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  • Objectif Place Rouge

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    Fiche du livre :

    Type : livre

    Auteur : Donald GORDON

    Parution : 1965

    Thème : menaces idéologiques, menaces et guerres nucléaires


    Sur l'auteur :

    (1924-) Pseudonyme de Donald G.PAYNE. Ecrivain anglais spécialisé dans la littérature  à suspense et pour la jeunesse. L'un de ses romans  a été adapté au cinéma par W. Disney sous le titre "l'Ile sur le toit du monde".


    Préambule :

    Objectif Place Rouge, par Donald Gordon, Plon éd., 1965, 1 vol. cartonné, in-8ème, 252pp. jaquette illustrée. roman d’expression anglaise (GB)
    1 ère  parution: 1965   titre original : Flight of the bat
    menaces idéologiques – menaces et guerres nucléaires


    Synopsis :

    Lorsqu’une tête de missile atomique muni d’un message des autorités russes s’abat dans Hyde Park, l’angoisse étreint l’Angleterre. Les Soviétiques invitent les Anglais à leur rendre la pareille ou à se soumettre à leurs désirs, sous peine de déclencher un conflit nucléaire. Les autorités anglaises se demandent comment relever le défi :
    « Le Premier Ministre poursuivit d’une voix impassible l’énumération des événements fâcheux de la veille. L’U.R.S.S. avait prouvé qu’elle pouvait déposer ses roquettes où elle l’entendait ; une fusée était tombée près des rampes du cap Carnaveral, après que la radio de Moscou eut annoncé son lancement vers ce point ; une seconde avait atteint les environs de Woomera, et une troisième le voisinage de Uist. Les défenses antimissiles, encore embryonnaires, du camp occidental avaient montré leur inefficacité. Il n’y avait rien là qui surprît, mais le fait demeurait décourageant, et même effrayant. Les communistes, bien sûr, tiraient grand parti de la déconfiture occidentale. »
    Trois compagnons dans l’aéronautique, Christabel Barlow, jeune femme spécialiste en télécommunications, le commandant Ken Oakman et le major Polhill sont affectés sur le « Bat »,  un avion capable de trouver sa route grâce à un système de navigation révolutionnaire par cartes magnétiques. Ils proposent au major Polwell d’utiliser le Bat, qui est opérationnel, pour rendre la monnaie de leur pièce aux Russes et déposer la réponse du berger à la bergère au centre de la Place Rouge. Le temps presse : le délai accordé n’est que d’une semaine. Le premier Ministre anglais, plongé en pleine crise, est d’abord réticent à cette solution,  mais il lui faut admettre que les moyens de dissuasion occidentaux sont inférieurs à ceux des Russes. D’ailleurs l’annonce de la menace russe crée la panique à Londres qu’évacuent en masse les citadins :
    « Sur la route, la circulation parut bizarre à Christabel, mais il lui fallut longtemps pour en comprendre la raison : les voitures d’écoulaient dans le mauvais sens. A 8 heures du matin, elles auraient du se diriger vers Londres ; au contraire, elles en sortaient. Christabel savait pourquoi. On lui avait parlé de l’exode qui, depuis la veille, vidait les grandes villes ; on lui avait appris que des dizaines de milliers de familles fuyaient vers les côtes, pour se tapir comme des oiseaux migrateurs sur les plages de Cornouailles, du Pays de Galles ou du sud-ouest de l’Ecosse. Mais elle n’avait pas réalisé ce que le mot d’exode voilait de fatigues et de souffrances humaines : les autos surchargées, les remorques bondées, les pelotons de cyclistes. La foule des piétons répétant le geste de l’auto-stop, car les transports publics ne pouvaient absorber tous les fuyards. »
    Polwell convainc le gouvernement anglais d’utiliser les Bat. Trois équipages différents devront s’entraîner sans délai pour cette mission délicate. Les deux principaux problèmes à résoudre sont le ravitaillement en cours de vol – le Bat ayant une autonomie restreinte- , afin que l’équipage puisse en revenir sain et sauf, et le réalignement régulier de l’appareil sur des amers significatifs, puisque toute tentative de la part des Anglais sera étroitement surveillée par les Russes.
    Sir Basil Timperley, général en chef de l’armée de l’air anglaise, n’a plus d’autre choix et donne son accord au projet.  Un concours malheureux de circonstance, maladie dans la première équipe, déstabilisation de la deuxième, propulse l’équipe d’Oakman, initialement en troisième position, aux commandes du Bat. Le jeune pilote, sous des dehors impeccables, est en proie au doute et à la peur : réussira-t-il dans sa mission sans se faire tuer ?  
    Christabel, en secret amoureuse d’Oakman, règle les problèmes d’alignement de l’engin. Elle suggère que le point se fasse en un endroit précis de la mer Baltique, à partir d’un chalutier de pêche dans lequel serait dissimulée la balise émettrice.
    D’autre part, le Bat, pour parvenir à son but devra se ravitailler en plein vol, en se confondant avec un avion de ligne finlandais régulier à côté duquel il volera de si près qu’il échappera aux radars russes. Ainsi, arrivé au-dessus de la steppe russe, et rasant le sol, il filera jusqu’à Moscou sans être repéré :
    « Ils rasaient l’eau, sachant que plus ils volaient bas, moins ils risquaient d’être signalés. La lune continuait à monter dans le ciel au-dessus d’une mer inondée de laque dorée. Les aiguilles du compas et de l’altimètre conservaient une immobilité de roc. Les nautiques fuyaient derrière l’avion, à raison de 10 à la minute - 1100 kilomètres à l’heure. Au bout d’un moment, l’atmosphère de la cabine devint fâcheusement chaude, car, à pareille vitesse, le revêtement extérieur de l’avion dépassait la température de l’eau bouillante »
    Les rôles sont donc distribués : Oakman pilotera l’avion, Polhill s’occupera de la navigation en examinant préventivement et en détail toutes les cartes aériennes de la région survolée, quant à Christabel, elle sera responsable de l’opération « chalutier » sous la direction de Mac-Kinnon, un véritable agent secret.
    Avec des luxes de précaution qui s’avéreront très utiles, le couple embarquera sur le « Karl Ego », authentique bateau de pêche, prêt à prendre la mer pour une saison à partir du port finlandais de Lorista. La balise réceptrice sera fixée sur le Bat qui prend son essor pour son rendez-vous avec la mort. Lorsque la bombe anglaise aura été larguée, les deux hommes devront annoncer par message codé au monde entier la réussite de leur mission.
    Au moment où le chalutier opère sa jonction avec le Bat, le bateau est repéré par les gardes-côtes soviétiques et arraisonné. MacKinnon se sacrifiera en faisant sauter la vedette russe. Le réalignement n’ayant pu se faire, c’est grâce à Polhill, qui se rappelant les cartes étudiées, que Oakman, corrigeant sa trajectoire par touches successives, à une vitesse inimaginable et en rasant le sol russe, placera sa bombe en plein dans sa cible :
    « Libéré du poids de la bombe, la Bat sauta comme un saumon, que le pêcheur a ferré. Du coin de l’œil, Polhill vit jaillir la flamme de la roquette de propulsion de la bombe autoguidée, en route maintenant vers la Place Rouge. Rien ne pouvait plus arrêter le projectile (…) A cet instant, le cockpit s’illumina ; un craquement violent résonna dans la carlingue, puis un cri de douleur, et, dans le fond du fuselage, une sorte de sifflement. Le Bat, saisi dans le feu d’une batterie de D.C.A., fut à demi renversé sur le dos.»
    Comme ils sont pris en chasse dès leur retour par l’armement russe, un coup au but détruira l’émetteur radio ainsi que  le système d’éjection du pilote. Le contact avec le chalutier « Karl Ego » sera de ce fait des plus périlleux. Oakman savait qu’il allait mourir puisqu’il ne pouvait plus s’éjecter. En sombrant avec l’avion, il permit à Polhill d’être repêché et de lancer son message de victoire lequel, bien que brouillé par les stations russes mais relayé par la Finlande, atteignit le monde entier. Ainsi furent évitées de justesse la troisième guerre mondiale et la première guerre nucléaire.
    Un roman d’aventures et d’espionnage rempli de rebondissements, écrit en un style alerte, avec des personnages soigneusement étoffés. L’ambiance de menace universelle, l’écoulement strictement contingenté du péril, déterminent une intrigue de style classique. Jouant sur la peur à l’égard de la Russie soviétique, et de l’arme atomique –thématiques courantes des années soixante- ce roman de politique-fiction se lit d’une traite.


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