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  • Le Second Deluge

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    Fiche du livre :

    Type : livre

    Auteur : Garret B. SERVISS

    Parution : 1912

    Thème : menaces climatiques


    Sur l'auteur :

    (1851-1929). Astronome, vulgarisateur scientifique, journaliste scientifique (New York Sun), écrivain de science-fiction américain.  Six romans spéculatifs, une passion pour l'alpinisme, une tournée de deux ans pour présenter "l'astronomie ppopulaire" à son public, une timide collaboration avec le cinéma naissant établissent sa réputation.


    Préambule :

    le Second déluge par Garret B. Serviss, pp. 321-336 in «Je Sais Tout » N°93, 8 ème  année, 15 oct. 1912 et pp.582-596 in « Je Sais Tout » N°94, 8 ème  année, 15 nov. 1912. roman d’expression anglaise (USA)
    1 ère  parution : 1912   titre original : The second Deluge
    menaces climatiques


    Synopsis :

    Cosmo Versal, savant infatigable et riche, est convaincu de l’imminence d’un second déluge qui noierait la terre sous plus de six mille mètres d’eau, ne laissant dépasser que les monts les plus élevés des Andes et de l’Himalaya. Catastrophe programmée pour un avenir proche puisque la Terre devra traverser le cœur de la nébuleuse aqueuse de Lord Rosse, responsable du désastre. Avec son fidèle ami Joseph Smith, la décision sera prise de construire l’arche du salut en vélium, un métal léger et résistant qui n’emportera dans ses flancs que mille personnes soigneusement choisies et des animaux appariés, utiles à l’homme. Sa philanthropie le pousse à tout faire pour mettre en garde le monde du danger qu’il court. Quolibets, mépris et ironie seront les réponses à son souci, en provenance de la part de ses collègues, surtout du plus acerbe d’entre eux, le professeur Pludder, doyen des sociétés scientifiques.
    Les premiers signes des tempêtes à venir changent les comportements et certains sollicitent leur entrée dans l’arche. Dans son choix, Cosmo privilégie les professions plutôt que les statuts, et l’honnêteté plutôt que la richesse ou l’appartenance à la race blanche. Les scientifiques, les artistes, les enseignants seront représentés ainsi que des familles avec des enfants (deux au maximum). Les prémisses de la catastrophe se font sentir:
    « La tempête de neige qui éclata aussi soudainement à Washington ne fut pas un phénomène local. Elle se manifesta par toute la terre, coupant les lignes télégraphiques et empêchant toute communication. Seul le téléphone sous-marin demeura intact et transmit les plus surprenantes nouvelles. A Londres, la tour Victoria s’était en partie effondrée ; à Moscou, il ne restait que quelques pierres de la merveilleuse église de Saint-Basile. La tour penchée de Pise s’était écroulée. Le dôme de Saint-Pierre à Rome s’était pendant un service religieux entr’ouvert, et refermé sur les fidèles terrifiés. »
    Devant le péril, l’arche est prise d’assaut. Cosmo Versal n’est plus méprisé ou moqué mais haï par tous ceux qui n’ont su prévoir. Connaissant le misérable comportement humain, Versal a fait entourer son arche d’une clôture électrique empêchant ainsi son accès à quiconque. D’ailleurs la montée rapide des eaux règlera définitivement le problème. Toutes les grandes métropoles étant déjà sous les eaux, l’arche se met à flotter :
    « Le flot submergea tous les quartiers de New York situés à moins de vingt pieds d’altitude : destruction incalculable ! Les vaisseaux qui ne sombrèrent pas vinrent se fracasser contre les monuments. San Francisco disparut ainsi que Los Angeles, Portland, Tacoma, Seattle. Sur la côte Ouest de l’Amérique du Sud, les vagues se frayèrent un passage jusqu’à la Cordillière des Andes. Les deux plus grands océans du monde semblaient vouloir ne plus former qu’un seul lit.»
    Quelques autres tentatives isolées de sauvetage auront aussi lieu. Ainsi Pludder embarquera sur un aéronef de sa conception « l’aéro-réflex » en compagnie du roi d’Angleterre. La solution la plus originale sera adoptée par un Français, De Beauchamps, commandant le sous-marin «le Jules Verne ». Celui-ci, faisant la connaissance de Cosmo Versal, naviguera de conserve avec l’arche, le long des côtes européennes et au-dessus de Paris englouti :
    « Et nous voilà dans Paris. On distinguait encore l’emplacement des quais à la hauteur du Point du Jour. Le  Champ de Mars était la seule étendue navigable. L’Arc de Triomphe se dressait comme autrefois avec ses groupes héroïques. Il est triste de penser que toutes ces merveilles, que tous ces chefs-d’œuvre de l’architecture, que tous ces lieux de plaisir servent aujourd’hui de refuge à la faune marine. Le Panthéon se dresse encore sur sa colline : mais le dôme s’est effondré ; Notre-Dame n’a plus que ses deux tours ; et au palais du Louvre, à travers les murs éventrés on aperçoit des toiles déteintes et des statues mutilées. »
    La pluie dure, comme dans la Bible, quarante jours et quarante nuits, jusqu’à la sortie de la dépression causée par la nébuleuse. Dans l’arche, l’on ne s’ennuie pas. Parfois même, l’on s’imagine être en croisière et les artistes y donnent des pièces de théâtre, Shakespeare notamment, ou des pièces de musique symphonique.Les rescapés flottant sur un océan devenu planétaire, mettent le cap en direction de l’Himalaya, en un trajet les menant au-dessus des Alpes, de la Mer Rouge, des côtes de l’océan indien , des hauts plateaux du Tibet, navigant au-dessus des cités détruites et d’anciennes capitales du monde :
    « Le Rhin  gonflé par cette fonte déborda, submergeant tout sur son passage ; Strasbourg disparut sous les eaux : seule la flèche de sa Cathédrale pointa, tel un doigt, vers le ciel. La mer de glace à Chamonix, et tous les autres glaciers du Mont-Blanc se liquéfièrent, noyant les plaines du Dauphiné, du Piémont et de la Lombardie, emportant Genève, Turin, Milan, dans leur torrent. Les mers, les lacs et les fleuves se réunirent pour ne plus former qu’un vaste océan qui se précipita dans le désert du Sahara, et les malheureux indigènes qui, depuis tant de siècles luttaient contre la sécheresse afin d’apporter dans le désert l’eau nécessaire à la culture, éperdus, n’essayèrent même pas de se sauver. »
    A bord, la vie paisible fut toutefois perturbée par une mutinerie que Cosmo réprimera avec la dernière sévérité et par l’arrivée de rares survivants, tels que le banquier fou Adams ou celle de Pludder avec son ami le roi, dont l’aéro-réflex s’était abîmé dans les flots. Beau joueur, ce dernier  reconnut enfin son erreur vis-à-vis de Versal.
    Ayant quitté les sommets himalayens de Gaurisankar, disparus sous les flots, Cosmo Versal eut une surprise de taille en abordant les monts du Colorado. Non seulement il y trouva une terre émergée, un haut plateau, mais encore de nombreux rescapés qui vinrent à sa rencontre en barque. Le monde entier n’avait donc pas été noyé. Comment était-ce possible ?
    Sa théorie était qu’un « batholite » (une espèce de plateau continental) avait vu le jour, par un exhaussement de terrain,  suite à la pression que l’eau exerçait sur les failles terrestres, mettant définitivement à l’abri du déluge les gens qui vivaient là. Ainsi furent sauvés plus de trois millions de personnes qui, s’ajoutant à l’élite apportée par l’arche, permirent le renouveau de l’espèce humaine.
    Le Second déluge, « novella » restée à l’état de préoriginale en France, reprend la version biblique, remplaçant Noé par Cosmo Versal. Le thème de la submersion généralisée permit de belles pages à l’auteur dans le but d’émouvoir le lecteur. Ceci dit, l’intrigue est mince, les péripéties prévisibles et les lieux communs nombreux.


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