef des Chasseurs. Par jeu ou par ruse, lui-<wbr>même étant mis en cause par des supérieurs névrosés, Sco se décide finalement à libérer le couple alors que, inexorablement, le temps s’écoule jusque vers l’apocalypse finale.<br>Un roman pour adolescents, parfois tendre, souvent cruel, sur fond de destruction. Une intrigue progressiste stigmatise le racisme, la xénophobie, et plaide pour le droit à la différence. Il est dommage que la fin soit à l’emporte-<wbr>pièce et ne satisfasse pas réellement le lecteur : on aurait aimé connaître l’origine et la finalité réelle de ce fameux "Message " !</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">836</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Theorie Des Dominos</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-theorie-des-dominos-r835/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/theorie-des-dominos.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf3 fs24">Une famille : Andy Sutherland, Leona, sa fille, Jenny, sa femme, en instance de séparation. Chacun affronte l’horreur en trois lieux différents : l’Irak pour Andy, l’Angleterre pour Jenny et la ville de Londres pour Leona.<br>Tout commence de manière banale. Andy, ingénieur pétrolier, auteur d’un essai magistral sur les effets létaux du manque soudain d’approvisionnement en pétrole, poursuit sa carrière en Irak, en tant que conseiller. Il y a dix ans, son essai avait déjà été apprécié par trois mystérieux individus lesquels exigeaient d’Andy, contre une énorme rémunération, le secret absolu concernant sa spécialité. Or, la petite Leona, ayant par hasard ouvert la porte de la chambre d’hôtel où se poursuivaient les tractations, avait aperçu le visage des trois hommes.<br>Dix ans plus tard, dans le monde entier, d’une façon tellement soudaine qu’elle semble concertée, éclatent, en divers pays dont l’Irak, des attentats ou des catastrophes bloquant l’acheminement normal du pétrole. Tout se passe comme si les prévisions d’Andy s’étaient réalisées à la lettre.<br><i>« Après réflexion et ces bribes d’information, Andy était désormais certain que son rapport, rédigé huit ans plus tôt, avait mené à tout cela. Il s’était attaché à décrire onze nœuds dans le réseau mondial de distribution de pétrole : des points charnières rendus vulnérables aux attaques furtives qu’affectionnaient les groupes terroristes. Il avait compris que sept de ces nœuds avaient déjà été touchés. Ce simple élément était suspect, mais le fait qu’ils aient été pris pour cibles au cours des dernières vingt-<wbr>quatre heures… cet élément lui avait mis la puce à l’oreille. Car c’était un des arguments qui figuraient vers la fin de son rapport…<br>Si ces onze plaques tournantes à haut risque venaient à être touchées dans un laps de temps de vingt-<wbr>quatre heures, la distribution mondiale du pétrole serait complètement interrompue. Au souvenir des mots exacts, il frissonna. Quelqu’un était en train de mettre son putain de rapport en pratique ! »</wbr></wbr></i> <br>C’était le cas, bien entendu, puisque le lecteur apprendra qu’une mystérieuse organisation, celle des « Douze », est à l’origine du désastre. Or la petite Leona, devenue adolescente entre-<wbr>temps, se rappelait de l’identité de trois d’entre eux. Elle devait donc disparaître. Voilà pourquoi ils mettent sur sa piste un tueur racé surnommé Ash, efficace et silencieux et qui opère uniquement au couteau<br>Lorsque les troubles et les émeutes gagnent du terrain en Irak, Andy sait qu’il doit revenir de toute urgence en Angleterre pour y retrouver sa famille. Cela s’avèrera difficile car partout se déchaîne la haine à l’encontre des Occidentaux supposés avoir détruit la Kaaba :<br><i>« Ca a commencé avec les attaques à la Mecque, Médine et Riyad ce matin. Quelqu’un a fait sauter la Kaaba ou, du moins, a déclenché une explosion dans les environs. S’ils voulaient provoquer une guerre civile, ils ne pouvaient pas trouver mieux. Ca s’est répandu comme une traînée de poudre à travers l’Arabie Saoudite, un conflit civil à grande échelle : wahhabites, sunnites et chiites. Et ça se répand aussi vite que la grippe aviaire. Il y a déjà des émeutes au Koweït, en Oman et dans les Emirats. »<br></i>Se joignant à un groupe de soldats britanniques mus par une même volonté, courant mille dangers en compagnie de son ami Mike l’Américain, Andy, progressivement s’endurcit et s’affirme. Il sait aussi que quelqu’un a appliqué son plan prévisionnel. Il en connaît donc les moindres conséquences qui suivront, en l’espace d’une semaine par la désorganisation complète des sociétés humaines. L’arrêt total de l’approvisionnement en pétrole étant équivalent à une embolie cérébrale pour l’individu :<br>« <i>On arrive à l’épuisement, vous savez ? Il y a bien moins de pétrole que l’on croit…Oui, bien moins que les quantités annoncées au public. Ils ont décrété que nous étions trop nombreux à vouloir des produits de luxe, trop nombreux à vouloir de grosses voitures, de grandes maisons, du pétrole et de l’énergie en quantité infinie. Ca ne pouvait pas durer éternellement. Ils l’avaient su bien avant tout le monde. Et ils savaient aussi qu’il y aurait des guerres, des guerres affreuses, et quelques bombes nucléaires balancées ici et là…afin de mettre la main sur les minuscules réserves de pétrole restantes. (…) Ils savaient que nos besoins économiques, notre soif de pétrole nous pousseraient à l’autodestruction. (…) Alors, au cours d’une réunion en 1999, ils sont pris cette décision. Cette décision de percer l’abcès, si vous me permettez une expression aussi grossière. Ils ont décidé d’effectuer une sélection au sein de l’humanité avant que nous n’allions trop loin. </i>»<br>De toutes leurs forces, Andy, Mike et ses amis assiégés dans Baïji, forcent le blocus, se dirigeant vers un point de ralliement situé hors de la ville où les attendraient des forces militaires régulières, des hélicoptère, qui les achemineraient vers une position sûre.<br>Hélas ! Ils n’y parviendront pas à temps, et c’est en véhicule blindé terrestre , puis en  camion, qu’ils se dirigeront vers le nord de l’Irak, traversant la Turquie au prix de mille dangers.<br>Leona , de son côté, attend son papa et s’occupe de Jack, son petit frère. Alertée par téléphone qu’elle aura impérativement à se cacher chez Jill, une voisine de la famille située à Shepherd’s Busch Road, après avoir fait le plein de provisions afin de ne pas mourir de faim. En appliquant ces décisions majeures comme une grande, elle cherche Jack à son école, dévalise le supermarché du coin avec l’aide de son petit ami Dan, puis se met en route vers la maison de Jill, qu’elle trouve vide de tout occupant. En deux ou trois jours, tout s’est défait à Londres. La police bloque les grandes artères et les autoroutes selon le plan suggéré par les « Douze » qui tiennent les politiques sous leur coupe.<br>Les citadins sont abandonnés à leur sort. La ville devient dangereuse lorsque surgit la loi de la force. Les rues sont envahies la nuit par des bandes errantes de jeunes qui tuent, se tuent,  où cherchent à manger. Leona en fait l’amère expérience lorsque exposée avec Jack à ce danger mortel, elle sera sauvée in extremis par l’arrivée sur le terrain d’une seconde bande, hostile à la première. Jack et elle seront saufs mais traumatisés, planqués dans un réduit. Ils ont dû, pour survivre, tuer l’un des jeunes à l’aide d’une arme improvisée, une latte sertie de clous. Un souvenir qui ne s’effacera plus !<br>Enfin, rôde toujours l’autre menace, celle d’Ash, qui se rapproche de son gibier, semant derrière lui les cadavres exsangues de ses infortunés informateurs (Katie, la tante de Leona, sa colocataire, etc.)Entre Manchester et Birmingham, Jenny, elle aussi, est folle d’angoisse. Elle n’a qu’une seule idée en tête : regagner Londres au plus vite pour protéger ses enfants. C’est cependant un long trajet lorsque toute la circulation est interrompue et que le pays où l’on vit se transforme en jungle :<br><i>« Pendant la matinée, ils avaient procédé à la fermeture des autoroutes principales. Chaque barrage était justifié soit par un accident majeur, soit par un camion perdant son chargement sur les quatre voies en simultané. Une fois encore, cela ne leur laissait que quelques heures. Ou, avec un peu de chance, jusqu’au lendemain matin. La plupart des dépôts d’essence étaient surveillés par l’armée. Le pétrole qui circulait encore dans la chaîne de distribution –sur les navires et dans les stations plus importantes – devait être réquisitionné mais ce serait une démarche trop évidente et ne pourrait être mise en place qu’au dernier moment. L’astuce consistait à ne pas effrayer la population. »<br></i>Avec Paul, compagnon de hasard et ancien homme d’affaires, en ajoutant leurs forces, ils se dirigent vers leur destination, se gardant cachés la plupart du temps pour éviter les mauvaises rencontres. Dormant dans des endroits désaffectés ou trouvant parfois un asile fragile, comme en ce supermarché de Beaufort tenu par l’un des vigiles de l’établissement qui a pris sous sa protection des anciens clients, devenus ses sujets terrorisés :<br><i>« Ils roulèrent sur la bretelle jusqu’à un parking vide devant l’hôtel. Partout, de petits détails indiquaient que l’endroit avait subi les mêmes attaques que la sation-<wbr>service de Beauford : le parking était jonché de débris divers, des fenêtres du hall d’entrée étaient brisées, mais rien de plus. Le restaurant adjacent, en revanche, avait été exploré de façon plus méthodique. Toutes les vitres étaient cassées et une traînée de détritus et de nourriture piétinée en maculait le seuil. » <br></wbr></i>En cours de route elle devient enfin consciente du fait qu’elle a eu tort de quitter Andy. Ses sentiments à l’égard de son mari se transforment et elle se promet une nouvelle vie si d’aventure sa famille était sauve. L’arrivée dans Londres désaffectée est catastrophique. Jenny y rentre seule, ayant semé Paul en cours de route, lequel devenait trop entreprenant. Elle s’engage dans des rues, véritables succursales de l’enfer. C’est là que, soudain, le miracle s’accomplit : elle retrouve ses enfants qui précisément cherchaient au-<wbr>dehors de quoi subsister.. Andy, acheminé lui aussi dans la capitale anglaise, quitte ses amis, dont Mike, qui n’est pas seulement le soldat ami, mais l’un des membres d’une section secrète du FBI, sur la trace des « Douze ». Mike connaît l’histoire d’Andy et la menace qui plane sur Leona. Il révèle tout au père de famille et le met au courant de l’existence d’Ash.<br>Les retrouvailles au sein de la famille seront merveilleuses. Ensemble, ils seront plus forts pour survivre durant les années de ce moyen âge post-<wbr>moderne ; du moins le croient-<wbr>ils, car Ash a retrouvé leurs traces. Sans pitié, il élimine Mike et deux de ses compagnons. Bien qu’affaibli par un coup de feu tiré par Jenny et qui l’a blessé grièvement, il se bat avec Andy provoquant avec la sienne, la mort de son adversaire. Après la mort d’Andy, Jenny et ses deux enfants intègrent une communauté agricole qui vient d’éclore,  maintenant que le monde, bouleversé au-<wbr>delà de la prévision des « Douze », présente un nouveau paysage social :<br><i>«Evidemment. Le pétrole pourrait très bien couler à nouveau d’ici la semaine prochaine, mais d’où viendra notre nourriture ? Le fermier brésilien qui fait pousser le café, le fermier ukrainien qui fait pousser les patates, le fermier espagnol qui fait pousser les pommes… réfléchissez un moment. Ces fermiers-<wbr>là, est-<wbr>ce que leurs exploitations tournent encore ? Est-<wbr>ce qu’ils sont encore vivants ou bien blessés, ou malades ? Ou mieux… est-<wbr>ce que leurs récoltes n’ont pas pourri sur place, faute d’essence pour faire marcher le tracteur ou la moissonneuse ? Et tous les acheteurs, les usines de traitement, de transformation, les distributeurs… tous les maillons de la chaîne qui permet d’acheminer la nourriture depuis la terre jusqu’au supermarché du coin ? Est-<wbr>ce que les entreprises fonctionnent encore ? Est-<wbr>ce qu’elles existent encore, ou bien leurs locaux ont-<wbr>ils été pillés et brûlés ? Et qu’en est-<wbr>il de leur main-<wbr>d’œuvre ? Les employés sont-<wbr>ils encore vivants? Ou bien sont-<wbr>ils chez eux à vomir leurs tripes parce qu’ils ont bu l’eau dans laquelle ils chient ? »<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>La « théorie des Dominos » joue avec l’idée très actuelle de « pic pétrolier ». Que se passerait-<wbr>il si, soudainement le monde était privé de pétrole alors qu’il n’existe actuellement aucune énergie de remplacement digne de ce nom ? La thèse de la décomposition complète des sociétés humaines semblerait difficile à soutenir si l’auteur n’y mêlait celle du complot mondialiste en y faisant intervenir les mystérieux «Douze», des banques, des brasseurs d’affaires, des capitalistes de haut vol qui souhaitent ramasser la donne en réduisant l’humanité à la portion congrue.<br>Le traitement du thème est sans surprise mais efficace, avec des personnages en nombre réduit, tendus vers un seul objectif, chacun sous une menace spécifique, et une action ramassée, dans un montage alterné en plans-<wbr>séquences cinématographiques, le tout en un temps limité. Se situant dans la thématique de la « disette d’éléments », « la Théorie des dominos » traduit une angoisse des plus actuelles.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf0 ff1 fs24"><br><b><br></b></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">835</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>Terrom &#xC2;ge "Un"</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/terrom-%C3%82ge-%22un%22-r834/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/terrom-age-un.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Une espèce de fourmis gigantesques règne sur la terre. Devenues intelligentes, elles ont réduit en esclavage les derniers noyaux d’humains dégénérés qui subsistent depuis le grand Bouleversement.  Une expédition, conduite par la fourmi Ap,  se rend dans les ruines d’une grande cité humaine pour y chercher des aéroptères, anciennes ailes volantes humaines, grâce auxquelles, les fourmis pourront vaincre les Abeilles intelligentes, leurs ennemies, elles aussi agrandies. L’expédition réussit, mais les incessantes attaques d’abeilles sur Imruof (= fourmi), la cité des fourmis, inquiètent Ol, le chef fourmi. Il pense se servir d’un couple humain Op-<wbr>Po et Ra-<wbr>Ar pour infiltrer Ellieba,(= Abeilles) la cité des Abeilles, en échange de leur liberté. <br>Les humains réussissent leur mission, rapportent à Ol ce qu’ils ont vu, mais le chef des fourmis ne tient pas sa promesse et les remet en prison.  Op-<wbr>po et Ra-<wbr>Ar s’évadent, échappent à leurs geôliers, découvrent des artefacts humains et notamment un pistolet encore en état de marche avec lequel ils carbonisent leurs poursuivants.Ils font la rencontre d’une troisième race d’insectes géants, les Abermis, mélange d’Abeilles et de Fourmis, ennemis des unes comme des autres. Les Abermis sont technologiquement plus avancés, ils circulent en engin volant, possèdent des armes sophistiquées mais craignent de se diriger vers la mystérieuse cité de Terrom où, dit-<wbr>on, résident des humains invincibles. C’est le cap que prendra Op-<wbr>po, après avoir maîtrisé les Abermis restants. A Terrom, il a l’immense surprise de découvrir des androïdes qui attendent leurs maîtres humains depuis le Grand Bouleversement :<br><i>" Op-<wbr>Po leva la tête vers les buildings de cent étages rongés par les plantes parasites. Devant ces gigantesques constructions, témoins d’une activité et d’une civilisation florissantes, le jeune homme semblait atterré, un peu perdu : -<wbr>Le grand Bouleversement est passé par là ! prononça-<wbr>t-<wbr>il d’une voix solennelle. -<wbr>Le Grand Bouleversement ? Que veux-<wbr>tu dire ? <br>-<wbr>Je ne sais pas. Personne ne sait. Cette cité de jadis appartenait à nos ancêtres. -<wbr>Mon Dieu ! dit Ra-<wbr>Ar. Est-<wbr>il possible que les hommes d’autrefois construisaient de semblables monuments. Etaient-<wbr>ils des surhommes ? -<wbr>Je ne sais pas, avoua encore Op-<wbr>Po. C’était une autre race, évoluée, puissamment intelligente. Toutes les civilisations</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i> <i>laissent des traces de leur passage. "</i><br>Op-<wbr>po devient le maître de Terrom et apprend ce qu’a été le cataclysme, qui a anéanti l’espèce humaine, soit une perte progressive et totale de sa mémoire. Seuls auraient survécu les quelques centaines d’hommes réduits en esclavage par les insectes. Op-<wbr>Po anéantira l’ensemble de la population insecte en répandant chez ceux-<wbr>ci,  grâce à des abeilles traîtresses, un virus foudroyant. C’est l’âge " Un " de Terrom.<br>Roman populaire s’il en est, dans la veine des pulps américains. Le récit se déroule en un style compréhensible par un enfant de douze ans, aux phrases plates, à l’intrigue linéaire, aux personnages caricaturaux, aux décors stéréotypés, bref, une  oeuvrette  sans «gure-<wbr>veren»   (= envergure ) !</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">834</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Terrible Bombe X</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-terrible-bombe-x-r832/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/terrible-bombe-x--la-.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Les trois petits galopins Jéro-<wbr>Boeing, Mistropiou et Trésor, se livrent, au grand désespoir de l’oncle Athanase qui en a la charge, à moult tours pendables, dans la maison des Beaupié-<wbr>Lassauçure qu’ils occupent comme locataires. Pour éloigner la menace, Beaupié-<wbr>Lassauçure leur offrent, en occupation gratuite, leur merveilleuse maison sise devant une plage privée entre la base militaire américaine de Saint-<wbr>Mariol et le petit village de Viroflette-<wbr>les-<wbr>flots, sur la côte brestoise. Tout le monde est ravi surtout nos galapiats qui fraternisent avec une famille de jeunes défavorisés, les Baraweks, débrouillards et amis des Américains auxquels ils vendent de menus objets (des ballons pour la chasse), notamment à Mills-<wbr>Milliken, le commandant du navire « le Chicken ».<br>La base est quasi-<wbr>désaffectée, juste maintenue en état de fonctionnement après la décision du président-<wbr>général de Hauteligne de faire sortir la France de l’OTAN. Pourtant, tout n’y est pas clair, puisqu’elle excite les convoitises du quai de Gesvres car, à l’intérieur de la base, en sous-<wbr>sol, elle cache la mystérieuse chambre secrète K29 qui dissimule peut-<wbr>être elle-<wbr>même une terrible menace : « la bombe X », arme si épouvantable que les Américains ne désirent pas l’entreposer sur leur propre territoire !Un combat homérique que nos brigands livrent contre une bande de jeunes  de Viroflette stimule la fibre esthétique  de « l’illoustre Signor» Croccoli, un metteur en scène et producteur de films en résidence sur les lieux. Il engage nos amis et envisage de tourner avec eux une séquence dans laquelle le « Chicken » bombarderait le Castel des Beaupié-<wbr>Lassauçure et , en guise de riposte, ce dernier serait pris d’assaut par nos jeunes gaillards, notamment lors de la visite simulée d’un faux amiral. Aussitôt dit, aussitôt fait : les autorisations sont accordées, la maison vendue à Croccoli, la famille Athanase trouvant refuge chez les Baraweks pour la fin de l’histoire, et le commandant Mills-<wbr>Mililken prêt à passer à l’action.<br>Un grain de sable – la découverte d’un indice sur la plage prouvant l’existence de la Bombe X-<wbr> mettra le feu aux poudres.La France s’inquiète.Puis l’ONU (le «M.A.C.H.I.N.»). Puis le monde entier, devant l’existence d’une arme capable de le détruire. En face de l’agitation internationale, les Américains sont mis au ban des nations et l’onde de choc médiatique provoque une série de conséquences désagréables pour eux :<br><i>« TITRES ET MANCHETTES.<br>Rupture des relations diplomatiques entre la France et les USA<br>Désagrégation de l’Alliance Atlantique.<br>Les Etats-<wbr>Unis rappellent 500 000 réservistes de la marine… Le Stratégic Air Command en état d’alerte.<br>Quatre-<wbr>vingt divisions mobilisées en URSS.<br>A Monaco : suppression de toutes les permissions dans la garde princière.<br>Etat d’urgence proclamé en France<br>Condamnation des Etats-<wbr>Unis par le conseil de sécurité du M .A.C.H.I.N.<br>Véto américain<br>Réunion extraordinaire de l’assemblée générale du M.A.C.H.I.N.<br>Ultimatum du M.A.C.H.I.N. »<br></wbr></wbr></wbr></i>Malgré leurs protestations, ils sont sommés de livrer leur secret ou de subir sur leur sol même une attaque atomique. Ils cèdent devant la menace. Un collectif d’amiraux et de généraux charge le vice-<wbr>amiral Sir W. Archibald Boot-<wbr>boat de la Royal Navy de se livrer à une inspection minutieuse de la chambre-<wbr>forte de la base. Il arrivera au moment même où l’action filmique s’enclenche et les protagonistes le prenant pour un acteur particulièrement performant, lui font subir diverses avanies, dont une plongée dans l’eau froide. La chambre X-<wbr>29 ouverte, les inspecteurs s’en retournent l’air déçus et fâchés. Mistropiou et Trésor qui se sont glissés derrière eux, découvrent le grand secret de la terrible Bombe X,  « X » pour « Xérès », encore buvable dans le tonnelet que le commandant Mills-<wbr>Milliken se réservait à son usage personnel comme grand admirateur de Bacchus. La crise est désamorcée, les Baraweks récompensés et le commandant américain promu à un autre poste pour raison d’état.<br>Une pochade truculente pour jeunes adolescents mêlant saines bagarres et crise internationale, en un style remarquablement distancié et ironique. Un récit tournant en ridicule la crainte nucléaire et l’anti-<wbr>américanisme de l’époque gaulienne.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">832</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Terreur Psy</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-terreur-psy-r830/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/terreur-psy.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">En voilà un beau conte ! Bien avant 2075 aux Etats-<wbr>Unis, la surpopulation a progressé à un point tel, que les gens s’écrasent les uns contre les autres. Dans le monde entier, les cités sont calquées sur le même modèle : il y a les V.B. (Villes Basses) et les V.H. (Villes Hautes). Dans la V.B. s’entassent les pauvres dans des conditions de vie inimaginables. Dans les V.H. se prélassent les riches, les "Résidents", protégés par des murs et des miliciens privés. Young Leyland, un flic pauvre de la V.B., travaille sur un meurtre commis par un Résident. <br>Conjointement, se détraquent tous les rapports sociaux dans la V.B. Les gens sont d’une intense agressivité les uns entre les autres, les "crânes verts", sortes de punks, s’emploient à éliminer tous les policiers. Le manque de nourriture, les cadavres partout répandus encouragent au cannibalisme. Young,  soutenu par son chef Jefferson, apprend de la bouche d’Etta Hubell, la fille révoltée d’un grand patron Résident, que tous ces événements sont intentionnellement provoqués par les riches qui souhaitent éliminer les pauvres par l’intermédiaire de " rayons psy " en un génocide massif. En construisant un émetteur qui arrose la V.B., en disposant des relais dans le monde entier, la V.H. fait régner la "terreur psy." Young, aidé par Etta qui a honte de sa classe, parvient, avec des moyens extrêmes et au terme d’une cavale qui manque de le mener sur la chaise électrique, à faire sauter l’émetteur maléfique. Les riches Résidents "sous induction", meurent tous par une espèce de choc en retour – et ceci sur toute la planète. Les pauvres des V.B., un milliard de morts plus tard, reprennent leurs esprits en comprenant à quel point ils ont été manipulés.<br>Young Leyland honoré comme sauveur de l’humanité, fait don de tous ses biens aux pauvres, alors que sur terre, il n’y a plus de riches. C’est bien fait pour eux : ils n’avaient qu’à laisser les pauvres tranquilles :<br><i>" Les Résidents étaient tous riches. Ils vivaient littéralement en cercle fermé, avaient les meilleurs produits alimentaires, les meilleurs vêtements, le meilleur matériel, de l’éducation, heureux d’avoir tout ça mais, en vérité, n’ont éprouvé qu’une peur panique lorsque la démographie galopante de notre planète leur a fait comprendre qu’ils devaient un jour partager leurs richesses. Je ne veux pas être riche et notre nouvelle Société devrait faire en sorte de supprimer les Riches ! La richesse est une mauvaise habitude, une espèce de maladie qui annihile les sentiments humains et qui incite l’homme à devenir un loup pour l’homme. "<br></i>Un petit texte bien mené pour sa partie policière, et bourré de bons sentiments qui tordent le cou à la "lutte des classes". Récit féerique qui fait bien regretter que la vie réelle soit si compliquée !</wbr></span><span class="fs20 cf3 ff1"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">830</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La Terreur Grise</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-terreur-grise-r829/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/terreur-grise.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">A Woodbridge, une petite ville du middle-<wbr>west, il se passe d’inquiétants phénomènes. Alexandre Kirkland (Kirk), sa famille et ses amis se trouvent au centre du tourbillon. Des "Ombres", informes, curieuses, insaisissables  et menaçantes se répandent dans la campagne, font disparaître les êtres humains, dont il ne reste plus que les vêtements :<br><i>" Trois ombres de taille moyenne,  se mirent alors à danser sur la pelouse, à quelques cent mètres de là. Il les observa tandis qu’elles glissaient légèrement devant la maison, puis il leva les yeux vers le ciel pour observer les nuages dont elles étaient la projection (…) Il se leva et scruta le ciel, les jambes tremblantes sous le coup d’une panique soudaine. Le ciel, où scintillaient des points transparents d’intense luminosité, s’étendait bleu, tout autour de lui… Il n’y avait pas le moindre nuage. "<br></i> Kirk est épargné, ce qui éveille les doutes de gens malveillants qui le soupçonnent d’être de mèche avec les Ombres. Formées "d’énergie pure", elles sont apparues partout dans le monde pour traquer les êtres humains.Plus d’un million d’hommes sont anéantis chaque jour à travers le monde sans que l’on puisse arriver à résoudre l’énigme que pose " la Terreur Grise " :<br><i>" -<wbr>J’étais persuadé qu’il s’agissait d’un phénomène localisé, d’un phénomène propre à Woodbridge. -<wbr>Oh, que non… Ces sacrés trucs ont envahi toute la Terre. -<wbr>Comment le savez-<wbr>vous ? et Kirk se redressa sur sa chaise. -<wbr>Le dernier bulletin d’informations que nous transmettions a été interrompu avant la fin de l’émission, mais nous avions reçu toutes les informations avant la coupure du courant. Les Ombres sont partout dans le monde. Il n’y a plus aucune activité, nulle part. Energie électrique, finie. Pas de téléphone, pas de radio, aucun moyen de communication. Plus possible d’entrer en relation avec qui que ce soit. Je me suis cramponné ici dans l’espoir que le courant reviendrait et maintenant me voilà littéralement pris au piège. "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>C’est à Kirk qu’il appartiendra de résoudre le problème. L’ayant appelé à elles, communicant avec lui par télépathie après qu’il ait subi une sorte d’expérience d’outre-<wbr>monde, les Ombres lui révèlent leur nature. A la recherche de "l’Esprit", elles sont décidées à éradiquer l’être humain qu’elles jugent responsable de leur impossibilité à accéder à la "Gloire", un état de conscience supérieur de leur vision de l’Esprit.<br><i>" -<wbr>En d’autres termes, vous voulez notre Terre rien que pour vous. -<wbr>Pas votre Terre. Elle nous appartient aussi. Nous sommes de la Terre tout comme vous. Nous sommes multicentenaires. Il se trouve simplement que nous ne nous manifestons que rarement.Trop de mondes nous séparent pour que nous puissions nous comprendre -<wbr>Alors vous étiez ici  avant ? -<wbr>Nous avons toujours été ici. (…) -<wbr>Quelle est donc votre manière d’exister ? Que faites-<wbr>vous ? Que peut la force pure ? -<wbr>Nous existons et nous pensons. Vous existez et vous agissez. (…) Nous sommes en train de perdre notre puissance. Et ceci par la force de l’Homme. Et cette situation a pris tellement d’ampleur que nous ne pouvons plus la tolérer, nous devons en faire disparaître la cause. -<wbr>Ce qui explique, dit doucement Kirk, que vous êtes ici pour nous éliminer. -<wbr>Vous tous, fut la réponse, dite sans émotion, sur un ton froid et tranchant. "<br></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></i>Elles le chargent  de faire comprendre à ses frères humains qu’il est indispensable de changer ou de périr. Aidé par Redhorse, l’indien "sensible aux voix", par Prin, une jeune femme qui l’aime, par Haines, qui seul a foi en lui, Kirk entreprend une croisade désespérée qui l’entraîne très près du lynchage, pendant que les disparitions dramatiques se multiplient. Dans le but de contrer la Terreur Grise, Kirk fait appel à d’autres entités, plus normales celles-<wbr>là mais dont les Ombres refusent l’existence, à savoir les fantômes. C’est le fantôme de Nancy, sa femme décédée, qui encourage Kirk à continuer la lutte :<br><i>" Je ne suis venue que pour t’apporter un témoignage. Ne permets pas à la Terreur Grise de te tuer. La Terre est trop belle. Je m’en souviens. Ne laisse pas détruire la capacité que l’Homme possède pour en jouir. Alex, la Terreur grise a raison. Jadis existait cette Gloire qui était connue de nous également. Trouve-<wbr>là, Alex. Elle est trop merveilleuse pour être perdue. "</wbr></i><br>A l’ultime moment, alors qu’il va être tué par des paysans en colère, Kirk arrive à comprendre totalement les Ombres, leur but et leur stupéfiante réalité. Les hommes, les animaux et les entités atmosphériques que sont la Terreur Grise, représentent un seul et même objet, c’est à dire un Esprit universel qui se vit sur des modes totalement différents. La mort des entités est à la base de l’âme humaine et la mort des hommes crée les Ombres. Le tout forme l’Esprit. Comprenant enfin à quel point il est suicidaire pour les Ombres d’anéantir l’espèce humaine, la Terreur grise accepte de surseoir à son exécution. En contrepartie, Kirk les aperçoit telles qu’elles sont : non pas une sombre grisaille, mais des êtres d’énergie vibrants de pure beauté :<br><i>"Le groupe d’Ombres était gris. Mais, tandis qu’il les observait, elles se nuancèrent d’un gris plus doux. Son cœur bondit, empli de joie. Soudain, les Ombres s ‘épanouirent devant lui. Rouges et vertes, jaunes et bleues, oranges et violettes. Elles scintillèrent et luirent, rayonnèrent et clignotèrent, avec une phosphorescence comparable à l’aurore, dans sa plénitude éclatante. Elles étaient énergie, énergie scintillante dans sa pureté. L’épanouissement lumineux de leur mutation l’aveuglait. "<br></i>Ayant acquis à travers cette expérience incommunicable des pouvoirs psy étendus, il rappelle à lui les fantômes des personnes disparues pour qu’elles l’aident à convaincre les incrédules de la réalité du phénomène. Une nouvelle ère de bonheur semble donc être prête à s’installer sur terre où les hommes et l’Esprit  dont ils font partie vivront en  symbiose.<br>Un roman à la sauce Blavatsky, aux frontières du cataclysmique et de l’ésotérique, du spirituel et de l’hétéroclite. En un fourre-<wbr>tout médiumnique, les animaux aident à la prise de conscience de l’homme, les fantômes se mettant eux aussi à l’ouvrage, en attendant que l’Esprit Universel noie l’humanité sous une dégoulinante bonté. Un brûlot moralisateur entouré des oripeaux de la science-<wbr>fiction qui démontre une fois de plus à quel point notre genre est protéiforme.</wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">829</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item><item><title>La  Terreur Future</title><link>https://fallout-generation.com/base-de-donn%C3%A9es/livres/la-%20terreur-future-r828/</link><description><![CDATA[
<p><img src="https://fallout-generation.com/stockage/cms/enregistrement/monthly_2016_05/boudoir-des-gorgones-13.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="ff1 cf4 fs24">Description d’une révolution menée par des fanatiques, à l’aide de machines, dans une époque future. L’aspect farouche des révolutionnaires, leur mentalité les mettant à l’écart du reste des humains, impitoyables et zélés missionnaires le jour, assassins la nuit, les transforme en monstres mythologiques. Quand la nuit survient, la Révolution se met en marche :<br><i>« Les grands édifices tremblèrent, brisés par en-<wbr>dessous ; un roulement jamais entendu franchit la terre d’une seule onde; les flammes montèrent comme des fourches saignantes le long des murs immédiatement noircis avec de furieuses projections de poutres, de pignons, d’ardoises, de cheminées, de T en fer, de moellons ; les vitres volèrent, multicolores, dans une gerbe d’artifices ; des jets de vapeur crevèrent des tuyaux, fusant au ras des étages ; les balcons sautèrent, tordus ; les laines des matelas rougirent capricieusement comme des braises qui s’éteignent, aux fenêtres distendues ; tout fut plein d’horrible lumière, de traînées d’étincelles, de fumée noire et de clameurs. »<br></wbr></i>La cité en flammes n’épargne pas les lieux de culte et des hordes pitoyables poursuivies par les masses sans âme des insurgés, fuient devant les machines à tuer:<br><i>«Ces machines galopantes s’arrêtaient de porte en porte ; des formes vagues s’en détachaient et entraient dans les maisons. Elles sortaient, chargées deux à deux de paquets liés et gémissants. Les hommes du brasier enfournaient régulièrement, méthodiquement, dans l’âme d’acier les longs ballots humains ; pour une seconde on voyait, projetée à l’avant, saillissant jusqu’au ressaut des épaules, une face décolorée et convulsée ; puis l’échancrure du disque excentrique tournoyant rejetait une tête dans sa révolution ; la plaque d’acier restait immuablement polie, lançant par la rapidité de son mouvement un cercle de sang qui marquait les murs vacillants de figures géométriques. Un corps s’abattait sur le pavé, entre les hautes roues de la machine ; les liens se brisaient dans la chute, et, les coudes étayés sur le grès dans un mouvement réflexe, le cadavre encore vivant éjaculait un jet rouge. »<br></i>Seuls deux visages d’enfants innocents, survivants de l’horreur, visibles dans les ruines, seront capables d’insuffler une once de pitié dans l’esprit farouche des assassins : <br>«<i> le sourire des enfants s’élargit, et fut une révélation ; la pitié descendit en eux. Et, les mains sur les yeux, pour ne pas voir tous les yeux terrifiés des morts, tous les yeux qui n’étaient pas encore couverts de paupières, ils descendirent en chancelant du rempart d’hommes égorgés qui devait entourer la Cité nouvelle, et s’enfuirent éperdument, dans les ténèbres rouges, parmi le fracas des machines qui galopaient. </i>»<br>Un texte d’orfèvre du style intimiste qui, à travers les touches impressionnistes où dominent les éléments visuels, extrait l’essence même de l’horreur du crime cachée au cœur des grands bouleversements sociaux.</span><span class="cf3 ff1 fs24"><br></span></p>]]></description><guid isPermaLink="false">828</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate></item></channel></rss>
