Neevix

Mini-récits des Appalaches

11 messages dans ce sujet

Bonjour à tous et à toutes !

 

J'ai pour habitude de prendre des captures d'écrans dans mes jeux. Avec Fallout 76 et son mode photo je n'arrête plus ! J'ai souvent une histoire en tête quand je prends en photo un lieu et j'ai décidé de partager sur le forum les ambiances que je capture au fil de mes voyages et de les accompagner d'un mini-récit. Ne vous attendez pas à de longs écrits, il s'agit ici d'installer une ambiance essentiellement.

Je fais mon possible pour ne pas capturer des éléments qui constitueraient un spoil. Si cela devait être le cas, cela sera indiqué avant.

 


 

Ceux qui étaient là

 

L'ombre de l'église

 

Je me souviens de ces pierres tombales qui jonchaient le sol, de ces petits monticules de terres qui avaient l'allure de plaies suintantes sortant du sol. Je voyais défiler des noms devant mes yeux et à mesure que j'avançais dans ce champ de morts j'avais l'impression de voir grandir une ombre depuis le sommet de la colline. C'est là que je l'ai vu, cet édifice blanc qui se dressait là comme un monument pour rappeler l'échec de l'humanité. Cette église d'un Dieu qui avait regardé impuissant la destruction de sa propre création.

 

Le seuil de l'église

 

J'ai rejoint par la suite un sentier de terre qui menait à ce sanctuaire dédié au désespoir. Le vent produisait d'étranges sonorités désagréables a travers les branches appartenant aux arbres qui m'entouraient et cela ne faisait que renforcer ce sentiment d'oppression qui s'emparait de moi au fur et a mesure que je m'avançais vers l'édifice blanchâtre. La vieille porte d'entrée était quasiment hors de ses gonds et à mon approche elle se mit à grincer comme pour me souhaiter la bienvenue. En écrivant ces lignes je me demande encore pourquoi je ne suis pas parti...

 

Le hall de l'église

 

En pénétrant dans ce lieu je ne pus m'empêcher de frisonner en observant ce qu'il était advenu de ce hall jadis si sacré aux yeux des Hommes. Des statues grossières composaient de bois et de racines dépeignaient des créatures difformes et à l'aspect invraisemblable. Ces immondes gardiens posaient leurs regards malades sur les squelettes des anciens occupants encore assis sur des vieux bancs. Mon esprit avait du mal à analyser cette scène sordide qui se dessinait sous mes yeux. Quels esprits malades avaient conçu ces effigies ? C'est en me posant cette question qu'un vent froid se mit à s'engouffrer dans la pièce et acheva de faire s'effondrer la porte que je venais de passer pour arriver ici...

 

 


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Merci pour vos retours ! Cela fait très plaisir.

Ce soir on continue les explorations insolites dans un lieu facilement reconnaissable des joueurs de Fallout 76 ...

 


 

Un dernier tour de manège

 

Entrée de Camden Park

 

Il est difficile de ne pas connaitre ce parc d'attractions quand on habite à Welch, à Lewisburg ou encore à Charleston. Ce chat bleuté avec son nœud papillon si distinctif accueillait jadis la majorité des familles de mineur, ces familles qui cherchaient du réconfort en s'éloignant des cendres quotidiennes recrachées par les puits de mine d'Hornwright et de Garrahan. On pourrait penser qu'un tel lieu constituerait aujourd'hui une sorte de havre rassurant, mais il n'en est rien. Je l'aimais bien ce M. Trognon quand son sourire n'était pas devenu aussi inquiétant qu'absurde au milieu de ces terres mourantes. 

 

Widow Maker de Camden Park

 

Le son des voix des enfants semblent aujourd'hui encore résonner dans les allées, témoignage d'une époque tellement insouciante qu'elle n'avait pas remarqué le mur dans lequel elle se dirigeait. Quelques ballons se sont envolés à mon arrivé. Probablement parce qu'ils avaient perdu un long combat contre le vent. Les couleurs jadis si vive étaient devenus fades sur les différents panneaux présentant les points d'intérêts du parc. La vue de quelques squelettes encore adossés sur un stand de tir non-loin donna l'impression que le monde s'était arrêté il y a 25 ans.

 

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La lutte acharnée des auto-tamponneuses s'était mise en pause. A mesure que j'avançais parmi elles je sentais l'envie de retomber en enfance. Je me surpris à piloter l'une des autos en mimant des coups de volants et pendant l'espace d'un instant je me détachais de la réalité. Ce n'était que pour mieux retomber entre ses griffes quand, soudainement, j'entendis un craquement sous mes pieds. Ce bruit sinistre provenait d'un crâne au niveau des pédales du véhicule,  bien plus petit que celui d'un adulte, habillé d'une casquette bleue affichant le sourire narquois de M. Trognon. 

 

Strip Miner de Camden Park

 

Tourne, tourne, manège. Ta force centrifuge n'est plus qu'un lointain souvenir n'est-ce pas ? Moi aussi jadis je tournais comme une toupie au milieu de ton ombre. Aujourd'hui tu ne me fais plus peur, par contre ton ombre oui.

J'avais la désagréable impression de me faire observer depuis que je suis entré à Camden Park. Comme si à chaque angle se cachait un mystérieux observateur que mon œil d'être humain n'arrivait pas à distinguer. Cependant, je ne pouvais que conclure que cet endroit ne faisait qu'attiser mon imagination.

 

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Les montagnes russes de Camden Park étaient l'attraction principale. Son chariot faisait voyager les enfants en quête de sensations fortes à travers une installation qui rappellent celles des mines de la région. A l'époque je n'avais pas fait attention à ce paradoxe aussi évident : fuir le travail minier pour un parc à thème sur les mines ? C'était là toute l'absurdité qui émanait de cet endroit. Alors que je prenais le risque de marcher sur les hauteurs tremblantes du "Widow Maker" je ne pus m'empêcher d'observer la région autour de moi. Ces arbres à la couleur si chatoyante... Pourquoi le monde se mentait à lui-même ?

 

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Je n'avais pas vu la nuit tombée durant mon exploration de ce parc aux loisirs décrépis. Alors que j'empruntais la sortie je glissai dans ma poche un jeton de Mr. Trognon qui avait été abandonné sur le sol. Qu'espérais-je accomplir en faisant cela ? Je voulais absolument garder un souvenir de cet endroit, mais sans en expliquer la raison. La sensation d'être observé quitta mon esprit quand je dépassai les grilles qui entouraient le parking. Mais je ne pouvais pas m'enlever cette idée de ma tête : On est jamais vraiment seul à Camden Park.

 

 


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Je suis fan.

 

Une petite erreur selon moi, dis moi si tu préfères que je ne les signale pas :

Citation

On pourrait penser qu'un tel lieu constituerait aujourd'hui une sorte de havre rassurant, mais il n'en était est rien.

 

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Pareil ici, super fan
 

Tu ne ferais pas du JdR par hasard? Car avoir un MJ qui arrive à faire ce genre de description des environnements ça peut être super cool! 

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Le genre de truc qui me donnerait presque envie d'acheter le jeu. C'est très sympa, tu utilises un mod graphique ou c'est juste le mode photo ?

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Merci encore pour vos retours !

 

Pour répondre à Duux : Je fais du JdR mais très rarement en MJ, je préfère être un joueur. Décrire sur papier c'est différent que de le faire à l'oral, l'exercice est plus difficile je trouve.

Pour répondre à Bergil : J'utilise le mode photo du jeu uniquement. Celui-ci permet de régler le champ de vision, la distance de floue, luminosité, contraste, saturation, il y a divers filtres, moyen de faire disparaitre le joueur pour prendre que des environnements, moyen d'ajouter des cadres et des effets d'image (grain de film, écran de terminal, etc...). Bref il est assez complet !

 

Pour aujourd'hui j'espère que vous n'êtes pas claustrophobes... Bonne lecture !

 


 

La passion du spéléologue

 

Entrée de la caverne

 

C'est un fait avéré que dans les Appalaches se cache un grand nombre de cavernes, de grottes et de réseaux souterrains. Ces lieux froids, humides et où la lumière peine à faire son chemin ont attisés pourtant une certaine curiosité  chez les touristes qui traversaient la région. Ils voulaient du frisson, des histoires à glacer le sang, une raison sur "Pourquoi cette caverne spécifiquement serait-elle différente des autres ?". Un mythe fut fabriqué de toutes pièces pour appâter ces âmes en quête de sensations fortes : L'Enfant Nocturne. C'était une histoire fabriquée par les Hommes pour les Hommes. Cependant, pour fabriquer une histoire ayant un minimum de cohérence et d'attrait il faut bien un fond de vérité ?

 

La pièce aux morts

 

L'Enfant Nocturne, du moins son histoire, est né dans les "Cavernes de l'étrange". C'était un ensemble de cavernes le plus visité des Appalaches. Mais, pour y avoir mis les pieds, il n'y avait rien d'étranges là dedans. En faisant abstraction des attractions mises en place par les guides touristiques pour animer leurs visites je ne ressentis qu'un vif ennui en parcourant la monotonie des lieux. C'est pour cela que je me suis attardé sur des cavernes bien plus intéressantes, mais aussi bien plus dangereuses, car même avant la Grande Guerre elles étaient interdites au public. Sous ma carapace de métal je sentais déjà comme une menace se dégageait de ses parois rocheuses.

 

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Alors que j'avançais avec une certaine prudence dans les couloirs étroits je fus frappé par le silence qui régnait. Seule le bruit mécanique de mes pas lourds venait briser le mutisme de cet endroit. Cette ambiance pesante m'accompagna pendant des minutes qui me semblait des heures avant d'entendre le bruit d'une chute d'eau.  Une large pièce traversée par un petit ruisseau se dévoilait sous mes yeux. Des champignons verts luisants éclairaient faiblement la pièce, mais ce fut une autre source de lumière qui attisa ma curiosité. Il n'y avait pas de doute, une lumière orangée... Cela ne pouvait venir que d'une torche ou d'une lampe ? Mais très vite j'ai compris qu'il s'agissait de la lumière du soleil qui traversait une maigre fente dans le plafond.

 

Salle inondée de la caverne

 

En avançant plus loin l'obscurité retomba rapidement et une fois encore mon exploration fut accompagnée d'un voile noir opaque. Le bruit de la cascade s'éloignait, j'étais de nouveau dans un silence quasi-complet. Des petites gouttes tombaient du plafond pour atterrir sur le sol inondé de la pièce où je me trouvais désormais. L'eau qui ne pouvait refléter quoique ce soit avec la luminosité ambiante semblait avoir la couleur du pétrole. Je n'étais pas à l'aise et plus je progressais, plus je repensais à la raison de ma venue ici. 

 

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Ma lampe frontale avait du mal à éclairer quoique ce soit, sa lumière semblait se perdre dans le néant. J'arrivai dans une autre pièce, ce qui me questionnait sur l'étendue de ces cavernes. Un petit vent frais parcourait les lieux depuis le plafond et soulevait des brindilles et autres petites feuilles provenant des buissons ayant miraculeusement réussis à prospérer ici. Je pensais avoir atteint le bout quand, bien dissimulé à mon regard jusqu'à maintenant, je remarquai un passage tout juste assez large pour me laisser passer, moi et mon équipement. Le frottement métallique de mon armure me rappela à quel point c'était peut-être une mauvaise idée de tenter cette traversée.

 

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Le couloir que je devais traverser était encore moins engageant que je l'espérais. Des racines aux allures de tentacules cauchemardesques pendouillaient depuis le plafond et des champignons qui ressemblaient à des verrues dégageaient une lumière surnaturelle. Le passage était long et me paraissait interminable. Mais il y avait autres choses... Une chose qui me glaça le sang à son écoute. Une sorte de grattement semblait provenir des parois qui m'entouraient et cela se déplaçait ! Mon souffle s'accéléra et j'avais presque envie de faire machine arrière. Au diable les légendes, ce sont des bêtises !

 

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Le couloir déboucha sur une nouvelle pièce inondée et une nouvelle cascade apportait le bruit des eaux à mes oreilles. Mais ces grattements... Ils ne cessaient pas et, pire encore, ils semblaient s'intensifier. Beaucoup de choses se sont déroulés dans mon esprit quand, enfin, j'ai compris l'origine de ces sons. La terreur, l'incompréhension, la surprise. Rien ne pouvait ressembler plus à un cauchemar que ce je voyais en face de moi. Une créature décharnée, une parodie d'être humain aux griffes difformes était là à m'observer. Sa peau suintait d'une lueur verte semblable aux champignons que j'avais vu auparavant. Mais ce regard... Ce regard affamé... Je ne l'oublierais jamais.

 

 


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Bonsoir !

 

On sort des cavernes et des endroits exigus pour un peu d'air frais ! Probablement ma région préférée de Fallout 76.

 


 

Terres étrangères

 

Abords de Watoga

 

La région autour de Watoga a toujours eu une ambiance particulière avec ses tourbières et ses champs à canneberges écarlates. Après la guerre, j'ai découvert une nouvelle sensation en revenant fouler le sol de cette région : celle d'avoir été transporté dans un autre monde. La canneberge devenue sauvage s'est répandue dans le sol comme du chiendent  et aujourd'hui en observant les abords de Watoga depuis le haut des montagnes j'ai l'impression de  voir des étendues sauvages en pleine crise d'hémorragie. Avec son aspect futuriste, l'ancienne ville de Watoga en plein centre de la région me ferait même penser à une colonie spatiale sur une planète lointaine.

 

Monorail de Watoga

 

La ville de Watoga se vantait de son grand monorail automatisé. Quelque part à raison, car aujourd'hui il aura presque entièrement survécu aux bombes. Les grands pylônes blanc qui s'étendent des Tourbières jusqu'à l'ancien bassin minier proche de Charleston ressemblent aujourd'hui à des totems géants que des extraterrestres auraient laissés derrière eux lors de leur passage sur Terre. C'est avec une certaine tristesse que je constatais que l'Humanité était capable de faire de grandes choses... Dommage qu'elle était également capable de tout détruire comme un coup de gomme que l'on donnerait sur une feuille.

 

Tourbières

 

La région était fissurée de part en part par ces tourbières qui ressemblaient à des tranchées. Ici-bas il y avait souvent de la brume qui ne semblait pas vouloir partir et il n'était pas rare de trouver des créatures qui profitaient de cette couverture à leur disposition. Ces tourbières étaient à la fois un refuge et un tombeau. Il ne fallait pas manquer de prudence en progressant dans la région, car il était facile de tomber dans l'unes-d'elles. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai surpris des squelettes humains se confondre avec les eaux boueuses de ces fissures naturelles.

 

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Certaines tourbières contiennent des tunnels aux parois couvertes de racines qui semblent se resserrer sur vous alors que vous avancez parmi elles. De nombreux passages sont cachés aux yeux des gens qui ne prennent pas le temps de correctement observer leur environnement, pourtant ils constituent autant d'abris qui auraient pu être utiles. On dit souvent qu'il ne faut pas "suivre la lumière au bout du tunnel", cependant c'est au bout de l'un de ces tunnels que je me suis retrouvé à l'endroit le plus étrange que j'aie pu voir dans ma vie.

 

Droséra géantes

 

Cette forêt était unique à tout point de vue. Rien n'aurait pu me préparer à cette vue aussi déstabilisante que magnifique. Les anciennes plantes de Droséra, une espèce de plantes carnivores, avaient pris des proportions gigantesques et s'étaient mêlées avec les canneberges. La teinte rouge qui semblait rayonner d'elles offrait un contraste déstabilisant par rapport aux autres régions des Appalaches. J'étais sans doute trop obnubilé par la forme de ces magnificences mutantes pour remarquer qu'elles crachaient continuellement une sorte de gaz orangée toxique. Il pleuvait littéralement de ce produit relâché dans l'air et j'ai eu malheureusement peu de temps à consacrer à l'exploration de l'endroit.

 

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Watoga serait un jour probablement ma prochaine destination. Alors que je marchais dans les tourbières je constatais que ces dernières commençaient à avaler progressivement les dernières traces de civilisations. Des bâtiments s'effondraient petit à petit et tombaient dans les profondeurs brumeuses pour être oubliés à jamais. Alors que je voyais la silhouette d'une grande tour devant moi, le siège d'Atomic Mining Services, je ne pouvais que me conforter à l'idée suivante : j'étais désormais bel et bien en terres étrangères.

 


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Bonsoir à tous et toutes !

 

Comme c'était annoncé de manière pas du tout subtile à la fin du dernier mini-récit... Nous voici à Watoga ! Bonne lecture !

 


 

Ce futur avorté

 

Bienvenue à Watoga

 

"La ville du futur", c'est ainsi que l'on appelait Watoga. On voit encore aujourd'hui des quatre coins de la Tourbière la grande tour qui servait de siège à Atomic Mining Services. Quand on entre par la voie principale dans la ville une voix féminine vous accueil avec un "Bienvenue à Watoga ! La ville du futur !" et on pourrait presque s'attendre à ce que finalement la Grande-Guerre n'ait été qu'un mauvais rêve. Mais ce serait se voiler la face sur la réalité. Les immeubles jadis rayonnants sont couverts de rouilles et le passage des sulfuries n'a fait qu'accélérer un peu plus la décrépitude qui s'installe dans les rues.

 

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Alors que je parcours les ruelles je constate que certains protectrons jonchent les sols aux alentours d'un ancien centre commercial. Cette ville était à la fois félicité et critiqué sur sa principale particularité : elle était et, quelque part, est toujours entièrement automatisé. De l'administration à la sécurité en passant par les services de santé, tout était géré par des robots. Signe d'une civilisation qui préférait s'enliser dans la paresse, les êtres humains pouvaient désormais profiter entièrement de leur temps pour les loisirs... Finit le travail et les tâches domestiques ingrates. Du moins pour ceux qui avaient assez d'argents pour vivre dans l'une des résidences de la ville.

 

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La ville ne s'était pas arrêtée après la guerre, ce sont uniquement les êtres humains qui ont cessé d'y vivre. La voix féminine qui m'avait souhaité la bienvenue continuait de m'accompagner durant ma visite de la ville. L'ancienne gare qui servait de point de départ du réseau de monorail automatisé continuait d'annoncer les aller-venus des aérotrains. Pas loin se situait une autre gare, plus traditionnelle, où se trouvait encore la carcasse d'un des nombreux trains de la région. La lumière du soleil qui se couchait au loin redonnait une sorte de seconde vie à la ville en y rapportant les couleurs chatoyantes qui jadis faisaient la beauté de Watoga.

 

Atomic Mining Services

 

La nuit s'était installée dans les rues et en m'approchant du siège d'Atomic Mining Services je remarquais sur le sommet d'un des immeubles plus loin une sorte de monticule de ferrailles et de déchets. Cet agglomérat grotesque était ce qui restait d'un nid d'une sulfurie. J'avais de la chance que la créature volante qui vivait là s'était déplacée ailleurs avant mon arrivée. Je décidai de ne pas rester longtemps autour de l'ancien siège d'AMS, cet endroit bien trop à découvert ne m'inspirait pas confiance et j'avais l'impression que n'importe quoi pouvait surgir des carcasses des voitures qui inondaient les rues aux alentours.

 

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Je grimpais au sommet d'un des bâtiments en empruntant de vieux échafaudages métalliques. En observant la ville dans son ensemble je fus un instant impressionné et admiratif devant l'ambition qu'avait démontré l'être humain en la bâtissant. Les immeubles défiaient les cieux et les panneaux publicitaires rappelaient les temps jadis. J'étais désormais dans la ville du dessus, du moins c'est ainsi que je l'appelle. De nombreux passages et aménagements avaient été construits pour permettre de parcourir la ville aussi bien en hauteur que par les rues en contrebas.

 

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J'ai pu entrer dans un ancien aérotrain de Watoga qui était encore en gare. L'ambiance qui se dégageait du wagon était pesante, mais surtout m'imprégner d'une grande tristesse. S'il y avait bien une image qui symbolisait la fin d'une civilisation c'était bien celle que j'avais sous les yeux. Je m'assis à côté d'un squelette d'un ancien passager et je me mis à réfléchir. "Pourquoi a-t-il fallut qu'on en arrive là ?" me dis-je à moi-même. Seul le grincement de la rame et le vent qui s'infiltrait par les vitres brisées me fut envoyé comme réponse.

 


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Bonjour à tous et à toutes !

 

Cela fait un moment que je n'ai pas écrit. Jouant de moins en moins à Fallout 76 c'était inévitable. Peut-être que je porterais le concept sur d'autres jeux de la série Fallout ? En attendant, voici un nouveau récit qui nécessitera un masque pour éviter de tousser de la cendre !

 


 

Le défi du pompier

 

Ombre de l'Automineur

 

J'avais eu une idée absolument idiote en acceptant cette mission pour les Têtes Brûlées. Alors que je venais de finir de gravir l'interminable Mont Blair, je pouvais apercevoir mon objectif à travers les cendres encore incandescentes qui volaient dans l'air. Cette énorme machine n'était pas difficile à manquer. Sa grande structure métallique qui rappelait l'un des immeubles que j'avais vu à Charleston imposait le respect. En avançant à travers une zone, qui semblait héberger des entrepôts et des résidences d'ouvriers, je me retrouvais de plus en plus petit face à cette machine. 

 

Le bras de l'Automineur

 

J'étais arrivé près de l'un des accès à la machine. Celle-ci se nommait autrefois tout simplement "L'Excavatrice géante" et était le symbole de la région où je me trouve : la Cendrière. Un long et énorme bras mécanique affublé d'une scie circulaire, faisant facilement la taille de plusieurs de ces camions jaunes que je voyais autour de moi, me laissait songeur à propos de l'époque où la machine était encore en marche. Celle-ci découpait vraiment des pans de montagnes ? Je commençais à gravir les escaliers métalliques qui menaient vers l'intérieur de la machine. Je sentais dans l'air que la météo allait changer. Elle se chargeait de cendres et de poussières. Il me fallait un abri.

 

Couloir délabré

 

C'était inespéré qu'un endroit aussi délabré et rouillé puisse encore être alimenté par de l'électricité. Les lumières, bien que vacillantes, me permettaient de circuler dans la structure métallique avec bien plus d'aisance. Je devais éviter avec soin les débris dangereux qui jonchaient le sol. Plusieurs salles hébergeaient une machinerie impressionnante. Bien que les moniteurs des différentes consoles étaient encore allumés, ces dernières semblaient en veille. L'Excavatrice était encore fonctionnelle ? La perspective de remettre en marche ce colosse traversa mon esprit mais, je n'étais pas ici pour cela.

 

Cantine en ruines 

 

L'endroit était silencieux, si l'on met à part le grincement constant des structures rouillées qui m'entouraient. Une salle sur ma gauche attira mon attention. Il s'agissait d'une ancienne cantine, probablement dédiée aux personnels de l'Excavatrice.  Ma mission consistait, entre-autres, à faire un inventaire des ressources utiles que je pouvais trouver ici. Rapidement mais méthodiquement je fouillais à tour de rôle le réfrigérateur, les placards, les buffets... Bref, tout ce qui pouvait contenir de la nourriture. Malheureusement ce ne fût pas très concluant. Rien qui nécessiterait une mission de récupération. Cependant, je repartis de la cantine avec quelques conserves dans mon sac. 

 

Rôdeur indésirable

 

Alors que je continuais mon tour des lieux je choisis de m'arrêter net. J'entendis, pas très loin de ma position, une respiration saccadée et rauque accompagnée de pas lourds et de claquements métalliques. Cela ne faisait que confirmer ce que je craignais : il y avait un homme-taupe à proximité. Je passais ma tête avec prudence sur ma droite et je pouvais l'apercevoir. Ce rôdeur indésirable se déplaçait lentement dans la bâtisse, trainant derrière lui ses vieux haillons rougeâtres et putrides. Les hommes-taupes n'étaient jamais seuls, je ne pouvais donc pas me risquer à démarrer un affrontement. Discrètement je cherchai la sortie la plus proche. 

 

Brume cendrée

 

En sortant je pouvais constater que le flair que j'avais eu tout à l'heure s'était avéré. Désormais une épaisse brume cendrée avait recouvert la région réduisant ma visibilité à peau de chagrin. Heureusement que j'avais des filtres pour mon masque à gaz sur moi, car l'extérieur était maintenant devenu irrespirable. De ma position je pouvais voir l'autre extrémité de l'Excavatrice géante. Il y avait une multitude de gros containers et un long tapis automatique sur lequel reposaient encore les minerais récupérés par la précédente extraction. Le point où je me situais était assez élevé pour accomplir ce pourquoi j'étais venu ici. Je sortis de mon sac une petite valise que je posai non loin des escaliers que j'avais pris pour venir jusqu'ici. En l'ouvrant je déployai une petite antenne et après quelques petites manœuvres j'activai la balise.

 

Puit de mine

 

Ma mission était accomplie. Les Têtes-Brulées ne tarderaient pas à recevoir le signal envoyé par ma balise.  Alors que je m'apprêtais à repartir j'observai une dernière fois les alentours de l'Excavatrice. Avec la brume je ne pouvais guère voir très loin mais, la lumière qui s'échappait d'un ancien puits de mine me permis de voir la route que j'allais prendre pour descendre de Mont Blair. Tout d'un coup, alors que j'allais repartir, je les ai vus. Une dizaine d'hommes-taupes s'étaient massés derrière moi. Comment je n'ai pas put les entendre ? Ces derniers se mirent à accélérer leurs respirations si caractéristiques et je pouvais voir d'énormes griffes rouillées qui dépassaient de leurs manches. Le bruit des lasers expulsés par mon fusil accompagnait désormais les grincements de l'Excavatrice... 

 


 

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