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  • "annee 500.000"

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    Fiche du livre :

    Type : livre

    Auteur : Daniel PIRET

    Parution : 1972

    Thème : l’entropie progresse...


    Sur l'auteur :

    (1933-) Ecrivain, éditeur. Vit dans le périgord. Après des études classiques à paris, fait différents métiers pour vivre (représentant, vendeur de grand magasin). Boulimique culturel, il affiche ses préférences pour l'ésotérisme, la philosophie, la religion. Son livre de chevet est la Bible. Il apprend l'hébreu. Fait partie de l'écurie du Fleuve Noir où il publie ses nombreux ouvrages. A visité l'Europe. A été le directeur des éditions Garry, de courte vie. D'un tempérament pessimiste, il ne fait guère confiance à la science pour libérer l'homme.


    Préambule :

    Année 500 000 par Daniel Piret, Fleuve Noir éd., 1972, coll. « Anticipation » N°490, 1 vol. broché, in-12 ème, 233 pp. couverture illustrée par Sainte-Croix. Roman d’expression française
    1 ère parution : 1972
    l’entropie progresse...


    Synopsis :

    Un savant original, solitaire et quelque peu brouillon, le professeur Weinach, au moment de rejoindre son lieu de travail, est pris dans un « repli » de l’espace-temps qui l’envoie en l’an 500 000 :
    « La chaleur était infernale, aucun arbre, aucun arbuste sous lequel il eût pu s’abriter un peu, pas un brin d’herbe, pas un animal, pas un oiseau, ni même un de ces pauvres petits lézards des sables… Rien ! (…) Au loin, une mer d’huile miroitait au soleil : pas une vague qui vînt en animer la surface. Il promena lentement son regard alentour. Les «bâtiments » qu’il lui semblait apercevoir n’étaient, en réalité, qu’un amoncellement de ruines informes »
    Se réveillant dans un monde de désert incendié, une mer étale, un soleil rouge, prêt de mourir par déshydratation, il se réveille peu après dans la cité sous-marine B.93. Son guide, le savant Xarao, le met au courant des modalités de la nouvelle société dans laquelle il vient de s’insérer inopinément.
    Vivant dans des cités sous-marines d’une haute technicité et au nombre de cent, servis par d’impressionnants robots, tenant en esclavage les « Untermen », qui ressemblent étrangement à Weinach, les « Vrais Hommes », la classe dominante, se différencient de notre savant par le haut du crâne, énorme, luisant et sphérique, abritant un immense cerveau :
    « Il remarqua simplement que le crâne des hommes peuplant cette hallucinante nécropole de verre n’était « normal » que du menton jusqu’aux tempes. A partir de là, la calotte crânienne n’était plus qu’une énorme bulle de métal brillant et jaune comme de l’or. On aurait dit que l’on avait scié le haut de la tête pour y greffer cette calotte métallique destinée à recevoir un cerveau bien trop volumineux pour le corps… »
    Ils se sont établis en une théocratie dont Z’ang est le grand-prêtre, appuyés sur une dictature policière incarnée par le grand Xaranz. Ces « Vrais Hommes », réfugiés sous la mer depuis si longtemps qu’ils ont perdu de vue le cataclysme universel qui les y a menés, survivent en greffant le crâne des « Untermen » sur un corps métallique afin d’en faire des serviteurs conditionnés. Ils utilisent également le ventre des femmes (fort jolies) des Untermen  pour assurer leur progéniture et font travailler les mâles dans les fermes de « N’nuras », des sortes de champignons dont ils se nourrissent, dans des lieux aménagés à l’extérieur en de profondes cavernes.
    Weinach ne reconnaît plus rien de la géographie terrestre. Le monde a basculé ses continents lors d’un ravage thermonucléaire général qui eut lieu peu après le XXème siècle et a mis un point final au développement de l’humanité dont il faisait partie :
    « les bombes atomiques qui se déversèrent sur la terre furent des fabricants de mutations… petit à petit (…) la terre se mit à se peupler de monstres (…) je (c’est Weinach qui parle)  suis persuadé que votre espèce est le produit d’une de ces mutations imposées à la nature… la terre brûlée se révéla vite incapable de contenir la vie qui, comme à l’origine, retourna à la mer… petit à petit vos ancêtres gravirent les échelons de la connaissance et s’adaptèrent à la vie sous-marine. Les femelles de votre espèce ne réussirent pas, pour une raison que j’ignore, à s’adapter et disparurent. Ils eurent donc, par obligation, des rapports avec celles des «survivants normaux » qui réussirent à leur engendrer, de temps à autre, des enfants semblables à eux. » L’ordre politique à relent nazi qui règne aujourd’hui sous l’océan lui est intolérable, surtout depuis qu’il connaît la belle Sarah, une « Untermen », à qui il a fait un enfant. Il n’aura de cesse de faire comprendre au grand Xaranz les faussetés de sa vue, appuyées sur une mythologie de type biblique selon des règles édictées par le grand ancêtre Moshe.
    Il démontrera, grâce à la découverte inattendue d’une «capsule temporelle » immergée sur le site de l’ancienne ville engloutie de New York que cette société est bancale, que les « Vrais Hommes »  sont les produits d’une mutation positive qui, avec le temps, ont dénié aux autres survivants le statut d’êtres humains, afin de s’en servir comme esclaves ou comme pièces de rechange pour leur propre vie.La démonstration impitoyable de Weinach, sa présence même en ces lieux, allument les feux de la révolution. Dans une caverne à « N’nuras » où il a trouvé un refuge, Weinach assiste, effondré, à la mort de Sarah lors de sa accouchement durant lequel elle met au monde un mutant à grosse tête pendant que les Untermen-robots se font hacher menu par les troupes de Z’ang et de Xaranz.
    C’en est trop pour lui. Tout espoir définitivement balayé, Weinach, lors d’une ultime tentative de fuite, ressentira à nouveau les douleurs du « repli temporel » qui l’amènera à terminer sa vie dans un hôpital psychiatrique  de l’an 2827.
    Une intrigue alerte, des personnages stéréotypés, une action rapide et dense qui n’incite guère le lecteur à philosopher, des idées manichéennes et un vocabulaire basique (mais où vont-ils chercher les noms de leurs personnages ?) inscrit ce livre dans la moyenne de ce que l’on est en droit d’attendre de la collection « Anticipation ».


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