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  • Les Creatures

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    Fiche du livre :

    Type : livre

    Auteur : Jean Marie GALLIAND

    Parution : 1998

    Thème : l’apocalypse réalisée


    Sur l'auteur :

    Auteur et écrivain français discret en références. Egalement compositeur et réalisateur. A souvent collaboré avec Ysabelle Lacamp, romancière, née en 1954. Quelques romans.


    Préambule :

    les Créatures par J.M. Galliand, Ramsay éd., 1998, 1 vol. broché, in-octavo, 259 pp. couverture illustrée par Carole Destrade.  roman d’expression française.
    1 ère  parution : 1998
    l’apocalypse réalisée


    Synopsis :

    Sasha se trouve chez lui avec Maria lorsque la radio annonce un cataclysme écologique majeur : dans un site nucléaire en Biélorussie, une usine chimique a explosé, entraînant au-dessus de l’Europe un immense nuage délétère.
    Le lendemain, une pluie verte se met à tomber, qui fait «fondre » objets et êtres vivants, y compris Maria qui s’était imprudemment découverte. Sasha reste seul dans un monde bouleversé où ne subsistent plus que des épaves de voitures et des carcasses rongées par l’acide. Du moins jusqu ‘à la rencontre avec la petite Maria (même nom que son ancienne amie) qu’il prend en affection. Leur liberté sera de courte durée : poursuivis par une horde de rats, ils tombent entre les mains des « Créatures », sortes d’amazones vertes et terribles d’aspect, toutes semblables, suprêmement belles et sans pitié.
    Capturés, Sasha et Maria rejoignent d’autres malheureux que ces créatures démoniaques ont rassemblés en une espèce de camp de concentration. Sasha fera la connaissance de Lili –avec qui il aura une aventure- et de son père, un philosophe sentencieux, du gros Roger, l’éternel humilié, du «Gynécologue », sans illusion sur la nature humaine,  et ceux qui formeront le clan opposé, Odette et son mari, égoïstes et méchants, qui pensent avant tout à leur propre survie.
    Les Créatures utiliseront ce pitoyable résidu humain dans le but d’extraire des pierres d’une carrière, sans se soucier des besoins de leurs esclaves. Pour survivre, ils seront cependant autorisés à boire une sorte d’eau sulfureuse, qui , tout en les nourrissant, les détruira de l’intérieur : beaucoup d’entre eux vomiront du sang après quelque temps de ce régime. A l’entrée du camp, les femmes et les enfants (y compris Maria) seront séparés des hommes. Tout le monde s’interroge sur la nature des Créatures et leur but. Tout se passe comme si les faits décrits dans l’Apocalypse de Jean étaient venus à se réaliser.
    A l’intérieur de cet enfer, qui ressemble beaucoup à celui des nazis, les hommes survivront ou mourront en fonction de leurs aptitudes. Bien des morts plus tard, les pierres extraites de la carrière serviront à édifier une sorte de château, futur siège de la reine des amazones.  Cependant, s’apercevant que le cheptel s’amenuise, les Créatures permettront certains soins à l’aide de médicaments qu’elles rapportent des ruines.
    Sasha sait que la situation est sans espoir. Pourtant, s’il veut survivre, il lui reste à jouer sa dernière carte : il pense avoir gagné la confiance d’une amazone qui, pour des raisons incompréhensibles, semble l’avoir pris sous sa protection. Alors que des règlements de compte se déroulent dans le camp, Sasha entre de plus en plus en grâce auprès de l’amazone.
    Les survivants sont maintenant obligés de parachever le nid de la reine. A son arrivée, tous les détenus, à l’exception des femmes et des enfants, seront impitoyablement éliminés :
    « Les corps des prisonniers avaient été entassés les uns sur les autres. Puis, un grand feu de joie avait été allumé autour duquel tournaient les Créatures dans une danse rituelle et macabre comme ils en avaient vu au cinéma.(…)
    –Elles n’ont plus besoin d’eux, alors elles les éliminent. Puis elles les font disparaître pour qu’il ne reste plus aucune trace de leur passage sur cette terre. – Et nous ? demanda le tatoué. –Nous, nous avons un sursis. Nous n’avons pas terminé notre travail. »

    Seul Sasha et deux autres compagnons resteront en vie, en un but précis : bichonnés, lavés, rasés, nourris, ils serviront d’étalon à une reine insatiable et mortelle. Lorsque les amazones ramènent les cadavres de ses deux amis, tués par l’aiguillon du monstre, Sasha se sait condamné à son tour. Heureusement, « sa » créature le fait s’évader avec Lili, enceinte, et la petite Maria, enfin retrouvée. Devant eux, s’étend un désert de cendres fertilisé par un orage titanesque qui détruit aussi les Créatures et leur habitat. Sauront-ils reconstruire leur vie en évitant les erreurs du passé ?
    Un ouvrage facile à lire mais irritant par la volonté apologétique de l’auteur qui clôt chaque page par une citation de Pascal, de Mauriac, de  Saint- Jean, … de Chamfort pour mettre en évidence la singularité de l’être humain,  comme si le récit à lui seul n’y suffisait pas, transformant le roman en fable philosophique d’une lourdeur peu commune. Dommage !


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