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    La Maladie De Chooz

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    Fiche du livre :

    Type : livre

    Auteur : Michaël MALTRAVERS

    Parution : 1966

    Thème : menaces et guerres nucléaires


    Sur l'auteur :

    La bataille fait rage autour de ce pseudonyme . S'agit-il de Roland Bouvard (Mesplède) ou, plus certainement, de Frédéric DARD (site:  le Polarophille tranquille),  (1921-2000) , écrivain français de romans policiers  dont on sait qu'il a écrit plus de 300 romans sous d'innombrables pseudonymes dont le plus connu est San Antonio.


    Préambule :

    la Maladie de Chooz par Michaël Maltravers, NRF éd., 1966, coll. "Série Noire " N°1013, 1 vol. broché , in-12 ème , 249 pp. couverture muette.  roman d’expression française
    1ère  parution : 1966
    menaces et guerres nucléaires


    Synopsis :

    Lorsque Merry Pontus signale la gravité des agissements  d’un groupe d’extrémistes se prénommant « la Tendance », ses autorités de tutelle, en l’occurrence « le Gros », le mettent sur la touche. Il n’en continuera pas moins à suivre sa piste qui l’amène de Babisch Matatchitch à Léva Berenson et Anne Gobin, tous trois directement impliqués dans le développement de la « maladie de Chooz ». Les premiers symptômes radioactifs sont apparus aux emplacements des centrales nucléaires, contaminant de vastes zones de terrain. Pour ne pas susciter de panique, le Gros, dirigeant le bureau spécial 03, préfère cacher les événements. Mais Pontus,  avec Lap, un collaborateur, en connexion avec Mc Lean, de la branche spéciale de Scotland Yard, suit l’évolution inquiétante de la situation : des signes de contamination le long d’une voie ferrée, l’assassinat de trois individus suspects vêtus de tenues protectrices, des informations en provenance du KGB qui ne tient pas à porter le chapeau en cette affaire, lui font soupçonner une action terroriste massive perpétrée sur le territoire français par un petit groupe d’anarchistes qui ne se réfère à aucun pays socialiste en particulier. La haine et la revanche semble seules les animer. Avec des déchets radioactifs rapportés des fonds marins, ils empoisonnent les réservoirs d’eau, répandent de la vapeur contaminée dans des centres urbains, seraient prêts à rayer Paris de la carte du monde si Pontus n’arrivait à écarter la menace. Pour la ville de Coutances, il est déjà trop tard :
    « D’abord, il y avait les trois bébés de la rue Saint-Pierre, trois monstres à la naissance desquels on avait parlé de Thalidomide, vaguement, sans trop y croire. Le petit aveugle, Pierre Garcia. Aveugle ? pas tout à fait exact : il n’avait pas d’yeux. Un front, qui continuait, sans arcades, sans orbites. Il y avait le nez, la bouche, le menton, le gazouillis d’un bébé, mais à la place d’yeux, rien, qu’une plaque d’os et de peau, lisse, fermée. Une plaine de chair blanche où battaient des veinules. Jean Ladou était le têtard. Une queue de trois vertèbres et quatre nageoires plates. Il s’agitait dans son berceau en riant d’un air heureux. »
    Repérant la trace du camion qui a semé la mort dans la ville, il devra s’éclipser lorsque dégénèrent les manifestations violentes déclenchées par des terroristes qui espèrent entraîner le PCF dans la lutte:
    « La rue se mettait à grouiller d’une foule qui s’agglomérait en groupes affolés, avec des sanglots et des cris, instantanément emportés par l’hystérie. Quelqu’un ramassa une pierre et la lança vers Pontus. Elle l’atteignit au front. Le sang commença à couler sur son visage. Il sortit son F.M. et tira en l’air. La foule avait soudain pris la forme d’une tête avec un long corps compact et menaçant, qui marchait, prête à tuer, prête à écraser n’importe quoi, une foule terrorisée que les images d’Orsay toutes fraîches hantaient encore, et qui se voyait mourir. »
    La traque se poursuit près de la presqu’île du Cotentin avec l’appui de la marine française et l’accord des pouvoirs publics pour arraisonner sur le champ les submersibles anciens et déclassés qu’utilisent les terroristes. Récupérant des fûts toxiques  sur le sol marin, ils espèrent en disperser les cendres radioactives sur les routes de France, les chargeant sur des camions anonymes. Les submersibles seront détruits sauf un, qui passe entre les mailles du filet. Pontus, ayant des indications précises sur le lieu de la livraison, arrive au moment précis où dans le « Bloc 4 », c’est-à-dire un casse aménagé en plein milieu d’une zone de jardins ouvriers à Nanterre, Anne Gobier s’apprête à faire exploser une tonne de poussière radioactive :
    « A huit kilomètres à l’ouest de l’Opéra, une grosse femme était assise derrière une petite table, le visage enflammé, durci. Dans chacune de ses mains, elle tenait le fil nu d’un pole du détonateur. Il suffisait qu’elle approchât ses deux mains pour qu’une tonne de poussières atomiques jaillisse dans les airs, dans la brise d’ouest qui soufflait doucement vers la ville. »
    Pontus, confronté directement à l’impitoyable terroriste, parviendra à empêcher la catastrophe mais en y perdant la vie.
    Un roman passionnant de bout en bout, à l’intrigue tendue et à l’écriture nerveuse. Le danger de la dissémination nucléaire est traité avec réalisme et traduit une inquiétude qui se concrétisera dans la réalité avec les accidents de Three Miles Island et Tchernobyl.


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