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Fallout 76 : Récit photo dans les Appalaches

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Récit Photo dans les Appalaches

Fallout 76

 

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          Un des points forts de Bethesda est de nous offrir un environnement dans lequel on peut facilement s'immerger, plonger la tête la première et s'y baigner longtemps. Fallout 76 en est une nouvelle illustration. Ce jeu multi-joueur se déroulant dans les wastelands de l'univers de Fallout offre un contenu pas si conséquent que cela au niveau des quêtes, il faut l'avouer. Fallout 76 en est encore à ses débuts, il pourra continuer à évoluer à l'avenir. Par contre, il offre déjà un environnement riche de diversité, avec de nombreux détails travaillés, une grande variété de lieux et de biômes. Il suffit d'un peu d'imagination et de laisser à celle-ci une dose de liberté pour rapidement voir apparaître dans nos yeux songeurs une ribambelle d'histoires animant cet univers.

          Et des Habitants de l'Abri 76 décident parfois de partager avec nous ces histoires qui tournent dans leur tête. Certains ont choisi le Forum de Fallout Génération pour en illustrer quelques-unes. Dans cet article, nous avons sélectionné le gagnant d'un concours organisé sur le Discord de Fallout génération pour vous emmener dans l'univers falloutien des Appalaches. Une histoire en amenant souvent une autre, Tancrede, l'auteur de ce récit photo, nous a promis de nouvelles histoires. Affaire à suivre, donc. Sous forme de récit photo, il vous invite à suivre les (més)aventures de Fantôme Solitaire :

 

 

 


 

 

Citation

 

Journal de mission : Entrée 1

 

Entrée 1. Ce n’est pas vraiment vrai, mais comme toutes mes entrées précédentes ont fini emportées par la pluie, je dirais qu’elle ne compte plus pour mémoire. D’une part, je n’ai pas de mission définie, mais ce nom sonne mieux que celui du journal précédent. Je l’avais sobrement nommé, de manière poétique, « Journal d’une balade bucolique dans un monde de merde ». Mais je suis pas poète de formation.

 

Donc, comme pour l’année de notes hebdomadaires perdues, je vais quand même commencer par les bases, en essayant d’être moins cynique. Après tout, un an à réfléchir sur le sens des mots survie et apocalypse, ça laisse des traces. J'ai peut-être réfléchi aussi sur le mot humour, mais si je digresse déjà, on est pas couché. Ce coups-ci, j'y mets des petites photo. Si le langage se perd, ce qui pourrait arriver, au moins les survivants auront de belles photos. Je vous raconte pas le bordel pour développer les pellicules.

 

Si quelqu’un trouve ces documents sur un cadavre, dite vous que c’est la vie du dit cadavre que vous allez apprendre. En partie en tout cas.

 

Avant toute cette merde, donc, je faisais partie du corps d’expédition des marines, personnel affilié au détachement de reconnaissance. Jeune soldat ayant fait ses classes, spécialisé dans le combat de guérilla en territoire hostile, nom de code « Fantôme Solitaire ». Stationnement Sacramento, Commonwealth du Nord-Ouest.

 

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Celle-là, c’est du collector, une vraie photo d’avant-guerre, du temps du camp d’entraînement. Je l’ai gardée de mon dossier militaire. C’est bête qu’il ait dû la raturer par peur qu’on se fasse reconnaître des espions rouges, j’avais une bonne tête qui faisait tomber les filles à l’époque.

 

Pourquoi je suis là ? Simple. Un jour notre général vint directement dans notre baraquement, en fin d’année 2076. Il a deux missions simples, désigner l’un de nous pour l’envoyer dans un abri et informer tous les autres qu’ils partent pour la campagne de Gobi rendre la monnaie de leur pièce aux singes jaunes pour Anchorage. Pour le mec qui ne partirait jamais, on a tiré à la courte paille. Et à moins que vous ne trouviez ses documents au fin fond d’un désert en Asie, je vous laisse comprendre qui a perdu.

 

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On ne dirait pas, mais au final quand je repasse devant, je me dis « home, sweet home ». Je suis un peu sentimental sur les bords peut être.

 

On m’a fait traverser tout le continent pour arriver en Virginie, pour m’enterrer dans un abri anti-atomique. Un Abri Vault-Tec, le 76 pour être exact, construit pour assurer la survie des esprits les plus brillants de notre Humanité. Chimistes, mathématiciens, docteurs, ingénieurs. Des prix Nobels, sans qu’aucun n’ait jamais reçu celui de la paix.

 

J’ai dénoté dès mon arrivé. Par A+B, même moi j’ai vite compris que je n’avais pas foncièrement le profil pour être présent. Cependant la superviseuse m’a expliqué que je représentais ici le summum de nos forces armées. Elle était sympathique, un peu plus âgé que moi.

 

On m’avait envoyé dans l’abri sans mission, alors par habitude je m’en construisis une pour m’occuper. Analyse. Appréhension de la menace. Élimination. J’ai surtout analysé. Outre la chimie militaire appliquée, je ne trouvais que peu à redire aux expériences que nos têtes pensantes faisaient.

 

Pendant un an, j’ai attendu. J’essayais de passer le plus clair de mon temps en dehors de l’abri, c’est-à-dire pas plus loin que l’esplanade d’entrée devant la porte. Et quand l’apocalypse est arrivée, j’ai été le premier à entendre les sirènes, avant même que le signal n’arrive. Je couru alors à l’intérieur, hurlant comme à l’entraînement. On s’est barricadé. On a verrouillé. Et l’attente a démarré.

 

20 ans à la base, qui se sont transformés en 25 ans par la suite. 25 ans d’attente. Au milieu des savants, c’était l’ennui. Par devoir et ennui, je me suis rapproché de notre superviseuse, la secondant sur des taches où elle n’entendait rien. J’ai ainsi durant 25 ans travaillé discrètement à éviter les troubles et émeutes, par l’information et la manipulation. J’étais ainsi plus proche du service de sécurité de l’abri que de ses résidents, même si ma carte n’indiquait pas cela.

 

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Dernière photo prise avant de sortir définitivement de l’abri. Celle-là elle est en couleur, technologie d’abri. Ces chanceux.

 

On a vu les anniversaires, les naissances, les fêtes. Et puis un jour la première mort. Ceux qui étaient entrés jeunes ressortirent vieux, ceux qui étaient entrés vieux ne ressortirent jamais. Au fil du temps j’avais réussi à travailler assez d’acier venant de rebu d’expérience ou de matériel cassé pour me faire quelques couteaux de lancer pour tuer le temps. Je n’avais pas pu emporter mon fusil avec moi dans cette affectation.

 

Je suis devenu le parrain d’une des naissances qui survint dans la 7èmes année d’isolations. Un petit gaillard né d’un romancier philosophe et d’un professeur d’astrophysique quantique. Improbable union, comme improbable parrain, je ne connaissais les parents que de nom et n’avait aucune affinité avec eux, quoiqu’ils étaient dans la moyenne de mes affinités. J’ai appris que j’avais été choisi par calcul. Un gamin ayant pour parrain le seul homme de l’abri capable de tuer avec une cuillère à dessert la moitié de la sécurité sans renverser son Nuka Cola, ça donnerait un gamin ne se faisant jamais embêter avant l’examen du GOAT. Logique imparable.

 

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Ce n’est pas très explicatif, mais quand j’ai croisé ces cuillères dans une des rares vitrines d’une boutique qui tenaient encore debout, ça m’a rappelé le premier jour de cour du petit. Le bon temps. Avec moi à la sortie de la classe pour le ramener à ses parents, il ne s’est jamais pris une bombe paralysante artisanale. Foutus gosses de génies. Et puis c’est pas vous qui avez dû gérer le problème de reflet de cette vitrine de merde.

 

Le gamin était un peu rêveur, mais réceptif aux trucs, astuces et compétences que je lui enseignais. Représentant sûrement l’armée, je l’ai nommé soldat de 1er classe après un examen de lancer de couteaux réussi. Si mon nom de code c’était « Fantôme Solitaire », il se prit comme nom de code « Petit Fantôme ». Je plaçai de grands espoirs en lui quand viendrait le jour de sortir.

 

La grande fête précédant le jour de la réclamation fut extraordinaire, tellement extraordinaire que je suis sûr qu’on ne me servit pas que du Nuka Cola lorsque j’en commandais. Résultat et contrairement à ce que j’avais prévu, je ne fus pas le premier à sortir. Même presque le dernier. Celle que je pensais suivre m’avait semé, et celui que j’avais formé avait disparu lui aussi.

 

C’était il y a un an.

 

J’ai retrouvé la première, pas le second depuis. Et puis j’ai surtout découvert la mort. La mort sur la terre, dans les airs, dans le sol. Partout autour de nous se déclinait la dévastation. J’étais sûr que dieu nous avait abandonnés. Et visiblement, il avait été remplacé sur terre.

 

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J’ai trouvé plus explicatif que ça comme visuel, mais vous comprendrez certainement que dans plus explicatif, il y a un danger nécessitant moins d’explications quant au problème de prendre une photo. C’est censé être Charleston d’après la carte, mais comme je ne suis pas du coin, je ne suis pas sûr. Après, je pense pouvoir affirmer que ce n’est pas censé ressembler à ça.

 

Nous étions lâchés dans un océan de ténèbres et de destruction, sans instructions valables, avec très peu de matériel et de nourriture, et aucun camp de repli. En premier lieu, il fallait régler ces problèmes. Alors, j’ai paré au plus pressant. Je ne pouvais pas me trouver d’instructions, les miennes s’arrêtant à « intégrer l’abri 76 », mais j’ai vite trouvé de l’eau, des provisions et aussi assez d’armes et de munitions pour aller occuper Pékin. Depuis c’est la routine. Je ne descends plus de mon perchoir que pour le ravitaillement. Et encore, avec mes pousses de fruits et légumes ainsi que mon extracteur d’eau potable, je ne redescends plus de ma montagne que pour l’exploration.

 

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J’ai rangé avant de prendre la photo, que ça fasse pas garçonnière, ou chambre d’étudiant à la fac. Au sol, vous voyez sûrement mes trophées préférés, une bonne peau d’ours, un peu irradié, un peu plus agressif, mais ça reste un ours. Après, l’autre bestiole, pas moyen de rapprocher ça d’une bestiole qui existait « avant ». Par contre, je peux vous dire que j’ai eu un mal fou à l’écorcher pour m’en faire un tapis.

 

Je me ments à moi-même. J’aimerais pouvoir me dire que je sors pour une raison valable, mais j’y vais pour surveiller les gangs de pillards, et abattre toutes les créatures démoniaques que je repère. Sur ce point, le livre de l’apocalypse ne disait pas vrai, ou alors il y a pires bêtes désormais sur terre que jadis en enfer.

 

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Quand je vous disais qu’il y avait des zones demandant moins d’explications lorsque l’on parle d’apocalypse, il y avait la zone où j’ai pris ce cliché. C’était loin au sud-est de l’état, là où trainent toutes ces saloperies. Elle, c’était la plus grosse. Si je vous dis que le plus souvent, une cartouche de calibre 50, dans la caboche, ça règle souvent le problème, et bien ce problème, il lui a bien fallu 100 livres de calibre 50. Dans la tête avant de s’écrouler. Après, il est venu le problème de comment se faire prendre en photo avec avant que ses petites copines rappliques, puisque je ne pouvais pas l’empailler pour la maison. Chose très dangereuse, j’ai fait de mon fusil un trépied avec l’appareil posé sur la crosse, et un petit minuteur pour déclencher la photo. Ma tenue ? C’était pour passer inaperçu dans le décor, et puis ça rappelle mon nom de code en opex. Je parle tout seul … soit je deviens fou, soit c’est ce qui m’empêche de le devenir.

 

Bon, je suppose que ça fait une belle seconde première entrée. Au moins, si quelqu’un trouve ça, il comprendra que j’ai vendu cher ma peau. Allez, Semper Fi.

 

 

 

 


 

 

Rubrique création de Fallout 76 : http://fallout-generation.com/forums/forum/489-créations/

Discord : https://discord.gg/W5uuc4D

 

~Goupil

 

 


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