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    711 livres

    1. Type: Livre Thème: fins du monde fins de l'humanité Auteur: Théo "Izual" Dezalay Parution: Décembre 2016
      - Topic de discussion :
       
      - Interview de l'auteur :
       
    2. Type: livre Thème: invasions extraterrestres, fins du monde, fins de l’humanité Auteur: Vincent GALLAIX Parution: 1976
      Le professeur Labro de retour d’une croisière cosmique,  retrouve la Terre de 2185, fortement polluée et policée :
      " D’un geste circulaire, le docteur montra le décor gris et noir, sans aucune trace de verdure, qui s’étendait au-delà de la clôture électrifiée de l’astrodrome, les colonnes de fumée sulfureuse qui montaient péniblement vers le ciel bouché. -Peut-être ne voyez-vous plus ces tas de déchets, ces carcasses d’aéro-jets pourries, ces usines abandonnées, ces ruines, toute cette lèpre… "
      De tendance anarchiste, Labro, marié à Monique Rosen, vit une vie étriquée entre un beau-père tyrannique et une épouse hystérique. Son seul rayon de lumière est sa fille  Françoise qu’il adore. Pour qu’elle ne se sente pas toute seule, en dépit des Mughrs, extraterrestres à la conscience étroite et serviteurs des humains, Labro lui crée un petit frère robot, Zoomby, tout en Plast-X, matière qui a la propriété d’évoluer. Avec le temps, le bébé Zoomby, deviendra un  magnifique adolescent lié aux jeux de Françoise mais détesté par Monique. Labro meurt dans l’ explosion de son laboratoire au moment même où il pensait découvrir la véritable nature des " bâtonnets métalliques " rapportés lors d’une escale du vaisseau Andromède sur une planète totalement pelée, sans radioactivité, mais couverte desdits  bâtonnets.  Sans le savoir, le Professeur Labro a enclenché  un processus irréversible qui mènera à la fin du monde.  
      Ces bâtonnets sont des êtres vivants, se nourrissent d’énergie radioactive. Par conséquent, partout sur Terre la radioactivité baisse ce dont les Terriens se félicitent Ils se sont aussi pris d’affection pour Zoomby, le seul être qui les a côtoyé de près lors de leur premier voyage. Une symbiose s’établit entre lui et eux, et,  lors du premier rapport sexuel que Zoomby entreprend avec Françoise, toute la fantastique énergie accumulée par les plaquettes explose, rasant ce qui se trouve à la surface de la terre:
      " Il s’assit sur un bloc de béton tout hérissé de barres de fer tordues et attendit. Déjà, au plus profond de lui, montaient les voix bien connues. Elles étaient joyeuses, fébriles. L’énergie les remplissait rapidement. Le grand corps invisible qui recouvrait la Terre morte attendait dans la fièvre cette immense communion, ce déferlement de puissance qui était sa façon de s’unir à son dieu cosmique. "
      Zoomby reste seul de son espèce sur une terre vide jusqu’à ce qu’un astronef entièrement robotisé (de type féminin !), envoyé par les anciens colons, lui témoigne une chaleureuse affection.  Il se dépêchera de suivre la robote  vers sa colonie pour répandre la terrible infection à un autre monde.
      Récit à l’intrigue tirée par les cheveux correspondant bien à la caractéristique adolescente de la collection " Anticipation" de l’époque. Une écriture sans recherches formelles, académiquement correcte.  Se lit sans nausée mais sans  enthousiasme.

    3. Type: livre Thème: l’apocalypse réalisée Auteur: Jean-Pierre ANDREVON Parution: 2004
      Cela avait commencé très discrètement. Le narrateur, employé dans un centre de crémation, en vit déambuler dans les prés. En rentrant, il aperçut sa fille Clémentine et sa femme Emilie absorbées par la télévision. De partout dans le monde, l’on annonçait que les morts revenaient à la vie, tels quels, dans leur état squelettique ou cadavériques. Enterrés de frais ou de longue date, ils dressaient leur carcasse pourrie, tendant de manière poignante et inoffensive leurs bras décharnés vers les vivants, comme poussés par un tropisme positif :
      « Ils sortent de partout, maintenant. Pas seulement de la terre des cimetières, mais tout aussi bien d’un vieux mur de pierre, d’un tumulus, de la paroi d’un bâtiment qu’on voit se gondoler, se craqueler, avant de libérer ce qu’il contenait : une substance éthérée, demeurée longtemps, très longtemps dans le calcaire, le granit, l’humus, et transportée avec sa gaine minérale devenue remblai, terrassement, brique, mortier, ciment, ayant servi à élever un bâtiment. (…) En quelques minutes le plus souvent, on le voit se condenser. On le voit reprendre chair, ou un semblant de chair racornie, accrochée à l’armature de son squelette reformé. Les plus récents portent encore des vêtements à divers degrés de décrépitude ou de loques. Les anciens, cent ans ou plus, bien plus parfois, vont nus : écorchés couleur de bois mort. »
      Sans que l’on en sût vraiment la cause, il semblerait, selon les savants, que la Terre soit entrée dans une zone magnétique inconnue que l’on baptisa la « nécrozone » dont l’effet aurait été de revitaliser toutes les dépouilles mortelles humaines depuis l’origine de l’humanité, ce qui faisait beaucoup de monde. A l’incrédulité première succédèrent les crémations, de plus en plus importantes et répandues, la seule question étant : « comment re-tuer tant de morts déjà morts ? ».L’on s‘aperçut assez vite que concasser, brûler, dissoudre, écraser ces carcasses ne servaient à rien : comme par magie, elles se reformaient, ressoudant leurs os pour se retrouver en individu complet et en état de marche.
      Emilie et Clémentine en prirent leur parti et, pleines de bonnes intentions, affichaient une grande bienveillance à l’égard des zombies que l’on massacraient de partout, comme par jeu. Elles accueillirent même sous leur toit la défunte belle-mère du narrateur, au grand dam de ce dernier,  jusqu’au moment où les zombies, dans un désir légitime de devenir intelligents,  se mirent à sucer la cervelle des vivants. Ce fut lorsque le narrateur détruisit le zombie familial par le feu que sa vie bascula, ainsi que celle de tous les vivants au monde. Comme les zombies étaient en tous lieux et représentaient désormais un danger, l’on employa des moyens industriels ou militaires pour les anéantir, jusqu’à l’utilisation d’une bombe nucléaire en Chine. Mais la méthode la plus courante fut de les brûler. L’on mena des expéditions militaires à l’aide d’une milice opportunément apparue :
      « Les corps étaient débarqués sur le terre-plein, par des militaires en treillis. Ils y étaient jetés  en tas obscènes, membres mêlés dans leur nudité parfois ultime de squelette. Un des camions était muni d’une benne basculante et lorsque son chargement s’est déversé presque à mes pieds, j’ai dû me détourner et reculer de plusieurs mètres, main plaquée contre ma bouche. »
      Après les avoir désarticulés à l’arme lourde, ce qui les rendait inactifs pour quelques heures, les zombies étaient entassés  sur d’énormes bûchers dressés dans des stades d’où ils empuantissaient l’horizon de leurs cendres…Au bout d’une semaine, les vivants comprirent que la lutte était vaine. Les sociétés se délitèrent les unes après les autres, les nouvelles en provenance de l’étranger cessèrent. Le narrateur qui avait été obligé de quitter sa maison, se retrouva à l’intérieur d’une caserne où quelques centaines de résistants , toutes classes sociales confondues, tentaient de survivre vaille que vaille. La vie dans ce camp s’organisait sans contraintes, l’approvisionnement en nourriture  étant assurée par un centre commercial proche ; les seules occupations des assiégés étant de « casser du zombie » ou de faire l’amour :
      « -Tu sais qu’il y en a qui le font avec eux ? murmure mon compagnon. – Qui font quoi ? il gratte sa panse débordante crépis de poils gris ; ses petits yeux brun-vert brillent de contentement. – Qui les baise, pardi ! J’ai dû le fixer avec une trop visible mimique d’incrédulité, car il éclate d’un rire gras. – Qui les baise, oui, a-t-il répété, content de son effet. –Tu déconnes… ce n’est pas possible. – pas possible ? Qu’est ce que tu veux dire ? Physiquement ou psychologiquement ? – je ne sais pas. Ils sont dangereux. Ils sont répugnants… - Et enculer des gosses de trois ans, ou de six mois, c’est pas répugnant ? Il y en a qui le font, pourtant… Ou qui le faisaient. Le sexe mène le monde, mon vieux. Même aujourd’hui. Et pour certains, toute expérience nouvelle est bonne à tenter. »
      Le narrateur y rencontre une guerrière noire, Fatoumata, qui devint son amie, puis sa maîtresse. Avec elle, il participa à plusieurs sorties couronnées de succès mais qui laissèrent de nouveaux morts sur le terrain, lesquels devenaient de suite de nouveaux ennemis. Il constatait également que les zombies changeaient. Leurs corps étant devenus plus fermes, plus remplis, leurs yeux moins vagues, leurs gestes plus rapides et précis dénotaient l’intelligence d’un enfant de trois ans. Des myriades d’entre eux stationnaient devant la caserne. Pour desserrer le carcan et se procurer de l’essence, l’on projeta une sortie jusqu’à la zone industrielle des Mézins, ce qui tourna à la catastrophe. Peu nombreux furent ceux qui en revinrent vivants comme le narrateur et Fatoumata.Le couple savait qu’ils étaient parmi les derniers humains « normaux » sur terre. Réfugiés dans le grenier –les zombies ayant pris possession de la caserne-, leur avenir était tout tracé : ils allaient mourir… et renaître.
      « L’ère nécrozootique » pouvant durer des milliers d’années, que deviendrait une terre remplie de zombies et sans vraie humanité ? Ni lui, ni Fatoumata ne le savaient. Dès que le narrateur aurait achevé la dernière ligne du journal qui relaterait ces événements (pour qui ?), il partirait, tenant sa compagne par la main, à la rencontre de son destin :
      « Je me demande ce qu’ils vont faire. Je veux dire : ce qu’ils vont faire de la Terre. En ont-ils seulement une idée ? Ou, comme les animaux, sans vision du futur, se contenteront-ils d’exister au jour le jour ? Je pense à notre pauvre planète, que six milliards d’individus ont réussi à saccager de fond en comble, courant en toute inconscience à la catastrophe terminale. Quel pourrait être l’impact de cent milliards de zombies (à supposer qu’ils soient cent milliards) ? Nul, peut-être. Je ne les imagine pas remettre en route les usines, continuer à polluer, à bétonner, à épuiser les dernières ressources fossiles. Etant donné que le soleil leur suffit, qu’ils n’ont aucun besoin de se nourrir grâce à cette sorte de photosynthèse qui les anime, ils ne devraient pas faire beaucoup de mal à la Terre. Mais est-ce que je ne devrais pas plutôt écrire : nous ne devrions pas faire beaucoup de mal à la Terre ? »
      Le roman d’Andrevon est une réussite. S’emparant d’un sujet difficile à la thématique éculée dont les poncifs et les clichés auraient fait hésiter plus d’un écrivain, l’auteur sublime le sujet dans l’humour, l ‘énorme, l’extraordinaire. Chez lui la catastrophe est vraiment universelle. Les zombies,  sans vraie agressivité, juste à travers leur «inquiétante étrangeté », font disparaître les humains de la terre. Le thème de l’altérité lui permet aussi de montrer les plaies dont notre vingtième siècle a fait l’expérience, celles du fascisme, des camps de concentration, de la haine raciale, de l’intolérance et de la guerre.

    4. Type: livre Thème: savants fous et maîtres du monde Auteur: Marc AVRIL Parution: 1984
      Marc Avril, averti par « la grande bringue rousse Zoé » de la disparition de personnalités diverses, ainsi que de certains de ses collègues des services de renseignement, enquête mollement. La frénésie de Zoé l’entraînera sur la piste d’un savant fou, le psychiatre italien Lestrigo , qui, dans son île grecque d’Aea, conditionne les cerveaux enlevés à lui obéir. Pourquoi faire ? Pour déclencher la fin du monde, en toute simplicité. De quoi sera-t-elle faite ? On ne le saura jamais puisque la tenace Zoé, amoureuse de Marc Avril, le tirera d’un mauvais pas en « suicidant » Lestrigo, mettant ainsi un point final à un récit qui, de toute évidence, ne gagnait rien à s’éterniser.

    5. Type: livre Thème: épidémies Auteur: Mickey SPILLANE Parution: 1970
      Mike Hammer n’a pas aimé que l’on tue l’une de ses anciennes connaissances, le pauvre Lippy Sullivan. Grâce à des portefeuilles volés par Lippy – en fait par un pickpocket au gilet rouge prénommé Castor – Hammer se met en chasse. Parallèlement à Mike et son enquête, son ami Pat, de la police d’Etat, se débat avec une très grosse affaire. L’on vient de découvrir un passager mort d’une infection mystérieuse dans le métro de New York, ce qui sonne comme le début d’une menace bactériologique de grande ampleur. Une boîte remplie de miasmes aurait été cachée par des activistes russes sur le territoire américain, et ce ne serait pas la seule. Elles contiendraient des bactéries tellement dangereuses qu’elles seraient capables de contaminer l’espèce humaine en quelques jours. En face de ce danger, et pour éviter toute fuite médiatique, le journaliste Eddy Dandy, autre ami de Mike, a été mis au secret. Les Russes eux-mêmes, plus très sûrs de pouvoir circonscrire le danger, auraient pris contact avec les Américains :
      « Ils ne pensaient pas que la souche bactérienne était si virulente. Ils croyaient que la maladie resterait cantonnée sur notre continent, et disparaîtrait au bout d’un certain temps. Ils avaient fait des tests sur des cobayes humains involontaires, et ils en avaient conclu qu’une personne sur dix jouissait de l’immunité naturelle. Et ils avaient trouvé un vaccin pour protéger les gens dont ils auraient besoin. Ce n’était pas deux agents qu’ils avaient envoyés chez nous, mais vingt-deux, chacun pourvu d’assez de vaccin pour en immuniser cent autres. Des grosses huiles de l’industrie et de la politique capables de gouverner quant toute la populace serait morte. Mais il y a une chose qu’ils ne savaient pas. Le vaccin ne valait rien »
      Pendant ce temps, l’enquête progresse. Elle amène d’abord Mike à faire la connaissance de M. William Dorn, un industriel richissime et de sa protégée, Renée, qui séduit d’emblée le détective. Puis, toujours en suivant la piste de Castor, de Woody Ballinger, un caïd notoire. Une course à la mort s’engage entre Woody, qui lâche ses tueurs, et Mike,  pour coincer Castor qui aurait en sa possession la clé de l’énigme. Grâce à ses indicateurs, dont un certain César Mario Tuddey, Mike prend une longueur d’avance et manque de peu de coincer l’homme au gilet rouge.
      Au plan politique, les tensions s’accroissent. Grâce aux Russes, qui fournissent un coup de pouce, les vingt-huit boîtes de la mort sont découvertes à temps. Andy libéré confirme à Mike que c’est  bien Castor qui possédait un plan localisant les boîtes de miasmes, plan tiré de l’un des portefeuilles, ce qui explique qu’il soit la proie du ou des criminels commanditaires. Woody éliminé, Mike connaît maintenant le nom de celui ou ceux qui menacent la sécurité des Etats-Unis : soit le bon monsieur Dorn et ses acolytes, dont quelques dissidents russes. Avec sa fougue habituelle, Hammer règle définitivement le problème.
      Un roman policier qui se déroule sur fond de catastrophe dans le style habituel de Spillane.

    6. Type: livre Thème: le dernier homme, guerre des sexes, matriarcat Auteur: Pia GUERRA et Brian K. VAUGHAN Parution: 1992
      Vol. 01 : le dernier homme, Sémic éd., 2004, 1 vol. broché, in-octavo, npag. (128 pl. couleurs) BD d’expression anglaise (USA)
      1 ère parution : 2002     titre original : the last man (réunissant les comics US1 à 5)
      Où l’on fait connaissance avec les principaux protagonistes, quelques heures avant le drame. Tout d’abord, le héros, Yorick, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui étudie la prestidigitation. Il sera le seul survivant humain mâle mais ne le sait pas encore. Il est amoureux d’Elizabeth qu’il pense épouser, actuellement en voyage en Australie. Il sera accompagné dans son périple par Esperluette, un macaque rhésus mâle, mis à sa disposition par des scientifiques de Boston en un but d’expérience.
      A Naplouse, se trouve le colonel Alter, une femme juive, très volontaire et traumatisée par la lutte contre les Palestiniens qui ont déjà tué ses parents. Elle se mettra à la poursuite de Yorick pour le récupérer. La mère de Yorick, à Washington, qui assume un rôle politique. Elle est sénatrice démocrate à la Maison Blanche, à la fois soulagée d’apprendre que son fils est en vie et préoccupée par l’enjeu qu’il incarnera. 355 est une jeune femme agent secret, légaliste et loyale à son pays, très efficace, dont la mission est de retrouver le Dr. Mann, responsable de la mise au jour du premier clone humain (et peut-être de la catastrophe).  Elle fournira aussi une protection à Yorick dans son périple à travers les USA sinistrés.
      Puis, à l’heure H, dans le monde entier, tous les mâles de toutes les espèces, y compris l’espèce humaine, meurent soudainement en crachant du sang, laissant les femmes seules sur cette terre. Sauf deux exceptions ; Yorick et Esperluette ! Tandis que certaines femmes tentent de réorganiser la société, jouant aux jeux de pouvoir coutumiers des hommes, Yorick erre dans les rues à visage caché. Se sachant l’objet de toutes les convoitises, il veut rejoindre l’Australie pour y retrouver sa fiancée, en un monde devenu terriblement hostile. 355, ayant protégé la future présidente des Etats Unis, la seule capable de reprendre en mains les rênes du pouvoir politique, se voit confirmer par celle-ci son rôle de tuteur à l’égard de Yorick et d’Esperluette. Sa première quête les amènera à Boston où sont censés se trouver le Dr. Mann et son laboratoire .De son côté, le colonel Alter, obéissant à un mystérieux coup de téléphone l’affranchissant sur l’existence et l’importance de Yorick, se met à leur poursuite. Quant au jeune homme, qui se demande ce qu’il est advenu de sa jeune sœur « Héro » (c’est son prénom), il affrontera un groupe de femmes en furie, « les Amazones », en un combat dont il sort vainqueur grâce à l’appui de 355.  Après avoir retrouvé le Dr. Mann dont le laboratoire avait été incendié, les deux femmes et Yorick, avec Esperluette perché sur son dos, prennent la direction de la Californie où subsisteraient encore des échantillons d’ADN susceptibles d’éradiquer le virus responsable du fléau.
      Vol. 02 : Un petit coin de paradis, Sémic éd.,2004, 1 vol. broché, in-octavo, npag. (128 pl. couleurs). BD d’expression anglaise (USA)
      Pendant que Yorick monnaye leur passage vers l’Ouest à bord d’un  train, dans un wagon à bestiaux, les Amazones, menées par Victoria, une théoricienne du féminisme, ne désarment pas. En effet, la reine s’est prise d’affection pour Hero, une petite jeune, qu’elle presse de suivre la piste du dernier mâle de la planète, c’est-à-dire son frère. Dans leur train, les trois fugitifs attaquées par d’autres méchantes filles, seront éjectés du train et 355, blessée dans l’action, ne sera plus d’aucun secours. Yorick, à sa grande stupeur, se réveille entre les mains de Sonia, l’une des soixante quatre femmes du village de Marisville, échappées d’un pénitencier proche. Elles ont réorganisées leur vie là, dans cette région désertique de l’Ohio, loin du monde, pour y faire oublier leur condamnation et la survenue de Yorick et de ses deux amies bouleversent leur tranquillité. Néanmoins, galvanisées par Sonia qui est tombée amoureuse de Yorick, elles s’apprêtent à leur dire la vérité lorsque la survenue intempestive des Amazones change tous les plans.
      La confrontation entre Yorick et sa sœur Hero tourne au tragique à cause de Victoria qui veut à tout prix éliminer le jeune homme. Sonia tue Victoria, Hero tue Sonia, Yorick, sur le point de tuer Hero en est empêché par 355, qui calme tout le monde. Finalement, alors que Yorick, désespéré, reprend la route avec ses compagnes, les femmes de Marisville enferment le reste des Amazones dans leur ancien pénitencier. L’action est relancée cependant par Alea et ses femmes-soldates, lesquelles, en direction de l’Ohio par hélicoptère, selon les informations d’une mystérieuse informatrice, se mettent aussi à la recherche du dernier homme tandis qu’une stupéfiante nouvelle nous parvient : trois spacionautes russes en bonne santé, parmi lesquels une femme, s’apprêtent à atterrir sur la terre américaine.
      Vol. 03 : Un petit pas, Panini Comics, 2004, coll. «Vertigo», 1 vol. broché, in-octavo, n pag. (128 pl. couleurs). BD d’expression anglaise (USA)
      1 ère parution : 2003
      Continuant leur avancée vers l'Ouest, à bord d'un train, 355 y fait la connaissance musclée d'une de ses consoeurs russe, Natalya Zamiatine. Après une franche explication sur  le toit d'un des wagons, il s'avère que Natalya a été envoyée de Russie pour réceptionner, elle aussi, le trio venu de l'espace. La capsule, qui aurait du atterrir dans les plaines russes, arrivera dans les plaines du Kansas par défaut, la Russie présentant de grandes zones irradiées.
      En attendant, la générale israélienne Alter , se déplaçant en hélicoptère, ne reste pas inerte avec ses soldates. Traquant elle aussi Yorick , la seule "usine à sperme" disponible, selon ses propres mots, elle a été mise sur sa piste par la propre mère du garçon qui, croyant en la loyauté des Israéliennes, leur a confirmé le point de rendez-vous grâce à un traqueur disposé dans le collier d'Esperluette. La ferme du Kansas, proche du point de chute de la navette, est en réalité une bio-base secrète tenue par deux jumelles , des médecins. Alter, déjà sur site, capture Yorick, désirant l'évacuer en hélicoptère. Au même moment, la capsule atterrit. 355 passe un marché avec Alter: pour Yorick, elle échangerait les deux astronautes mâles. Alter feint d'accepter car son seul désir est d'éliminer tous les autres protagonistes (surtout mâles) pour ne garder que le jeune garçon à sa disposition. Mais cela ne se passe pas comme prévu. La capsule prend feu. Les deux astronautes mâles sont carbonisés. Seule en réchappe la femme astronaute, sortie la première, étant donné qu'elle est enceinte. Elle sera aussitôt mise sous surveillance par les jumelles.
      Quant à Yorick, il ne se laissera pas mener comme un mouton à l'abattoir. Durant les tractations,  il assomme Alter tout en convainquant Saddie, l'adjointe de cette dernière de lui venir en aide. Celle-ci, convenant qu'Alter a dévié de sa mission, la neutralisera définitivement, libérera Yorick et prendra la direction des opérations militaires. Elle ne pourra toutefois empêcher l'action du groupe- commando dépêchée par Alter sur le terrain. Heureusement Natalya, avec ses aptitudes de sniper, les éliminera les unes après les autres. Au final, nos amis sont vainqueurs sur toute la ligne. Le périple vers le labo du Dr. Mann à San Francisco pourra continuer.
      Ailleurs, dans une autre localité située non loin de la ferme, un groupe de théâtre féminin joue une pièce de théâtre appelée "le dernier homme". Avant la représentation, elles ont la surprise de recueillir un petit singe, dont elles reconnaissent avec émotion le caractère mâle (car le virus avait atteint tous les mâles du règne animal). Il s'agit bien d'Esperluette et le lecteur se demande comment il a pu arriver en ce lieu. D'autre part, durant la pièce, l'on découvre une mystérieuse guerrière ninja qui surveille la scène... et Esperluette. Le spectacle, qui n'a pas le bonheur de plaire à une faction féministe et rétrograde de femmes menées par la maire de la petite bourgade, dégénère en pugilat général. C'est alors que trois formes voilées - Yorick, 355 et le Dr. Mann -interviennent armes au poing pour récupérer Esperluette. La chose faite, ils reprennent la route.
      Vol. 04 : Stop/Encore, Panini Comics, 2004, coll. «Vertigo», 1 vol. broché, in-octavo, npag. (128 pl. couleurs). BD d’expression anglaise (USA)
      1 ère parution : 2004
      Esperluette, malade, a besoin de soins. A Allenspark dans le Colorado, 355 connaît une retraite sûre où elle pourra confier Yorick à une de ses collègues, 711, avant de repartir avec le Dr. Mann à la recherche d'antibiotiques pour le petit animal. Yorick reste donc seul en compagnie de 711, une charmante jeune femme, mais ce qu'il vivra sera plutôt inattendu. Ayant bu du thé drogué, le jeune homme à son réveil, pendu au plafond et saucissonné comme un jambon, découvre 711 habillée en maîtresse sado-masochiste, un fouet à la main. En suspension, celui-ci subira un traitement de choc, d'une violence extrême, l'obligeant à fouiller dans les profondeurs de son inconscient pour y faire émerger ses angoisses existentielles et notamment, pour s'avouer sa crainte des femmes, qui l'oblige constamment à adopter une attitude suicidaire envers elles. Proche de la noyade et de l'étranglement, sommé de dire toute l'attirance qu'il ressent envers sa tortionnaire, il subit un programme thérapeutique de choc mis au point au sein du Culper Ring dans le but de le débarrasser de ses fantasmes morbides, son existence étant bien trop précieuse pour l'avenir de l'espèce humaine.
      Lorsque ses deux compagnes reviennent, Yorick est différent, plus mûr, moins impulsif. Le trio repart à nouveau, laissant en arrière 711 dont on apprendra que le mari, agent secret lui aussi, avait été tué  en mission. Elle ne jouira pourtant pas longtemps de sa solitude. Elle sera achevée par un mystérieux trio d'agresseurs voilés, agentes d'un service secret concurrent. Sur la route de Queensbrock en Arizona,  ils feront la connaissance de P.J., une mécanicienne, maîtresse-femme, mais sympathique, qui les prévient que plus loin, la route est barrée par des camions disposés en travers de la chaussée. Les successeurs des "Fils de l'Arizona", les "Veuves Noires", un groupe de militantes d'extrême droite tiennent le pays. Elles se sont données pour mission de veiller sur un pays meurtri par les armes. La mère dirige d'une poigne de fer toutes ses filles, aussi fanatisées qu'elle.
      Le Dr. Mann, sans en faire part à quiconque, tente de négocier seule leur passage. Le seul résultat fut qu'elle se retrouva le visage tuméfiée à force d'avoir été battue et emprisonnée, en attendant de passer par les armes. Yorick restera avec la gentille P.J. pendant que 355 vole au secours de sa compagne. Malgré une résistance héroïque, elle sera elle aussi prise dans les filets des Veuves Noires. La mère-générale, voulant savoir de quoi il en retourne précisément, envoie une de ses filles sanguinaires vers le garage de P.J. où elle découvre Yorick et Esperluette. La confrontation tourne mal. P.J. sera tuéee et Yorick devra éliminer l'agresseur.
      A la base de Queensbrock les nouvelles ne sont pas meilleures. Attendant d'être exécutées toutes les deux , le Dr. Mann fait part à 355 de ses intentions, qui ne sont pas aussi sincères qu'elles le paraissaient. Au moment fatidique, seuls les réflexes foudroyants de l'agent 355 leur permettront de survivre. Les Veuves Noires seront toutes abattues, sans aucun remord. Alors que leur pérégrination se poursuit malgré tous ces contretemps, dans la bio-base du Texas où les deux jumelles veillent sur la rescapée du ciel, se profile une nouvelle menace: l'arrivée de Hero, la soeur de Yorick, qui traque son frère.
      Vol. 05 : Alliance contre nature, Panini Comics, 2007, coll. « Vertigo », 1 vol. broché, in-octavo, npag ; (128 pl. couleurs). BD d’expression anglaise (USA)
      1 ère parution : 2004
      Ce cinquième épisode est tout en ruptures et reconnaissances, chaque personnage poursuivant le fil de sa destinée individuelle ou se rappelant son passé. Yorick, venu se recueillir dans une église désaffectée, fera la connaissance de Beth, une ancienne hôtesse de l'air à vocation religieuse. Ils se racontent leur malheurs, lui, qui vient de tuer une jeune fille, et Beth, responsable du crash de son avion. Ils se plaisent bien et font l'amour dans le cimetière attenant, interrompus pourtant par des amazones violemment anti-religieuses dont ils arrivent à se débarrasser avec difficulté.
      En Australie, la véritable Beth, fiancée de Yorick, vient d'être enlevée par des aborigènes femmes. Flash-back sur Hero, la soeur de Yorick, qui se rappelle son adolescence révoltée, comment, à la mort brutale de son fiancée, après une errance dans les rues, elle a intégré un groupe d'amazones, sous l'influence d'une figure terrifiante, Victoria, qui est devenue son mentor néfaste. S'étant libérée à grand peine, elle a entrepris un long périple pour retrouver son frère, le poursuivant d'étape en étape. Elle n'est d'ailleurs pas la seule à chercher.
      Trois formes féminines voilées en veulent à 355. Ce sont elles qui ont tué 711. Elles font partie d'un groupe dissident du "Culper ring" et veulent récupérer à tout prix l'amulette que 355 a en sa possession. Après des rencontres musclées et des tractations, l'échange a lieu de nuit dans le stade de San Francisco, en présence de Hero. Celle-ci apprend à 355 la mort de son amie 711. Folle de rage, l'agente secrète liquide ses trois adversaires. Les deux femmes reviennent vers le laboratoire du Dr. Mann. Yorick, lui, est malade et soigné par le Dr. Mann, très inquiète, qui pense que le jeune homme, vu les symptômes qu'il présente, vient d'être atteint à son tour par le virus qui a éradiqué les mâles de la planète. Il n'en est rien, heureusement. Ayant ouvert une boîte de conserve avariée, il présente une contamination d'ordre botulinique. En lui prodiguant ses soins, le Dr. Mann fait tout à coup une découverte fondamentale: les anticorps qui ont protégé Yorick contre le virus proviendraient du singe Esperluette, plus exactement des excréments que ce dernier avait l'habitude de projeter un peu partout, et qui contiennent les éléments naturels d'une défense que le petit singe avait élaboré dans son corps. Un grand pas vient donc d'être fait,  même si l'on ne sait pas encore pourquoi ce singe-ci a pu évoluer de la sorte.
      La rencontre de Hero et de son frère sera orageuse, car le garçon pardonne difficilement à sa soeur ses agissements passés. C'est ce moment précis que choisira Toyota, la mystérieuse guerrière ninja, pour intervenir et enlever Esperluette. Elles sera poursuivie par 355, qui traque Toyota sur les toits glissants de pluie, et qui sera blessée dans l'action, alors que Hero, munie d'une éprouvette contenant de l'ADN du singe, prendra la route du Kansas pour apporter l'espoir d'une guérison à l'astronaute russe et à son bébé-bulle. Pour ce qui est de nos amis, il ne leur reste plus, s'ils veulent récupérer Esperluette, qu'à s'embarquer pour le Japon sur un bateau dont le port d'attache est Yokogata.
      Vol. 06 : Entre filles, Panini Comics, 2008, coll. « Vertigo », 1 vol. broché, in-octavo, npag ; (128 pl. couleurs). BD d’expression anglaise (USA)
      1 ère parution : 2004
      Embarqué sur la Baleine pour voguer vers le Japon, Yorick est découvert , caché dans une caisse, et amené avec  355 devant la capitaine. Après moult explications, celle-ci, sensible au charme du dernier homme, l'invite à passer la nuit dans sa cabine au grand déplaisir de 355, qui se consolera dans les bras du Dr. Mann. Après tout, une petite séquence homosexuelle , quoi de plus normal dans ce monde rempli de femmes.
      Une espionne à bord, qui a pour nom Rose, ayant neutralisé l'opératrice radio, communique les coordonnées du navire à un sous marin militaire en provenance d'Australie, et dont elle dépend. Cet engin a pour mission de traquer les pourvoyeurs de drogue à destination de l'Australie. Alors qu'un conseil de guerre débat de l'attitude à tenir en cas de conflit, le Dr. Mann rend visite à l'espionne emprisonnée, découverte durant sa mission, qui lui explique comment la drogue connaît une croissance exponentielle maintenant que  toutes les forces de police ont disparu et surtout que l'équipage de la Baleine  est fortement impliqué.
      A bord, l'ambiance se dégrade. Le sous-marin, à l'affût, décide d'expédier une torpille vers le navire. Alors que Yorick se trovue encore sous le charme de la femme-pirate, Rose, avec l'aide de 355 et du Dr. Mann réussit à se libérer. Le bateau, frappé de plein fouet, se couche sur la mer. A bord, c'est le sauve-qui-peut général, sauf la capitaine qui, selon la tradition, coulera à son poste. Le sous-marin faisant surface, récupère les naufragés,  et il faudra peu de temps à 355 pour convaincre la commandante du submersible, de sa bonne foi. Celle-ci, après un escale en Australie, se dit prête à rapatrier le petit groupe  jusque sur les côtes japonaises.
      En un autre lieu, à Tel-Aviv, Alter passe en jugement devant Saddie. Mais là encore, cela ne se passe pas comme prévu. Les geôlières, de mèche avec la criminelle, libèrent l'inculpée et tuent la juge. Enfin Beth , de son côté, vit un rêve qui la plonge au plus profond d'elle-même, au moment des jours heureux de sa rencontre avec Yorick et sa soeur Hero. Reprenant conscience, elle se voit au centre d'un cercle magique, attachée, nue et peinturlurée, prête à subir les incantations d'une sorcière aborigène.




    7. Type: livre Thème: menaces et guerres nucléaires, la cité foudroyée Auteur: Claude NOUGARO Parution: 1948
      Tout débute par une scène de  rue où dominent la gaieté, le soleil et le sentiment amoureux :
      « Sous un joyeux soleil de mai
      C’était plein de couleurs, de mouvements et de bruits
      Une fille m’a sourit »
      Les images qui suggèrent la beauté, la tendresse, la joie, le bleu de l’azur (vers le ciel angélique) s’opposent violemment à l‘inquiétude (J’y comprends rien), aux sons discordants (ce drôle de bruit), aux sensations kinesthésiques (souffle incandescent, les murs qui tremblent), pour aboutir à la description de l’horreur, celle d’une ville anéantie par l’explosion d’une bombe nucléaire. La mise à mort de la cité est tellement rapide, insensée, inattendue que le poète « n’y comprends rien », répété comme un leitmotiv. Par touches à peine esquissées, adoptant le point de vue des sacrifiés, la chanson dénonce l’absurdité de la guerre. Chaque couplet décrit une phase précise du processus de l’enfer qui se déchaîne.  
      D’abord la cohue de la rue, l’animation, la foule des promeneurs dans laquelle se croisent tant de vies différentes, où se tissent tant de liens affectifs, puis « ce drôle de bruit », inqualifiable, étrange, unique. Le court instant d’interrogation (tout le monde a levé le nez) est aussitôt brisé par le flash lumineux (éclair aveuglant) que suivent de près le souffle (souffle incandescent), la destruction (les murs se mirent à trembler), la chute de la cité (des gravats, des poussières), enfin le vide (Y’avait une ville y’a plus rien), la mort, le silence et la douleur (silence à hurler) . Cela restera-il du domaine de l’hypothétique ? (Faites que ce soit un mauvais rêve)
      Par des mots simples, en un style familier, sans exégèse ni lourde thématique, Nougaro dénonce le crime et la folie des hommes. Un chef-d’œuvre de la chanson cataclysmique universellement connue.

    8. Type: livre Thème: péril jaune et guerre des races Auteur: Jean-André RICHARD DUPUY-FRANCK Parution: 1948
      Jacques Dussueil, le journaliste français et X-21 l'agent secret américain reprennent du service dans ce nouvel épisode de la série "Bob et Bobette". En Chine, se produisent des manifestations indéniables d'hostilité. Les véhicules à moteur cessent de fonctionner, des avions explosent en flammes, quelques nomades seront mystérieusement désintégrés au nord du lac "Lob-Nor", en Mongolie. Ceci est l'oeuvre d'un savant et chef mongol qui a développé une puissante société souterraine du crime dans la désert de Gobi, destinée à envahir sous peu le monde entier. Des ondes "infernales", paralysantes et désintégrantes, aux effets variés selon leur force, en constituent ses principales armes.
      X-21 et son ami, faits prisonniers dans leur avion abattu, sont acheminés vers le repaire du monstre à bord d'un de ses "tanks des sables". Le dictateur jaune, par vantardise, leur fait part de ses projets, leur montre toutes ses armes, puis les enferme avec d'autres prisonniers. L'évasion de nos deux héros ne surprendra personne. A bord d'un  tank des sables volé, isolés des ondes infernales, ils seront récupérés inconscients, mais en bonnes santé, par des méharistes. Rapportant leurs connaissances à John Spring, un savant américain, il détermineront par la méthode de triangulation,  l'emplacement d'un "relais" , une base avancée de l'organisation criminelle, sous terre, dans les Pyrénées françaises.
      Capturé à nouveau, Dussueil, cette fois-ci agira de l'intérieur, en concertation avec l'équipe d'appui française qui cerne la base. Celle-ci est investie et les responsables mis hors d'état de nuire.  Mais le dictateur jaune flaire la traîtrise et, augmentant le volume de ses ondes, fait exploser son relais français. Ce qu'il ne sait pas, c'est que, grâce à John Spring qui a mis au point un nouvel engin, ses ondes lui seront renvoyées en écho et mettront hors d'usage la gigantesque machine génératrice en Mongolie. Pour parachever le tout, une bombe atomique judicieusement placée annihilera définitivement le repaire au moment même où l'infâme personnage, tentant de fuir, sera abattu par l'avion de X-21.
      Un récit complet comme il y en eu tant après-guerre, qui mélange subtilement armes futuristes, dictateur fou et asiatique,  et efficacité occidentale,  en un dessin  moins caricatural que d'habitude.

    9. Type: livre Thème: l’apocalypse réalisée Auteur: Pierre Paul PARADIS Parution: 1895
      Le poète désire faire partager sa vision de l’apocalypse qui se présente sous les traits communs de l’eschatologie chrétienne. Son tableau est traversé par des images romantiques et modernistes. Comme si cette vision était trop horrible pour être appréciée de près, il est enlevé sur la planète Vénus :
      « La distance à Vénus est incommensurable.
      Jamais je n’eusse pu voir l’étoile admirable
      Sans l’électricité.
      Parvenue sur la nue un courant électrique
      Donna de tels élans au tourbillon magique
      Qu’en l’astre il m’a porté. »
      A l’instar de la Terre, Vénus possède des villes, des arbres, des palais mais apparaît déjà condamnée :
      « Le temps allait finir sa course séculaire.
      La sombre éternité, s’avançait sans mystère, (…)
      Déjà la fin des temps, ce spectre au front livide,
      S’abattait sur Vénus comme une hyène avide. »
      Des guerres sanglantes, des malheurs de toutes sortes se font jour :
      « Le soleil obscurci n’éclairait la nature
      Que par des jets sanglants rougissant la verdure ;
      Des tonnerres affreux, d’horribles tremblements
      Faisaient sécher d’effroi tous les êtres vivants. »
      Elles contrastent avec les périodes heureuses d’avant où la planète était féconde, où
      « Rien ne venait voiler l’éclatant horizon.
      Les plaisirs les plus doux doraient chaque saison ;
      Tout respirait l’amour sur cette étoile blonde. »
      Avec l’apparition du prophète de la mort, l’Antéchrist, qui fascine les foules :
      « Son règne s’étendit comme un nuage noir
      Quand un sombre ouragan éclate sur le soir
      Et déchaîne les vents et l’éclair et la foudre. »
      D’autres désastres suivront comme les blés qui se dessèchent, le soleil qui s’obscurcit, la famine, les désordres sociaux et les crimes, la guerre de tous contre tous. Les éléments naturels ajoutent à ce tableau sinistre : cyclones, ouragans, ciels ensanglantés, grondement des mers :
      « Sur le funèbre lit, tombeau des nations
      On eût dit le réveil des générations.
      Tout annonçait, hélas ! les derniers jours du monde.
      Les peuples cependant sur ce volcan qui gronde
      Bâtissaient des cités et des chemins de fer,
      Essayant de jouir encore en cet enfer.»
      Aussi, lorsque les hommes (tiens ! ne sommes-nous donc pas sur Vénus ?) s’obstinent à vivre comme ils le peuvent, le poète, témoin à un mariage digne d’un enterrement, voit venir un messager de la mort, annonciateur de la fin :
      « Chacun vers son foyer avec effroi s’élance;
      L’écho devient sonore ; un silence imposant
      Règne alors dans les airs pendant quelque moment ;
      Un poids lourd pèse aussi sur tout ce qui respire ;
      Tout se tait, nulle brise au-dehors ne soupire,
      Et la nuit est profonde ; une intense chaleur
      Se fait sentir et jette une morne stupeur. »
      Les signes se multiplient dans le ciel, les bêtes sauvages cherchent un refuge auprès des hommes, des églises et des temples volent en éclats, des cratères bouillonnants s’ouvrent sous les pieds. Au dernier moment, le poète, menacé dans sa chair, est enlevé par un ange et ramené sur notre planète. Depuis, sa vision le hante.
      Peu de science-fiction dans ce long poème à but apologétique mais une description de la fin du monde tellement précise et circonstanciée que nous l’avons pensée digne d’être inscrite à notre répertoire.

    10. Type: livre Thème: sociétés post-cataclysmiques 1 Auteur: Hugues DOURIAUX Parution: 1994
      Warrior-le-Grand est un redoutable combattant du clan des Aigles. Habitant la cité en ruines, jeune et inculte, il remplit toutes les conditions pour chasser « les Vieux » rendus responsables du « Grand Feu » qui a détruit toute civilisation:
      « Je m’appelle Warrior et je ne suis pas un Vieux. Dans notre monde, nous haïssons les Vieux . C’est à cause des Vieux que le Feu Infernal brûle les entrailles de la Terre et que le Mal ronge la moelle de nos os. Quand je rencontre des Vieux, je m’enfuis. Ou bien je me bats. Je m’enfuis si je suis seul. Je me bats si des Frères et des Sœurs m’accompagnent.(…) Les Vieux sont capables de tout. Une vermine que je hais de toutes mes forces. »
      L’arrivée d’une Vieille nommée Teigne , va bouleverser sa vie. Alors qu’elle est blessée dans un traquenard monté par le clan des Loups, elle sera sauvée par Warrior qui suit son impulsion. Courageuse, dure et douce à l’occasion, Teigne, s’échappant avec Warrior par les couloirs effondrés du métro, trouvera asile en zone périurbaine, une ancienne banlieue. Il lui faudra du temps pour guérir, ce qui permet à Warrior d’observer à loisir cette étrange inconnue. Il s’y habitue progressivement, troublé malgré lui par son physique. Lors d’une dernière incursion dans la cité pour récupérer une trousse de médicaments, Warrior fait la rencontre musclée d’Enoria, une jeune « Sœur » du clan adverse. Comme le veut la tradition, il la viole. Enoria, craignant des représailles de la part de son chef, supplie Warrior de l’emmener avec lui. Le voici donc avec deux femmes, Teigne et Enoria dans un univers de campagne qui lui est totalement étranger :
      « -C’est vaste, l’Extérieur, dit tout à coup Enoria. Ca nous étonne tellement, Teigne et moi, qu’elle nous parle, qu’on reste un instant à la regarder. Elle baisse la tête, plonge un doigt au fond de sa boîte, le lèche longuement. -Ouais… C’est vaste, répond enfin Teigne. Bien plus vaste que tu peux imaginer. Elle semble songeuse. Et puis voilà qu’elle se met à parler, comme jamais elle n’avait fait : Il y a des campagnes infinies, des forêts, des lacs, des rivières. Des routes et des villes. Des villages déserts. On voit les maisons… De loin, elles paraissent encore vivantes, presque gaies. On s’attend à voir apparaître les habitants. En fermant les yeux, on entend  les enfants qui crient, les gens qui s’interpellent. Mais en approchant, on ne rencontre que le vide, la désolation… La mort… La mort partout… »
      Teigne, prenant le commandement, décide de pousser vers le sud en suivant une autoroute désaffectée. Mais les dangers sont énormes, comme cette meute de chiens sauvages qui ne les lâche d’un pas. Là encore, les connaissances de Teigne les sauveront. Par ruse, ils s’empareront d’un 4X4, éliminant sans pitié les conducteurs, eux-mêmes en chasse. C’est elle encore qui dira au couple de se cacher lorsqu’une troupe de pillards se prétendant soldats passera près d’eux, derrière un char en état de marche. Chemin faisant, Teigne fera l’éducation de Warrior. Elle lui démontre qu’une femme n’est pas un objet lorsque le combattant tente pour la seconde fois de violer Enoria. De fait, une complicité s’installe entre les deux femmes, excluant Warrior. La punition sera heureusement rapidement levée :
      « Mais… A son tour, Teigne m’embrasse, non moins fougueusement qu’Enoria. Je ne comprends plus. Ma main touche ses seins. Elle est nue, elle aussi. Teigne se relève. Je les regarde,  toutes deux. Toutes deux nues, agenouillées, l’une à ma droite, l’autre à ma gauche. La jeune Sœur et la Vieille… pas si vieille que ça. C’est impossible… mon rêve continue ! Enoria se penche, s’affaire à me retirer mes vêtements. Teigne passe sa main calleuse, mais qui se fait douce, sur mes joues. C’est tellement mieux avec de l’amour, murmure-t-elle. Ne dis rien, Warrior… Oublie tes angoisses. Cette nuit nous appartient à tous les trois. »
      C’est une cellule soudée qui entre dans la cité d’Andréas, être cynique et dépravé, entouré d’une bande de « mignons » et de brutes sanguinaires. Teigne, qui connaît la cité pour y avoir vécu, propose à Andréas un combat de gladiateurs, misant sur la force de ses deux amis. Andréas accepte, se réservant de déchirer le contrat en faisant emprisonner le couple quoiqu’il arrive pour le soumettre à sa volonté. Vainqueurs, ils seront pourtant battus, emprisonnés avec l’apparent accord de Teigne, qui attend son heure pour les libérer. Ils se retrouvent hors de leur prison mais en plein combat, avec l’arrivée fortuite de pillards appuyés par leur char. Andréas n’échappera cependant pas à la colère de Warrior qui ne lui pardonne pas de l’avoir sodomisé :
      « Andréas fait encore deux pas, lâche son arme, qui tombe sur le sol avec un bruit de ferraille, puis il s’écroule à genoux, s’effondre enfin devant nous. Je hurle de haine, bondis sur lui, empoigne le manche du poignard, m’acharne sur le corps que secouent de violents soubresauts. Figés par l’agonie, les yeux d’Andréas me fixent. -Fumier ! Je gronde de rage…. me relève et brandis la tête tranchée d’Andréas, le Maître de la Cité ! A ce moment je vois les soldats qui nous entourent et qui nous tiennent sous la menace de leurs armes… »
      Dans la fureur de la bataille, Teigne est mortellement blessée. Remarqué pour leur acharnement au combat, Enoria et Warrior seront graciés par le commandant des pillards, qui les laissera libres de leurs mouvements.  Ils quitteront cette région de malheur pour s’installer dans une ferme vide où Enoria, enceinte, pourra paisiblement mettre son fils au monde. Warrior-le-Combatant est devenu Warrior-le-Paysan.
      Un épisode de la vie en société post cataclysmique narré avec le talent de Douriaux qui, en un style sobre et des phrases tendues, accroche le lecteur. Bien que le récit ne prétende pas rénover le genre, il constitue une agréable détente en présentant toutes les qualités d’un bon roman d’aventures.

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