Neevix

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  1. Neevix

    Mini-récits de 2076

    17 Mars 2076 - Nuka World, Laboratoire souterrain Trois individus étaient en train de patienter à l'intérieur d'un ascenseur en marche. Le bruit du métal qui grinçait sous l'effort mécanique de l'appareil était la seule chose qui brisait le silence de la situation. À l'ouverture des portes automatiques les trois hommes entrèrent dans un vaste endroit où la technologie transpirait des murs. C'était vraisemblablement un laboratoire de recherche au vu des multiples appareils complexes, des établis de chimiste et des terminaux qui étaient répartis dans la pièce. " Vous avez fait un bon choix en acceptant cette offre monsieur Bradberton. En incorporant ce laboratoire dans le projet Cobalt nous aurons une avance considérable sur les Chinois. Et les États-Unis compte sur vous, monsieur Meacham, pour mener à bien la réalisation de cette arme chimique. On m'a promis que vous aurez les meilleurs chercheurs avec vous, n'est-ce pas ? " L'homme qui venait de parler était un grand homme large d'épaules en uniforme et portant une grande casquette avec un aigle à bannière étoilée sur le devant. Les multiples médailles et distinctions qui recouvraient sa veste attestait d'une position importante au sein de l'armée. Il s'adressait à deux autres hommes en face de lui. " Tout à fait. J'ai intégré au projet les meilleurs de la division de recherche et développement de Nuka Cola Corporation. Et monsieur Meacham est mon meilleur élément, ce pourquoi je l'ai mis à la tête de ce projet si important. Je voulais m'assurer en vous faisant venir ici, Général, que vous voyez par vous-même le laboratoire et ainsi vous confortez dans l'idée que vous aurez ce que vous désirez en un temps record. " Le second homme était habillé dans un costume noir avec cravate et il tenait un chapeau Fedora dans sa main gauche. Ses cheveux grisonnants attestaient de ses premiers pas dans un âge vénérable et son regard plein d'assurance lui donnait un magnétisme naturel étonnant. " Ce n'était pas nécessaire. La réputation de votre entreprise n'est plus à faire et si nous n'en étions pas sûr jamais je ne vous aurais proposé de faire partir de ce projet. Mon seul étonnement réside dans le lieu insolite où se situe ce laboratoire. Au sein même de Nuka World ? C'est très ingénieux. " Alors que le général avançait dans la pièce le troisième homme pris la parole à son tour. C'était un individu affublé d'une blouse de laboratoire et de lunettes à monture noires. Son visage attestait d'un âge plutôt jeune et il souriait. Mais, pas ce sourire que vous faites pour montrer votre sympathie, plutôt ce sourire que vous dessinez quand vous avez réussi à mettre à bien un plan. " La localisation du laboratoire est de mon fait Général Braxton. Nous avons à disposition un laboratoire isolé et indépendant qui peut fonctionner 24h sur 24 en parallèle de Nuka World grâce à ses propres générateurs. Et quoi de mieux qu'un parc d'attraction pour dissimuler un tel projet ? Personne ne se doutera de quoique ce soit ici. Evidemment j'ai aussi demandé le meilleur équipement en matière de recherche chimique. Tout est paré. " Alors que Meacham continuait d'énumérer la liste des initiatives qu'il avait pris pour ce projet, Bradberton réfléchit quelques instants en faisant semblant d'écouter. " C'est très bien, excellent même. J'attends un rapport chaque mois et il me faut des résultats avant la fin de l'année. Evidemment, l'armé fournira les ressources nécessaires au bon déroulement des recherches. Sur ce, je ne vais pas m'attarder. J'ai beaucoup à faire, nous avons un autre projet militaire sur le feu qui nécessite mon attention. " Bradberton sorti de ses pensées et décida de ré-accompagner le général vers l'ascenseur. Après avoir échangé quelques mots avec lui il inclina la tête en guise de salutation et appuya sur un bouton pour activer l'ascenseur. Après quelques secondes de réflexions il se retourna vers Meacham. " Je compte également sur vous. Ce projet va réquisitionner énormément de nos ressources et je crains fort que cela impactera la productivité de Nuka Cola Corporation. Plus vite cela sera terminé, plus vite nous pourrons nous refocaliser sur nos autres objectifs. " Le scientifique s'avança vers Bradberton avec un air interrogateur. " C'est étonnant que vous ayez accepté de faire participer Nuka Cola à ce projet. Sans indiscrétion, qu'est-ce qui vous a fait accepter ? Quand je vois les moyens que vous m'avez mis entre les mains pour l'installation de ce laboratoire alors que les profits actuels de l'entreprise sont en baisses... " Bradberton répondit en secouant la main. " Je ne peux pas en parler. Mais je vais avoir du temps pour réfléchir à la suite... Oui. Du temps. "
  2. Neevix

    Mini-récits des Appalaches

    Bonjour à tous et à toutes ! Comment ça ma définition de "peu de temps après" est plus-que relatif ? Oui... en effet. Le pire c'est que j'en ai même pas honte ! Mais ne vous inquiétez pas, la suite arrive enfin. Je vous souhaite une bonne lecture et encore une fois merci à vous de suivre ces aventures écrites. Les racines du mal - Partie 2 Après avoir traversé un enchaînement de pont de fortunes faits de débris et de racines mes pas m'amenèrent devant les ruines d'une maison qui était à deux doigts de continuer sa chute inexorable vers le vide. En fouillant les décombres je ne pus m'empêcher de contempler la forêt à mes pieds. La hauteur que j'avais atteinte m'offrait un point de vue à la fois magnifique et inquiétant sur l'étendue de la région du Bourbier. Je pouvais voir les reflets écarlates des feuilles des arbres qui semblaient être dans un automne perpétuel, mais je pouvais aussi attester de la progression alarmante des racines qui s'infiltraient dans leurs branches. Tout ceci avait un air de maladie, comme les signes d'une infection sur un corps meurtris. En l'espace de quelques minutes le ciel adopta un air menaçant et le soleil que j'avais accueilli avec une certaine joie retourna derrière une épaisse couche de nuages. Mais ces derniers n'étaient pas normaux, ils avaient un aspect verdâtre et luminescent. Je savais très bien ce qui m'attendait si je restais dehors alors ma première urgence fut de trouver un abri assez sûr pour survivre à cette tempête radioactive qui s'approchait. Bien qu'il n'y ait plus de chemins évidents pour continuer mon ascension des ruines de Tanagra j'ai vite aperçu une ouverture dans le rocher sur lequel j'étais juché. Était-ce une caverne naturelle qui dormait sous Tanagra depuis longtemps ? Ou alors ces dédales souterrains étaient-ils plus artificiels ? En tout cas sur le moment je n'ai pas vraiment réfléchi et je me suis engouffré dans l'obscurité avec l'assurance de trouver un abri contre une météo devenue bien trop dangereuse. Alors que j'entendais le tonnerre surnaturel qui résonnait dehors je fus immédiatement happé par l'étendue de la caverne dans laquelle je venais d'entrer. Cet endroit était étrange et calme. Certains décombres avaient été ramenés à l'intérieur par je-ne-sais quelles personnes ou créatures. De maigres rayons provenant de l'extérieur traversaient l'immensité de mon abri rocheux. Ces derniers mirent en exergue un visage sculpté encastré dans la roche. Je ne sais pourquoi ou comment, mais la simple vue de cette sculpture, qui n'avait absolument rien à faire ici, me procura un sentiment de malaise proche de l'effroi. En m'avançant vers ce visage je fus pris de paranoïa et je jetai plusieurs regards derrière mon épaule, me sentant observé de toutes parts par des entités vraisemblablement construites par mon esprit craintif. Cette oeuvre macabre provenait de la surface ou dormait-elle ici depuis des temps bien plus anciens ? Mon esprit ne chercha pas à desceller une réponse et je préférai continuer mon exploration de la grotte. Les tunnels au sein de la grande caverne montaient de plus en plus haut. Finalement, je l'avais trouvé ce passage pour continuer mon ascension, car au bout de plusieurs longues minutes à errer en silence j'ai fini par trouver une sortie qui débouchait directement sur le sommet de l'immense rocher où trônait les ruines de Tanagra. Heureusement que les tempêtes radioactives étaient aussi intenses qu'elles étaient éphémères, en sortant les rayons du soleil avaient repris une couleur plus rassurante et le son des éclairs avait été remplacé par le bruit des feuilles portées par le vent. Tanagra n'était plus que l'ombre d'elle-même. Elle était devenue méconnaissable, déformée par les racines qui sortaient du sol et par la végétation qui s'était installée comme pour faire disparaître cet endroit dans les tréfonds de l'histoire. En achevant mon ascension j'étais comme inquiet sur l'avenir qui était réserve à l'humanité. Nous avions réussi à quasiment nous détruire et ce qui restait de nous s'acharnait à rebâtir ce qui avait été perdu. Mais à quoi cela sert de reconstruire notre civilisation si celle-ci se fait avaler par la nature elle-même ? En voyant le Bourbier je sentais comme un aperçu du monde de demain : un monde dans lequel l'humanité n'aurait été qu'un vague mot en bas de page dans les chroniques de l'histoire.
  3. Neevix

    Mini-récits des Appalaches

    Bonjour à tous et à toutes ! Je suis toujours vivant, toujours debout, toujours la banane ! Comme je ne joue pas autant à F76 qu'avant mes mini-récits photos se font plus rares. Mais, de temps en temps, l'inspiration est là ! J'ai pris beaucoup plus d'images que prévu donc j'ai décidé de diviser le mini-récit en deux parties. Cette première partie est dédié au concours mini-récits du discord FoGen ! La deuxième partie arrivera peu de temps après (fin de semaine très certainement). Bonne lecture ! Les racines du mal - Partie 1 Quand je suis retourné dans la région proche d'Harpers Ferry, désormais surnommé le "Bourbier" à juste titre, j'étais loin d'imaginer à quel point elle avait changée. Il y avait toujours eu ce marais autour de la ville mais celui-ci s'était étendu à une vitesse inquiétante depuis la chute des bombes. Les branches des arbres semblaient former des bras inquiétants cherchant à cacher le soleil. Le teint malade de leurs écorces me donnait mal à l'aise. Des racines rougeâtres avaient proliféré à l'intérieur et je sentais leurs mouvements rien qu'en les regardant. En avançant le long d'une route abandonnée j'ai compris que ces racines étaient bien plus dangereuses et inquiétantes que prévu. Certaines d'entre-elles s'étaient extraites des arbres pour venir attaquer et encercler des... véhicules ? Ce vieux bus que j'étais en train de longer était enchevêtré dans ce cauchemar végétal et on aurait presque cru que la forêt elle-même voulait le dévorer. Je n'osais pas m'éloigner de la route, de peu d'être avalé dans l'obscurité du Bourbier. Après plusieurs minutes de marche j'ai pu voir au loin la silhouette d'un ancien hangar. Celui-ci semblait ne pas avoir été attaqué par la végétation, ses parois de métal lui procurant probablement une bonne défense. Les vieilles grilles qui entouraient la structure peinaient à tenir debout mais j'avais l'impression d'être en sécurité malgré tout. A l'intérieur se trouvait un atelier et une minuscule chambre. J'entendais le bruit des insectes et des branches qui remuaient à l'extérieur... Mais j'ai pu m'offrir le luxe d'une halte plus que bienvenue. Après une heure j'étais près à repartir dans les marais. La nuit était bien avancée mais, sa présence était toujours écrasante. Les plantes qui entouraient les points d'eau émettaient des lueurs surnaturelles et cela donnait l'impression pendant quelques instants de ne plus être sur Terre. J'étais devenu un explorateur qui découvrait des étendues extraterrestres. Ce Bourbier ce n'était plus ce recoin de la Virginie Occidentale que je connaissais. Tout était à redécouvrir et j'étais à deux doigts de tomber sur l'impensable. Alors que j'avais pris la forme que je voyais au loin comme un amas de gros arbres j'ai vite compris que j'étais à mille lieux de la réalité. Ces racines rougeâtres avaient littéralement soulevé un pan entier du sol. Que dis-je ? Elles avaient littéralement élevé la majeure partie de l'ancien village de Tanagra dans le ciel. Pendant quelques instants je me suis dit que je m'étais assoupis dans l'abri rencontré précédemment... Mais non tout était réel. Des morceaux du village pendouillaient lamentablement sur le rebord de cet énorme rocher. Ma curiosité malsaine me poussa à explorer les restes du village. Je voyais bien qu'autour de moi des choses bougeaient dans l'ombre des cimes des arbres et je me mettais en danger à rester trop longtemps dans cet endroit à l'aspect aussi surréaliste que sinistre. Une sorte de pont de racines menaient vers les hauteurs de ce rocher. Je ne sais pas ce qui m'a pris à ce moment-là mais je n'ai pas réfléchi longtemps avant de vouloir l'emprunter. Pourquoi cet endroit spécifiquement avait subi le courroux de ces racines envahissantes ? C'est en voulant connaitre la réponse que je posais pour la première fois mes pieds sur ces plantes qui m'accompagnaient depuis mon arrivée au Bourbier. Alors que je commençais mon ascension le jour commença lentement à se lever. Les décombres de toutes sortes formaient un chemin grotesque vers le sommet. Je passai sur un long tuyau de métal provenant des anciennes canalisations du village, puis sur des containers dont j'ignorais l'origine, pour enfin déboucher dans un bus soutenu de façon précaire par les racines. J'avais l'impression de perdre la tête et surtout de perdre mes repères. Tout était penché et donnait l'impression de défier les lois de la gravité. J'étais tellement concentré sur le placement de mes pieds pour éviter de tomber que je ne vis pas passé les premières lueurs du soleil...
  4. Neevix

    Mini-récits de 2076

    26 Janvier 2076 - Alaska, alentours de Anchorage Le sol résonnait des pas des soldats qui allaient et venaient à travers ce qui semblait être un complexe souterrain. Ils transportaient toutes sortes de matériels à la hâte comme si une catastrophe se préparait. Dans une des salles du complexe se trouvait deux soldats devant un terminal qui discutait en mandarin avec un ton inquiet. " Je n'arrive pas à croire que nous ne soyons pas partis plus tôt. Les Américains ont quasiment détruit tous nos bunkers et bases d'opérations dans leurs opérations de "nettoyage", on était forcément les prochains sur la liste, pourquoi nos supérieurs ont pris autant de temps pour décider l'évacuation ? " - se demanda un des soldats tout en tapant sur le clavier du terminal en face de lui. Tout en tapant du pied droit contre le sol, l'autre soldat juste à coté répondit vivement : " Moins fort ! Si on t'entend douter des décisions de nos supérieurs tu ne retourneras jamais au pays ! Le général Jingwei est peut-être mort mais, il avait transmit des objectifs clairs aux bases alentours. Je n'ai pas les détails mais, je suppose que si nous ne partons que maintenant c'est pour une bonne raison. " Une alarme se mit à retentir à travers toute la base. Plusieurs soldats armés se mirent à courir à travers les tréfonds du complexe jusqu'à arriver devant une grosse porte blindée. Un des soldats, vraisemblablement un officier au vu des médailles et des ornements du parti communiste chinois qui jonchaient son uniforme, se plaça devant le reste du groupe et pris la parole avec vigueur. " La Chine ne se rend jamais face aux chiens impérialistes que constituent les Etats-Unis ! Grâce à vos efforts la majorité des ressources qui auraient put être utile à nos ennemis ont été évacués ou détruit. Ils pensent que cette victoire à Anchorage est totale, mais ils ne font que repousser l'inévitable victoire de notre nation ! Nous devons donner aux autres soldats du temps pour terminer l'évacuation du complexe. Alors, prenez vos armes et si nous devons mourir ici au moins nous aurons, une fois encore, mit des entraves sur la route de ces capitalistes ! En avant ! Longue vie à l'Armée de Libération du Peuple ! " Une explosion se produisit soudainement au niveau de la porte blindée non-loin des soldats. Des débris volèrent dans tous les sens et le souffle de l'explosion laissa place à un silence inquiétant. De la neige commença à s'infiltrer dans l'entrée du complexe et bientôt de grosses silhouettes en armures devinrent visible. Ces soldats lourds en armures assistées tenaient dans leurs mains des miniguns et bientôt le seul bruit qui se rependait dans le complexe était celui des coups de feu et des cris mêlant rage et confusion. 2 Février 2076 - Washington D.C, Poste de contrôle militaire Des voitures faisaient la file devant un poste de contrôle étroitement surveillé par des soldats en uniforme. Il y avait même deux individus équipés d'armures assistées qui étaient en poste proche des barrières qui bloquaient les voitures pour faire probablement acte de dissuasion. Les voitures passaient une par une lentement, chacune étant contrôlées avant de pouvoir continuer sa route. Que cela soit l'intérieur du véhicule, son coffre, les affaires sur les passagers et le conducteur, tout était étroitement vérifié et notifié par les soldats. Parfois un véhicule était redirigé sur le côté du poste de contrôle... " Monsieur Wang Juo et madame Tian Tai. Résidence 1240 N. Quinn Street. Naturalisé en tant que citoyen américain depuis 2068. Pays d'origine : Chine. Tout semble correct à vos yeux ? " - demanda un soldat en tapotant son stylo contre son calepin tout en observant le couple asiatique devant lui. Ces derniers ne se contentèrent que d'un hochement de tête tout en gardant le silence, visiblement intimidé mais aussi en colère. " Dans deux ans cela fera seulement 10 ans que vous êtes dans notre pays, enfin... votre nouveau pays. Nous avons des procédures à respecter ici et vous vous doutez bien qu'avec le contexte politique actuel nous ne pouvons pas... " Avant de terminer l'homme asiatique répliqua avec un ton légèrement irrité : " Vous ne pouvez pas simplement faire un contrôle comme tous les autres citoyens américains ?! Si nous sommes partis de Chine c'est pour une bonne raison. Nous n'avons rien à nous reprocher ma femme et moi. Nous travaillons à Washington D.C depuis 8 ans et nous n'avons aucun casier judiciaire. " Le soldat baissa son calepin et reprit sa phrase en ne tenant pas compte des propos de l'homme. " Nous ne pouvons pas faire une fouille classique pour les naturalisés américains depuis moins de 10 ans. L'espionnage est un risque de tous les jours dans notre pays monsieur Wang Juo. Et il a été prouvé que le gouvernement chinois était très méticuleux quand il s'agissait de ce domaine. " La femme asiatique commença à serrer la main droite de son mari, à deux doigts de pleurer. " C'est le fait que nous soyons d'origine chinoise qui dérange j'ai l'impression ! Pas le temps depuis notre naturalisation ! " - répliqua l'homme asiatique visiblement sentant une forme d'injustice. " Ce n'est pas votre origine dont il est question monsieur Wang Juo. C'est l'emploi que vous exercez qui est problématique. " - répondit le soldat tout en rejetant un œil dans son calepin. " Et bien ? Pourquoi mon emploi poserait problème ? " - s'indigna monsieur Juo en réponse. " Vous travaillez à Mama Dolce's depuis votre arrivée au pays... "
  5. Neevix

    Mini-récits de 2076

    12 Janvier 2076 - Californie, Centre de recherches West Tek Trois personnes en blouse blanche étaient debout en train d'observer à travers une épaisse fenêtre à triple vitrage. Autour d'elles il y avait diverses machines qui émettaient des couleurs aussi variées que les guirlandes d'un sapin de Noël. Le silence n'avait pas de place ici, il y avait constamment du bruit. Que cela soit un bip informatique, le bruit d'un chariot dans un couloir, les discussions des gens autour... C'était clairement ici un endroit qui tournait à plein régime. " Vous voyez quelque chose de différent ? " - se demanda une des personnes en blouse, qui s'avérait être un homme aux cheveux roux et au visage jeunot. " On vient à peine de commencer, un peu de patience. " - répondit son voisin, ou plutôt sa voisine. Une femme aux cheveux noirs attachés et au visage sévère marqué par le temps. Leurs regards étaient fixés sur la pièce en face d'eux. Dans celle-ci se trouvait un chien au pelage brun et noir, un berger belge apparemment. Il tournait en rond dans cette pièce complètement vide et totalement capitonnée. Il semblait normal, uniquement stressé de par l'endroit où il se trouvait. " Le lot de test 11-101a semblait prometteur pourtant... " - ajouta la dernière personne en blouse. C'était un autre homme aux cheveux bruns et portant une légère barbe. Au bout d'un moment le chien se mit à japper. Evidemment à cause de la vitre renforcée aucun son ne semblait sortir de sa gueule, cependant cela attira la curiosité des trois scientifiques en observation. Le berger belge commença ensuite à accélérer ses pas, à tourner dans la pièce de manière beaucoup plus frénétique. Son stress d'il y a encore quelques minutes se transformait désormais en colère. Ses jappements passèrent bientôt aux grognements et, maintenant, il cherchait clairement à sortir de sa prison. " Voilà qui devient intéressant ! " - s'exclama la scientifique en s'emparant d'un porte-blocs sur lequel était attaché un document. " Je pense que nous pouv... " Le jeune scientifique aux cheveux roux n'eut pas le temps de finir sa phrase que le chien se jeta contre la fenêtre en face de lui. Celle-ci ne céda pas et seul le bruit sourd du choc fit sursauter les trois observateurs en blouse. Le chien ne semblait, cependant, ne pas avoir été blessé et il se préparait déjà à repartir de plus belle contre la vitre. " Par précaution je vais prévenir l'équipe de sécurité " - annonça l'homme barbu à ses collègues qui étaient mitigés entre la peur et l'admiration devant le chien. Un autre bruit sourd se fit entendre. Le chien s'était encore jeté contre le vitrage la tête la première. Désormais de l'écumes étaient visibles au bord de sa gueule et ses yeux étaient comme injectés de sang. Il ne semblait pas ressentir la moindre douleur et rien ne le freiner dans sa quête de trouver une échappatoire à cette pièce capitonnée. " Je note une certaine progression musculaire... Cependant, je crains que l'intelligence du sujet ne s'améliore toujours pas. Il n'a toujours pas compris l'utilité du bouton à côté de la porte pour accéder à la deuxième salle de test..." - marmonna la scientifique tout en notant au stylo sur son document. Alors qu'elle notait le chien en était à son troisième essai contre la vitre. Cependant, quelque chose devenait inquiétant, cette dernière commença à montrer des signes de faiblesses. Des petites fissures étaient en train de se former et cela était annonciateur d'une rupture prochaine. " J'ai eu le Capitaine Maxson, il nous envoi des hommes. Nous ne devrions pas rester ici je pense. " - s'inquiéta le scientifique à la barbe tout en raccrochant le téléphone qu'il avait en main. " C'est une vitre à triple vitrage Parker. Spécialement conçu pour ce genre de situation. Ce n'est pas un chien, aussi modifié soit-il, qui arrivera à bout de cette ... " Alors qu'elle s’apprêtait à finir sa phrase le chien se jeta une quatrième fois contre la vitre et celle-ci vola en éclat dans un vacarme assourdissant. Le bruit des grognements et de ses aboiements étaient désormais clairement audibles. Difficile de ne pas voir la fureur qui se dégageait de l'animal. Ses yeux étaient désormais rougeâtres et ses crocs semblaient avoir pris des proportions anormales. " Évacuer la salle ! " - cria le plus jeune scientifique en se dirigeant à toute vitesse vers la porte de sortie. Le jeune, une fois devant la porte, tenta de l'ouvrir mais celle-ci disposait d'une serrure par carte magnétique. Il se mit à chercher dans ses poches tout en tremblant. Le chien, quant à lui, se rapprochait dangereusement et était prêt à bondir une nouvelle fois, mais cette fois-ci, contre l'un des scientifiques. " Dépêchez vous, bon sang ! " - cria de plus belle la scientifique qui semblait plus obnubilé par le fait de prendre des notes que de surveiller le chien. Le jeune scientifique sorti une carte de sa poche et la passa devant la serrure. Un bip libérateur se fit entendre et la porte s'ouvrit lentement. Le chien, en même temps, se jeta contre la jambe du scientifique portant une barbe tout en lâchant des grognements dignes de Cerbère. Le berger belge avait désormais une force colossale et il enfonça profondément ses crocs dans la jambe du scientifique qui commençait à hurler de douleur. Au même moment deux coups de feu se fit entendre. Le chien poussa un dernier jappement avant de tomber au sol, toujours accroché à la jambe du scientifique. " Je crois qu'on arrive à temps. Qu'est-ce que vous avez encore fait ? " - s'exclama un homme en tenue de militaire, un pistolet en main.
  6. Neevix

    Mini-récits de 2076

    Bonjour à tous et à toutes ! Actuellement j'aime bien écrire des récits courts accompagnés de captures d'écrans que je prends durant mes sessions de jeu sur Fallout 76. J'ai fait un topic que vous pouvez trouver ici : Mini-récits des Appalaches. Je cherche à diversifier mes écrits et j'ai eu l'idée de faire des textes courts, que vous pourrez lire indépendamment, utilisant le contexte Avant-guerre de Fallout et, plus précisément, l'année précédent la chute des bombes. Contrairement à mes mini-récits des Appalaches, ici il s'agira uniquement de textes. J'accompagnerais peut-être certains de ces textes d'extraits audio, type "holobande", pour apporter un plus grand degrés d'immersion. 1er Janvier 2076 - Boston, 31 High St " Il s'agit d'un grand pas en avant pour REPCONN Aerospace. Je suis certain que la transition se fera en douceur et que cette nouvelle famille s'intégrera parfaitement à la nôtre. Nous avons toujours placé l'intérêt de nos employés avant tout le reste. Désormais REPCONN Aerospace peut voir plus loin et peut se montrer bien plus ambitieux. Ils ont désormais des moyens et des outils supplémentaires, qui ont sût montrer leurs efficacités depuis ces dernières années, pour accomplir leurs objectifs. Car, oui, il ne s'agit pas ici d'étouffer le potentiel d'une société mais, bien au contraire, d'aider à ce que ce potentiel puisse s'exprimer avec bien plus de force qu'auparavant ! " ... " Vous avez entendu aujourd'hui la déclaration de Carl Rook, nouveau vice-président de REPCONN Aerospace depuis son rachat par RobCo Industries. Nous reprendrons l'annonce des actualités après une courte page de publicités ! " La télévision continuait ainsi de cracher son interminable flot d'images et de sons. Une petite musique joyeuse était désormais en train de vanter l'efficacité des produits de ménage Abraxo. Devant la télévision, confortablement assis dans un fauteuil en cuir marron, se trouvait un vieil homme d'une soixantaine d'années aux traits asiatiques. Il semblait à la fois las et irrité face aux informations qui passaient devant ses yeux fatigués. Il se leva et se dirigea vers la télévision pour l'éteindre tout en lâchant un soupire. " Le monde est en train de foncer dans un mur en béton et on se félicite d'un rachat d'une société ! N'importe quoi... " - dit-il avec un ton mécontent. Le petit salon où il se trouvait était baigné dans une lumière aux teintes orangées ce qui signifiait que c'était le matin. Le vieil homme traîna ses pieds pour atteindre une radio aux allures obsolètes. Il appuya nonchalamment sur un bouton et bientôt une musique de jazz envahit les lieux. 7 Janvier 2076 - Washington D.C, Lincoln Memorial Deux hommes en costumes avançaient sur une grande allée longeant un bassin. Au bout de cette allée une série de marches menait à une structure gréco-romaine imposante. Le parc était plutôt calme et il n'y avait que quelques personnes, ces dernières étant d'ailleurs occupées à prendre des photographies plutôt qu'à discuter. " Les soldats en place las-bas n'en ont plus grand-chose à faire. Tu aurais vu les photographies qui ont fuitées ! Des personnes en rang, genoux à terre et les yeux bandés, qui attendaient d'être exécutés. Je te le dis, ce qu'il se passe au Canada en ce moment ce n'est pas beau à voir. " - dit le premier homme en costume vers son comparse qui était à ses côtés. Les deux hommes s'assirent sur une marche et sortirent tous les deux, de façon mécanique, une cigarette. L'un deux tourna la tête vers la droite et pointa du doigt un robot à la forme singulière. Il était affublé d'une peinture bleue avec la mention "POLICE" sur le devant. Une lumière rougeâtre s'échappait d'une sorte de dôme vitré qui devait être sa tête et il avançait lentement d'un pas qui pouvait sembler pataud. " On ne peut plus se balader nul-part sans les croiser ceux-là. " - fit remarqué le deuxième homme pointant du doigt. " Je préfère croiser un Protectron plutôt que l'un de ces soldats en armures assistées. Avec la tension qui monte en ce moment dans le pays je trouve ces robots parfois moins effrayant. " - répondit le premier homme tout en allumant sa cigarette. Certains photographes s'étaient massés derrière le Protectron qui continuait ce qui semblait être une patrouille devant la structure en marbre du Lincoln Memorial. L'un des photographes semblait mécontent et commença à crier vers la machine impassible. Les deux hommes aux cigarettes ne comprirent pas très bien ce qu'il avait hurlé, une sorte de protestation sur la fermeture du Memorial. Cependant, ce qui s'ensuivit allait être beaucoup plus clair. Le photographe ayant auparavant crié se saisit d'un gros cailloux et le lança vers le Protectron. Le cailloux frappa contre le dôme de la machine, sans faire de dégâts, ne faisant qu'un simple bruit métallique à son impact. La machine se retourna lentement. " Baissez votre arme et soumettez vous à l'autorité !" La voix robotique du Protectron était froide et sans émotions mais, elle était claire et paraissait menaçante. Le groupe de photographe commença à s'écarter, laissant le coupable bien en vue. Ce dernier continua de crier, insultant directement le robot et sa présence ici, et relança un deuxième cailloux. Au moment même du second impact, cette fois-ci sur la carrosserie du robot, un laser d'un rouge vif s'échappa de l'une des mains griffus du Protectron. Le bruit fut assourdissant mais bref. Il y avait maintenant un corps à la poitrine trouée sur les marches du Lincoln Memorial. Quelques cendres s'envolaient dans l'air sur un fond de stupeur général.
  7. Neevix

    Mini-récits des Appalaches

    Bonjour à tous et à toutes ! Cela fait un moment que je n'ai pas écrit. Jouant de moins en moins à Fallout 76 c'était inévitable. Peut-être que je porterais le concept sur d'autres jeux de la série Fallout ? En attendant, voici un nouveau récit qui nécessitera un masque pour éviter de tousser de la cendre ! Le défi du pompier J'avais eu une idée absolument idiote en acceptant cette mission pour les Têtes Brûlées. Alors que je venais de finir de gravir l'interminable Mont Blair, je pouvais apercevoir mon objectif à travers les cendres encore incandescentes qui volaient dans l'air. Cette énorme machine n'était pas difficile à manquer. Sa grande structure métallique qui rappelait l'un des immeubles que j'avais vu à Charleston imposait le respect. En avançant à travers une zone, qui semblait héberger des entrepôts et des résidences d'ouvriers, je me retrouvais de plus en plus petit face à cette machine. J'étais arrivé près de l'un des accès à la machine. Celle-ci se nommait autrefois tout simplement "L'Excavatrice géante" et était le symbole de la région où je me trouve : la Cendrière. Un long et énorme bras mécanique affublé d'une scie circulaire, faisant facilement la taille de plusieurs de ces camions jaunes que je voyais autour de moi, me laissait songeur à propos de l'époque où la machine était encore en marche. Celle-ci découpait vraiment des pans de montagnes ? Je commençais à gravir les escaliers métalliques qui menaient vers l'intérieur de la machine. Je sentais dans l'air que la météo allait changer. Elle se chargeait de cendres et de poussières. Il me fallait un abri. C'était inespéré qu'un endroit aussi délabré et rouillé puisse encore être alimenté par de l'électricité. Les lumières, bien que vacillantes, me permettaient de circuler dans la structure métallique avec bien plus d'aisance. Je devais éviter avec soin les débris dangereux qui jonchaient le sol. Plusieurs salles hébergeaient une machinerie impressionnante. Bien que les moniteurs des différentes consoles étaient encore allumés, ces dernières semblaient en veille. L'Excavatrice était encore fonctionnelle ? La perspective de remettre en marche ce colosse traversa mon esprit mais, je n'étais pas ici pour cela. L'endroit était silencieux, si l'on met à part le grincement constant des structures rouillées qui m'entouraient. Une salle sur ma gauche attira mon attention. Il s'agissait d'une ancienne cantine, probablement dédiée aux personnels de l'Excavatrice. Ma mission consistait, entre-autres, à faire un inventaire des ressources utiles que je pouvais trouver ici. Rapidement mais méthodiquement je fouillais à tour de rôle le réfrigérateur, les placards, les buffets... Bref, tout ce qui pouvait contenir de la nourriture. Malheureusement ce ne fût pas très concluant. Rien qui nécessiterait une mission de récupération. Cependant, je repartis de la cantine avec quelques conserves dans mon sac. Alors que je continuais mon tour des lieux je choisis de m'arrêter net. J'entendis, pas très loin de ma position, une respiration saccadée et rauque accompagnée de pas lourds et de claquements métalliques. Cela ne faisait que confirmer ce que je craignais : il y avait un homme-taupe à proximité. Je passais ma tête avec prudence sur ma droite et je pouvais l'apercevoir. Ce rôdeur indésirable se déplaçait lentement dans la bâtisse, trainant derrière lui ses vieux haillons rougeâtres et putrides. Les hommes-taupes n'étaient jamais seuls, je ne pouvais donc pas me risquer à démarrer un affrontement. Discrètement je cherchai la sortie la plus proche. En sortant je pouvais constater que le flair que j'avais eu tout à l'heure s'était avéré. Désormais une épaisse brume cendrée avait recouvert la région réduisant ma visibilité à peau de chagrin. Heureusement que j'avais des filtres pour mon masque à gaz sur moi, car l'extérieur était maintenant devenu irrespirable. De ma position je pouvais voir l'autre extrémité de l'Excavatrice géante. Il y avait une multitude de gros containers et un long tapis automatique sur lequel reposaient encore les minerais récupérés par la précédente extraction. Le point où je me situais était assez élevé pour accomplir ce pourquoi j'étais venu ici. Je sortis de mon sac une petite valise que je posai non loin des escaliers que j'avais pris pour venir jusqu'ici. En l'ouvrant je déployai une petite antenne et après quelques petites manœuvres j'activai la balise. Ma mission était accomplie. Les Têtes-Brulées ne tarderaient pas à recevoir le signal envoyé par ma balise. Alors que je m'apprêtais à repartir j'observai une dernière fois les alentours de l'Excavatrice. Avec la brume je ne pouvais guère voir très loin mais, la lumière qui s'échappait d'un ancien puits de mine me permis de voir la route que j'allais prendre pour descendre de Mont Blair. Tout d'un coup, alors que j'allais repartir, je les ai vus. Une dizaine d'hommes-taupes s'étaient massés derrière moi. Comment je n'ai pas put les entendre ? Ces derniers se mirent à accélérer leurs respirations si caractéristiques et je pouvais voir d'énormes griffes rouillées qui dépassaient de leurs manches. Le bruit des lasers expulsés par mon fusil accompagnait désormais les grincements de l'Excavatrice...
  8. Neevix

    Mini-récits des Appalaches

    Bonsoir à tous et toutes ! Comme c'était annoncé de manière pas du tout subtile à la fin du dernier mini-récit... Nous voici à Watoga ! Bonne lecture ! Ce futur avorté "La ville du futur", c'est ainsi que l'on appelait Watoga. On voit encore aujourd'hui des quatre coins de la Tourbière la grande tour qui servait de siège à Atomic Mining Services. Quand on entre par la voie principale dans la ville une voix féminine vous accueil avec un "Bienvenue à Watoga ! La ville du futur !" et on pourrait presque s'attendre à ce que finalement la Grande-Guerre n'ait été qu'un mauvais rêve. Mais ce serait se voiler la face sur la réalité. Les immeubles jadis rayonnants sont couverts de rouilles et le passage des sulfuries n'a fait qu'accélérer un peu plus la décrépitude qui s'installe dans les rues. Alors que je parcours les ruelles je constate que certains protectrons jonchent les sols aux alentours d'un ancien centre commercial. Cette ville était à la fois félicité et critiqué sur sa principale particularité : elle était et, quelque part, est toujours entièrement automatisé. De l'administration à la sécurité en passant par les services de santé, tout était géré par des robots. Signe d'une civilisation qui préférait s'enliser dans la paresse, les êtres humains pouvaient désormais profiter entièrement de leur temps pour les loisirs... Finit le travail et les tâches domestiques ingrates. Du moins pour ceux qui avaient assez d'argents pour vivre dans l'une des résidences de la ville. La ville ne s'était pas arrêtée après la guerre, ce sont uniquement les êtres humains qui ont cessé d'y vivre. La voix féminine qui m'avait souhaité la bienvenue continuait de m'accompagner durant ma visite de la ville. L'ancienne gare qui servait de point de départ du réseau de monorail automatisé continuait d'annoncer les aller-venus des aérotrains. Pas loin se situait une autre gare, plus traditionnelle, où se trouvait encore la carcasse d'un des nombreux trains de la région. La lumière du soleil qui se couchait au loin redonnait une sorte de seconde vie à la ville en y rapportant les couleurs chatoyantes qui jadis faisaient la beauté de Watoga. La nuit s'était installée dans les rues et en m'approchant du siège d'Atomic Mining Services je remarquais sur le sommet d'un des immeubles plus loin une sorte de monticule de ferrailles et de déchets. Cet agglomérat grotesque était ce qui restait d'un nid d'une sulfurie. J'avais de la chance que la créature volante qui vivait là s'était déplacée ailleurs avant mon arrivée. Je décidai de ne pas rester longtemps autour de l'ancien siège d'AMS, cet endroit bien trop à découvert ne m'inspirait pas confiance et j'avais l'impression que n'importe quoi pouvait surgir des carcasses des voitures qui inondaient les rues aux alentours. Je grimpais au sommet d'un des bâtiments en empruntant de vieux échafaudages métalliques. En observant la ville dans son ensemble je fus un instant impressionné et admiratif devant l'ambition qu'avait démontré l'être humain en la bâtissant. Les immeubles défiaient les cieux et les panneaux publicitaires rappelaient les temps jadis. J'étais désormais dans la ville du dessus, du moins c'est ainsi que je l'appelle. De nombreux passages et aménagements avaient été construits pour permettre de parcourir la ville aussi bien en hauteur que par les rues en contrebas. J'ai pu entrer dans un ancien aérotrain de Watoga qui était encore en gare. L'ambiance qui se dégageait du wagon était pesante, mais surtout m'imprégner d'une grande tristesse. S'il y avait bien une image qui symbolisait la fin d'une civilisation c'était bien celle que j'avais sous les yeux. Je m'assis à côté d'un squelette d'un ancien passager et je me mis à réfléchir. "Pourquoi a-t-il fallut qu'on en arrive là ?" me dis-je à moi-même. Seul le grincement de la rame et le vent qui s'infiltrait par les vitres brisées me fut envoyé comme réponse.
  9. Neevix

    Mini-récits des Appalaches

    Bonsoir ! On sort des cavernes et des endroits exigus pour un peu d'air frais ! Probablement ma région préférée de Fallout 76. Terres étrangères La région autour de Watoga a toujours eu une ambiance particulière avec ses tourbières et ses champs à canneberges écarlates. Après la guerre, j'ai découvert une nouvelle sensation en revenant fouler le sol de cette région : celle d'avoir été transporté dans un autre monde. La canneberge devenue sauvage s'est répandue dans le sol comme du chiendent et aujourd'hui en observant les abords de Watoga depuis le haut des montagnes j'ai l'impression de voir des étendues sauvages en pleine crise d'hémorragie. Avec son aspect futuriste, l'ancienne ville de Watoga en plein centre de la région me ferait même penser à une colonie spatiale sur une planète lointaine. La ville de Watoga se vantait de son grand monorail automatisé. Quelque part à raison, car aujourd'hui il aura presque entièrement survécu aux bombes. Les grands pylônes blanc qui s'étendent des Tourbières jusqu'à l'ancien bassin minier proche de Charleston ressemblent aujourd'hui à des totems géants que des extraterrestres auraient laissés derrière eux lors de leur passage sur Terre. C'est avec une certaine tristesse que je constatais que l'Humanité était capable de faire de grandes choses... Dommage qu'elle était également capable de tout détruire comme un coup de gomme que l'on donnerait sur une feuille. La région était fissurée de part en part par ces tourbières qui ressemblaient à des tranchées. Ici-bas il y avait souvent de la brume qui ne semblait pas vouloir partir et il n'était pas rare de trouver des créatures qui profitaient de cette couverture à leur disposition. Ces tourbières étaient à la fois un refuge et un tombeau. Il ne fallait pas manquer de prudence en progressant dans la région, car il était facile de tomber dans l'unes-d'elles. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai surpris des squelettes humains se confondre avec les eaux boueuses de ces fissures naturelles. Certaines tourbières contiennent des tunnels aux parois couvertes de racines qui semblent se resserrer sur vous alors que vous avancez parmi elles. De nombreux passages sont cachés aux yeux des gens qui ne prennent pas le temps de correctement observer leur environnement, pourtant ils constituent autant d'abris qui auraient pu être utiles. On dit souvent qu'il ne faut pas "suivre la lumière au bout du tunnel", cependant c'est au bout de l'un de ces tunnels que je me suis retrouvé à l'endroit le plus étrange que j'aie pu voir dans ma vie. Cette forêt était unique à tout point de vue. Rien n'aurait pu me préparer à cette vue aussi déstabilisante que magnifique. Les anciennes plantes de Droséra, une espèce de plantes carnivores, avaient pris des proportions gigantesques et s'étaient mêlées avec les canneberges. La teinte rouge qui semblait rayonner d'elles offrait un contraste déstabilisant par rapport aux autres régions des Appalaches. J'étais sans doute trop obnubilé par la forme de ces magnificences mutantes pour remarquer qu'elles crachaient continuellement une sorte de gaz orangée toxique. Il pleuvait littéralement de ce produit relâché dans l'air et j'ai eu malheureusement peu de temps à consacrer à l'exploration de l'endroit. Watoga serait un jour probablement ma prochaine destination. Alors que je marchais dans les tourbières je constatais que ces dernières commençaient à avaler progressivement les dernières traces de civilisations. Des bâtiments s'effondraient petit à petit et tombaient dans les profondeurs brumeuses pour être oubliés à jamais. Alors que je voyais la silhouette d'une grande tour devant moi, le siège d'Atomic Mining Services, je ne pouvais que me conforter à l'idée suivante : j'étais désormais bel et bien en terres étrangères.
  10. Neevix

    Voici Neevix !

    Merci pour ton accueil naossano ! J'ai malheureusement cette fâcheuse habitude d'observer plutôt que de participer sur un site/forum. Mais je me soigne, à quoi bon venir sur un forum et un wiki sinon si je reste dans mon coin !
  11. Neevix

    Mini-récits des Appalaches

    Merci encore pour vos retours ! Pour répondre à Duux : Je fais du JdR mais très rarement en MJ, je préfère être un joueur. Décrire sur papier c'est différent que de le faire à l'oral, l'exercice est plus difficile je trouve. Pour répondre à Bergil : J'utilise le mode photo du jeu uniquement. Celui-ci permet de régler le champ de vision, la distance de floue, luminosité, contraste, saturation, il y a divers filtres, moyen de faire disparaitre le joueur pour prendre que des environnements, moyen d'ajouter des cadres et des effets d'image (grain de film, écran de terminal, etc...). Bref il est assez complet ! Pour aujourd'hui j'espère que vous n'êtes pas claustrophobes... Bonne lecture ! La passion du spéléologue C'est un fait avéré que dans les Appalaches se cache un grand nombre de cavernes, de grottes et de réseaux souterrains. Ces lieux froids, humides et où la lumière peine à faire son chemin ont attisés pourtant une certaine curiosité chez les touristes qui traversaient la région. Ils voulaient du frisson, des histoires à glacer le sang, une raison sur "Pourquoi cette caverne spécifiquement serait-elle différente des autres ?". Un mythe fut fabriqué de toutes pièces pour appâter ces âmes en quête de sensations fortes : L'Enfant Nocturne. C'était une histoire fabriquée par les Hommes pour les Hommes. Cependant, pour fabriquer une histoire ayant un minimum de cohérence et d'attrait il faut bien un fond de vérité ? L'Enfant Nocturne, du moins son histoire, est né dans les "Cavernes de l'étrange". C'était un ensemble de cavernes le plus visité des Appalaches. Mais, pour y avoir mis les pieds, il n'y avait rien d'étranges là dedans. En faisant abstraction des attractions mises en place par les guides touristiques pour animer leurs visites je ne ressentis qu'un vif ennui en parcourant la monotonie des lieux. C'est pour cela que je me suis attardé sur des cavernes bien plus intéressantes, mais aussi bien plus dangereuses, car même avant la Grande Guerre elles étaient interdites au public. Sous ma carapace de métal je sentais déjà comme une menace se dégageait de ses parois rocheuses. Alors que j'avançais avec une certaine prudence dans les couloirs étroits je fus frappé par le silence qui régnait. Seule le bruit mécanique de mes pas lourds venait briser le mutisme de cet endroit. Cette ambiance pesante m'accompagna pendant des minutes qui me semblait des heures avant d'entendre le bruit d'une chute d'eau. Une large pièce traversée par un petit ruisseau se dévoilait sous mes yeux. Des champignons verts luisants éclairaient faiblement la pièce, mais ce fut une autre source de lumière qui attisa ma curiosité. Il n'y avait pas de doute, une lumière orangée... Cela ne pouvait venir que d'une torche ou d'une lampe ? Mais très vite j'ai compris qu'il s'agissait de la lumière du soleil qui traversait une maigre fente dans le plafond. En avançant plus loin l'obscurité retomba rapidement et une fois encore mon exploration fut accompagnée d'un voile noir opaque. Le bruit de la cascade s'éloignait, j'étais de nouveau dans un silence quasi-complet. Des petites gouttes tombaient du plafond pour atterrir sur le sol inondé de la pièce où je me trouvais désormais. L'eau qui ne pouvait refléter quoique ce soit avec la luminosité ambiante semblait avoir la couleur du pétrole. Je n'étais pas à l'aise et plus je progressais, plus je repensais à la raison de ma venue ici. Ma lampe frontale avait du mal à éclairer quoique ce soit, sa lumière semblait se perdre dans le néant. J'arrivai dans une autre pièce, ce qui me questionnait sur l'étendue de ces cavernes. Un petit vent frais parcourait les lieux depuis le plafond et soulevait des brindilles et autres petites feuilles provenant des buissons ayant miraculeusement réussis à prospérer ici. Je pensais avoir atteint le bout quand, bien dissimulé à mon regard jusqu'à maintenant, je remarquai un passage tout juste assez large pour me laisser passer, moi et mon équipement. Le frottement métallique de mon armure me rappela à quel point c'était peut-être une mauvaise idée de tenter cette traversée. Le couloir que je devais traverser était encore moins engageant que je l'espérais. Des racines aux allures de tentacules cauchemardesques pendouillaient depuis le plafond et des champignons qui ressemblaient à des verrues dégageaient une lumière surnaturelle. Le passage était long et me paraissait interminable. Mais il y avait autres choses... Une chose qui me glaça le sang à son écoute. Une sorte de grattement semblait provenir des parois qui m'entouraient et cela se déplaçait ! Mon souffle s'accéléra et j'avais presque envie de faire machine arrière. Au diable les légendes, ce sont des bêtises ! Le couloir déboucha sur une nouvelle pièce inondée et une nouvelle cascade apportait le bruit des eaux à mes oreilles. Mais ces grattements... Ils ne cessaient pas et, pire encore, ils semblaient s'intensifier. Beaucoup de choses se sont déroulés dans mon esprit quand, enfin, j'ai compris l'origine de ces sons. La terreur, l'incompréhension, la surprise. Rien ne pouvait ressembler plus à un cauchemar que ce je voyais en face de moi. Une créature décharnée, une parodie d'être humain aux griffes difformes était là à m'observer. Sa peau suintait d'une lueur verte semblable aux champignons que j'avais vu auparavant. Mais ce regard... Ce regard affamé... Je ne l'oublierais jamais.
  12. Neevix

    Voici Neevix !

    Merci pour ton accueil Duux ! Euuuh... Je ne saurais dire si on peut se placer quelque part dans un sous-genre. On s'inspire de Lugubrum, Pensées Nocturnes, Solefald, Lifelover... C'est assez varié.
  13. Neevix

    Voici Neevix !

    Merci pour ton accueil ! Et bien... Je suis effectivement Lillois ! Mais je travaillais dans le publique jusqu'à présent, je vais bientôt me barrer dans le privé. L'Université de Lille je suppose que ça te parle. Les groupies c'est ce qui fait vivre un groupe ahah. J'ai été voir récemment Lugubrum pas loin de Bruxelles et plus récemment Au-Dessus et Furia à Roubaix. C'est Goupil qui s'est occupé de moi quand je suis arrivé sur le wiki, il travail d'arrache-pieds le bougre !
  14. Neevix

    Mini-récits des Appalaches

    Merci pour vos retours ! Cela fait très plaisir. Ce soir on continue les explorations insolites dans un lieu facilement reconnaissable des joueurs de Fallout 76 ... Un dernier tour de manège Il est difficile de ne pas connaitre ce parc d'attractions quand on habite à Welch, à Lewisburg ou encore à Charleston. Ce chat bleuté avec son nœud papillon si distinctif accueillait jadis la majorité des familles de mineur, ces familles qui cherchaient du réconfort en s'éloignant des cendres quotidiennes recrachées par les puits de mine d'Hornwright et de Garrahan. On pourrait penser qu'un tel lieu constituerait aujourd'hui une sorte de havre rassurant, mais il n'en est rien. Je l'aimais bien ce M. Trognon quand son sourire n'était pas devenu aussi inquiétant qu'absurde au milieu de ces terres mourantes. Le son des voix des enfants semblent aujourd'hui encore résonner dans les allées, témoignage d'une époque tellement insouciante qu'elle n'avait pas remarqué le mur dans lequel elle se dirigeait. Quelques ballons se sont envolés à mon arrivé. Probablement parce qu'ils avaient perdu un long combat contre le vent. Les couleurs jadis si vive étaient devenus fades sur les différents panneaux présentant les points d'intérêts du parc. La vue de quelques squelettes encore adossés sur un stand de tir non-loin donna l'impression que le monde s'était arrêté il y a 25 ans. La lutte acharnée des auto-tamponneuses s'était mise en pause. A mesure que j'avançais parmi elles je sentais l'envie de retomber en enfance. Je me surpris à piloter l'une des autos en mimant des coups de volants et pendant l'espace d'un instant je me détachais de la réalité. Ce n'était que pour mieux retomber entre ses griffes quand, soudainement, j'entendis un craquement sous mes pieds. Ce bruit sinistre provenait d'un crâne au niveau des pédales du véhicule, bien plus petit que celui d'un adulte, habillé d'une casquette bleue affichant le sourire narquois de M. Trognon. Tourne, tourne, manège. Ta force centrifuge n'est plus qu'un lointain souvenir n'est-ce pas ? Moi aussi jadis je tournais comme une toupie au milieu de ton ombre. Aujourd'hui tu ne me fais plus peur, par contre ton ombre oui. J'avais la désagréable impression de me faire observer depuis que je suis entré à Camden Park. Comme si à chaque angle se cachait un mystérieux observateur que mon œil d'être humain n'arrivait pas à distinguer. Cependant, je ne pouvais que conclure que cet endroit ne faisait qu'attiser mon imagination. Les montagnes russes de Camden Park étaient l'attraction principale. Son chariot faisait voyager les enfants en quête de sensations fortes à travers une installation qui rappellent celles des mines de la région. A l'époque je n'avais pas fait attention à ce paradoxe aussi évident : fuir le travail minier pour un parc à thème sur les mines ? C'était là toute l'absurdité qui émanait de cet endroit. Alors que je prenais le risque de marcher sur les hauteurs tremblantes du "Widow Maker" je ne pus m'empêcher d'observer la région autour de moi. Ces arbres à la couleur si chatoyante... Pourquoi le monde se mentait à lui-même ? Je n'avais pas vu la nuit tombée durant mon exploration de ce parc aux loisirs décrépis. Alors que j'empruntais la sortie je glissai dans ma poche un jeton de Mr. Trognon qui avait été abandonné sur le sol. Qu'espérais-je accomplir en faisant cela ? Je voulais absolument garder un souvenir de cet endroit, mais sans en expliquer la raison. La sensation d'être observé quitta mon esprit quand je dépassai les grilles qui entouraient le parking. Mais je ne pouvais pas m'enlever cette idée de ma tête : On est jamais vraiment seul à Camden Park.
  15. Neevix

    Voici Neevix !

    Merci Kims pour ton accueil !