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    livres

    711 books

    1. Type: livre Thème: menaces et guerres nucléaires Auteur: Umberto ECO Eugenio CARMI Parution: 1988
      Un récit pour les enfants que l’on pourrait également intituler « la révolte des atomes ».
      De très gentils atomes décident un jour de quitter les méchantes bombes que le général entassait dans son grenier en vue d’une guerre future. : « Quand j’en aurai beaucoup, déclarai-il, je déclencherai une superbe guerre. ».
      Il était en accord avec tous ces messieurs qui ont « dépensé une fortune pour fabriquer toutes ces bombes ». Lorsque, enfin,  elles se mirent à tomber sur les villes prévues, elles n’éclatèrent pas, les atomes ayant fui dans les autres objets de la vie. Les papas et les mamans en furent bien heureux et le général, démobilisé, devint portier dans un palace.
      La Bombe racontée aux tout petits enfants en un récit minimaliste qui décrit pourtant dans leur langue et avec précision les motivations des «généraux» et des «messieurs» prêts à déclencher l’apocalypse nucléaire.


    2. Type: livre Thème: sociétés post-cataclysmiques 2 Auteur: HERMANN Parution: 1988
      La guerre totale entre Blancs et Noirs aux Etats-Unis a fait se régresser la civilisation en un moyen âge agricole avec des zones délimitées où survit chaque race ou clan. Les fermes fortifiées contrastent avec les cités en ruines, repaires du  vice et de la mort. Plus de gouvernement central, plus de démocratie. Les seigneurs de la guerre et les bandes de malfrats, l’argent vite gagné et une économie malsaine forment les valeurs dominantes.
      En ce monde d’après la catastrophe, les niais et les justes seront éliminés pour faire place aux rusés et aux profiteurs. Le décor planté, la série « Jerémiah » relate les multiples aventures d’un jeune fermier niais (mais qui ne le reste pas longtemps) et de son ami, l’interlope et rusé Kurdy Malloy, s’éloignant au cours de ses nombreux épisodes de l’aspect cataclysmique proprement dit pour approfondir la richesse des personnages et leurs relations.
      Vol. 01 : La Nuit des rapaces,  Fleurus éd., 1979, 1 vol. cartonné, in-quarto, 44pl. couleurs
      1 ère  parution : 1979
      Un soir, Jérémiah ne rejoint pas sa ferme, voulant à tout prix s’emparer d’une mule maligne restée sans propriétaire apparent. C’est Esra, la fidèle amie de Kurdy Malloy, qui deviendra son compagnon. Leur différend sera remis sine die par une bande de truands qui s’en reviennent d’incendier la ferme de Bends Hatch, tuant la famille adoptive de Jérémiah, dont sa tante Martha. Découvrant au matin l’horreur du massacre, le jeune homme promet de se venger, aidé en cela par Malloy.
      La lutte, menée en ville contre les truands et leur chef à tête de vampire, monsieur Birmingham, sera âpre. L’amour pour les aigles qu’il nourrit de sa main provoquera la perte de Birmingham.  Jérémiah et Kurdy le freinant dans son trafic d’esclaves, il s’emparera de Jérémiah, censé servir de nourriture à ses oiseaux de proie. Kurdy cependant, introduit dans la place par un membre de la bande écoeuré des agissements de son patron, éliminera le dégénéré en lui faisant jouer le rôle  qu’il destinait à son compagnon.
      Vol. 02 : Du sable plein les dents, Fleurus éd., 1979, 1 vol. in-quarto, cartonné, 44 pl. couleurs
      1 ère  parution : 1979
      Jérémiah et Kurdy sauvent la vie, dans le désert, du sergent Corey qui fait partie d’une milice interville spécialisée dans la protection des transferts de fonds. Enlevé avec son ami Kenney par les membres sauvages de la « Famille », lui seul aura réussi à s’échapper. Kurdy,  décidé à rencontrer cette Famille, tiendra aussitôt compagnie à  Kenney dans sa geôle.
      Jérémiah ignore que les deux miliciens, de mèche pour s’approprier l’argent transporté, ont éliminé leurs compagnons. Au moment où Kurdy fignole un plan d’évasion pour se tirer des griffes de Sharita, la jeune femme qui règne sur la Famille, Jérémiah est capturé à son tour par le reste des policiers qui le croient coupable du massacre des leurs.Tout rentrera dans l’ordre après une bataille générale entre les miliciens et la Famille, renvoyant celle-ci au néant. Kurdy et Jérémiah, sauvés in fine, assisteront impuissants à la redécouverte de l’or et à l’exécution de Kenney reconnu comme traître à la fonction.
      Vol. 03 : les Héritiers sauvages, Fleurus éd., 1980, 1 vol. cartonné, in-quarto, 44 pl. couleurs
      1 ère  parution : 1980
      Dans les décombres d’une ville moderne, au sommet d’un building vit une inquiétante famille qui espère s’accaparer les terres et de l’héritage d’un brave homme, Natanaël Bancroft. Faisant mine de le protéger, Natanël étant déjà mort, ils promènent sa momie pour faire croire qu’il dirige toujours la ville. D’autre part, ils ont réduit les gens en esclavage, les faisant travailler dur sous la férule d’un ex-comptable vicieux, Alvis Trenton, en réalité le seul meneur, en compagnie de deux jeunes loups, frère et sœur, Jessica et Audie, tous deux agressifs et sans pitié. Jérémiah, s’étant fait embaucher au service de Bancroft,  mène la révolte contre la tyrannie sous la tunique du numéro 602. Avec Kurdy en couverture, il met fin au règne de Trenton, élimine Audie, libère les esclaves et redonne les terres aux honnêtes gens.
      Vol. 04 : les Yeux de fer rouge , Fleurus éd., 1980, 1 vol. cartonné, in-quarto, 44 pl. couleurs
      1 ère  parution : 1980
      Kurdy et Jérémiah poursuivent leur quête dans le désert. A la recherche d’une poignée de fermiers échappés d’un camp de travail, ils croisent la route de l’inquiétant magicien Khobs et de son singe-hypnotiseur, Idiamah. La poignée de fugitifs est poursuivie et traquée jusque dans la « zone interdite » - un lieu d’une chaleur infernale - , par des Indiens modernes en automitrailleuses, décidés à éliminer tous les Blancs survivants.  L’intervention de nos deux héros sauve la vie des fugitifs, ce qui permet à Jérémiah de retrouver la tante Martha, qu’il croyait morte dans l’incendie de la ferme de Bends Hatch. Mais la présence du magicien, en réalité un mercenaire chargé de ramener les malheureux en leur camp de travail, constitue une ultime menace que Kurdy, payant de sa personne, écartera définitivement.
      Vol. 05 :un Cobaye pour l’éternité Hachette éd., 1981, 1 vol. cartonné, in-quarto, 44 pl. couleurs
      1 ère  parution : 1981
      A l’hôpital du « Professeur », l’on régénère les vieilles et riches personnes avec du sang prélevé sur des jeunes gens non consentants, destinés à disparaître après usage. Dans son luxueux hôtel de « balnothérapie », le Professeur, patron d’une bande de voyous, charge son rabatteur préféré Stonebridge, de lui procurer de la viande fraîche. Jérémiah et Kurdy ont élu domicile avec tante Martha dans un vieux wagon désaffecté. Malloy, qui connaît Stonebridge comme son ennemi irréductible, se laisse cependant embobiner par celui-ci,  qui lui propose un bon job auprès d’un «Professeur» pour un travail très bien rémunéré. Alors que Cheryl, la compagne de Stonebridge – en fait une vieille femme gardée artificiellement jeune – reste auprès de tante Martha dans le but de convaincre aussi Jérémiah,  Kurdy, arrivé à l’hôtel, est immédiatement emprisonné et mis en condition.
      Bien que tante Martha ait des soupçons, Jérémiah, revenu de ses occupations, suit Cheryl, dont il a le béguin, à la recherche de Kurdy. Après avoir traversé le secteur dangereux d’une friche industrielle, Jérémiah entre en force dans l’hôpital, se sert du bon docteur comme otage, révèle la vérité aux patients médusés et, avec Kurdy profondément affaibli, retrouve une Cheryl vieille et frippée, à l’article de la mort, car privé de son sérum.
      Vol.06 : la Secte, Hachette éd., 1982, 1 vol. cartonné, in-quarto, 44 pl. couleurs
      1 ère  parution : 1982
      Kurdy et Jérémiah convoient un important et richissime personnage à travers des régions désertiques. Lessly, l’un des gardes du corps, est envoyé aux nouvelles. Il disparaît dans le brouillard. Malloy, chargé d’améliorer l’ordinaire, rencontre à la chasse Peter Loubioutchenko, un expert en explosifs, ce qui s’avérera utile car le petit convoi aborde bientôt une région hantée par les serviteurs d’Inemokh, une secte religieuse qui n’hésite pas à mettre à mort les incroyants. Attaqués en cours de route, ils seront sauvés par les serviteurs d’Inemokh qui les convient en leur inquiétant village. Le soir venu, dans le brouillard omniprésent, Kurdy et Jérémiah, traqués par les membres de la secte qui souhaitent brûler ces incroyants seront délivrés par Lessly, opportunément caché sous un masque sacrificiel, et qui sème le désordre chez les assaillants. Le petit groupe se dégage de justesse pour poursuivre son voyage.
      Vol. 07 : Afromerica, Fleurus éd., 1982, 1 vol. cartonné, in-quarto, 44 pl. couleurs
      1 ère  parution : 1982
      Un Blanc poursuivi par des guépards est mis à mort. Là où habitent nos amis, un prisonnier noir, échappé d’entre les griffes des « centurions du Survival », un groupuscule raciste et d’extrême droite, sera la cause d’une attaque perpétrée à l’encontre de Jérémiah et de Kurdy. Jérémiah, pendu haut et court, sera sauvé par Woody, l’ami de cœur de tante Martha.Un tel fait ne restera pas impuni. Avec Kurdy, ils se mettent en chasse, rencontrant un groupe de Noirs qui s’oppose aux menées du Survival, pourtant aussi extrémistes que ces derniers puisque leur objectif est l ‘élimination des Blancs. La communauté noire est menée  d’une main de fer par un leader qui utilisera Jérémiah comme intermédiaire entre lui et les Blancs afin d’aboutir à un compromis. Ceci ne fait pas l’affaire ni des fascistes blancs, ni du radical noir, Mungalia, qui, maître d’une bande de guépards apprivoisés et téléguidés, écume la région pour en éradiquer les Blancs.
      Kurdy, restant en otage dans la cité noire, Jérémiah rencontre le chef de l’enclave blanche qui partage les mêmes soucis que son homologue noir : comment signer la paix en éliminant les extrémistes des deux bords ? Heureusement, une épidémie virale vient à son secours, en décimant les hommes du Survival. Mungalia, quant à lui, traquant Jérémiah pour l’empêcher de rapporter la bonne parole, sera tué par ses guépards. La mission de Jérémiah est donc un plein succès quand, avec Kurdy libéré, il reprend le chemin de chez tante Martha.
      Vol.08 : les Eaux de colère, Hachette éd., 1983, 1 vol. cartonné, in-quarto, 44 pl. couleurs
      1 ère  parution : 1983
      Kurdy et Jérémiah font la rencontre de Lena Toshida, la fille du roi des carburants. Gâtée et frivole, celle-ci n’en fait qu’à sa tête, protégée par Max le culturiste. Or Kurdy, sans prévenir Jérémiah, enlèvera Lena dans le but de soutirer de l’argent à son père. Poursuivi par le clan Toshida, auquel s’est joint Jérémiah, Kurdy entraîne la jeune fille dans les marais où vivent de dangereuses formes mutantes, en symbiose avec des algues carnivores. Jérémiah, déchiré entre son devoir et son amitié pour Kurdy est très mal à l’aise lorsque Max propose d’éliminer physiquement le ravisseur. Il ne peut s’y résoudre. Abandonnant les Toshida, il rejoint son ami et Lena, dont il tombe amoureux. Il fera tout pour les arracher au marais. Mais un accident de voiture ayant privé Lena de son père, ce qui transforme psychologiquement la jeune fille, Jérémiah partira avec elle, abandonnant définitivement Kurdy – du moins le croit-il-  à qui il ne pardonne pas sa trahison.
      Vol. 09 : Un Hiver de clown, éd. Hachette éd., 1983, 1 vol. in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 1983
      Jérémiah et Kurdy seront accueillis en plein hiver sur un vieux bateau de croisière bloqué dans les glaces où, hormis le Docteur et la petite Winnie, vivent des nains contrefaits en habits de clown, psychiquement dérangés.Leurs pitreries deviennent rapidement grinçantes et dangereuses pour tout le monde. Le Docteur, prisonnier de ces êtres, ainsi que l’enfant, veut empêcher les nains d’assassiner nos héros. Aidé par Silvester, l’un d’entre eux qui aime bien la petite Winnie, Kurdy et Jérémiah sortiront de ce piège mortel pendant que la bateau se consume en un immense incendie, avec à son bord le Docteur et les nains meurtriers.
      Vol. 10 : Boomerang, Dupuis éd., 1984, 1 vol. in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 1984
      Kurdy, engagé pour faire évader un prisonnier, demande des comptes à son employeur, Forman, à la solde du politicien Monroe. C’est au sein de la petite ville de Langton, où habite tante Martha et Jérémiah, qu’un commissaire vient surveiller la légalité des élections mettant en prise Monroe et son concurrent Atwood. Pendant que Jérémiah prend ses distances avec Kurdy pour s’occuper de son proche mariage avec Lena, ce dernier se fait rosser par Haggerty, seul témoin de la culpabilité de Monroe dans cette évasion manquée.
      Une fête, avec défilé de majorettes, devrait éclaircir les esprits et faire triompher Monroe, le politicien véreux. Kurdy, sur les traces de Forman, finira par régler ses comptes dans la banlieue industrielle pourrie jouxtant Langton. Jérémiah, alerté, ne peut s’empêcher de lui porter secours au grand dam de tante Martha. Le lendemain, Haggerty est poignardé, mais survit. Kurdy, pour ne pas perdre son seul témoin, demande à Jérémiah de le veiller,  le temps pour lui, déguisé en majorette,  d’avertir le commissaire. Ce temps sera mis à profit par les sbires de Monroe afin de s’assurer de l’innocuité de Haggerty et, par la même occasion, d’éliminer Jérémiah , en se servant de Lena comme otage.  En ramenant le commissaire et les sergents, Kurdy sauvera la situation, mais Lena, écoeurée par son comportement et son intrusion intolérable dans sa vie, le somme de prendre le large. Kurdy s’éxécute, confiant qu’entre elle et lui, Jérémiah saura choisir.
      Vol. 11 : Delta, Novedi éd., 1985, 1 vol. in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 1985
      Kurdy se souvient qu’un individu du nom de Jay lui doit de l’argent. Comptant le récupérer avec l’aide de Jérémiah, il rend visite à Jay, au bord de la mer où vit celui-ci, notamment avec son beau-frère Milton, un fanatique du parapente. Hélas !, Jay ne peut plus rien pour Kurdy : il a perdu la mémoire. Jérémiah et Kurdy, à court d’argent,  doivent donc s’engager auprès de Syd, un de leurs anciens contacts, pour la dangereuse mission de récupérer l’essence restant dans les fond des cuves d’un ancien complexe pétrochimique.
      Leur route croisera celle de « la Famille », trois individus, dont le père, dévoyé débile, la mère, sans scrupules, et le fils, géant microcéphale téléguidé par ses parents, qui a déjà un meurtre sur la conscience. D’emblée, le géant prend Jérémiah en grippe. Redoublant de vigilance, le groupe pénètre dans la zone industrielle dévastée. la série de meurtres qui survient rend pesante l’ambiance. D’abord, c’est le père de la Famille,  qui tombe du haut d’un réservoir, suivi peu après par la mère, étranglée. Alors que Jérémiah fait de l’équilibrisme pour décoincer un tuyau, le géant, fou de rage, poursuit le mystérieux assassin à peine entrevu, qui n’est autre que leur première victime laissée pour morte. Sûr de sa force, il s’apprête à lui dévisser la tête lorsque celui-ci s’accroche à un câble, s’électrocutant, ainsi que le géant, et propageant le feu à toutes les cuves. Comme si toutes ces misères ne suffisaient pas, Kurdy est soudain pris pour cible par un tireur isolé. Le trajet de la balle semble venir du haut, comme si l’on avait tiré du ciel, en deltaplane, par exemple. Nos deux amis retournent donc voir Jay qu’ils trouvent en pleine forme et qui avait donné à son beau-frère l’ordre d’éliminer ses créanciers. Mais une chute finale lui ôtera définitivement la mémoire. Pas de chance pour Kurdy !
      Vol. 12 : Julius et Romea, éd. Dupuis éd., 1986, 1 vol. cartonné,  in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 1986
      Au centre ville, l’empire de M. Procton, d’une propreté méticuleuse, est gardé par les membres de sa police privée. Il exige de nombreuses mains serviles pour son entretien. Les travailleurs, plus proches des serfs ou des esclaves que des ouvriers, portent un numéro, sarclent, nettoient, embellissent la cité de M. Procton. Kurdy et Jérémiah, toujours à court d’argent, s’engagent donc en enfer. Enfer tout relatif pour Jérémiah qui, aux bons soins de la Putiphar de service, satisfait aux caprices érotiques de la dame, épouse d’un haut membre du Directoire.
      M. Procton, de son côté, a des soucis d’un autre ordre. Sa propre fille Roméa, contestataire jusqu’à refuser de se laver, est amoureuse de Julius, un va-nu-pieds poète qui lui adresse moult sérénades d’un parc voisin. Enfin, un autre individu mystérieux, se faisant appeler l’Ange Noir, et qui n’est autre que le chef de la police municipale, perturbe gravement la vie de la cité avec des actions écologistes. Toutes ces petites tranches de vie sont visionnées par le concierge de l’immeuble central, un voyeur passionné qui maintient en cage une vieille connaissance, Stonebridge, dans le but de régler certaines dettes. Jéréamiah, de par sa situation privilégiée apprend que Kurdy, ayant eu moins de chance que lui, est destiné à finir ses jours comme jouet pour les happy few qui savourent d’avance sa mort sous les cornes ouvrées de poignards tranchants d’un taureau furieux, en une arène clandestine. Tandis que l’Ange Bleu est enfin découvert, Jérémiah, enlevant Roméa consentante pourvu qu’elle soit avec son Julius, entreprend de libérer Kurdy ; puis nos deux amis disparaissent dans la nuit.
      Vol. 13 : Strike, Dupuis éd., 1988, 1 vol. cartonné,  in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 1988
      Le chef d’une secte religieuse douteuse se trouve en cheville avec le maire d’une localité et un certain Saphone, directeur d’un bowling interlope. Kurdy et Jérémiah ayant toujours un besoin pressant d’argent, parient sur le jeu de quilles que Jérémiah maîtrise parfaitement. Il bat Strike, le champion de l’établissement, ce que Saphone ne pardonne pas.En attendant, le guru véreux, poursuivi par les imprécations du pasteur du coin, se débarrassera définitivement de lui. L’intérêt de Jérémiah pour cette affaire soulève la méfiance de Saphone. Le guru, en enlevant la petite amie de Strike dans le but de l’ajouter à son harem, provoque l’alliance objective de Jérémiah et de son concurrent malheureux au bowling.La découverte du corps du pasteur, la libération de la jeune fille, la preuve que le guru se livre au trafic de cocaïne avec ses associés, provoqueront sa chute. Ses douteux amis ne le lui pardonneront pas, puisque sa tête volera en éclats sous la magnifique tiare piégée qui lui a été offerte. Quant à Jérémiah et Kurdy, ils poursuivent leur éternelle quête.
      Vol. 14 : Simon est de retour,  Dupuis éd., 1989, coll. «Repérages » 1 vol. cartonné, in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 1989
      Les frères Sikorski sont à nouveaux réunis. Sous des dehors d’honorabilité, l’aîné, qui passe pour le bienfaiteur de la vallée, est d’une extrême richesse. Les revenus de son domaine agricole lui permettent d’entretenir une armée privée et comme il se prend aussi pour un grand interprète de J.S.Bach, il a fait construire un orgue immense qui utilise la force d’une chute d’eau qu’il appelle « sa cathédrale ».
      Il se trouve être en même temps le plus grand producteur de cocaïne du marché, ce que le vigile Lester, qui a vu mourir son ami et sa femme, ne peut admettre. Il tente donc de collationner des preuves de la forfaiture des douteux personnages, engageant au passage Jérémiah et Kurdy comme miliciens.
      Simon est le frère cadet des Sikorski. Etre pervers et violeur d’enfants, il a été rédimé par une pléiade d’avocats, goûtant une réinsertion méritée dans le domaine familial, suivi à la trace par son psy. Kurdy, capturé au moment où il enquêtait sur le terrain, Simon et ses sbires s’amusent à ses dépens. Jérémiah et Lester réussissent à faire sauter le barrage. L’eau détruit la production de pavots et fournit la preuve attendue à cause des sachets de cocaïne entraînés par le courant. Simon, qui sous-estime Kurdy, sera tué par celui-ci, ainsi que son psy. Mais Lester ne triomphera pas longtemps. Grâce à sa qualité de bienfaiteur de la vallée, sa richesse et ses avocats, l’aîné des Sikorski charge le cadavre de Simon de tous les crimes et sera blanchi par la population locale. Dégoûtés, Jérémiah et Kurdy reprennent leur route.
      Vol.15 : Alex, Dupuis éd., 1990, 1 vol. cartonné,  in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 1990
      Kurdy et Jérémiah sont associés à une affaire familiale dans laquelle ils auront un second rôle. Le jeune Edward et sa mère, une grosse dinde, rejoignent Melvin, un père taciturne et falot vivant avec Alex (pour Alexandra), la sœur d’Edward, dans une maison isolée le long d’un canal. Les retrouvailles des membres de cette famille éclatée ne sont pas très chaleureuses. Alex, à la forte personnalité, fuit les hommes, vit avec deux singes, fait volontiers le coup de feu, est peu scrupuleuse sur les moyens de parvenir à ses fins. La situation dérape lorsque Chimp, son chinpanzé préféré, est mystérieusement tué. Grâce au carnet de notes perdu par l’un des assaillants et traduit par Edward, l’on apprend que les responsables du massacre sont des soldats japonais venus près de la côte en mission d’exploration pour une future invasion du territoire américain. Alex, qui n’a aucun souci de la politique, veut venger la mort de son animal favori. Avec l’aide de Kurdy et Jérémiah, ils tendent un piège aux soldats basés en un endroit curieux, en bas d’une gigantesque statue d’indien sculptée dans le roc de Turtle island. Les Japonais seront éliminés les uns après les autres. La fin de ce récit serait donc idyllique si une balle perdue n’avait atteint Alex, la tuant net, ce qui aura au moins l’effet bénéfique de réconcilier sa grosse maman avec son falot papa. Ecoeurés par l’égoïsme de ce couple, Jérémy et Kurdy disparaissent.
      Vol. 16 : la Ligne rouge, éd. Dupuis éd., 1992, coll. «Repérages » 1 vol. cartonné, in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 1992
      Kurdy et Jérémiah attendent un bateau à aubes qui doit les emmener en ville. A bord, ils découvrent une admirable brochette de truands, dont leur chef Frank Rod, maître de la pneumatique Pryscilla. Le jeune coq Kurdy ne résistera pas à l’invitation enflammée de Pryscilla, commettant l’irréparable, ce dont Rod est aussitôt averti.  Spécialisé dans le racket et le combat de catch truqué, Rod écume la région, se partageant les gains avec une autre bande de truands, en fonction des victoires ou défaites de son poulain, Tornado César, le géant catcheur.
      Dans la ville portuaire soumise, on pratique la loi de l’omerta. Alors que Jérémiah, à peine débarqué, s’engage dans le tri des déchets pour gagner quelques sous, Kurdy est copieusement rossé par les sbires de Rod pour son inconduite.Nos deux amis se refont une santé dans la planque de Happy Mike, un doux qui se dit neutre, en réalité une « balance »  pour tous ces joyeux camarades du milieu. Kurdy, ayant récupéré, songe aussitôt à se venger et disparaît.
      Jérémiah, inquiet, guidé par Pryscilla, se retrouve au rendez-vous dans la villa de Rod où celui-ci donne un raoût décadent. Kurdy, déjà sur place, est  aussi vite repéré. Plutôt que de l’exécuter d’une balle dans la tête, Rod trouve plus amusant de le confier à Tornado pour l’amusement et l’édification des siens. Au moment crucial, Jérémiah tue le catcheur avec l’aide d’un allié inattendu, Finley, un individu de la bande passé à la solde des adversaires. Profitant de l’agitation, Jérémiah et Malloy s’éclipsent, pour, dès le lendemain embarquer incognito sur le bateau afin de fuir cette région brûlante. Mais trahis par Happy Mike, ils essuieront la vindicte de l’ensemble de la bande. Jérémiah débloque la situation en faisant sauter le bateau après avoir allumé la mèche dans la soute. Regagnant à la nage la rive en compagnie d’Esra, la mule de Kurdy, ils contempleront les derniers débris flottants à la surface d’une eau sous laquelle reposent désormais Rod et les siens.
      Vol. 17 : Trois motos … ou quatre, Dupuis éd., 1994, coll. « Repérages » 1 vol. cartonné, in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 1994
      Le bourg de Langton est troublé par quatre inquiétants personnages sur leurs grosses cylindrées, qui semblent rechercher quelqu’un. Au moment où le cul-de-jatte Winston déclare sa flamme à Daisy la serveuse du bar, son chemin croise celui de Montana, un odieux individu. Kurdy, présent lors de la scène, rétablit l’équilibre… et s’en fait un ennemi mortel. Winston, très touché, lui propose de se réfugier chez son père en cas de besoin, un original élevant des oiseaux. Kurdy, sortant du bar, découvre Stone-B qui semble craindre pour sa vie. Comme c’est lui que recherchent les quatre individus en moto, moyennant finance, Kurdy propose à Stone-B de le mettre en sécurité chez Winston. Mais tante Martha, que toute cette agitation affole, craignant pour la santé de son adorable petit Jérémiah, dévoile la planque de Kurdy à Montana (ce qui est très vilain !).
      Ce dernier noue une alliance objective avec les motards et, à plusieurs, ils encerclent la ferme de Winston pour se débarrasser définitivement qui de Stone-B, qui de Kurdy. Jérémiah, mis au courant de la situation par Daisy et Winston, vole au secours de son ami. Les assaillants sont tous, les uns après les autres, éliminés, sauf Montana, qui menace le groupe avec une grenade. En explosant elle  atteint principalement Daisy, donnant la chance de sa vie à Winston. Amputée de ses deux jambes, Daisy sera désormais sur pied d’égalité avec Winston ! Quant à Stone-B, fidèle à sa personnalité, il trahit Kurdy en s’enfuyant, mais pas Jérémiah qui lui fera payer au double tout ce dérangement autour de sa personne.
      Vol. 18 : Ave Caesar, Dupuis éd., 2003, coll. «Repérages» 1 vol. cartonné, in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 1995
      Un tyran mégalomane à la cervelle d’oiseau, passionné par la Rome antique, se sert de son jouet, un tank récupéré d’avant la catastrophe, pour bombarder le bourg aux mains de la milice locale, situé en contrebas d’une falaise. Jérémy et Kurdy que le hasard maladroit (et l’auteur) fait s’engager dans les troupes pseudo-romaines de Caesar, grippent une machine si bien huilée. S’appuyant sur Ogilvy, un des miliciens capturés, ils organisent la révolte. Pendant que Kurdy s’échappe, minant le terrain, Jérémiah réussit à faire basculer le tank au-dessus de la falaise. Caesar est éliminé, le bourg respire à nouveau (sous la coupe des miliciens), Kurdy et Jérémiah, sans illusion, reprennent leur route.
      Vol. 19 : Zone frontière, Dupuis éd., 1996, 1 vol. cartonné, in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 1996
      Jérémiah, toujours à la recherche de Léna, aboutit dans une zone frontière où s’est produit un massacre. La bande de Don, un shérif ambitieux qui brigue le pouvoir municipal, a capturé un étrange individu (un extraterrestre) dont il espère tirer un bon prix. Pendant que Lena travaille pour le proxénète Jack, ami de Scott, le bras droit de Don, Jérémiah explore la ville, à sa recherche. Des morts mystérieuses dressent tous ces personnages les uns contre les autres. Scott, en dépit de l’hostilité de son patron envers son projet, ne veut pas lâcher sa proie. Le mystérieux captif appelle ses amis à son secours. Décidé à rester le patron, Don s’emporte contre Scott. Les deux bandes rivales s’entretuent dans un no’mans land, une zone industrielle pourrie. Scott garde Léna en otage pour apprendre à Jack à ne pas le  trahir auprès de Don. Heureusement, Jérémiah et Kurdy, avec l’aide involontaire des aliens qui libèrent leur ami en faisant le vide autour d’eux, récupèrent Léna. Celle-ci, devenue maman, refusera définitivement de suivre Jérémiah pour ne pas encombrer inutilement un héros sombre et tourmenté.
      Vol. 20 : Mercenaires, Dupuis éd., 2003, coll. «Repérages» 1 vol. cartonné, in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 1997
      Dans les mines de Sears et Com au fond du désert, Meredith, le chef de chantier, a monté une étonnante opération. A l’insu des services de sécurité commandés par Pierce, sachant qu’au bout de l’un des tunnels se trouvait une chambre-forte contenant des centaines d’œuvres d’art mises en sécurité avant la catastrophe, il a décidé de récupérer ces richesses à son compte. Assurant la liaison avec une horde de mercenaires qui utilise des jeeps et des éléphants cuirassés, Argus MacSpoon s’est infiltré dans le camp sous les oripeaux d’un prêcheur. Jérémiah et Kurdy qui l’ont accompagné, sans connaître sa véritable identité, apprennent par hasard le secret de Meredith en lisant le dossier subtilisé maladroitement par le jeune Romeus, plus mort que vif. Pendant que Jeremiah, répondant à sa nature scoute et tout en prenant de grands risques prévient Pierce, Kurdy sauve la vie à Olga, une plantureuse et sympathique hôtesse de bar. La horde des mercenaires tombera dans un piège électrifié avec ses chars d’assaut blindés. Meredith se suicidera malencontreusement ce qui, une fois de plus, incitera Jérémiah et Kurdy à conseiller la prudence à Pierce dans sa recherche de la vérité, le mal étendant ses tentacules partout où cela est possible.
      Vol. 21 : le Cousin Lindford, Dupuis éd., 2003, coll. «Repérages » 1 vol. cartonné, in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 1998
      Des cobayes humains s’échappent du laboratoire scientifique du docteur Manghel (Mengele ?) où l’on pratique le clonage humain. Ceci contrarie beaucoup le sénateur Kern qui, avec Manghel, partait pour prendre le train du progrès. Ordre est donné d’éliminer ces sous-produits malheureux et témoins gênants. Comme Manghel entretient une horde de tueurs, avec l’appui du chef de la police locale acheté par Kern, cela ne devrait pas être si difficile. C’était sans compter sur la présence de Jérémiah et Kurdy qui se trouvent mêlés aux événements à leur corps défendant comme d’habitude, avec, à leurs trousses, différents individus, dont une vielle connaissance, Stonebridge, (dit Stone-B) toujours aussi vantard et énurétique, et Vince, un extraordinaire balourd aussi décérébré que les clones qu’il pourchasse. L’un de ces êtres, reconnu par sa vieille parente Tisha comme le « cousin Lindford » trouve refuge auprès d’elle, qui le cache dans des friches urbaines. Sous la conduite de nos deux héros, le cousin Lindford échappera à ses poursuivants grâce, notamment, par le revirement du chef de la police. Stonebridge, lui, aura beaucoup de mal à retenir la grenade sans goupille que Kurdy lui aura glissée dans le cou…
      Vol. 22 : le Fusil dans l’eau,  Dupuis éd., 2001, 1vol.cartonné, in-quarto, 48pl.couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 2001
      Jérémiah et Kurdy en fuite dans le bayou à cause d’une légère maladresse de la part de ce dernier, font irruption dans la famille du jeune Jason qu’ils libèrent d’un puits dans lequel il avait été enfermé. Chez lui, ils découvrent le fonctionnement d’une famille complexe où règne la loi de l’omerta, tous les ingrédients étant réunis pour que la situation dégénère.
      Marge, une mère alcoolique, castratrice, dominatrice, dévoreuse d’hommes, qui jette de suite son dévolu sur Jérémiah. Shank, l’un des fils de la maison, jaloux de sa femme Angela qui s’apprête à partir avec son frère Jason en abandonnant sa fille l’adorable petite Lizzy. Oncle Todd, qui se livre à des pratiques vaudous, la nuit, dans le bayou. Et l’inénarrable Less, le mari de Marge, odieux de lâcheté et de passivité. Cette situation si complexe explose quand se déclenche l’attaque des miliciens. Shank, ayant participé à un vol et tué l’un des convoyeurs, s’est fait voler le butin par Jason qui l’a réservé à son seul usage. Ses complices, tous miliciens véreux, ne sont pas du même avis. Ils le font savoir, de nuit, espérant récupérer l’argent et massacrer la famille de Shank. Sans la spontanéité de Lizzy qui révèle la situation à Kurdy, tout le monde aurait été éliminé. Tandis que Jérémiah sauve la vie de Lizzy et de sa mère, Kurdy poursuit Jason qui s’est approprié l’une de leurs motos. Quant à Oncle Todd, il a enfin des cadavres frais pour ses rituels. L’explication finale – une fois le drame circonscrit - entre Marge et Angela rééquilibre le rôle de chacun. Mais c’est sans regret que Jérémiah et Kurdy quittent cette famille tordue, avec une pensée émue, tout de même, pour la petite Lizzy.
      Vol. 23 : Qui est Renard Bleu ?,  Dupuis éd., 2002, coll. «Repérages » 1 vol. cartonné, in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 2002
      Jérémiah et Kurdy font la connaissance d’Angel, alias Sue Connely, agent fédéral, qui suit une piste d’enlèvement d’enfants à usage sexuel. Elle les engage pour la surveillance active du bar où est censé s’exercer le trafic. Sue a une collègue dans la place qui, sous le pseudonyme de Gazoleen, joue le rôle d’une prostituée au grand cœur qui s’amourache de Jérémiah au grand dam de Pepper, le patron. Désireux d’écarter le gêneur, celui-ci lui envoie ses sbires, qui seront tous démolis.L’arrivée du politicien local, lequel a l’habitude de « jouer » avec les enfants, déclenche l’arrestation de tous ces tristes personnages, patrons de bar véreux, maquereaux et proxénètes, souteneurs et violeurs. Il n’en reste pas moins que Gazoleen est retrouvée découpée en morceaux dans une décharge publique. Ses boucles d’oreilles étant en même temps des micro-émetteurs seront retrouvées par Sue dans les poches du manteau d’un immonde gros lard ayant l’habitude de fréquenter le bar. Sue l’exécute sans état d’âme au moment où celui-ci prend son bain relaxant.
      Vol. 24 : le Dernier diamant,  Dupuis éd., 2003, coll. «Repérages » 1 vol. cartonné, in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 2003
      Tout le monde est de retour à Langton où chacun suit sa voie. Kurdy fait la rencontre de Snow, une intellectuelle qu’il néglige au profit de Stone-B venu assister au meurtre d’une vielle dame et au vol de ses diamants.Jérémiah, comme d’habitude, aide tante Martha à la maison et boit du thé. Sa rencontre inopinée avec Glenn, un policier ivre et Violetta, sa femme mexicaine, fait basculer sa vie. Glenn, grâce à une chaînette trouvée sur les lieux du crime, a découvert que c’est Jef, son propre frère, qui en est l’auteur. Violetta demande l’aide de Jérémiah, car elle se sent menacée dans cette ville suante de racisme.
      Entre temps, le frère de Glenn, avec ses amis voyous, vient fouiller la maison du policier. Violetta les surprend. Elle se fait violer, puis assassiner. Tandis que Glenn, malgré l’horreur de la stuation, ne peut se résoudre à arrêter son frère, Stone-B, qui sait où sont les diamants, veut se les approprier. Il aura juste le temps d’en avaler un seul avant de devoir prendre la fuite. Jérémiah, bourrelé de remords de n’avoir pu rien faire pour sauver Violetta, suit Glenn au moment où il interroge Jef,  et lui sauve la vie en tuant son frère et l’un des voleurs. Lorsqu’il raconte son aventure à Kurdy, ce dernier comprend enfin les agissements de Stone-B. Il décide de récupérer le diamant ingéré en purgeant son vieil ennemi,  pendant que Jérémiah, anti-héros nauséeux, se saoûle copieusement…
      Vol. 25 : Et si un jour, la terre…, Dupuis éd., 2004, coll. «Repérages » 1 vol. in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 2004
      Jérémiah et Kurdy en panne dans un désert étrange aux formes végétales pétrifiées passent un accord avec un groupe de gens en autos blindées qui, en échange d’un service de surveillance, leur proposent de l’essence. Ayant à bord la sœur de leur chef Percy, Agatha ou Tamara selon le cas, tirée des griffes d’une secte, ils sont poursuivis par les affidés de cette dernière. Si Percy, à la santé fragile, venait à disparaître, toute la fortune irait à Agatha, et donc à la secte, ce que ne peut tolérer Feona, la compagne de Percy.Dans ce désert, toute action violente engendre une réaction de même nature de la part du paysage qui y répond par une tornade aux éclats coupants. Les poursuivants en ont déjà fait les frais puisque Jérémiah découvre leurs cadavres découpés en lamelles. Agatha profite de la situation pour s’enfuir en se mettant sous la protection de Kurdy et Jérémiah. Pierce mis hors-jeu par suite d’une attaque cérébrale, le reste du groupe entreprend d’éliminer nos héros pour récupérer Agatha. C’était sans compter sur l’astuce de Kurdy qui, à l’aide d’une grenade, réveille la colère de la nature environnante. Une tornade meurtrière s’abat sur les agresseurs et les déchiquette, permettant à Tamara/Agatha de prendre un nouveau départ, ce qui laisse à  Kurdy la charmante vision d’une jeune femme bien délurée sous son masque religieux.
      Vol. 26 : un Port dans l’ombre,  Dupuis éd., 2005, coll. «Repérages » 1 vol.cartonné,  in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 2005
      Jérémiah et Kurdy sauvent de la noyade la jeune Milova. Effarouchée et ignorante du monde, elle les emmène dans son village, un site de pêcheurs, religieux fanatiques sous l’emprise du prédicateur Jason. Peu habitués à recevoir des visites du monde extérieur ils les considèrent avec hostilité, et Milova sera punie pour avoir désobéi au « Grand Livre ».
      Les sévices corporels sont monnaie courante dans le village, dont les adolescents font régulièrement les frais. Avec l’arrivée des deux étrangers, ces derniers espèrent régler définitivement leurs comptes avec les adultes qui les empêchent de vivre.  Dérobant les armes à feu de Kurdy et Jérémiah, ils tuent tous les aînés qui ont le malheur de se mettre en travers de leur route. Les pêcheurs, abrutis et remplis de haine, en rejettent toute la responsabilité sur nos héros. Pris au piège au sommet d’une maison en construction, Jérémiah et Kurdy échapperont à la mort grâce à Milova qui leur redonne leurs pistolets confisqués par Jason. La grenade, prise à Kurdy et qui explose dans la main du jeune Ruben,  met un point définitif à la tuerie. Jérémiah et Kurdy reprendront la route, abandonnant les fanatiques à leur infortune, emmenant avec eux Milova la réprouvée,  qui se sentirait bien mieux chez tante Martha.
      Vol. 27 : Elsie et la rue, Dupuis éd., 2007, 1 vol. cartonné, in-quarto, 48pl. couleurs, BD d’expression française (Belgique)
      1 ère  parution : 2007
      Elsie, une enfant de la rue, connaît toutes les ficelles de Blitz, le marchand de chair humaine, qui exploite les enfants pour les faire voler à son profit. Aux récalcitrants, il offre «le bain », un baquet d’eau glacée ou brûlante, jusqu’à l’épuisement ou la mort. Elsie fait la connaissance de Milova, venue traîner en ville avec Jérémiah. En toute innocence, Milova chaparde un collier qui lui plaît, trouvant refuge auprès d’Elsie, avant d’être ramenée chez tante Martha par Kurdy, revenu d’une de ses expéditions  d’exploration féminine. Elsie noue connaissance avec Kurdy espérant retrouver Milova et s’en faire une bonne compagne. Plus tard, pilotée par Elsie, Milova fouille l’appartement de Blitz, le délestant de son magot, qu’elle cache chez tante Martha. Blitz, soupçonnant Elsie, remonte la piste par Kurdy qu’il capture et soumet au « bain » pour le faire parler. Elsie, affolée et coincée, prévient Jérémiah qui accourt. Blitz sera foudroyée par une balle et Kurdy tiré hors du bain. Enfin Milova, trompant les deux amis sur ses objectifs, quitte la ville en compagnie d’Elsie, qu’elle préfère.

    3. Type: livre Thème: l’entropie progresse... Auteur: Gordwainer SMITH Parution: 1961
      En ce futur incroyablement  lointain où subsistent seulement une poignée de véritables êtres humains, Paul et Virginie se rencontrent. Désireux tous deux de goûter à la vraie liberté, à la vraie vie, aux émotions inconnues, ils ont demandé aux Seigneurs de l’Instrumentalité d’être transformés en Français du temps jadis, qui vivaient à cette époque si  archaïque :
      « Je fus moi-même le premier, après seize mille ans, à coller un timbre sur une lettre. Je conduisis Virginie au premier récital de piano. L’œil collé à l’oculaire de la machine-à-voir, nous vîmes lâcher le choléra en Tasmanie, et les Tasmaniens danser dans les rues, maintenant qu’il n’était plus question de les protéger. Partout, les choses commençaient à devenir intéressantes. Partout, homme et femme travaillaient avec une volonté farouche à construire un monde plus imparfait. »
      Loin de la perfection absolue de l’Instrumentalité, ils pourront ainsi découvrir avec ivresse le sens de la peur ou de l’amour. Mais un doute subsiste : leur liberté est-elle inconditionnelle ou ce sentiment même n’a-t-il pas aussi été prévu par l’Instumentalité ? Sont-ils vraiment libres, c’est-à-dire responsables de leurs actes ou leur nouvelle personnalité est-elle aussi factice que l’ancienne ?
      Virginie se souvient d’une vieille machine capable d’opérer des prédictions, l’Abba-dingo, ordinateur ou Dieu, résidant dans les nuages, tout là-haut, au bout du boulevard Alpha Ralpha. Avec Paul, elle veut découvrir la vérité. Croisant C’Mell, la femme-chat (personnage principal dans une autre nouvelle), en compagnie de Macht , un autre homme transformé en quête de sensations fortes, ils prennent le chemin conduisant à l’Abba-dingo, la machine immortelle. Le boulevard Alpha Ralpha, construit en un matériau d’une extrême résistance et qui serpente dans le ciel sans aucun support apparent, est, lui aussi, d’une très grande ancienneté. Des signes d’usure y apparaissent parfois, comme cette brèche que les deux amants éviteront :
      « Sur la droite, le boulevard s’élevait en pente abrupte, à la manière d’une rampe. Il disparaissait dans les nuages. Juste au bord de la frange de nuages, il semblait qu’un désastre s’était produit. Je n’en étais pas absolument sûr, mais j’avais l’impression que le boulevard avait été tranché sur toute sa largeur par d’inimaginables forces. Quelque part, au-dessus des nuages, se trouvait l’Abba-dingo, l’endroit où toutes les questions recevaient une réponse… »
      Nulle part, au long de leur route, ils ne trouveront le signe de la soumission des êtres et des choses au pouvoir des Seigneurs de l’Instrumentalité, comme s’ils étaient en dehors de leur temps. Les oiseaux, par exemple, sont des vrais oiseaux, aux fonctions télépathiques si primitives que Paul et Virginie ne les comprendront pas.
      Arrivés près de l’Abba-dingo ils découvrent ça et là des squelettes blanchis pour lesquels Paul n’a pas de nom puisqu’il en ignore le concept, la mort étant absent de son champ d’expérience. Virginie, par tâtonnement, actionne la machine qui lui dit qu’elle aimera Paul durant toute sa vie, même si celle-ci s’avère être fort courte. Par contre, ce qu’ils n’arrivent pas à déchiffrer c’est que l’Abba-dingo, ancienne station météorologique prévoit également l’arrivée d’un typhon.
      Arrachée d’entre ses bras, Virginie disparaît dans la tempête. Paul aura la vie sauve grâce à C’Mell qui le ramène en sûreté. Il se rétablira par les soins d’un médecin-robot, la mémoire remise à neuf par l’Instrumentalité, ayant oublié le goût de la peur et de la mort mais avec au cœur une nostalgie secrète.
      Ce joyau littéraire s’insère dans le cycle des « Seigneurs de l’Instrumentalité ». Gordwainer Smith reprend à son compte le roman de Bernardin de Saint-Pierre, faisant de Paul et Virginie les personnages d’une superbe nouvelle dans laquelle, sous la démarche littéraire, percent les interrogations permanentes de l’homme lié à une existence qui le dépasse de toute part.

    4. Type: livre Thème: menaces et guerres nucléaires, savants fous et maîtres du monde Auteur: Henri-Jacques PROUMEN Parution: 1946
      Sir Archibald Dorchester, physicien atomiste de réputation internationale, travaille à Leipzig dans le laboratoire privé de Hugo von Hamersdorf, un Allemand, chacun en compagnie de son assistante, Colette Desaveines pour le premier et Elsa Rietenbach pour le second. Autant l’Anglais est séduisant, fair-play, noble et désintéressé, autant l’Allemand est retors, fourbe, crochu du nez et tout dévoué à la "cause" du Grand Reich. Il tente par tous les moyens d’arracher à Dorchester son secret, celui du bombardement de " l’éruptite " par les " primordions ", ce qui aboutirait à créer une explosion atomique bien plus puissante que celle d’Hiroshima.
      Par tous les moyens, par le chantage, la corruption, ou l’action d’Elsa (une espionne allemande secrètement amoureuse de Dorchester), Hugo s’acharne à obtenir les éléments qui lui permettraient de déclencher une guerre victorieuse en Europe. Dorchester feint de céder à son chantage et de vendre son secret contre de l’argent. Il travaille à " l’intégration " de la matière, soit à transformer le plomb en radium. Grâce à son appareil, " l’intégrateur ", il y parvint, mais incomplètement. Le produit final, nommé "fulgurium" par Dorchester est instable et prêt à se désintégrer spontanément sous l’action de l’énergie solaire, provoquant une explosion des millions de fois plus fortes que ne le ferait l’éruptite. Une expérience, tentée au-dessus d’une chaîne de montagnes autrichiennes avec quelques milligrammes de fulgurium, pulvérise celle-ci en une  déflagration titanesque.
      Dorchester, avec l’aide d’Edouard Guem son préparateur, effrayé par l’abominable pouvoir du produit, détruit l’intégrateur, confie le fulgurium restant (suffisant pour faire sauter la terre) à Colette,  charge pour elle de l’enterrer au fond du jardin de sa villa, en France. Il sera arrêté par les services secrets anglais, accusé de trahison et de complicité avec l’ennemi et jugé coupable d’avoir vendu le secret de l‘éruptite à l’Allemagne. C’est son vieil ami le procureur Harry Clefford qui prononcera la sentence. Dorchester ne se défend pas car son honneur lui dicte de ne pas révéler l’existence du fulgurium, même aux Anglais. Il est condamné et conduit en prison au grand désespoir de ses amis.
      Les années passent. Hausherr a accédé au pouvoir suprême et, comme Premier ministre du Reich, il prépare en secret l’invasion de l’Europe , sûr d’être victorieux, grâce à ses bombes à éruptite. Les Anglais, alertés, tentent en vain d’arracher la vérité à Dorchester en la personne de Harry qui se doute que son ancien camarade de classe cache un terrible secret. Petit à petit, et devant l’imminence d’une attaque allemande, Dorchester cède. Libéré officiellement (officieusement il est mort en prison), il se présente sous un faux nom à la villa de Colette. Celle-ci, hésitante d’abord, mais inondée de bonheur –elle est secrètement amoureuse de son maître à penser - poursuivra avec lui de nouvelles recherches sur " l’intégrateur ".
      Comment faire reculer le danger que représente l’Allemagne de Hausherr ? Dorchester ne peut toujours pas se résoudre à transformer ce pays en un désert de pierres vitrifiées avec le risque de déclencher une réaction en chaîne totale. Ce fut Colette qui lui suggère de convaincre Hausherr de l’effroyable pouvoir du fulgurium en lui envoyant un minuscule échantillon pour analyse.
      Le savant allemand ne pourra que se soumettre en constatant que ses bombes à l’éruptite ressembleraient à des pétards de feu d’artifice à côté du fulgurium. Les conditions de l’expérience sont précises : elles devront se dérouler à l’abri de la lumière. Hausherr en compagnie d’Elsa n’en fait qu’à sa tête et son obstination le perdra : une formidable explosion souffle la ville de Leipzig, ravage en un tremblement de terre dévastateur de nombreuses villes allemandes, creuse un cratère de plusieurs kilomètres dans le sol : c’est la " Brèche d’Enfer " :
      " La Grande Epouvante " se leva à Dresde, à Chemnitz, à Weimar, à Dassau, à Magdebourg, à Berlin, à l’heure même où Leipzig périssait avec toute la contrée à l’entour, non point pulvérisée, non point réduite en cendres, ni même proprement anéantie, mais strictement dématérialisée, en surface à trente kilomètres à la ronde : en profondeur à quatre kilomètres. A Berlin se fit entendre un grondement qui semblait monter des entrailles de la terre et s’amplifia en quelques secondes, comme si la foudre tombait en cent points à la fois. Puis le sol trembla, de profondes crevasses s’ouvrirent. Postdam, Charlottenburg disparurent tout entières dans un remous sans nom. Dans la banlieue méridionale de l’immense ville, trois mille maisons s’abîmèrent en un clin d’œil, dans les flammes et dans le chaos.
      L’énorme vague souterraine déferla vers le nord, bousculant tout, inclinant, comme des roseaux sous la brise, des édifices de trente étages, lézardant tous les murs, mettant à bas les maisons de construction légère, écroulant les tours et les clochers dans un inénarrable tumulte ; le fleuve, jeté en ondes écumantes hors de son lit, inonda les quais et les rues avoisinantes. Il y eut, dans l’espace de quelques secondes, des milliers de tonnes de pierres, de briques, de fer tordus, abattus sur la ville, écrasant sous les décombres les passants par milliers. "
      Dorchester, réhabilité officiellement, épouse Colette et, malgré les pressions des autorités militaires anglaises, s’empare du restant de fulgurium qu’il scelle dans du béton et de l’acier et le coule au large d’une des fosses marines du Pacifique, afin que jamais plus un produit aussi effroyable ne puisse mettre en danger la paix du globe.
      Proumen, en physicien expérimenté, dénonce, encore sous le choc de Hiroshima, la menace nucléaire. Son récit, à travers une intrigue traditionnelle largement empruntée au roman-feuilleton (les personnages sont plutôt des " types "), insiste sur une notion neuve à l’époque, celle de la dissuasion atomique ou équilibre de la terreur.

    5. Type: livre Thème: épidémies Auteur: Jérôme LEROY Parution: 2002
      " Sueur de sang pour tout le monde
      La Rouge a commencé Sa ronde

    6. Type: livre Thème: après la Bombe.., sociétés post-cataclysmiques 2 Auteur: Jerry AHERN Parution: 2002
      Vol.1: Guerre totale,  Plon éd., 1985, coll. "le Survivant", 1 vol. broché, in-12 ème , 219 pp. couverture illustrée par Pierre-Dominique Lacombe. roman d’expression anglaise (USA) (présenté conjointement avec le roman "la loi du silence ", coll. le Mercenaire N°7)
      1ère parution: 1981  titre original: Total War
      Le survivant, c’est John Thomas Rourke, agent secret américain, spécialiste du combat rapproché et des coups tordus, espion en mission au Pakistan où il apprendra que la frontière a été violée par un long convoi de camions russes qui forme les prémisses d’une guerre nucléaire. La Russie a décidé d’en finir avec les USA, malgré les mises en garde américaines.  Rourke, tout en fumant ses Marlboro préférées allumées avec son zippo préféré, défait la colonne de camions en sacrifiant des Pakistanais amis puis regagne les USA en avion. Soudain l’impensable a lieu :
      " Que personne ne regarde par les hublots! hurla Rourke. Rentrez la tête dans vos épaules et protégez vos yeux! Il venait d’apercevoir un autre éclair fluorescent à l’ouest. Le 747 venait juste de traverser le Mississipi. Un énorme champignon blanc s’était élevé dans le ciel. La ville de Saint Louis, Missouri, n’existait plus. "
      Les  USA répliquent, et c’est l’escalade:
      " L’ours ukrainien plissa douloureusement les lèvres. Los Angeles et San Francisco avaient été rayés de la carte, ainsi que toute la partie occidentale du Canada. En se détachant du continent, la Californie avait provoqué une demi-douzaine de raz-de-marée géants atteignant l’extrême pointe de l’Alaska. Les répercussions des séismes qui agitaient encore l’Ouest américain étaient susceptibles de se faire sentir jusqu’en Sibérie et jusqu’au Japon.
      Il poussa un juron. Cette série de catastrophes n’augurait rien de bon. Si jamais le socle sibérien se mettait à bouger...Il remua inconfortablement sur son siège. Son arthrose le faisait terriblement souffrir. Cent vingt millions de Soviétiques étaient morts. Des hommes, des femmes, des enfants, et le conflit armé avec la Chine était loin d’être résolu. Le Premier se leva en grimaçant de douleur. Il ne supportait plus cette lumière... "
      Grâce à la maîtrise de Thomas Rourke, l’avion atterrit sans trop de dommage dans le désert. Les passagers, désorientés, l’acceptent comme chef.  Tout ceci ne serait pas grave pour notre agent secret, s’il n’y avait son épouse très chère et ses deux fils victimes de l’apocalypse nucléaire.
      Habitant près de la ville d’Atlanta soufflée par une bombe, Sarah, en femme de tête, s’organise. Elle se décide  à gagner l’abri "là-haut" que Rourke dans sa grande prévoyance des événements politiques avait préparé pour eux "au cas où ". Elle se défait rapidement des ignobles individus qui se préparent à la violer et, à dos de cheval avec sa petite famille, se dirige vers leur havre de paix. En attendant, Rourke prend le commandement de la  troupe et avec l’aide de Rubinstein, un voyageur qui devient son bras droit, il explore les environs. En revenant vers l’avion, une mauvaise surprise les attend : une bande de Hell’s Angels, animée des pires intentions est en train de perpétrer un massacre. Rourke, qui n’a que le temps d’allumer son cigarillo préféré, fonce dans le tas avec son lieutenant :
      " Les Riders crachaient le feu sans répit. Mitraillettes Thompson, fusils à canon scié, 454 Magnum, ces salauds étaient armés comme un commando de choc. Leurs blousons de cuir noir cloutés portant des croix gammées et des têtes de mort brillaient sous la lune. Rourke crispa les doigts sur le volant. Il allait envoyer toute cette racaille en enfer, puisque c’est de là qu’ils venaient.... "  
      Ils  tuent en grande quantité des vauriens, mais les survivants s’enfuient, les lâches, après avoir éliminés tous les autres voyageurs. Rourke se promet de leur faire payer toutes leurs exactions.  Avec Rubinstein, s’étant largement approvisionnés en armes et matériel de survie dans les magasins déserts, ils traquent le reste de la bande et nettoient la terre de ces dangereux individus :
      "Rourke s’élança dans un nuage de poussière. Un type s’agenouilla devant lui et épaula, mais il lui logea une balle en plein front avant même qu’il ait ajusté son tir. Il accéléra à fond. La Harley décolla du sol. Deux choppers étaient  à ses trousses. Rourke fit pencher sa machine à gauche. Son genou érafla le sol. Il jeta son bras en arrière et vida le reste de son chargeur. L’un des choppers s’emballa brusquement et le conducteur s’envola littéralement de sa selle pour retomber sur le dos. L’autre moto lui passa dessus. La fourche se plia. La machine se cambra et le type hurla en roulant à terre. D’après la position bizarre de son corps, il devait avoir les reins brisés. "
      Il ne lui reste plus qu’à rejoindre Sarah, et, comme l’on dit en littérature, " ceci fera l’objet de nouvelles aventures …".
      Ce roman est le premier de la longue série du " Survivant ", (53 épisodes parus en France sur 62 aux USA) qui plante un décor - prétexte au défoulement, à la violence gratuite, à la navrante publicité (après avoir tué, il allume " une Marlboro", une " Lucky Strike ", etc.), flattant les instincts d’un lecteur soi- disant populaire.  Une fois ce type de récit sur fond d’apocalypse installée, il est loisible à l’auteur de le  décliner à l’infini.  Au plan de l’idéologie, le texte tient le pari que l’homme est une bête malfaisante qu’il faut anéantir. Les sentiments sont inutiles car dans la grande décomposition sociale,  seul " l’homme fort "parviendra à survivre en balayant du même coup, avec ses armes, dix mille ans de civilisation. Un exemple navrant (mais significatif) d’un genre dévoyé au service d’un but mercantile.
      Vol.02 : le cauchemar commence, Plon éd., 1985, 1 vol. broché, in-12 ème , 223 pp. couverture illustrée  
      1ère  parution: 1981; titre original : the Nightmare begins
      Pendant que Rourke et son ami Paul Rubinstein continuent à se frotter aux Devils Riders en leur faisant exploser la cervelle, Sarah, la femme de Rourke s’est mise en route pour gagner leur refuge secret, en affrontant mille dangers. Trois autres personnages font leur apparition : Varakov, le commandant en chef humaniste des forces d’invasion russes aux USA, Karamatzov, un membre du KGB, opposé à Varakov et Natalia Tiemerovna, une merveilleuse espionne russe amoureuse (dans cet épisode) du brutal Karamatzov.
      Tout ce beau monde recherche le président Chambers, dernier gouvernant américain encore valide. Rourke, dans le désert, sauvera Natalia, qui ne reste pas insensible à son charme. Au courant de la mission de Tiemerovna, Rourke décide de s’approcher lui aussi de Chambers et, pour se faire, s’associe à une vilaine bande de Bikers. En passe d’être exterminé par les Bikers, décidément en colère, Natalia appelle les troupes russes à leur secours, grâce à son émetteur secret (on n’est pas espionne pour rien !).  Le président Chambers trahi par Soames, son premier ministre, Rourke et Paul se retrouvent prisonniers aux mains de Karamatzov. Tout est-il donc perdu ? Que nenni, puisque Natalia favorise l’évasion des deux intrépides.
      Vol.03 : l’Escadron de fer, Plon éd.,1985, 1 vol. broché, in-12 ème , 218 pp. couverture illustrée.   
      1 ère parution : 1981. titre original : the Quest
      Rourke, mobilisé une fois de plus pour une mission de grande envergure, a interrompu la recherche de sa famille en vue de prendre un peu de  repos en son abri de Georgie. Mais le sort en décide autrement et il sera entraîné avec Lester, le chef de l’escadron de fer, à rechercher coûte que coûte Colfax, le seul responsable encore vivant porteur du code susceptible d’annuler l’ordre de mise à feu des missiles "Blue Day" devant anéantir la terre en cas de défaite américaine.
      Ils ne seront pas seuls sur cette affaire. Du côté des Russes,  l’on retrouve Karamatzov qui a juré de prendre sa revanche sur Rourke coupable d’avoir fait évader le président Chambers à Angleston. L’agent du KGB s’oppose aussi à son compatriote Varakov, le chargé des opérations russes aux USA,  qui avoue un faible pour la charmante espionne Tiemerovna et est presque prêt à protéger Rourke. Notre héros sera amené à se débarrasser tour à tour des Warriors détenant Colfax et sa clé de code, (sauvant du coup la terre, en toute modestie !) de Karamatzov et ses sbires, et sortira son ami Rubi du pétrin. La routine, quoi !
      Vol.04: le Cri de l’épervier, Plon éd., 1985, 1 vol. broché, in-12 ème , 220 pp. couverture illustrée.  
      1 ère  parution : 1981 . titre original : The Doomsayer  
      Rourke fait la connaissance de Sissy, une jeune archéologue qui se dirige vers la Floride pour annoncer aux autorités russes qu’une catastrophe majeure ne tardera pas à se produire : l’engloutissement de la Floride dans l’océan, les bombes ayant perturbé l’activité tectonique. Rourke l’accompagne pour la protéger. Natalia, envoyé en Floride par Varakov afin de rapporter les preuves de l’existence de camps d’extermination sous autorité cubaine,  Brechnenko lui expédie Ermanski , un tueur du KGB. Rubi, lui, est acheminé dans un de ces camps d’extermination.  Comme il est juif, il espère au moins y rencontrer son père. Il était donc fatal que tout ce beau monde se retrouvât, au détriment des uns (les tueurs), et à l’avantage des autres (les bons). Le tout sous forme d’apocalypse à l’échelle dix sur l’échelle de Richter.
      Vol. 05: le Piège, Plon éd., 1985, 1 vol. broché, in-12 ème , 212 pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution : 1983 , titre original : The Web
      Rourke, toujours à  la recherche de sa femme, rencontre un petit groupe d’individus qui se rendent à Saint-Cosa, la ville sainte des " Maîtres du 7ème  Ange ", pour y faire leurs dévotions.  Les obstacles sont nombreux jusque-là, surtout sous la forme de " Punks warriors " déchaînés qui veulent à tout prix les réduire en bouillie (ou leur couper la tête). Rourke met bon ordre à cela et,  subodorant la méchanceté des " Anges " - qui gravent le chiffre 666 sur ceux qu’ils n’aiment pas -, décide d’accompagner ses nouveaux amis.  
      C’est là qu’il tombe dans le piège, car Saint-Cosa est un mouroir dans lequel Gad, le " Maître Suprême ", trahissant à la fois les bolcheviques et ses protégés abrutis par la drogue, envisage un suicide collectif à la " Guyana ".Rourke s’en sort à la dernière extrémité et avec l’aide désintéressée d’une petite punkette droguée mais gentille, décime les "Anges" en leur faisant boire leur propre cocktail, libère la masse des pauvres abrutis, avertit les Américains réguliers de Chambers (qui font pression sur les Russes), tout cela, sans manger, sans fumer et sans boire (c’est vrai qu’il se drogue un tout petit peu pour tenir le coup…)  Quel homme !
      Vol.06 : les Hommes-jaguars, Plon éd , 1986, 1 vol. broché, in-12 ème , 221pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution :1983, titre original : the savage horde
      Etat des lieux : " la guerre nucléaire qui avait opposé les USA et l’URSS avait fait soixante-quinze millions de victimes sur le territoire américain en l’espace de quelques heures.Washington, New - York, l’état du Mississipi, de l’Arkansas , les villes d’Atlanta, de Saint-Louis, parmi tant d’autres, n’étaient plus que des déserts nucléaires. La faille de San-Andréas, violemment secouée par les bombardements qui avaient rasé Los Angeles, avait cédé et toute la presqu’île de Californie avait sombré dans le Pacifique. Les raz de marée qui s’en étaient suivis avaient dévasté les côtes jusque dans le golfe de l’Alaska. L’Armée rouge avait débarqué dans les zones non touchées par les radiations et Chicago était aujourd’hui le quartier général des troupes d’occupation.
      Même si les missiles américains avaient causé d’énormes dommages et fait plus de cent trente millions de victimes en Moscou et le Kamtchatka, les Soviétiques avaient une réserve de soldats leur permettant de contrôler le nord-est et le midwest. La résistance américaine, tout d’abord dispersée et chaotique, s’était peu à peu organisée. Les paramilitaires avaient repoussé l’Armée rouge qui tentait de prendre le Texas, s’opposant également à des hordes de Hell’s Riders soudoyés par les Russes "
      Lu au détour des pages :
      " Rourke ouvrit un coffret de cuir dont il tira le joyau de sa collection : un Custom TZ 75 modifié signé de la main du maître armurier Bob Cogan. Le lieutenant en resta muet. Quand l’arme devenait une œuvre d’art, l’acte de tuer pouvait prendre la dimension d’un tableau de maître. Un type qui avait assez de feeling et de sensibilité pour manier un TZ 45 revu et corrigé par Maître Cogan faisait d’un simple meurtre une création artistique. "
      Vol.07 : le Prophète, Plon éd.,1986,  1 vol. broché, in-12 ème , 215 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1984 , titre original : The Prophet
      Le Dr John Rourke, (car il est aussi médecin, le saviez-vous?), expert en survivalisme, vit une aventure en famille pour ainsi dire, avec Natalia et Paul. Réquisitionné par Cole – un militaire qui ne lui revient pas – Rourke est embarqué dans un sous-marin à la recherche de six missiles encore opérationnels dans l’arrière-pays californien. Pour ceci, il faut échapper aux " Wildmen " qui infestent la région,  et à leur chef, Otis le prophète, intelligent mais dégénéré, dont la passion est de mettre les gens en croix. Cole le traître s’allie avec Otis. Rourke délivre ses amis, fait beaucoup de morts, débranche in - extremis un missile sur le point de partir, sabote ceux qui restent, tue Otis et Cole, soigne Natalia – ils sont presque sur le point de coucher ensemble ces deux-là ! -, manque de peu Sarah. Celle-ci sait désormais qu’il est vivant. Ouf ! On avance !
      Lu au détour des pages :
      " Ca courait là-dessous, dans tous les sens. Il ne voyait que de minuscules formes, pas les visages. Et c’était tant mieux. Qu’auraient-elles pu refléter, ces faces primaires, sinon la bestialité, la négation de milliers d’années de civilisation, la stupidité qui avait amené l’homme à s’auto-détruire. "
      Vol.08 : Kamikazes, Plon éd., 1986,  1 vol. broché, in-12 ème , 214 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1984, titre original : Earth fire
      Le commandant Piatokov attaque avec des hélicoptères le Collège Partson, transformé en hôpital dans le but d’en éliminer tous les blessés.  Suite à cette exaction, Rourke a pour mission  d’entraîner une équipe de saboteurs afin d’en faire baver aux Russes en détruisant leur base d’hélicoptères, près de Chicago. Mission périlleuse puisque d’emblée trois de ses amis sont faits prisonniers.  Varakov, de son côté, incite Natalia à retrouver Rourke pour qu’il l’aide à tirer un VIP américain,  dont il a un urgent besoin,  des griffes du KGB. Natalia se met en chasse.
      Elle ramène Paul et Rourke après leur action d’éclat, devant Varakov. Ils acceptent l’offre de Varakov et les voilà partis , munis de faux papiers et en uniforme russe pour le pénitencier d’Etat de l’Ohio d’où ils tireront l’homme souhaité par Varakov, à l’état de légume, hélas ! Pas de chance !
      Vol.09 : Enfer cannibale, Plon éd.,1986, 1 vol. broché, in-12 ème , 217 pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution : 1985 titre original :  The Awakening
      Le président Chambers confie à Rourke la mission de retrouver Grahame, ancien responsable des vols spatiaux, seul apte à veiller sur la survie de trois astronautes congelés là-haut avant la guerre finale. Celui-ce se cacherait dans les Monts Sangre de Christo au Colorado. Accompagné par Flaherty, anthropologue spécialiste en cannibalisme, Rourke se met en chasse. Comme à son habitude, avant de dénicher la cachette de Grahame il lui faut en découdre avec des Punks Warriors particulièrement odieux et des agents du KGB lancés eux - aussi sur la piste de Grahame. Finalement, ils se font capturer par les cannibales dont le chef est – ô surprise- Grahame lui-même. Ce fait n’étant pas inconnu de Chambers, voilà pourquoi celui-ci a tenu que Flaherty mette sa science cannibalistique au service de Rourke.  
      En attendant, elle ne lui sert pas à grand’chose puisqu’il est en passe d’être boulotté par les dits cannibales. Heureusement Rourke en compagnie d’une bande de jeunes (qui en veulent terriblement aux mangeurs de viande humaine car ils ont avalé leurs parents sans assaisonnement préalable) parvient à délivrer Flaherty presque cuit à point.
      Grahame, kidnappé par Ligarev du KGB, mourra d’une balle bien placée et Ligarev d’épuisement, dans le désert. C’est vraiment trop bête pour les trois cosmonautes qui jamais plus ne se réveilleront…
      Vol. 10 : Pulsions de mort, Plon éd., 1986, 1 vol. broché, in—12 ème , 221 pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution : 1985   titre original : The Reprisal  
      Rourke fonce à corps perdu vers les Monts Ozark en Louisiane. Pour essayer d’avertir le président Chambers d’un plan machiavélique mis en place par les Russes du KGB. Ils viennent de mettre au point l’arme bactériologique ultime le rétrovirus ARN32 qui, au bout d’un court temps d’incubation, rend ses victimes ultra-violentes et ultra-résistantes.  Seul le feu peut les détruire. Golkov, le patron du KGB en Amérique s’apprête à échanger la propre fille de Chambers contre un agent secret russe. Pure mise en scène, puisque l’objectif est de détruire le haut - commandement US, Evelyn, la fille de Chambers ayant été contaminé volontairement par l’ARN32.
      Rourke, héroïquement, ayant vécu les ravages provoqués par ces mutants quasi-indestructibles, luttera non seulement contre les Russes mais également contre Chambers qui ne veut rien entendre ni comprendre. Heureusement, avec l’aide de Morrisson , un agent secret du FBI moins buté que les autres, Rourke arrive à temps pour enflammer Evelyn devant son père effondré (au sens réel puisque sa fille lui a envoyé une claque qui l’a étalé à cinq mètres de là !) Quel monde que ce monde post-cataclysmique !
      Vol. 11 : Terreur sous Manhattan, Plon éd., 1987, 1 vol. broché, in-12 ème , 217 pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution : 1985
      John Rourke est envoyé par Chambers, appuyé par Frank Milano, le chef de la " Death patrol " pour une mission - suicide : retrouver sous les décombres et gravats de l’île de Manhattan les documents d’une arme puissante qui dorment dans le coffre d’une ancienne banque, au centre de Manhattan. L’île n’est plus qu’un pourrissoir :
      " Central Park, enserré entre la Cinquième et la Huitième avenue, n’était plus qu’une terre brûlée, dévastée, puant la charogne. Des millions de New-Yorkais, fauchés par le souffle nucléaire, achevaient d’y pourrir sous un ciel dégoulinant de feu. Enclos entre l’Hudson et l’East River, l’île de Manhattan  abritait l’un des plus colossaux charniers humains. Un cimetière, gigantesque fosse commune, où Rourke s’apprêtait à débarquer. Le chalutier glissa sur l’ancien tunnel de Brooklyn qui s’était effondré sous l’impact de la déflagration nucléaire, engloutissant des centaines d’automobilistes. "
      Les Russes font fouiller les gravats pour y piller les restes utilisables. La radioactivité y stagne encore à un niveau létal, et Rourke n’a que trois jours pour mener sa mission à bien, un sous-marin avec à son bord Milano et son équipe devant le récupérer le long des quais de l’Hudson River. Pour y arriver, un seul moyen : se faire capturer par les Russes, et, grâce à Djenikidze , un agent double, se faire envoyer à Manhattan par Golkov, l’ennemi personnel de Rourke, pour y pourrir.
      John, entre les mains de Golkov, manque de périr. A l’extrême fin, Djenikidze parvient à l’envoyer à Manhattan où il est immédiatement pris en grippe par Gregor Poutzek, une brute sadique dont il jurera la mort. En s’appuyant sur Fergusson , un contact new-yorkais, et guidé par Carol, une jeune irradiée, Rourke traverse l’horreur du sous-sol de  Manhattan où vit encore une population de rescapés, plus proches de la bête que de l’homme. Parvenant à s’emparer des documents grâce à quelques bagnards qui lui prêtent main-forte, il est finalement récupéré par le sous-marin  non sans qu’il ait pu régler son compte à Gregor.
      Une fois n’est pas coutume, " Terreur sous Manhattan " est un bon roman, au récit bien ficelé, à l’intrigue sans faille , contenant une description réaliste des ruines de New –York. Comme quoi, quand on veut…
      Vol.12 : les Damnés, Plon éd., 1985,  1 vol. broché, in-12 ème , 217pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985 titre original : the Rebellion
      Rourke est entraîné par ses deux amis Moherty et Milano à avertir Quillian, leur ancien patron au Viet-Nam. Celui-ci, après la catastrophe,  a monté une ville à lui, Wapiti Town,  en plein dans le parc de Yellowstone.  Il se prend pour le roi Salomon, devenu chef charismatique. Chambers a décidé, devant la mégalomanie du personnage, de bombarder son territoire. Les amis de Rourke font donc l’impossible pour lui éviter ce triste sort.  Ce qu’ils ne savent pas, c’est que Quillian est un atroce tortionnaire qui enlève des femmes pour les mettre dans une sorte de gynécée avec pouponnière à la clef. Grâce à Rourke, ils s’en sortiront  sans trop de dommage lorsque Quillian, finalement, les torture. Wapiti Town partira en fumée et Quillian en cours martiale.
      Vol.13:  Sierra Commando, Plon éd., 1987, 1 vol. broché, in-12 ème , 220 pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution : 1987 titre original : The Terror
      Rourke accompagne le commandant Asher à Tuxpan sur l’ordre de Chambers. Ils y doivent intercepter une transaction faite entre Mexicains collaborateurs et russes ; à savoir,  une série de camions transportant des missiles sol-air.  Le chemin sera pavé de cadavres, Asher ayant à se battre contre les Mexs dévoyés et les Russes ayant eu vent de l’affaire. Pour corser le tout,  un cyclone inattendu souffle sur la région. En dépit de cela et contre tous, Asher et Rourke mènent leur mission avec brio et livrent la marchandise à Tampico profitant de leur passage pour démolir le portrait à Miranda, une maoïste notoire. Sacré Rourke !
      Vol.14 : Assaut, Plon éd., 1987, 1 vol. broché, in-12 ème , 217 pp.- à partir du N° 14 (le titre original n’est plus mentionné) couverture illustrée.
      1ère  parution : 1987
      Rourke est associé au nettoyage d’une ville américaine, Victoria, lieu de rassemblement de milliers de Punks-Warriors. Croyant avoir affaire à une promenade sentimentale, le commandant Brady, un " red neck ", s’est mis le doigt dans l’œil.
      Les Warriors apparaissent comme une colonne avancée des Russes, d’ailleurs commandés par un véritable chef de guerre, Buffalo Syrius. Rourke, infiltré dans les rangs ennemis pour tâter le terrain, s’y fait une connaissance warrior, Stevie, qu’il ramène dans le droit chemin.  Quant aux autres, avec l’appui tactique de Moherty, l’as de l’apache volant qui se croit encore au Viet-Nam, ils sont transformés en purée à roquettes. Merci les militaires !
      Vol.15 : La Nuit des saboteurs, Plon éd.,1987,  1 vol. broché , in-12 ème , 217 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1987
      Rourke, avec son ami Mats Cory et ses hommes, nettoie la ville de Viksburg de l’emprise des agioteurs, prévaricateurs axés sur la personne du " Boogeyman ", un truand local soutenu par des traîtres du propre camp de Mats et des agents russes infiltrés.  Après avoir mis bon ordre à tout cela, le président Chambers, l’envoie dans une mission extrêmement périlleuse. Avec son ami Moherty, le pilote d’hélico, son ami Morrisson et sa " Death patrol ", ils s’embarquent à destination de Cuba dans la Baie des cochons (revanche, quand tu nous tiens !) pour y plastiquer "l’Académie de Castro " qui fabrique des infiltrés partout aux USA. Aidés en cela par un temps épouvantable, ils ressortent indemnes de l’épreuve tout en laissant nombre des leurs sur un terrain arrosé de napalm par les Cubains.
      Vol.16 : Haute Trahison, Plon éd., 1987,  1 vol. Broché,  in-12 ème , 217 pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution : 1985
      Une nouvelle mission pour Rourke, qui a pour tâche de rapporter les preuves photographiques d’un complot militaire visant à l’élimination physique du président Chambers. Le cœur de la sédition est le commandant Hartfield et un quarteron de suiveurs tous hauts gradés,  de Green House Creek. La bande de Hartfield doit se réunir à Ely, petite bourgade tranquille du Middle West, jusqu’ici épargnée par les fléaux.
      Ils la mettent en coupe réglée afin d’y accueillir en toute tranquillité un général russe, Golkov (tiens ! tiens ! une vieille connaissance) qui trahit, lui aussi, de son côté. Rourke s’est adjoint les services de Boyle, ancien photographe célèbre et actuel alcoolique. Comment déloger Hartfield ?
      En toute simplicité,  avec l’aide providentielle de Maderos, général en chef d’une troupe de Mexicains quelque peu perturbée par le passage de la soldatesque ennemie. Avec un mépris total de la mort, ils attaquent la bourgade pendant que Boyle prend les photos qui serviront de preuve. Le traître s’échappe par la voie des airs. Qu’à cela ne tienne, Rourke le rejoindra dans sa tanière, à Grand Junction, ville sans foi ni loi, opérant avec l’appui d’un " dormant " de Chambers. Finalement, grâce à son action (et aux photos), la  brochette sera arrêtée par les services spéciaux du président et passé par les armes. Non mais !
      Lu au détour des pages:
      Hartfield le coupa en grommelant :
      - Morrisson n’est pas une pédale, et il a du monde derrière lui ; Asher et ses Marines ne fréquentent pas la sortie des écoles ; Milano a des commandos aux poils hérissés, ce ne sont pas des mauviettes. C’est fini le temps, Anderson, où le simple fait de traiter un mec de pédé ou de nègre en faisait automatiquement une merde. On n’a plus le privilège des couilles, général !
      Vol.17  : la Traque sauvage, Presses de la Cité éd., 1988,  1 vol. broché  in-12 ème , 213 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Rourke, toujours à la recherche de sa femme et de ses enfants se rend dans un camp de réfugiés pour y rencontrer Tom Ocknay, une ancienne connaissance de sa femme qui pourrait l’aider sans ses investigations. Il est traqué sans pitié par Nad Kotchef, un tueur du KGB qui a décidé de sa mort. Celui-ci enlève Ocknay. Rourke n’a plus le choix, il doit piéger Kotchef avec l’aide de Suprême Coyotte, un Hell’s Angel , ce qui l’entraîne jusqu’à Cincinnati.  Bien près de tomber sous les griffes de Kotchef, Rourke parvient finalement à libérer Ocknay, à enlever à son tour le tueur russe et, en passant, à débusquer une taupe des Russes au service radio de Green House Creeks, le tout sur fond de décor cataclysmique.
      Vol.18 : les Maîtres de Guerre, Presses de la Cité éd., 1988,  1 vol. broché in-12 ème , 219 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Rourke, une fois de plus, est de la partie. En route vers le Canada dans la région d’Ottawa, avec son équipe de tueurs. Direction, en plein dans la gueule du loup, c’est-à-dire l’île Vierge, pour rapporter un ordinateur en pièces détachées, ses bandes magnétiques et son professeur servant, Beckmann, avec en prime,  des hordes de Russes et un coin infesté par le choléra.  En y ajoutant une pincée de Canadiens redevenus tribaux avec leur curieux rite du sang (un mort pour un mort), d’autres Canadiens zombies et anthropophages, l’on comprendra que notre héros va se fatiguer.
      Il réussira pourtant (peut-il en être autrement ?) sa mission, appuyé par la sauvagerie d’Ollie, il laissera derrière lui un nombre  impressionnant de morts, hachés menus. Et tout cela pour rien, ou  presque,  car l’ordinateur est hors d’usage. De retour sous un déluge de balles et avec quelques morts dans leurs rangs, les membres de la Death Patrol se rendront sur le champ disponibles pour de nouvelles et merveilleuses aventures au pays de l’Amérique post-nucléaire.
      Vol.19: la Balade des Tortionnaires,  Presses de la Cité éd., 1988,  1 vol. broché,  in-12 ème , 213 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Deux clans d’affreux vilains se partagent la ville et la région de Foxton, mettant à mort quiconque s’y aventure (surtout les femmes…) Rourke, rescapé miraculeux d’un accident d’hélicoptère, prend fait et cause pour Joé Nevada, un noir, à qui on a enlevé sa fille, Clara. En compagnie de Crub, ancien forgeron et montagne de muscles, ils s’aventurent dans Foxton dans l’intention de la tirer des griffes de "Karga", alias Anderson, un ancien du Viet-Nam, psychopathe patenté,  qui se prend pour un serviteur de Satan. L’autre personnage, sympathique, est Howard, ancien repris de justice et maître de Foxton. Rourke découvre un trafic de drogue s’opérant en liaison avec Green-House Creek. Sans le savoir, Rourke  vient d’interférer avec une opération commando mise au point par son chef et ami Morrisson, afin de faire passer dans le camp des USA libre le général russe Tchébrikov.
      Hélas ! Tchébrikov pense la même chose par rapport à Morrisson en s’étant appuyé sur le camp de Karga. La présence de Rourke est bénéfique : elle permet d’éviter à Morrisson la captivité chez les Russes, d’amener Tchébrikov à Green-House Creek,  de faire se battre entre eux les deux clans (élimination naturelle) et, incidemment,… de délivrer une trentaine de femmes, dont Clara.
      Vol.20: Massacre en Eaux Troubles, Presses de la Cité,1988,  1 vol. broché, in-12 ème , 222 pp.  couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Un avion de tourisme en provenance de Cuba s’écrase dans les marais des Everglades avec à son bord des Russes accompagnant le professeur Tacek, savant réputé. Pour se mettre en sécurité, ils comptent gagner Miami avec l’aide forcé d’un  Américain, Mallow, le seul à pouvoir dire à Rourke où se trouve Sarah et les enfants. Rourke s’est décidé à rencontrer Mallow. Avec l’appui de Coen, un autre combattant de Chambers, il est parachuté au centre du cloaque qu’est devenu la ville de Miami. Ce qui aurait pu être une promenade de santé se révèlera extrêmement périlleux.
      La ville est aux mains de Cujo, un truand notoire qui pactise avec les Russes, et qui se sent pousser des ailes. Non seulement il a décidé de se libérer de la tutelle de Green-House Creek mais il tient aussi à régler un vieux compte avec Coen, et donc avec Rourke. Manquant de peu d’être tués dans l’engagement, nos deux héros s’en sortent grâce à Butley, chef du poste avancé de Floride qui sollicite le bombardement de Miami par les batteries marines de l’amiral Latimer. Le destroyer de Latimer anéantit l’insurrection sous un déluge de feu, alors que Cujo prend le large pour se réfugier dans les Everglades.
      Poursuivi en hélicoptère, il sert de nourriture aux poissons, pendant que Rourke et Coen, avant de fraterniser avec Mallow retrouvé (quelle chance !) en profitent pour annihiler au passage, à la roquette,  toute une tribu de "Birmans " qui était vraiment trop méchante.
      Vol.21: Carnage sous les Tropiques, Presses de la Cité, 1989,  1 vol. broché,  in-12 ème , 222 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      John Rourke, déjà sur place à Haïti,  attend les membres du commando de la "Death Patrol" qu’il a pour mission de guider vers le laboratoire ultra - moderne des Russes. C’est là que se concocte la nouvelle arme bactériologique devant mettre les USA à genoux, c’est-à-dire ce qui subsiste des USA. L’île est hantée par de féroces zombis, êtres détraqués et cannibales, alliés objectifs des hommes du commandant Rykov chargés d’arrêter les Américains. Alors que les combats se déroulent, Mikhaïlov, le chef de la base russe espère sauver ses expériences en les faisant enlever par hélicoptère. Ce dernier est immédiatement abattu et les microbes pathogènes se perdent dans la mer. Le commando de Rourke se replie, poursuivi par Rykov. Ils arrivent finalement à avoir raison du Russe en laissant nombre des leurs sur le terrain. Encore une belle action de type Rambo pour Rourke !
      Vol.22 : Nuit Barbare, Presses de la Cité éd., 1988, 1 vol. broché in-12 ème , 214 pp. couverture illustrée.   
      1ère  parution : 1985
      En zone occupée par les Soviétiques, Rourke rejoint Buffalo Creek à Harrisburg avec son équipe composée de Jack, le macrocéphale, l’ancien boxeur Join, et Cindia la pleutre. Le groupe est missionné par Chambers pour tourner un film sur les conditions d’existence des Américains en zone rouge. Rourke, lui,  veut retrouver sa famille qui, dit-on, s’étiole dans un camp de travail à Harrisburg. Pour atteindre leurs objectifs respectifs, il leur faut traverser plusieurs quartiers nettement  délimités et tous remplis de fauves humains que les Russes laissent végéter là.
      Il y a l’empire de Marc Ferrer, un ancien syndicaliste jaune, maintenant chef de bande redouté ; celui des chicanos qui tuent comme ils respirent, celui des morts-vivants, lamentables déchets de la guerre nucléaire et zombis cannibales. L’entreprise est risquée et, hormis Jack et Rourke, le reste du groupe y laisse sa peau.
      Donc John s’infiltre dans le camp, se déguise en sentinelle russe. Mais le général Koutzov et le colonel Rakosi ont vent de sa venue. Ils espèrent le piéger en servant de sa femme Sarah comme appât. Déjà Rourke a pu délivrer ses deux enfants, Michael et Ann, mis en sécurité auprès de Jack et de Clems, un Noir athlétique violemment anti-soviétique. John arrive même à arracher Sarah des griffes ennemies. Les Soviétiques, fous de rage, barrent toutes les issues de la ville. Alors que la famille de Rourke parvient à s’échapper en compagnie de Jack, Rakosi est tué par Clems et John, éjecté du véhicule subit un traumatisme qui le rend momentanément amnésique. Qui est-il et que fait-il là ? Vivant d’expédients et caché, il recouvre peu à peu son identité alors que les siens ont disparu. Se retrouveront-ils un jour ? telle est la question.
      Vol.23 : Apocalypse Bay, Presses de la Cité éd., 1989, 1 vol. broché,  in-12 ème , 214 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Beaucoup de monde dans cet épisode. Tout d’abord, Paterson, un ancien de la CIA que Chambers envoie dans la baie de Cheesepeake convertir, avec une bande de durs, Rakosi,  (est-ce le même qui a été tué dans l’épisode précédent ?) un colonel russe rebelle, qui aurait tout intérêt à basculer à l’Ouest. Puis Rourke, qui a échappé à Rakosi après l’explosion de la ville de Harrisburg, qui a reperdu sa femme et son gosse, qui a croisé la route de Sandra, une gentille " punkette ", puis celle de Rakosi, puis celle de Paterson. Enfin, une lamproie géante qui hante la baie, certainement un produit mutant de la guerre, et qui gobe les valeureux guerriers comme des cachous.
      Le combat prend fin lorsque Rakosi est capturé par les Américains, la lamproie géante tuée par Rourke mais non sans mal puisque, à cause d’elle, Paterson est mort, Sandra amputée des deux jambes et Rourke sur un lit d’hôpital à Green-House Creek, sans qu’il ait pu convaincre Chambers de l’existence du monstre. Il est de ces jours où il vaut mieux rester couché !
      Vol.24 : le Tueur du Désert, Presses de la Cité éd.1989, 1 vol.broché  in-12 ème , 214 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Le président Chambers s’est fait enlever par Moreno, son garde du corps mais aussi un tueur psychopathe. Celui-ci a, déjà tout jeune, assassiné sa famille. Il voulait démontrer à Chambers son innocence et, dans sa folie, l’amener sur les lieux de son crime, à Farmington, en plein désert.
      Branle-bas de combat à  Green House Park. Rourke est mandé et mis sur le coup. Alors que Morrisson, avec la "Death patrol" contrôle le général putschiste Gallaway, alors que Moherty meurt dans le désert tué par une flèche de punk-warrior, Rourke qui, par déduction, est arrivé à Farmington,  doit affronter en combat singulier un champion des Navajos lesquels ont réoccupé la ville en tribu. Rourke sort vainqueur de ce combat, élimine de justesse Moreno, ramène Chambers à son Q.G. Mission accomplie !
      Vol.25 : les Chiens du Diable, Presses de la Cité éd.,1989, 1 vol. broché, in-12 ème , 215 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Dans le cadre présidentiel de Green House Park, Ollie West venu rendre visite à mama Rosa, mère maquerelle, constata in petto la mort violente de la susdite ainsi que de toutes les autres dames. Et les crimes de perdurer, perpétrés par des sauvages qui ont le symbole du diable (666) gravé sur leur main.  
      Toutes ces actions visent Morrisson, le chef de la sécurité de Green House Park, l’ami de Rourke . Dare-dare, celui-ci enquête de son côté avec West, flairant une piste à la Nouvelle-Orléans.  Toutes les enquêtes et contre - enquêtes conduisent vers deux personnages hauts en couleur : le révérend Moore, un repris de justice qui se prend pour le diable en personne et le Général Stayton qui souhaite ardemment devenir calife à la place du calife, en détrônant le président Chambers. Rourke et Morrisson y mettent bon ordre, l’un en éparpillant Moore aux quatre vents, l’autre en tranchant dans le vif du sujet la tête de Stayton afin que le complot cesse faute de comploteurs.
      Lu au cours des pages :
      " Il (= West) n’avait jamais fait de différence notable entre une bête et un homme , à la différence près qu’un homme avait des droits constitutionnels et qu’il fallait les lui lire si le fumier était pris la main dans le sac. Les bêtes étaient différentes. On en faisait des vêtements, des sacs à main, des bottes, des portefeuilles…bref,  elles n’émargeaient pas au même registre. On n’avait pas, en effet, l’habitude de fabriquer des valises avec la peau de Portoricain ou de protestant anglo-saxon. "
      Vol.26 : les Rebelles,  Presses de la Cité  éd.,1989, 1 vol. broché, in-12 ème , 222 pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution : 1985
      Rourke est délégué pour rencontrer le commandant Clarke, franc-tireur rebelle qui rend la vie dure aux Russes dans la région de Hannibal, Missouri. Il suit la piste de Mc Divott, l’adjoint de Clarke qui traite avec les deux chefs de bande régnant sur Hannibal, pour un réapprovisionnement en armes. Mais Arpatov, le colonel psychopathe russe est aussi sur la piste de l’Américain rebelle dans le dessein de l’anéantir.
      En un premier temps, Rourke assiste à une sorte de révolution de palais : les deux chefs de gang se sont entretués. Divott, qu’il somme de le conduire vers Clarke, l’abandonne dans la montagne car ce dernier n’est pas sûr de la probité de notre héros. Le maître en survivalisme retrouve tout seul la piste du camp où il sera accueilli avec méfiance.
      Le commandant rebelle se prenant pour Dieu le Père envisage avec répugnance de rejoindre le giron de Green-House Creek. Arbatov découvre le camp. Les deux stratèges se livrent à un combat sans merci, à coups de roquettes d’hélicoptères et s’anéantissent mutuellement. Dommage ! Rourke tire son épingle du jeu : en peut-il être autrement puisqu’il est " le Survivant " ?
      Vol.27 : les hommes du Klan,  Vaugirard  éd.,1989, 1 vol. broché, in-12 ème , 219 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Dans la petite localité de Waycraft (Mississipi), de vieux démons resurgissent. Sanders, encore un psychopathe, appuyé sur une large force d’intervention et avec un sens inné de l’organisation, ressuscite le ku-klux-klan. Cela ne plaît pas à tout le monde, notamment à Frank Esherwood l’ancien journaliste,  qui tente de prévenir Green-House Creek.
      Rourke avec sa " task-force ", en majorité des Noirs, est envoyé sur les lieux pour y remettre de l’ordre. Employant les techniques commando, ils terrorisent les terroristes du klan. Sanders, de plus en plus nerveux, se sent menacé directement. Lorsque Barns, son bras droit le trahit en faveur de Rourke, le rêve qu’il entretenait d’une grande Amérique blanche s’effondre.  
      Rourke nettoie le nœud de vipères  en faisant pilonner au mortier la résidence-forteresse de Sanders puis achève le travail par le passage de deux avions qui répandent du napalm sur la petite localité. Sanders, en fuite, sera étripé par les Noirs de la région.  Rourke, satisfait par ce dénouement, rentre chez lui pour s’occuper de ses petites affaires. Et voilà…
      Vol.28 : Règlement de comptes à Fayettville , Presses de la Cité,1989,  1 vol. broché , in-12 ème , 217 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Fayetville se trouve derrière la ligne de front de l’armée russe. Ville déshéritée, livrée aux dégénérés, hell’s angels et autres drogués, épaves de la troisième guerre mondiale et nucléaire. L’immonde Ollie West est chargé de récupérer un cabotin, le sieur Venture, afin qu’il devienne la nouvelle voix de l’Amérique libre, selon les vœux du président Chambers. John Rourke, toujours à la recherche de sa petite famille, se joint à la joyeuse équipée. Deux clans tiennent la ville.
      Celui de Mapples, l’homosexuel, et celui de Runyon, le sadique. Rourke, capturé par Runyon, se délivre rapidement en ne faisant pas dans la dentelle, comme d’habitude, tandis qu’Ollie et Tom, son compagnon, descendent leurs adversaires comme au stand de tir. Venture accepte de suivre Ollie. Grâce à John, Mapples se vengera de Runyon et notre héros continuera sa route solitaire. Il y a du Don Quichotte en Rourke et du Bérurier en Ollie West !
      Vol.29 : Frères de sang, Vaugirard éd., 1990, 1 vol. broché , in-12 ème , 223 pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution : 1985
      Rourke enquête dans la ville de Cape Romain, au sujet de ses deux enfants. Il rencontre successivement Turkey, le responsable de la police locale et le chirurgien de la ville, Kierny. Très rapidement, il lui apparaît que ces deux hommes mentent. D’autre part, ayant sauvé la jeune Samantha Fox des griffes de Cortès, chef d’une bande de voyous, Rourke se retrouve au centre de l’action lorsque ses ennemis décident de l’éliminer. Puisque Kierny est aussi le Grand Maître d’une secte ésotérique qui attend le "Successeur ", c’est-à-dire le Christ réincarné, avec Turkey son sbire, ils s’attaquent à John.
      Celui-ci sollicite l’aide de Joke, un spécialiste féru d’ésotérisme en provenance de Green house Creek, ainsi que  de deux anges gardiens. Turkey est éliminé, Cortès et les siens réduits en poussière, Kierny réussit à s’enfuir en s’embarquant à bord d’un chalutier ami prêt à le conduire en Europe. Rourke reste maître du terrain.
      Vol.30 : Noces macabres en Géorgie,Vaugirard éd.,1990, 1 vol. broché, in-12 ème , 219 pp.  couverture illustrée  par Loris  
      1ère  parution : 1985
      Cela devait arriver : voici John Rourke au centre d’une sordide affaire de nécrophilie. Le taré, par qui tout commence, s’appelle Dixie  Leyland. Près d’Aceville, dans les montagnes de Georgie, il est surpris par une petite fille à déterrer un cadavre. Il étrangle la petite et lui vole sa bague. Fatale erreur ! la bague est considérée comme magique par un groupe d’Irlandais se prenant pour les descendants de rois celtes. Surnommés " Goidel " ou " Leather Cloaks ", ils sont d’une grande sauvagerie, utilisant flèches et poison et n’abandonnant jamais aucune piste. Rourke fait leur connaissance bien malgré lui et arrive à les convaincre de sa bonne foi. Il prend donc part à la poursuite.
      Sur ces entrefaites, un avion à réaction en provenance d’une base du Mississipi se crashe dans la région. Immédiatement, s’activent deux types de prédateurs : ceux de la bande à Turner, composée de pittoresques voyous qui espèrent s’approprier des débris technologiques, et Leyland qui se pourlèche d’avance de ce qu’il pourrait faire avec le cadavre de Vincent, le pilote.
      La base du Mississipi envoie un hélicoptère de reconnaissance sur les lieux. L’action se noue lorsque les sauveteurs font la connaissance des Goidel qui les croient impliqués dans le vol de l’anneau. Ils seront sauvés par Rourke. Turner et sa bande, eux, sont sur la trace du nécrophile, qui, à chaque fois, doué d’une baraka peu commune, leur glisse entre les mains non sans transformer l’un ou l’autre en cadavre.  Enfin, la traque arrive à sa conclusion. Les Goidel ramassent Turner et consorts ainsi que les soldats survivants, récupèrent leur anneau.  Le malade mental est repéré, piégé, mis à mort sans pitié. Rourke, délivré d’un grand souci, reprend sa route en direction du refuge anti-atomique qu’il avait fait construire dans le temps.
      Vol.31 : Raid sur Royal Oak ,Vaugirard éd.,1990, 1 vol. broché, in-12 ème , 219 pp. couverture illustrée par Loris  
      1ère  parution : 1985
      Ollie West est gardé prisonnier par les Russes à Royal Oak, centre d’entraînement des unités d’élite de l’armée ennemie aux USA. Ils essayent de le faire parler par des moyens quelque peu brutaux. Morrisson, à Green House Creek, réunit un groupe de commandos avec Rourke à leur tête pour le délivrer. C’est du moins la version officielle. L’autre, que Rourke apprendra tardivement,  consiste en la capture de Vladim Yagadine, un héros soviétique tombé éperdument amoureux de Laura, une mignonne espionne accompagnant le groupe de Rourke. Elle servira d’appât.
      Le raid se déroule sans anicroches, en diverses étapes, les membres du commando étant pris en charge par les éléments infiltrés en territoire ennemi. Par la voie des airs, par bateau et finalement en camions, ils arrivent à pénétrer dans la base. Guidés par Boo’,  un jeune garçon qui n’a pas froid aux yeux, Laura et Rourke mettent la main sur Vladim, délivrant au passage le vieil ami Ollie. Quant au final, c’est un beau feu d’artifice. Ah ! ces Américains, quand ils jouent au rouleau compresseur… !
      Vol.32 : la Brigade infernale, Vaugirard  éd.,1990, 1 vol. broché , in-12 ème , 219 pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution : 1985
      Au Mexique, de passage avec sa petite amie du moment, Carole, Rourke se trouve impliqué dans un combat qui n’est pas le sien. La "Brigade Blanche" du colonel Diaz, une sorte d’escadron de la mort,  terrorise la région et tient surtout à en déloger les opposants en la personne de Fuentes, un ancien allié devenu traître. Si Diaz est sans pitié, il sert cependant les intérêts des Etats-Unis contre les Russes, alors que Gonzales, le bras droit de Fuentes, semble inféodé aux envahisseurs rouges, quoique la cause de Fuentes apparaisse plus juste.
      Rourke, pour s’en faire une idée équitable, contacte Donoon, le représentant lamentable de Chambers auprès de Diaz. Se méfiant aussi bien de l’un comme de l’autre, Rourke, avec Chen son ami et Donoon se retrouve plongé au sein du combat meurtrier où Diaz et Fuentes s’étripent à qui mieux mieux. La bataille se terminera faute de combattants et Rourke repartira de ce pays en basket, comme il y était entré.
      Vol.33 : la Chasse au sorcier , par Jerry Ahern, Vaugirard éd.,1990,  1 vol. broché, in-12 ème , 223 pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution : 1985
      Edward Cartwright est un ethnologue complètement fou qui s’adonne aux pratiques vaudoues. Criminel jadis emprisonné par Morrisson, le bras droit de Chambers, il a un compte personnel à régler avec Cartwright lié à la mort de la femme de celui-ci qui était la propre fille de Morrisson. S’évadant du bagne où il était retenu prisonnier, Cartwright disparaît dans la zone des bayous de la Louisiane, en compagnie de nombre de ses adeptes. Morrisson, directement menacé par le sorcier, décide de lui régler son compte une fois pour toutes. Il monte une expédition punitive, en compagnie de Rourke et d’Ollie, qui tourne rapidement au drame, de nombreux hommes étant tués et Morrisson fait prisonnier. Grâce à la pugnacité de nos deux héros, qui agissent en compagnie d’un immense noir, Bogeyman, ils arrachent leur chef des griffes du sorcier dément qu’ils éliminent impitoyablement.
      Lu page 205 :
      " Il (=Ollie) laissait aux patronages et autres congrégations caritatives le soin de verser leurs larmes de crocodiles. Il ne croyait ni à la prévention ni à la réinsertion. Il fallait payer sa dette envers la société et se tenir peinard ensuite. Un point c’est tout. Et il n’y avait aucune raison de s’attendrir sur le sort des criminels, de plaider la malchance, la drogue, l’appartenance à une ethnie maudite ou Dieu sait quelles autres débilités du même tonneau, fabriquées dans l’alambic des associations promouvant les droits civiques. "
      Vol.34 : Passeport pour Hooligan City,  par Jerry Ahern, Presses de la Cité,1990,  1 vol. broché, in-12 ème , 222 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      John Rourke, toujours sur la trace de sa famille, a entendu parler du vieux Benson qui pourrait le renseigner. Il se rend à Albuquerque pour tomber sur une prise d’otages dans laquelle Benson est retenu prisonnier.  Malgré l’hostilité de Reyes, le chef de la police locale, Rourke pénètre dans Bernalillo, dite " Hooligan City " où s’affrontent les gangs les plus méchants. C’est là qu’on a conduit Benson, chez Mingus le chef des Scampi Hells. Appuyés par quelques têtes brûlées qui ont moins peur que Reyes, Rourke fonce, en faisant, comme à son habitude, le vide autour de lui. Benson est enfin délivré mais Fitzpatrick, l’autre chef des Scampi Hell’s et ancienne monnaie d’échange, veut sa revanche lui aussi. Il descend Benson avant de se faire tailler en pièces par Rourke. En mourant, le vieil informateur a le temps d’apprendre à John que la fille de celui-ci est devenue aveugle. Quel monde de chiens !
      Vol.35 : la Vallée des morts,  par Jerry Ahern, Vaugirard, 1990, 1 vol. broché, in-12 ème , 221 pp. couverture illustrée
      1ère  parution : 1985
      Rourke, de passage dans la région de Hot Spring, se fait piéger par un groupe de notables qui ont partie liée avec la mafia locale, et celle, plus étendue, des trafiquants militaires proches de l’environnement du président Chambers. Ils veulent lui faire endosser un meurtre. Notre héros ne l’entend pas de cette oreille. Il s’évade de sa prison et donne du fil à retordre aux séides de la mafia, Héléna et Peck, Grissler et  Musckies le souteneur.
      Green-House Creek averti,   envoie les bombardiers de choc, Ollie West et l’un de ses amis. Avec l’appui de Franck, le repenti, et du capitaine O’Mallay, resté fidèle aux idéaux démocratiques de l’Amérique nouvelle, Rourke nettoie les écuries d’Augias avant de reprendre sa quête incessante.
      Vol.36 : les Bateliers de la Rivière Rouge,  Vaugirard, 1991, 1 vol. broché, in-12 ème , 214 pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution : 1985
      Résumons-nous : tout le monde poursuit tout le monde en cet épisode embrouillé. D’abord Rourke. Blessé lors d’une chute en moto, il a eu vent par Mac Arthur (le neveu du grand) de l’existence de sa famille à Winnipeg. Il décide de la rejoindre. Entre temps son fils Michaël a tranché le bras d’un violeur potentiel membre d’une bande de malfrats qui jurent de se venger. Ils décident de le poursuivre.
      Martov, des sections spéciales russes, est à la recherche de Kornilov et de sa bande de déserteurs qui aimeraient retrouver la mère patrie. Lui, Martov, aimerait les retrouver eux, pour leur régler leur compte. Tous les protagonistes se retrouvent ensemble à Morris une tranquille petite ville batelière. Kornilov s’associe avec Rourke qui, aidé par le shérif Paterson, défait la bande des truands sur la piste de son fils. Bernie, leur chef, est aussi un incendiaire émérite. Après avoir bouté le feu à la ville de Winnipeg, d’où s’est heureusement enfuie la famille de Rourke, il réitère à l’égard de Morris. Dans la chaleur de l’incendie Bernie perdra la vie, Martov sera liquidé et Kornilov sauvé. Comme d’habitude, John a raté le rendez-vous avec les siens, alors… en selle !  fringant cavalier, pour un 37 ème  épisode !
      Vol.37 : la Vengeance,  par Jerry Ahern, Vaugirard  éd.,1991, 1 vol. broché, in-12 ème , 219 pp. couverture illustrée  par Loris.
      1ère  parution : 1985
      Le long de la côte de la Floride, près de la baie de Pensacola, une armada de navires se profile, envoyée par Green-House Creek. Avec une mission de la dernière chance, elle doit absolument détruire, en le pilonnant,  l’aéroport que les Russes ont construit pour en faire une tête de pont vers le Sud. Du succès ou de l’échec de cette opération dépendra le sort ultérieur des Etats-Unis libres. Planifiant les opérations terrestres, le colonel Gibson est l’homme indispensable à la réussite du débarquement. C’est lui aussi, qui, en un autre temps, s’était appelé Paxton, avait fricoté avec les hommes du Klan, avait été un policier actif et fasciste, avec, sur sa conscience, de nombreux morts de Noirs.
      Or, le frère de l’une de ses victimes, s’est juré d’avoir la peau de Paxton/Gibson durant l’opération militaire. Le grand commandement, averti du danger, ne peut le permettre. C’est pourquoi, Hobbs, enquêteur à bord du vaisseau amiral a pour but de découvrir très rapidement l’identité de l’agresseur.
      Alors que le groupe de Stone accomplit des prouesses d’héroïsme pour retarder l’avancée des blindés russes, le colonel Tchébrikov assiste avec inquiétude au pilonnage de l’aérodrome. Les morts sont innombrables de part et d’autre.
      Et Rourke dans tout cela ? Ramassé sur la côte, amené sur le vaisseau amiral, il est censé travailler de pair avec Hobbs à l’enquête. Il arrive à remonter la piste grâce notamment aux hommes de main de Gibson qui ont décidé d’éliminer tout suspect pouvant être une menace pour leur patron. L’agresseur est finalement localisé. Il s’agit de Larry Morris, un Noir, engagé dans le combat.
      Rourke le rejoindra, ne le quittera plus d’un pas pour lui éviter le sort des autres déjà éliminé par l’âme damnée de Gibson, le capitaine Koltchak. La confrontation finale aura lieu sur le champ de bataille. Rourke parviendra à maintenir Morris en vie, Koltchak sera tué, Gibson sera traduit devant l’amiral Asherwood et relevé de son commandement.
      Une enquête policière au sein d’une guerre sans pitié dans laquelle s’affrontent des héros bourrés de testostérone, et menée tambour battant. Faudrait-il vraiment bouder notre plaisir ?
      Vol.38 : Mission spéciale, Vaugirard éd.,1991,  1 vol. broché in-12 ème , 218 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Rourke, en mission spéciale, doit récupérer l’or de fort Knox, englouti quelque part  au sein du lac Ozark. Lors du déclenchement des hostilités, deux hommes, Hilberg et Hobbs,  avaient eu pour tâche de convoyer cet or. Mais la mission ne se déroula pas comme prévu. Hobbs voulut garder cet or par devers lui et l’avion s’abîma dans le lac.
      Bien plus tard, Hilberg convainquit Chambers de faire récupérer cet or. Ce fut Rourke qui s’y colla. Cependant Hobbs avait lui aussi survécu au crash et, devenu grand prêtre d’une bande de tarés anthropophages, avait pour but de retrouver "son" or. Rourke, accompagné par la merveilleuse Melissa,  met bon ordre à tout cela. Les cannibales sont anéantis à coups de roquettes, Hobbs tué, l’or découvert, Hilberg satisfait. Une fraîche bluette dans une œuvre si peu répétitive !
      Vol.39 : Le Squelette de verre, Vaugirard éd.,1991,  1 vol. broché, in-12 ème , 214 pp. couverture illustrée.
      ère  parution : 1985
      Le général Branton, réfugié  dans un petit village du centre des Etats-Unis subit une tentative d’assassinat. Rourke, en visite chez son vieil ami Turkey, s’étonne du fait car Branton, général fameux, soit devenu le bras droit de Mme Deebs, une théosophe distinguée.
      On envoie sur les lieux Burns, un délégué des sections spéciales, pour y voir clair. Il s’avère que Branton a partie liée avec un groupe de parasites dont l’unique ambition est de détourner les produits militaires de Golden Greek House à leur seul profit. Toute cette bande de malfrats est dirigée par " le squelette de verre ", c’est-à-dire le général Dexley, ami intime du président Chambers. Burns et Rourke marchent sur des oeufs pour arrêter Dexley et ses comparses, gradés de haut niveau…. qui finiront de toute façon pendus haut et court car Chambers ne supporte pas la trahison.
      Vol.40 : les Nouveaux seigneurs du Mississipi , Vaugirard éd.,1991,  1 vol. broché , in-12 ème , 218 pp. couverture illustrée
      1ère  parution : 1985
      Rourke, de passage à Krampton, Mississipi, rencontre son vieil et explosif ami Ollie West. A eux deux, ils découvrent qui se cache derrière les meurtres racistes se commettant régulièrement dans la région. Avec méthode et jubilation, ils éliminent la totalité de la bande à Trepper, un nazi nostalgique qui, bien que gras et homosexuel, semblait être fasciné par la pureté raciale.  Toute une compagnie de Noirs aide nos deux compères dans cette entreprise d’assainissement.
      Comme quoi, quand on vous dit que le seul bon nazi est un nazi mort…
      Vol.41 : Saint-Louis gang, Vaugirard  éd., 1992, 1 vol. broché, in-12 ème ,219 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Un groupe d’assassins motivé commet ses crimes à Saint-Louis, Missouri. Ces psychopathes, au nom faisant référence à des films d’horreur (Loumis, Krugger, Jason, etc…), rejouent pour leur compte et dans un cadre urbain,  "les Chasses du Comte Zaroff ". Chacun s’emploie à tuer un maximum de victimes innocentes et les comptabilise. La partie se corse avec l’arrivée de Rourke qui appuie les policiers d’Ace Trooper, décidé à faire régner la loi depuis que Loumis a tué deux gardes civils.
      Le corps du récit se compose donc d’une multitude de courses-poursuite entre gendarmes et assassins, pimentées par deux composantes omniprésentes, le sexe et la violence. Exemples :
      Le sexe : " Il lui lécha les seins, lui mordilla les mamelons, le cou, agrippa ses poignets et se hissa sur elle. –Bel oiseau! fit-elle avant d’enfourner sa queue. Elle se trompait, Violette, ce manche d’acier, puissant et long, ne redoutait pas quelques grammes d’alcool, digérés dans le sang. Elle se tenait mieux que lui, sa bite, pavois fier et arrogant. Sa bouche peinait à la gober dans la largeur. Quel diamètre ! Quelle dureté ! Elle en étouffait presque. Il lui brossait les amygdales. Lam était un véritable forcené. "
      La violence : " Krugger vit le clope qui revenait ; la main en battoir de Nerf de Bœuf filait vers lui : c’en était trop ; il n’en supporterait pas davantage (…) Sur le dos. Presque aussitôt, la botte de Nerf de bœuf percutait rageusement sa tempe et l’étourdissait. Sa vue se brouilla, il se sentit s’évanouir… du sang chaud ruisselait de son oreille. "
      La bande s’amenuise à vue d’œil, tombant dans les pièges mortels tendus par les policiers. La dangereuse Ripley, l’âme du groupe, décide de se rendre compte par elle-même de la situation. Elle fait la connaissance de John Rourke, guidé par Harry, un jeune puceau (qui ne le restera pas longtemps), amoureux d’elle. Son destin sera scellé par le même Harry, après une course-poursuite où l’adolescent se sentira obligé de la tuer pour protéger Rourke.
      Bref, à la fin tout rentrera dans l’ordre : les criminels seront tous éliminés par des policiers cruels et sadiques. Comme dans la vraie vie, quoi !
      Vol.42 : le Rescapé du IIIème Reich, Vaugirard  éd.,1992, 1 vol. broché, in-12 ème ,219 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Simba, employé du cirque de Dan Rice, musarde le long des berges à Southport. Par hasard, il découvre un sous-marin échoué de la deuxième guerre mondiale. Pressentant du neuf, il y trouve en l’explorant,  des livres et des insignes nazis. Arrêté par les sbires de Kratchov , le chef sanguinaire d’une bande de dissidents russes, Simba est torturé et mis à mort. Kratchov, qui campe aux environs de Souhtport, souhaite mettre main basse sur la flottille de bateaux en construction dans le port.
      Le corps de Simba est découvert par Dan Rice, son ami, et Rourke, qui traînait dans le coin. Avec Randall, un homme du Président infiltré dans la ville, Rourke rend visite au vieux Kohler, un ressortissant allemand reconnu pour ses sympathies anciennes au régime nazi. Kohler, quand il apprend qu’on l’accuse du meurtre de Simba, écume de rage et envoie son fils cadet pour éliminer Randall, présent au cirque de Dan Rice.
      Entre temps, des espions de Kartchov sont envoyés en ville. Ils se font pincer et Rourke sait maintenant que le général russe envisage d’attaquer la cité pour s’emparer des bateaux. Les défenseurs s’arment en conséquence et lors d’une bataille homérique où s’accumulent les morts, les Russes sont défaits. Mais Randall n’oubliera pas le vieux Kohler dont l’intention est enfin percée à jour : il soutenait Williams, le maire de Southport, dans son projet de retrouver les côtes européennes, car il avait un convoyage spécial à effectuer, celui de la dépouille supposée de Borman, le bras droit de Hitler, arrivé aux USA en sous-marin,  en son temps, avec Kohler, jeune nazi à l’époque.
      Il avait donc fait la promesse solennelle de rapatrier son chef. Sénile et baveux, Kohler est resté fidèle à l’idéologie du Troisième Reich jusqu’à la mort. La menace russe envolée, la menace (!) nazie éliminée, Rourke pourra repartir à la recherche des siens.
      Vol.43 : la Croisade des Cristeros, Vaugirard  éd.,1992, 1 vol. broché, in-12 ème , 216 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Dans la région d’Albuquerque sévissent les Cristeros. Seides de Calendros, qui se prend pour Dieu, ils prennent en otage des militaires relevant de Green-House Creek. Calendros, alias Cornelius Harper, connaît bien le président Chambers puisque, du temps d’avant la catastrophe, il occupait le poste de premier ministre de Podges, l’ancien président des USA. Aujourd’hui, il affiche la ferme volonté de convertir le monde entier et de faire fléchir Chambers.
      Ce dernier, par l’entremise de Morrisson, lui envoie un commando d’assaut avec comme composant essentiel Ollie West, le Bérurier américain. Par hasard, Rourke, qui passait par là, a eu maille à partir avec les Cristeros. Il décide donc, lui aussi, de remettre de l’ordre en ville. Rencontrant Ollie par l’entremise de Phyl Bellemy et de Charlotte, des infiltrés, ils commencent le grand nettoyage qui sera parachevé à travers le lâcher d’une bombe au napalm,  artistiquement envoyée sur la cité par Drake, un pilote hors-pair et cocaïnomane. Ce qui mettra un point final aux ambitions de Harper.  Les meilleures histoires sont les plus courtes !
      Vol.44 : la Crypte des supplices,Vaugirard  éd.,1992, 1 vol. broché, in-12 ème , 218 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Rourke/San Antonio et Wembley, en compagnie de Morrisson lui-même,  débarquent à Glaveston, une bourgade minable sur la côte, marquée par la chaleur. L’agent Eakins, ami personnel de Morrisson, s’y est fait tuer d’étrange manière.
      La lumière se fait progressivement sur ce meurtre par l’identification des suspects : Sharon , la pré-ménopausée sadique, Golovitch, le méchant, très méchant chef d’une secte spirituelle, les Skoptzis, tous émasculés et dévoués, enfin Allan Sheridan, parrain et fils de parrain à qui Eakins avait dérobé le plan d’une mine d’or.Comme les deux autres y attachaient également un certain prix, ils se sont débarrassés de tous ceux qui encombraient leur route. Le trio des fédéraux met bon ordre à tous ces débordements, Rourke en tête, semant derrière eux les cadavres comme le petit Poucet ses cailloux.
      Bref, l’affaire est réglée manu militari, à la hussarde, à la militaire, jusqu’à l’éparpillement final du méchant, très méchant et très coupable Golovitch (n’a-t-il pas inventé un arrache-sein pour la délicieuse Mae Huta, la femme d’Allan?). la question close, nos amis rentrent chez eux.
      Un entracte douteux et minimaliste dans la série. Jerry Ahern aurait-il un nègre pisse-copie à son service ? Toutes les hypothèses sont possibles dans le monde d’après la catastrophe.
      Vol.45 : la Griffe du vampire, Vaugirard  éd.,1992, 1 vol. broché, in-12 ème , 217 pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution : 1985
      Enfin un épisode rafraîchissant pour Rourke qui joue à  Maigret. Le lieu : un village, Fartington, plutôt isolé, en Amérique profonde (Arkansas) voit les agissements d’un tueur psychopathe, dit " le vampire ". Celui-ci agit de nuit, éventrant et découpant ses victimes d’horrible façon. Vu sa connaissance des lieux, il ne peut s’agir que d’un habitant de la cité. Mais qui, Brodrick ou Hawthorne, le poète ? … L’arrivée de John Rourke qui raccompagnait la jeune Alice (en réalité un transsexuel) va créer des rebondissements. Il prend l’affaire en main alors que l’action est toute centrée autour du " Blind Pig ", un bistrot où des concitoyens – quelque peu dégénérés,- s’envoient un infect tord-boyau.  La tenancière, Jane, non indifférente à Rourke, elle, n’a qu’un seul désir : celui de quitter cette ville pourrie. Rourke, après enquête, découvre le psychopathe, Hawthorne, ancien tueur en provenance de Chicago,  et met une fin définitive à ses activités.
      Mais que voilà une aventure qui aurait pu même se passer dans notre vieux monde pré-cataclysmique… !
      Vol.46 :Mortel guet-apens, Vaugirard  éd.,1992, 1 vol. broché, in-12 ème , 215 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      Le commandant Grabble fait escale à Eddyville afin d’acheminer un énorme stock de produits et d’armes pour la Louisiane. Son adversaire et rival Cortalo, avec son armée de l’ombre et ses chefs de gang, a vent de la chose. Rourke, qui s’ennuyait, décide de donner un coup de main à Grabble.
      Celui-ci, dans le but d’écarter la menace, commet une grossière erreur : il divise ses forces, abandonnant Eddyville à la garde de Rourke et de quelques braves. Cortalo développe une contre-offensive sur la bourgade tandis que Grabble met les bouchées doubles pour réintégrer à temps la zone.
      L’enfer se déclenche aux environs du Palais de justice où sont entreposés les différents stocks. Rourke, à l’aide d’un brise-glace, réussit à empêcher les assaillants d’approcher du trésor. Lorsque Grabble pénètre dans la ville, il n’y trouve qu’un immense charnier et Cortalo est mort. Mais, c’est la guerre, n’est ce pas ?
      L’intermède terminé, Rourke, en sifflotant, reprend la route de Dixon.
      Vol.47 : Missouri, état d’alerte, Vaugirard éd., 1993, 1 vol. broché, in-12 ème , 218pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      A Palmyra, dans le Missouri, un groupe de déserteurs avec à leur tête le commandant Orjenikize, s’est fait dérober une série de caisses contenant des armes chimiques extrêmement dangereuses. Ceux qui ont fait le coup sont des Colombiens dirigés par un certain Christiani qui compte négocier ces armes avec la Cosa Nostra.
      Par une série de circonstances, Rourke s’est trouvé impliqué dans l’affaire. S’étant malencontreusement fait renverser par Shan, le shérif de Palmyra, lui-même averti de la situation par Bolyle, un journaliste alcoolique, et Arnold, le gigolo qui a eu maille à partir avec les Russes, Rourke prévient aussitôt le QG de Green House Creek. Morrisson en personne se déplace pour récupérer ces caisses dans le plus bref délai, appuyé par une unité d’élite commandé par Mallone.
      Un avion-cargo transportant les troupes atterrit sur une autoroute près de Palmyra, attendu par Rourke et Shan. Dans le même temps, le lieutenant de Christiani tente de le doubler en convoyant les caisses à bord de trois camions en un lieu tenu secret. Heureusement, Boyle, qui se sent gagner une nouvelle personnalité, se trouve dans les parages. Il suit le convoi pendant qu’Arnold avise  Rourke et compagnie. Aussitôt dit, aussitôt fait : les armes seront récupérées en douceur car le moindre projectile, la moindre variation de température peut les faire exploser.
      L’opération étant délicate, Rourke s’en charge avec brio et Boyle élimine les Colombiens, les uns après les autres. Transférées à bord d’hélicoptères, les caisses parviendront à Green House alors que Rourke, l’homme qui tombe à pic, reprend sa quête familiale pour la millième fois interrompue.
      Un récit correctement ficelé, des personnages psychologiquement crédibles, une philosophie humaniste, un épisode qui sort du lot.
      Vol. 48 : les Coupeurs de têtes, Vaugirard  éd.,1993, 1 vol. broché, in-12 ème , 215 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      A Medecine Lodge, au Kansas, une bande de malfrats déguisés avec des masques de hockeyeurs assassinent des gens en leur coupant la tête qu’ils emportent. Ils cherchent aussi à repérer l’auteur d’une émission de radio clandestine qui donne de troublantes indications sur leurs identités. Rourke débarque dans ce village pour parler avec Jennifer, directrice d’un asile d’enfants, au sujet des siens. Il apprend l’existence de ces crimes odieux et en est révolté. Aidé par Jack, le shérif (ancien metteur en scène d’Hollywood) et Cyrius le nain, il procède à un nettoyage par le vide. Jennifer, qui s’avère être la speakerine délatrice, amoureuse de Jack, protège aussi son frère Harris, enfant du pays,  acoquiné avec la bande de délinquants.
      Les commanditaires des assassinats sont les frères Harvey, des collectionneurs acharnés,  qui exposent sur une étagère et dans des bocaux les têtes coupées. Seigneurs de la région, ils se croient tout-puissants. Rourke leur démontre le contraire quand, avec Bruce, un marginal élevant des blattes et des mygales, il met fin à leur petit empire par le fer et le feu.
      Une nouvelle enquête policière de John Rourke toute pétrie de références cinématographiques. Mais, bon sang, où sont donc passé les Russes ?
      Vol.49 : les Possédés de Brettwood, Vaugirard  éd.,1993, 1 vol. broché, in-12 ème , 223 pp. couverture illustrée.
      1ère  parution : 1985
      James Huberty est un pervers (encore un !). Il adore chasser le démon du corps des femmes après les avoir violées, torturées et tuées. Ce dont il ne se prive pas. Il hante la région de Castle Rock, là où se trouve Rourke,  toujours sempiternellement à la recherche de sa famille, et commettant crime après crime, jusqu’à empiéter sur le domaine de " l’Oracle de St Jean ", un autre déséquilibré. L’Oracle, alias le général traître à sa patrie,  Allan Mustley, a fondé une communauté de type religieuse et chevaleresque dans laquelle des champions s’affrontent jusqu’à la mort pour s’emparer des " clavicules de Salomon ".
      Rourke croise la piste de l’Oracle et de James Huberty, ignorant que son vieil ami Ollie West opère de son côté, décidé lui aussi à mettre la main sur Mustley. Les morts s’accumulent. L’Oracle sera défait par la clique des bûcherons, sortes " d’untermenschen " mongoliens et sylvestres, au cerveau étroit ravagé pas l’alcool.
      Finalement, West et Rourke fêteront leurs retrouvailles, Mustley sera éparpillé aux quatre vents en compagnie de James Huberty qui aura commis là son dernier viol. Notre héros reprend courage à la lecture d’une lettre de sa femme à lui adressée mais… il y déjà fort longtemps.  Du cran, John ! nous sommes tous derrière toi !
      Vol.50 : le Contrat du diable, Vaugirard  éd.,1993, 1 vol. broché, in-12 ème , 216 pp. couverture illustrée.
      1 ère  parution : 1985
      Le président Chambers ne se remet pas de la mort de sa fille Elizabeth et désire entrer en contact avec son âme. L’occasion se présente sous la forme de Lucia, une prêtresse Yemanga, à qui il fait confiance. Disparaissant de Green - House Creek, il attend tranquillement le déroulement de la cérémonie dans un hôtel particulier de Bâton - Rouge, Louisiane. Ce qu’il ne sait pas, c’est que l’affaire a été montée de toutes pièces – à l’insu de Lucia – par un collectif de truands de la ville qui veulent discréditer Chambers pour la facilité de leurs petites affaires et, en cheville avec eux, toute une ribambelle des proches du président à Green -House Creek qui verraient sans déplaisir s’ouvrir la succession de Chambers.
      Heureusement, Morrisson et Rourke, en compagnie de deux tueurs amis – Ed Meyer et Watson – remontent la piste qu’ils parsèment de cadavres. Alors que les truands font le ménage entre eux, Chambers est finalement tiré de leurs griffes et Lucia tuée. Le président, très en colère d’avoir été manipulé, fait le grand nettoyage de printemps à Green - House, étant donné qu’un bon coup de balai de temps en temps fait disparaître la vermine !
      Vol.51 : Terre, point zéro, Vaugi-rard  éd.,1993, 1 vol. broché, in-12 ème , 219 pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution : 1985
      Une menace terrible se profile : une navette spatiale avec, à son bord, trois astronautes restés en retrait sur une base lunaire, atterrit dans le désert du Nouveau-Mexique. Prévus avant le déclenchement de la troisième guerre mondiale, ils sont chargés d’une mission de la dernière chance, soit faire exploser la terre qui ne doit en aucun cas subir la domination des Rouges ! Une bombe, mise en place avant la catastrophe, doit être activée et rien, ni personne ne devra s’opposer à ce projet.
      Sauf Rourke, que Chambers envoie à leur rencontre pour arrêter le processus. Les trois astronautes sont des tueurs émérites qui éliminent tous ceux qui entravent leur marche. Le rendez-vous fatal est fixé à La Guardia où les rejoint Laughan, l’un des concepteurs de la bombe. Grâce à Andrew, l’un des amis sûrs de Rourke, l’irréparable peut être évité, les trois astronautes anéantis et Laughan tué de justesse. Ouf ! On a eu chaud !
      Vol.52 : l’Ange exterminateur, Vaugirard  éd.,1993, 1 vol. broché, in-12 ème , 215 pp. couverture illus-trée.
      1ère  parution : 1993
      Entre Colombus et Leland, le long de la nationale 84, l’ordre règne. Incarné par Richard Malonne, un policier, appuyé par Herbert le préfet, tout ce qui de près ou de loin ne ressemble pas à un " WASP " d’avant la guerre nucléaire, se trouve éliminé, et de la pire manière. Car Malonne est un pervers, sadique, raciste, ayant déjà animé jadis le club des "Schokers", une milice secrète sans foi ni loi, avant la chute des bombes. Ainsi va la vie. Mais c’est sans compter avec Rourke qui, débarquant dans la région, sera ému par le meurtre de Laura Mc Cann.
      Avec Fowler, une tête brûlée, Jack le Fou, un Irlandais interlope et fougueux, appuyé par Kurzemaker, un flic d’avant la catastrophe, qui connaît bien Malonne, enfin Osborne, le poète et romancier drogué, Rourke porte des coups décisifs aux deux criminels.Malonne prend peur et cherche un contact avec le Russe Kressine, un abominable déserteur de l’armée rouge, pédéraste de surcroît. Cela ne lui réussira guère. Kressine, lui aussi, sera éliminé par l’équipe de Rourke,  et Malonne abattu. Herbert lui, destitué pour action illégale, méditera sur son sort.
      Un récit bien ficelé, à la gloire de John Rourke, médecin suvivaliste, policier enquêteur, bon époux et bon père.
      Vol.53 : le Crépuscule des traîtres, Vaugirard  éd.,1994, 1 vol., in-12 ème , 215 pp. couverture illustrée.  
      1ère  parution : 1985
      La clique des militaires, sous l’impulsion du général Murphy et de son bras droit Jaspers, joue son va-tout en organisant un putsch pour renverser le président Chambers. Ils sont en désaccord avec lui à cause de l’armistice signé avec les Russes. Ils comptent faire bombarder le nord des Etats-Unis une fois Chambers éliminé. Pour cela, ils tendent un piège à Rourke, envoyé à Saint Louis, afin de le faire passer pour un traître à la solde de Morrisson, bras droit de Chambers, et dont ils veulent la tête. Rourke échappe à la mise en scène et, s’appuyant sur ses deux amis de la Death Patrol, Ollie West et Frank Milano, retrouve toutes les preuves du complot, en enlevant notamment Jaspers qui portera tout le poids de la responsabilité aux yeux de Chambers qui, bien que convaincu de la fausseté du clan adverse, reste diplomate et pragmatique. Ce récit clôt le cycle français du "Survivant " et notre longue kyrielle de résumés.

    7. Type: livre Thème: l’apocalypse réalisée Auteur: Serge BRUSSOLO Parution: 2002
      Vol.01 : Profession : cadavre, Fleuve Noir éd., 1995, coll. " Anticipation " N°1962, 1 vol. broché, in-12 ème , 185 pp. couverture illustrée par Kervevan. roman d’expression française.
      1 ère  parution : 1995
      Koban Ullreider, psychopathe monstrueux en taille et en force, totalement dénué de sensations et d’émotions, a été élevé sur Mars par son père pasteur et mis en contact avec la poussière magnétique martienne qui contient toute la tristesse dépressive des autochtones aujourd’hui disparus. Ullreider, investi d’une mission apocalyptique par son père, rapporte sur terre des blocs agglomérés de cette poussière qu’il cache en un hangar, provoquant une asthénie sans équivalent dans le quartier :
      « Koban suivait les progrès du mal avec détachement ; Il savait que le taux de suicide grimpait de manière disproportionnée. Il ne se passait pas une journée sans que quelqu’un se jette dans le vide du haut d’un immeuble, sans qu’une femme ne s’ouvre les veines dans sa baignoire. Beaucoup, gagnés par une écrasante impression d’inutilité, avaient cessé de se nourrir, de se laver, de s’habiller. Il n’était pas rare d’apercevoir, par les fenêtres ouvertes, des hommes et des femmes nus, couchés sur leur lit, fixant le plafond. C’était comme une irradiation maligne qu’aucun compteur Geiger n’aurait pu détecter. Elle ne gangrenait pas les corps, mais les âmes… uniquement les âmes. »
      L’industrie martienne a fourni encore d’autres nouveautés aux Terriens. Comme celle de la nécro-vision qui permet par l’exploration intrusive des neurones du mort de visionner ses derniers instants. Mathias Faning s’est spécialisé dans cette technique, devenue une auxiliaire de la justice. Koban en a trouvé la parade :
      « Il tira un sac poubelle de la poche de son treillis ainsi qu’un couteau de chasse muni d’une lame impressionnante. Un Bowie-knife volé à un voyou dans une ruelle de Venice. Il vaporisa la solution antihémorragique sur le cou des deux hommes et leur trancha la tête sans verser une goutte de sang.(…) Son image était toujours là, photographiée dans la cervelle des morts, mais il savait comment résoudre le problème. Au bout de la rue, une usine d’incinération d’ordures faisait ronfler ses fourneaux jour et nuit. Il était facile de s’y introduire et de jeter les têtes dans la fournaise.»
      Enfin une sève martienne aux étonnantes propriétés a donné un anesthésique puissant et un cicatrisant exceptionnel. La chirurgie terrestre a donc fait des progrès surprenants avec ces produits. Mais le revers de la médaille est le développement des « pickpocket organiques » qui vous enlèvent un organe pour la revente illicite sans que vous puissiez vous en rendre compte. Cela a crée une société urbaine craintive et méfiante. Heureusement, les traumas de toute nature peuvent disparaître de la mémoire grâce au «Rub-Out » une drogue d’amnésie parfaite.
      Sarah est une ancienne femme peintre en murailles accidentée. Elle est reclassée dans le service de Faning comme femme de ménage. Elle aussi est fascinée par la nécro-vision et plus encore, par cette nouvelle technique, le « morpho-clonage » qui permet, à l’aide de traces organiques, la reconstitution en 3-D d’une sorte d’enveloppe globale de l’individu.
      Sa piste croise celle de Koban Ullreider chez son amie Laura. Le criminel s’essaye à des créations telles que décrites dans l’Apocalypse de Jean, en marquant ses futur(e)s adeptes au fer rouge. Laura sera l’une de ses victimes. Trafiquée par Ullreider, elle se transforme en un monstre brûlant, un « ange de l’apocalypse ». Sarah, qui a suivi de près tout le processus, n’est pas vraiment effrayée. Tout se passe comme si un étrange lien psychologique la reliait au psychopathe.
      Vol. 02 : les Promenade du bistouri, Fleuve Noir éd., 1995, coll. " Anticipation " N°1970, 1 vol. broché, in-12 ème , 187 pp.couverture illustrée par Jean-Yves Kervevan.  roman d’expression française.
      1 ère  parution : 1995
      Deux autres « anges » seront fabriqués par Koban. L’un, Sharon Baker, illustrera le douzième verset du VIIème sceau de l’apocalypse, en pleurant des larmes noires. Ayant pris son envol au-dessus de la ville, par ses larmes, elle catalysera le brouillard stagnant au-dessus de Los Angeles, le transformant en une coupole de verre noir qui menace d’asphyxie la grande cité. En éclatant, le dôme vitrifié ciblera d’éclats les imprudents et fera plus de 32 000 morts.
      Le deuxième ange, toujours une femme, pleurera des larmes de sang au-dessus de la mer, transformant l’eau de l’océan en sang. S’ensuit une effrayante marée rouge.
      Sarah, à l’occasion de cet événement, rencontre le professeur Mikofski qui remarque qu’elle est déjà marquée par la poussière rouge de Mars dont est porteur Koban. A cette occasion, Il lui fait une stupéfiante révélation, encore inconnue du monde, impensable mais réelle, dont il connaît bien la nature puisqu’il a fait partie de l’équipe scientifique qui, jadis, étudia ledit phénomène.
      A travers une simulation d’ordinateur, travaillant sur les clichés transmis par sonde spatiale, il lui est apparu que les planètes du système solaire, y compris la Terre, seraient les crânes et les os gigantesques fossilisés de géants datant d’avant sa formation, des êtres inimaginables aux fémurs longs de 40 000 km. Des êtres angoissants jadis vivants qui se battaient entre eux, et dont les humains ne seraient que les minuscules nécrophages se développant sur le crâne fossile d’un géant mort.
      Bien pire : les Martiens, jadis plus développés que les Terriens, avertis du fait, avaient extrait et rassemblé les pensées fossiles de ces géants morts, à fin d’étude. Leur disparition totale laissa subsister le mur de poussière martienne rouge, un infernal mélange de pensées agressives, remplies d’une haine incompréhensible, qui trouvèrent un relais en la personne du mutant Koban Ullreider. Téléguidé par ces pensées sauvages, qu’il traduit en images de l’apocalypse du fait de sa culture religieuse, Koban est là pour rouvrir la porte à ces êtres que Mikofski appelle « la Brigade du chaos. »
      Sarah, bouleversée par ces révélations, rentre chez elle pour apprendre que Koban, découvert et piégé, a été réduit en pièces par la police, sa mémoire et sa pensée mise sur des disquettes de nécro-vision par Faning qui s’est réservé une copie à son usage personnel en la mettant en lieu sûr.
      D’autre part, à partir des cellules du mutant abattu, l’on fabriqua un clone mnémonique de celui-ci. De plus en plus sous l’emprise de la poussière martienne, Sarah vola le clone et la disquette de Faning. Chez elle, le nourrissant de son sang, elle lui réinjecte la mémoire originelle d’Ullreider. Quoiqu’affaibli, Koban ressuscite. Selon un plan prévu de longue date, il guide Sarah dans l’élaboration de centaines de clones-enfants à l’image du psychopathe.
      Ceux-ci, des enveloppes animées remplies de poussière martienne, constitueront « l’armée du chaos », sillonnant la ville, contaminant les êtres humains avec leurs pensées malsaines, et déclenchant une vague de suicides sans précédent sur terre. L’apocalypse est en marche.
      Vol. 03 : La cicatrice du chaos, Fleuve Noir éd., 1997, coll. " SF métal " N°5, 1 vol. broché , in-12 ème , 187 pp. couverture illustrée par Kervevan. roman d’expression française.
      1 ère  parution : 1997
      La poussière martienne, répandue par les « petits » Koban envahit toutes choses, sujette à d’étranges métamorphoses : elle s’autoreproduit, recouvrant petits immeubles, objets et gens. Mathias Faning et Mikofski sont conscients du danger mortel qu’ils encourent. En compagnie de quelques militaires, protégés par un filtre anti-poussière, ils sillonnent la ville en engin blindé pour évaluer la situation. L’évolution s’accélère. La poussière devient jonctive, souple et, comme une peau plastique, entoure les cadavres d’une carapace rouge qu’elle réussit à faire mouvoir. Mikofski devine l’incroyable vérité : le géant, dont la tête représente la terre, est en passe de se reconstituer et de cicatriser ses plaies, qui sont notamment les océans ou les grandes fosses marines. La suturation des os se fait à grande vitesse, ce qui se traduit par un bouleversement généralisé du terrain, et, au-delà, de la géographie mondiale :
      « C’est ça ! martela Faning. Le sol est en train de « pousser» sous nos pieds, il gagne en superficie. C’est comme une moquette qui deviendrait vivante et s’agrandirait d’un mètre carré toutes les heures. Voilà pourquoi nous faisons du surplace. La « pousse » n’est pas uniforme, elle se produit en certains endroits, là où le sol est plus mou. »
      Les immeubles de Los Angeles glissent les uns vers les autres, les océans se couvrent d’une croûte lisse et blanchâtre, en réalité le cartilage cicatriciel du géant. La poussière devenue lisse représente sa peau. Tous les organismes vivants sur terre, considérés comme des parasites, sont en passe d’être éliminés par la « poussière martienne » qui anime les épaves de voiture ou d’avions d’une énergie intense mais brève :
      « Les objets vivants se jetèrent sur les animaux fatigués et les mirent en pièces. Affaiblis par la longue traversée, rendus malades par la « peau » dont ils avaient essayé de se nourrir malgré tout, les bêtes se laissèrent submerger par ces lointains cousins d’apocalypse. Les tuyaux-serpents s’enroulèrent autour des éléphants et leur broyèrent la cage thoracique, les voitures-crocodiles happèrent les autres quadrupèdes avec tant de violence qu’elles coupèrent leurs victimes en deux. Les capots-mâchoires ne cessaient plus de s’abattre et de se relever, en une grotesque parodie de mastication. »
      Entre temps, Sarah, toujours dévolue aux soins des clones sent que la puissance qui la protège s’amenuise, comme d’ailleurs Koban, réduit à l’état de poupée prête à s’envoler au vent. Il est temps pour elle de se sauver. Elle rencontrera par hasard et par la volonté de l’auteur, Faning et Mikofski qui la recueillent dans leur engin blindé. Le géant semble prêt à gagner la partie, à faire disparaître toute vie sur terre et, en se réveillant, à se venger de ses anciens ennemis, soit les autres planètes du système solaire qui constituent autant de crânes. Que faire pour arrêter le processus ?
      Alors Mikofski dévoile son ultime parade : injecter, par la fissure non encore cicatrisée d’une ancienne plaie, la faille de San Fransisco, une bombe composée de Rub-Out concentré pour le rendre amnésique et impuissant. L’opération de la dernière chance se déroule comme prévu. Le Rub-Out se répand sous l’océan grâce à un missile porteur. Le géant restera à nouveau inerte, et la terre sera sauvée. Hélas ! Le Rub-Out, en diffusant petit à petit dans l’atmosphère, transformera tous les survivants en crétins ignares, oublieux de leur histoire et de leur humanité :
      « Il passa sa dernière journée d’homme civilisé en préparatifs divers. Il avait couvert le ciment de sa «caverne» de dessins naïfs expliquant le mode d’emploi des objets étalés autour de lui. Il espérait que cette grossière bande dessinée répondrait aux besoins pédagogiques qu’il plaçait en elle. Ce jour-là, ils n’éprouvèrent ni les uns ni les autres, le besoin de se rencontrer. Faning n’avait jamais aimé les adieux prolongés. Le soir, il dut enlever son masque car le filtre saturé l’empêchait de respirer. Il s’allongea sur la paillasse dont il avait tapissé le fond de la niche et respira à petits coups. L’air n’avait aucun goût particulier.
      « Tu vas t’endormir, pensa-t-il, et demain… »
      Demain, qui se réveillerait ? Mathias Faning, l’ex-policier du LAPD ou Ghar… l’homme des cavernes ? »
      Un récit terrifiant qui, pour osés et incroyables en soient les présupposés, accroche le lecteur jusqu’à la dernière ligne. Brussolo, par un méticuleux montage en plans alternés possède l’art de brouiller les pistes et de relancer l’intérêt. L’on se souviendra donc longtemps du géant psychopathe Koban Ullreider devenu Tom Pouce dans sa boîte d’allumettes, du Rub-Out et de la nécro-vision. Un récit incontestablement original.

    8. Type: livre Thème: le dernier homme Auteur: Nicolas D'ESTIENNE D'ORVES Parution: 2004
      …Ou la vie misérable du dernier vampire. Ayant franchi les millénaires, s’étant établi à Paris après avoir coopté Jules César à sa cause vampirique, il a pris ses quartiers dans la crypte sous la cathédrale de Notre Dame. Mais une dernière rencontre avec Jules lui fait soudain prendre conscience à quel point sa vie (nocturne) est vide de sens. Il sera malencontreusement assassiné par un ami de rencontre (le narrateur) qui lui fit subir les effets redoutables et mortels d’un rot parfumé à l’ail.

    9. Type: livre Thème: menaces climatiques, péril jaune , guerre des races Auteur: J.H. MAGOG Parution: 1922
      Le docteur Kasuga, dangereux petit nippon aux yeux bridés, poursuit la jeune Suzanne de Glandèves de ses assiduités, au grand dam de sa famille, et surtout de son fiancé Jim Sandy, qui l’éconduit sans façons. Kasuga promet une  vengeance impitoyable. Le futur beau-père de Jim, américain de nationalité, est outré par une telle prétention mais effondré lorsque le Congrès américain oblige tous les membres de sa famille à s’embarquer pour le Japon où sous le titre «d’ambassadeurs» ils serviront d’otage «légaux», mis en cette situation  en fonction de l’intérêt supérieur des Etats-Unis. Car le docteur Kasuga, qui n’est pas resté inactif, a proposé une alliance commerciale au gouvernement américain suffisamment attractive pour que ce dernier réponde à tous ses caprices.
      Au Japon, près de l’île de Seijo, Jim est enlevé au cours d’une séance de magie,  et toute l’énergie de son serviteur Guilledou ne suffira pas à le tirer des griffes de Kasuga. Il se réveille au fond d’un gouffre où des centaines de milliers de travailleurs de race jaune (Chinois, Mongols, etc.) s’exténuent et meurent en creusant des puits de plus en plus profonds sous la direction de Mister Big, un inquiétant savant américain :
      «De mois en mois, des troupes, des armées d’émigrants, racolés ou enlevés par la police japonaise, disparaissaient des villes et des villages pour ne plus jamais réapparaître. C’était par milliers que ces Chinois avaient été entraînés vers de mystérieuses destinations par leurs dominateurs ».
      Embauché par Kasuga, enfermé sur son lieu de travail, Mister Big a mis en œuvre le projet le plus insensé qui puisse se concevoir : vider l’océan Pacifique de son eau qui sera vaporisée par les masses brûlantes du manteau sous-jacent, puis rejetée par les volcans :
      «Apprenez-donc quel but poursuivent ces hommes, que vous voyez creuser, dans le roc de cette voûte, de gigantesques fourneaux de mine. Remarquez, auparavant, que cette formidable entaille, cette calotte de près d’un kilomètre carré, coïncide avec ce gouffre qui, vraisemblablement atteint le centre de la terre.(…)
      Jean fixa sur son interlocuteur des yeux hallucinés d’épouvante. L’étrange guide sourit. -Eh bien ! dit-il froidement, ils sont en train de préparer la brèche par laquelle le Pacifique se videra dans les entrailles de la terre. Ils veulent mettre l’océan à sec. »
      Le but étant d’annexer le fond de l’océan ainsi mis au jour comme un nouveau continent à se partager entre Américains et Japonais. Mais Mister Big connaît un secret que même Kasuga ignore : un tel projet risque de faire exploser la terre entière avec les pressions mises en jeu, ce qui réjouit ce vieux nihiliste. Jim, destiné à mourir, est rejoint par Guilledou, enlevé à son tour. Les deux hommes sont dans l’expectative lorsque l’un des plafonds percés laisse s’échapper une gigantesque cataracte d’eau : l’opération «buveur d’océan » vient de débuter !
      De leur côté, les membres de la famille de Suzanne ont échappé à leurs geôliers, aidés par Sada, la petite bonne japonaise amoureuse de Guilledou. Ils s’embarquent en vitesse pour fuir le Japon quand, au large de l’île, ils constatent avec surprise la mise au sec de l’océan. Les eaux disparaissent révélant un fond encore vaseux où se dépose leur bateau :
      «Quand l’aube reparut, ils s’aperçurent qu’ils n’avaient plus devant les yeux qu’une mince nappe d’eau glissant sur le flanc d’une montagne de vase, surgie du fond de l’abîme. Puis, soudain, les eaux cessèrent de couler et la gigantesque montagne, devenant une chaîne uniforme, de très faible pente et s’étendant à perte de vue, érigea définitivement au-dessous de l’océan sa crête asséchée. »
      Perdus dans l’immensité ils aperçoivent avec angoisse l’avion du docteur Kasuga qui les traque. Profitant du désarroi de Suzanne, Kasuga, qui a rejoint les fugitifs, enlève la jeune fille pour la mettre en sûreté sur un navire américain proche, toujours lié par le pacte signé avec le diabolique nippon. Mister Big, Jim et Guilledou échappent à leur tour au piège infernal en se creusant un chemin vers le haut à coups de dynamite. Ayant fini par rejoindre les membres de leur famille à bord du bateau enlisé, ils constatent la disparition de Suzanne et prendront place dans la jeep que les Américains leur envoient. Croyant à un heureux hasard, ils ne se rendent pas compte que c’est Kasuga, qui, pour mieux jouir de son triomphe, les a fait mettre sous bonne garde par le commandant américain. Proche de la victoire complète, le Japonais sera privé de tout dans un de ces renversements de situation propres à la littérature populaire. Il contemplera, effondré, la disparition de son pays dans les flammes, principale victime de sa folie :
      «Le quinzième jour de ce fantastique voyage, une bande sanglante empourpra l’horizon lointain. Puis ce furent des lueurs d’incendie, d’énormes flammes rouges, qui dardaient vers le ciel leurs langues de feu ; des tourbillons de fumées noires, grises et rousses amoncelaient des bataillons de nuages, que trouaient à chaque instant des masses sombres, projetées en l’air par d’invisibles mortiers. D’incessantes et formidables détonations achevaient de donner l’impression qu’on approchait d’un camp de carnage et de désolation. Mais le font de ce gigantesque combat embrasait des lieues et des lieues ; l’œil n’en apercevait pas la fin, pas plus en largeur qu’en profondeur. »
      Confondu par Mister Big, Kasuga sera finalement englouti dans les feux volcaniques, laissant Suzanne à Jim. Enfin tout finira pour le mieux, surtout pour les Etats-Unis qui annexeront le fond du Pacifique à leur territoire déjà immense.
      Le roman, qui repose sur le même soubassement que « le Formidable événement » (voir ce titre), mélange adroitement courses-poursuite, personnages caricaturaux, sentiments excessifs et coups de théâtre. L’invraisemblable hypothèse de base sert à mettre en relief la vaillance économique des USA opposée à la traîtrise des Japonais. Un récit sans temps morts ni fioritures qui se lit avec agrément une fois la convention romanesque acceptée par le lecteur.

    10. Type: livre Thème: menaces climatiques Auteur: Jean DANGERY Parution: 1940
      Josette, sa petite chérie, rejoint Claude Rancy, son fiancé, qui travaille avec son futur beau-père M. Duclos, au Dahomey, dans une exploitation forestière. Elle est contente de se livrer au balancement du hamac porté par la petite troupe de nègres, libérée des harcèlements de l’odieux Wezner qui l’a poursuivie de ses assiduités tout au long du trajet. S’enfonçant dans la forêt équatoriale, avec ses charmes et ses dangers, le groupe ressent  un froid inhabituel qui tombe la nuit et se transforme en gel au petit matin. Que se passe-t-il donc ? Surtout que Josette, après avoir failli passer dans la gueule d’une panthère est enlevée mystérieusement. Claude, fou d’angoisse, s’acharne à la retrouver mais tombe sur une tribu hostile aux Blancs qu’elle rend responsables du froid subit. Fait prisonnier, Claude est destiné à finir sur un bûcher (les Blancs qui brûlent dégagent beaucoup de chaleur, c’est bien connu !) Sauvé in extremis par M. Duclos, averti par Josette qui a réussi à se libérer de ses agresseurs (dont l’horrible Wezner), le jeune homme ressuscite dans les bras de sa belle. Et le froid dans cette histoire, d’où provient-il ? En toute simplicité, d’une machine « électro-frigorifique basée sur la force des marées » , inventé par deux ingénieux ingénieurs anglais Smiththaw et Blackfair, destinée à abaisser la température de certains climats tropicaux qu’ils estimaient trop élevée, en projetant des « ondes réfrigérantes » à très grande distance. Pas de chance pour eux cependant,  parce qu’ils furent massacrés par la tribu mentionnée ci-dessus  et leur appareil réduit en pièces. Ce qui fait dire à M. Duclos :
      « Ils ont révolutionné… mais pas ce qu’ils croyaient ! Ce qu’ils ont mis sens dessus dessous, ce sont les pauvres Noirs, transis, grelottants, rendus malades et furieux par ce froid du diable ! Et ils ont failli provoquer des catastrophes ! Soulèvement, incendies !... Heureusement le cauchemar est terminé à présent, puisque la maudite machine est détruite et tarie la source du froid ! Pour une fois les sorciers ont raison de prétendre que les inventions des Blancs sont des inventions maléfiques. »
      Une histoire d’aventures exotiques sur laquelle se greffe un élément cataclysmique. Pas de quoi provoquer le grand frisson !

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