Neevix

Mini-récits de 2076

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Bonjour à tous et à toutes !

 

Actuellement j'aime bien écrire des récits courts accompagnés de captures d'écrans que je prends durant mes sessions de jeu sur Fallout 76. J'ai fait un topic que vous pouvez trouver ici : Mini-récits des Appalaches.

Je cherche à diversifier mes écrits et j'ai eu l'idée de faire des textes courts, que vous pourrez lire indépendamment, utilisant le contexte Avant-guerre de Fallout et, plus précisément, l'année précédent la chute des bombes. Contrairement à mes mini-récits des Appalaches, ici il s'agira uniquement de textes. J'accompagnerais peut-être certains de ces textes d'extraits audio, type "holobande", pour apporter un plus grand degrés d'immersion. 

 


 

1er Janvier 2076 - Boston, 31 High St

 

" Il s'agit d'un grand pas en avant pour REPCONN Aerospace. Je suis certain que la transition se fera en douceur et que cette nouvelle famille s'intégrera parfaitement à la nôtre. Nous avons toujours placé l'intérêt de nos employés avant tout le reste. Désormais REPCONN Aerospace peut voir plus loin et peut se montrer bien plus ambitieux. Ils ont désormais des moyens et des outils supplémentaires, qui ont sût montrer leurs efficacités depuis ces dernières années, pour accomplir leurs objectifs. Car, oui, il ne s'agit pas ici d'étouffer le potentiel d'une société mais, bien au contraire, d'aider à ce que ce potentiel puisse s'exprimer avec bien plus de force qu'auparavant !  " 

...

" Vous avez entendu aujourd'hui la déclaration de Carl Rook, nouveau vice-président de REPCONN Aerospace depuis son rachat par RobCo Industries. Nous reprendrons l'annonce des actualités après une courte page de publicités ! "

 

La télévision continuait ainsi de cracher son interminable flot d'images et de sons. Une petite musique joyeuse était désormais en train de vanter l'efficacité des produits de ménage Abraxo. Devant la télévision, confortablement assis dans un fauteuil en cuir marron, se trouvait un vieil homme d'une soixantaine d'années aux traits asiatiques. Il semblait à la fois las et irrité face aux informations qui passaient devant ses yeux fatigués. Il se leva et se dirigea vers la télévision pour l'éteindre tout en lâchant un soupire. 

 

" Le monde est en train de foncer dans un mur en béton et on se félicite d'un rachat d'une société ! N'importe quoi... " - dit-il avec un ton mécontent.

 

Le petit salon où il se trouvait était baigné dans une lumière aux teintes orangées ce qui signifiait que c'était le matin. Le vieil homme traîna ses pieds pour atteindre une radio aux allures obsolètes. Il appuya nonchalamment sur un bouton et bientôt une musique de jazz envahit les lieux.  

 

7 Janvier 2076 - Washington D.C, Lincoln Memorial

 

Deux hommes en costumes avançaient sur une grande allée longeant un bassin. Au bout de cette allée une série de marches menait à une structure gréco-romaine imposante. Le parc était plutôt calme et il n'y avait que quelques personnes, ces dernières étant d'ailleurs occupées à prendre des photographies plutôt qu'à discuter.

 

" Les soldats en place las-bas n'en ont plus grand-chose à faire. Tu aurais vu les photographies qui ont fuitées ! Des personnes en rang, genoux à terre et les yeux bandés, qui attendaient d'être exécutés. Je te le dis, ce qu'il se passe au Canada en ce moment ce n'est pas beau à voir. " - dit le premier homme en costume vers son comparse qui était à ses côtés. 

 

Les deux hommes s'assirent sur une marche et sortirent tous les deux, de façon mécanique, une cigarette. L'un deux tourna la tête vers la droite et pointa du doigt un robot à la forme singulière. Il était affublé d'une peinture bleue avec la mention "POLICE" sur le devant. Une lumière rougeâtre s'échappait d'une sorte de dôme vitré qui devait être sa tête et il avançait lentement d'un pas qui pouvait sembler pataud.

 

" On ne peut plus se balader nul-part sans les croiser ceux-là. " - fit remarqué le deuxième homme pointant du doigt.

 

" Je préfère croiser un Protectron plutôt que l'un de ces soldats en armures assistées.  Avec la tension qui monte en ce moment dans le pays je trouve ces robots parfois moins effrayant. " - répondit le premier homme tout en allumant sa cigarette.

 

Certains photographes s'étaient massés derrière le Protectron qui continuait ce qui semblait être une patrouille devant la structure en marbre du Lincoln Memorial. L'un des photographes semblait mécontent et commença à crier vers la machine impassible. Les deux hommes aux cigarettes ne comprirent pas très bien ce qu'il avait hurlé, une sorte de protestation sur la fermeture du Memorial. Cependant, ce qui s'ensuivit allait être beaucoup plus clair.

Le photographe ayant auparavant crié se saisit d'un gros cailloux et le lança vers le Protectron. Le cailloux frappa contre le dôme de la machine, sans faire de dégâts, ne faisant qu'un simple bruit métallique à son impact. La machine se retourna lentement.

 

" Baissez votre arme et soumettez vous à l'autorité !"

 

La voix robotique du Protectron était froide et sans émotions mais, elle était claire et paraissait menaçante. Le groupe de photographe commença à s'écarter, laissant le coupable bien en vue. Ce dernier continua de crier, insultant directement le robot et sa présence ici, et relança un deuxième cailloux. Au moment même du second impact, cette fois-ci sur la carrosserie du robot, un laser d'un rouge vif s'échappa de l'une des mains griffus du Protectron. Le bruit fut assourdissant mais bref. Il y avait maintenant un corps à la poitrine trouée sur les marches du Lincoln Memorial. Quelques cendres s'envolaient dans l'air sur un fond de stupeur général.

 


 

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12 Janvier 2076 - Californie, Centre de recherches West Tek

 

Trois personnes en blouse blanche étaient debout en train d'observer à travers une épaisse fenêtre à triple vitrage. Autour d'elles il y avait diverses machines qui émettaient des couleurs aussi variées que les guirlandes d'un sapin de Noël. Le silence n'avait pas de place ici, il y avait constamment du bruit. Que cela soit un bip informatique, le bruit d'un chariot dans un couloir, les discussions des gens autour... C'était clairement ici un endroit qui tournait à plein régime.

 

" Vous voyez quelque chose de différent ? " - se demanda une des personnes en blouse, qui s'avérait être un homme aux cheveux roux et au visage jeunot.

 

" On vient à peine de commencer, un peu de patience. " - répondit son voisin, ou plutôt sa voisine. Une femme aux cheveux noirs attachés et au visage sévère marqué par le temps.

 

Leurs regards étaient fixés sur la pièce en face d'eux. Dans celle-ci se trouvait un chien au pelage brun et noir, un berger belge apparemment. Il tournait en rond dans cette pièce complètement vide et totalement capitonnée. Il semblait normal, uniquement stressé de par l'endroit où il se trouvait.

 

" Le lot de test 11-101a semblait prometteur pourtant... " - ajouta la dernière personne en blouse. C'était un autre homme aux cheveux bruns et portant une légère barbe.

 

Au bout d'un moment le chien se mit à japper. Evidemment à cause de la vitre renforcée aucun son ne semblait sortir de sa gueule, cependant cela attira la curiosité des trois scientifiques en observation. Le berger belge commença ensuite à accélérer ses pas, à tourner dans la pièce de manière beaucoup plus frénétique. Son stress d'il y a encore quelques minutes se transformait désormais en colère. Ses jappements passèrent bientôt aux grognements et, maintenant, il cherchait clairement à sortir de sa prison.

 

" Voilà qui devient intéressant ! " - s'exclama la scientifique en s'emparant d'un porte-blocs sur lequel était attaché un document.

 

" Je pense que nous pouv... "

 

Le jeune scientifique aux cheveux roux n'eut pas le temps de finir sa phrase que le chien se jeta contre la fenêtre en face de lui. Celle-ci ne céda pas et seul le bruit sourd du choc fit sursauter les trois observateurs en blouse. Le chien ne semblait, cependant, ne pas avoir été blessé et il se préparait déjà à repartir de plus belle contre la vitre. 

 

" Par précaution je vais prévenir l'équipe de sécurité " - annonça l'homme barbu à ses collègues qui étaient mitigés entre la peur et l'admiration devant le chien.

 

Un autre bruit sourd se fit entendre. Le chien s'était encore jeté contre le vitrage la tête la première. Désormais de l'écumes étaient visibles au bord de sa gueule et ses yeux étaient comme injectés de sang. Il ne semblait pas ressentir la moindre douleur et rien ne le freiner dans sa quête de trouver une échappatoire à cette pièce capitonnée. 

 

" Je note une certaine progression musculaire... Cependant, je crains que l'intelligence du sujet ne s'améliore toujours pas.  Il n'a toujours pas compris l'utilité du bouton à côté de la porte pour accéder à la deuxième salle de test..." - marmonna la scientifique tout en notant au stylo sur son document.

 

Alors qu'elle notait le chien en était à son troisième essai contre la vitre. Cependant, quelque chose devenait inquiétant, cette dernière commença à montrer des signes de faiblesses. Des petites fissures étaient en train de se former et cela était annonciateur d'une rupture prochaine.

 

" J'ai eu le Capitaine Maxson, il nous envoi des hommes. Nous ne devrions pas rester ici je pense. " - s'inquiéta le scientifique à la barbe tout en raccrochant le téléphone qu'il avait en main.

 

" C'est une vitre à triple vitrage Parker. Spécialement conçu pour ce genre de situation. Ce n'est pas un chien, aussi modifié soit-il, qui arrivera à bout de cette ... "

 

Alors qu'elle s’apprêtait à finir sa phrase le chien se jeta une quatrième fois contre la vitre et celle-ci vola en éclat dans un vacarme assourdissant. Le bruit des grognements et de ses aboiements étaient désormais clairement audibles. Difficile de ne pas voir la fureur qui se dégageait de l'animal. Ses yeux étaient désormais rougeâtres et ses crocs semblaient avoir pris des proportions anormales. 

 

" Évacuer la salle ! " - cria le plus jeune scientifique en se dirigeant à toute vitesse vers la porte de sortie.

 

Le jeune, une fois devant la porte, tenta de l'ouvrir mais celle-ci disposait d'une serrure par carte magnétique. Il se mit à chercher dans ses poches tout en tremblant.

Le chien, quant à lui, se rapprochait dangereusement et était prêt à bondir une nouvelle fois, mais cette fois-ci,  contre l'un des scientifiques.

 

" Dépêchez vous, bon sang ! " - cria de plus belle la scientifique qui semblait plus obnubilé par le fait de prendre des notes que de surveiller le chien.

 

Le jeune scientifique sorti une carte de sa poche et la passa devant la serrure. Un bip libérateur se fit entendre et la porte s'ouvrit lentement.

Le chien, en même temps, se jeta contre la jambe du scientifique portant une barbe tout en lâchant des grognements dignes de Cerbère. Le berger belge avait désormais une force colossale et il enfonça profondément ses crocs dans la jambe du scientifique qui commençait à hurler de douleur.

 

Au même moment deux coups de feu se fit entendre. Le chien poussa un dernier jappement avant de tomber au sol, toujours accroché à la jambe du scientifique.

 

" Je crois qu'on arrive à temps. Qu'est-ce que vous avez encore fait ? " - s'exclama un homme en tenue de militaire, un pistolet en main.

 


 
Edited by Neevix
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26 Janvier 2076 - Alaska, alentours de Anchorage

 

Le sol résonnait des pas des soldats qui allaient et venaient à travers ce qui semblait être un complexe souterrain. Ils transportaient toutes sortes de matériels à la hâte comme si une catastrophe se préparait.

Dans une des salles du complexe se trouvait deux soldats devant un terminal qui discutait en mandarin avec un ton inquiet. 

 

" Je n'arrive pas à croire que nous ne soyons pas partis plus tôt. Les Américains ont quasiment détruit tous nos bunkers et bases d'opérations dans leurs opérations de "nettoyage", on était forcément les prochains sur la liste, pourquoi nos supérieurs ont pris autant de temps pour décider l'évacuation ? " - se demanda un des soldats tout en tapant sur le clavier du terminal en face de lui.

 

Tout en tapant du pied droit contre le sol, l'autre soldat juste à coté répondit vivement :

 

" Moins fort ! Si on t'entend douter des décisions de nos supérieurs tu ne retourneras jamais au pays ! Le général Jingwei est peut-être mort mais, il avait transmit des objectifs clairs aux bases alentours. Je n'ai pas les détails mais, je suppose que si nous ne partons que maintenant c'est pour une bonne raison. "

 

Une alarme se mit à retentir à travers toute la base. Plusieurs soldats armés se mirent à courir à travers les tréfonds du complexe jusqu'à arriver devant une grosse porte blindée. Un des soldats, vraisemblablement un officier au vu des médailles et des ornements du parti communiste chinois qui jonchaient son uniforme, se plaça devant le reste du groupe et pris la parole avec vigueur.

 

" La Chine ne se rend jamais face aux chiens impérialistes que constituent les Etats-Unis ! Grâce à vos efforts la majorité des ressources qui auraient put être utile à nos ennemis ont été évacués ou détruit. Ils pensent que cette victoire à Anchorage est totale, mais ils ne font que repousser l'inévitable victoire de notre nation ! Nous devons donner aux autres soldats du temps pour terminer l'évacuation du complexe. Alors, prenez vos armes et si nous devons mourir ici au moins nous aurons, une fois encore, mit des entraves sur la route de ces capitalistes ! En avant ! Longue vie à l'Armée de Libération du Peuple !  "

 

Une explosion se produisit soudainement au niveau de la porte blindée non-loin des soldats. Des débris volèrent dans tous les sens et le souffle de l'explosion laissa place à un silence inquiétant. De la neige commença à s'infiltrer dans l'entrée du complexe et bientôt de grosses silhouettes en armures devinrent visible. Ces soldats lourds en armures assistées tenaient dans leurs mains des miniguns et bientôt le seul bruit qui se rependait dans le complexe était celui des coups de feu et des cris mêlant rage et confusion.

 

 

2 Février 2076 - Washington D.C, Poste de contrôle militaire

 

Des voitures faisaient la file devant un poste de contrôle étroitement surveillé par des soldats en uniforme. Il y avait même deux individus équipés d'armures assistées qui étaient en poste proche des barrières qui bloquaient les voitures pour faire probablement acte de dissuasion. Les voitures passaient une par une lentement, chacune étant contrôlées avant de pouvoir continuer sa route. Que cela soit l'intérieur du véhicule, son coffre, les affaires sur les passagers et le conducteur, tout était étroitement vérifié et notifié par les soldats. Parfois un véhicule était redirigé sur le côté du poste de contrôle...

 

" Monsieur Wang Juo et madame Tian Tai. Résidence 1240 N. Quinn Street. Naturalisé en tant que citoyen américain depuis 2068. Pays d'origine : Chine. Tout semble correct à vos yeux ? " - demanda un soldat en tapotant son stylo contre son calepin tout en observant le couple asiatique devant lui. 

 

Ces derniers ne se contentèrent que d'un hochement de tête tout en gardant le silence, visiblement intimidé mais aussi en colère.

 

" Dans deux ans cela fera seulement 10 ans que vous êtes dans notre pays, enfin... votre nouveau pays. Nous avons des procédures à respecter ici et vous vous doutez bien qu'avec le contexte politique actuel nous ne pouvons pas... "

 

Avant de terminer l'homme asiatique répliqua avec un ton légèrement irrité :

 

" Vous ne pouvez pas simplement faire un contrôle comme tous les autres citoyens américains ?! Si nous sommes partis de Chine c'est pour une bonne raison. Nous n'avons rien à nous reprocher ma femme et moi. Nous travaillons à Washington D.C depuis 8 ans et nous n'avons aucun casier judiciaire. "

 

Le soldat baissa son calepin et reprit sa phrase en ne tenant pas compte des propos de l'homme.

 

" Nous ne pouvons pas faire une fouille classique pour les naturalisés américains depuis moins de 10 ans. L'espionnage est un risque de tous les jours dans notre pays monsieur Wang Juo. Et il a été prouvé que le gouvernement chinois était très méticuleux quand il s'agissait de ce domaine. "

 

La femme asiatique commença à serrer la main droite de son mari, à deux doigts de pleurer.

 

" C'est le fait que nous soyons d'origine chinoise qui dérange j'ai l'impression ! Pas le temps depuis notre naturalisation ! " - répliqua l'homme asiatique visiblement sentant une forme d'injustice.

 

" Ce n'est pas votre origine dont il est question monsieur Wang Juo. C'est l'emploi que vous exercez qui est problématique. " - répondit le soldat tout en rejetant un œil dans son calepin.

 

" Et bien ? Pourquoi mon emploi poserait problème ? " - s'indigna monsieur Juo en réponse.

 

" Vous travaillez à Mama Dolce's depuis votre arrivée au pays... "

 

 

 

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